Speaker #0Bienvenue, bienvenue sur le podcast de Minua Bali, le podcast qui nous parle des changements, de tous les changements, qu'ils soient petits ou grands, ces changements que nous rencontrons tous. C'est inévitable, car tout est impermanent. C'est bien, nous voyons dans Minua Bali, nous explorons les différentes façons d'apprendre ces changements, qu'ils soient voulus ou pas voulus, qu'ils soient imposés, ou qu'ils soient au contraire souhaités et organisés. Nous voyons ensemble les changements et nous avons, vous le savez peut-être, organisé... Eh bien, ce journal des résolutions, pendant 30 jours, 31 jours même d'ailleurs, nous avons commencé il y a déjà 25 jours, donc il ne reste plus beaucoup de résolutions. Et j'avais envie aujourd'hui de fêter Noël, puisque vous le vivez en ce moment, si vous écoutez ce podcast en direct, eh bien c'est Noël. Et puis pour ceux qui l'écoutent plus tard, eh bien c'était Noël. C'est un moment important pour beaucoup, puisque vous vous retrouvez en famille, vous vous retrouvez entre vous. Personnellement, j'ai toujours aimé Noël, j'ai toujours aimé l'ambiance de Noël, l'univers de Noël. Moi je suis né, comme vous le savez peut-être si vous avez écouté les podcasts, les premiers podcasts, deux, trois je crois, dans les tout premiers podcasts de Minuit à Bali, je vous parlais du fait que je suis né dans une secte, une secte qui ne voulait pas que l'on participe à toutes les fêtes religieuses, païennes. Donc quand on était à l'école, quand on était à la maternelle ou plus tard, on ne fêtait pas Noël, on était mis à part, d'ailleurs parfois même on n'allait carrément pas à l'école. les jours où on pouvait retrouver cet esprit de Noël. Mais peu importe, moi je l'ai retrouvé à travers la télé, par exemple, avec les émissions de Drucker, ou dans les vitrines de Noël, les décorations. Ça, on ne pouvait pas l'éviter. On avait quand même le droit d'aller en ville de temps en temps avec les parents. Donc du coup, par ricochet, on vivait cet esprit de Noël. Et j'ai toujours aimé. J'ai toujours aimé cet esprit. Peut-être la neige, ce côté famille, ce côté partage. Et donc j'ai envie aujourd'hui de partager quelque chose. qui me semble important, cet esprit de Noël. Alors je ne vous parle pas de religion ici, mais je parle bien de l'esprit de Noël. Et ça m'a fait penser à un film que j'ai vu il y a quelques années de ça, avec Don Johnson. Don Johnson qui était dans ce film Le shérif, et qui parlait avec son adjoint, qui était en face de lui dans un driving. Il prenait un café tranquillement, à l'américaine, avec les grandes baies vitrées, vues sur le parking, avec des sièges rouges en vinyle rouge. Ils étaient là, en face de l'autre, et Don Johnson demande à son adjoint comment va sa mère. Il dit, tiens, ta mère va bien ? Il lui répond, oui, ça va, ça va, justement, je vais la voir en fin de mois, je vais aller la voir, on va fêter Noël ensemble. Et Don Johnson lui dit, mais elle a quel âge, ta maman ? Et lui, il répond, elle a 80 ans. Ah d'accord, 80 ans, ok. Et donc, tu la vois chaque année, tu la vois souvent ? Ben non, je la vois 2-3 fois par an, tu vois, un truc comme ça. Et puis, bon, par contre, Noël, c'est vrai qu'on le fête une fois sur deux. parce que d'un côté on va voir les parents de ma femme et puis ensuite on va voir ma mère puisque mon père est décédé on va voir ma mère une année sur deux on va la voir sinon on y va deux trois fois dans l'année ah d'accord ok très bien j'espère qu'on profite j'espère que bah oui la mange en profitent c'est plus ça lui fait plaisir surtout c'est sympa c'est une bonne ambiance comme on dit là de notre sonne lui dit tu sais il te reste que quoi 7 8 fois avoir ta mère ouais c'est plus fois à peu près avoir ta maman c'est de quoi tu parles là Pourquoi il ne me resterait plus que 7-8 fois avant ma maman ? Parce que l'âge moyen aux Etats-Unis, c'est 83-84 ans, avant de quitter la Terre, avant de mourir. Donc ta maman a 80 ans, ça fait 3-4 ans, et comme tu le vois deux fois par an, à peu près, puis Noël, ça fait 7-8 fois, 9 fois peut-être, où tu vas voir ta maman. C'est important de choisir les bons mots et de parler à ta maman, de lui dire... et que chaque moment soit de qualité. Et la joie, le regard, il me dit, mais attends, j'avais pas pensé à ça comme ça, il me reste plus que 7 ou 8 fois avant ma mère ? Ben oui, à peu près. Et moi, quand j'ai vu ce film-là, je me suis dit, mais c'est fou, parce qu'en fait, quand on se rend compte de cette notion du temps, on en est parlé déjà du temps, il y a 2-3 épisodes de ça, et je vous parlais de l'importance de ralentir le temps, d'essayer de ralentir le temps, parce que le temps, c'est quelque chose de très subjectif, et qu'avec l'âge... On est à la mesure que le temps passe de plus en plus vite. Et tout simplement, quand on commence à se dire, tiens, si on fait un petit calcul rapide, évidemment c'est une moyenne, mais peut-être que je vais voir cette personne encore trois, quatre fois, six fois, huit fois, dix fois, puis après ce sera terminé. Pas terminé dans le sens, parce que le temps va nous séparer peut-être, parce que la vie va nous séparer, parce que tout simplement, la fin de vie va arriver. À un moment donné, on commence à se dire qu'il est peut-être important. de qualifier chaque moment et de le rendre inoubliable tout simplement on a toujours l'impression que que tout est indéfini que tout est à volonté que nous sommes sur un buffet à volonté que rien ne changera que justement tout tout tout va durer toute notre vie en fait à dire quand on les enfants est ce que je dis vous savez j'ai une agence de voyage à manaska et quand j'ai des voyageurs qui viennent des familles qui viennent et qui me disent oui mais c'est C'est important pour nous de... Ce voyage en famille est important pour nous ? Je dis oui, je comprends qu'il est important pour vous. Parce que je vois que votre fille, par exemple, a 14 ans, votre fils a 15 ans, et il vous reste encore quoi ? 4, 5 voyages en famille à faire ? Puis ensuite, chacun va partir de son côté, et puis il sera beaucoup plus difficile d'organiser les voyages. Les familles me disent oui, c'est exactement ça. Il nous reste 4, 5, 6 voyages à faire en famille. Puis déjà, la fille dit, ouais, non, on partira avec vous en famille, non, c'est nul. Donc, organiser ces voyages en famille, ils sont très importants. Beaucoup de papas et beaucoup de mamans connaissent l'importance de profiter de tous ces moments en famille. J'élargirais en disant que ce n'est pas simplement des voyages en famille, mais c'est aussi dans notre couple. On commence à s'habituer, on commence à se dire que c'est la routine. Pourtant, quand la personne n'est plus là, simplement dans notre espace-temps, Paris-Bali par exemple, On se dit qu'elle nous manque, qu'on aurait dû encore profiter plus de cette personne-là, de ses joies, de ses peines, de sa gentillesse, de ses sourires. Parce que quand elle n'est plus là, même pour un temps défini, elle nous manque. Et je pense qu'à un moment donné, c'est le message d'aujourd'hui, cet esprit de Noël, entre guillemets, cet esprit de Noël qui nous dit « prenons la résolution de profiter des moments en famille » . Mais c'est tout bête, c'est être là, être présent, poser les questions aux anciens. profiter et écouter les plus jeunes qui s'inquiètent de la vie qui s'inquiètent de leur avenir parlons-en partageant soyez présents soyons soyons soyons là pour les autres et puis aussi tous les amis qu'on a autour de nous tous les copains des relations on dit tiens je l'appellerai demain puis on l'appelle pas demain on l'appelle la semaine prochaine si encore si encore on l'appelle moi j'ai un ami laurent et on se laisse des messages régulièrement depuis pendant la ça a commencé pendant la pandémie pendant qu'au vide et on se laisse des messages 3 Quatre fois par mois, on se laisse des messages vocaux. Alors je sais que beaucoup n'aiment pas les messages vocaux, mais on a pris cette habitude. Et cette habitude, elle est agréable parce qu'on sait qu'on peut compter l'un sur l'autre, qu'on est présent l'un pour l'autre. C'est un ami, ces paroles sont chères à mon cœur, comme on dit. Et on a pris cette habitude. Et puis au bout d'un moment, je sais que j'ai un message encore à écouter. Et c'est important de mettre aussi des rituels dans nos amitiés. De ne pas considérer que notre amitié ne bougera jamais, elle sera toujours là, elle sera toujours présente. Non, il faut l'alimenter, il faut l'agrémenter, il faut lui mettre de l'engrais, il faut lui mettre de l'amour, de la tendresse. Et qu'on dit loin des yeux, loin du cœur, et souvent en disant non, non, c'est marrant, moi ça fait cinq ans que je n'ai pas vu quelqu'un, que je n'ai pas eu en contact, mais dès que je l'ai revu, c'était comme la première fois que je l'ai vu, comme si on ne s'était pas quitté depuis hier. Mais ce n'est pas tout à fait juste. C'est pas tout à fait juste parce qu'en finalité... On n'est pas resté en contact. C'est une impression. On revient à des impressions de cette relation qu'on avait avant, mais en réalité, on n'a pas cultivé cette amitié. Cultivons ces amitiés. Cultivons notre relation avec notre père, notre mère, notre famille, avec des gens, même des gens à qui on dit, vous l'avez certainement remarqué, à qui on dit « Eh, on s'appelle, hein ? Ah ouais, on reste en contact. Ah ouais, cette fois-ci, on ne se quitte pas. On se voit un texto, hein ? J'ai ton mail, je te rappelle. » Combien de fois on le fait ? on fait jamais ou très peu on fait très peu parce qu'au moment le quotidien nous rattrape parce que notre travail nous rattraperont de famille nous rattrape et qu'on oublie aussi les gens qu'on a eu les belles rencontres qu'on a pu avoir gardé les les amis de vacances on se promet de notamment passer de bonnes vacances avec ces personnes là qu'on se dit et au retour on s'appelle sans arrêt on se refait une bouffe on va en vacances ensemble puis puis et puis et puis le temps passe nous Nous avons quand même un pouvoir sur ce temps-là, c'est de prendre le temps. temps, surtout avec la technologie de maintenant, avec les réseaux sociaux, avec tous les moyens de communication, rien ne nous empêche de dire, un petit message pour dire, salut, je pensais à toi, tu vas bien ? C'est-à-dire que c'est pas trop compliqué en ce moment, je sais que tu es en situation difficile, est-ce que je peux t'aider ? C'est rien à faire. Mais ce qui ne se dit pas, ce qui ne s'exprime pas, on n'est forcément pas compris de l'autre côté. Et c'est facile de dire, c'est marrant, c'est fou que tu m'appelles là au téléphone parce que je pensais à toi justement. En futalité, ça ne sert à rien, parce que si on avait pensé à lui ou à elle, il fallait l'appeler. Notre temps est précieux, et autour de nous, nous avons des gens avec qui nous allons revoir combien de fois dans notre vie ? Deux fois, dix fois, douze fois peut-être ? Peut-être que c'est le moment de cultiver ces moments-là, d'en profiter, et de cultiver quelque part cet esprit de Noël tout le long de l'année. Parce que ce n'est pas qu'à Noël qu'il faut aimer les gens, qu'il va falloir faire des cadeaux, et qu'il faut leur dire qu'on les aime. C'est toute l'année, toute l'année. Voilà, c'était une résolution que j'avais envie de vous proposer aujourd'hui, c'est de faire attention à ce temps qui passe, à ces rendez-vous manqués, à ces... Et je suis le premier à le faire, attention, je suis le premier à oublier des rendez-vous, à dire « je l'appellerai demain ou je vais lui envoyer un message d'amour » et je ne le fais pas. Parce qu'on se dit que ce n'est pas grave, parce que l'autre n'a pas besoin de nous, parce qu'il trouvera bien d'autres amis, d'autres copains. En finalité, peut-être que c'était nous, l'ami ou le copain dont il avait besoin. On se retrouve demain pour une nouvelle résolution. Et encore une fois, Joyeux Noël !