Speaker #0Vous êtes sur le podcast de Minua Bali. Minua Bali qui vous parle du changement, qui vous parle de tout ce qui peut faire modifier notre vie, ou la vivre différemment, ou la vivre autrement. Que ce soit voulu ou imposé, comment on peut se comporter, comment on peut vivre ce changement. Je précise, ça fait longtemps que je ne l'ai pas dit, mais que ce podcast-là, c'était ces épisodes qui durent depuis le début du mois, qui vont dans pas longtemps, trois ou quatre épisodes se terminer. Ensuite on reviendra sur un mode un peu plus « normal » mais ce podcast est un podcast nomade. Donc ça veut dire qu'il n'y aura pas de musique, il n'y a pas d'introduction musicale ou autre. Et c'est la raison pour laquelle je vous explique à chaque fois ce que c'est que Minuit à Bali. Parce que nous sommes vraiment sans montage, sans rien. Je prends le micro et je vous parle. Je réfléchis un petit peu avant à un sujet qui m'intéresse, qui me touche, qui me plaît, qui me fait réfléchir. Et puis tiens, je leur parle. Et je me dis, tiens, ça peut être une bonne résolution, ça. Et je le partage immédiatement avec vous. Et aujourd'hui, j'avais envie de vous parler d'un sujet très simple, qui est la considération que nous pouvons avoir pour nous-mêmes. Quand je suis né, je suis né dans une secte, je dis donc parce que vous avez peut-être écouté les premiers épisodes, et à l'âge de 16 ans, je me suis retrouvé pour des raisons que je vais vous dire tout de suite d'ailleurs. J'ai dû choisir entre une relation avec une fille et la religion, la secte elle-même. J'ai choisi la relation avec la fille sans vraiment savoir ce que j'avais choisi. 16 ans, ce n'est pas forcément trop. Et je me suis retrouvé tout seul, mais vraiment tout seul. Et j'ai continué à construire ma vie en pensant déjà que j'allais mourir à 30 ans parce que telles étaient les croyances de cette secte où j'allais voir Armageddon arriver et que donc, à travers un savant calcul que j'avais fait, j'étais absolument persuadé et convaincu de mourir à 30 ans donc tous mes choix de vie, toutes mes expériences tout ce que je faisais était lié était dépendant de cette croyance que je m'étais forgé de cette fausse croyance que je m'étais forgé qui était que j'allais mourir à 30 ans et j'ai vécu plein de choses, plein de choses intéressantes plein de choses moins intéressantes mais avec tout le temps et constamment cette dévalorisation de moi-même puisque je pensais vraiment J'étais le gars, déjà à l'école, quand il y avait un match de foot, on mettait les gens en ligne, chacun choisissait, le capitaine de chaque équipe choisissait. J'étais toujours le dernier. Voir le dernier, voir celui qui n'était pas choisi. J'étais pas bon à l'école, j'étais pas celui qui était au devant de la scène. Je m'effaçais, je m'effaçais aussi parce que je ne fêtais pas les fêtes païennes, dites païennes. que la secte mentalisée de pratiquer, j'étais toujours à côté des gens qui étaient autour de moi, à l'école, les étudiants, les copains, les copines, parce qu'il y avait beaucoup de choses qui m'étaient absolument interdites. Donc du coup, je n'étais pas le premier de la classe, bien loin de là, et les professeurs, les instituteurs m'ont regardé avec un petit côté bienveillant, parce que ma mère prenait la peine de leur expliquer que j'étais dans cette secte, qu'il y avait beaucoup de choses qui étaient interdites. Je me rappelle à l'époque, d'ailleurs, ma mère disait aux instituteurs en CM2, par exemple, le gars s'appelait M. Deuil, quel joli nom. Je me rappelle qu'elle disait, surtout n'hésitez pas, si vous voulez mettre une baffe, n'hésitez pas, s'ils n'écoutent pas, vous pouvez mettre une baffe. Mais c'était l'autre époque, bien sûr, c'est pas ça qu'il faut juger. C'est simplement le fait que j'avais une appréciation de moi-même extrêmement négative. Et puis peu à peu, je suis parti à l'étranger par la suite, j'ai continué, j'étais... maître nageur, j'ai été prof de ski, mais tout ça par des concours de circonstances. Ce n'est pas franchement les choses que j'ai réellement choisies. Je suis parti à Boursa-Maurice pour faire mon armée, tout ça, mais à chaque fois, j'avais toujours une vie parallèle, une vie qui n'était pas la même que celle des autres. Je vous donne un petit exemple comme ça. Par exemple, quand je suis arrivé en tant que chasseur alpin, il y avait 1000 chasseurs alpin, je suis parti faire les classes à Vullmix. Et à l'unique, je me suis rendu compte qu'en fait, je n'étais pas du tout, du tout, du tout fait pour le commandement. C'est-à-dire que dès que je recevais un ordre, ça me révulsait, peut-être justement dû à cette période de la secte. Et je vivais très, très mal l'armée. Et en fait, est arrivé au bout d'une semaine un commandant ou un colonel qui m'a expliqué que j'allais devenir maître nageur. Mais pourtant, c'était le ski, ça n'a rien à voir. Maître nageur à Boursa-Maurice parce que sur les 1000 chasseurs alpins, j'étais le seul à avoir le diplôme de maître nageur. Et à chaque fois, j'étais toujours le seul. Ce n'était pas dans le sens d'une exception. « Waouh, c'est magnifique, quelle chance ! » Mais j'étais toujours mis de côté. Bon, pour moi, ça a été une chance, bien évidemment, parce que je pense que ça aurait été compliqué pour moi de suivre cette discipline, puisque c'était un bataillon semi-disciplinaire, de suivre cette discipline, de mettre aux ordres. Mais je me suis retrouvé systématiquement à part. Je vous passe les détails, mais tout le long de ma vie, jusqu'à l'âge de 30 ans, j'étais toujours à part. Je me sentais toujours à part. Un peu le blouseur de service. Et puis, à 30 et quelques années, quand je me suis aperçu que c'était compliqué de revenir en France après avoir beaucoup voyagé, de travailler en France, que je n'avais pas les codes, je n'avais aucun diplôme, j'ai décidé de monter une agence de communication. Là aussi, par hasard. Ce n'est pas une décision en me disant « je vais faire ci, je vais faire ça » . une rencontre, un garçon qui s'appelle Marc Ferrer, on a monté l'agence et on a commencé à travailler ensemble. Et puis au bout d'un an ou deux, il y a mon voisin, mon voisin de Bordeaux, qui est venu me voir, et qui avait 15 ans de moins que moi, un truc comme ça, qui est venu me voir, et puis nous avons mangé ensemble. Et là, il me dit, tu sais David, je voulais te dire, quand t'es parti, ta maman parlait souvent de toi, de ce que tu faisais, que t'étais maître nageur, que tu travaillais dans une station de ski, ensuite et Tu es parti au Club Med, tu étais chef de sport, chef de village. Et puis ensuite, tu as monté ta boîte de com' et moi, je t'ai toujours kiffé. J'ai toujours voulu faire ce que tu voulais faire. Bon, je n'ai pas forcément réussi parce que j'ai voulu être métagère, mais ça n'a pas marché. Donc, je travaillais dans une pizzeria. Enfin bref, tu as toujours été mon modèle. Et moi, je me suis regardé et j'ai dit, ton modèle ? Je ne suis tellement pas sûr de moi, mais c'est juste hallucinant. Et ça m'a mis une claque dans la figure. Non pas, je n'en suis pas ressorti orgueilleux en me disant « ah ah ah, je suis devenu quelqu'un d'extraordinaire » , mais je me suis dit « mais je ne me vois pas du tout comme ça » . Mais c'est en tout cas comme ça qu'une autre personne, qui était mon voisin en l'occurrence, mon voisin de famille, d'une maison familiale, m'avait vu et avait vu ma vie. Et puis, fort de cette expérience, je me suis dit « peut-être que je pourrais me regarder différemment » . Et puis, il n'y a pas longtemps, il y a très peu de temps, il y a deux semaines, Il y a un ami, le frère d'un ami, et que je considère aussi comme un ami, qui me dit, tu sais, David, moi, quand je te voyais dans ton agence de communication, avec ton équipe et tout, je me disais, voilà un gars, quel caractère il a, il a monté une boîte et tout de communication, il fait des gros événements, il a une grosse équipe, il a son agence dans le deuxième, à Paris. Voilà un gars qui a vraiment réussi, c'est vraiment un exemple. Et c'est revenu à ce que m'avait dit aussi mon voisin Jean-Michel, qui m'avait dit un peu ce même esprit. Et je me suis dit, c'est fou quand même comment on peut se déprécier, ne pas apprécier les choses qu'on a pu mettre en place, ne pas ressentir une certaine fierté. D'ailleurs, ma compagne me dit souvent, quand tu parles des choses, quand tu parles de toi, tu te déprécies souvent. Tu dis, ouais, mais bon, c'est un peu le hasard. Tu as quand même monté cinq sociétés, tu as quand même une boîte de voyage à Bali. Attention, je ne suis pas en train là de me revaloriser, vous voyez, je suis en train de m'excuser déjà, de recommencer à m'excuser. C'est juste pour parler de cette façon que nous avons de nous déprécier, d'oublier tout ce que nous avons fait de bien et de ne pas voir notre potentiel et toutes les choses que nous avons traversées pour arriver jusque là. C'est ça ce que je voulais vous parler aujourd'hui. Cette façon de nous tirer une balle dans le pied en nous disant « ouais, mais je ne vais pas y arriver » . C'est un truc que je ne peux pas faire. Ce changement-là, je ne pouvais pas le faire. Alors que jusqu'à présent, nous avons vécu à travers des dizaines, des centaines, des milliers de petits changements comme des grands changements. Nous avons traversé tout ça. Nous sommes toujours présents, toujours vivants. Pour certains, nous avons fait des enfants. Nous avons vécu des expériences plus ou moins longues avec des gens. Nous avons partagé des moments forts avec des collaborateurs. Nous avons peut-être monté l'entreprise. Parfois, on s'est cassé la gueule dans l'entreprise. on a dû déposer le bilan et puis on a rebondi, on a fait autre chose. Tout ce qu'on garde, c'est les mauvaises expériences, parce que notre inconscient nous dit « Eh, tu as vu qu'il ne fallait pas le faire ? Tu as vu qu'il ne fallait pas faire ce changement ? Tu ne vas pas recommencer une deuxième fois ? Tu ne vas pas recommencer une troisième fois ? Tu n'as toujours pas compris que tu n'étais pas fait pour le changement ? Laisse tomber, garde tes habitudes, reste sur ce que tu sais faire, au moins tu ne prendras pas de risques. » Et voilà ce que nous dit dans notre vie, notre inconscient, et voilà ce que nous vivons tout le temps. Je ne voulais pas, encore une fois, ramener ça à moi, même si ça m'a beaucoup servi. Je me suis rendu compte que dans le regard des autres, j'étais quelqu'un de différent. Et que les gens ne se trompaient pas, puisque c'était leur vision à eux. Et qu'en finalité, ils avaient quelque part raison. Merde, j'ai quand même monté cinq sociétés, je pensais mourir à 30 ans. Et la vie, les changements, et surtout, les autres, m'ont amené à tenir, à résister, à changer. à apprécier le changement, à l'adopter, à l'apprivoiser. Et c'est quelque chose d'important. On peut être fiers de nous tous. Et ma compagne a raison. On doit être fier de nous, fier de ce que l'on fait, fier de nos petites victoires, fier de nos endroits où on s'est cassé la gueule. Ce n'est pas grave parce que c'est comme ça qu'on apprend. Le principal, ce n'est pas se casser la gueule, c'est comment on va se redresser, on va se remonter sur nos deux petites papattes pour recommencer et repartir peut-être vers quelque chose de complètement différent. mais on le sait, même si c'est différent on est prêt on est prêt à à remonter sur le ring, à se battre, à continuer. Alors oui, peut-être que nous avons, par exemple, nous sommes séparés d'une relation depuis 20 ans, 30 ans, pam, la séparation éclate et on se retrouve seul, peut-être avec nos enfants, ou alors on vient de perdre un travail qui était important pour nous, une société qu'on a montée et qui s'est cassée la gueule, mais tout va bien parce qu'on est fort de toutes les expériences bonnes et mauvaises qu'on a apprises et on est bien plus... rempli de choses importantes, il y en a de plus fortes possibilités de réussir ce qu'on va entreprendre par la suite. Sentons-nous forts et fiers de ce que nous avons fait et rentrons en confiance, prenons la confiance en nous de continuer et d'aborder les autres changements en nous faisant confiance. Nous sommes toujours là, toujours présents. C'était la résolution que j'ai envie de vous donner aujourd'hui. Regardez les victoires. On a déjà parlé dans un... dans un épisode précédent mais regardez les petites et les grandes victoires mettez les sur un cahier sur un carnet regardez les gens que vous avez autour de vous qui vous aime qui vous apprécie demandez leur tient de poser leur question pourquoi tu m'apprécie en tant qu'ami et vous allez voler vous serez surpris par les réponses que les hommes les gens ont en parlant que les gens ont vis-à-vis de vous le regard qu'ils ont vis-à-vis de vous et sentez vous pierre de ce qui vous êtes Fier d'avoir des enfants, fier d'avoir un mari ou une femme, fier d'être seul et d'affronter ce qui se présente à vous. Soyez fier de ce que vous êtes, de qui vous êtes. Et ce n'est pas demain ou après-demain, c'est maintenant. Voilà une résolution forte que vous pouvez prendre. Ce n'est pas du cache-misère, ce n'est pas du plastique sur quelque chose. Non, non, je parle de... Vous êtes en or, vous êtes en argent, vous êtes en métal précieux, vous êtes du diamant. Et ça, il faut le comprendre parce que la société elle-même... va vous rabaisser, va vous réduire à quelque chose que vous n'êtes pas. Soyez fiers de qui vous êtes, c'est la résolution, j'ai presque envie de dire principale de cette année. Soyez fiers, faites le compte de vos victoires, de vos grandes victoires, de vos petites victoires. Pardon, je mélange un peu mes mots, parce que je me sens très motivé par rapport à ça. Je pense que vraiment, il est important, je suis même certain, il est important de faire un bilan, sans forcément vouloir être positif, de vouloir être positif à tout prix, ça ne fonctionne pas. Mais d'être honnête avec soi-même et de se dire, putain, j'ai quand même traversé tout ça, moi. J'ai quand même passé tout ça. Je peux être fier de moi. Et je continue. Et puis ces changements qui s'apprêtent à m'arriver sur le coin de la figure, ces changements que j'ai envie d'avoir, je vais le faire, je vais les vivre et je vais apprendre à les vivre à ma façon pour rester honnête, sincère et toujours fier de moi. On se retrouve demain pour une nouvelle résolution. J'allais oublier. N'hésitez pas à laisser. des commentaires sur Facebook, de me dire ce que vous pensez de ces résolutions. Elles sont, vous l'avez vu, très personnelles, parce que je partage avec vous qui je suis, ce que je suis, mes doutes, mes angoisses, puis aussi mes sentiments de fierté. C'est vrai, je reconnais. Et puis, laissez aussi des j'aime sur les petites étoiles, sur Apple Podcasts, Spotify. C'est aussi important de me dire ce que vous ressentez par rapport à ce podcast, parce qu'on va continuer, en tout cas, si vous le souhaitez, on va continuer l'année prochaine. Voici une de mes résolutions. Je vous parlerai d'ailleurs dans le dernier épisode de ce que ça a changé pour moi de faire ces 31 podcasts d'affilée, ces résolutions d'affilée, ce que ça m'a apporté de mon côté. Et j'aimerais bien que vous puissiez partager aussi de votre côté ce que ça a pu vous inspirer. Merci d'écouter ce podcast d'Octobre Minuit à Bali et on se retrouve demain pour une nouvelle résolution.