- Speaker #0
Bienvenue dans mon Pas de Côté. Ici, on raconte les vies qui prennent un autre chemin. Pas toujours par choix, mais toujours par nécessité intérieure. Je suis Ondine, psychologue, et je reçois celles et ceux qui ont osé. Belle écoute ! Bonjour Élodie ! Bonjour Ondine ! Je suis ravie de te recevoir aujourd'hui dans mon Pas de Côté.
- Speaker #1
Merci à toi de m'inviter.
- Speaker #0
Avec grand plaisir ! Dans un premier temps, est-ce que tu serais d'accord de te présenter, s'il te plaît ?
- Speaker #1
Oui, écoute, donc je m'appelle Élodie, j'ai 44 ans, je suis maman d'une petite fille de 2 ans, belle maman de 2 grandes filles aussi, qui ont maintenant 20 et 23 ans. Voilà, mon mari s'appelle Emmanuel et je fais dans la vie des podcasts comme toi. Et des ressources humaines.
- Speaker #0
OK. Alors, comment tu arrives à gérer les deux dans ton planning ?
- Speaker #1
Dans mon planning ? Écoute, comme elle est encore petite, ça va parce qu'on est en garde partagée. Donc, la journée, j'ai quand même le temps de m'occuper de tout ça. Et entre les deux activités, écoute, on fait au mieux. On fait au mieux. en fonction des jours, en fonction de l'actualité. Mais j'aime bien parce que ça permet de travailler sur différents projets.
- Speaker #0
Et à la fois ton podcast et les ressources humaines, tu peux en dire un peu plus ?
- Speaker #1
Écoute-moi, j'ai un podcast qui s'appelle Bloom Up, qui est un podcast à destination des parents pour les aider à traverser leur parentalité avec le plus de sérénité possible. Et j'interview donc des experts pour nous donner des clés sur plein de sujets autour de la parentalité, de l'éducation, mais aussi des parents qui me racontent leurs histoires, leurs parcours, leur vision de leur parentalité. Et c'est toujours très inspirant d'écouter aussi les autres qui traversent soit des choses différentes, soit des moments de vie un peu similaires, mais du coup ça nous permet de voir. comment ils font et comment ils gèrent et s'inspirer. Voilà, donc ça, c'est mon podcast, Bloom Up. Et puis, la partie RH, j'ai développé un accompagnement pour les entreprises pour mieux intégrer la parentalité en entreprise, donc avec un volet pour former les RH et les managers et un autre volet pour les parents, puisque l'idée, c'est de mieux gérer les transitions de vie et notamment ce moment de bascule, on va dire. quand on devient parent. Il y a un avant et il y a un après. Et reprendre le travail, c'est jamais évident. Donc voilà, je pense qu'il faut accompagner les entreprises pour qu'eux accompagnent mieux les parents et tendre vers plus aussi d'égalité femmes-hommes. Voilà, donc c'est tout un projet un peu global. Et puis après, je fais aussi du consulting RH, puisque j'ai été pendant 20 ans DRH. Donc voilà.
- Speaker #0
Ok, dans quel secteur ?
- Speaker #1
J'ai travaillé dans différents secteurs d'activité. J'ai travaillé dans la mode, le luxe, l'industrie musicale pendant longtemps, la finance. J'ai eu des postes en France, mais surtout à l'international. J'ai habité plusieurs années à Londres. Je suis rentrée après le Covid. J'ai un parcours pas mal marqué par des expériences internationales dans ces secteurs d'activité.
- Speaker #0
Ok, super. Et tu viens d'où, toi ?
- Speaker #1
Écoute, moi, je suis parisienne. voilà, je suis née à Paris j'ai grandi à Paris j'ai fait mes études à Paris j'ai étudié le droit, je me suis spécialisée en droit social voilà, et puis comme j'ai dit après, j'ai habité plusieurs années à Londres mais parisienne parisienne de naissance avec des origines un peu différentes puisque mes parents mon père est né en Turquie d'un père français mais d'une mère italienne et grecque. Et du côté de ma mère, mon grand-père était du Pays Basque. Donc j'ai une grande affection pour le Pays Basque et j'y passe beaucoup de temps maintenant aussi. Et ma grand-mère maternelle était allemande. Voilà, donc des origines un peu diverses.
- Speaker #0
Multiculturelles.
- Speaker #1
Multiculturelles, exactement.
- Speaker #0
Et avec tout ce bassin multiculturel, disons... Tu dirais que tu as grandi avec quelle valeur ?
- Speaker #1
C'est une bonne question. Je pense que... L'ouverture aux autres, c'est quelque chose qui est important. En tout cas, que mes parents et notamment mon père y attachaient beaucoup d'importance. Et je pense que d'avoir ce type d'origine, oui, ça t'ouvre aux autres et à la curiosité. Et puis après, dans les valeurs, je ne sais pas si c'est lié aux origines, multiculturelle, mais j'ai un père qui croyait beaucoup en la valeur travail. Son dicton, c'est un peu quand on veut, on peut. Donc, voilà, une importance liée aux études, au travail, voilà. À l'effort, mais surtout dans le but de... L'effort, oui, parce que moi, j'ai toujours vu mes parents travailler, mon père et ma mère travaillaient. Mes grands-parents ont toujours beaucoup travaillé, ma grand-mère maternelle aussi, donc la valeur travail et la valeur effort, clairement, ont été incarnées sous mes yeux. Mais plus, tu vois, moi je suis née en 1982, donc tu vois, j'étais ado dans les années 90, on a été beaucoup biberonnés au mythe de la working girl, tu vois. on peut tout avoir, etc. Et puis moi, j'ai été poussée dans les études. C'était quelque chose d'important, en fait, que mes grands-parents n'avaient pas forcément connu. Et donc, ils voulaient pour moi et que mes parents voulaient pour moi. Je parle d'études poussées. Je parle d'études poussées. Donc, oui, ça, c'était des valeurs importantes. Et puis, valeurs familles aussi. Voilà, assez proches. proche de mes grands-parents, proche de mon frère, de mes parents. Donc voilà, je pense que c'est à peu près les valeurs avec lesquelles j'ai grandi.
- Speaker #0
Donc l'importance d'être éduquée, ce que j'entends, d'avoir un apprentissage et de la vie, mais aussi d'un métier. C'est ça que je comprends dans ce que tu dis.
- Speaker #1
C'était, oui, il faut apprendre d'un métier, mais c'était plus de... Tu sais, un peu l'ascenseur social, tu vas réussir, quoi. Et c'est la voie des études qui te mènera à ça, tu vois. Ok.
- Speaker #0
T'en pensais quoi, toi, à l'époque ?
- Speaker #1
Tu sais, moi, j'ai toujours été assez bonne élève et plutôt facile. Donc, j'ai suivi le chemin un peu tout tracé, tu vois. Je n'avais pas de difficultés à l'école. Donc, je ne me posais pas... Enfin, je trouvais ça bien, mais je ne me suis pas posé beaucoup de questions. je traçais ma route, j'avançais j'allais au conservatoire pour faire du solfège, de la flûte traversière de la danse, de la danse classique la danse moderne, la natation du coup oui je me suis pas posé beaucoup de questions, j'avançais je traçais ma route, ça se passait bien j'ai grandi dans un milieu assez privilégié tu vois donc Merci. On n'avait pas de difficultés, tu vois, puisque ça, même si mes grands-parents, eux, ont vécu, tu vois, des vies plus modestes, mais mes parents, tu vois, nous ont offert tout ça, donc on a eu beaucoup de chance, quoi. Donc non, je tracais ma route, ça se passait bien. Mon frère, c'était plus compliqué, donc même si maintenant, il a très bien réussi, mais le deuxième, c'était un peu plus... Les études, c'était un peu plus compliqué, donc... Moi, je ne posais pas de problème, j'avançais, tu vois.
- Speaker #0
Et tu avançais jusqu'à la direction des ressources humaines, jusqu'à ce moment où il me semble que tu as arrêté d'avancer sans trop te poser de questions, et que là, il y a eu un questionnement qui s'est imposé à toi. C'est ça que j'ai cru comprendre quand on avait échangé, justement pour savoir si tu étais d'accord de venir témoigner dans mon podcast. Qu'est-ce qui s'est passé à ce moment-là pour toi ?
- Speaker #1
En fait, c'est quelque chose... Déjà, je pense que j'avais en tête depuis un moment, au fond. Forcément, tu sens forcément te le formuler, mais une envie de faire un peu autre chose, de faire ou de faire différemment, si ce n'est pas forcément autre chose, mais de faire un peu différemment. Les ressources humaines, c'est un très beau métier, mais c'est un métier qui n'est pas forcément évident. tout le temps, tu vois, dans le quotidien. Alors après, ça dépend des fonctions que tu as, des projets sur lesquels tu interviens, etc. Puis c'est une fonction qu'on adore détester, tu vois, qui est ultra nécessaire, mais en entreprise, c'est pas toujours, tu vois, le poste le mieux vu et le mieux considéré. Donc c'est pas toujours évident.
- Speaker #0
Comment ça se fait, selon toi, qu'on adore détester les ressources humaines ? Comment ça se fait, selon toi ?
- Speaker #1
Après, ça dépend, je pense, des entreprises, mais c'est parce que tu es à la croisée des chemins. Tu es représentant de la direction pour les collaborateurs et pour la direction, tu es représentant des collaborateurs. Donc, tu es un peu à la croisée des deux mondes et toi, ton rôle, c'est de mettre un cadre avec de l'équité, faire en sorte... que le cadre légal soit respecté, que les attentes et les besoins des collaborateurs soient entendus, mais avec des contraintes, tu vois, et un projet d'entreprise. Donc, tu dois arriver à marier les deux. Et donc, il y a toujours des cycles dans les entreprises. Donc, il y a des périodes qui peuvent être plus ou moins compliquées. Et donc, du coup, oui, voilà, je pense que les... Comme telle a croisé un peu de ces chemins-là et que le rôle n'est pas forcément aussi toujours bien défini et bien compris par, tu vois, les collaborateurs. Voilà, je pense que c'est quelque chose qui n'est pas forcément bien compris. Et puis, il y a... Il faut dire les choses... Très clairement, le fait que les RH prennent le relais souvent de beaucoup de managers qui ne font pas la partie de leur travail qui est de gérer l'équipe, soit tout court, soit correctement. Donc du coup, tu peux être toi, devoir prendre le relais et toi être porteur de mauvaises nouvelles. Donc forcément, voilà. Mais si tu fais bien ton rôle, voilà, tu n'es pas forcément toujours dans cette position-là. Mais voilà, c'est des postes qui sont assez compliqués des fois à gérer en fonction des contextes d'entreprise, évidemment. Donc voilà. Et donc, au bout de, tu vois, 20 ans, je m'étais dit que j'avais quand même fait le tour. J'ai été DRH très tôt, j'avais 29 ans. Ok. Du coup, bon, j'ai fait ça quand même pendant longtemps.
- Speaker #0
J'imagine que pour une jeune femme de 29 ans d'être à la direction des ressources humaines, ça doit être quand même un sacré truc, non ?
- Speaker #1
Ah oui, c'est un sacré truc et tu cumules plein de choses. Tu cumules le fait que tu sois jeune, que tu sois une femme, tu es au comex ou en général, surtout à l'époque, toujours maintenant, mais encore plus à l'époque, très masculin. tu vois, le comex. Donc oui, il faut faire... Voilà, tu es peut-être même deux fois plus à l'épreuve pour faire tes preuves. Comment tu as fait,
- Speaker #0
toi ? Qu'est-ce que tu as allé chercher comme ressource à l'intérieur de toi pour tenir ta barre, justement, du haut de tes 29 ans ?
- Speaker #1
Écoute, je pense que ça a été... Rechercher la confiance du président avec lequel je travaillais à l'époque. Et donc, ça passe par le travail, de l'investissement, montrer la valeur ajoutée qu'on peut apporter, que techniquement aussi, on est valable, bien comprendre le business, et montrer que tu n'es pas là juste pour un cadre qui les embête, mais aussi pour justement. adapter ce cadre à ce que eux recherchent donc oui voilà beaucoup de travail beaucoup de de conversation de relation avec tous les collaborateurs managers et membres du COMEX sur ces sujets là et puis la preuve par l'exemple et le bon exemple c'est de mettre en place des choses qui marchent avec des retours positifs tu vois Merci. et construire comme ça, pierre par pierre. Et puis après, j'ai eu des projets assez structurants en ressources humaines qui ont fait que j'ai acquis mes lettres de noblesse, tu vois, entre guillemets, un peu comme ça, et la confiance absolue après, tu vois. Mais ça prend du temps, il ne faut pas se leurrer. Surtout que moi, je partais dans un contexte où il n'y avait pas de fonction RH, donc je l'ai vraiment construite, tu vois. J'étais vraiment partie de mes feuilles blanches. Donc, ça a pris un peu de temps, tu vois. Mais ça a fini par fonctionner. Mais oui, je pense que quand tu es jeune, que tu es en plus une femme, ça prend peut-être plus de temps que pour un homme. Il ne faut pas se leurrer. Donc après, je ne sais pas si c'est de la patience, mais c'est quand même un peu de résilience au fond de toi. être, en tout cas moi, droit dans mes bottes. Et puis, je pense qu'il faut être motivé et animé par ce que tu fais. Parce que sinon, tu te décourages. Il faut quand même bien se le dire. En tout cas, c'est mon expérience. C'est de se dire qu'il faut quand même avoir cette flamme un peu au fond de toi. Et mine de rien, c'est marrant parce qu'on me l'a redit encore la semaine dernière, il faut quand même avoir... En tout cas, encore une fois, c'est mon expérience, mais du caractère. Voilà, un peu de caractère pour arriver à t'imposer et, tu vois, à porter ta voix, tout simplement.
- Speaker #0
Tu aurais un exemple à nous partager ? Un souvenir qui te revient ?
- Speaker #1
Oui, il y en a plein, mais tu vois, typiquement, l'exemple que j'ai donné la semaine dernière, mais qui... montraient sur la partie un peu construction, confiance, mise en place de choses. Tu vois, chaque année, il y a des augmentations de salaire dans les entreprises. Alors, plus ou moins importantes, mais bon, en général, il y en a au moins quelques-unes. Et quand je suis arrivée, le président et le directeur financier m'ont envoyé un fichier. Quand je suis arrivée, genre quelques mois après mon arrivée, et m'ont demandé de passer les augmentations dans la paie. J'ai dit, bien sûr, je vais le faire, mais quand est-ce qu'il y a eu lieu cette... conversation sur les augmentations de salaire, parce que je ne comprends pas, je n'étais pas là. Et donc, le directeur financier, à l'époque, m'avait dit « La semaine dernière, avec le président, on s'est vus, on a fait notre réunion, on a attribué les augmentations, et puis voilà, le fichier est là. En gros, passez-les en paie. » Je dis « Écoute, très bien, allez passer en paie, mais l'année prochaine, je veux faire partie de cette réunion. » Il m'a demandé « mais pourquoi ? » Je ne sais pas, peut-être juste parce que ça fait partie du champ d'attribution des ressources humaines, qu'il y a besoin d'avoir un espèce de pendant, que ça ne se fait pas en chambre comme ça, qu'il y a peut-être des critères objectifs à aller chercher pour essayer d'attribuer ça de la meilleure façon. Je ne sais pas, mettre un process en place, il y a quand même des choses à faire, ce n'est pas au doigt mouillé ou à la tête du client. J'exagère un peu, mais c'était un peu ça. Et donc, voilà. Et du coup, l'année d'après, j'avais mis un process en place pour, tu vois, faire... Enfin, tu vois, rencontrer les managers, demander dans leurs équipes qui souhaitait quoi et ce qu'eux souhaitaient, pourquoi. Enfin, tu vois, les justifications avec, tu vois, un process un peu d'entretien annuel. Enfin, tu vois, un truc un peu plus objectif que juste une conversation en chambre. Je suis arrivée avec mon fichier, voilà, où ils m'ont tous les deux regardé. Mais qu'est-ce que c'est que ce truc ? Mais qu'est-ce qu'elle a fait ? Et ça leur paraissait hallucinant, tu vois. Mais après, le process, il a été mis en place. Et limite, c'était eux, bon, ça y est, tu as lancé le truc. Quand est-ce qu'on l'a, ton fichier ? La réunion, tu vois, c'était... Donc, tu vois, c'est un exemple de plein de choses où tu dois...
- Speaker #0
T'as à les mettre du lien, en fait.
- Speaker #1
T'as à les mettre du lien et être proactif. Ouais, et puis être proactif, tu vois. Ouais. Mais s'imposer quand même, parce que... Tu vois, j'aurais très bien pu dire, ah, OK, bon, ben, je le passe. Bon, si vous pouvez, l'année prochaine, me mettre dedans. Je pense que si j'avais fait ça, l'année prochaine, la réunion, elle se repassait de la même manière. Donc, j'ai pris acte de quand est-ce que c'était. Tu vois, j'ai anticipé. Je suis allée les voir avant, bien sûr, en leur disant voilà ce que je vais mettre en place. Et voilà, tu vois. Donc, c'est… Mais bon, des exemples comme ça, tu vois. Là, je te parle de ça où c'était vraiment l'âge où c'était mon premier poste de DRH, quoi, tu vois. Donc, j'avais littéralement 29 ans quand, tu vois, quand tu as fait… Il faut prendre sa place, exactement. Parce que personne ne te la donnera. Voilà. Ou en tout cas, pas forcément toujours facilement.
- Speaker #0
Tu as continué. Après,
- Speaker #1
j'ai continué ma carrière, etc. Et puis, pour revenir à la question de moi, mon pas de côté, pourquoi, c'est que j'ai fait carrière, j'ai eu plein de projets hyper intéressants, etc. Mais j'avais toujours cette envie, à un moment donné, de me dire, voilà, je ferai sûrement autre chose à un moment donné. Puis ce besoin, je pensais monter, en fait, tu vois, au fur et à mesure des expériences. Et voilà, puis il y a un timing qui s'est présenté où je me suis dit, bon, c'est peut-être maintenant qu'il faut le faire. Et c'est là où du coup,
- Speaker #0
j'ai lancé le podcast. Comment tu as su que c'était peut-être le moment ? Qu'est-ce qui était palpable pour que tu te dises, allez, ça y est ?
- Speaker #1
Déjà, dans ma dernière expérience, je m'étais déjà dit avant, écoute, tu vois, ça sera... C'est peut-être après cette expérience-là, ne sachant pas combien de temps elle allait durer, que tu pourras te lancer. Tu vois, maintenant, tu vois, c'est des trucs un peu palpables. Tu sais, tu as un peu le syndrome de l'imposteur, peut-être un peu plus prononcé quand tu es une femme. Donc, je m'étais dit, ça y est, tu vas avoir environ 20 ans d'expérience. Donc, maintenant, tu vois, tu es un peu crédible, légitime dans ce que tu peux raconter. Donc, tu vois, ça peut être le bon moment. tu vois après ton expérience tu vois du coup c'était un peu aussi cadré tu vois avec tu auras le chômage etc donc tu vois tu pourras te lancer avec un petit filet de sécurité donc tu vois ça se construit mais après t'as cette envie qui tu vois qui monte et qui était déjà là et puis de te dire j'ai plus forcément encore une fois envie de faire ce que je fais tel que je le fais maintenant donc tu vois la conjonction de tout ça a fait que à un moment donné je me suis dit Merci. Bon, ben voilà, c'est maintenant qu'on essaye, en tout cas, qu'on fasse pas de côté, on verra où ça va mener, et puis voilà. Donc je peux pas te dire, il n'y a pas un événement particulier, c'est quelque chose que j'avais en moi déjà depuis quelques années, et j'ai pas osé me lancer, et cette conjonction d'événements où je me suis dit, bon elle est là maintenant. Fais-le quoi ? Fais-le maintenant, sinon... Mais j'avais déjà fait des petits choix et des pas de côté avant. Il y a eu un petit entraînement. J'avais fait un tour du monde. Je suis partie pendant sept mois. Un moment où tout le monde te dit, mais pourquoi tu fais ça ? Tu vas ralentir ta carrière, machin, et tout. Tu es complètement folle, machin. Je me suis formée sur tous les enjeux.
- Speaker #0
Ça venait de quel besoin, ce tour du monde ? C'est venu nourrir quoi chez toi ?
- Speaker #1
Moi, c'est quelque chose que je porte en moi depuis toujours. Tu parlais des origines, je pense qu'au tout début, je pense que, tu vois, l'ouverture, l'envie de voyage, de découverte culturelle, je l'ai en moi depuis toujours, je pense. À peu près. Tu vois, moi, j'avais 18 ans, j'ai dit à mon père, un jour, je ferai un tour du monde. Ce à quoi il m'a répondu dans la vie, tu sais, il me dit, on ne fait pas toujours ce qu'on veut. D'accord. Voilà, puis tu vois, dix ans après, je l'ai fait. Je suis partie toute seule. Et t'en es où,
- Speaker #0
alors ?
- Speaker #1
Écoute, j'ai commencé par l'Afrique. J'ai fait 13 pays au total. J'ai commencé par le Kenya. J'ai fait Kenya, Tanzanie, Malawi, Zambie, Zimbabwe, Botswana, Namibie, Afrique du Sud. Après, j'ai fait un grand tour de l'Australie. Je suis restée deux mois en Australie. J'ai fait la côte Est, le Nord, la côte Ouest. J'ai fait le Centre, le Sud, la Tasmanie. Je suis allée au Japon. J'ai fait la Nouvelle-Zélande, les Fidji et j'ai fini par les États-Unis. Je suis partie de la côte ouest et je suis revenue sur la côte est. Voilà, je suis partie sept mois.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu as gardé de ce voyage ?
- Speaker #1
C'est une expérience magique. Tu vois, ça va faire... Je suis partie en 2010. À faire, mon Dieu, 16 ans. Et en même temps, j'ai l'impression que je suis partie il y a trois ans. Donc, tu vois, pour te dire à quel point c'est des... Vraiment, ça reste des souvenirs très vivaces dans ma mémoire. Plus que certains voyages que j'ai dû faire après, tu vois. Et qui, du coup, sont plus récents. Non, c'est vraiment une expérience un peu transformatrice et formatrice. Et tous ceux qui peuvent le faire, ça se fait. Tu ne pars pas dans des hôtels 5 étoiles. Tu pars avec ton sac à dos, dans des auberges de jeunesse, etc. Ça dont je te parle. Je ne te parle pas du 7 mois passé de palace en palace. Mais justement, tu vois, c'est... Tu n'es pas déjà un dans le même état d'esprit que quand tu pars en vacances et en congé payé. Ce n'est pas du tout la même chose. Et tu apprends à te connaître. Et puis moi, je suis partie toute seule. Donc, tu as des moments un peu plus d'introspection. Tu apprends que tu peux gérer tout ça toute seule, que tu peux gérer aussi un budget limité pour aussi autant de temps. Et puis après, tu t'ouvres. encore plus sur le monde. Ça te donne une ouverture d'esprit incroyable. D'aller à la rencontre des autres, enfin, à la rencontre des autres, tu... tu t'ouvres plus parce que t'es toute seule. Donc forcément, si tu veux pas rester toute seule pendant 7 mois, tu as une ouverture un peu naturelle qui se fait et qui est beaucoup plus propice aux rencontres que quand tu pars 3 semaines, même 2. C'est vraiment une aventure en soi.
- Speaker #0
Tu disais que ça avait quelque chose de magique. La magie, elle s'était opérée comment pour toi à ce moment-là ?
- Speaker #1
En fait, magique, tu ne le sais pas forcément. Enfin, si, tu le vois quand même parce que tu passes d'endroit extraordinaire à un endroit extraordinaire. Donc, rien que ça, c'est déjà magique, tu vois. Mais c'est un luxe, tu vois, de pouvoir prendre son temps, tu vois. Tu passes plus de temps que ce que tu ferais quand tu passes par une semaine ou deux ou même trois semaines. La magie de prendre son temps, de s'ouvrir aux autres, c'est de se découvrir toi, tu vois. C'est de passer du temps avec toi-même. Merci. C'est extraordinaire. C'est extraordinaire.
- Speaker #0
Tu as découvert quoi sur toi dans ce voyage ?
- Speaker #1
Tout ce que je viens de dire. Tout ce que je t'ai dit là sur le fait de t'ouvrir aux autres, que tu peux gérer, que ça se passe bien, que tu es résiliente, que tu peux faire face à plein de choses. Parce qu'un voyage aussi long, tu te doutes bien que tout ne se déroule pas. pas comme le plan initial. Donc déjà, que tu te rends compte que tout ce que tu avais prévu ne se passe pas comme prévu et que tu gères et que voilà. Donc c'est... Parce que tu en as des galères pendant ce type de voyage. Enfin, tu vois, c'est pas... Encore une fois, tu pars longtemps donc forcément, tu te retrouves à gérer des difficultés à l'autre bout du monde et puis tu es toute seule. Enfin, tu vois, tu n'as pas à côté de toi, tu vois, ta famille et tout. Enfin, tu vois, c'est... Tu sors de ta zone de confort.
- Speaker #0
Tu sors de ta zone de confort. Et tu dirais que ça s'est expérimenté.
- Speaker #1
C'est magique de sortir de ta zone de confort. C'est comme ça que tu apprends.
- Speaker #0
Tu dirais que ça t'a permis d'intégrer quoi comme ressource pour justement ce que tu as pu lancer 14 ans plus tard, 15 ans plus tard ?
- Speaker #1
C'est 15 ans plus tard. C'est horrible, 15 ans. Pardon. Le temps, tu imagines 15 ans. Mon Dieu.
- Speaker #0
C'est une aventure de lancer son podcast, de lancer son projet.
- Speaker #1
Je pense que ce que ça apprend, ça apprend la résilience, ça apprend à te dire je peux gérer, ça apprend à te dire... peut m'adapter à plein de choses. Tu vois, l'ouverture multiculturelle, mais clairement. Tu vois, et de ne pas penser, tu vois, juste franco-français. Enfin, tu vois, moi, ça m'a servi. Ça a été... Enfin, je n'aurais pas eu, tu vois, déjà parce que j'étais déjà partie un an et demi à Londres avant ça. Déjà, ça a fait en sorte que je parle vraiment anglais vraiment très, très bien. Je n'aurais pas eu cette carrière-là si je n'avais pas, tu vois, Je ne suis pas partie à Londres, je fais ce voyage, etc. C'est sûr et certain. Donc, de pouvoir m'adapter, tu vois, dans n'importe quel pays où tu vas. Vraiment, ça t'apporte une ouverture d'esprit incroyable. Vraiment incroyable. Je veux dire, ça c'est... Or, la résilience aussi, l'adaptation. Voilà, et te dire que tu peux gérer, quoi. Voilà. Ça ne t'enlève pas toutes tes peurs et tout, pour autant, tu vois. pas non plus. Mais ça, bien sûr, ça te l'apprend en le vivant. C'est pas juste en théorie. C'est l'expérience. Et donc, bien sûr qu'après, tout ça, ça m'a servi après quand j'ai voulu... Déjà dans ma carrière, tout court. Même pas sur le lancement forcément du projet, mais dans mes expériences juste après, ça m'a... vous vous servez et oui ça sert aussi évidemment quand après tu veux faire un pas de côté ou tu oui bien sûr c'est un peu des expériences transformatrices clairement, un peu initiatique tu vois non mais c'est vrai donc oui moi j'encourage vraiment tout le monde
- Speaker #0
Si tu peux le faire, l'organiser, etc., le faire, quoi. Vraiment. Après, t'as pas besoin de partir 7 mois, tu peux partir plus, tu peux partir moins, mais je pense que c'est des expériences importantes.
- Speaker #1
Et du coup, tu disais qu'il y avait ce projet qui poussait quelque part depuis pas mal d'années. Comment t'as choisi ? Pourquoi un podcast ? Pourquoi ce sujet ? Comment c'est venu tout ça ?
- Speaker #0
Le podcast, c'est un média que j'aime beaucoup depuis très longtemps. J'en avais déjà créé un dans le passé qui s'appelait Off We Go, le changement positif, qui est toujours en ligne d'ailleurs, où j'interviewais des experts sur tous les sujets autour du développement durable. Donc, tu vois, c'était déjà un média. Moi, des podcasts, j'en écoute beaucoup. Je trouve que le format long permet d'apprendre, tout simplement. tu vois en écoutant les autres t'apprends des choses après il y a des trucs qui te servent plus ou moins mais voilà tu fais comme on dit pick and choose et puis tu construis ton propre chemin comme ça donc moi cette expérience de l'audio alors maintenant on rajoute de la vidéo mais à la base pour moi c'est quand même une expérience une expérience audio que j'aime beaucoup je trouve que par la voix on transmet pas mal de choses donc voilà c'est quelque chose que j'aime bien Donc, tu vois, l'envie de créer un média, j'avais un peu ça en tête. Mais c'est sûr qu'encore une fois, quand je te disais que ça montait en moi, j'étais plutôt partie sur du consulting RH, entre guillemets, un peu plus classique, qui était la voie un peu logique après une carrière de 20 ans en tant que DRH. Je n'avais pas du tout prévu de lancer un deuxième podcast. Ce n'était pas le truc. Et puis, je suis devenue maman. Et du coup, c'est une autre expérience transformatrice, différente, mais une autre aussi, un peu structurante aussi. Il y a un avant et un après, clairement. Et puis voilà. Donc, tu te poses... Moi, je fais partie de la team qui se pose un million de questions. Mais j'ai toujours été comme ça. Donc, normalement, il n'y a pas de raison que ça change. Tu vois, toujours à me poser beaucoup de questions, à réfléchir, etc. Et donc, trouver la réponse, enfin, en tout cas, une partie des réponses dans les livres et les podcasts. Tu vois, c'était un peu ça. Mais aussi parce que je suis devenue maman, moi, sur le tas. J'avais 42 ans quand je suis devenue maman. Donc, tu te doutes bien que tous mes potes autour de moi étaient déjà, en tout cas, pour beaucoup, en partie, déjà parents depuis un petit moment. Mon frère aussi était... Donc, j'étais déjà tata de deux petits. Donc, un petit garçon et une petite fille. Et donc... Je pense que j'ai un peu commencé mon chemin, mine de rien, vers la maternité avec eux. Je n'étais pas leur maman et je n'ai jamais prétendu être leur maman. Mais j'ai ressenti cet amour pour eux. Et comme je n'étais pas maman, sans me le formuler, j'ai vraiment investi mon rôle de tante. Je m'en suis beaucoup occupée. Je les ai beaucoup gardées, etc. J'adorais passer du temps avec eux.
- Speaker #1
Quelle chance pour ton frère !
- Speaker #0
Oui. d'ailleurs quand je me suis mariée quand j'ai eu mon bébé il me dit je crois qu'avec tout ce que t'as fait je peux garder ta fille pendant 6 mois ou un an pour te rendre les heures de babysitting mais ouais mais bon c'était pas je le faisais volontiers quand je pouvais et que j'étais là parce que j'habitais aussi à Londres je le faisais mais donc je voyais aussi surtout mes potes se poser énormément de questions sur la parentalité. Enfin, tu vois, comment faire, bien faire, tu vois, parce que souvent, les parents ont quand même une volonté de bien faire à la base, en tout cas, la majorité. Voilà. Mon neveu, tu vois, qui est aussi, je crois qu'on va dire que c'est un peu neuroatypique, tu vois, qui est HPI, etc. Un petit garçon vraiment en avance. Mais, tu vois, tout ce genre, ça pose beaucoup de questions, en fait, sur comment... Comment les accompagner ? Donc voilà, je voyais tous ces questionnements un petit peu autour de moi. En tant que DRH, des mamans enceintes qui arrivent et qui ont du mal à tout gérer, qui reviennent, des papas qui osent pas prendre leur congé paternité, machin, tu vois, tout ça. Et moi, vivant aussi cette expérience-là, je me suis dit que, ben voilà, je voulais lancer un podcast pour essayer de... de répondre un peu aussi à toutes ces questions. Il y avait quelques podcasts existants, bien évidemment, mais qui ne couvraient pas tout. Tu vois, tu avais... Bliss qui était vraiment sur la maternité et le postpartum, la matrescence un peu, mais qui était plus expert. Moi, je voulais un rendez-vous un peu entre les deux, mais qui n'était pas que sur la petite enfance non plus, ou que sur le moment de la maternité et de la grossesse. Donc, j'ai créé ce média-là, avec cette envie de moi, de m'informer, etc. Mais je me dis que si moi, je me pose ces questions, tu en as d'autres qui se les posent aussi, et qui pourraient potentiellement... Voilà, ça pourrait aider et donner... certaines clés à certaines personnes. Voilà. Et puis après, comme tu le sais, le podcast, c'est quelque chose qui prend beaucoup de temps à faire et à produire. Mais c'est quand même un média où pour l'instant, gagner sa vie avec un podcast seulement, c'est encore compliqué. Donc, du coup, est né cet accompagnement. Et puis, cette envie un peu d'allier mes différentes casquettes et mes différentes compétences. Donc, ce sujet parentalité qui me porte beaucoup et qui me nourrit aussi. Et cette expérience RH, quand même, pendant 20 ans, j'ai appris deux, trois trucs. Voilà, et de faire un peu une combinaison des deux. Et pour répondre, je pense sincèrement à un besoin qui n'est pas encore comblé en entreprise. Voilà, sur cet accompagnement de la parentalité et des parents par les entreprises. Quand on parle de réarmement démographique, de problèmes de fertilité, etc., il y a quand même un vrai sujet sur la parentalité. Le congé supplémentaire vient de sortir. Donc, du coup, les papas potentiellement et le coparent pourront s'absenter autant de temps que la maman ou presque. Donc, ce sujet de comment tu gères ces absences, etc., Ce n'est pas encore vraiment géré du tout en entreprise. Et même les très grandes entreprises qui ont beaucoup de mesures en lien avec la parentalité, comme déjà maintenir les salaires pendant les congés de l'enfant, congés maternités, des places en crèche, etc. Tu peux avoir beaucoup de mesures et c'est important. Et il faut les avoir. Tu as attention à ce que je dis. Il faut les mettre en place. Mais si au quotidien, ton manager te fait tout le temps des réflexions, que tu as zéro flexibilité, qu'on te complique la vie, etc. Il n'y a pas cette sensibilisation et cette formation à bien accompagner ces moments de vie qui sont quand on devient parent. Je pense que ça structure à ce moment-là et c'est le berceau des inégalités femmes-hommes. L'arrivée d'un enfant, c'est là que l'écart se creuse au niveau des salaires, des carrières et qui se ressemblent jusqu'à la retraite. On a 40% d'écart sur les pensions de retraite entre les femmes et les hommes. Ça commence là, pour plein de raisons structurelles, mais ce n'est pas l'objet du podcast. Il y a ce besoin d'accompagnement, mais qui après, une fois que tu apprends ça en tant que manager, à gérer ce genre de choses, ça bénéficie à d'autres moments de vie, quand il y a de l'aidance, quand il y a des maladies longue durée. Les mécanismes sont exactement les mêmes. Donc, il y a un vrai besoin. D'où le fait que j'ai créé cet accompagnement et qu'en parallèle, je fais aussi un peu de consulting RH. Donc, ce besoin est né de réponses à des questions que moi, j'avais aussi. Et j'ai décidé de créer ce média pour y répondre en partie.
- Speaker #1
Qu'est-ce que ça t'apporte, toi, au quotidien, cette nouvelle activité avec ces différentes branches ? Est-ce que ça remplit ? Toi, ce besoin qui grouillait à l'intérieur de toi depuis toutes ces années, ça vient répondre à quoi à l'intérieur ?
- Speaker #0
Écoute, je pense que ça vient répondre à plein de choses. Alors après, ça va faire un petit moment que j'y suis, mais il va falloir transformer l'essai. Donc, j'espère que je vais pouvoir continuer comme ça. Mais en tout cas, actuellement, ça répond à plein de choses. Ça répond déjà à un besoin de liberté, clairement, de pouvoir... gérer tout ça un peu comme je l'entends, comme je le souhaite, etc. Donc ça déjà. Un besoin de rencontre. Tu es bien placée pour le savoir. Du coup, le podcast, ça te permet de rencontrer plein de personnes auxquelles tu n'aurais pas forcément eu soit accès, soit elles n'auraient pas forcément été mises sur ton passage, tu vois. Si tu n'avais pas ce... Ce micro à tendre, tu vois, pour recueillir ses histoires, ses mots, etc. Donc ça, pour ça, c'est vraiment génial. Tu rencontres vraiment plein de personnes super, quoi. Donc ça, ça nourrit aussi et ça porte beaucoup. Et puis, oui, après, objectivement, ce besoin aussi un peu de flexibilité. Ce qui n'est pas la même chose que la liberté. Il y a de la flexibilité et de la liberté. Ce sont deux sentiments qui sont quand même différents. Mais voilà, ce besoin de flexibilité, surtout quand tu as des enfants en bas âge, c'est quand même appréciable, tu vois, de pouvoir gérer un peu différemment. Et puis d'avoir cette notion aussi, qui a toujours été assez importante dans mon parcours, d'impact un peu. tu vois enfin c'est un peu de mettre ta pierre et de sens enfin tu vois d'impact et de sens voilà quand tu reçois voilà des messages en te disant que tu vois tel épisode a aidé ou enfin tu vois ça voilà tu te dis que tu fais pas ça pour rien donc t'apportes ta petite pierre à l'édifice voilà
- Speaker #1
participer au commun exactement quelque part ouais superbe Pour les personnes qui auraient cette poussée à l'intérieur qui est là, mais qui n'ont pas encore mis la lumière sur les ressources qu'ils ont certainement, tu aurais envie de leur donner quoi comme recommandation ?
- Speaker #0
Alors tu parles sur des ressources, enfin sur la partie technique ou sur...
- Speaker #1
Tu vois, on est nombreux à sentir qu'il peut nous manquer quelque chose dans notre quotidien, peut-être dans notre façon de vivre notre profession, qu'il manque quelque chose, mais on ne sait pas quoi, on ne sait pas comment. On se dit que c'est peut-être le moment, mais peut-être pas. Enfin, tu vois, il manque le petit truc, cette petite chose-là, tu vois ?
- Speaker #0
Après, ouais, non, non, je vois, tout à fait. En fait, alors après, c'est propre. à moi et c'est pas du tout donneuse de leçons parce que chacun a son histoire chacun a son vécu ses insécurités ça vient toucher aussi à quand même pas mal de choses parce que quand tu fais ce genre de choses je te raconte tout ça mais comme je te dis il va falloir que je continue à transformer l'essai en termes financiers etc ça vient quand même toucher aussi à d'autres choses tout ce que ça t'apporte, mais voilà, il y a quand même d'autres choses à prendre en considération, mais de manière, je pense, un peu plus globale, mais bon, après, je pense que moi, c'est aussi un peu mon caractère, mais je attends toujours le bon moment, il n'y a pas de bon moment, enfin, tu vois, il n'y a jamais de bon moment. Après, il peut y avoir un meilleur moment qu'un autre. Mais ça, tu le sauras une fois que tu te seras lancée, en vrai, si c'était un bon moment par rapport à un autre, tu vois. Et en fait, je pense qu'il faut s'écouter, voilà. C'est très, comme on dit en anglais, un peu cheesy et un peu bateau à dire, mais écouter, en fait, écouter un peu vraiment cette voix intérieure, tu vois, quand tu as de la frustration, un peu ces dissonances un peu cognitives, tu vois, tu sens que ça gratte, etc. Je pense qu'il faut savoir les écouter, mais dans plein de choses. Et ça ne veut pas forcément dire faire un virage à 360 ou même à 180 ou quoi ou qu'est-ce. Tu n'es pas obligé d'avoir toujours des décisions radicales sur tout. Mais savoir écouter, emmener cette petite voix pour identifier ce qui ne va pas et mettre quelques petits trucs en place. Alors, ça peut être le pas complètement de côté, le changement de vie, tout ce que tu as envie, changement de ville, changement de mari, de femme, je n'en sais rien, de boulot. tu vois ou se remettre au sport enfin j'en sais rien ça peut prendre mille et une formes tu vois ou réinvestir son couple tu vois forcément pas forcément se séparer tu vois mais te dire je veux remettre de l'énergie là-dedans enfin identifier et s'écouter parce que ton corps ta tête t'envoie des signaux qui font à un moment donné écouter voilà je pense que ça c'est important et arriver après à mettre en place ce qui peut répondre tu vois à à cette dissonance que tu peux... Et sans forcément prendre toujours des choix ultra radicaux. Tout le monde n'est pas obligé de faire des pas de côté, etc. Mais si c'est ce que tu ressens, te dire qu'il y aura toujours un bon moment. Des fois, la vie, elle t'envoie des signes. Tu les prends et puis voilà. Et en vrai, rien n'est 100% perdu ou radical. Donc, tu prends ton pas de côté. Tu peux voir où ça t'amène. S'il faut revenir sur l'autre chemin, tu reviendras sur l'autre chemin. Mais accepte de prendre un chemin de traverse à un moment pour voir où il te mène. Si tu veux revenir sur l'autoroute, tu trouveras toujours un moyen. Enfin, tu vois, c'est... Mais bon, ça se pratique. C'est un peu un muscle, ce truc d'un peu oser faire ce genre de choses. C'est pour ça que je te dis, moi, je l'ai un peu pratiqué différemment, mais avec ces choix que j'ai pu faire de partir à Londres en pleine crise financière, alors que j'étais en CDI, dans une maison de luxe, dans un grand groupe. Tout allait bien, pourquoi faire ça ? Alors que tu es dans cette voie-là. Pourquoi aller faire un tour du monde alors que tu peux retrouver un poste tout de suite ? Un trou dans un CV en France, c'est très mal vu. Pourquoi faire ça ? Repartir à Londres encore une autre fois. Tu as ton appart, tu as ton machin. Tu peux avoir pourquoi te former pendant un an sur les sujets de développement dur. C'est plein de petites choses. C'est pour ça que je dis que ce n'est pas toujours des virages à complètement 180, mais c'est écouter un peu ce qui te nourrit, parce que je pense que ça te rattrape toujours à un moment donné. Et si c'est pour finir aigri et frustré et avec plein de regrets, la vie, ce n'est pas trop ça, à mon sens. Voilà. Donc, il faut écouter. Et encore une fois, voilà. Donc, ça, c'est mon… Je ne sais même pas si c'est un conseil, mais c'est… En tout cas, c'est la manière dont je vois les choses. Il faut s'écouter. Tu vois, et moi, à travers mon podcast, je le dis souvent. Enfin, je veux dire, c'est important de remplir ses réservoirs, tu vois, d'énergie, de… et de choses qui te font du bien, juste pour pouvoir après aussi donner aux autres. Parce qu'il y a aussi beaucoup de gens qui ne le font pas parce qu'ils doivent s'occuper d'un tel machin et tout. Oui, mais si toi, tes réservoirs sont vides, tu n'as plus rien à donner. C'est un peu la métaphore comme dans l'avion, où tu as les masques à oxygène qui tombent. On te demande de le mettre sur toi en premier pour pouvoir après t'occuper des autres. C'est un peu la même chose. Il y a des fois, il faut savoir s'écouter soi. pour continuer à avancer et à mieux donner aussi aux autres. Et ça peut être des parenthèses. Ça peut être un truc que tu fais, un pas de côté, que tu fais de manière limitée dans le temps pour après revenir sur un truc peut-être... Ou ça peut être après un truc qui se transforme de manière permanente. Pour moi, les pas de côté, ils ne sont pas forcément permanents et définitifs. Ça peut être un truc temporaire, revenir... Ça, c'est ma vision. Ça n'engage que moi. Ce n'est pas une vérité absolue, mais...
- Speaker #1
Et comme tu l'as très bien dit tout à l'heure, si ça t'a parlé à toi, ça va forcément parler à quelqu'un d'autre.
- Speaker #0
Ça parlera à certains. Clairement pas à tout le monde. Mais bon, c'est comme ça, c'est la vie. Mais j'espère que oui, ça parlera à certains. Mais voilà. Jamais se dire que c'est forcément complètement définitif. Mais voilà.
- Speaker #1
OK. Merci pour ces recos. Top. Du coup, c'est le moment rituel de mon pas de côté avec la visualisation, si t'es ok. Ok,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Donc je vais t'inviter à poser les deux pieds au sol, si c'est ok pour toi, bien sûr. On peut, on peut. Reposer le bas de ton dos bien dans ton siège et ne pas avoir de croisement, si c'est possible. Moi, je me mets toujours un peu de côté pendant ce temps-là. Et si c'est possible pour toi, de fermer les yeux. Tu peux être hors champ si c'est mieux, comme tu le souhaites. Et puis de prendre quelques respirations un peu plus en conscience, plus profondes, ventrales. De sentir ton ventre qui se gonfle et qui se vide. et puis qui se regonfle et puis de te projeter dans 5 ans dans un futur idéal où tout est possible il n'y a aucune contrainte tu peux être où tu veux, comme tu veux avec qui tu veux Est-ce que tu pourrais me dire où tu es ?
- Speaker #0
Je suis dans le sud-ouest, dans ma nouvelle maison dans le sud-ouest, avec mon mari, mes filles, mes belles-filles qui seront grandes, parce que 5 ans, voilà, mais qui viendront nous rendre visite, voilà, et ma famille pas très loin.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a des températures particulières que tu ressens ?
- Speaker #0
Oui, on est au printemps, c'est la bonne température, ni trop chaud ni trop froid. Avec une petite brise marine. Vu qu'on est dans le sud-ouest, l'océan n'est pas loin.
- Speaker #1
Une brise marine. Il y a des odeurs peut-être avec ?
- Speaker #0
Oui, tu vois, c'est un peu iodé, mais aussi surtout l'odeur de la nature. Tu vois, je suis dans mon petit jardin. Pas très grand, mais il y en a avec du vert autour.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu vois précisément autour de toi ?
- Speaker #0
Alors, parce que je viens de te dire, ma jolie maison du Pays Basque, ma fille qui est en train de jouer dans le jardin, elle sera rouge. Rouge et blanche. Couleur du Pays Basque.
- Speaker #1
Il y a des bruits ?
- Speaker #0
Oui, ma fille qui joue dans le jardin. Mais sinon, pas trop de bruit. À part ses rires.
- Speaker #1
Tes pieds sont sur quoi ?
- Speaker #0
Mes pieds sont sur... Pourquoi ? C'est une bonne question. Ils sont sur une... Non, ils sont au sol.
- Speaker #1
Oui. Et ce sol, c'est quoi comme sol ?
- Speaker #0
Je suis sur la terrasse de mon jardin. Ils ne sont pas dans l'herbe, mais je suis assise sur la terrasse de mon jardin.
- Speaker #1
Ah, tu es assise. À table.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
À table, OK. Et tu fais quoi, toi ?
- Speaker #0
Je profite. Je profite.
- Speaker #1
Je profite.
- Speaker #0
Je regarde la vue, ma maison. Je profite de ce moment calme.
- Speaker #1
Et à ce moment-là, est-ce que tu as un rôle, peut-être ? Quel serait ce rôle ?
- Speaker #0
C'est-à-dire un rôle ?
- Speaker #1
Quelle est ta mission à ce moment-là ?
- Speaker #0
Ma mission première, c'est simple, c'est d'être la meilleure maman pour ma fille.
- Speaker #1
Et si on regarde un peu plus haut, ce serait quoi ta mission de vie, de façon plus globale ?
- Speaker #0
Honnêtement, continuer à faire ce que je suis en train de faire là maintenant. Mais là, j'ai transformé l'essai et je peux vivre de tout ça. Et j'ai déménagé dans le sud-ouest. Mais voilà, ma mission de vie, c'est de continuer à accompagner les parents via mon podcast, les entreprises sur ces questions-là qui sont importantes.
- Speaker #1
Et de transformer l'essai, ça veut dire que t'en es où à ce moment-là ?
- Speaker #0
Que j'ai réussi à... à créer, on va dire, mon business et un revenu régulier qui me permet de vivre correctement et bien avec toutes ces activités.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu ressens là, justement, dans notre arrivée là ?
- Speaker #0
De la fierté, de l'apaisement, tu vois, de la sérénité. Oui. Et, tu vois, apaisement, sérénité, mais aussi... de la satisfaction, de se sentir pleine je ne sais pas comment dire bien apaisée bien dans ce que je fais, alignée accomplie voilà c'est ça le terme alignée,
- Speaker #1
accomplie bien je t'invite à respirer dans cet accomplissement, dans cet alignement dans cette paix intérieure j'ai l'impression aussi Merci. C'est ça, ouais. Depuis tes orteils, de respirer là-dedans depuis tes orteils jusqu'au sommet de ton crâne, afin de bien profiter au sein de chaque cellule de ton corps de cette sensation d'accomplissement. Et puis, quand ce sera OK pour toi, de prendre des respirations un peu plus franches et puis de t'étirer. Et puis de réouvrir les yeux quand ce sera OK pour toi.
- Speaker #0
Merci pour cette petite visualisation. Je vais y arriver.
- Speaker #1
Avec joie. Si tu pouvais mettre en place une action Cette semaine, pour tendre vers ça, tu pourrais faire quoi ?
- Speaker #0
C'est une très bonne question. Écoute, continuer le démarchage des entreprises. plutôt activer ton réseau et continuer le démarchage des entreprises sur ces sujets-là.
- Speaker #1
Alors, une action précise avec une date et un horaire, s'il te plaît.
- Speaker #0
Une action précise, tu vois, contacter 10 entreprises d'ici vendredi prochain.
- Speaker #1
Tu l'écris ?
- Speaker #0
Comment ?
- Speaker #1
Tu l'écris ? Dans ton planning ?
- Speaker #0
Oui, je vais l'écrire.
- Speaker #1
ouais allez oui oui je vais l'écrire je t'attends vas-y vas-y je le note sur mon cahier génial top je compte sur toi oui oui du coup on arrive à la fin de notre temps partagé si tu pouvais garder trois mots de notre échange ce serait quoi ?
- Speaker #0
hum bienveillance ouverture et alignement super,
- Speaker #1
bien écoute Elodie merci encore beaucoup pour ton temps, pour ton partage merci à toi, merci merci beaucoup pour cet échange Wandin avec grand plaisir avec joie et à très bientôt à bientôt,
- Speaker #0
au revoir au revoir
- Speaker #1
Tu écoutais mon Pas de Côté. Si cet épisode t'a touché, tu peux le noter, t'abonner et le partager à quelqu'un. C'est ce qui permet à la communauté de se développer et au podcast de continuer. Tu peux aussi retrouver la newsletter mensuelle, les ateliers d'écriture thérapeutique du lundi et tout l'écosystème sur monpasdecôté.fr. Je suis Andine et je te dis à très vite pour un nouveau Pas de Côté.