Speaker #0« Ce qu'un être humain peut être, il doit le devenir » . Cette phrase d'Abraham Maslow résume assez bien ce qu'il placera au sommet de sa hiérarchie des besoins, c'est-à-dire l'accomplissement de soi. Cette capacité à développer son potentiel, à créer, à expérimenter, à donner du sens à son existence et finalement à devenir pleinement ce que nous sommes capables de devenir. Mais avant de chercher à s'accomplir, encore faut-il parfois ne plus passer toute son énergie à essayer de survivre. Parce qu'aujourd'hui, nous parlons énormément de manifestation, d'abondance, de visualisation, de changement de réalité. Nous cherchons à attirer davantage d'argent, plus de liberté, plus d'amour, plus d'opportunités. Une vie qui nous ressemble davantage. Mais que se passe-t-il lorsqu'une partie de nous ne cherche absolument pas à s'accomplir ? Lorsqu'elle cherche simplement à savoir si elle pourra payer ses factures le mois prochain. Si elle conservera son travail, si elle aura suffisamment de ressources, si elle pourra compter sur quelqu'un. si elle se rend en sécurité ? Que se passe-t-il lorsque notre mental essaie de manifester une nouvelle réalité pendant que notre corps, lui, cherche encore à survivre ? Et si la pyramide de Maslow pouvait justement nous aider à comprendre pourquoi nous pouvons parfois désirer profondément une vie différente tout en restant attachés à ce qui nous rassure aujourd'hui ? Parce qu'avant de vouloir atteindre le sommet de la pyramide, il serait peut-être intéressant de regarder quels besoins demandent encore à être entendus. Bonjour et bienvenue sur le podcast Mise en lumière holistique, l'émission qui éclaire votre chemin intérieur vers le bien-être et la transformation. Je suis Véronique Thorezin, mentor spirituel et thérapeute holistique. Derrière chaque épisode se cache un peu de mon histoire, de mon parcours avec une maladie inflammatoire neurologique, une sclérose en plaques. de ma résilience, de mes découvertes et apprentissages personnels qui sont devenus aujourd'hui mon expertise en tant que thérapeute dans ce cheminement de spiritualité, de développement personnel, de guérison et surtout de connaissance de soi-même. Venez récupérer des pièces de votre puzzle au travers de l'énergie de la médecine traditionnelle chinoise, de mindset, de symbolique de maladie, évidemment d'ancrage et de lâcher prise, et bien d'autres pratiques pour vous permettre d'avancer, de comprendre et d'œuvrer sur vous-même. Chaque semaine, que ce soit seul ou avec des invités inspirants, nous explorerons divers aspects pour vous apporter des clés essentielles de compréhension dans votre épanouissement. Préparez-vous à illuminer votre chemin vers une vie consciente, ancrée et harmonieuse. Je vous souhaite la bienvenue pour ce moment d'écoute où vous découvrirez que vous êtes un corps, mais également une âme et un esprit. Préparez-vous à plonger dans une aventure transformative chaque semaine avec Mise en Lumière Holistique. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Mise en Lumière Holistique. Après avoir beaucoup parlé ces dernières semaines du mode survie, de sécurité intérieure, d'abondance, de manifestation et toujours aussi de blessures émotionnelles, il y a finalement un modèle extrêmement connu qui permettrait de faire le lien entre tous ces sujets. La pyramide de Maslow. Cette pyramide a fait très rapidement partie de mon cheminement de compréhension spirituelle il y a presque 15 ans. Vous l'avez probablement déjà vu quelque part, cette représentation pyramidale en plusieurs niveaux qui part de nos besoins les plus fondamentaux pour arriver jusqu'à l'accomplissement de soi. A l'origine, Abraham Maslow, psychologue américain et figure importante de la psychologie humaniste, a proposé une hiérarchie des besoins humains. Nous allons donc partir aujourd'hui de cette structure telle qu'elle est généralement présentée. Les besoins physiologiques, les besoins de sécurité, les besoins d'amour et d'appartenance, les besoins d'estime et enfin le besoin d'accomplissement de soi. Donc l'idée ? de cet épisode, mais pas de transformer Maslow en théorie énergétique ou spirituelle, nous allons regarder chaque niveau pour ce qu'il représente réellement dans son modèle. Puis, évidemment, je ferai comme à mon habitude, certains ponts avec d'autres grilles de lecture, comme le système nerveux, l'énergie, les chakras, et lorsque cela apportera quelque chose, évidemment de la médecine traditionnelle chinoise. Non pas pour dire que Maslow parlait de chakras racines ou d'énergie du rein, Évidemment que non, mais parce que différentes approches peuvent parfois venir éclairer, chacune avec leur langage, des besoins et des mécanismes que nous retrouvons chez l'être humain. Bon, en même temps, c'est parce que mon cerveau de neurodivergente ne sait pas faire autrement que de voir des liens et des ponts absolument partout. Et surtout parce que cette pyramide peut devenir particulièrement intéressante lorsque nous la regardons à travers tout. ce que nous avons déjà travaillé sur le mode survie et l'abondance. Parce que lorsque certains besoins fondamentaux ne sont pas suffisamment satisfaits, une grande partie de notre énergie peut être mobilisée autour d'eux. Prenons la sécurité. Lorsque vous ne savez pas comment vous allez terminer le mois, lorsque votre situation professionnelle est instable, lorsque votre logement est menacé, lorsque vous vivez dans un environnement qui ne vous permet pas de relâcher, il est assez logique qu'une partie importante de votre attention soit tournée vers la recherche de sécurité, de stabilité. Et c'est là que la question de la manifestation devient beaucoup plus intéressante. Parce que depuis quel besoin sommes-nous en train de désirer ? Lorsque nous voulons davantage d'argent, cherchons-nous à créer, voyager, investir, entreprendre, expérimenter davantage de liberté ? Ou cherchons-nous avant tout à ne plus avoir peur de manquer ? Lorsque nous désirons une relation, cherchons-nous réellement à partager notre vie avec quelqu'un ou à ne plus ressentir la solitude ? Lorsque nous voulons être reconnus professionnellement, cherchons-nous à développer notre potentiel ou à obtenir enfin la preuve que nous avons de la valeur ? Lorsque nous voulons changer de vie ? Sommes-nous attirés par quelque chose de nouveau ou cherchons-nous surtout à fuir ce que nous ne supportons plus aujourd'hui ? Alors, vous savez, moi, je ne crois pas qu'il y ait de bonnes ou de mauvaises situations, pardon, de réponses. Avoir besoin d'argent lorsque nous manquons réellement d'argent est légitime. Avoir besoin de sécurité lorsque notre environnement est instable est logique. Avoir besoin d'appartenance, d'amour, de reconnaissance ou d'estime fait partie de l'expérience humaine, sans vouloir dire que c'est nécessaire. Mais il devient intéressant de comprendre ce qui se cache réellement derrière notre désir. Parce que deux personnes peuvent dire exactement la même chose, « je veux plus d'argent » , tout en essayant de répondre à deux besoins complètement différents. L'une cherche peut-être simplement à sortir d'une situation financière difficile et à retrouver la sécurité. Tandis que l'autre dispose déjà de cette sécurité, mais souhaite utiliser davantage de ressources pour développer un projet, voyager, créer, transmettre ou même s'accomplir. Même désir apparemment, mais alors pas du tout le même besoin derrière. Et c'est justement ce que nous allons observer avec les différents niveaux de Maslow. Tout en bas de la pyramide, nous retrouvons les besoins physiologiques. Merci. qui concerne directement la survie et le fonctionnement du corps. Puis viennent les besoins de sécurité, stabilité, protection, ressources, logement, santé, environnement. Et là, nous retrouverons forcément le mode survie, la sécurité intérieure, le système nerveux, mais aussi le chakra racine et sa tension d'ancrage. Puis viennent les besoins d'amour et d'appartenance, les relations, le lien, la famille, le couple, l'amitié, le sentiment d'avoir une place dans un groupe. Et nous pourrons évidemment faire beaucoup de... pont avec le chakra du cœur et notre capacité à entrer en relation, à donner et recevoir. Puis arrivent les besoins d'estime, notre propre valeur, notre sentiment de compétence, mais aussi la reconnaissance et le respect que nous recevons des autres. Et là, nous retrouverons des notions que je développerai d'ailleurs dans un prochain épisode, autour de l'estime, de la confiance et de l'affirmation de soi. Alors évidemment avec également quelques ponts. Avec ce cher et tendre plexus solaire. Et enfin, nous arrivons à l'accomplissement de soi. Alors non plus uniquement pour chercher à combler un manque, mais plutôt pour utiliser nos capacités à créer, expérimenter, donner du sens, développer ce que nous sommes capables de devenir. Donc la question n'est plus seulement de quoi ai-je besoin pour être rassurée, mais elle peut devenir qu'est-ce que j'ai envie de créer avec ce que j'ai désormais à ma disposition. Donc voyons à quel étage de la pyramide vous êtes, et non pas comme s'il fallait obtenir une note ou valider un niveau, mais plutôt de savoir quels besoins influencent encore aujourd'hui votre manière de choisir, de désirer, de manifester et surtout de construire votre vie. Commençons donc, et bien tout en bas de la pyramide de Maslow, avec les besoins physiologiques. Ce sont les besoins les plus fondamentaux. Respirer, boire, manger, dormir, éliminer, maintenir une température corporelle suffisante. avoir du repos, bref, tout ce qui permet simplement au corps de fonctionner et de rester en vie. Tiens, c'est marrant, ça correspond déjà dès le premier au chakra racine, celui qui vous permet d'être incarné sur cette terre tout en étant viable, c'est-à-dire pas malade. Dit comme ça, ça paraît presque tellement évident qu'on pourrait passer très vite dessus. Et pourtant, c'est justement ce premier niveau qui nous rappelle quelque chose d'essentiel. Oui, nous sommes des êtres spirituels, énergétiques, conscients, en développement personnel permanent, mais nous sommes aussi et surtout des êtres, enfin plutôt une énergie, qui a pris une forme humaine, donc incarnée dans un corps. Et ce corps a des besoins très concrets. Lorsque vous avez réellement faim, lorsque vous manquez de sommeil depuis plusieurs jours, lorsque vous êtes épuisé physiquement ou que votre organisme est déjà en train de mobiliser énormément de ressources pour fonctionner, votre priorité ne sera évidemment pas la même lorsque vos besoins fondamentaux sont correctement satisfaits. Maslow explique justement que lorsqu'un besoin physiologique devient suffisamment important, Il peut prendre une place. considérable dans notre conscience et reléguer momentanément le reste au second plan. C'est bien pour cela que c'est la base de la pyramide. Quelqu'un qui a réellement faim pense d'abord à manger. Quelqu'un qui ne dort plus pense d'abord à récupérer. Quelqu'un dont le corps est en difficulté va naturellement consacrer davantage d'énergie à cette difficulté. C'est basique, mais on l'oublie parfois complètement dès qu'on entre dans certains discours de développement personnel ou de spiritualité. Parce qu'il est toujours tentant de chercher une blessure émotionnelle, une croyance limitante, un blocage énergétique, une mauvaise vibration, ou je ne sais quelle mémoire karmique, alors que parfois, vous êtes juste complètement crevé. Et votre corps vous demande simplement de dormir. Ouais, c'est beaucoup moins sexy. Mais ça existe aussi. D'un point de vue neuroscientifique, notre cerveau reçoit en permanence des informations venant de notre corps. Faim, fatigue, douleur, respiration, rythme cardiaque, température, tension interne. C'est notamment ce que l'on appelle l'interoception. Le cerveau ne fonctionne donc pas indépendamment du corps. Il adapte en permanence ses réponses en fonction de ce qu'il perçoit dans notre état interne. Et finalement, du point de vue énergétique, nous retrouvons quelque chose d'assez logique. Si votre corps manque déjà de ressources, l'énergie disponible va être mobilisée en priorité vers ce qui est nécessaire au maintien de l'équilibre. En MTC, nous pourrions évidemment développer longuement la question de l'énergie. issus de l'alimentation, de la respiration, du sommeil et encore des réserves de l'organisme. Et là, je vous laisse avec votre rate, votre estomac, vos poumons et surtout vos reins avec votre énergie vitale. Tiens, on est encore sur du chakra racine. Ce qu'il faut retenir ici, c'est simplement qu'un organisme qui manque de ressources va chercher à préserver et à compenser. C'est déjà une première porte d'entrée vers ce que nous avons appelé dans l'épisode précédent le mode survie. Parce que lorsque le corps estime qu'il manque de quelque chose d'essentiel, sa priorité n'est pas de développer notre plein potentiel. Non, sa priorité est d'abord de maintenir ce qui doit l'être, accessoirement un corps vivant. Donc parfois, avant de vouloir changer de vie, manifester davantage, développer un projet ou chercher pourquoi nous n'avançons pas, il peut être intéressant de revenir à quelque chose de beaucoup plus simple. Est-ce que le corps dispose déjà de suffisamment de ressources pour avancer ? Oups ! Parce que l'abondance, avant de devenir un grand concept spirituel, peut aussi commencer par quelque chose de très concret. Avoir suffisamment. Suffisamment manger, suffisamment de repos, suffisamment de temps pour récupérer, suffisamment de ressources pour que le corps ne passe pas toute son énergie à compenser ce qui lui manque. Donc on reste bien sur une notion très yin. Et pour quelqu'un qui a réellement connu le manque, pouvoir simplement ouvrir son réfrigérateur sans se demander s'il restera assez jusqu'à la fin de la semaine, peut déjà représenter une forme d'abondance extrêmement concrète. Ce premier étage est donc tout sauf anecdotique, et c'est la base de votre existence terrestre. Ouais, bienvenue dans le jeu. Et lorsque ces besoins physiologiques sont suffisamment nourris, eh bien un autre besoin peut prendre davantage de place. Cela ne signifie pas que les autres besoins n'existent pas déjà, ou qu'il faut avoir validé parfaitement un autre étage pour passer au niveau suivant. Mais lorsque le corps n'est plus entièrement mobilisé par ses besoins les plus fondamentaux, eh bien davantage d'espace peut devenir disponible pour autre chose. Et c'est là que nous montons au prochain étage de la pyramide. Le besoin de sécurité. Chez Maslow, il regroupe tout ce qui nous permet de vivre dans un environnement suffisamment stable et prévisible. La sécurité physique, le logement, la santé, les ressources financières, la stabilité professionnelle, la protection face à un danger, mais aussi Cette possibilité de se projeter sans avoir constamment l'impression que tout peut s'effondrer du jour au lendemain. Et là, forcément, si vous avez écouté l'épisode consacré au mode survie, vous voyez déjà arriver le pont. Parce que lorsqu'un besoin de sécurité devient prioritaire, une grande partie de notre énergie va naturellement se tourner vers autre chose. Retrouver de la stabilité. Vous allez anticiper, prévoir, vérifier, mettre de côté, chercher des solutions, essayer de réduire au maximum ce qui pourrait devenir imprévisible. Et dans certaines situations, évidemment que c'est parfaitement adapté. Lorsque vous risquez réellement de perdre votre logement, lorsque vous ne savez pas comment payer vos factures, lorsque votre travail est menacé ou lorsque votre environnement est objectivement insécurisant, il n'y a rien de pathologique à chercher davantage de sécurité. Le problème commence surtout lorsque le danger a disparu, mais que votre système nerveux continue à fonctionner comme s'il était toujours là. Et là, bienvenue à nouveau dans votre mode survie enclenché. Parce qu'on peut aujourd'hui... avoir un travail stable, de l'épargne, un logement, des ressources suffisantes et pourtant continuer à vivre avec cette impression qu'il faut toujours prévoir davantage au cas où. Un peu plus d'argent, un peu plus d'avance, un peu plus de contrôle, un peu plus de garantie. Et c'est exactement là que la sécurité extérieure et la sécurité intérieure commencent à se différencier. La sécurité extérieure est concrète. Avoir en toi des revenus, de quoi se nourrir, pouvoir faire face à certains imprévus. La sécurité intérieure, elle ? correspond davantage à cette capacité à ne pas s'effondrer intérieurement dès que quelque chose bouge autour de nous. Et là, oh, tiens donc, chakra racine, oui, encore lui. Parce que dans notre lecture énergétique, Mooladhara est directement associé à notre incarnation, à notre territoire, à la matière, au corps, au sentiment d'être en sécurité dans notre environnement. Bon là, il y a surtout aussi le chakra du cœur. À notre capacité à nous sentir suffisamment ancrés pour pouvoir avancer dans la vie. Et lorsque cette base est fragilisée, tout ce qui touche à l'argent, au logement, au travail, à la stabilité et même à notre place dans ce monde peut devenir beaucoup plus sensible. On comprend alors pourquoi quelqu'un peut objectivement avoir tout ce qu'il faut pour être en sécurité et ne jamais vraiment le ressentir. Le compte en banque dit « ça va, la maison est toujours là, le travail est là, les ressources sont là » mais intérieurement quelque chose continue de répondre « ouais, hum hum » . Mais on ne sait jamais, en fait. Et on ne sait jamais ? Eh bien, vous savez très bien que c'est une phrase extrêmement efficace pour nourrir le contrôle pendant des années. Du coup, du côté du système nerveux, nous retrouvons évidemment cette même logique sous un autre langage. Lorsque le cerveau perçoit une menace réelle ou anticipée, il mobilise les ressources nécessaires pour y répondre. La tension se resserre, nous devenons beaucoup plus sensibles aux signaux de danger. Nous cherchons davantage à anticiper ce qui pourrait arriver. Notre système nerveux n'a aucune obligation de vérifier auparavant si notre réaction est philosophiquement pertinente. Non, non, lui, il cherche à nous protéger. Et à force de vivre dans cette vigilance, il peut devenir difficile de reconnaître le moment où nous sommes réellement en sécurité. On peut générer par confondre absence de contrôle et danger. Et là, nous retrouvons aussi quelque chose de très intéressant du côté de la médecine traducente chinoise. La peur est associée à l'énergie du rein, à l'élément O. Et les reins sont également associés à nos réserves profondes, à cette énergie vitale, le jing, sur lequel l'organisme peut s'appuyer. Donc, lorsque nous vivons constamment dans la peur, dans l'anticipation, dans cette sensation qu'il faut se préserver parce que quelque chose pourrait manquer, eh bien le parallèle est assez évident. Nous gardons, nous économisons, nous retenons, nous évitons de prendre trop de risques, nous cherchons à préserver nos ressources. Et encore une fois... Tout cela n'est pas forcément un problème. Il y a même quelque chose de très sain à avoir une base suffisamment solide avant de se lancer dans certaines choses. Le problème apparaît lorsque préserver devient empêcher de vivre. Mouais, c'est un détail. Lorsque l'argent n'est plus seulement une ressource, mais devient l'unique preuve que nous sommes en sécurité, lorsque garder un travail que nous détestons paraît moins dangereux que tenter quelque chose de nouveau, Lorsque nous restons dans une situation parce qu'elle est connue et non pas parce qu'elle nous convient, c'est probablement là que ce deuxième étage de la pyramide nous apprend quelque chose de très important. La sécurité est nécessaire, mais elle peut aussi devenir une prison lorsqu'elle se transforme en besoin de garantie permanente. Parce que la vie ne garantira jamais que rien ne bougera. Merci l'impermanence selon les bouddhistes. Vous pouvez avoir un travail aujourd'hui et en changer demain. Vous pouvez avoir de l'argent et traverser une période plus difficile. Vous pouvez avoir un logement et déménager. Vous pouvez construire énormément de stabilité sans jamais pouvoir supprimer complètement l'incertitude. Et ce n'est pas forcément le but. Le but spirituel n'est sûrement pas d'arriver à un point où plus rien ne peut vous arriver. Non, ça serait très compliqué sur cette terre. Le but est plutôt de construire une base suffisamment solide pour pouvoir bouger sans avoir l'impression que chaque changement Mais toute votre existence en danger. Et là, tiens, nous retrouvons l'ancrage. Un arbre n'est pas ancré parce qu'il ne bouge jamais. Il est ancré parce que ses racines lui permettent justement de bouger. mais sans tomber au premier coup de vent. Et finalement, c'est exactement ce que nous cherchons avec ce deuxième niveau de la pyramide de Maslow. Suffisamment de sécurité pour pouvoir commencer à utiliser notre énergie autrement que pour nous protéger. Et c'est aussi là que la notion d'abondance peut réapparaître discrètement. Parce que parfois, lorsque l'on dit « je veux plus d'argent » , ce que l'on veut réellement, ce n'est pas forcément plus d'argent. On veut avoir moins de peur. On veut pouvoir respirer. On veut savoir qu'on pourrait faire face. On veut sentir qu'il y a suffisamment. Et comprendre cette différence change déjà beaucoup de choses au niveau de votre énergie. Parce qu'à partir du moment où nos besoins physiologiques et notre sécurité commencent à être suffisamment nourris, eh bien, une autre dimension prend davantage de place. Nous ne cherchons plus uniquement à rester en vie ou à nous protéger. Nous commençons aussi à chercher du lien, à aimer, à être aimé, à appartenir, à sentir que nous avons une place quelque part. Et c'est ce qui nous amène au troisième niveau de la pyramide de Maslow, les besoins d'amour et d'appartenance. Chez Maslow, cela concerne le besoin d'aimer et d'être aimé, bien sûr, mais aussi celui d'appartenir à un groupe, à une famille, à un cercle d'amis, à une communauté. C'est-à-dire se sentir intégré, relié, accueilli, reconnu, comme faisant partie d'un ensemble. Et là, nous quittons progressivement la simple question de la survie matérielle pour entrer dans quelque chose de beaucoup plus relationnel. Parce qu'on peut avoir un toit, de quoi manger, un travail stable, de l'argent de côté, et malgré tout, ressentir un énorme vide si on ne se sent pas relié à quelqu'un. Et là, je dis bonjour à la blessure d'abandon quand il s'agit d'un déséquilibre. L'être humain n'est pas construit pour vivre totalement isolé. Mais je rappelle qu'aimer la solitude et aimer être seul sont deux notions totalement différentes, et surtout que l'une des deux est un déséquilibre énergétique. Alors, d'un point de vue neuroscientifique, notre système nerveux est profondément sensible à la relation. Le regard de l'autre, le ton de sa voix, sa présence, la sensation d'être accueilli ou rejeté peuvent modifier très rapidement notre état intérieur. Nous pouvons nous sentir rassurés par quelqu'un, apaisés par une présence, mais aussi complètement insécurisés dans une relation qui semble pourtant stable extérieurement. Donc le lien fait lui aussi partie de notre sécurité. Et là, forcément, bim ! votre chakra du cœur. Parce que du point de vue énergétique, Anahata vient justement toucher à notre capacité à aimer, à recevoir, à créer du lien, à laisser circuler quelque chose entre nous et les autres. Et là encore, il ne s'agit pas simplement de donner l'amour. Le chakra du cœur, c'est aussi être capable d'en recevoir. Et nous avons déjà vu dans l'épisode précédent que quel point recevoir peut parfois être beaucoup plus compliqué que donner. Parce que certaines personnes savent Être extrêmement présente pour les autres. Soutenir, aider, écouter, donner du temps, donner de l'énergie. Bonjour, syndrome du sauveur. Mais deviennent beaucoup plus inconfortables lorsqu'il s'agit de laisser quelqu'un faire exactement la même chose pour elle. Donc typiquement, syndrome du sauveur. Or, appartenir, ce n'est pas seulement être utile au groupe. Ce n'est pas seulement être celle ou celui sur qui tout le monde peut compter. C'est aussi accepter d'être soutenu. Accepter d'avoir besoin, accepter d'être vulnérable. Et là, forcément, on retrouve tout ce qui peut venir perturber ce besoin d'appartenance. Ah, cette peur du rejet, cette peur de l'abandon. Ce fait de s'adapter en permanence pour rester accepté, se taire pour éviter le conflit. Changer sa manière d'être selon les personnes que l'on a en face. Faire beaucoup pour garder sa place dans un groupe. Et parfois même rester dans une relation, une famille, une entreprise, un cercle social ou une communauté, mais alors qu'ils ne nous correspondent plus simplement, parce que sortir du groupe peut réveiller quelque chose de beaucoup plus profond que le simple fait de partir. Parce que perdre un groupe, ce n'est pas seulement perdre des personnes. Cela peut donner l'impression de perdre une identité, une place, un sentiment de reconnaissance, un morceau de sécurité. Et ce besoin d'appartenance peut aussi expliquer pourquoi. certaines évolutions personnelles deviennent inconfortables. Parce que grandir, changer, modifier ses croyances, prendre davantage sa place, gagner plus, vivre différemment, peut parfois créer un écart avec les personnes auxquelles nous appartenions jusqu'à présent. Et là, il y a un vrai conflit intérieur. Une partie de nous veut avancer, mais une autre sait très bien qu'en avançant, elle risque peut-être de ne plus rentrer exactement dans le même cadre. Et parfois... Nous préférons réduire notre propre évolution plutôt que de risquer de ne plus appartenir à ce clan. Et c'est là que le lien avec l'abondance peut revenir, mais de manière beaucoup plus subtile. Parce que certaines personnes ne craignent pas forcément l'argent ou la réussite en eux-mêmes, non. Elles craignent ce que cela pourrait changer dans leur relation. Est-ce qu'on va encore me comprendre ? Oh mon Dieu, mais est-ce qu'on va penser que j'ai changé ? Oh, est-ce qu'on va croire que je me prends pour quelqu'un d'autre ? Oh, est-ce que je vais toujours faire partie du clan de la famille ? Est-ce que je vais toujours être bien vue par mes parents ? Et là, on comprend que notre rapport à l'abondance peut aussi être influencé par notre besoin d'appartenance. Parce qu'il est parfois plus confortable de rester au même niveau que son environnement que de prendre le risque de créer une différence. Et pourtant, appartenir ne devrait pas nous obliger à nous réduire. Un lien sain ne demande pas de devenir plus petit pour continuer à être accepté. Il permet normalement à chacun d'évoluer sans transformer chaque changement en menace. Et du point de vue de la NTC, on pourrait ici ouvrir énormément de portes autour du cœur, du chêne, son âme, de la qualité de notre présence, de notre capacité à être en lien avec nous-mêmes et avec les autres. Et là encore, gardons le fil de Maslow, ce troisième étage. L'être humain ne cherche donc plus uniquement à survivre et à se protéger, il cherche aussi à faire partie de quelque chose, à aimer, à être aimé, à être relié, à sentir qu'il compte pour quelqu'un et qu'il possède une place quelque part. Et lorsque ce besoin est suffisamment nourri, un autre devient souvent beaucoup plus visible. Parce qu'une fois que nous avons une place dans le groupe, nous pouvons commencer à nous demander, eh bien, quelle place nous avons en nous-mêmes et dans le regard des autres. Et c'est ce qui nous amène au quatrième niveau de la pyramide, les besoins d'estime. Et là, il est important de bien comprendre ce que Maslow met derrière ce mot. Parce que l'estime ne se résume pas au fait de s'aimer soi-même ou de se regarder dans un miroir en se répétant « Oh, je suis formidable ! » Non, Maslow distingue en réalité deux dimensions assez complémentaires. D'un côté, il y a ce qui vient de nous, le sentiment d'être compétent, capable, autonome, de pouvoir agir sur notre vie, développer des compétences, accomplir quelque chose et avoir une certaine confiance dans nos propres ressources. Et de l'autre, il y a aussi ce qui vient de l'extérieur, la reconnaissance, le respect. La considération, le statut, le fait que notre travail ou nos capacités soient reconnues par les autres. Donc oui, contrairement à certains discours de développement personnel, avoir beaucoup de reconnaissance n'est pas automatiquement un problème d'ego mal réglé. Nous sommes aussi des êtres sociaux, et il est parfaitement humain d'apprécier que ce que nous faisons soit reconnu. Mais attention, quand même où se cachent vos blessures dans ce processus ? Le problème commence plutôt lorsque notre... propre valeur dépend entièrement de cette reconnaissance, donc de l'extérieur. Parce que là, ça devient beaucoup plus fragile. Si vous avez besoin que l'on vous félicite pour savoir que votre travail est bon, chaque silence peut devenir un doute. Si le nombre de clients, de likes, de commentaires, de compliments ou le chiffre d'affaires devient la preuve de votre valeur personnelle, et bien cette valeur va constamment monter et descendre en fonction de ce qui se passe à l'extérieur. Un jour, tout va bien, vous êtes compétent, légitime, formidable. Le lendemain, personne ne réagit à votre publication et visiblement, votre carrière est terminée. Bon allez, on se calme, mais vous voyez quand même l'idée. Et c'est justement là qu'il faut commencer à faire une différence entre avoir de la valeur et recevoir des signes extérieurs qui nous permettent de reconnaître cette valeur. Parce que les deux peuvent se nourrir, mais ne devraient pas être complètement confondus. Et énergétiquement, évidemment, nous arrivons sur un terrain qui rappelle très fortement le... Plexus solaire. Ce chakra du plexus solaire touche notamment à l'identité, à notre positionnement face aux autres, merci triangle de Carpane, à notre rapport à nous-mêmes, à notre capacité à exister avec ce que nous sommes et à prendre notre place sans avoir besoin de demander constamment la permission. Bon, là, il y a quand même aussi un soupçon de chakra sacré. Lorsque ce centre est fragilisé du plexus, la validation extérieure peut prendre énormément d'importance. Nous pouvons chercher à prouver. Prouver que nous sommes capables, prouver que nous avons réussi, prouver que nous avons de la valeur, prouver que nous avons fait le bon choix. Et le problème avec la preuve, c'est qu'elle a rarement une date de fin. Il en faut toujours une nouvelle. Un autre diplôme, un autre objectif, un autre chiffre, une autre reconnaissance, un autre résultat. Parce que si tout cela sert à nourrir une valeur intérieure qui n'est jamais réellement acquise, eh bien aucune réussite extérieure ne pourra définitivement régler le problème. Et c'est aussi là... que nous pouvons commencer à distinguer plusieurs notions, que nous mélangeons très souvent et dont je parle tant lors de l'accompagnement de Conscience Anchorage. L'estime de soi, La confiance en soi et l'affirmation de soi. Bon, il y a l'amour de soi aussi. Donc très simplement, l'estime va toucher à la valeur que nous nous accordons. La confiance va davantage concerner notre sentiment d'être capable de faire quelque chose. Et l'affirmation va nous permettre d'exprimer cette identité, nos besoins, nos limites, notre position. Et là, énergétiquement, le plexus solaire ne travaille évidemment pas tout seul. Je vous l'ai dit tout à l'heure, il y a un peu de chakra sacré. Mais avoir confiance en sa valeur est une chose, mais être capable de l'exprimer, de dire non, de demander, de poser des limites ou de prendre la parole, en est une autre. Et là, bonjour chakra de la gorge ! Je vous l'ai dit, ne soyez jamais dans mon cerveau avec tous les ponts qu'il fait partout. Bref, revenons à Maslow. Le besoin d'estime devient particulièrement intéressant lorsque l'on regarde notre rapport à la réussite. Parce que nous pouvons chercher à réussir pour créer quelque chose qui nous plaît. développer nos compétences et nous accomplir. Mais nous pouvons aussi utiliser cette réussite pour réparer une image de nous-mêmes. Et extérieurement, cela peut donner exactement la même chose. Deux personnes peuvent avoir la même entreprise, le même niveau de réussite, les mêmes revenus et la même reconnaissance. L'une peut en profiter, être fière de son chemin et continuer à évoluer. L'autre peut déjà chercher le prochain objectif parce que ce qu'elle vient d'obtenir n'a pas réellement modifié la manière dont elle se perçoit. C'est là que les besoins d'estime peuvent devenir insatiables lorsqu'ils reposent uniquement sur l'extérieur. Ah oui, au fait, avoir plus ne crée pas automatiquement plus d'estime. Être davantage reconnu ne crée pas automatiquement plus de valeur intérieure. Gagner plus d'argent ne donne pas automatiquement davantage confiance en soi. Alors, ça peut aider évidemment, mais cela peut apporter aussi des preuves concrètes de nos capacités. Mais si notre identité entière dépend de ces preuves, nous restons dépendants de leur renouvellement extérieur. Et finalement, ce quatrième étage nous oblige à regarder quelque chose d'assez simple. Sommes-nous capables de reconnaître notre propre valeur sans avoir besoin que le monde entier nous le confirme en permanence ? Et les personnes que j'accompagne savent que je passe mon temps à dégommer ça avec eux. Parce que lorsque cette estime devient suffisamment solide, Quelque chose peut progressivement changer. Nous n'avons plus besoin de faire uniquement pour prouver. Nous pouvons commencer à faire parce que cela nous ressemble. Créer parce que nous en avons envie. Développer une capacité parce qu'elle nous passionne. Construire un projet parce qu'il a du sens. Et c'est précisément là que nous arrivons au sommet de la pyramide, telle qu'elle est généralement présentée. Nous quittons progressivement la recherche de validation pour entrer dans une autre dynamique, une autre dimension, celle de développer ce que nous sommes capables de devenir. Nous arrivons donc au cinquième et dernier niveau de la pyramide de Maslow, le besoin d'accomplissement de soi. Et forcément, c'est celui qui nous ramène directement à la phrase de la préintroduction, ce qu'un être humain peut être, et bien il doit le devenir. A ce niveau, Maslow parle de la nécessité de développer son potentiel, d'utiliser ses capacités, de créer, d'apprendre, d'explorer, de donner du sens à ce que l'on fait et d'aller vers ce que l'on est capable de devenir. On quitte progressivement les besoins directement liés à la survie, à la sécurité, à l'appartenance à un groupe, à la reconnaissance pour entrer dans quelque chose de beaucoup plus personnel. Qu'est-ce que je vais faire de moi maintenant ? Et non, je ne vous parle pas de votre fameuse mission de vie. Alors évidemment, ça ne veut pas dire que tous les besoins précédents ont miraculeusement disparu. Vous pouvez être pleinement engagé dans un projet qui vous accomplit. et avoir besoin d'amour, de sécurité ou de reconnaissance. Vous pouvez vous sentir profondément à votre place professionnellement et traverser malgré tout une période financière plus compliquée. Les différents niveaux continuent à coexister. Mais lorsque nous avons créé suffisamment d'espace disponible, nous pouvons commencer à orienter davantage d'énergie vers ce qui nous nourrit intérieurement, vers ce qui a du sens, vers ce que nous avons envie d'expérimenter. Et c'est là que la différence avec les premiers niveaux devient intéressante. Au début de la pyramide, énormément d'énergies sont consacrées à maintenir. Maintenir le corps, maintenir la sécurité, maintenir le lien, maintenir notre place. À l'accomplissement de soi, une partie de cette énergie peut davantage servir à déployer. Déployer une capacité, créer quelque chose qui n'existait pas. Apprendre simplement, parce que cela nous passionne. Développer une activité, parce qu'elle correspond profondément à ce que nous voulons transmettre. Voyager, créer, renseigner, entreprendre, créer de l'art. Changer complètement de voie, approfondir une pratique spirituelle, évidemment. L'accomplissement ne prendra jamais la même forme pour tout le monde, et heureusement d'ailleurs. Parce que, là encore, il serait très facile de transformer l'accomplissement en soi, en une nouvelle, j'option, oui, quand même tellement le développement personnel en 2026. Avoir une mission de vie extraordinaire, changer le monde, créer une entreprise à 7 chiffres et méditer à 5 heures du matin. Hop, hop, hop, calmons-nous. Pour certaines personnes, s'accomplir pourra passer par une œuvre, une entreprise, une transmission importante. Pour d'autres, pas une vie beaucoup plus simple, mais profondément choisie. L'accomplissement n'a pas besoin d'être spectaculaire pour être réel. Et sur le plan énergétique, cet étage devient particulièrement intéressant parce qu'il ne repose plus sur un seul centre. Il faut évidemment de l'ancrage pour pouvoir construire quelque chose dans la matière. Du sacré pour créer, expérimenter, prendre du plaisir et donner naissance à quelque chose. Du plexus solaire pour savoir qui nous sommes et ce qui nous anime émotionnellement. Du cœur. pour créer du lien et donner du sens à ce que nous partageons. De la gorge pour exprimer, affirmer et transmettre. Du troisième œil pour avoir une ouverture d'esprit sur soi et surtout sur ce monde. Et puis, selon notre cheminement, une ouverture plus intuitive ou spirituelle peut venir donner encore une autre dimension à tout cela. Et finalement, c'est assez cohérent avec l'idée même de l'accomplissement. différentes parties de nous commencent à pouvoir fonctionner ensemble au service de quelque chose qui nous ressemble davantage. On dit que notre chakra couronne ne peut s'ouvrir uniquement que lorsque les six autres centres se sont ouverts également. Ouvert signifie relativement équilibré, soyons clairs. Et c'est également ici que la manifestation peut retrouver une place intéressante. À ce niveau de conscience, la notion de manifester peut être intéressante et commencer à ressembler moins à... Il faut absolument que j'obtienne cela pour enfin me sentir bien, mais davantage à « hum, ouais, j'ai vraiment envie d'expérimenter cela, de le créer, de voir jusqu'où je peux aller avec ce que je suis et ce que j'ai aujourd'hui » . Eh bien, l'énergie derrière, le désir change. La première cherche souvent à combler quelque chose, tandis que la seconde cherche davantage à développer, à explorer ou à exprimer. L'abondance peut alors devenir la qualité de ressources disponibles. Pour vivre ce qui a du sens. Du temps, de l'argent, de l'énergie, des relations, des compétences, de la créditivité, des opportunités. Et pas uniquement avoir plus. Mais avoir suffisamment les ressources disponibles pour pouvoir faire quelque chose de ce plus. Et c'est là que Maslow devient particulièrement intéressant. Pour tout le travail que nous faisons autour du mode survie. Parce que lorsqu'une grande partie de notre énergie est utilisée pour tenir, nous n'avons plus accès à la même disponibilité intérieure. que lorsque nous nous sentons suffisamment en sécurité pour créer. Alors, cela ne vous empêche pas d'avoir des rêves, cela ne vous empêche pas évidemment d'avoir du potentiel, mais une partie de vos ressources est simplement mobilisée ailleurs. Et lorsque ces ressources commencent à se libérer, eh bien, quelque chose peut changer. Il devient possible de se demander non plus seulement ce qu'il faut résoudre, sécuriser ou réparer, mais aussi ce que nous avons envie de construire avec la vie que nous avons maintenant. Et finalement, peut-être que l'accomplissement de soi commence là. Dans cette possibilité de ne plus utiliser toute notre énergie uniquement pour répondre à ce qui manque, mais d'en avoir suffisamment à la disposition pour développer ce qui cherche à émerger et surtout s'expanser. Finalement, cette pyramide de Maslow nous rappelle quelque chose d'assez simple. Nous ne cherchons pas tous la même chose au même moment dans notre vie. Parce que nous ne sommes pas tous en train de répondre aux mêmes besoins. Donc non, nous ne sommes pas tous au même niveau de conscience. Parfois. Notre énergie sert simplement à tenir, à nourrir notre corps, à retrouver la sécurité. À d'autres moments, nous avons besoin de liens, d'appartenance, de reconnaissance. Et puis lorsque nos besoins fondamentaux sont suffisamment satisfaits, nous pouvons consacrer davantage d'énergie à créer, explorer, transmettre, développer notre potentiel et aller vers davantage d'accomplissement. Et surtout, aucun étage n'est meilleur qu'un autre. Il ne s'agit pas de regarder cette pyramide en se disant « Ah mince, je suis encore en bas ! » Ce n'est pas un classement spirituel, ce n'est pas non plus un jeu dans lequel il faudrait arriver le plus rapidement possible au sommet. Nos besoins évoluent avec notre vie. Une personne peut être pleinement dans l'accomplissement et voir soudain son besoin de sécurité redevenir prioritaire après une perte d'emploi, une séparation, une maladie ou un événement important. Et cela ne signifie pas qu'elle régresse, cela signifie simplement qu'un besoin demande à nouveau son attention. Ce qui est totalement mon cas depuis plusieurs mois. Encore plus intéressant que je sois revenue dans mon cycle énergétique de ces temps, au niveau de mon chakra racine, c'est-à-dire la base de la pyramide. Alors, peut-être que l'intérêt de cette pyramide n'est pas uniquement de comprendre ce dont nous avons besoin. c'est aussi de comprendre depuis quels besoins nous sommes en train de choisir notre vie. Parce qu'il y a une différence entre construire pour ne plus avoir peur et construire parce que nous avons envie de créer. Entre chercher de la reconnaissance pour nous sentir encore valables et partager quelque chose parce que nous savons déjà ce que cela vaut. Entre vouloir plus parce que nous vivons constamment dans le manque et avoir envie de plus parce que nous avons désormais suffisamment d'espace pour expérimenter davantage. Et c'est évidemment là que tout ce travail rejoint ce que nous développons avec Charlotte dans Incarnes tourne Abondance. Retrouver la sécurité intérieure, comprendre nos mécanismes de survie, identifier ce qui continue à orienter nos choix, et progressivement rendre notre énergie disponible pour autre chose que simplement tenir. Alors, revenons une dernière fois, avant la fin de cet épisode, à cette phrase d'Abraham Maslow qui ouvrait cet épisode. Ce qu'un être humain peut-être, il doit le devenir. Peut-être qu'avant de chercher absolument à devenir davantage, il faut parfois commencer par regarder avec honnêteté ce qui, aujourd'hui, demande encore à être suffisamment nourri pour nous permettre d'avancer. Merci d'avoir écouté ce nouvel épisode de Mise en Lumière Holistique. Prenez soin de vous et de tous les étages de votre pyramide. N'hésitez pas à vous inscrire à ma newsletter mensuelle pour recevoir des nouvelles énergétiques tous les mois dans la vérolution. Et lors de votre inscription, récupérez gratuitement mon tout nouvel e-book sur le pouvoir du mental et ses croyances. Une plongée profonde pour comprendre l'impact de nos schémas de pensée et comment les transformer afin de retrouver plus de clarté et d'alignement dans votre vie. Retrouvez-moi aussi sur Instagram où je partage mon expertise au quotidien, également toutes mes prestations, mon accompagnement conscience en crâge sur 3 mois, les initiations Reiki en ligne ou en présentiel, et même les soins audio-hypno-méditatifs sur mon site internet www.veronictoraisin.fr. Tous les liens ! pour me retrouver seront dans le descriptif de l'épisode. Vous pouvez écouter tous les autres épisodes sur les différentes plateformes d'écoute ainsi que sur ma chaîne YouTube. Et si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à vous abonner, commenter, noter et même partager le podcast Mise en Lumière Holistique. À nos prochaines écoutes, à vos prochaines prises de conscience, merveilleux moment à vous, à très vite pour un prochain épisode. Vous êtes un corps, une âme et un esprit et n'oubliez jamais, vous êtes précieux.