Speaker #0Bonjour et bienvenue dans mon pas de côté. Je m'appelle Ondine et ici on parle de ces moments où quelque chose se défait. On ne peut plus continuer pareil et ou en même temps on ne sait pas encore comment faire autrement. Aujourd'hui j'ai envie de vous parler d'un duo très fréquent et qui peut être déstabilisant. C'est la fatigue et la transition. Pas la fatigue du j'ai mal dormi, je suis sortie trop tard hier ou j'ai mon enfant qui a pleuré toute la nuit, non non. Celle qui dure et celle qui commence à brouiller un peu tout. Et la transition qui s'impose. Pas forcément visible de l'extérieur, mais qui est intérieure. Quand on sent qu'on n'est plus vraiment au bon endroit. Dans cet épisode spécial vacances, je vais vous proposer un cadre assez simple pour faire le point sans vous forcer, sans vous juger, et surtout un petit exercice pour retrouver de la clarté et initier, j'espère, un premier pas vers quelque chose. Donc, on verra plus tard. Vous pouvez écouter en marchant, mais si vous pouvez, posez-vous dans un endroit tranquille avec une feuille, un stylo. Comme ça, vous pouvez noter tout ce qui vous vient. De toute façon, je vais vous guider. Bon, alors c'est parti. Quand on est fatigué, finalement, ce qui est difficile, ce n'est pas seulement le manque d'énergie, c'est le brouillard. Vous savez, à ce moment, on n'arrive plus à répondre à des questions simples. Qu'est-ce que je veux ? Qu'est-ce qui me ferait du bien ? Qu'est-ce qui est important ? Et à la place, juste on tient, on tient le coup, on gère, on s'organise, on compense. Et puis parfois, on se dit, il faut que je me bouge, il faut que je sois plus disciplinée, il faut que je fasse ça, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut que je me reprenne. Bref, trop de il faut, tu le, il faut. que très souvent, cette fatigue, c'est pas un manque de volonté, c'est pas une question d'effort. En fait, la fatigue, c'est plutôt une sorte de symptôme, un signal, le signal qui dit stop, il faut faire bouger des choses, ça ne va plus tenir. Donc un signal, c'est le signal que quelque chose dans votre rythme, dans vos contraintes, dans votre rapport aux autres ou dans votre manière de vous oublier qui est en train de coûter trop cher. Et c'est là que la transition arrive. Parce qu'une transition, parfois, ça commence pas par un truc de dingue énorme, c'est simplement un petit pas, une petite phrase intérieure. Je ne peux plus faire comme avant. Ou bien je sens que quelque chose doit changer. Ou je sais même plus pourquoi je fais ça. C'est intéressant, est-ce que vous vous êtes déjà demandé pourquoi vous faites telle ou telle chose de façon automatique et quotidienne ? Est-ce que ça a encore du sens aujourd'hui par rapport à la personne que vous êtes, l'environnement dans lequel vous êtes ? Parfois on ne se questionne même pas, mais finalement ça se trouve c'est même plus utile ou c'est plus adapté. Et puis quand on est fatigué, on a tendance à croire que la transition devrait se résoudre par une grande décision. Un truc magnifique, une grande décision comme un grand courage. Un grand saut. Mais non, c'est trop gros. Du coup, ça nous épuise beaucoup plus. On se dit que ça va nous demander de l'effort qu'on n'a déjà pas envie de fournir. Non, pour initier ça, le plus important, c'est un cadre. Toujours ma fameuse phrase, la liberté étayée par une structure. Ça, pour moi, c'est la base de tout. Donc, du cadre, de la douceur et un pas qu'on peut tester. Et puis, si ça ne marche pas. on en fait un autre à côté, puis on voit. Peut-être qu'à un moment, ça a fonctionné, et puis ce n'est pas juste un pas qui va continuer, mais toute une marche, un chemin, un nouveau chemin, on verra. Bon, faire un pas de côté, ce n'est pas fuir non plus. Ce n'est pas tout casser, ce n'est pas tout envoyer valdinguer et se dire, allez, tabou la rasa, je reprends tout à zéro. Pourquoi pas ? Mais ce n'est pas ce que je propose là, en tout cas. Ce n'est pas non plus aller sur un... intellectualiser les choses pendant X temps. Non. Un pas de côté, c'est quoi ? C'est simplement changer de point de vue, changer d'angle, se retrouver avec soi pour reprendre un peu d'air, mettre de l'espace, respirer. Et puis revenir finalement au factuel, à la réalité. Qu'est-ce qui est vrai pour vous, là, maintenant, aujourd'hui ? Parce que le piège de la fatigue... c'est qu'elle vous met dans une sorte de mode de survie. Et donc, quand on est en mode survie, on a tout qui est alerte sans arrêt. Donc, on n'a pas les bons capteurs, fatalement. Et c'est ça qui va venir vous abîmer et qui va venir vous prendre de l'énergie et qui vous empêche de vous nourrir de ce qui est bon pour vous, de voir ce qui pourrait être encore possible en termes de mouvements, de changements et voir en fait ce qui vous va plus. Donc moi, ce que je vous propose aujourd'hui, c'est une manière de faire le point en trois étapes. Un, faire le bilan de là où vous en êtes en ce moment. On regarde les faits, votre état. On identifie ce qui vous vide et puis ce qui vous ressource. Et puis, on choisit un pas de côté, un petit mais réel, factuel. On avance. Si vous voulez, on peut le faire là, maintenant. Donc, si vous voulez, prenez une feuille et puis en haut, on écrit, par exemple, mon pas de côté. Pour être original. Ou autre chose, ma feuille pour obtenir plus de clarté. Ma feuille bilan, mon bilan, mon bilan de printemps, mes objectifs pour l'été, ce que vous voulez. Puis je vais vous poser 5 questions. L'idée, ce n'est pas d'écrire beau ni intelligent, c'est d'écrire vrai. Donc on y va, hop, en mode automatique et puis on voit ce qui émerge. Première question, votre niveau d'énergie. Sur une échelle de 0 à 10, votre niveau d'énergie là, aujourd'hui, maintenant, tout de suite, c'est combien ? 0 à plat. 10. Au taquet, je me sens vivant, disponible, au max du top. Allez-y. Et puis, écrivez en dessous, je sais que mon énergie est à ce niveau parce que... Alors moi, je sais que mon énergie aujourd'hui est un peu, peut-être un peu basse parce qu'en effet, j'ai fait ceci, j'ai fait cela, ça m'a pris de l'énergie émotionnellement, physiquement ou bien je me sens... T'inquiète parce que là, j'ai eu un coup de fil qui m'a boostée et puis je vais faire mon entraînement. J'étais trop bien là. C'est la bonne fatigue. Voilà, je sais que mon énergie est à ce niveau parce que... Question 2. Vous êtes prêts ? Ce qui me vide le plus. Qu'est-ce qui vous vide le plus en ce moment ? Commencez à lister 3 à 5 choses et puis ajoutez ce qui rend ça 6 coups. C'est que là, on est en train de voir votre économie d'énergie, en fait. Qu'est-ce qui vous en prend et pourquoi ? Un charge mental, ménage quotidien. Ensuite, question 3. Ce qui me ressource, mais que je néglige. C'est quoi ? Donc, commence à écrire. Voilà, une phrase, je vous propose. Ce qui me ressource vraiment et que je néglige, c'est... Moi, par exemple, à une époque, j'avais cette rigueur. Je m'étais mise au piano. Et ça m'apportait tellement tous les jours. Je faisais au moins 10 minutes de piano. J'étais trop contente parce que quand on en fait tous les jours, c'est comme la course. J'ai fait aussi de la course à une époque. Eh bien, on voit les effets tous les jours. qu'est-ce que ça fait du bien ? Et malheureusement, personnellement, je pourrais faire ça pour le piano. J'en fais plus et j'ai arrêté pour X raisons. Mais voilà, moi, ça pourrait être ça. Ce qui me ressource vraiment et que je néglige, c'est le piano. Et puis, vous pouvez écrire, si je prenais ça au sérieux vraiment, ça changerait. Qu'est-ce que ça pourrait changer ? Question 4. Le nœud de transition, ce qui coince en ce moment. Je suis à un endroit où... Et ce que je ne peux plus continuer à faire, c'est... Ce dont j'ai besoin là maintenant, c'est... Donc je reprends. Je suis à un endroit où... Je suis à un moment de ma vie où... Et ce que je ne peux plus continuer à faire ou à accepter ou à continuer, c'est... Et ce dont j'ai besoin là, maintenant, tout de suite, c'est... Allez, on continue. Et ce que je vous propose, c'est tout simplement de vous projeter là, très rapidement, dans un mois. Dans un mois, vous êtes là où vous le souhaitez. Comme vous le voulez, ça a fonctionné. Un mois c'est rapide, hein. Mais on y va. Qu'est-ce qui se passe ? Vous êtes avec qui ? Vous faites quoi ? Qu'est-ce qu'il y a devant vous ? Sur quoi avez-vous les pieds ? Quelles sont les odeurs ? Quelles sont les émotions ? Pour arriver là dans un mois, ce que je vous propose... C'est mettre en place une action d'ici une semaine. Une petite action, un pas vers ça dans un mois. Pour ce faire, d'ici une semaine, vous bloquez un créneau dans votre planning. Une date très claire avec une action hyper claire, hyper simple. Simplement une. Ok ? Je compte sur vous. Puis si ça vous dit, vous pouvez toujours m'envoyer un message pour me dire ce que j'ai décidé de mettre en place. Et puis je l'ai fait. N'hésitez pas, moi ça me ferait super plaisir. Bon, si vous avez fait l'exercice et qu'il y a déjà quelque chose qui est en train de se mettre en place et pour ça, bravo parce que le mouvement, ça commence toujours par un petit truc, un tout petit, un tout petit... quelque chose de quelque chose. Donc ça c'est top et c'est comme ça que tout commence de toute façon. Donc là il y a un mouvement qui a initié quelque chose. Donc bravo ! Maintenant l'idée c'est de continuer, de rester sur le vélo et de continuer à avancer. Pour ça et bien ce que je vous recommande c'est de voir dans votre entourage qui... pourrait être un soutien, un étayage pour vous accompagner à porter ce projet. Non pas pour le faire avec vous, mais pour vous faire des petits comme à l'époque de Facebook au tout début, on pouvait s'envoyer des pokes. C'était le petit doigt là sur l'épaule qui dit, hé, t'en es où ? Et tu fais quoi ? Et t'en es où ? Pour certains, c'est insupportable. Mais voilà. L'idée, c'est de trouver la personne qui va venir dire hé, t'en es où ? T'as avancé ? dit, raconte, hé parce que parfois quand on est juste seul avec soi, bah on n'y arrive pas du coup ça c'est hyper important bon, si jamais vous êtes reconnu là, dans tout ce que je vous ai dit et que vous voulez pas faire ça vraiment tout seul, malgré le fait que vous ayez plein de personnes même une, pour vous accompagner dans cette question de fatigue qui dure, de transition qui a du mal à se mettre en place, lance un atelier, donc le mois prochain en mai, c'est faire le point sur là où vous en êtes mais de façon un peu plus profonde un peu plus structurée et commencer à initier un mouvement donc ça je le fais en groupe de 6 maximum à partir de 3 inscrits je le lance donc c'est sous forme de 4 sessions de 1h50 de midi à 13h50 le lundi les dates sont sur mon site atelier mon pas de côté vous pouvez aussi m'appeler si vous avez des questions l'atelier est à 400 euros, ça compte donc les 4 sessions plus 2 rendez-vous individuels avec moi pour faire le point en individuel. Donc n'hésitez pas. L'idée, c'est vraiment de faire ce que vous venez d'esquisser, mais de façon plus accompagnée, plus structurée. Et avec l'impulsion du groupe, c'est hyper fort. Toutes les infos, je me répète, mais elles sont dans la description de l'épisode. Et puis si vous préférez, vous pouvez bien sûr m'envoyer un mot pour me demander que je vous envoie les détails en direct. C'est le moment de vous remercier pour votre écoute. J'espère vous avoir gardé jusqu'à maintenant. Et puis je vous dis à très bientôt sur mon pas de côté. Au revoir !