- Speaker #0
Bonjour chères auditrices, chers auditeurs et bienvenue dans mon Pas de Côté, le podcast qui met en valeur l'expérience et l'audace de celles et ceux qui ont osé. Je m'appelle Ondine, je suis psychologue certifiée en analyse transactionnelle et en coaching. J'accompagne mes parcours de vie depuis déjà une dizaine d'années. Et depuis peu, j'ai créé l'écosystème Mon Pas de Côté. Tu y retrouveras le podcast, la newsletter et très prochainement, les week-ends. pensées comme des retraites confidentielles et immersives en pleine nature. Mais pour le moment, je te laisse le plaisir de découvrir le nouvel épisode de Mon Pas de Côté. Belle écoute !
- Speaker #1
Bonjour Chloé !
- Speaker #2
Bonjour Andine !
- Speaker #1
Je suis absolument ravie de te recevoir aujourd'hui pour Mon Pas de Côté. côté. Et pour commencer cet épisode, j'ai proposé de faire une présentation, celle que tu voudras, celle qui sera le plus en accord avec ta personne.
- Speaker #2
Tout à l'heure, c'est drôle que tu me demandes ça, mais tout à l'heure j'avais en tête « je change des vies et je fais ça avec style » . Je Je me suis dit c'est pas mal, c'est intrigant mais... En vrai, je suis une personne qui a besoin de la beauté dans toutes ses formes. Surtout, ça peut être intérieur, extérieur. Je sais la dénicher, la voir, la révéler depuis toute petite. Et je mets mon intuition, ma créativité, ma passion de l'humain au service. des personnes qui me font confiance et je les accompagne pour les aider justement à devenir encore plus elles-mêmes. Une sorte de manifestation d'un soi qui ne demande qu'à éclore et d'aller un peu plus loin grâce au fait de changer et que ça se voit et qu'il se voit changer. C'est tout un échange, c'est un drôle de travail. Je dis que je suis un peu pâtissière magicienne, donc côté magique. Et le côté concret aussi des choses, j'aime beaucoup mon métier pour ça parce que c'est un changement qui se voit. Et donc, je fais ça avec du conseil en images. En fait, je dis que je suis consultante en images professionnelle et éminatrice d'identité. Voilà, c'est mon intitulé actuel.
- Speaker #1
J'ai dit l'appui d'identité.
- Speaker #2
Tout à fait.
- Speaker #1
C'est un sacré truc, ça.
- Speaker #2
Ben oui.
- Speaker #1
Tu le sais. Comment fait la pâtissière, la magicienne ? Est-ce que tu as la possibilité de me révéler quelques secrets ?
- Speaker #2
Je fais ça avec méthode, figure-toi, parce que ça ne s'improvise pas. Et c'est vraiment quelque chose que j'ai pu mettre à jour avec de l'expérience. Ça fait plus de 13 ans que je suis maintenant indépendante et consultante professionnelle. Avant ça, j'ai été styliste pendant plus de 15 ans aussi. Donc c'est vrai que j'ai ce bagage mode qui me permet de faire un travail sur mesure et ça se passe étape par étape. Donc je vais procéder vraiment avec beaucoup d'écoute à chaque étape des questionnements pour que les personnes comprennent bien à la fois ce qu'elles veulent et où ça peut être éventuellement bloqué parce qu'il y a toujours des blocages. Et on va aller… Oui,
- Speaker #1
ok.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
C'est quoi les blocages que tu rencontres par exemple ?
- Speaker #2
Ça peut être par exemple des croyances limitantes, souvent autour d'une forme d'autorisation, de choses qu'on a comprises ou interprétées, des injonctions extérieures souvent, ou par exemple de la loyauté qui pourrait être un peu mal placée. C'est une forme de « est-ce que j'ai le droit d'être la personne que j'aimerais être ? » C'est vraiment ce truc de… Si j'osais, est-ce qu'il y a une impression d'autorisation, en fait, ce que je trouve souvent, une forme d'affranchissement d'un ordre établi et parfois des peurs de, si moi je bouge, peut-être que ça va bouger les choses autour de moi et je ne sais pas si j'ai envie d'être un déclencheur pour ce mouvement. Il y a cette sensibilité de ça, tu vois. Donc, il y a un peu autour de choses comme ça. qui peuvent des fois, ou des choses plus anciennes aussi, des fois je détricote même des choses un peu transgénérationnelles, parce que l'abarence de ce qu'on a reçu d'une mère ou d'une grand-mère est très prismée, comme ça très très fort, et il essaie d'aller au-delà, et de se choisir aussi, sans avoir dans sa tête qu'en dirait un tel, une telle. les gens que je connais, mes équipes, etc. Donc, il y a beaucoup de freins autour du qu'est-ce qui va se passer ? Parce qu'on planche dans l'inconnu quand on décide de changer son identité, en tout cas de la faire évoluer. Et ça demande beaucoup de courage, beaucoup d'audace et d'ambition pour soi aussi.
- Speaker #1
Toi, tu définirais ça justement, cette identité dont tu parles. Parce que moi, je travaille de la même façon dans un autre... On est cousines.
- Speaker #2
Bien sûr. La tension brasse.
- Speaker #1
Et donc, ça m'intéresse vachement cette apparence, cette image et cette identité dont tu parles. Parce que personnellement, moi, dans ma propre histoire, le look a un sacré... a eu une grande importance. Je me suis... J'y accorde moins de temps aujourd'hui, tu vois. Mais j'y ai passé énormément de temps à l'époque. Et tu vois, je n'ai jamais vraiment réfléchi à ce que je faisais de façon naturelle, tu vois. Et ça m'intéresse de savoir ce que toi, l'experte, tu mets derrière ça. C'est quoi cette identité, en fait ?
- Speaker #2
Justement, tu parles de naturelle. Moi, j'aime bien le naturel sublimé. C'est-à-dire que je vais à la fois chercher un peu comme les racines et les ailes, tu vois.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #2
Et c'est quelque part, ok, donne-moi tes tripes, donne-moi ce que tu as au plus profond de toi. Et ça, on le fait émerger. Du coup, suite à l'écoute, on fait aussi des phases créatives, par exemple. C'est un peu comme un vision board, mais je vais guider une séance qui va permettre de faire des choix très libres, très en dehors de toute pensée. Je dis souvent, coupe-toi la tête et va chercher le cœur, le ventre d'autre part. Et vraiment ressentir la joie. de ce que tu vas voir dans des visuels, des magazines, etc. Et en conditionnant bien, en guidant bien, j'arrive à obtenir du coup, un peu comme la substantifique moelle, c'est-à-dire que c'est vraiment l'essence de ce que la personne adore et aimerait tendre vers ça. En tout cas, elle prendrait cette destination, ce serait génial. Et donc, ça va faire émerger ce que moi j'appelle des facettes. ça correspond à une énergie qui est très intérieure, très profonde. Donc en ça, c'est authentique et il y a un aspect, comme on n'a pas contrôlé ce mouvement, on a fait ressortir l'envie, etc., là, ça va parler de soi-même en fait. Et mon rôle, c'est de mettre des mots dessus, de bien clarifier, d'expliquer que ça, ça correspond à tel ou tel thème, tel style et qu'il y a des recoupements qui apparaissent aussi et qu'on n'avait pas forcément pu. comprendre en le faisant et en découpant. Donc ça c'est très concret, c'est quelque chose qui permet d'aller chercher quelque chose d'un peu fibreux, d'un peu naturel pour la personne parce qu'elle n'a pas réfléchi en faisant ça, elle s'est juste laissé aller à ses envies et donc ensuite on va tout mettre en place pour justement faire en sorte que ce qu'elle a à disposition dans sa sa penderie dans... que ce soit là, qu'elle ait des bons ingrédients, en tout cas les ingrédients qui lui correspondent, en fonction de ce qu'elle voulait. Comme ça, elle n'a plus qu'à se saisir d'ingrédients savoureux qui correspondent et qui prolongent pour pouvoir faire des recettes savoureuses. Et ce n'est pas une question de temps, c'est plus une question de qualité de temps, d'intention, en fait, autour de « je m'habille, je me mets moi-même en énergie chaque matin » . Donc il y a ce côté des ailes par rapport à ça, parce que justement, c'est une énergie qui est vraiment un booster aussi. Et comme on s'habille tous les jours, on peut ne rien en faire et c'est OK, comme en faire une ressource et c'est OK aussi. Et moi, je m'adresse aux gens qui ont envie d'en faire une ressource, qui ont envie d'en faire un supplément d'âme quelque part. Je trouve que c'est joli de dire ça comme ça.
- Speaker #1
Un supplément d'âme, c'est super joli. Et toi, tu parlais du transgénérationnel par rapport à ça, forcément. J'imagine que tu es allé chercher ça quelque part toi aussi. Tu viens d'où toi ?
- Speaker #2
Je viens d'une famille très communiquante, très libre, avec un côté humaniste qui m'a appris la confiance en la vie et l'émerveillement. J'ai beaucoup de chance. Vraiment, je considère... J'ai bien choisi mes parents en choisissant de venir sur notre terre. Moi, je crois ça.
- Speaker #1
C'est d'ailleurs ce que je disais quand on disait nos parents. Oui.
- Speaker #2
Et vu que je me dis... Alors, ça n'a pas toujours été... Évidemment, toutes les familles, il y a des dossiers, il y a des casseroles, il y a des trucs justement hyper intéressants qui m'ont menée à ça. J'avais une maman, notamment, et elle vient de nous quitter il n'y a pas longtemps, mais... vraiment et beaucoup de gratitude pour l'avoir eu 47 ans dans ma vie et Je te remercie mais ça me donne j'ai vraiment été très à la fois ça a fait vraiment un changement pour moi et aussi une forme de force qui s'est instaurée parce que quelque part justement elle m'a enfin nous a parce que j'ai des frères et soeurs tellement donné d'amour que et puis elle a tellement osé de choses et elle s'est tellement donné des moyens de faire Elle a cru en plein projet. Et j'ai même découvert que juste avant de repartir de La Réunion, où j'ai grandi d'ailleurs dans un très, très bel endroit sur Terre, aussi avec de la nature, de la diversité de personnes, de cultures. Donc, tu vois, c'était très riche. J'ai découvert dans un album caché dans un fond de placard qu'elle avait été jusqu'à aller en Afghanistan en 1984 dans Le Plus Grand Secret. pour soutenir la révolution de Massoud avec des journalistes. J'ai été complètement scotchée. En fait, ma mère a connu la guerre petite et elle n'avait peur de rien. Elle nous a vraiment emprégnés de cette confiance. Elle était très créative, elle peignait, elle avait l'idée de la beauté. D'ailleurs, elle en a quand même souffert aussi parce qu'elle avait toujours eu ce côté. Est-ce que je suis belle ? Est-ce que je suis belle ? Travailler là-dessus. Et quelque part, moi, je déjoue ça parce que j'ai moins ce besoin de trafiquer mon visage, d'aller chercher mes cheveux, les teindre, etc. Voilà, j'ai le gris là. J'essaye de travailler mon naturel, d'embrasser ma nature parce qu'elle n'a pas pu le faire. Et voilà, donc en fait, on se positionne toujours évidemment par rapport à ce qu'on a. C'est pour ça que quand on a un modèle féminin fort comme ça, ça peut être même écrasant parfois, ou se dire que ça peut mettre la pression. Et à la fois, ça inspire aussi, ça dépend comment on se positionne. Et si le modèle maternel était un peu défaillant, ou paternel même, ou s'il y a eu de la pression autour de ça, de l'image. Je pense à une cliente qui, encore récemment, m'a dit « Je surveille beaucoup mon poids, je suis toujours stressée, je me trouve... » j'ai trop de hanches parce que ma mère m'a dit un jour j'ai des grosses fesses en fait ça aussi on le travaille parce que là elle est devenue maman, elle prend une direction d'une superbe usine dans l'industrie elle a un parcours qui est fou et en fait elle est encore la petite fille de sa maman par certains aspects et ça ça va lui faire beaucoup bien de s'en affranchir et de s'émanciper et de devenir enfin la femme qu'elle est déjà Merci.
- Speaker #1
Toi, justement, comment tu t'es construite par rapport à ces valeurs avec lesquelles tu as grandi, d'ailleurs ? Quelles étaient les valeurs avec lesquelles tu as grandi ?
- Speaker #2
J'en ai un peu nommé tout à l'heure, de liberté, de fraternité. J'aime mieux l'adélphité, d'ailleurs, qu'à la fraternité, parce que je préfère ce mot qui englobe. Beaucoup dans l'œcuménisme aussi, dans une forme de... Rassemblement, en fait. Tout ce qui pouvait relier, en fait, c'était très présent à la maison. Donc, moi, je sais créer du lien aussi à la fois entre les objets et les personnes et même interpersonnellement. C'est pour ça que quand je parle de facettes, je vais amener à une idée d'alignement et de réunification. Je pense que c'est important, l'unité, de la chercher, en tout cas, de la générer en soi et de l'apporter. au monde aussi parce que on est dans un monde très fragmenté très séparé Et c'est très important, donc au-delà du travail personnel que je peux faire avec chacun, moi j'ai cette mission aussi d'harmonie quelque part, de contribuer à un apaisement. Il y avait des valeurs de paix et de grande tolérance que j'ai pu comprendre, apprendre. Et dans le vivre ensemble à La Réunion, il y avait effectivement aussi un aspect comme ça qui était très présent, très simple. Très naturelle. Et ça m'a beaucoup, beaucoup... Ça a fondé aussi qui je suis.
- Speaker #1
J'imagine. Et tu voulais faire quoi à l'époque ?
- Speaker #2
J'ai décidé à l'âge de 4 ans d'être styliste.
- Speaker #1
C'est vrai ? Comment c'est arrivé ?
- Speaker #2
Je me revois. J'étais à mon petit bureau vert pomme avec mon secrétaire roulant comme ça. Et je me vois dessiner des robes. Et je vois ma mère arriver et je lui dis « Maman, c'est comment le métier, comment ça s'appelle le métier où on dessine des robes de princesse ? » Et je me dis « Ça s'appelle « Seals de mode » . » Et je dis « Bon, c'est ça que je veux faire dans la vie. » Et je me souviens vraiment de ce moment.
- Speaker #1
Et j'ai jamais trop changé d'idée en fait.
- Speaker #2
J'ai continué tout droit en fait.
- Speaker #1
Ben oui, c'est ça. Et là, aujourd'hui, avec ce magnifique parcours que tu as et que tu poursuis, si tu pouvais aller lui dire un petit mot et aller te mettre à côté de cette petite fille que tu étais et à son secrétaire vers femme, tu aurais envie de lui dire quoi, justement ?
- Speaker #2
Quelque part, de lui dire merci, déjà, parce que… elle a fait en sorte que j'ai un chemin lumineux et plein de belles rencontres avec des voyages incroyables et beaucoup de créativité donc ça c'était génial par sa détermination et sa vocation et de lui dire que je suis fière parce que je ne l'ai pas laissé tomber j'ai toujours eu en son rêve et j'ai toujours j'ai gardé ma main dans la sienne tout du long et J'aime beaucoup cette phrase qui dit qu'on a deux personnes à impressionner ou rendre fière dans la vie, c'est soit petite et soit vieille. Et je trouve que c'est un vrai beau projet de vie. Je trouve que c'est quelque part un vrai dépassement de soi permanent. Mais c'est une compétition saine parce que c'est l'envie d'explorer, c'est l'envie de profiter de la vie qui est si courte, si éphémère. si intense à la fois. Oui. Voilà. Donc, oui, je lui dirais, regarde, regarde, c'est cool. On continue ensemble d'avancer avec du style et du sens. Voilà.
- Speaker #1
Et à quel moment tu as fait ce léger pas de côté ? Toujours dans le même domaine, mais de passer de styliste à conseilleur en image.
- Speaker #2
Alors, c'était au moment où j'étais enceinte de mon fils. Ça a commencé, je n'allais pas très bien. Mes deux grossesses, dans la mode, en fait, c'est assez compliqué, l'humain. La créativité, tout ça, c'est génial, mais l'humain, je ne sais pas pourquoi, le rapport humain est très biaisé, très faux, presque parfois malveillant. C'est un métier obsession qui est assez difficile. avec beaucoup de compétition. Donc moi, je ne le vivais pas toujours bien, même si j'ai aimé le métier. Et j'avais une mission qui était très difficile à la fin de ma carrière de styliste, parce que j'étais comme une poule pendeuse en batterie. Je faisais plus de 300 références en une saison, avec 11 mini-saisons, avec un changement, un turnover, ce qu'on appelle dans la fast fashion. Donc pour générer des achats... de type compulsif chez les gens, on faisait des rotations en boutique, hyper cadencées. Et donc, ça demande d'y aller et d'avoir une grande exigence de créativité, à se faire presser le citron comme ça. Et moi, en étant enceinte, j'avais un peu eu de mal à faire les deux, à gérer tout ça. Et les femmes qui étaient autour de moi, dont ma boss, étaient enceintes aussi. Et en fait, au lieu d'être dans la... bienveillance et dans la sororité. Comme elle, elle réussissait a priori très bien à gérer ça. Elle exigeait que je se fasse de même et que je ne sois absolument pas vulnérable en aucun point et que je sois comme si je n'étais pas enceinte, alors que j'étais enceinte et pas comme elle. Et ça, ça fait que ça... C'était une fin de route puisque j'ai été un peu mal menée en fin de mission et non réintégrée. C'est-à-dire que quand j'ai eu sevré mon fils, Michel Hanounou, être prête pour revenir, avec même un petit passage en psych-coach au passage parce que j'ai fait des réglages personnels, je voulais m'impliquer, ils m'ont remerciée en maternité. Donc en fait, j'ai été licenciée abusivement. Alors ça, c'était la surprise. Et c'était un très beau cadeau mal emballé. Donc ça, ça avait été un choc parce qu'effectivement, mon corps m'avait déjà demandé de quitter. J'avais déjà eu plein de signaux, mais que dans un certain engagement à l'époque, j'ai toujours, mais à l'époque, c'était encore plus compliqué pour moi de me dédire et de me désengager. Je n'avais pas vu venir. Ça avait été un électrochoc qui m'a tout de suite fait rebondir. Je me suis dit, comment ça ? Parce qu'ils m'ont dit cette phrase. Ton retour angoisse les membres de l'équipe et tu es allé au bout de tes limites. Donc, on te remercie et tu ne reviens pas. Et j'ai dit, la colère s'est saisie de moi. J'ai tenté de remonter. Je me suis dit, mais comment ça j'y suis allée au bout ?
- Speaker #1
Alors là, je me suis mis dans la colère. Au lieu qu'elle me consume, je l'ai mis derrière moi,
- Speaker #2
pour en sorte de rebondir immédiatement. Donc en mars, j'ai fini mon contrat. En avril, j'étais en formation à l'école supérieure de relooking de Paris pour me servir de consultant en images personnelles et professionnelles auprès de cette école. où je suis devenue professeure, où j'ai pu enseigner pendant sept ans, aussi en transmission textile, accessoires, et autour de la couleur, avec mon bagage mode. Voilà. Et ça a été un déclenchement. Et j'ai d'ailleurs aussi rajouté la PNL à mon âge. Donc, j'ai été doublement certifiée. Et le 12 décembre 2012, d'ailleurs, on n'est pas loin de la date de mon anniversaire. Voilà. Et c'était...
- Speaker #1
Sagittaire !
- Speaker #2
Il y a un truc de fou, cette date où j'ai eu mon sirète pour commencer Éclosion. Et j'ai appelé Éclosion aussi le projet parce que quelque part, ça avait été aussi cette maternité, cette éclosion de moi qui avait amené ce désordre, qui finalement m'a amenée aujourd'hui à avoir 13 ans derrière moi, plus de 600 personnes accompagnées en individuel, plein des milliers en atelier. j'ai pu toucher un peu peut-être un déclencheur, une certaine grâce à mener ça dans leur vie et contribuer quelque part.
- Speaker #1
Tu dirais que tu es allée chercher quoi à l'intérieur de toi pour réussir ce passage qui était quand même douloureux ?
- Speaker #2
Une sorte de... Peut-être ma passion ou une quête de sens. Maintenant, je me dis que j'avance avec la foi aussi, parce que l'espèce de projet que j'ai, cette mission, cette vision que j'ai, de « ok, la mode, ça ne peut pas être que superficiel, ça ne peut pas être que ce que j'ai connu » . Pour moi, ça a beaucoup de sens, ça peut être aussi un levier de transformation, beaucoup de joie, et j'avais envie de… de délivrer ça, en fait, de ce que moi, je pouvais vivre de la mode aussi et du style, de cette créativité qu'on peut porter. Je trouvais que c'était trop dommage d'en faire quelque chose d'aussi moche qu'autour du produit, avec ces échanges, en plus avec la pollution que ça engendre, avec la maltraitance humaine parfois, avec tous ces enjeux économiques qu'on comprend, mais qui, pour moi, n'ont rien à voir avec le produit. projet artistique et la beauté qu'on peut faire émerger de ça.
- Speaker #1
Là, tu es en train de parler d'éthique, finalement.
- Speaker #2
Oui, aussi, beaucoup. J'ai beaucoup cet aspect-là chez moi. Je suis très amoureuse du vivant et dont on fait partie intégrante. On s'est beaucoup dénaturé tout au fil de notre humanité. Je trouve que c'est quelque chose qui manque cruellement aujourd'hui parce qu'on est un peu hors sol. La technologie est une bonne chose, mais l'appartenance à l'organique, à la nature, est contactée pas. plus que parfois notre animalité. Je trouve ça aussi puissant et ancré et hyper important. Parfois,
- Speaker #1
j'ai... Animalité, tu parles de quoi ?
- Speaker #2
C'est ce que nous sommes. Nous sommes des animaux, des mammifères et quelque part, une forme d'essentiel aussi là-dedans, d'appartenir à la Pachamama. à la terre, à cet ensemble qui est le vivant, de garder cet émerveillement et ce lien. En fait, c'est toujours cette question de s'être coupé. Quand on se coupe de quelque chose, c'est dangereux quelque part, je trouve. Surtout de quelque chose d'aussi fort et d'aussi important.
- Speaker #1
Si je me permets de te poser une question, tu me dis si tu n'as pas envie de répondre. Tu te dis, tu parles de se couper de quelque chose, est-ce que ça pourrait paraître quelque chose de ta propre histoire ? Est-ce qu'en revanche, tu as pu te couper de quelque chose pour que ce soit si important dans ta pratique actuelle ? Parfois, avec ton vélo, avec quelque chose de son.
- Speaker #2
Après, moi, j'ai quand même été beaucoup en lien avec la nature et en présence avec cette merveille. Donc, c'est peut-être plus pour ça que je suis autant impliquée et que j'ai envie, parce que cet émerveillement, moi, qu'on m'a offert, qui me fait dire tout ça, et puis aussi beaucoup de profondeur de philosophie, de réflexion. Donc, j'ai analysé tout ça, tu vois, je te dis, depuis toutes ces années, enfin, sur la durée. Oui, c'est un lien essentiel, je trouve. Conscience de ce que c'est la vie. Oui. Et de ce que c'est une exception quelque part, que c'est comme un miracle si on est là, que ça ait marché déjà, qu'on soit sorti du ventre de notre mère, qu'on soit encore là après toutes ces années, qu'on avance toujours. Tu vois, que chaque jour compte. Et là encore. plus avec la disparition de ma mère. Bref, ça devient encore plus concret, si tu veux. Donc, il y a une forme de... On a le temps, mais on n'a pas tant de temps. Et qu'est-ce qu'on en fait, en fait ? C'est plus ça.
- Speaker #1
C'est intéressant comme tu lis la mode et la philosophie dans ton discours. Et tout à l'heure, tu parlais de ta mère qui disait « Est-ce que je suis belle ? » et finalement c'est très subjectif mais toi c'est ton métier de rendre à chacune parce que je crois que tu travailles exclusivement avec des femmes ou avec des hommes aussi ma
- Speaker #2
clientèle est féminine mais j'ai 10% parfois audacieux et ouvert avec la fibre un peu déconstruite et curieux qui viennent vers moi ok donc alors
- Speaker #1
En tout cas, je ne vais pas dire les femmes, je vais dire... Comment tu fais pour rendre l'humain beau, en fait ? Parce que la beauté, c'est quoi ? C'est peut-être quelque chose entre l'harmonie, entre l'extérieur et l'intérieur. C'est quoi pour toi ?
- Speaker #2
J'ai beaucoup réfléchi à ça.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Je cherche la beauté universelle, en fait. Et quand je la vois dans la nature, j'essaie de décoder, justement, qu'est-ce qui produit ça ? Qu'est-ce qui fait qu'un coucher de soleil, ou en particulier... Ou un endroit sur Terre est particulièrement époustouflant.
- Speaker #1
Oui. Une levée de soleil l'autre jour sur la cathédrale de Charles.
- Speaker #2
Par exemple, c'était incroyable. Quelqu'un disait l'autre jour que les humains aimaient être surpris. Donc, quelque part, c'est créé un peu la surprise. Ou avoir cette espèce de jeu de couleurs ou de jeu de textures qui va s'entremêler comme ça et qui va créer...
- Speaker #0
Une beauté. Mais ça peut être vraiment, c'est tellement multiple. Quand tu vois la multiplicité dans la nature des oiseaux, des papillons, des insectes, de l'iridescence. Ça peut être tellement de millions, c'est infini. Et du coup, c'est vrai que c'est subjectif. Et à la fois, il y a quelque chose dans le, je pense, dans le soin, l'amour. et l'harmonie. Parce qu'il y a aussi des choses foncièrement moches et chaotiques. Et même s'il y a de la beauté dans certains chaos aussi, on voit des fois des choses ternes, mornes, tristes, fracassées, aspirées de leur énergie quelque part ou inertes un peu comme en décrépitude. Donc moi, je vais plutôt aller chercher à insuffler de la... de la lumière, de la présence, une vibration qui soit juste. Il y a aussi cette juste, je cherche la justesse entre ce qu'il y a dedans, ce qu'il y a dehors. Et c'est là qu'elle survient, la beauté principalement. Ce n'est pas tant de mettre de beaux vêtements sur soi, ça n'a aucun rapport, bien que ça aide, parce qu'une belle pièce, elle va conférer de qualité, ou on a mis de l'amour dans la pièce. Et là, justement, il y a une histoire, ce n'est pas pareil qu'une pièce. qui a été faite en 10 millions et qu'on n'a rien mis dedans et que ça a été fait à contre-cœur parce que c'était cadencé. Il y a de ça, en fait. Il y a de la substance, je trouve. Chercher ma beauté, c'est ça pour moi. Et du soin. J'y mets de l'amour là-dedans aussi. C'est aussi le temps qu'on a mis à faire les choses, le temps qu'on se donne. C'est un peu autour de ça, je trouve. que je réfléchis la beauté. Parce qu'en soi, c'est vrai, ce n'est pas quelque chose d'iconographique ou stéréotypé, comme on voudrait nous le vendre. Mais bon, c'est... Mais on dit harmoniser. Quand moi, j'utilise la morphologie, c'est vrai que quand on a un bassin très large, par exemple, par rapport à un bus qui est plus étroit, alors on pourrait exacerber les choses et on pourrait aussi se dire on va essayer de ramener du volume là où il y en a moins et de... d'atténuer le volume où il y en a déjà. C'est un peu comme si tu as beaucoup de force dans un endroit, mais tu n'as pas besoin de remettre encore du feu sur du feu. Peut-être aller chercher de l'eau. C'est une question de complémentarité. C'est une question d'harmonie plus que d'équilibre parce que l'équilibre n'existe pas. C'est comme la perfection. C'est subtil. C'est subtil, oui.
- Speaker #1
Est-ce que ça existe ? Comme dit Christina Cordula, la femme en hache, la femme de poids, c'est ça, c'est un peu fou, hein ?
- Speaker #0
En fait, c'est intéressant parce que ça permet… Alors, les étiquettes, ok. C'est aussi l'identifier, l'identité. On met des étiquettes un peu dessus. On se dit, je suis une femme, je suis un… Je suis blonde, je suis... On voit bien, on a les yeux, on voit le volume, on se dit, tiens, donc, où est ton volume au niveau de ton corps ? Et donc, après, on réfléchit en 3D. Et l'idée d'avoir des morphotypes, ça permet aux personnes de simplifier un petit peu, de mieux comprendre. Mais l'essentiel du travail, c'est plus la lecture des volumes et de dire, bien, comme on a déjà quelque chose là, alors on va plutôt faire confiance à cette partie-là qui fonctionne très bien seule. aller renforcer peut-être une partie de toi qui, elle, a peut-être un peu moins de présence, un peu moins, voilà, a été investie quelque part. Mais on est obligé de créer des méthodes. Donc, c'est pour ça que, par exemple, Suzanne Cajill, qui était l'Américaine qui, en 1942, a initié le mouvement du Conseil en images en créant les quatre saisons parce qu'elle avait identifié des typologies de carnation, de cheveux. grands groupes comme ça qui permettaient de se repérer et de mettre des couleurs qui rendent le teint beaucoup plus radieux, beaucoup plus rayonnant.
- Speaker #1
D'accord. C'est la colorimétrie, c'est ça ?
- Speaker #0
Voilà, la colorimétrie, c'est ça. Donc, ça a évolué depuis. Maintenant, on est à 12 saisons, on a affiné la technique, il y a des choses, donc on rentre un peu plus en détail. Mais grosso modo, c'était un super boutique qu'elle a mis à jour et ça fonctionne donc en fait aussi. Tout ne va pas à tout le monde et on aimerait, mais comme on est unique, il n'y a que ce qui te va qui te va. Et c'est bien de le savoir. Et au-delà de ce qui te va, c'est même ce qui te valorise. Et c'est encore autre chose. Donc, ça fonctionne. À la fois, ce que j'aime, c'est que c'est simple, concret, méthodique. Et en même temps, on peut y placer tellement de symbolique, tellement de sens, tellement de poésie, selon ce que la personne est capable d'ouvrir et de là où elle veut partir et de là où elle veut aller. C'est ça qui est chouette. C'est le chemin. Donc, chemin vers soi, tu vois. C'est vraiment un égo trip, mais pour aller au-delà, pas juste rester dans le truc où je contrôle ou je fais parce qu'il y a tel contexte ou je me conforme. Moi, je suis très… Alors là, pour conseiller un image, il ne faut pas venir me voir si on veut de la conformité. C'est impossible. Je vais déroger systématiquement. Pour moi, ça m'ennuie et je veux… Moi, je veux que chaque personne vienne voir qui tu es, donne-moi qui tu es. Et je trouve ça tellement plus intéressant et une forme de monotonie, d'uniformisation qui tend à être assez vraie. Mais on a tout en ce moment. On a une grande uniformisation et aussi une possibilité d'être dans une unicité totale et voire complètement loufoque. Parfois même, ça va assez loin dans le processus identitaire. En ce moment, c'est en bouillonnement. Et il y a les gens qui choisissent Dieu.
- Speaker #1
Tu penses que ça dit quoi sur la société, justement ?
- Speaker #0
On continue dans les extrêmes, là. Je ne sais pas. Je ne sais plus trop où ça mène. Je pense qu'on avait besoin. Je trouve qu'il y a des abcès qui se crèvent en ce moment. Il y a un peu ce truc de mytho qui était sorti, de libération de parole, de libération de carcan. Il y a un peu un truc comme libérer, réparer. Il y a un truc comme ça, je trouve, dans le fond de notre époque. Et en même temps, ça engendre tellement de force que des fois, il y a des replis sur soi, des peurs d'avancer. Donc, il y a de la frustration aussi qui peut surgir de ça. Mais bon, on était beaucoup dans le commun pendant un moment très collectif, un peu assez facé au profit du groupe. Après, on est tombé dans le extrêmement individualiste là et très presque égotique. Avec ces réseaux sociaux, cette observation permanente de soi, très dans l'image, voire même des jeunes femmes de 20 ans qui se retouchent, qui vont faire toujours le même visage, très stéréotypées pour ressembler à et appartenir. Et du coup, ça m'alerte un peu quand même. Et donc, je trouve qu'après, c'est le mouvement de balancier. Moi, j'espère que nous allons arriver à une forme d'équilibre là aussi. technologie et nature, très individualiste et en même temps commun et de revenir à être bien avec soi et être bien avec les autres. J'espère ça.
- Speaker #1
Parce que ça rejoint ce que tu viens de dire sur le chemin vers soi, mais finalement aussi cette recherche identitaire par l'apparence, c'est une façon de communiquer à nous. Bien voilà qui je suis, voilà ce que je te montre de moi. Et c'est une façon de communiquer aussi.
- Speaker #0
C'est une communication non-verbale. Et c'est… Je dis « à part être » en trois mots. Être à part, je disais aussi à mon amie ce matin, il y a Anna Wintour qui disait cette phrase que j'aime beaucoup, qui disait « why feel in when you were born to stand out ? » Ce qui veut dire pourquoi se plier en douze et se… pourrait se rentrer dans une boîte quand on est né pour être waouh et prendre parti. End out, c'est oser quelque part montrer un chemin, innover et faire de grandes choses aussi. Oui, ça pose question. Il y a une forme de croire en soi quand on s'autorise à être soi. tout ce que ça implique. Je pense à une personne comme Miss Apfel où il y a tellement de gens iconiques. Que ce soit simple ou que ce soit fantasmagorique ou baroque, en fait, on s'en fiche. Ce qui est important, c'est que ce soit aliénique.
- Speaker #1
Justement, toi, tu l'as fait, ce chemin-là, et c'est ce vers quoi tu accompagnes les personnes qui viennent, qui t'appellent. Et tu aurais envie de recommander quoi à nos auditrices et nos auditeurs ?
- Speaker #0
De prendre un peu de temps pour l'être. Parce qu'il y a cette idée où on se noie dans le faire. Et souvent, il y a cette difficulté parce qu'on n'a pas l'espace. On ne prend pas le temps d'observer sa vie par moments. Sauf quand on a la vie qui nous y a poussé avec violence, ce qui moi m'est arrivé. Mais souvent, on attend d'être au pied du mur pour voir le mur. Mais voilà, et cet aspect de réfléchir à soi, à dire est-ce que je me sens bien ? Est-ce que je suis bien dans ma peau ? Est-ce que j'ai avancé intérieurement ? Et du coup, est-ce que j'ai envie que cette évolution, elle émerge aussi ? se poser les bonnes questions aussi. Je pense qu'il y a quelque chose autour de ça. Qu'est-ce qui m'épanouit ? Qu'est-ce que j'ai envie de porter, qui m'apporte de la joie ? Je trouve que la joie, on n'en a jamais assez. C'est quelque chose qui est très volatile. On va beaucoup plus, en plus, dans la culture française, verser dans l'erreur, dans aller voir ce qui ne va pas tout de suite. Cette capacité à se dégrader très rapidement les choses. Donc, je trouve que c'est bien de nourrir. Moi, je dis que c'est comme une nourriture pour l'âme aussi, de s'accorder ce qui nous fait vibrer. Donc, que ce soit le vêtement ou autre chose, mais ce qui t'anime, parce que l'anima, c'est l'âme, c'est ce truc-là. Donc, si tu ne t'animes pas, ben... Surtout aussi, c'est une question, j'appelle ça de pouvoir. C'est-à-dire, je peux me connecter à ma force. Je peux être maître de mon image aussi. C'est-à-dire, je ne laisse pas les autres me donner leur avis, me valider extérieurement, toujours attendre de l'extérieur et dire, je peux le faire par moi-même, ça. C'est une forme d'autonomie. On parle d'autonomie affective qui est assez importante, d'autonomie émotionnelle, et là aussi c'est une forme d'autonomie, et donc de grande liberté, alors bien sûr qui implique de grandes responsabilités, de grands pouvoirs, de grandes responsabilités, mais de se dire, je fais en mon âme et conscience ce qui est moi, et j'y vais sans attendre qu'on m'y autorise ou qu'on me donne la validation, ou que ça corresponde à tel ou tel contexte. Moi, je trouve ça plutôt cool.
- Speaker #1
Un peu punk, d'accord. Mais ouais, c'est bien. Aujourd'hui, dans des personnalités actuelles qui revendiquent justement des choses par leur apparence, il y a des personnes qui t'inspirent un peu en ce moment.
- Speaker #0
J'aime bien Daphné Burki. Elle est complètement folle et c'est extraordinaire. Cette folie, justement, qui n'est pas folle, en fait, qui a beaucoup de sens. Elle s'autorise tellement. Du coup, c'est aussi une responsabilité aussi pour les autres. Je trouve, quand tu as des modèles comme ça, quand tu es rôle modèle, c'est des aventuriers, ceux-là. C'est des explorateurs. Donc, ils ont des chemins. Donc, je ne sais pas. Je trouve ça aussi assez sympa. Après, moi, j'aime beaucoup Jenna Lyons, qui est une Américaine qui a créé... la marque G.Crew. Et j'adore ce style. Je trouve qu'elle est vraiment tellement inspirante. Mais il y en a plein. Des femmes et des hommes aussi qui sont incroyables. Là, ça ne me vient pas, mais je suis très au féminin.
- Speaker #1
Il y en a déjà deux. C'est des femmes,
- Speaker #0
ça. Oui. Et puis, il y a Chanel derrière moi, qui avait fait une piste aussi.
- Speaker #1
C'est important. Faut croire à l'entière Chanel.
- Speaker #0
J'aime comment elle a travaillé la symbolique et j'aime comment elle a libéré le corps des femmes. Et c'est vraiment une signature tellement intemporelle. Je trouve que là, il y a une forme de génie, clairement, dans cette identité de marque qu'elle a créée. Donc, il y en a d'autres, mais tout ce qui est de pure créativité, en fait, c'était incroyable. Et à l'époque, il n'y avait pas d'IA, il n'y avait pas de je ne sais pas quoi, il n'y avait pas tous ces trucs qu'on a maintenant. Ça venait... Et moi, j'ai encore des impulsions comme ça, très intuitives. Je vois une personne et ça m'allume une flamme. Et j'ai des visions, je vois un peu des trucs, je ressens. C'est à toi, telle texture, telle... C'est assez dingue. Ça, c'est vraiment, je le mets au service.
- Speaker #1
Toutes les finances.
- Speaker #0
J'apprends pas, nous.
- Speaker #1
Je me disais, je me... Excuse, je te présente mes excuses, je te coupais, je me mets au service de l'autre, finalement, quand ça marche comme ça, c'est ça.
- Speaker #0
Je suis une forme de média, si tu veux, tu vois, de traductrice, enfin, quelque part, comme moi, je parle vêtements. et je respire texture et couleur et harmonie de ça, c'est justement de traduire, de raconter, permettre à l'autre de dire son histoire, son essence. Mais tout est déjà là. C'est pour ça que je dis révélé, parce que le matériel, la fibre, tout est là. Il n'y a plus qu'à enlever un peu de ce qui... qui fait brouillage, ce qui empêche la lumière. Tu vois, c'est un peu comme la poussière. On va révéler ça. C'est un peu ça la magie.
- Speaker #1
Comment ?
- Speaker #0
C'est un peu ça la magie de mon métier.
- Speaker #1
C'est formidable. Et on sent à quel point ça te rend triste. C'est quelque chose qui ne te parle profondément et qui t'anime au quotidien. C'est le roman de mon petit exercice de visualisation, si ça te dit.
- Speaker #0
Avec grand plaisir.
- Speaker #1
Donc, je t'invite à t'installer confortablement dans ton siège, sans croître, si c'est possible. Tu peux fermer les diodes, c'est comme c'est le lieu pour toi. Et puis je vais t'inviter à prendre au besoin profonde respiration ventrale afin de saler le calme à l'intérieur de toi. Et puis de te projeter dans 5 ans, dans un futur idéal où tout est possible, tu peux être où tu veux. Où es-tu ?
- Speaker #0
Je ne sais pas trop.
- Speaker #1
Est-ce que tu vois des choses autour de toi ? Est-ce que tu vois, siens en fait de toi dans cet endroit idéal ?
- Speaker #0
J'ai une sensation d'océan.
- Speaker #1
Ah, ok. Qu'est-ce qu'il y a sous tes pieds ? Sur quoi tes pieds se reposent-ils ?
- Speaker #0
Du sable noir.
- Speaker #1
Du sable noir. C'est comment, tes pieds sur ce sable ?
- Speaker #0
C'est... vibrant et sécurisant.
- Speaker #1
Tu regardes autour de toi, qu'est-ce que tu observes ?
- Speaker #0
C'est marrant puisque je suis à la fois dans une forme de calme et un moment seul que j'aime beaucoup, c'est des moments ressources et j'en ai beaucoup besoin aussi. J'ai eu une idée au tout début, c'était que je suis entourée comme dans une fondation de femmes. Donc tu vois, ce n'est pas cohérent, mais j'ai envie de dire que je me retourne et il y a un beau bâtiment avec une fondation pour féminins, je ne sais pas.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a des bruits autour de toi ?
- Speaker #0
Ben oui, on entend la mer, ça c'est sûr. Et aussi, ben justement, des voix, du partage.
- Speaker #1
S'il y a des odeurs.
- Speaker #0
Peut-être un bon repas qui se prépare. Ah,
- Speaker #1
et ce que tu fais, toi ?
- Speaker #0
Je rayonne.
- Speaker #1
Tu rayonnes. À ce moment-là, c'est quoi ta notion ? Un rôle.
- Speaker #0
d'inspirer, de transmettre, de partager mon énergie, justement. Juste en étant là, en fait, presque... Simple, enfin, fluide.
- Speaker #1
Vectre, c'est ça. Et ta mission de vie, si on regarde plus haut, ce serait quoi ?
- Speaker #0
J'ai eu cette idée de rapprocher... Plein de choses que j'ai déjà pu vivre depuis mon enfance. Et je me suis dit que c'était manifester l'invisible dans le visible.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Quelque chose comme ça, qui est un peu abstrait, mais il y a de la maïotique aussi là-dedans, y compris... la mienne en fait, mais au travers de ce partage humain et authentique, je ne sais pas. Je ne sais pas.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu ressens dans cette émission, dans cet environnement ? Comment te sens-tu ?
- Speaker #0
Il y a une évidence. Je suis à ma place. Oui, tout est là, tout est juste. Je ne sais pas.
- Speaker #1
Je suis tentée à respirer dans cette évidence, dans cette justesse. Je peux imprégner dans chaque cellule de ton corps. puisque tu es en train de vivre un sang depuis tes orteils jusqu'au sommet de ton crâne de respirer simplement le puits quand ce sera ok pour toi de respirer un peu plus franchement ou de commencer à revenir pécatement, de revenir dans l'instant avec moi. Voilà.
- Speaker #0
C'est ça. C'est tellement rayonnant. Du coup,
- Speaker #1
forcément, ça ouvre là, là, tu vois ça ? Ah ouais ? Ah, profite de ça.
- Speaker #0
C'est bien, ça l'est là, c'est génial.
- Speaker #1
Merci. Je t'en prie. Si tu pouvais mettre en place une première bonne action pour arriver là-bas, ce serait quoi ?
- Speaker #0
Je crois que je suis en train de le faire à ce moment. Et j'ai déjà commencé. En fait, c'est tellement un continuum. Mais je ne sais pas, je pense à ce matin, j'étais à l'ESSEC, entourée de personnes très sérieuses, mais qui ont besoin aussi de s'émerveiller à nouveau. Et j'appartiens aussi à un cercle de femmes que j'adore, qui s'appelle The Circle. et qui est très inspirant. Et du coup, c'est aussi ça, ce pas de côté que je suis en train de faire à nouveau, parce qu'on grandit tout le temps, tant qu'on veut. Et voilà, et donc c'est autour de ça. Et aussi, j'ai un chemin personnel qui est très spécifique, que je vais faire là très prochainement, qui j'ai acté il y a quelques jours. Et ça fait partie aussi d'un travail de réparation. Ça va m'alléger corporellement. Donc, c'est quelque chose très symbolique pour moi. Et ça, ça va être transformateur pour de vrai. Donc, ça, ça va me demander un peu de temps, là, en début d'année prochaine.
- Speaker #1
Est-ce que c'est possible de te demander ce que c'est ? Ce n'est pas possible, non. Tu peux avoir un jouillard des sexes.
- Speaker #0
Ça peut aider des femmes qui m'écouteront. Donc, je veux bien ces... J'ai fait une rencontre d'un ange qui est venu vers moi dans un atelier que j'ai donné, qui m'a dit, mais moi j'ai un lipodème et j'ai une asymétrie au niveau de mes jambes et je souffre beaucoup de ça et je vais me faire opérer. Et je lui ai dit, ah mais c'est fou que tu me parles de ça parce que moi aussi j'ai ça. Et j'ai dit, mais moi je ne sais pas, je ne pense pas qu'on puisse se faire opérer. Et donc en fait, elle m'a guidée, elle m'a ouvert le chemin et je vais me délester parce qu'en fait le lipodème en psych... psychos, en fait, comment on appelle les mots et le corps et la symbolique des mots. C'est un ancrage très fort que le corps a produit par excès de balottement émotionnel et pour l'idée de porter. Et en fait, j'ai construit ma vie aussi en portant beaucoup et en étant toujours comme un pont. Et en fait, là, j'ai envie de changer ça. Donc, j'ai décidé de ne plus avoir ce rôle. Je n'ai plus besoin de cet ancrage si fort au sol et de cette lourdeur que j'ai dans mes jambes. J'ai une microchirurgienne qui va pouvoir déjà réparer mon système lymphatique et aussi enlever l'excès de gras stagnant qui comprime mon système et réparer mes demi-jambes. Voilà, donc un grand mouvement celui-là. C'est un grand moment pour moi. Ça va changer mon énergie et ma féminité. Et j'y ai droit aussi, puisque comme j'aide des personnes, tu vois, donc c'est hyper... Voilà, et ça m'a demandé un move très... Je vais investir en moi. C'est important. C'est important, voilà.
- Speaker #1
Quoi ? Eh, dis donc ! Merci pour ce partage. Merci infiniment. Si je pouvais garder trois mots de ce temps partagé ensemble, ce serait quoi ?
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'on a dit tout à l'heure ? Le mot évidence ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Peut-être ça. Le mot... Responsabilité, dans le sens où on transmet et c'est intéressant de se dire que c'est juste la capacité à répondre, la responsabilité et la beauté peut-être.
- Speaker #1
Tu ne fais que me répéter, mais je te remercie encore.
- Speaker #0
Merci beaucoup pour cet échange, ta guidance et de délivrer tout ça aussi grâce à ton podcast. Merci beaucoup.
- Speaker #1
Je t'en prie avec grand plaisir et à très bientôt.
- Speaker #0
Merci. À bientôt.
- Speaker #1
Au revoir. Tchoum !