De quel repos ai-je besoin pour continuer dans ma vie d’adulte ? - Organiser le repos sous toutes ses formes
Ça fait déjà un an. Un an depuis que j’ai enregistré mon tout premier épisode, celui où je vous parlais de la fatigue. Et quand j’y pense aujourd’hui, je me dis que c’était assez symbolique de commencer par là. En un an, j’ai eu l’occasion de parler de beaucoup de choses : de surmenage, de la dépression, des complexes…
Et aujourd’hui, pour ce premier épisode de la saison 2, j’ai envie de parler du repos.
Et avant de commencer, je veux simplement vous dire merci. Merci à celles et ceux qui m’écoutent depuis le début. Merci à celles et ceux qui sont arrivés en cours de route. Merci à celles et ceux qui prennent le temps de partager les épisodes, d’en parler autour d’eux, de m’envoyer un message, de me dire qu’un épisode leur a parlé. Et à celles et ceux qui ont pris la peine de me demander à chaque fois, Moi, psy ? C’est quand l’autre épisode ? Cela me touche énormément. Alors merci d’être là.
Ce week-end, je lisais un livre du docteur Jean-Loup Dervaux intitulé De la fatigue et du surmenage. Il parle de la nécessité d’organiser le repos.
Il explique qu’il existe finalement deux organisations : celle du travail et celle du repos. Et il n’y a aucune raison pour que la première écrase la deuxième, au prix de notre santé.
Je crois que c’est quelque chose qu’on devrait vraiment retenir. Moi, je sais organiser mon travail et c’est à peine que j’organise mon repos.
Parce qu’on a souvent appris à organiser notre travail, mais beaucoup moins à organiser notre récupération.
Dans mon tout premier épisode, je vous avais dit quelque chose qui me paraît encore vrai aujourd’hui : il n’y a pas de honte à être fatigué. On peut prolonger cette idée : il n’y a pas non plus de honte à se reposer.
Le docteur Dervaux parle aussi du repos comme d’une halte avant de repartir en avant. Une halte, ce n’est pas la fin du chemin. C’est une pause dans le chemin.
Et se reposer, c’est décider de se faire du bien. Mais pour que le repos puisse réellement nous faire du bien, il y a, je crois, trois choses importantes.
La première, c’est de réaliser que l’on est fatigué. La deuxième, c’est d’accepter cette fatigue. Et la troisième, c’est de trouver le temps de se reposer.
Ça paraît simple.Mais dans la réalité, ces trois étapes peuvent être difficiles.
Mais alors, qu’est-ce qu’un repos réparateur ?
Le repos, ce n’est pas forcément ne rien faire. C’est une cessation, au moins partielle, du mouvement ou du travail, dans le but d’atténuer et d’apaiser la fatigue.
Il existe plusieurs formes de repos. Il y a le repos physique. Mais il y a aussi le repos psychologique.
Parce qu’on peut être assis toute une journée et être mentalement épuisé. On peut avoir dormi huit heures et se réveiller avec l’impression d’avoir encore la tête pleine.
Parfois, notre corps a besoin de repos. Et parfois, c’est notre esprit. Et parfois, les deux.
Le repos, c’est aussi ce qu’on appelle aujourd’hui la récupération.
Récupérer après un effort physique.
Récupérer après une période de travail intense. Récupérer après une période émotionnellement difficile.
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