- Speaker #0
On parle beaucoup du yoga, on en voit partout, sur les réseaux, dans des studios, dans des retraites, associés à la souplesse, aux postures, au bien-être, parfois même à une certaine image très codifiée de la spiritualité. Mais le yoga au fond, qu'est-ce que c'est vraiment ? Est-ce une pratique physique, une philosophie de vie, un chemin intérieur, une manière de respirer, de ralentir, de revenir au corps ? Et surtout, est-ce qu'il faut être souple, méditer une heure par jour, manger des graines, et savoir faire même le grand écart pour être un vrai yogi ? Dans cet épisode, nous allons remettre Un peu de nuance dans tout ça. Pour en parler, je reçois Marie Latela Boucher. Cette pratique a commencé comme un véritable chemin de vie pour elle jusqu'à devenir sa vocation au fil des années. Marie pratique le yoga depuis plus de 30 ans et elle est professeure de yoga diplômée, praticienne en psychothérapie d'approche psychocorporelle, formée en Ayurveda et plein d'autres choses. Son approche repose avant tout sur le respect du corps, son écoute, le souffle, l'ancrage et cette recherche d'unité entre le corps le cœur et l'esprit. Avec Marie, nous allons revenir à l'essence même du yoga, déconstruire quelques clichés bien tenaces, parler de méditation, de pratiques quotidiennes, de respiration, mais aussi du lien profond entre yoga et Ayurveda. Parce que le yoga ne commence peut-être pas au moment où l'on déroule un tapis, il commence parfois simplement au moment où l'on revient vraiment à soi. Bonjour et bienvenue sur le podcast Mise en Lumière Holistique, l'émission qui éclaire votre chemin intérieur vers le bien-être et la transformation. Je suis Véronique Thorezin, mentor spirituel et thérapeute holistique. Derrière chaque épisode se cache un peu de mon histoire, de mon parcours avec une maladie inflammatoire neurologique, une sclérose en plaques, de ma résilience, de mes découvertes et apprentissages personnels qui sont devenus aujourd'hui mon expertise en tant que thérapeute dans ce cheminement de spiritualité, de développement personnel, de guérison et surtout de connaissance de soi-même. Venez récupérer des pièces de votre puzzle au travers de l'énergie de la médecine traditionnelle chinoise, de mindset, de symbolique de maladie, évidemment d'ancrage et de lâcher prise, et bien d'autres pratiques pour vous permettre d'avancer, de comprendre et d'œuvrer sur vous-même. Chaque semaine, que ce soit seul ou avec des invités inspirants, nous explorerons divers aspects pour vous apporter des clés essentielles de compréhension dans votre épanouissement. Préparez-vous à illuminer votre chemin vers une vie consciente, ancrée et harmonieuse. Je vous souhaite la bienvenue pour ce moment d'écoute où vous découvrirez que vous êtes un corps, mais également une âme et un esprit. Préparez-vous à plonger dans une aventure transformative chaque semaine avec Mise en Lumière Holistique. Bonjour et bienvenue pour ce nouvel épisode du podcast Mise en Lumière Holistique. Je suis ravie de te recevoir Marie aujourd'hui sur un sujet, j'avoue, qui me tient à cœur depuis fort longtemps sur ce podcast. Et enfin, nous allons parler d'une pratique que peut-être beaucoup de personnes connaissent, pratique, c'est le cas de le dire, ou alors vont totalement découvrir, et nous allons parler du yoga. Bonjour Marie !
- Speaker #1
Bonjour Véronique, merci de me recevoir aujourd'hui pour parler du yoga et de la pratique au sens large. Oui,
- Speaker #0
totalement, parce qu'aujourd'hui je pense que peut-être beaucoup de personnes, et moi la première, On peut se sentir totalement perdu face à cette pratique parce qu'elle semble tellement vaste. Il peut y avoir tellement de courant, je vais dire ce mot-là, qui fait qu'on ne sait pas forcément très bien vers quel praticien ou quelle pratique en elle-même aller. Donc, on va essayer peut-être de déchiffrer tout ça. Mais avant tout, j'aime bien quand les personnes se présentent, de savoir un peu ton histoire et qu'est-ce qui t'a amené justement vers cette pratique. Pas que cette pratique d'ailleurs, mais... Déjà, nous allons parler du yoga.
- Speaker #1
C'est ça, c'est la première entrée. Alors, le yoga, ça a commencé vraiment, pas justement par le yoga et pas par l'Inde. C'était pendant mon baccalauréat, mon année de première, un bac littéraire, il y avait un oral. À l'époque, on avait une matière qui s'appelait lettres, ce n'est pas la même génération. Et je me suis un petit peu intéressée. Je faisais aussi du théâtre. Donc je m'étais dit comment pouvoir un petit peu réguler mes émotions. Comment faire pour être à l'oral un petit peu optimale. Parce que j'étais quand même assez sensible. C'était déjà ça. Et donc je me suis acheté un livre de zen. Dans une bibliothèque. Enfin dans une librairie. Et j'ai commencé par là.
- Speaker #0
C'est quand même un peu atypique. Ça reste quand même un peu atypique de s'intéresser à ça en première. À l'époque. Oui,
- Speaker #1
oui. À l'époque.
- Speaker #0
On fait les vieilles, pardon. Désolée.
- Speaker #1
Oui, le contexte était... En plus, il n'y avait pas Amazon, pour ne pas le citer. Donc, il n'y avait pas de librairie en ligne comme ça. Il fallait aller vraiment dans un magasin, choisir. Et donc, c'est la personne qui m'a à l'époque orientée en me disant « Mais qu'est-ce que vous recherchez ? » Et donc, en lui expliquant, il m'a dit « Peut-être que dans ce rayon, vous trouverez votre bonheur. » Et c'est vraiment un livre que j'ai choisi moi. Je l'ai encore d'ailleurs. C'est un livre que j'ai toujours dans ma bibliothèque et que je vais régulièrement relire ou regarder. Et je me souviens que mes premiers ancrages, je les faisais dans le bus ou dans le tram quand j'allais à mes cours, où je m'imaginais vraiment envoyer des racines dans mes plantes de pied dans le bus. Et je fermais les yeux. Et ce n'est pas évident quand on est ado, puisqu'il y a quand même le regard des autres. Et parfois, je sais qu'il y a des personnes, même des adultes, qui ont dû me regarder en se disant
- Speaker #0
« c'est quoi cette folle ? »
- Speaker #1
« Qu'est-ce qu'elle fait ? » Alors, il y en a qui pensaient certainement que je dormais. Voilà. Et puis j'ai fait beaucoup de danse classique, énormément, et ça c'était quelque chose qui amenait une déformation et une compétition avec le corps. J'ai cherché autre chose en fait, parce que j'aimais les sensations d'étirement, de mouvement, de grâce, de fluidité qu'amène la danse. J'aimais aussi la discipline qu'il y avait derrière. Mais c'était un petit peu à outrance. Et puis, pour ne pas changer et revenir sur à l'époque, j'avais quand même une prof qui avait un bâton, une baguette, et qui nous claquait les fessiers pour nous rester dans l'axe, etc. On n'avait pas le droit de manger de sucrerie. Enfin, il y avait pas mal de choses qui étaient quand même interdites. Et il y a quand même la notion, par exemple, sur les pointes de pieds qui sont en sang. Il y a quand même une idée de « no pain, no gain » . C'est un petit peu ça. Et c'est quelque chose qui déjà m'interpellait en fait à l'époque. Et donc, quand j'étais étudiante, j'ai une de mes copines qui m'a dit, mais écoute, il faut que tu viennes voir. Moi, je faisais du yoga sur la ville où je suis. Et bien, on va chercher. Donc, on était sur Paris. Alors, on a trouvé un premier cours. C'était, attention, on va retomber dans quelque chose de très vieux. C'était un petit peu un mix d'aérobic et de fitness yoga. Donc, elle criait dans un micro. C'était assez particulier.
- Speaker #0
Très zen.
- Speaker #1
Voilà. Et donc, ma copine me dit non, non, mais ce n'est pas du tout ce que j'ai fait. Je ne comprends pas. Je me suis dit là, oui, c'est assez. Moi, je n'ai pas envie d'avoir de nouveau quelqu'un qui me crie dessus, en fait, très clairement. Donc, de fil en aiguille, sur un petit pilier, on a trouvé un cours de yoga qui était dispensé pas loin de chez moi. On y est allé et là, je me suis dit, donc j'avais 18 ans, je me suis dit OK, un jour, je ferai ça. Un jour, j'enseignerai le yoga. Et c'est comme ça que j'ai commencé et j'ai fait du yoga, j'ai fait du yoga de l'énergie, j'ai fait de la stanga, j'ai fait du hatha yoga, j'ai fait plein de choses différentes. À la fin, pour clarifier et aller droit au but, ça va revenir au même. On part toujours en fait des mêmes postures, ce qui va changer les courants, c'est comment on l'a amené. J'expliquerai un tout petit peu après qu'en fait le vrai premier yoga n'était pas du tout un yoga avec des asanas, avec des postures. Et ça, j'ai pu le découvrir avec le temps. C'est une reconnexion vraiment, la première base c'est le souffle, donc c'est la respiration, c'est la base de l'énergie.
- Speaker #0
Ce que j'allais dire, yoga veut dire, si on traduit, je crois que ça veut dire respiration, non ? Ou je me trompe ?
- Speaker #1
Non, yoga ça veut dire, ça vient de yug, en fait ça vient union.
- Speaker #0
Ah ok, d'accord.
- Speaker #1
C'est le jou, en fait c'est le jou, c'est le jou, comme le jou que l'on met entre l'animal et la charrette. D'accord,
- Speaker #0
ok.
- Speaker #1
On vient mettre quelque chose qui tient. et qui va permettre dans cette solidarité un petit peu de ces deux éléments de créer quelque chose dans la Terre, pouvoir faire pousser après quelque chose. C'est l'union. Alors après, A-TA, c'est le soleil et la lune. A-TA, A c'est le soleil et la lune. Il y a plusieurs interprétations. C'est l'union du masculin et du féminin, de nos deux parts.
- Speaker #0
La même ligne et yant que nous portons tous.
- Speaker #1
Exactement. donc de toute façon c'est juste les mots qui vont être changées, mais on va parler toujours de la même chose. Et donc, dans la pratique du yoga, ça fait maintenant... Ça va faire 30 ans que j'en fais, du yoga. J'ai fait même des préparations à mes grossesses. Quand j'ai pu, j'ai accouché vraiment naturellement avec toute la préparation sans péridurale. Alors, par choix, dans un milieu hospitalier, mais avec... Voilà. Et je me suis beaucoup intéressée à Bernadette de Guesquet, qui est médecin. Elle est devenue professeure de yoga et elle a introduit dans les maternités le yoga. Elle a formé des sages-femmes, des médecins, des infirmières, etc. Moi, je me suis beaucoup formée dans ce niveau. C'était au départ intéressé pour moi parce que j'ai voulu l'expérimenter. Le yoga a fait partie intégrante de ma vie. C'est là où c'est une hygiène de vie.
- Speaker #0
c'est un art de vivre même si on le prend au sens large du terme et donc c'est en dehors du tapis et bien en dehors du tapis que ça commence qu'est-ce qui justement à 20 ans quand tu commences ta pratique tu te dis c'est ce que je veux faire ?
- Speaker #1
Alors, il y avait un parcours personnel dû à mon enfance et mon adolescence qui n'ont pas été simples et qui m'a amenée à mûrir aussi très vite. Donc, il y a 20 ans, j'avais des considérations, même si on dit que le troisième oeil s'ouvre vers 30 ans, mais j'avais des considérations et des visions qui étaient particulières. Et puis, ma tante vivait à Londres et elle a vécu aussi très longtemps avec un Indien. Donc j'ai été... plongé quand même dans cette recette. Et on allait justement au quartier indien à Londres. Je me souviens, à l'époque, je m'achetais des cassettes de rag indien. D'ailleurs, j'adore toujours ça, de sitar indienne.
- Speaker #0
Alors voilà, on va expliquer que c'est une musique très spécifique et très intéressante parce que c'est une musique qui va jouer, entre guillemets, qui va avoir un impact, par exemple, sur le chakra du troisième oeil et le chakra couronne.
- Speaker #1
Absolument, avec le bourdon. Donc là, ça va jouer, évidemment. De toute façon, c'est le corps de silence et le corps de vibration. Donc on va forcément passer par le yoga du son aussi. Donc voilà, il y avait tout ça qui est venu. Je me rappelle avoir vu Ravi Shankar pour mes sept ans à Londres.
- Speaker #0
Ah oui ?
- Speaker #1
Ceux qui connaissent. Oui, alors il est décédé maintenant, mais il y a sa fille qui est excellente aussi. Elle a eu de nombreuses récompenses. Voilà, donc le yoga, c'est aussi ça. C'est la musique, c'est le son, c'est la vie. Mais il y a aussi des pans qui sont religieux. Il ne faut pas l'oublier. Je vais tenir à en parler rapidement aujourd'hui parce qu'il y a beaucoup de confusion. Et notamment en France, c'est un vrai problème. C'est qu'en fait, on en a fait une sorte de force armée qui vient un petit peu comme ça, dire que le yoga, c'est la religion, c'est des choses comme ça. Donc, la transmission que je voulais faire aussi aujourd'hui, c'était pour clarifier certaines choses. En fait, c'est qu'il y a différents courants, il y a différentes écoles. Et ce n'est pas parce qu'on pratique le yoga ou qu'on va plonger dans cette arbre de vivre qu'on est forcément hindouiste. D'ailleurs, terme qui n'existe pas du tout en Inde. On ne parle pas d'hindouisme. Ça, c'est typiquement occidental. Voilà. Donc, en fait, tout ce parcours personnel m'a toujours… L'Inde, c'est quand même quelque chose… L'Asie, de manière générale. Le Japon, j'ai toujours… J'avais même appris, j'avais commencé à apprendre le japonais avec une… une amie de la famille qui était japonaise, enfin voilà, c'est tout un... Et puis l'envie de me connaître sur un autre plan que celui que la société me proposait dans les années 2000, pour être claire. On rentrait dans la conso justement du yoga, c'est très américain, c'est arrivé vraiment dans les années 2000, où voilà, on commençait à voir le tapis dernier cri, il n'y avait pas un film où il n'y avait pas... la protagoniste qui avait son tapis de yoga sous le bras tout en parlant dans la rue dans New York, enfin un cliché total. Avec la super belle terminue. Avec ses chakras. Exactement, la terminue, c'est encore aujourd'hui le cas. Les clichés. Et puis, les clichés, j'ai ouvert mes chakras, j'ai fait des hommes avec de l'encens sur un tapis, ça y est, je suis en train de faire des chakras.
- Speaker #0
La caricature.
- Speaker #1
Voilà, donc c'est un peu débunké aussi ça, parce qu'on a finalement associé le yoga à des sortes de beatniks. pour une certaine génération et après pour quelque chose de très Instagramable aujourd'hui pour la nouvelle génération ?
- Speaker #0
Instagramable, pardon, si on prend ça, c'est aujourd'hui d'avoir la posture la plus improbable, la tête en bas et de se dire, c'est ça le yoga, alors que finalement, ça peut être ça, mais ce n'est pas que ça. Donc c'est ça qui va être intéressant. Juste rapidement, justement, le yoga... au niveau de l'histoire ? Tu l'as expliqué tout à l'heure, tu l'as dit, pour bien comprendre, l'origine vient de l'Inde. Et du coup, c'est juste un tout petit brin d'histoire par rapport à ce yoga.
- Speaker #1
Alors rapidement, d'abord, ça se restitue entre 8 et 10 000 ans sur les premières pratiques yogiques. Pas du tout comme on l'entend aujourd'hui. Il faut remettre aussi dans le contexte. En gros, ce sont des maîtres, ils se sont installés dans une posture d'assise, ce qu'on appelle l'assise, de méditation. Ils ont intégré des informations. De ces informations, ils ont eu le devoir de les retransmettre à l'humanité.
- Speaker #0
Ça me rappelle un peu le Reiki, mais bon, bref.
- Speaker #1
Donc, c'est Rishi, ces maîtres, qui ont pu, dans cet état méditatif... Comme dans le rec, effectivement, ils ont reçu des enseignements et se sont dit, eh bien, il faut que l'humanité puisse en profiter. Sauf qu'on sait très bien que l'homme, dans l'incarnation, n'arrive pas à s'en tenir juste à transmettre l'info.
- Speaker #0
C'est-à-dire qu'il déforme.
- Speaker #1
Déforme, manipulé, utilisé, voilà. Donc il y a eu toute une phase de l'obscurantisme, évidemment, qui a été partout dans le monde, où c'était très codifié, c'était un brahman. avec un disciple, donc un maître enseignant avec un disciple. C'était très codifié, c'était réservé aux hommes, il faut le savoir. La plupart des critiques, quand on le voit, sont des femmes. Mais en fait, au départ, c'était réservé aux hommes.
- Speaker #0
Intéressant.
- Speaker #1
Voilà, donc ce qui est un pied de nez aussi dans l'évolution, je trouve que c'est plutôt pas mal. Et puis, donc il y avait un peu, il y avait dans l'obscurantisme, juste pour expliquer ce que ça veut dire de manière très claire, c'est que par exemple... si vous n'amenez pas d'offrandes à ces maîtres, ils allaient éteindre le soleil et couper la lumière. Voilà.
- Speaker #0
OK, d'accord.
- Speaker #1
On en est là à certains moments. D'accord. Je schématise et on me pardonnera de le schématiser un peu comme ça, mais sur un format comme aujourd'hui, on ne va pas commencer à s'étendre dans les détails historiques, mais c'est juste pour comprendre qu'il y a eu ça. Et puis, le bouddhisme est arrivé. Le bouddhisme a transformé énormément la carte du monde. puisque c'est le bouddhisme qui a ouvert le yoga et les pratiques yogiques au peuple. Parce qu'il y avait la notion de... Alors, comment ça se fait que vous, vous prétendez pouvoir atteindre un certain éveil et plein de choses magnifiques dans cette vie-là, et surtout Moksha, la libération pour les vies suivantes, puisqu'on va parler de la roue des vies.
- Speaker #0
Samsara et avec la reine, exactement.
- Speaker #1
Exactement. Donc, l'idée, c'est qu'en fait, on arrive à brûler notre karma d'une vie à l'autre. et qu'à la fin, on puisse se libérer de cette fameuse roue des vies. Donc à la base, il y a Moksha qui est la libération, c'est une sorte de finalité, on va atteindre. Alors l'équivalent pour la plupart des gens, ça serait nommé le nirvana, mais ça c'est plutôt bouddhiste, d'accord ? Oui, tout à fait. Le samadhi, d'accord ? Donc c'est vraiment le samadhi, c'est qu'on atteint un état. Alors c'est très discuté, il y en a qui vont dire qu'on l'atteint à la mort. et à un état d'éveil, il y en a qui vont vous dire, l'état de Samadhi, on peut l'atteindre tous les jours. Je fais partie des personnes qui pensent qu'on peut l'atteindre tous les jours.
- Speaker #0
Je suis de la même branche.
- Speaker #1
Voilà, donc moi je me dis toujours un moment où tu vois quelqu'un par exemple que tu n'as pas vu depuis très longtemps, exemple type, tu es à l'aéroport, tu vois cette personne, ta premier regard, il n'y a pas eu un mot. Il y a juste cet état de grâce, parce que le samadhi, c'est ça, c'est un état de grâce. Voilà, il y a juste à ce moment-là ces deux énergies qui se retrouvent, ces deux esprits qui vont se retrouver, et là, c'est un état de samadhi. C'est incroyable, juste avant qu'il y ait un mot de prononcé ou même un contact, il y a juste ça. Et donc, on peut les atteindre comme ça, en faisant une marche, en mangeant quelque chose qu'on aime au final, dans l'instant présent.
- Speaker #0
Alors oui.
- Speaker #1
d'être dans l'instant présent.
- Speaker #0
Exactement, connecté à la joie et en plus avec cette phase supérieure qui va être l'émerveillement.
- Speaker #1
Exactement. Et c'est savoir le reconnaître, en fait, l'instant présent. C'est de dire, eh bien, je suis en train de vivre, je fais ce pas de côté. On parle de métacognition en psycho, mais c'est ça, c'est se voir en train de faire. C'est ce qu'on va faire aussi en pratique. Exactement. Et la pratique yogique, la vraie, c'est s'observer sans être dans l'esthétique et dans le jugement. C'est ce qui va se différencier de ce qu'on vit aujourd'hui, puisque c'est que de l'esthétique, du flow et du mouvement jugeant. Puisque si je n'ai pas la petite brassière et le tapis qui va avec, peut-être que je ne vais pas être acceptée dans le cours.
- Speaker #0
Oups, tu vas te faire des copines.
- Speaker #1
Je ne suis pas là pour me faire des copines. Non,
- Speaker #0
mais c'est ça qui va être super intéressant, c'est de venir justement démystifier aussi certaines choses qu'on veut voir aujourd'hui, parce qu'il y a peut-être des personnes qui ne sont pas... empêche de faire des choses en disant mon Dieu, mais je n'ai pas le dernier, je n'en sais rien, legging qu'il faut pour faire la pratique ou je n'ai pas le dernier tapis ultra moderne, j'ai qu'un vieux truc qui traîne et de se dire, en fait, ça peut nous bloquer alors que pas du tout, ce n'est pas ça que représente véritablement la pratique du yoga.
- Speaker #1
Et après, j'ai envie de dire, ça répond à des demandes de certaines personnes qui ont besoin de ça pour rentrer dans le yoga. Tout est recevable et il n'y a pas de jugement. c'est-à-dire si ces personnes-là, ce qu'ils leur parlent, c'est de devoir avoir une certaine tenue, un tapis et une certaine pratique pour rentrer à l'intérieur et se sentir dans ça, c'est tout à fait recevable. C'est une entrée peut-être qu'au cours de leur vie d'ailleurs, et je leur souhaite, il y aura une ouverture sur autre chose. C'est un moyen de rentrer dans le yoga et c'est récupéré, ça le fait vivre, donc on peut quand même remercier aussi tous ces courants-là. Ce n'est pas tagué positif ou négatif. Et d'ailleurs, j'insiste là-dessus, parce que ça ne serait pas du tout dans l'état de yoga Voilà. d'être là-dedans. Alors après, il y a des dualistes et des non-dualistes. Attention, c'est pas...
- Speaker #0
Il ne faut pas que ça bloque.
- Speaker #1
Voilà. Donc, en fait, si on a envie d'aller dans ces espaces-là et qu'on a un professeur, on a toujours les pratiquants qui nous ressemblent. Donc, voilà, si on est dans un espace comme ça où on a besoin d'être beaucoup dans l'esthétique, peut-être que c'est une personne qui vient aussi de la danse, etc. donc c'est tout à fait recevable il n'y a pas de jugement là-dedans là où ça commence à être plus compliqué c'est des professeurs qui en fait se font payer pour faire leur flot sur leur tapis, ils ne regardent pas ce que font leurs élèves là par contre, on rentre dans une dimension qui est problématique, mais bon, j'y reviendrai tout à l'heure. Mais pour... Là, c'est problématique parce que du coup, on n'est pas du tout en train, on n'est pas dans la transmission. Et là, aujourd'hui, c'est aussi moi, ma volonté, c'est de comprendre qu'est-ce que la transmission quand on est professeur de yoga et aussi ne pas oublier que c'est un sacerdoce, parce que le soir, on travaille, on a des horaires décalés, il faut être là, il faut mobiliser l'énergie pour un groupe, il faut que notre énergie porte le groupe. On a cette responsabilité-là et on doit arriver en ayant tout nettoyer nous-mêmes. C'est-à-dire que quand on arrive à l'enseignement du yoga, on est censé avoir fait déjà un processus nous-mêmes. On est censé avoir brûlé certaines choses et arriver avec justement ce non-jugement de l'élève que je vais avoir en face de moi. Du non-jugement de ce qui va se passer là.
- Speaker #0
Est-ce que ce processus est censé être que pour le yoga ? Je laisse la question.
- Speaker #1
Je répondrai que bien évidemment que non, je me permets de répondre. Mais voilà, et donc dans l'histoire du yoga, cette ouverture justement avec, parce qu'il y a eu les védiques, ensuite il y a eu le bouddhisme, il y a eu le fait le vedanta, c'est-à-dire après les védiques. En gros, si on ramenait ça à notre époque, c'est qu'ils ont rendu ça bankable et marketing. C'est-à-dire que ce qui avait été dit avant le bouddhisme, c'était un petit peu trop compliqué. Et ils se sont dit, on va prendre des choses du bouddhisme et de ce qui s'est passé dans l'évolution. Attention, ça... Ça a été très très long. Ça ne s'est pas fait en deux jours. Et ils en ont fait une nouvelle version. Et de cette nouvelle version, il y a eu une ouverture au monde. Alors c'est vrai que notamment par rapport à la belle-sœur de Gautama qui avait ouvert les premiers centres avec des femmes qui étaient ce qu'on pourrait appeler des moines, entre guillemets. Mais des nonnes, mais au sens pour les comparer, parce qu'en fait, il n'y en avait pas. C'était vraiment très, très fermé aux femmes. Donc ça, ça a ouvert et ça a ouvert en Inde. Après, je mettrais des guillemets aussi. Je ne vais pas forcément me faire des amis là-dessus non plus, mais ce n'est pas grave. Il ne faut pas oublier quand même qu'en Inde, il y a toujours des castes et que la position de la femme, elle est très discutée et discutable.
- Speaker #0
Toujours, même en 2026.
- Speaker #1
Même en 2026. Et d'ailleurs, je vous invite à lire le livre La Tresse. D'abord, lisez le livre avant de voir le film, si vous avez déjà vu le film. Bon, ben voilà. Mais lisez parce que ça parle quand même de la position de la femme et c'est très vulgarisé. Je trouve que c'est pas mal. Mais voilà, c'est très, c'est important, si vous voulez avoir une entrée au yoga, d'aller vous renseigner, lisez des livres déjà. Arrêtez de couper Internet, en fait. Lisez ou prenez peut-être des audios, des livres, des audios, pour peut-être si vous avez du mal à avoir une entrée avec la lecture, etc. Ce qui est tout à fait aussi recevable. Mais il y a différents courants. Ce qui est important de comprendre, c'est ce qu'on en fait aujourd'hui de tout ça.
- Speaker #0
Ce que j'allais te dire, c'est ce qui peut expliquer justement aujourd'hui le fait qu'il y ait différentes pratiques, différents courants, beaucoup de courants.
- Speaker #1
Alors, il y a beaucoup de courants parce que de toute façon, il y a eu beaucoup de courants. Il y a eu le chivaïsme du Cachemire. Après, dans le Hatha, il y a différents mous. mouvants, j'ai envie de dire. En plus, les noms sanscrits ne sont pas forcément les mêmes. Il y en a, dès qu'on met un doigt comme ça, ça crée une nouvelle posture, une nouvelle asana. Donc, en fait, on va en avoir plus de 80 000 parce qu'à la fin, tout le monde y va de son orientation. Et puis, en fait, on a dénaturé le yoga puisqu'on l'a coupé de la médecine traditionnelle indienne, d'Ayurveda. Et en fait... C'est comme le Qigong et la médecine traditionnelle chinoise. Ça n'est pas un des...
- Speaker #0
Le Qigong est un des cinq piliers de la médecine traditionnelle chinoise, au même titre que la pharmacopée, donc l'herboristerie, au même titre que l'acupuncture et que les méridiens.
- Speaker #1
Exactement. Donc, on va retrouver en acupuncture l'équivalent, c'est les points marma en Inde. Ils ont commencé aussi avec l'acupuncture, sauf que ça a été un petit peu plus compliqué dans la mise en place. Et puis finalement... Alors il y a le Kerala qui a résisté, qui en a fait pas mal. Mais voilà, dans l'histoire de l'Inde, il ne faut pas oublier non plus qu'il y a eu quand même l'occupation britannique.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
Et que l'Ayurveda a été interdite. Donc, ils n'avaient pas le droit de pratiquer leur médecine. Et le Kerala est une région de l'Inde qui a beaucoup résisté en ce sens. Et d'ailleurs, elle est encore toujours un petit peu le berceau de l'Ayurveda aujourd'hui. Donc, en fait, les préconisations, notamment, on va prendre la base, la respiration, les pranayamas, on en retrouve et en Ayurveda et dans la pratique physique, dans le yoga. Donc, ça, c'est une chose. Puis après, on a scindé beaucoup de choses. Il y a le yoga des yeux, le yoga du rire. on a voulu en faire plein de business. Il ne faut pas oublier qu'en fait, quand je travaille le regard, le geste et l'œil avec ce qu'on appelle les points de concentration, ça s'appelle les drishtis, je fais travailler mes yeux. Les muscles s'insèrent sous les muscles cervicaux. Oui, effectivement, je vais le travailler. Quand je suis dans la joie et je vais partir de cet espace-là, de la joie, le yoga, c'est la joie, je suis déjà dans une sorte de yoga du rire. Après, si je veux en faire une pratique Merci. parce que ça m'intéresse d'aller la détacher de ça, d'accord. Mais il ne faut pas oublier qu'après, il y a pas mal de disciples de ces propositions-là qui ne savent pas trop même pourquoi elles le font. Moi, j'ai quand même entendu un professeur dire « Non, mais si vous voulez plus d'informations sur ce que je fais, allez sur Google. » Alors, d'accord, mais non. Alors, moi, j'organise le festival de yoga au château de Voltaire, à Ferney-Voltaire. Ça fait la cinquième année, on a commencé la première année avec l'Office du tourisme et puis après on était en binôme avec justement Jen qui est praticienne en médecine chinoise, avec qui j'ai beaucoup travaillé et échangé. Et après, là, j'ai repris le projet seule puisqu'elle va sur des projets familiaux et elle va fonder une famille, donc c'est des très beaux projets. Donc je vois, je reçois des candidatures, forcément, je demande des certifications, je demande... Et c'est très très léger, il faut le savoir. C'est très léger, beaucoup après d'un peu sur le tas. Alors, ça a été cette période New Age aussi qui a beaucoup amené ça, où on allait en Inde, on faisait qu'un jour, on revenait, etc. Le Covid a donné des autres proclamations. Oui, on n'a pas rangé les choses. Et ça, c'est quand même important de le préciser, parce que derrière, il y a quand même des gens qui passent des années à se former, à pratiquer d'ailleurs avant, ce qui a été mon cas puisque j'ai fait l'École nationale des professeurs de yoga. où j'avais quand même de très nombreuses années de pratique avant, et même là, je ne me sentais pas légitime d'y aller. Je me suis posé la question, est-ce que vraiment je suis capable de transmettre ? Parce qu'apprendre, l'apprenant-apprenant, c'est une chose, mais est-ce que dans la pédagogie, est-ce que dans l'écoute, est-ce que dans mon engagement dans la relation, parce qu'on va parler de relation d'alliance entre le professeur et l'élève, il y a une vraie relation éthique.
- Speaker #0
Tu as parlé d'union tout à l'heure.
- Speaker #1
Absolument. Éthique et déontologique. Donc, c'est important aussi ça. Est-ce que je suis capable de maintenir ces espaces avec mes élèves ?
- Speaker #0
Il faut garder en tête que tout le monde n'est pas fait pour la transmission non plus.
- Speaker #1
Absolument. Et après, c'est aussi quand même bien connaître l'histoire du yoga, connaître les fondements. Donc, au XXe siècle, il y a Iyengar qui a beaucoup amené, mais il y a d'autres maîtres qui ont été filmés. Donc, forcément, ça a commencé à passer sur les écrans. Mais quand on regarde les vidéos, il y a, j'en sais rien, 50, 100 personnes dans la salle. À aucun moment, il ne regarde les personnes autour de lui. Il est dans un show. Il fait des postures extrêmes, incroyables, très esthétiques, qui amènent à de l'admiration. Et on ne peut avoir que de l'admiration, bien évidemment, sur ça. Après, derrière, il y a des espèces d'obsessions sur l'alignement, sur Ayangar qui était derrière, qui sont très liées au yoga. Il y a cette histoire d'alignement. Bon, bon. Donc, dans l'histoire, pourquoi on en est arrivé là dans les années 2000 ? Je ramène pas mal au contemporain, parce qu'on pourrait refaire l'histoire du yoga pendant très longtemps, mais aujourd'hui, on n'a pas forcément le temps. Mais c'est qu'il fallait que ça soit marketing, en fait, quelque part, pour qu'on puisse le ramener en Occident.
- Speaker #0
Totalement.
- Speaker #1
Et il a très bien fait le travail.
- Speaker #0
Le New Age a fait bien le travail et beaucoup de dégâts aussi derrière.
- Speaker #1
Absolument. Mais y compris, malheureusement, chez les maîtres, puisqu'il y a eu des dérives sectaires.
- Speaker #0
Ils se sont adaptés.
- Speaker #1
Oui, alors « gourou » veut dire « maître » , mais aujourd'hui, il y a… Oui,
- Speaker #0
le problème, c'est que « gourou » veut dire « maître » . Le problème, c'est qu'en France ou en Occident, mais surtout en France, « gourou » automatiquement est associé à quelque chose de négatif et de dérive sectaire derrière. Alors qu'à la base, « gourou » est quand même le terme fondamental justement de « maître » . Oui, c'est ça. On est gourou d'Ève, on fait même le jour du gourou. On est tous en fait le maître de quelqu'un. C'est ça la pensée d'Ève. On va forcément apprendre à quelqu'un quelque chose à un moment. Donc en fait, il y a cette notion qu'on est toujours dans la notion de maître et d'élève. Je vais aussi en permanence en étant le maître et l'élève. Et donc le gourou, en ça, c'est beau. Et le gourou, celui qui vient retransmettre les pratiques. Il doit être dans l'humilité. Certes, il arrive avec une verticalité dans le savoir, mais après, il va être à l'horizontalité avec ses élèves, et donc ne pas faire passer à ses élèves que forcément, il en sait plus. Par principe, il en sait plus, mais il doit savoir se mettre à son niveau. Et donc, je ne vais pas faire un flot endiablé sur mon tapis, juste pour me montrer. Je ne suis pas là pour me montrer. Je suis là, et même normalement, je ne vais même pas montrer. On devrait juste le faire à la parole. Mais bon, ça, c'est plus compliqué dans les faits. Mais bon, voilà. Donc, aujourd'hui, il y a eu des récupérations. C'est vrai aussi qu'il y a eu des histoires de gens qui ont fait des dérives, pas que religieuses, mais aussi sur des abus d'adeptes. Enfin, il y a eu pas mal de choses. On est forcément obligés d'en parler parce que ça retombe toujours sur le devant de la scène. Il y a aussi des pratiques qui vont être très religieuses. On ne va pas se mentir. Dans le yoga, il y en a qui vont être très basées sur des mantras religieux. Le mantra, c'est quelque chose qu'on va réciter. Oui, c'est une prière. Il faut savoir où on met les pieds, il faut bien demander là où on met les pieds. Dans la Kundalini notamment, il y en a qui peuvent être là-dedans, et c'est leur choix, et c'est leur façon de vivre le yoga, puisqu'il y a aussi le yoga de la dévotion, Bhakti Yoga, qui fait partie du yoga où on va être plutôt dans des dévotions et qui peuvent aller jusqu'à des dévotions religieuses. Donc ça, il faut aussi le savoir, ça existe. Après, moi, j'ai été formée dans l'école géosophique du Samkhya. On va parler beaucoup de l'énergie universelle, de l'univers, de l'universalité, du macrocosme et du microcosme, de l'individualité et de la globalité. On va parler de la Terre primordiale et du cosmos, de Akash. Alors, on parle beaucoup d'Akashique en ce moment. Là aussi, revenir au centre, voilà. Et en fait ce qui est important justement, je parle de revenir au centre, mais c'est revenir à l'axe et le yoga c'est revenir à l'axe. C'est toujours revenir à...
- Speaker #1
Tu parlais d'alignement tout à l'heure.
- Speaker #0
Absolument. Qui je suis au fond et aller vers le soi et ça va être cette traversée là le yoga et c'est en premier lieu ça. Alors c'est ce qu'on appelle du dev perso aujourd'hui.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Mais à l'époque c'était ça et ensuite les pratiques yogiques, elles ont entre 3 et 5 mille ans vraiment sur les postures. Mais en fait, avant ça, il y avait... maintenir le corps en bonne santé. Justement,
- Speaker #1
ça consisterait en quoi, finalement, le yoga ? Ce n'est pas uniquement des postures ?
- Speaker #0
Non. Donc, justement, la première chose, c'est la corporalité. C'est le schéma corporel. C'est intégrer ton corps. Parce qu'il y a des zones qu'on n'intègre pas, soit parce qu'il y a déjà eu quelque chose qui s'est passé en utéro, soit, de toute façon, à partir de la naissance, on va commencer à intégrer notre schéma corporel.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc, c'est pour ça qu'en Inde, les mères, elles massent énormément leur bébé. La bianca, le massage, ça fait partie de la routine que tu vas faire tous les jours. Alors, c'est pour ça qu'après, il y a le massage à bianca. Moi, je fais justement du massage ayant védique parce que ça fait partie pour moi de l'accompagnement que je vais transmettre.
- Speaker #1
Le processus, totalement.
- Speaker #0
Exactement. Donc, il y a la corporalité, toucher mon corps, être reconnecté à mon corps, connaître les limites. Tiens, ben là, je n'arrive pas à lever mon bras plus haut que ça, eh bien je vais accepter aujourd'hui que c'est comme ça. Donc on va plutôt parler d'orientation du corps, plutôt que d'avoir une volonté absolue d'amener le mouvement au bout. Donc c'est là où on va sortir de l'esthétique et être dans la globalité. Et donc tout ça, ça va nous permettre d'intégrer notre schéma corporel, donc ça va nous faire travailler beaucoup les yeux fermés, ce qui va faire travailler, sans entrer trop dans l'état, mais la proprioception. Oui, c'est la capacité. On a des capteurs qui vont nous permettre de savoir. Là, je sais qu'en fermant les yeux, j'ai mis ma main gauche orientée avec les doigts vers la gauche, etc. Donc, on va travailler la proprioception, le repérage dans l'espace, le repérage de mon corps. Comprendre aussi l'anatomie, mes épaules, qu'est-ce que ça veut dire, mon homoplate, ma hanche. Connaître au moins le minimum syndical sur mon corps. C'est avoir de l'autonomie, de la souveraineté. Si je ne connais pas mon corps, comment est-ce que je peux l'aider ?
- Speaker #1
Et ça tombe bien parce que connaître son corps est justement la base de l'ancrage par exemple.
- Speaker #0
Exactement. Si je parle d'ancrer mon bassin, qu'est-ce que ça veut dire ? Et mon bassin, c'est mon bassin, mais c'est aussi mon petit bassin. Et il y a aussi toute la partie organe et aussi énergétique. Je peux très bien avoir une hystérectomie et ne plus avoir d'utérus, mais avoir un utérus énergétique.
- Speaker #1
Ah, mais totalement. Et ça, ne jamais sous-estimer, parce que je passe mon temps à le répéter. Effectivement, les organes, si on vous retire un organe... Je prends le cas parce qu'apparemment, en accident, c'est très courant, l'AVB ou la rate qu'on va retirer très facilement. Ce n'est pas parce que vous n'avez plus cet organe physiquement qu'il n'existe plus énergétiquement. C'est-à-dire que même l'organe, du point de vue énergétique, l'organe ne représente peut-être que 0,1%. Quand je parle de l'organe, je parle de l'organe concret, la matière, il ne représente que 0,1% de votre être. Donc, ça signifie qu'il est toujours présent à 99,9% dans votre énergie. Donc, toujours garder ça en tête.
- Speaker #0
Oui, c'est important parce qu'on peut aussi aller le connecter, en fait, cet espace-là et le faire vivre, en fait. Et surtout, dans la circulation du corps, parce que là où ça va impacter sur la santé, justement, c'est la respiration. Donc, il y a la corporalité, la respiration. C'est la base de la circulation de l'énergie. Évidemment, tu le sais aussi bien que moi. mais Pour ceux qui vont nous écouter, c'est important de le savoir. La première chose que vous devez réguler, c'est votre respiration. On vous parle de protocoles incroyables, de choses extraordinaires. Moi, je travaille en thérapie psychocorporelle. La première chose que je vais aller regarder chez la personne, c'est comment elle respire. Est-ce qu'elle est sur des élévations de cage thoracique, sur des expansions de cage thoracique ? Est-ce que c'est par le nez, par la bouche ? Là aussi, ça va changer. Par la bouche, ça va amener des désordres somatiques et ça va rendre la santé... moins probantes sur les années. Donc, en fait, ce qu'on a envie, c'est que le corps vive le plus longtemps possible dans les meilleures conditions. Une des conditions, par exemple, c'est de pouvoir le plus longtemps possible s'asseoir et se relever sans les mains. Dans la pratique yogique, on dit que quand on sait faire ça, c'est qu'on a réussi à maintenir notre corps dans une dynamique suffisante.
- Speaker #1
OK, bon, il va falloir s'y mettre, Véro. Voilà, au revoir. C'était la fin de cet épisode, du coup.
- Speaker #0
Allez, on va faire du yoga. On va travailler les mouvements, les fentes et tout ça.
- Speaker #1
Oh merde, je savais que j'étais vieille, mais là, merci de me le confirmer.
- Speaker #0
Non, non, tu n'es pas vieille.
- Speaker #1
Je voulais juste rebondir sur ce que tu disais par rapport à la respiration. Si on prend le cas de la MTC, il faut garder en tête que, par exemple, la respiration, par le biais du poumon, qui va venir transformer cette respiration en énergie, qui est une énergie spécifique. fait partie, alors je vais caricaturer, mais je vais dire un tiers en fait, de l'apport d'énergie au quotidien. C'est-à-dire qu'il y a trois apports d'énergie pour le corps, donc trois apports de Qi dans le quotidien. Ça passe par la respiration, par le biais de l'organe du poumon, par l'alimentation, par le biais de la rate et l'estomac, et par le biais du rein avec le Jing qui est l'énergie vitale. Et elle, bon par contre, on l'a depuis notre naissance. C'est la fameuse bougie depuis notre naissance. Donc les auditeurs connaissent cette notion de bougie. Et de cire, de la bougie, d'accord ? Donc d'où l'importance, effectivement, de la respiration. C'est pour ça que tu vois, tout à l'heure, je me suis trompée quand je t'ai dit, je pensais, j'étais persuadée, alors j'ai dû m'endormir à mon premier cours de yoga, où je pensais que yoga voulait dire respiration, mais parce que la prof était tellement ancrée, justement, sur cette idée que le yoga, c'était principalement apprendre à respirer, que finalement, voilà, j'étais restée sur cette notion-là.
- Speaker #0
Oui, oui, en fait, c'est prana. C'est le chi, ou le ki, c'est prana. C'est l'énergie vitale. Après, il va être avec un grand P quand on va parler vraiment de l'énergie universelle. Après, il y a la respiration avec un petit P.
- Speaker #1
En médecine chinoise, c'est pareil. Quand je parle du Qi, c'est le Qi général. Après, chaque organe va avoir son propre Qi. Par exemple, celui du poumon, c'est le Wei Qi. Celui de la rate et l'estomac, c'est le Gu Qi. Effectivement, le Qi avec un grand Q, c'est l'énergie générale. Comme le prana du coup. Oui,
- Speaker #0
exactement. Et c'est là où c'est très intéressant de croiser les regards, parce que quand même, partout dans le monde, on a dit les mêmes choses, on t'émergeait au même moment. Totalement.
- Speaker #1
Je n'ai pas complété tout à l'heure, quand tu es venue parler de la peau, du contact et du massage, j'aurais pu faire exactement le même lien, par exemple, où l'âme du poumon s'appelle peau, P-O, et ce n'est pas pour rien non plus, parce qu'en fait, c'est ce qui nous permet d'être véritablement ancrés, et c'est pour ça qu'on préconise. Toujours en médecine chinoise, par exemple aux femmes de faire énormément de peau à peau, de massage de 0 à 3 ans, parce que c'est là où vraiment on va permettre grâce à cette âme, peau, vraiment de venir ancrer l'enfant, le bébé et l'enfant dans cette matière qui est sur l'incarnation et dans son corps.
- Speaker #0
Absolument. Là, c'est la même chose avec la myanga et l'autobianga, c'est exactement ça. Et d'ailleurs, on le voit après chez les psychotiques, il y a des idées de morcellement du corps. Donc on voit bien que quand c'est dysfonctionnant à ce niveau-là, le fait de toucher les bras, de nommer, de te masser. En plus, il y a tout un protocole. On dit à l'enfant, je vais te masser. Il y a une connexion. On est déjà en train, on est dans le je te salue et je reconnais en toi l'âme qui existe. le namasté c'est ça ça veut dire qu'on reconnaît l'essence la lumière, la présence chez l'autre, c'est pas juste se dire bonjour, au revoir, namasté,
- Speaker #1
pas du tout ça veut pas dire bonjour même d'ailleurs pas du tout,
- Speaker #0
c'est vraiment je te salue et je reconnais en toi vraiment la lumière, l'être de lumière l'âme si on va là-dedans, mais vraiment et donc dans le schéma corporel c'est vraiment cette corporalité mais d'ailleurs le Servan Schreiber l'a bien expliqué il en parle de cette corporalité il a repris d'ailleurs de ces fondements là c'est intéressant parce qu'après en médecine on sait aussi, et là vous pouvez les vérifier il y a énormément d'études qui ont été publiées sur la respiration par le nez par exemple pour ceux qui respirent par la bouche on va l'utiliser par exemple pour l'hypnose, pour l'auto-hypnose on va passer par cette respiration nasale Dans le cadre des pranayamas et des respirations, elles ont toutes une essence, une raison, pourquoi on les fait. Parce que là, souvent, ce n'est même pas dispensé dans certains coups, c'est fait rapidement. Il faut savoir qu'il y a aussi des respirations, elles ne vont pas être adaptées à des gens, par exemple, comme l'apathie, où ça va être une respiration, on va contrôler que l'expire, ça donne un... Comme ça. Il faut savoir, quand on fait de l'hypertension, on a des problèmes cardiaques, il va falloir faire très attention à ce qu'on fait. Donc là aussi...
- Speaker #1
L'hyperventilation.
- Speaker #0
Exactement. Après, sur Ujjayi, qui est la respiration océanique, c'est une respiration qui va réduire le débit d'air. Donc, elle va travailler sur tout ce qui est barreaux réflexes. Donc, on va travailler sur vraiment la tension artérielle. On va pouvoir permettre au cœur de se calmer et du coup au mental de se calmer. Parce que dans cette route cérébro-cardiaque, on va avoir un grand espace d'action pour travailler à la fois sur le système nerveux, à la fois sur l'énergie du corps, parce qu'effectivement, le prana... va faire partie du trio prana, Ausha et tejas. Donc, tejas, c'est le feu transformateur. Si on ne l'a pas, si on mange des aliments tout le temps froids, par exemple, ou qui n'ont pas le bon prana, entre guillemets, la bonne chaleur, du coup, tout le système digestif ne va pas fonctionner correctement. Du coup, il va y avoir une stagnation, il va y avoir des toxines. du coup le côlon va avoir des stagnations et la maladie risque d'arriver donc en fait c'est comme en médecine traditionnelle chinoise quand la maladie est au tard il faut qu'on arrive à être là avant totalement le yoga en fait le yoga vient compléter la médecine traditionnelle en disant bah du coup j'ai besoin d'avoir une respiration complète donc j'apprends déjà mais qu'est ce qu'une respiration globale Qu'est-ce que ça veut dire bien respirer ? Par exemple, là j'entends encore des fois où j'ai lu dans un magazine, que je ne nommerai pas, dans une salle d'attente là, où c'est de nouveau on gonfle le ventre, on gonfle le ventre. Ben oui, moi j'ai envie de vous dire, mais continuez à gonfler le ventre, mais votre diaphragme il est où ? Il n'est pas dans votre ventre, il est dans votre cage thoracique. Totalement. Alors bon, qu'est-ce qui se passe dans ma cage thoracique ? Quid ? Il y a quand même les poumons, les bronches, le cœur, le diaphragme.
- Speaker #1
Et sachant qu'on peut avoir le diaphragme... très facilement bloquée, automatiquement, on ne sait plus respirer, on ne sait pas respirer. Et j'avoue que quand j'ai commencé justement le yoga, j'ai fait, alors je suis un bébé yogi, j'ai fait trois ans de yoga, quand elle a commencé, quand elle a commencé, c'est là où j'ai réalisé que, ah ouais, en fait, je viens de réaliser qu'en 45 ans, je ne savais pas respirer. C'était exactement ça. Et en parlant du diaphragme, je me souviendrai toujours encore, c'était justement pendant mes études de MTC, où c'était un collègue qui était ostéopathe et qui m'a regardé faire pendant toute une séance de soins énergétiques et qui me dit, ça serait bien que tu commences à respirer. Et je le regarde, il me dit, non, non, en fait, tu viens de faire là un soin totalement en apnée. Et en fait, effectivement, quand il m'a fait une séance, on s'est aperçu que mon diaphragme était totalement bloqué.
- Speaker #0
Eh oui !
- Speaker #1
D'où l'importance quand même de la respiration. Comment on peut aujourd'hui justement savoir vers quel yoga aller ? Parce que, alors je vais peut-être caricaturer, je vais dire il y a des yogas qui sont extrêmement yin et des yogas qui sont extrêmement yang. pour moi l'avoir vécu, parce que j'avais une copine qui faisait du yang, et j'avais l'impression du yang, justement tu en parlais tout à l'heure, qu'elle faisait de l'aérobie, de l'aérobie, et j'ai fait, ben non, moi je veux pas du tout ça, et que j'ai trouvé justement quelqu'un qui faisait de, alors tu l'as dit tout à l'heure, de Lata Yoga, je veux pas dire de bêtises, et où justement c'était un truc très méditatif, alors c'était pas du Nidra, mais quelque chose quand même de très posé, des postures mais très lentes, et là, moi je me suis retrouvée, et je me suis dit, c'est ça qu'il me faut.
- Speaker #0
Alors, le Hatha Yoga, malheureusement, et je le vois dans ce qui se vend en billetterie du festival, a été dénaturé. Parce qu'en fait, le Hatha Yoga, effectivement, à la base, c'était des postures que l'on tenait pendant un certain temps, où il y a un travail d'ancrage, et puis après, ça va dépendre quand on part sur le yoga de l'énergie, par exemple, qui a été propulsé par Roger Clerc. On va travailler en interne ce qu'on appelle le regard intérieur. On va amener l'énergie à certains endroits. Mais en fait, le regard intérieur, ça vient du Hatha Yoga. Mais en gros, c'est vrai que ça a commencé à devenir un petit peu ennuyant, je pense, pour certaines personnes parce qu'il faut tenir la posture. Et je vais être très claire. C'est parce que je tiens la posture, que je synchronise mon souffle avec le mouvement, que j'atteins le muscle profond, que je vais vraiment travailler et que ça va devenir très inconfortable. Parce qu'à ce moment-là, on va commencer à toucher à l'émotionnel, aux sensations, et qu'il y a peut-être des choses qu'on n'a pas du tout envie de voir à ce moment-là. Et comme nous sommes dans une société qui n'a pas du tout envie de voir ce qui est inconfortable, et on échangeait là-dessus, ou on nous vend que le dev perso c'est une baguette magique et que tout est beau, pas du tout, eh bien je vais être très claire, le yoga non plus. Parce que sur le tapis, on peut pleurer, on peut ressentir de la colère, on peut ressentir de la tristesse. Et c'est en ça où c'est très proche justement de l'analyse psychanalytique. Moi, c'est ce qui m'intéresse. D'ailleurs, je travaille dans ces deux concepts-là quand je travaille en psychocorporel. C'est qu'on va aller travailler le moi, qui je suis. C'est ce que je me présente. Voilà, je suis professeur de yoga. Je suis, je fais. C'est l'action, un petit peu, le moi. Et puis après, il y a l'ombre. La zone d'ombre, c'est tout ce qu'on n'a pas vu parce que c'est inconscient ou tout ce qu'on cache. Alors, ce n'est pas forcément sombre dans le mauvais sens. Ah non, non. Ça peut être aussi le sabotage, notre créativité, etc.
- Speaker #1
Je vais raconter mon anecdote. Pendant ces trois années, j'ai eu ce qu'on appelle une capsulite, une épaule gelée. Donc, une épaule qui s'est bloquée en 24 heures et impossible de bouger vraiment mon épaule. Et en fait, à ce moment-là, quand j'ai recommencé à bouger un peu mon épaule, j'ai... continuer quand même à aller au yoga et c'est le yoga qui petit temps m'a permis quand même de récupérer de l'amplitude au niveau de mon bras et surtout ce que j'ai trouvé génial c'est qu'à un moment donné j'avais beau travailler sur le côté émotionnel mental il me manquait des informations et les informations je les ai capté en fait pendant les cours de yoga c'est à dire que j'ai récupéré les informations qui me manquait les fameuses pièces du puzzle au delà simplement du de la problématique physique qui était en train d'être résolu finalement avec la souplesse Alors non pas ma souplesse, mais du coup ce que m'amenait le yoga. Et en fait, j'ai récupéré les informations de savoir comment je m'étais bloquée, quelle était la problématique émotionnelle. Et je suis allée au cœur du problème pendant une séance de yoga.
- Speaker #0
Et merci de le partager parce que c'est vraiment là où tu tombes au cœur de ce qu'est la pratique en fait. Et justement, quand on a ces informations, on peut aller vers le soi. Et l'union, c'est le soi en fait. c'est qu'on a réussi à unir le moi et l'ombre, et qu'on a réussi à aller dans un autre espace. Alors on dit « Soham » , je suis ce que je suis, et surtout ce que je ne suis pas. C'est sortir des étiquettes, c'est sortir de ce que les autres ont dit que vous étiez, ou ce que vous-même vous vous êtes persuadé que vous étiez avec le temps. Quand on te répète « Oh là là, t'es colérique, tu, tu, tu, tu, tu, le tu, tu, tu, éternellement. » Justement, la pratique du yoga permet ce travail, j'utiliserais un terme junguien, mais d'individuation. C'est vraiment savoir qui je suis. C'est me désidentifier en fait de tout, sociétal, éducation.
- Speaker #1
Le mantra du chakra racine, c'est je suis. Mais c'est juste je suis. Je ne suis pas Véronique, je ne suis pas Marie, je ne suis pas thérapeute.
- Speaker #0
Non, c'est je suis. Et dans la pratique, on va dire, je ne suis ni le corps ni le mental. Et ça, c'est un mantra qu'on peut se répéter. Je ne suis ni le corps ni le mental. Donc, dans les pratiques, il y a le hatha yoga. Normalement, on n'utilise par exemple pas d'accessoires, pas de briques, pas de sangles. Ça, c'est venu après. Et bon, tant mieux, je veux dire, si on a envie de mettre des accessoires. Attention, moi, je ne suis pas ultra puriste. D'ailleurs, moi-même, je fais un mélange de tous les yogas que j'ai pratiqués. J'ai fait mon propre yoga. Et tant mieux parce qu'il est fini. Et j'invite tous les enseignants ou ceux qui auraient envie d'enseigner un jour de vraiment aller là-dedans, c'est-à-dire amener votre propre sensibilité, votre vécu. Voilà, c'est important. On ne va pas rester sur du fivet. Après, j'ai fait du yoga à l'énergie, j'ai fait de l'ashtanga, des séries de 5 avec des mantras. D'ailleurs, ça plaisait beaucoup. Il y avait beaucoup d'hommes qui en faisaient, parce que c'est des postures où on va être plus sur les mains, on va être sur des appuis. Ça va ressembler à du power yoga, qui va être très intense. Après, on a le vinyasa. En fait, c'était ashtanga, c'était vinyasa, ashtanga. Ça a été un peu coupé, mais on s'est rendu compte que de prendre en flot ces vendeurs... Aujourd'hui, on n'a gardé qu'une partie de l'équation et on la vend et ça marche très bien. Parce que tous les cours de Vignassa se remplissent. L'écueil dans l'histoire, c'est que c'est des profs qui, je ne vais pas généraliser, mais dans... Beaucoup de cas font leur propre show sur leur tapis sans trop savoir ce qui se passe. Les élèves enchaînent des postures. Voilà, ce que je voulais te dire,
- Speaker #1
ça consiste en quoi ? En principalement des postures ?
- Speaker #0
En fait, on va enchaîner des postures de manière fluide. Contrairement au Hata. Ah,
- Speaker #1
comme si c'était une Tai Chi. Ok.
- Speaker #0
Oui, voilà. Pardon pour la caricature,
- Speaker #1
mais...
- Speaker #0
Exactement. On est censé normalement synchroniser le souffle avec la posture. Sauf que ça va se perdre. En plus, les élèves ne comprennent pas forcément le sens dans lequel ils doivent respirer. Moi, je le vois en expliquant et en réexpliquant pendant des années. Il y en a, je vois qu'il y a la lumière qui arrive au bout de quelques temps, mais c'est normal.
- Speaker #1
Je fais partie de ces personnes.
- Speaker #0
Et c'est pour ça que nous, on va voir, et c'est là où l'engagement dans l'enseignement, c'est de te dire que tu vas tout le temps répéter la même chose.
- Speaker #1
Ah oui, merci.
- Speaker #0
Et après, c'est aussi, attention, ne pas être dans l'automatisme. Donc, même moi... Je vais revenir à chaque fois à la posture de base. Alors ça, ça peut agacer certaines personnes, et je sais qu'il y en a qui ne restent pas dans mon cours à cause de ça. Parce que là, on est en début d'année, je reprends les postures. Même avec, j'ai un cours avancé, il y en a qui ont 10-15 ans de yoga, mais c'est pas grave. Même moi, je vais reprendre. Mais il faut toujours reprendre les bases. Et puis c'est ressentir la posture. Se voir faire en ayant la posture. Et là, je vais vous parler de quelque chose de très important, c'est la posture. La posture de l'observateur, c'est le drachetard, c'est le témoin. Je suis témoin de ce qui est en train de se passer en moi, mais je ne suis pas dans le jugement et je me détache petit à petit de l'égo. C'est un des fondements du yoga. Donc si je suis dans le flow, dans l'égo, dans l'esthétique, je ne suis pas dans l'état de yoga, très clairement. En plus, je perds. C'est du stretching, c'est chouette, c'est du mouvement, mais on ne va pas appeler ça du yoga. Pour que ça soit du yoga, il y a déjà une intérieure... Enfin, on va aller se connecter à l'espace intérieur. Ce qui va nous amener au pratyara. Pratyara, c'est le retournement des sens. Le yoga pratyara, c'est un des tout premiers qui est arrivé. C'était ça le yoga, c'était apprendre à se couper de ce qui se passe à l'extérieur pour aller à l'intérieur. Et de là, on va avoir des réponses. On va passer par le souffle, par des mouvements, par du massage, par des postures qui vont venir nous travailler. Par exemple, les psoas, qu'on appelle le muscle de l'âme, ou le muscle poubelle en médecine. Mais quoi qu'il en soit, ce sont les deux majeurs, ceux qui vont relier le haut du corps avec le bas du corps, sans rentrer dans l'étail anatomique. En fait, il y a les psoas, le cœur et le diaphragme, sur les insertions dans la colonne. En plus, il y a la gaine des reins, les psoas passent. C'est très discuté aussi là-dessus, est-ce qu'il récupère les toxines ou pas. Il y a différents courants là-dessus. Mais n'empêche que dans le yoga, on va travailler aussi ça, les psoas. Donc quand on fait des fentes, quand on fait par exemple un cavalier, comme quand vous allez partir sur un starting block lors d'une course, vous savez les courses dans les... C'est ça en fait, le cavalier ça va être ça. On va travailler des fentes, ça nous permet de travailler le psoas. Alors c'est très à la mode, je vois plein de choses sur les réseaux, les psoas, travailler vos psoas. Oui mais enfin si je travaille que les psoas, c'est comme de nouveau on morcelle le corps en fait, ça n'a pas de sens. Oui,
- Speaker #1
on ne le prend pas dans sa globalité.
- Speaker #0
Et non, et en plus c'est le corps.
- Speaker #1
c'est le cœur et c'est l'esprit et c'est ça le travail du yoga et on revient sur le thème holistique je suis un corps, une âme et un esprit je suis cet ensemble là je ne peux pas être juste un corps je ne suis pas juste un esprit et je ne suis pas juste une conscience exactement,
- Speaker #0
et donc à travers prana on va harmoniser on est de la diolectricité donc on va harmoniser tous les atomes autour de nous on va s'harmoniser avec l'espace autour de nous comme on le fait dans le Merci. dans le tai chi, le qigong, etc. On va harmoniser l'espace intérieur à travers notre souffle, avec la compréhension de notre corps et de nos limitations. Et dans tout ça, on va se voir en train de faire, on va faire des postures. Et puis peut-être que dans l'in-yoga, on va rester dans des postures plus longtemps, avec peut-être un coussin, un bolster. On peut faire du yoga restauratif où on va avoir quelque chose sur les yeux. On va rester pendant très longtemps dans des postures, à se connecter à notre souffle. Le hot yoga, parenthèse, là, on est dans une extrême chaleur pour faire du yoga. Je le dis, ce n'est pas du tout ayurvédique ni yogique. On n'est pas censé avoir une extrême chaleur pour la pratique puisque ça va activer le système sympathique de notre système nerveux. Et dans le yoga, on veut tout l'inverse. On veut aller travailler sur le parasympathique et être à l'équilibre pour notre système nerveux. Il faut savoir que notre système nerveux et notamment le nerf vague, c'est quelque chose dont on a besoin pour survivre et pour vivre en bonne santé. Ça va... aller fabriquer des neurotransmetteurs. Rapidement, vous avez tous entendu parler certainement de la sérotonine ou de la mélatonine. Bon, voilà. Et notre nerf vague, il a ce qu'on appelle le ton vagal. Si le ton vagal est trop bas, il y a des fabrications au niveau de ces fameux neurotransmetteurs dans le cerveau qui ne vont pas se faire, notamment les GABA. Et donc ça va amener vraiment des dérèglements. On peut avoir des vertiges. Ça peut même amener à des troubles anxieux qui sont dus uniquement finalement à quelque chose de somatique.
- Speaker #1
Oui, totalement. J'ai fait un épisode spécial justement sur le nerf vague où je l'ai comparé du point de vue énergétique et avec tout le principe des chakras et même de l'AMTC. de voir les liens et tous les ponts qu'il va y avoir avec ce système nerveux. Ce qui est très intéressant, c'est qu'il reprend quand même le canal, la Kundalini, tu en parlais tout à l'heure, le canal des chakras, et qui s'appuie quand même sur des organes très intéressants, voire primordiaux en MTC. Donc c'est ça qui est très intéressant, de faire tous ces ponts et tous ces liens.
- Speaker #0
Et oui, et comme il y a 80% ou même plus d'informations qui vont monter au cerveau, L'idée c'est que j'amène, je fais croire ce que je veux à mon cerveau, il croit tout ce que vous lui racontez.
- Speaker #1
Il ne fait pas de différence entre ce qui est vrai et ce qui est imaginé.
- Speaker #0
Et c'est là où l'état méditatif c'est aller dérouter le mental, parce que justement on ne peut pas couper le fil du mental, on peut le dérouter et aller faire croire quelque chose au cerveau. Mais donc ça va passer par la respiration, qu'on va ralentir pour ralentir le rythme cardiaque. Le nerf vague, lui, On va remonter ce ton vagal, alors ça peut être avec le chant, la musique, les percussions, avec Ujjayi, la respiration océanique, avec le mouvement, il y a plein de choses qui vont nous permettre de remonter. Qu'est-ce qui se passe à l'extrême ? C'est le fameux malaise vagal, c'est la coupure de courant général, c'est que vous perdez conscience en fait. La prise de terre. Exactement. Et lui, il dit, là, c'est monté un petit peu trop haut. Moi, je n'arrive plus à gérer. J'éteins tout, puis c'est fini. C'est ce qui arrive aussi quand on a des très fortes douleurs. Le corps, il coupe parce qu'il ne peut plus.
- Speaker #1
Pour ne pas ressentir totalement.
- Speaker #0
Pour la protection, exactement. Donc, on a plus de 80 % des infos qui arrivent du corps. Donc, le cerveau, lui, le mental, il se dit, mais tout va mal, j'ai envie de fuir. Mais il ne peut pas fuir. Donc, il va somatiser. Il va dire, ah, voilà. Donc, par exemple, on parle du stress, du burn-out. Mais c'est juste l'alarme qui sonne chez vous, en fait. Alors, quand vous allez couper l'alarme, c'est sympa, vous avez coupé l'alarme. C'est vrai que vos oreilles, ça va beaucoup mieux. Mais la maison brûle pendant ce temps. Donc, il faudrait peut-être aller voir pourquoi ça brûle. Parce que d'avoir éteint l'alarme, c'est une chose. Mais si on n'appelle pas les pompiers, il va se passer quelque chose. Donc là, notre corps, il va nous parler. Et donc, dans toutes les pratiques, si on fait de l'ashtanga, alors il y en a de moins en moins, il y a de moins en moins d'enseignants d'ashtanga, mais il y en a quand même, ça va être plus strict et plus rigide. Là, je vous le dis, c'est vraiment plus engagé physiquement. Le vignassa, chercher un professeur qui a fait une vraie école et pas une certification en trois semaines au Mexique sur un bateau, ça peut être intéressant de le faire en... Parce que c'est vrai. Il ne faut pas se mentir, à un moment, il faut arrêter. Des formations à 4-5 000 euros en une semaine, ils se font prof. Là aussi, il y a un manque de régulation étatique, mais c'est autre chose. C'est un autre débat.
- Speaker #1
Oui, on pourrait l'avoir pendant des heures sur tout le milieu énergétique.
- Speaker #0
Voilà. Mais du coup, Du coup, il y a aussi... Donc, allez chercher, allez regarder. Si vous avez envie de rentrer dans quelque chose de religieux, sachez qu'il va y avoir des professeurs qui vont rentrer dans ce type d'engagement. Après, on va parler de spiritualité au sens noble du terme. Pour moi, en tout cas, c'est toujours très universel et très... C'est complètement athéiste au sens que dedans, chacun met ce qu'il a envie d'y mettre. Et ses croyances. Et c'est dans le respect, bien évidemment, de chacun. Voilà, si vous voulez aller dans du yoga du son, eh bien, le yoga du son, sachez que ce n'est pas un yoga avec des bols chantants. On va réciter des mantras et on va faire la pratique avec le son où la prof, elle peut aussi avoir un petit harmonium ou le prof, et puis on va faire des mantras accompagnés. Et en fait, il va y avoir la résonance du son qui va travailler avec le mouvement.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
À différencier de quand on va faire un bain sonore avec... Oui, totalement. C'est complètement différent. Oui, mais alors... Je le dis parce que sur le festival, souvent les gens me disent mais du coup, le yoga du son, c'est avec des bols. Non, ce n'est pas le yoga du son. Il y a des mantras, etc. Le mantra, c'est pareil. Il y a des mantras très universels, comme dire que le monde vivant, heureux et en paix, etc. Il n'y a absolument rien de religieux dedans. Voilà, et puis pour la salutation au soleil, il faut savoir que historiquement, alors il y a une histoire qui raconte que c'est un maraja qui avait demandé ça à un de ses médecins en lui disant mais comment on peut faire pour que les soldats s'entraînent et donc est née la salutation au soleil. Alors, je n'ai rien contre la salutation au soleil, je tiens à le préciser, mais je pense que c'est très galvaudé et que c'est pas du tout représentatif du yoga. En plus, je n'aime pas en faire parce que je vois mes élèves qui sont parfois deux, trois postures avant moi, en étant complètement dans l'automatisme de la posture, juste parce que j'ai fait mes 78, 128, 148, 108 salutations au soleil, c'est bon. Qu'est-ce qu'on y met dedans ?
- Speaker #1
Il n'y a pas la profondeur de la recherche de la posture.
- Speaker #0
Voilà. Alors, il y en a qui vont y mettre quelque chose, et il y en a qui ne vont rien mettre dedans, à part l'automatisme. Si c'est ça, laissez tomber. Revenez à une posture après l'autre.
- Speaker #1
C'est l'intention que tu vas y mettre.
- Speaker #0
C'est l'intention et puis surtout si le postural n'a pas été bien appris, on peut se faire plus de mal que le bien. Ça, je viendrais à le dire quand même aussi, c'est que dans le yoga, attention, dans la pratique, on peut aussi se faire mal. Donc, tu parlais tout à l'heure, c'est intéressant, de ton épaule justement. Et on va travailler dans les micro-mouvements. Il faut savoir que si mentalement déjà, tu te représentes le mouvement au niveau neuronal, ça va s'activer. Il y a plusieurs études qui ont été faites, et notamment avec des IRM, avec des personnes, par exemple, qui étaient paraplégiques, donc pour le bas, qui est complètement... Paraplégique, qui ne bouge pas. Qui n'a plus bougé. Et en fait, ils ont demandé à la personne de lever une jambe, la jambe droite ou la jambe gauche, et on voit que sur la zone cérébrale, en fait, ça va s'allumer. Donc ça, c'est important que vous le compreniez, c'est que dans le yoga aussi, même si on ne peut pas le faire, ça s'adresse quand même à tout le monde, en fait. On peut quand même faire mentalement... Alors, il y a le Feldenkrais, il y a différentes... pratiques psychocorporelles qui amènent ça le Feldenkrais, on va partir sur des micro-mouvements des choses comme ça, moi je le travaille beaucoup par exemple avec les femmes qui ont eu des parcours onco avec des cancers du sein etc ou des limitations, des opérations, des post-op en tout cas des traumas du corps mais après il y a aussi le trauma psy mais en fait on va faire des petits mouvements où on va aller faire mentalement et ça va quand même activer la zone, ça va être la même chose avec notre plancher pelvien, c'est une zone notamment chez les femmes qui est souvent connu soit pour des grossesses, soit parce qu'il y a une descente d'organes, un prolapsus ou un problème. Mais souvent, on n'en parle pas. De toute façon, tout ce qui était en dessous de la ceinture, en gros, on n'en parlait pas. Et les femmes étaient mutilées, il faut le savoir, ou se retrouvaient avec des incontinences, etc. Tout ça parce qu'on n'arrivait pas à en parler, en fait. Mais il faut savoir que votre diaphragme fonctionne avec votre plancher pelvien. Donc, quand vous inspirez, le plancher pelvien, il va s'étirer et descendre et votre cage thoracique s'ouvre. Et quand vous expirez, ça se referme et le plancher pelvien remonte. C'est un dôme qui remonte. Donc, en fait, quand l'un dysfonctionne, l'autre aussi. Donc, ça veut dire que si je respire mal, ça va aussi venir travailler et sur le chakra racine, entre autres. Et les hommes, eux, il y en a plein qui ne savent même pas qu'ils ont un périnée et un plancher pelvien. Donc, vous voyez bien que là, on a un problème d'information.
- Speaker #1
Justement. À qui s'adresse le yoga, en fait ? Est-ce qu'il y a des indications et des contre-indications ?
- Speaker #0
Alors, moi, je dirais que ça s'adresse à tout le monde. Et tu parlais de souplesse. Ça, c'est vraiment une croyance que je veux enlever. On n'a pas besoin d'être souple pour faire du yoga.
- Speaker #1
Et je vous le confirme.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Par contre, ce qui est très intéressant, c'est de voir son évolution. Je prends juste l'exemple, tu sais, où on doit mettre nos mains au sol. Comment te dire qu'évidemment, la première année, le sol, il était très loin de mes mains. Et c'est super intéressant de voir toute la progression et finalement d'arriver. Alors, je crois que j'ai réussi à la fin de l'année. Et en fait, mes mains arrivaient à toucher alors que j'ai eu la sensation d'aucune évolution. De me dire, oui, je fais les exercices, point. Et alors que si, si, en fait, mes mains, j'avais gagné 20 centimètres, j'allais dire sans rien faire, entre guillemets. c'est à dire Non, mais on est d'accord. Mais je veux dire, sans en avoir conscience, voilà.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Et après, si c'est quelque chose, si tu veux le faire en ayant quelque chose de plus punch, plus tonique, tu peux, dans le yoga, on va te le proposer sur du power yoga, vinyasa, peut-être plus en diable. Après, il y a des professeurs qui peuvent aussi mettre des indications. Moi, j'ai des niveaux. Je vais avoir un niveau pour tous, un niveau plus... J'ai un cours aussi qui est adapté pour des personnes qui vont avoir des limitations physiques ou psychiques. ou des personnes plus âgées. On peut faire du yoga sur chaise, on peut faire du yoga en fauteuil roulant, on peut faire du yoga en étant juste en train de marcher et de respirer, en se lavant les mains et en ayant conscience du savon, de l'odeur du savon et de l'eau sur les mains.
- Speaker #1
Comme la méditation en fait.
- Speaker #0
Parce que l'état méditatif, c'est des niveaux, c'est un niveau d'attention et ensuite un niveau de concentration. On n'en a pas parlé, mais ça fait partie de la pratique yogique. Et la posture la plus difficile, c'est l'assise. C'est quand on est en train d'aller vers un état méditatif. Et j'insiste sur le fait de dire ne pas faire de la méditation, mais aller vers. Parce que je fais du tennis, je fais un gâteau, mais je ne fais pas de méditation. Je vais atteindre des niveaux. Ma respiration est juste me concentrer plusieurs fois par jour. dans une réorganisation du mental, en me disant je vais respirer correctement, en ressentant ma respiration physiquement, donc pour intégrer correctement la respiration quand je n'y pense plus, puisque c'est neurovégétatif, je n'y pense pas, mais quand c'est conscient, c'est ce que le yoga va amener, comme toutes ces pratiques-là, c'est qu'on va conscientiser la respiration pendant un certain temps. Donc, ça va me permettre de me reconnecter à mon corps, de reprendre confiance aussi. en ces zones que j'avais oubliées, parce qu'il ne faut pas oublier que toutes les zones oubliées du corps sont des zones qui vont amener probablement des morbidités et de la maladie.
- Speaker #1
Des douleurs,
- Speaker #0
tout à fait. Donc, c'est pour ça que Ayurveda et Yoga sont scindés, c'est qu'on va amener le souffle et la conscience. Là où vous amenez la conscience et le souffle, vous amenez l'énergie. Et c'est la base. Donc, si vous êtes connecté à votre corps, si vous n'êtes pas en train de faire la liste des courses pendant que vous êtes en train de respirer, mais bien dans votre corps, vous êtes déjà en train de soigner. Vous êtes déjà en train de vous soigner, vous êtes déjà en train de faire du yoga.
- Speaker #1
Ça me rappelle juste, je n'ai pas son nom en tête, peut-être que tu en avais entendu parler, je crois que c'était un moine bouddhiste à qui on avait découvert de la... Ah, je n'ai plus le terme. Il avait une nécrose au niveau d'une jambe, je crois, on devait l'amputer. Et qu'il a refusé l'amputation. Et dans ces cas-là, il s'est mis à méditer beaucoup plus intensément, de pratiquer différemment. Et finalement, la nécrose a disparu. Et il a gardé l'usage de ses deux jambes. Et maintenant, il a écrit un livre, je crois d'ailleurs, pour expliquer tout son parcours.
- Speaker #0
Oui, l'histoire. Je n'ai pas le nom, effectivement. Mais en fait, c'est vraiment une idée d'emmener l'énergie là où tu en as besoin. Ça peut être dans le mental. Ça peut être dans le corps. Donc, on va toujours faire un moment de dépôt au début. Surtout le soir, ce n'est pas un état méditatif. Le mental est plein. Normalement, on est censé faire cet état méditatif plutôt le matin. Donc, le soir, on va être dans le dépôt. Moi, je compare toujours ça. Si tu mettais du sable dans un verre et puis tu remues, Alors, soit tu continues à remuer ta cuillère, soit tu arrêtes. Et tu laisses progressivement, en fait, ce dépôt se faire. Ça veut dire qu'à chaque fois que les pensées arrivent, on va les détourner. en prenant un support du mental, la respiration, une sensation dans le corps, un point d'ancrage. De toute façon, la première base, c'est s'ancrer, quoi que tu fasses, parce qu'il va y avoir du confort dans l'inconfort et l'inconfort dans le confort en gros. Donc, on va ancrer le corps, on va commencer par ça et puis après, on va progressivement aller vers le souffle. Après, tout le monde peut en faire, mais simplement, ça n'est pas pour tout le monde. Parce qu'il y a des personnes à qui ça ne va pas parler. Je dirais aussi, il y a des personnes qui ne sont pas prêtes. Parce que j'insiste sur le principe que quand même derrière, il y a une connaissance de soi et que peut-être que dans l'immobilité, les réponses qui arrivent ne sont pas celles qu'on attendait.
- Speaker #1
Totalement.
- Speaker #0
Et donc, ça peut être très inconfortable. Moi, ça m'arrive de pleurer sur mon tapis. Ça m'arrive d'avoir des élèves qui pleurent, des réactions. Alors moi, je le capte aussi dans le groupe, sur mes élèves, sur les... Je vais changer d'ailleurs ma séance en fonction de mes élèves. J'arrive avec une idée. Je travaille beaucoup en lien avec les saisons. Moi, je travaille vraiment Ayurveda. Donc là, on est en période Vata. On est dans l'air et les terres. On est déjà en automne depuis un mois. Un petit moment, oui,
- Speaker #1
en MTC, effectivement.
- Speaker #0
Et donc, on prépare à chaque fois les saisons pendant le cours. Ça, c'est important. Là, on va préparer Kapha, la période de la terre et d'humidité. Donc, on ne va pas travailler les mêmes postures de la même façon. Là, en ce moment, on travaille beaucoup l'ancrage. Parce que Vata, ça parle dans tous les sens. Je vais travailler avec les cinq souffles du corps qui seront liés à l'Ayurveda. Je ne vais pas les nommer là parce que ce serait trop long, mais on va travailler aussi avec des postures sur les souffles. Comment je vais travailler sur mon prana, sur mon souffle ? Je vais travailler l'assimilation, l'élimination, parce que ce qu'on veut, c'est que ça ne stagne pas. C'est la base de l'Ayurveda. Il faut que ça circule. Donc, on va nettoyer la langue. Il y a tout un rituel aussi dont je n'ai pas parlé là, dans l'hygiène de vie. Mais voilà, donc tout le monde peut en faire. Après, j'ai envie de dire, il y a juste des états méditatifs qu'on ne peut pas faire avec tout le monde, notamment sur des personnes qui peuvent avoir des fragilités psychiques, parce qu'on peut les amener à des décompensations. Et je tenais à le mentionner ici, faire attention aussi avec qui on fait les choses. Il y a aussi des dérives, des personnes qui vous font croire que des attouchements lors de pratiques yogiques, c'est tout à fait normal. Alors, si vous allez dans le tantrisme, qui est un des yogas fondateurs, sachez que dedans il y avait une idée de contemplation et qu'on est tous nés d'une jouissance et d'un coït et qu'on est en fait à la dualité voilà c'est par exemple j'ai faim je prends conscience que j'ai faim je suis pas en train de me dire que déjà je mangeais du salé ou du sucré voyez ils étaient dans ce cas de je médite les yeux ouverts etc effectivement il ya kama c'est un des quatre piliers de yoga c'est l'amour donc ça va être quelque chose qui va être mentionné sur les Les temples, c'était une façon aussi de parler de la sexualité, puisque c'était de la transmission orale. Donc, il y a des choses, on parle du Kama Sutra, donc ce sont les aphorismes de l'amour. Tout ça, on en parle effectivement. Mais je voudrais dire, faites attention, parce que j'ai entendu des choses, et qui se passent d'ailleurs, moi je suis dans le Pays de Gex, près de la Suisse, où j'ai entendu aussi des dérives comme ça. Faites attention, posez-vous des questions, à partir du moment où vous n'avez pas de consentement, et j'insiste là-dessus. sur ce qui se passe et vous n'aviez pas envie d'aller dans une pratique physique, là, on a tout mélangé. Donc, faites attention, protégez-vous, parce qu'il y a aussi des personnes qui vont se servir du yoga pour du business et pour des dérives et pour la perversion, il faut le savoir, parce qu'on va forcément… Voilà, maintenant, tout est recevable. Et moi, je suis très heureuse qu'il y ait plein de courants qui vivent et qui survivent et qui évoluent parce que ça fait vivre le yoga. Et il est récupéré différemment en Occident qu'en Inde, mais tant mieux. Il faut savoir aussi qu'on n'a pas tout à fait les mêmes colonnes et pas tout à fait les mêmes souplesses non plus. Donc, il y a des choses sur lesquelles on doit faire attention. Et puis, moi, j'insisterais aussi sur, si vous sentez que dans le cours, on vous force, on vous dit de continuer, on vous mène à la performance, on vous dit de tenir des planches, etc., posez-vous la question. Vous n'êtes pas au bon endroit et j'ai envie de vous dire… Voilà.
- Speaker #1
C'est comme si il y avait une foreste court.
- Speaker #0
Mais il y a une chose que je voulais… en parler très rapidement parce que je pense qu'on arrive à la fin.
- Speaker #1
On arrive à la fin, oui.
- Speaker #0
En fait, moi, je me suis toujours intéressée au corps. J'ai une histoire personnelle. J'ai ma tante qui est non-voyante de naissance. J'ai toujours une sensibilité par rapport au handicap. J'ai travaillé pendant 12 ans dans l'éducation nationale auprès d'enfants en situation de handicap. Je fais beaucoup de yoga adapté, etc. C'est vraiment quelque chose qui me tient à cœur. Je me suis formée pour ça, pour pouvoir vraiment le retransmettre et notamment au niveau anatomie. Je me suis beaucoup qui est allée là-dessus. j'ai cœur de dire que tout le monde peut y aller n'ayez pas peur n'attendez pas d'être souple n'attendez pas d'être beau n'attendez pas d'avoir un bon tapis mais quand je me suis intéressée à ça j'ai découvert Vanda Scaravelli qui est une italienne qui a été une disciple de Hayangar mais elle s'est un peu dédouanée de ça c'est dommage parce que si on ne lit pas l'anglais j'ai tous ses livres en anglais elle n'est pas du tout connue en France France. Elle a encore des pratiquantes qui l'ont connue, mais la plupart maintenant commencent à être âgées ou ont disparu, mais en Grande-Bretagne. Et Vanda Scaravelli, elle, elle a dit, on va arrêter d'adapter. le corps au yoga, en fait. On va adapter le yoga au corps. Et elle a parlé de l'Awakenings of the Pine, donc le réveil de la colonne. Et elle a amené énormément de richesses là-dedans. C'est dommage. Alors, c'est une femme dans un monde d'hommes qui, du coup, n'a pas retrouvé la reconnaissance à l'époque. C'est une femme qui a 40 ans à découvrir le yoga. Son mari était violoniste. Et c'est comme ça qu'elle a connu Ayanga, en fait, et qu'elle assistait à tes cours. Et son mari, en fait, est décédé. Elle s'est retrouvée seule avec ses deux enfants et elle a transcendé ça dans sa vie à travers le yoga. Moi, c'est ce que j'ai vécu aussi. Ça m'a aidé à vraiment transmuter des choses extraordinaires. Alors, pas que, mais ça, ça a été vraiment une thérapie psychocorporelle qui m'a beaucoup aidée. Et donc, Vanda Scaravelli, je lui rends hommage d'ailleurs. En bas de mes mails, il y a toujours une petite phrase où elle dit qu'en fait, c'est la musique du corps. Et voilà, et en fait, c'est là-dessus que je voulais revenir. En fait, c'est si vous avez envie d'aller essayer, chercher des professeurs, il y a l'École nationale des professeurs de yoga. Moi, je fais partie de la Fédération nationale des professeurs de yoga. Il y a des registres nationaux. Allez vous renseigner, allez faire un essai. Parlez avec le ou la professeur aussi sur son engagement, sur sa relation d'alliance avec le professeur. Observez ce qui se passe pendant le cours et ne soyez pas dans votre jugement, mais dans l'appréciation de l'ambiance et de l'énergie qui circulent. Est-ce qu'on vous fait vous sentir bienvenue et à votre place, et vous pouvez, dans vos limitations, aller dans la variation qui vous correspond, ou on vous pousse ? Ça, c'est important. Et ne pas oublier qu'on est un corps de silence et un corps de vibration. On en a parlé au tout début, mais c'est ça, la vacuité, le silence énergétique, qu'on va rechercher dans l'état méditatif. Et en fait, ça va passer par les vibrations, les coups du rythme cardiaque, du souffle, etc. Et si on n'a pas ces temps-là, si on n'a pas de pranayama, il n'y a pas de souffle. s'il n'y a pas de temps de compréhension de la posture, si vous n'êtes pas capable au bout d'un certain temps de faire un minimum de posture chez vous en sécurité, en ayant suivi des cours, c'est qu'il y a quelque chose qui dysfonctionne dans l'enseignement. Parce que c'est l'autonomie le yoga. Je viens vous rendre une boîte à outils, votre autonomie, et vous êtes censé pouvoir aussi pratiquer chez vous en toute sécurité.
- Speaker #1
Et également de ne pas s'arrêter qu'à une seule pratique. C'est-à-dire que si ce yoga-là ou cette forme de yoga ne vous convient pas, il y a peut-être une autre pratique plus lente, plus méditative ou peut-être plus axée sur le souffle ou la respiration qui peut vous correspondre aussi. On pourrait dire ça ?
- Speaker #0
Le yoga de l'énergie, par exemple, avec le regard intérieur, ça va être quand même des postures qui peuvent être allées jusqu'à l'engagement physique. voilà, moi je fonctionne avec un... plusieurs propositions à chaque fois pour les élèves, pour qu'ils puissent se retrouver, même si on est dans un niveau avancé. Et en fait, l'idée, c'est la proposition. C'est remettre en cause tout, même aux élèves, même moi, remettez-moi en cause tout le temps, remettez les vérités, il n'y a pas de vérité. Le mettre,
- Speaker #1
totalement.
- Speaker #0
Et non, et voilà. Et donc, en fait, là-dedans aussi, c'est important de dire, je vais dans la variation, l'orientation. C'est une proposition. Est-ce qu'aujourd'hui, cette proposition, elle est là ? Et puis, il y a deux autres choses qui sont importantes. Il y a l'écoute du corps. Qu'est-ce que mon corps a vraiment besoin aujourd'hui ? Quel que soit le cours où vous allez, même si vous avez de la disponibilité physique et que vous êtes très sportif, etc. Écoutez, peut-être que ce jour-là, vous êtes en train de forcer. Peut-être que ce jour-là, c'est...
- Speaker #1
Vous devez vous ralentir.
- Speaker #0
Et peut-être que c'est normal. Peut-être que vous avez besoin de sentir votre corps. Peut-être que c'est une éducation. Peut-être que c'est une tendance. Peut-être... Peu importe votre histoire. Pas de jugement. Qu'est-ce que mon corps veut aujourd'hui ? Mais on va aller à la limite douce. Parce que votre ego, il ne veut pas non plus être frustré. Donc, on va quand même lui en donner un petit peu si à un moment, on veut forcer. Parce que sinon, après, on ne va pas forcer. C'est là où, moi, je dis toujours, quand il y a une gêne qui se manifeste, attention. S'il y a une douleur, attention. C'est le signal de quelque chose. Donc, on fait attention.
- Speaker #1
Il y a un message, totalement.
- Speaker #0
Il y a un message. Donc, il n'y a pas de honte à revenir à quelque chose juste avant, en situation plus douce. Ou ne pas faire. Ne pas faire. Se dire aujourd'hui, là, non, aujourd'hui, pour moi, ce n'est pas au... et puis c'est à l'enseignant de regarder et de dire je vois que mon élève a aujourd'hui un mal au genou je te propose de faire ça à la place ou d'adapter aussi le geste moi je sais qu'elle a adapté parfaitement la posture j'ai
- Speaker #1
l'exemple de la tortue où il y a des gestes ou des placements qui étaient compliqués pour moi et du coup elle est venue et elle m'a fait placer en me disant là ça va, ok c'était vraiment de s'adapter à tous les cas de la pratique Et de toutes les personnes qui étaient présentes dans la salle.
- Speaker #0
Exactement. Et c'est ce qui va être juste pour toi et pour ton corps. Totalement. que quand tu vas dans le désagréable, c'est ton cerveau gauche qui prend le dessus et lui, il va dire, de toute façon, le yoga, c'est désagréable.
- Speaker #1
C'est nul.
- Speaker #0
C'est nul. Je suis en échec et je ne me sens pas bien. Alors que le cerveau droit, lui, il va dire, non, mais c'était trop bien. Et ça va aussi être un frein quand on doit prendre son tapis, quand il fait...
- Speaker #1
Alors, c'est...
- Speaker #0
Et qu'on est fatigué.
- Speaker #1
C'est exactement ce que j'allais te dire, pardon. J'ai vécu trois ans de me dire... il faut y aller, mais il pleut, il fait nuit, et puis tu râles, et puis tu sors de là, et tu sors d'une heure de yoga et te dis qu'est-ce que je me sens bien, heureusement que je l'ai eu, et heureusement que j'ai vécu ce moment-là. Donc oui, je te confirme, je l'ai vécu pendant trois ans.
- Speaker #0
Mais du coup, il faut se sentir bien et avoir envie d'y aller. Alors c'est l'étape, je prends mon t-shirt, je prends mon pantalon, je prends mon tapis, mes clés de voiture, mes chaussures. Ah ben ça y est, je suis partie. J'ai arrêté de m'en faire.
- Speaker #1
Exactement, oui, totalement. Et puis c'est de créer un rituel, même en râlant, mais de passer de cette étape d'acceptation, nous allons dire ça comme ça.
- Speaker #0
C'est ça. Mais donc voilà, allez vers ce qui vous parle. Écoutez-vous, on parle d'écoute. Et voilà, je terminerai là-dessus. Écoutez-vous, écoutez votre corps. N'oubliez pas que c'est l'union. C'est l'union du corps, du cœur et de l'esprit. Et donc on va aller chercher à mieux se connaître, à s'accepter avec nos limites, psychiques, physiques, avec nos émotions. Eh bien oui, il y a des jours où ça rumine, on en a marre, on n'écoute même pas ce que dit la prof, de toute façon on s'en fout, on est en train de se dire mais qu'est-ce que t'es nul, mais t'arrives même pas à faire ça, tout le monde va passer par là. Et je vous rappellerai aussi qu'on vit dans l'incarnation, nous vivons dans le monde, nous ne sommes pas retirés dans un ashram ou un temple, donc on a des activations et des assimilations externes qui sont très fortes, donc ayez de la douceur et de la gentillesse envers vous. Vous ne pouvez pas faire mieux que ce qui va se présenter ce jour-là, parce qu'il faut payer les factures, il faut aller au travail. Il y a Bichon qui a fait ça, il y a mon enfant qui a dit ça, il y a la maîtresse qui a envoyé un message, elle sera encore malade. Demain, typiquement pour moi, demain midi, il y a la grève de la cantine, vous voyez, bon, la rumination, on vit là-dedans. Donc on ne peut pas être dans l'état de Samadhi. Comme ça,
- Speaker #1
on peut le vivre, mais évidemment qu'à partir du moment qu'on est incarné sur cette terre, on sait que ça ne représente pas 100% de notre temps. Ce n'est pas de toute façon possible puisque nous avons un mental.
- Speaker #0
Et voilà, mais on peut aller, on peut, c'est l'orientation et tendre vers ça. Voilà,
- Speaker #1
totalement. Moi, comme je dis toujours, le but, ce n'est pas de venir détruire ce mental, mais de venir faire copain, copain avec lui et de savoir à quel moment il peut être présent et à quel moment on peut venir le déconnecter. Merci Marie, on arrive donc à la fin de cet épisode. Tu as dit que tu étais effectivement professeur de yoga, alors pas que, mais justement on va faire un teasing juste après, pour vous donner envie pour la suite. On peut te retrouver donc au pays de Gex, mais est-ce que tu donnes des cours en présentiel, tu donnes des cours également en visio ?
- Speaker #0
Oui, sur la commune de Thoiry, mais je fais aussi en visio, j'adapte énormément, je prends du temps. Alors en visio, j'ai beaucoup de mes anciens élèves qui ont quitté la région, parce que ça bouge beaucoup ici. comme à l'habitude, mais quand il y en a qui veulent venir en vision, on a beaucoup d'échanges. Et en général, moi, je propose une séance en individuel où on va placer un petit peu ma guidance parce que je regarde ce que fait l'élève. Mais voilà, moi, j'ai énormément, je mets un point d'orgue à vraiment regarder ce que font mes élèves. Je prépare les cours sans préparer parce que je sais ce que je veux faire. Mais je pense à eux. Donc voilà. Après, je...
- Speaker #1
De toute façon, tout sera mis dans le descriptif de l'épisode. Vous retrouverez toutes les coordonnées de Marie, son site internet. Donc, si effectivement cela vous intéresse, vous pouvez vous rapprocher de Marie avec grand plaisir. Est-ce que tu as quelque chose d'autre à rajouter ou est-ce qu'on fait déjà le teasing avant de se quitter ?
- Speaker #0
Non, je rajouterais juste que tous les outils du yoga me servent en thérapie psychocorporelle et qu'on va travailler justement dans la réconciliation du corps. corps, la reconnexion du corps avec pas que le yoga comme outil, je n'utilise vraiment pas que ça, il y a l'énergie, il y a plein de choses il y a des protocoles aussi vraiment reconnus par la science et la médecine, etc. sur le système nerveux mais c'est pour vous dire aussi que le yoga c'est une porte d'entrée sur beaucoup de choses, sur la connaissance de soi mais aussi pour prévenir les maladies pour pouvoir faire la paix avec beaucoup de choses sur lesquelles on a peut-être l'impression qu'on ne peut pas avoir de prise ou de transformation possible, et ça vous donne des outils. Et je terminerai juste là-dessus, c'est la joie, et c'est vraiment la souveraineté de l'être et l'autonomie. Donc on n'est pas dans une dépendance de quelque chose, on est au contraire dans cette libération.
- Speaker #1
Je crois que c'est très intéressant justement d'apporter cette notion et cette vision-là dans un monde où je pense aujourd'hui que pour beaucoup de personnes, le yoga, c'est simplement une posture.
- Speaker #0
Oui, et puis il n'y a pas de carcan, il n'y a pas d'obligation. On n'est pas obligé d'être végétarien, on n'est pas obligé de manger des graines et boire de l'eau toute la journée. On n'est pas obligé d'être souple.
- Speaker #1
Ah ouais, donc tu vas vraiment te faire des épaules jusqu'à la fin.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, j'envoie beaucoup d'amour. Et d'ailleurs, justement,
- Speaker #1
ça nous permettra de parler justement santé une prochaine fois, puisque tu l'as évoqué plusieurs fois dans cet épisode où tu as dit un certain mot et que peut-être certaines personnes ne connaissent pas du tout. Ça s'appelle l'ayurveda. Moi, je parle évidemment beaucoup de médecine traditionnelle chinoise sur ce podcast, puisque ça, c'est ma base thérapeutique. Et toi, ta base thérapeutique, c'est l'ayurveda et qui pourrait être l'équivalent de l'AMTC. Mais du point de vue du coup, hindou, hindouisme de l'Inde. Voilà, pardon, j'ai bugué. Voilà, et donc ça va être très intéressant parce que c'est une pratique. Alors, je connais certains principes, mais j'avoue que je n'ai jamais approfondi. Et donc, nous aurons l'occasion, Marie, de se retrouver dans un prochain épisode sur ce sujet-là. Et sincèrement, tout aussi passionnant, je n'en doute pas. Et que ça permettra peut-être de faire découvrir pas mal de choses à certaines personnes, moi la première. Donc, merci déjà à l'avance pour ce prochain épisode tout aussi passionnant.
- Speaker #0
Avec grand plaisir, voilà. C'est la science de la vie. À Ayurveda, ça veut dire la science de la vie.
- Speaker #1
Et qui sera la continuité finalement de cet épisode sur le yoga, puisqu'en plus tu mélanges, alors tu mélanges entre guillemets, tu viens associer ces deux pratiques et je trouve ça très intéressant. Et je suis exactement pareil puisque je ne parle pas et je suis incapable de parler que de MTC. Je vais automatiquement le lier avec tout le système énergétique. Et c'est ça qui est intéressant, de voir les liens. De toute façon, tu parleras Ayurveda, moi je parle MTC. On va réaliser qu'on parle exactement de la même chose, de toute façon.
- Speaker #0
Absolument. Et c'est ce qui est beau, c'est de retrouver l'union.
- Speaker #1
Ah, mais totalement. C'est exactement ça. Merci infiniment pour ce moment, Marie. Au plaisir de se retrouver bientôt. Et si vous souhaitez contacter Marie, de toute façon, je vous redis, tout sera dans le descriptif de cet épisode. Merci infiniment.
- Speaker #0
Merci. Véronique, merci à tous et merci de cet échange. C'était...
- Speaker #1
Merci à toi. N'hésitez pas à vous inscrire à ma newsletter mensuelle pour recevoir des nouvelles énergétiques tous les mois dans la Vérolusion et lors de votre inscription, récupérez gratuitement mon tout nouvel e-book sur le pouvoir du mental et ses croyances. Une plongée profonde pour comprendre l'impact de nos schémas de pensée et comment les transformer afin de retrouver plus de clarté et d'alignement dans votre vie. Retrouvez-moi aussi sur Instagram où je partage mon expertise au quotidien, également toutes mes prestations, mon accompagnement conscience en crâge sur 3 mois, les initiations Reiki en ligne ou en présentiel, et même les soins audio-hypno-méditatifs sur mon site internet www.veronictoraisin.fr. Tous les liens pour me retrouver seront dans le descriptif de l'épisode. Vous pouvez écouter tous les autres épisodes sur les différentes plateformes d'écoute ainsi que sur ma chaîne YouTube. Et si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à vous abonner, commenter, noter et même partager le podcast Mise en Lumière Holistique. A nos prochaines écoutes, à vos prochaines prises de conscience, merveilleux moment à vous, à très vite pour un prochain épisode. Vous êtes un corps, une âme, ni un esprit et n'oubliez jamais, vous êtes précieux.