- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans Murmure de Joie. Je suis Bintou Mariko, ambassadrice de la joie. À travers ce podcast, j'aime tisser des liens et faire résonner des voix sincères et inspirantes.
- Speaker #1
Des voix qui nous rappellent que la joie est un fil précieux. Un fil qui peut être un guide et une lumière au milieu des tempêtes.
- Speaker #0
Aujourd'hui, j'accueille une femme exceptionnelle. Et ce n'est pas seulement pour utiliser ce mot. Exceptionnel, j'ai la grande joie de recevoir Coraline Jean. Coraline est une femme que j'ai rencontrée lors d'un dîner du Club Orea orchestré par Hervé Bloch. Coraline Jean était là pour présenter son engagement. Elle est la fondatrice de l'association Avec Eux, qui œuvre à préserver l'innocence des enfants et à valoriser les associations locales qui les accompagnent. Alors, je suis allée la voir à la fin de son intervention parce que... J'ai entendu sa sincérité, vu son sourire et cette lumière dans ses yeux. Quelque chose s'est déposé en moi, dans mon cœur, et il fallait vraiment que j'aille échanger avec elle. Coraline a cette force douce, cette humilité, cette simplicité qui vous touche. Je vous le prouverai, vous allez voir. Mais aujourd'hui, au-delà de son engagement, j'ai envie de rencontrer la femme qu'elle est, de parler de joie, de gratitude, de ce qui l'anime profondément. Place à la conversation. Bonjour Coraline.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Ça va ?
- Speaker #1
Et toi ? Oui, très bien.
- Speaker #0
Merci, merci vraiment d'être là. Merci. Je sais que tu as un emploi du temps très chargé et voilà, tu t'es arrangée. J'ai vraiment vu que tu avais envie de répondre à mon appel, donc merci.
- Speaker #1
De revoir.
- Speaker #0
Oui, c'est gentil. Merci, vraiment, ça me touche.
- Speaker #1
Dans l'introduction, c'est vrai que tu disais que... Je me souviens de ce moment où tu es venue discuter et me parler. Je me souviens aussi de ton regard et la lumière que tu as dans ce regard à ce moment-là. Et ça m'a touchée. C'est une joie de te revoir vraiment.
- Speaker #0
Super, merci. Alors, ce que je te propose, c'est qu'on rentre dans le vif du sujet. J'aimerais savoir qui était la petite Coraline.
- Speaker #1
La petite Coraline... J'étais une petite fille de la nature. J'étais tout le temps, je viens d'un petit village en montagne, et j'étais tout le temps soit dans les champs, soit dans la forêt, soit avec mes animaux. J'ai eu de la chance de grandir avec plein d'animaux. J'étais vraiment tout le temps connectée à la nature, qui est essentielle pour moi. Très proche de mes grands-parents, paternels, agriculteurs. Donc très souvent avec eux, avec lui, mon grand-père surtout. On m'a récemment dit que j'étais certainement Heidi, je crois à ça. Heidi est cette petite fille tellement pure, tellement connectée à ce qu'elle a de plus beau. L'amour de... L'amour de son grand-père, l'amour des animaux, l'amour de la nature. Et voilà, si je dois résumer, je pense que je me retrouve vraiment dans cette image douce de la nature, de nos avocats, de cette connexion avec tout ça.
- Speaker #0
Donc, une petite fille joyeuse, proche de la nature, entourée.
- Speaker #1
Joyeuse, je ne sais pas. Je n'ai même pas ce souvenir-là. Mais en tout cas, très libre. Donc déjà à l'époque, je pense que j'avais cette liberté d'aller et faire ce que j'avais envie, quand je le souhaitais.
- Speaker #0
D'accord. Donc beaucoup de liberté. Quel a été ton parcours depuis cette petite Caroline justement ? Coraline, je vais y arriver. On ne va pas le couper, je pense. Qu'est-ce que tu en penses ?
- Speaker #1
J'adore, ça arrive tellement souvent.
- Speaker #0
On laisse Coraline. Disons, on continue.
- Speaker #1
On continue.
- Speaker #0
Je ne me couperai pas au montage.
- Speaker #1
Quel était mon parcours de cette petite fille ? J'ai malheureusement dû partir de cet endroit du chalet familial, partir à la ville. Ça a été très dur pour moi. Je suis sortie justement de cette douceur, de ce cocon rassurant qu'était au moins la nature, ce point central chez moi, en famille. Donc j'ai dû partir en ville et ça a été dur. Il y a eu cette période longue et douloureuse, avec un drame familial aussi qui accompagne tout ça. Donc on va dire que jusqu'à 20 ans, c'est compliqué. C'est une reconstruction, une destruction, une reconstruction. Beaucoup de choses qui ont été compliquées et dures. Après, il y a eu, je pense, une première émancipation. Je suis partie très jeune, à 17 ans, à Annecy, où j'ai refait ma vie, j'avais mon réappartement, mes amis, un vrai voyage, c'est une vraie liberté pour moi. Je suis partie à ce moment-là en Australie. C'était le début de nombreux voyages derrière. Mais peut-être aussi comprendre à ce moment-là que j'étais toujours libre de pouvoir partir. lorsqu'une situation était compliquée pour moi. Et voilà, donc c'était un peu le début de Pierre-Étienne pour tes voyages. Côté études, on est un peu première de la classe. Donc vraiment, j'adore apprendre. Déjà, je pense qu'à ce moment-là, c'était mon échappatoire à moi, d'apprendre des choses et j'aime mon imaginaire dans tout ça, ce que nous a apporté, je pense, la connaissance, la découverte et la connaissance. Donc, très studieuse et je n'aime pas être en cours à pauvre. Voilà, être aussi dans la satisfaction de réussir, d'avoir les bonnes recommandations. Donc, DUT, Technique de commercialisation à Annecy. Licence derrière en management des entreprises du sport et du tourisme. Un peu classique chez nous, on va dire, dans ma région. Et ensuite, un master aussi toujours dans le marketing communiqué à toutes les entreprises du sport. De ces trois années, il y a une licence et un master en alternance. Je me suis intégrée très vite et selon ce que j'avais besoin, le monde du travail. Et à ce moment-là, je travaillais plus que n'importe qui, faire mes preuves, avoir des mentors incroyables. Et chaque entreprise qui m'a fait confiance, c'est une ALB. Donc, finalisation de mes études, j'ai eu mon master, j'ai eu mon CDI. Et puis, je l'ai détenue de la vie active.
- Speaker #0
qui était déjà assez active de ce que tu racontes. Est-ce que tu as souvenir, justement, de... On est sur un podcast qui parle de joie, donc est-ce que tu as souvenir, en fait, de moments de joie ou de joie vraiment profonde, même si ce n'est pas des moments de joie, mais de joie intérieure qui s'est invitée pendant cette période-là, surtout la période un peu compliquée dont tu as parlé, au moment où tu quittais, justement.
- Speaker #1
Je pense que les moments de joie, je les retrouvais, c'est rigolo, parce que je pense que la vie, c'est ça. Quand on grandit, ou du moins, moi, en tout cas, j'ai ce besoin de revenir à un état d'enfant, à un état de joie. Et mes moments de joie, peu nombreux soient-ils, peu importe, moments de qualité, c'était vraiment quand je me retrouvais avec mes chevaux. J'ai eu la chance d'avoir deux chevaux et de monter. Chez moi, dans la nature, on dit dans le jargon qu'un allié a cru, donc c'était bien son sel, ça c'était vraiment ma pratique de l'éducation, l'équitation pardon, et de partir à cheval dans la forêt, d'être connectée absolument à l'animal, à la nature et de ressentir cette joie mais hyper forte, tu vois, en vivant autant fait, qui associe tout ce que j'aime, je pense à la liberté, le cheval et sa puissance et sa générosité et la nature si belle, si saine. Ça me va très bien. Dans ce moment, c'est vraiment des moments de voix. Je suis une chante. Puis, c'est le partage. C'est marrant. Je partageais beaucoup avec mon grand-père. Mon grand-père était un homme extrêmement rigolo, généreux, beau, et beau de générosité, et très drôle. Je me souviens de plein de blagues, de moments avec lui exceptionnels. C'est une génération que j'aime beaucoup aussi, qui me touche de par les valeurs de travail, de par les valeurs de loyauté. d'intégrité. Je sais que chez mes grands-parents, il y avait toujours un peu plus à manger pour quelqu'un qui souhaitait venir ou avait besoin de trouver. Et c'est vrai que c'est une génération qui me marque de par ses valeurs. Et c'est de joie avec mon grand-père, c'est sûr.
- Speaker #0
Et c'est des moments auxquels tu repenses parfois ? Ou tu sais que tu les as vécues et puis ils sont restés là où ils sont ? Ou est-ce que tu repenses de temps en temps, tu replonges là-dedans, dans ces moments que tu décris là, sur ton cheval ? Je ne sais pas si tu en fais encore d'ailleurs, mais... Ou avec ton grand-père ?
- Speaker #1
Justement, j'essaie de revenir à ces moments-là. J'ai compris à quel point je te dis dans ce besoin de me reconnecter à la petite fille, à la joie à ce moment-là. Je reviens à ces moments-là. C'est-à-dire que dans ce quotidien complètement fou parfois, Tout va très vite. J'aime profondément ce que je fais. Parfait, je m'en mêle. Cette reconnexion à ces moments. À cheval, lorsque je me donne les moyens une fois par an de partir à cheval, j'ai fait... le Kyrgyzstan, la Mongolie à cheval.
- Speaker #0
Ah, c'est pas un petit tour de chemin par le fait de chez toi ?
- Speaker #1
Surtout pas !
- Speaker #0
Ah oui, là c'est...
- Speaker #1
On parle de vraie liberté ! Ah oui,
- Speaker #0
oui, d'accord ! Je suis curieuse de savoir... Ah,
- Speaker #1
c'est magique !
- Speaker #0
Donc tu pars, t'es partie où ?
- Speaker #1
J'ai fait Kyrgyzstan, Mongolie.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Plateau du Vercors aussi, ça m'a marquée. Puis je suis retournée sur des photos tout à l'heure. Comme on n'a pas besoin d'aller loin, un peu ma devise avec eux. Jura aussi. J'ai fait ça. Cette année, j'espère faire Patagonie. Du moins, c'est vraiment dans la liste. Patagonie, Jordanie, évidemment. C'est les chevaux arabes. J'ai eu des chevaux arabes. Il faut qu'ils me marquent.
- Speaker #0
Parce qu'ils ont une spécificité.
- Speaker #1
Ils sont déjà très beaux, très élégants et très généreux. C'est des chevaux extrêmement gentils. Ils ont très peu de vis. Les chevaux entiers, justement, et qui sont bourrés de puissance de sang. C'est ce type de chevaux. Donc, oui, je reviens à ça, en fait, et être face à ces grands espaces, à cette liberté, à cette intensité que je peux ressentir à ce moment-là, c'était le moment de joie que je me recroquure quand j'étais petite. Oui,
- Speaker #0
super.
- Speaker #1
Oui, vraiment.
- Speaker #0
Merci pour ce partage. En introduction, je disais qu'il se dégageait de toi vraiment une grande force et en même temps une douceur. d'où ça vient est-ce que c'est le chevaux aussi ? parce que quand je t'entendais parler justement des chevaux de ton côté cavale j'ai pensé à ça en fait je me suis dit tu dégages vraiment cette force-là et une sorte de puissance mais qui est doux en même temps et
- Speaker #1
donc je ne sais pas la force je me dis que c'est vraiment la vie qui a forgé un peu cette force les étapes par lesquelles je suis passée Merci. Aussi une famille matriarcale, une mère, avec une vie aussi compliquée, une grand-mère également. Je pense que ça donne de la force et les épreuves par lesquelles je suis passée, notamment une, et juste une épreuve invivable. Donc aujourd'hui, si j'en suis là, c'est parce que j'ai choisi d'être là. Donc oui, je suis forte par rapport à tout ça. Et mes jeunes m'afforcent, c'est tout ça. Jeune, c'est une femme. Cette douceur me va bien parce que c'est moi. Je suis bien dans la douceur, je suis bien dans l'amour, je suis bien dans cette générosité, dans cette beauté d'âme. Et je pense que je ne me suis pas autorisée auparavant. Ce force et douceur, on ne comprend pas. On ne l'inculque pas en fait. Mais moi, je me trouve bien là-dedans. Je suis obligée d'entreprendre, d'être forte, d'aller là. Mais selon moi, il y a des valeurs. Les valeurs, c'est l'annonce d'un amour, c'est un tout sort, un regard, un sourire, tout ce qu'on peut donner à l'autre.
- Speaker #0
Tu disais que, justement, je reviens au moment compliqué parce que comme on parle de joie sur ce podcast, on a l'impression que, en tout cas, j'ai déjà eu des retours comme quoi c'était pas très sérieux mon sujet.
- Speaker #1
Évidemment, pour ne pas parler de joie. Voilà,
- Speaker #0
pour ne pas parler de joie. Voilà, ce n'est pas très sérieux. J'ai entendu, oh, c'est léger. C'est bien, mais c'est léger. OK, d'accord. Mais justement, les périodes que tu as traversées, qui t'ont renforcée, et tu as dit que tu as fait le choix d'être là, de sortir de ça et d'être là. D'autres font d'autres choix, malheureusement. Je dis que c'est des choix, c'est un peu peut-être provocateur, mais moi, personnellement, je suis convaincue que c'est des choix. C'est un choix qu'on fait, soit de rester dans la tortueur. je ne dis pas que... Quand on est dans un pays en guerre, bien évidemment, c'est différent, etc. Mais où est-ce que tu as trouvé la force de faire ce choix de la lumière, du mouvement, et pas justement te laisser tirer par ces difficultés-là vers le bas ?
- Speaker #1
C'est une bonne question. Aujourd'hui, en tout cas, je répondrais assez facilement, entre guillemets, que j'aime profondément la vie. J'aime tout ce que j'ai à vivre. Je parle de vie chaque jour, les rencontres, les apprentissages, les découvertes. Aujourd'hui, je dirais ça. À l'époque, je me dis peut-être qu'il y avait quelque chose d'autre qui m'a alléguée à ce moment-là à m'en sortir. Et là, c'est ce que je mets le plus du côté en-dessous, peut-être ce que tu fais.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Je me dis que, je ne sais pas, peut-être qu'il y a des énergies qui ont porté aussi à l'évoluer. Est-ce que peut-être qu'ici, il nous destinait à aider ses enfants ? Et peut-être qu'à ce moment-là aussi, j'avais déjà cette mission et qu'il fallait que je le sois fort courue. Il n'y a pas quelque chose, dans le fait, je ne me semble pas en tout cas, qui m'a raccrochée. Juste moi, face à moi, face à cette vie et cette envie de la vivre. Du coup, de manière très, très, très, très intense. Je ne supportais pas perdre une seule seconde. J'aime être dans cet instant, dans la vérité. Je cherche la vérité sans arrêt. La vérité d'une rencontre, d'un souvenir. Ça, c'est important pour moi. Très peu de temps à perdre, entre guillemets.
- Speaker #0
Ok. Et donc, ton chemin vers... avec eux. L'engagement pour les enfants, pour les associations. Cette mise en lumière, justement, de ceux qui œuvrent dans l'ombre en général et qui sont peu reconnus parce que des petites associations et que d'habitude, on n'entend plus parler des très grandes associations qui ont déjà beaucoup de moyens et de visibilité. toi tu as fait le choix d'aller vraiment vers les petites associations et sur un sujet particulier qui est l'enfance donc pourquoi ce sujet là et pourquoi les petites associations quel a été vraiment le Le chemin ou la vision qui t'a amené à ça ?
- Speaker #1
Les enfants parce que tout simplement les enfants me bouleversent. Un enfant va me toucher, va me bouleverser, me remue beaucoup. J'aime la joie d'un enfant, on parle de joie. J'aime sa joie, son innocence, son énerveillement.
- Speaker #0
Oui, son spontanéité.
- Speaker #1
J'aime voir un enfant, vraiment j'aime. et un enfant en difficulté, alors qu'il ne l'a pas choisi, je veux dire un enfant dans un contexte de guerre, un enfant dans un contexte de famine, vraiment ces environnements qu'il n'a pas choisis, et qu'il en soit tributaire, et du coup qu'il ne grandisse pas dans les meilleures conditions, ça me fracasse, il n'y a pas d'autre mot aujourd'hui, ça me bouleverse, je ne supporte pas ça. Et de soutenir ces gens, de les aider, ces personnes qui, quotidiennement, sont auprès de ces enfants, pour leur donner le sourire, pour les sortir un peu de leur contexte compliqué. Je les trouve déjà tellement beaux et j'ai qu'une seule envie, c'est d'être à leur côté pour les aider. Et comment ? En l'occurrence, ça a été mon métier. La communication, en leur donnant de la visibilité, en étant un peu leur porte-parole, pour Pour dire, si vous avez plus de visibilité, vous aurez certainement plus de dons et plus de bénévoles à vos côtés. Et c'est un mouvement. On doit créer un mouvement solidaire au profit de ces enfants, qu'on doit ensemble animer et porter pour eux. Tout simplement, pour cette innocence, cette beauté, pour ce contexte dans lequel ils sont, ils n'ont rien demandé. Après, pour répondre à ta deuxième question, petite, je dis à chaque fois, c'est pas péjoratif. Mais tu vois, je suis vraiment partie du constat, tu as les grandes ONG, tu as les grandes associations et c'est très bien. Et c'est vrai que c'est des organisations qui ont des moyens, qui ont de la visibilité, qui font des choses magnifiques pour les enfants. Mais pour moi, elles sont déjà dans la lumière, dans la visibilité. Les petites, elles ne savent pas, elles n'ont pas forcément les moyens, elles n'ont pas forcément les ressources, elles se débrouillent, c'est de la dépatouille. et leur mission est d'être auprès des terres, sur le terrain, par exemple, auprès des enfants. Donc, c'est elle que j'avais vraiment envie d'élever, en fait, de les aider. Je me dis que l'aide, elle est beaucoup plus justifiable auprès de ces associations-là.
- Speaker #0
En tout cas, je trouve que c'est de grandeur d'âme d'aller sur ce chemin-là. Et en plus, je me disais, tu vois, les grandes associations, en tout cas, je pense à Médecins Frontières ou Médecins du Monde, Il y a des dons récurrents qui se mettent en place, souvent qu'on oublie même, ou souvent on les rappelait pour rajouter 2 euros, 3 euros sur le don qu'on fait déjà. Et les petites associations, je ne suis pas sûre qu'il y ait des mécaniques comme ça, de dons récurrents.
- Speaker #1
Certaines le mettent en place, mais non, tu as raison, globalement, non, elles ne le mettent pas en place. Oui, c'est ça,
- Speaker #0
c'est souvent des dons ponctuels.
- Speaker #1
C'est des process qui appartiennent à des départements digitaux, de transformation. Tu vois, les petites associations où on ne fait pas ses compétences, là, oui.
- Speaker #0
D'accord. OK. Et donc, je suppose aussi que toi, tu leur apportes des outils ? pour mieux se faire connaître comment ça se passe en fait il ya le film oui le film sur youtube en mai d'ailleurs moi j'ai regardé quelques épisodes c'est touchant en fait les enfants sont touchants mais les bénévoles sont touchants tellement j'en ai vu une d'ailleurs qui pleurait quand elle parlait de son engagement je
- Speaker #1
crois oui c'est ça ça mon dieu elles sont exceptionnelles évidemment Ouais, donc il y a le film qui les met en lumière, évidemment, malheureusement, elles ne peuvent pas toutes être dans le film. Donc il y a la plateforme, la plateforme avec eux, elles créent leur landing page.
- Speaker #0
Très bien faite, d'ailleurs.
- Speaker #1
Ouais, c'est trop bien. C'est grâce à une agence, c'est une agence pure et visionnée, qu'on a accompagnée pro bono, que je vous embrasse d'ailleurs d'accord
- Speaker #0
Donc c'est une agence qui a gratuitement développé le site ?
- Speaker #1
Oui, le dirigeant est un homme exceptionnel. Tu peux dire le nom ? Oui, l'illusion, oui. Je te le dis, c'est exceptionnel.
- Speaker #0
Ok, super.
- Speaker #1
Merci à eux. Oui, cœur, tout son amour, c'est un homme génial, oui. Pas de mots. Et du coup, cette plateforme, comme tu dis, elle est super bien faite. Et du coup, les associations, vu que c'est des petites, parfois elles n'ont pas de site Internet. Là, elles se créent leur mini site Internet où elles publient leur actualité, leurs missions. Et tout ça... est mis à disposition des citoyens qui également se connectent sur la plateforme, se géolocalisent et découvrent autour d'eux des initiatives, des associations.
- Speaker #0
D'accord. Et ce,
- Speaker #1
c'est un vrai outil.
- Speaker #0
Moi, je peux, alors je l'ai testé, mais je pose la question pour les auditeurs. Donc, je peux aller sur la plateforme, je me localise et je cherche une émission qui a été déposée par une association, je les contacte et puis je participe. C'est ça,
- Speaker #1
exactement.
- Speaker #0
Et c'est sans engagement, je veux dire, ça peut être juste une après-midi, une fois de temps en temps ou de façon plus récurrente, c'est ça ?
- Speaker #1
C'est ça, ouais. Ouais, en fait, tu choisis. Justement, t'as des filtres. C'est aussi de dire qu'aujourd'hui, il faut faciliter l'engagement. Tu sais, on a tellement l'habitude, tu vas commander ton taxi, tu vas réserver ton hôtel, tout en fait, tout se fait tellement facilement que là, je veux amener la même chose au niveau du caritatif. Et on travaille également sur un projet qui est encore un peu… Voilà, dont je ne parle pas vraiment, mais on va vraiment, vraiment aller sur la facilitation de l'engagement.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et en gros, tu seras là, tu prends ton téléphone, tu regardes un peu ce week-end, tiens, tac, j'ai une heure de temps, je suis avec mes enfants et je peux participer. On va vraiment venir intégrer comme les grands créateurs.
- Speaker #0
Donc avec une appli.
- Speaker #1
Peut-être, oui.
- Speaker #0
Ah, c'est… C'est un très beau projet.
- Speaker #1
C'est un beau projet, oui.
- Speaker #0
Super.
- Speaker #1
En fait, pour fondre là-dessus, c'est vraiment d'intégrer pour moi l'engagement dans son quotidien, comme une hygiène de vie, comme le sport, bien manger, être un bon citoyen, bien s'engager.
- Speaker #0
Qu'est-ce que ça nous apporte en fait de nous engager ?
- Speaker #1
Tu te fais tellement de bien, mais non. Désolée, il faudrait vraiment que ça soit remboursé par la sécu.
- Speaker #0
Désolée pour les auditeurs, mais on est dans un bar et je pense qu'il a fait exprès le barman. Tu crois ? Non, non, non, mais depuis qu'on a commencé, il jette en fait. Il jette les couverts, il jette. Mais bon, donc pardonnez-nous. On ne pourra pas couper, donc...
- Speaker #1
Du coup, on se fait du bien.
- Speaker #0
Oui, de s'engager. En fait, moi,
- Speaker #1
je pense vraiment... C'est ce que j'ai découvert, en fait. Tu sais, tu parlais certainement de Périne bénévole dans l'épisode. Et vraiment, il y a ce côté de se faire du bien. Tu te sens fière. Tu te sens fière de t'engager. Le soir, c'est quelque chose que tu... Ouais, pareil, tu te sens fière, heureux de raconter à ta compagne, à ton compagnon, à tes enfants. Le dire, tiens, j'ai aidé. Il y a beaucoup de fierté que tu ressens et je pense qu'on en a besoin. On gagne en confiance aussi. Et ce décent fait, on parle souvent d'une société ultra-scientifique, de plus en plus individualiste. Là, tu te descentres en fait, tu te descentres de toi. Je suis une personne qui ne croit plus, moi, en tout cas au développement personnel. On fermait les gens dans beaucoup d'autocentrages, et ces petits mots, et son blabla, juste des centres pour nous, on n'a pas de côté à des moments donnés, mais en fait, on se met au même niveau que l'enfant, on est là à seulement vouloir qu'il soit bien, donc lui donner le sourire, la joie, avec d'autres bénévoles qui partagent les mêmes valeurs, c'est un climat, je te promets, mais tellement sain, et tellement agréable, tu regardes. Hervé dit très bien dans le deuxième épisode d'Hervé Bloch.
- Speaker #0
Oui je l'ai vu avec ses enfants, avec ses fous.
- Speaker #1
Avec ses deux filles.
- Speaker #0
Oui, oui, j'aime.
- Speaker #1
Personne ne se regarde en champ de fusil, personne ne se dit attends quel est l'intérêt. Non, je veux dire, une simplicité. On est juste là pour les enfants. Et en plus c'est drôle, c'est fun. Oui,
- Speaker #0
je vois. Tu vois,
- Speaker #1
dans certains moments, c'est pas que glauque quoi.
- Speaker #0
Donc, oui, en fait c'est dans les deux sens. Tu donnes de la joie.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Tu donnes du plaisir. Hmm ? Tu donnes de ton temps pour tout ça. Et le fait d'avoir donné de ton temps, ça te rend fière de ce que tu as accompli. Et tout ça en simplicité.
- Speaker #1
Avec des personnes qui partagent les mêmes valeurs. Là où on est de plus en plus isolé, là tu reconnectes avec des gens qui partagent les mêmes valeurs. Pareil, tu vois, avec Coralie, la réalisatrice. On passe du temps avec eux. Je veux dire, on ne vient pas juste filmer. On se barre. Tu ne prends pas du temps avec. Et tu ne sais pas ce que ces gens font. Tu ne sais pas d'où ils viennent. Ce qu'ils font dans la vie. Et tu n'en as rien à faire. Ce n'est pas important. C'est ça. Leur statut social, leur profession. Tu m'en fous. Ce qui est le plus beau, là, c'est...
- Speaker #0
C'est vraiment qui ils sont en tant qu'humains. Ouais.
- Speaker #1
Et ce qu'on apporte ensemble, là, c'est les enfants. et ça, ça ne ment pas vraiment super
- Speaker #0
Qu'est-ce qui t'a bouleversée depuis que tu as commencé ? C'est depuis combien de temps d'ailleurs que tu as monté avec eux ? On n'en a pas parlé.
- Speaker #1
Avec eux, ça a cinq ans.
- Speaker #0
Cinq ans.
- Speaker #1
Mais vraiment, ça a trois ans. Tu sais avant, ça s'appelait Pour le sourire d'un enfant. Ça s'appelait ? Pour le sourire d'un enfant. Il y a eu un repositionnement global. J'ai pas mal pivoté un peu en mode start-up pour vraiment arriver à trouver cet alignement total. Donc, on va dire, allez, depuis deux ans, deux, trois ans. Qu'est-ce qui m'a le plus bouleversée ? Il y a beaucoup de choses. Il y a une chose qui a été... Je ne m'y attendais pas. Et ce qui fait la beauté de ce projet et de tous les projets qu'on entreprend. Surtout celui-là, parce que c'est beaucoup dans l'émotionnel. La première fois, je pense que je vais être émue de me souvenir de ça. Mais la première fois que l'on a... tournée en cancérologie au CHU de Grenoble, l'hôpital femme à fond. Avec Baskat au pied, Antoine, le président, m'avait particulièrement préparée en étant très prévenant, il connaît ma sensibilité, en me disant, c'est le premier tournage que tu fais, c'est la première fois que tu vas dans ce contexte-là. Il y a certaines choses. Si tu sens que tu vas craquer, tu sors de la chambre. Tu ne pleures pas devant l'enfant. Parce qu'il faut savoir qu'au sein, tu as vu les épisodes, mais tu es vraiment la protagoniste que Coralie suit à la rencontre des associations, à la rencontre de ses bénévoles. Et donc, il dit à ce moment-là, tu sors. Vraiment, tu sors si ça ne va pas. Il m'explique deux ou trois contextes. Notamment, parfois, tu arrives et malheureusement, ce n'est pas de beaux jours qui sont destinés pour ses enfants. Il y a des contextes particuliers. Je suis déjà un peu préparée, mais vraiment préparée. Et en fait, je suis bouleversée, pas que par les enfants, mais je suis bouleversée par les... J'ai encore du mal à en parler. Par les familles, en fait. Oui, je suis attendue. Les familles, enfin les mamans, beaucoup de mamans, si je vais avec leurs enfants, elles sont là et je me souviens d'une femme où tu sens juste qu'elle en attend peut-être du pire, mais elle ne ressent plus rien, tu vois. Elle est juste là, complètement amorphe. Je me sens qu'il n'y a plus d'émotion. Et ça m'a vraiment, vraiment, vraiment bouleversée. Les familles me bouleversent. C'était dur le soir quand je suis rentrée. Vraiment, je me suis demandé qui j'étais et est-ce que c'était vraiment ma place. J'ai remis un peu en place ce que je faisais à ce moment-là. Je me sentais tellement petite et moins ridicule face à eux. Mais ça a ouvert d'autres perspectives. Et c'est vrai que le deuxième épisode, on l'a aussi consacré aux familles.
- Speaker #0
C'est un île de français. Oui, voilà.
- Speaker #1
Et une fête de... En fait, là-dedans, on parle beaucoup d'enfants, d'enfance, évidemment. C'est l'enfant qui est au cœur du sujet. Mais on oublie les familles qui viennent aidantes. Oui.
- Speaker #0
Et du coup, dans le deuxième épisode, c'est que le premier, justement à travers ce que j'ai vécu, a mis en perspective, et là où j'ai su aller aussi, après c'était fait aussi comme ça, sur ce rôle des parents. Et qu'en fait, il faut les soutenir. Et du coup, je suis trop contente parce qu'il y a des associations aussi qui sont un peu spécialisées dans les familles.
- Speaker #1
Dans l'accompagnement des familles, leur soutien.
- Speaker #0
C'est ça, leur donner des moments de répit, on le voit dans le deuxième épisode, pour qu'elles soufflent. Parce qu'on oublie trop souvent la famille. Et pour moi, c'est fondamental. Et notamment dans la guérison des enfants, ce lien familial, ce soutien familial. Et ça, dans le deuxième épisode, lorsqu'on arrive à l'envol, on est partis trois jours dans un centre de vacances qui accueille cette association, l'envol. Donc, je ne sais plus combien de familles, mais c'était beaucoup. Et au début, mais en fait, pareil que dans... Tu es là, tu vois les enfants en situation de handicap, les enfants malades, leur famille, et tu dis, mais mon Dieu, les pauvres. Et tu sais ça, ce regard-là. En fait, moi, j'ai compris surtout et j'ai appris à travers tout ça, de hop, rapidement de switcher de regard et de me focus sur la beauté des relations, le sourire de l'enfant. Et en fait, je n'ai jamais vu des familles aussi soudées. Et je vous dis, la difficulté dans laquelle elles sont, la maladie, le handicap, etc. Je ne dis pas qu'elles ne le perçoivent plus, mais en tout cas, ce qui est indéniable, c'est que ça les a tellement renforcées dans les liens. Les frères, les sœurs, la fratrie, ils sont beaux, ils sont forts ensemble. Et ça, ça m'a... Donc, je suis passée d'une maman qui me bouleverse, qui me touche en oncologie à Grenoble, à vraiment un effondrement, un bouleversement, un séisme en moi, à me dire, OK, je vais partir du sein quand même pour en faire quelque chose et pour aller montrer. L'importance des associations qui soutiennent les familles. Et la joie de ces familles malgré tout. Donc, on va imaginer bien en tout cas.
- Speaker #1
Moi, quand je regardais justement les films sur YouTube, je rappelle qu'on va mettre le lien. Il faut vraiment que les gens aillent voir ces films-là. C'est hyper touchant. Je vais continuer parce que je n'ai pas pu tout voir encore. Mais je me suis dit, comment vous avez fait ? Alors, c'est peut-être Coralie ? qui pourra me répondre, mais je vais travailler ensemble, donc je pense que tu as la réponse aussi. Comment on arrive dans ces contextes-là à capter tous les moments ? Moi, j'en ai vu des moments de joie sur le visage des enfants, les bénévoles, des éclats de rire. Comment vous arrivez à capter ça malgré le contexte et toute l'émotion qui va avec ? Tu vois, tu m'expliquais, quand tu sens que tu vas craquer, tu t'éloignes un peu. On est des humains, donc on ne peut pas tout contrôler. comment, alors c'est un savoir-faire, mais comment vous avez pu capter ces moments de joie dans ce contexte-là, dans les films ? C'est bouleversant.
- Speaker #0
Je pense qu'elle répondra bien mieux que moi, parce que moi, de toute façon, j'oublie qu'elle est là déjà. Moi, je suis bien. Il y a une transformation. Dès que j'y arrive, dans ces assos, je suis bien. Je suis à ma place. Je suis la plus heureuse du monde. Mais vraiment. J'ai vu, même,
- Speaker #1
tu étais assez... Même si tu... Avec les bénévoles, on dirait que tu les connais depuis longtemps. Il y a une proximité. Oui, non, mais j'ai vu. J'ai vu ça, je me suis dit, waouh, elle les connaît déjà. C'est la première fois que tu les vois. C'est hyper fort.
- Speaker #0
Pour la plupart, oui, c'est hyper fort. C'est un profond respect. Ils sont beaucoup d'admiration, énormément d'admiration. Je ne sais pas, j'ai tout de suite une belle connexion. C'est une question d'âme, en fait. et Coralie il serait compliqué de répondre à sa place c'est quelqu'un qui est une paire talentueuse ça c'est sûr mais profondément humaine et sensible et du coup je pense qu'elle arrive à capter ça une sensibilité un professionnalisme de
- Speaker #1
domine ouais faut exprimer peut-être et alors j'ai une question aussi que peut-être les auditeurs se posent mais comment je me pose le bénévolat auprès des enfants dans les hôpitaux. On peut se dire que c'est un contexte qui n'est pas facile, même émotionnellement. Et puis même juridiquement, est-ce qu'on a le droit, je ne sais pas, d'aller voir des enfants qui ne sont pas nos enfants à l'hôpital pour les soutenir ? Comment ça se passe en fait ?
- Speaker #0
Il faut forcément que tu passes par une association.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Là, je voyais encore, je vois les YEP, si on peut se... Une jeune femme à l'avant-première, tu sais, à Paris, m'a demandé pour la mettre en relation, comme quoi ça marche vraiment avec la secession de l'ancestorago. Tu vois, je sais que, en ce moment, Princesse Margot... Ah oui,
- Speaker #1
l'association Princesse Margot.
- Speaker #0
Oui. Je vis à l'hôpital de... Ils sont par...
- Speaker #1
Ils sont par fil.
- Speaker #0
Oui, oui. On a fourni avec eux à Gustavus.
- Speaker #1
Oui. C'est pour ça.
- Speaker #0
Mais non, ils sont partout et je sais que tu recrutes en ce moment.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Tu passes par... De toute façon, je ne peux pas te présenter comme ça. Tu ne peux pas te présenter comme ça. Oui. À l'hôpital.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc, il faut passer par le cadre de l'UNASO.
- Speaker #1
Donc, ceux qui nous écoutent et qui sont touchés par cette cause, par exemple, je pense aux enfants malades parce que ça, ça m'a tout fait, ça m'a touchée dans les films que j'ai pu voir. Donc, s'ils veulent contribuer, ils contactent une association via la plateforme. Et puis, ça se passe comme ça. Ils sont formés aussi.
- Speaker #0
Après, ça dépend des associations. Mais c'est ça que Princess Forge, Margot, oui, va vraiment accompagner les bénévoles. C'est un département qui est spécialisé pour les bénévoles, qui prend en charge les bénévoles. Je suis gardée en fait. Un bel accompagnement, oui.
- Speaker #1
Ok, super. Merci pour toutes ces explications. Là, j'étais un peu avec toi là-dedans.
- Speaker #0
T'es partie. Je suis partie. T'es encore plein.
- Speaker #1
T'es partie.
- Speaker #0
T'as d'or, moi je peux en parler pendant des heures.
- Speaker #1
Oui. On va revenir à toi. Je vois que tu n'as pas la même énergie quand on parle de toi et quand on parle de l'association. Tu es vraiment habité quand on parle de l'association. C'est beau à voir. C'est beau à voir. Ma question peut sembler un peu bizarre. Mais ça y est,
- Speaker #0
on est parti pour un petit tour.
- Speaker #1
On est parti pour un petit tour. Je vais voir comment on peut baisser ce bruit-là de fond. On verra au montage. est-ce que tu sais où se situe ta joie ? Je sais que tu m'as parlé de liberté, de chevaux, mais est-ce que tu sais de toi où se situe ta joie ? Est-ce que tu conscientises ta joie au quotidien ou est-ce que juste tu vis ta vie parce qu'il y a des gens qui cultivent la joie ?
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Tu m'as dit que tu la cultivais un peu, mais peut-être que tu ne te dis pas que tu cultives la joie, mais... Tu sais que tu as besoin par moment de reprendre ton cheval pour retrouver cette reconnexion à la nature, à la liberté. Et tu sais que ça va te faire du bien. En réalité, ça te reconnecte juste à ta joie finalement. Et donc, ça te donne de la force pour tout ce que tu as à entreprendre, tout ce que tu as à soutenir, à supporter, à vivre. Mais voilà, est-ce que toi, tu te dis, je sais où se situe ma joie ou c'est juste naturel, inné ?
- Speaker #0
tu vis les choses telles qu'elles viennent. Oui, vraiment. Tu sais, je n'ai jamais entendu parler de ça. Je pense que tu aurais beaucoup de choses à m'apprendre à ce sujet-là. Je ne l'ai jamais conscientisé.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Je vais dire l'inverse, c'est que souvent, il m'en manque. J'aimerais être dans plus de joie. Je pense qu'on a tous, tu le dis super bien, une définition différente de la joie. La joie, c'est vrai que lorsqu'on l'a, pas lorsque tu m'en parles, mais lorsque... Juste le mot.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Juste le mot ? T'imagines des éclats de rire, t'imagines quelque chose de très exubérant. Alors qu'en fait, comme tu le définis, j'aime bien cette définition. C'est une reconnexion à soi, c'est une forme d'alignement. Je l'associerais plus à la sérénité. Quand t'es sereine, tu l'as la joie en fait.
- Speaker #1
Oui, moi je pense que la joie, elle est vraiment associée à la sérénité. En fait, la joie, elle peut être extérieure, elle peut être intérieure aussi. Moi, il m'arrive, je ne sais pas, je pense que ça doit arriver aussi. Mais il y a des fois où tu te lèves le matin et vraiment, tu as quelque chose de bien au fond de toi.
- Speaker #0
Moi, c'est tous les jours, non ?
- Speaker #1
Moi ? Oui. Non, pas du tout.
- Speaker #0
C'est ce qu'on pense. Oui, vraiment.
- Speaker #1
Mais pas du tout. Mais franchement, il y a des moments où je suis joyeuse et je sais que ça vient de l'intérieur de moi, mais je n'ai pas de raison. Je ne peux pas te dire.
- Speaker #0
Pourquoi ?
- Speaker #1
Je suis joyeuse pour cette raison. Et en fait, je sais que quand je suis dans cet état-là… tout est ouvert.
- Speaker #0
Tout est possible.
- Speaker #1
Et parce que les gens le ressentent aussi. Ils ressentent que tu as une confiance, une sérénité. Mais bon, ce n'est pas tous les jours. Ce n'est pas tous les jours. Et ça, c'est quand ça vient de l'intérieur. Donc, quand ça vient de l'intérieur, du coup, c'est très bien, tout va bien, etc. Et parfois, moi, je peux être dans la tristesse et je vais l'activer, ma joie. Je vais vraiment... Tu vois, la tristesse, je vais l'accueillir. Je sais que je suis triste pour telle ou telle raison. Je sais pourquoi il n'y a pas de sujet, mais je ne vais pas me laisser... Tu vois, je vais lui laisser sa place pour vivre, mais pas longtemps encore, tu vois. Je vais tout de suite trouver des choses pour me reconnecter à ma joie en fond. Soit des souvenirs,
- Speaker #0
au-delà,
- Speaker #1
sans agir. je vais repenser à des choses, revivre des choses au fond de moi, ou je vais vraiment aller la chercher, je ne sais pas, en enfant, en écoutant de la musique, je le dis souvent dans tous mes bouquins, mais je vais vraiment aller la chercher pour l'activer. Parce que je sais que si je laisse certaines choses s'installer, où ça peut m'amener, en termes de démotivation, de fatigue, de...
- Speaker #0
Peut-être que tu vas la couper assez rapidement.
- Speaker #1
Oui, je vais lui laisser vraiment le temps de vivre.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
parce que ça vient aussi réparer des choses ou m'interpeller sur certaines choses mais je ne vais pas la laisser poser ses valises s'installer à la maison là ça ne va pas le faire mon coco tu vas vite dégager la vie elle est trop courte donc tu ne vas pas me pourrir c'est
- Speaker #0
d'un instant là donc voilà je voulais qu'on partage ça je ne savais pas je ne pense pas à mes chevaux moi je pense mais tu vois euh...
- Speaker #1
Je pourrais en parler des heures et des heures, mais on va revenir à toi, donc à ta joie. Est-ce qu'elle a une couleur, ta joie ? Là, on parle de joie. Si je te demande quelle est la couleur de ta joie, est-ce que tu sauras me dire ou est-ce qu'elle a des couleurs différentes ?
- Speaker #0
Comme ça, ce qui me vient, c'est le bleu. J'aime le bleu, le vert. C'est très lié à la nature, en fait.
- Speaker #1
Le bleu de l'océan,
- Speaker #0
le vert de l'air. Du ciel, de l'océan, tous ces éléments pour moi extrêmement puissants.
- Speaker #1
Oui, d'accord.
- Speaker #0
Le blanc aussi. Le blanc, tu vois, c'est la sérénité, c'est la neige, quelque chose de blanc.
- Speaker #1
Oui, non mais le blanc, c'est vrai que moi, j'ai adopté le blanc très tard dans ma vie. J'étais très couleur.
- Speaker #0
C'est vrai ? Oui.
- Speaker #1
Et je suis toujours très couleur d'ailleurs, mais je m'habille de plus en plus en blanc.
- Speaker #0
Je suis en force.
- Speaker #1
Voilà, donc on va reprendre. Après l'encaissement. Oui, je disais que je ne m'habillais quasi jamais moins en blanc, à part les jours de mon mariage,
- Speaker #0
de même mariage. Mais maintenant, je m'habille de plus en plus en blanc parce que je trouve ça serein, je trouve ça aussi… Oui,
- Speaker #1
c'est… Ça donne… Oui, c'est ça. OK, donc bleu et vert. Bleu de l'océan, vert de la nature.
- Speaker #0
C'est vrai. C'est ce que ça m'expose, en fait. La liberté avec les... Oui, beaucoup de liberté.
- Speaker #1
Oui. La liberté, c'est vraiment ton... Ta valeur la plus forte.
- Speaker #0
Oui, elle est prédominante. C'est même... Oui, c'est... C'est équipant, parfois.
- Speaker #1
Tu m'as dit que t'as beaucoup voyagé, donc ça va avec la liberté.
- Speaker #0
Oui, oui, oui.
- Speaker #1
Tu peux nous en parler.
- Speaker #0
Je ne supporte pas de me dire que je suis bloquée, tu sais. Le sentiment de ne pas pouvoir. J'aime le monde entier. Tu sais, de me dire de ne pas avoir accès à la découverte. Ouais, c'est une découverte. J'aime découvrir, j'aime m'émerveiller de nouvelles choses, de me sentir, ouais, libre dans cette découverte. Et ouais, ça m'angoisse profondément. Ça me tient bloquée, de ne pas pouvoir. Et ça, après, c'est chouette parce qu'on parle de voyage, mais en fait, c'est une finesse, j'ai compris aussi, en ayant avec eux et de voir un style différent de vous, on va pouvoir un peu moins voyager que ça, tu peux le faire. Tu vois, moi, j'arrive à Paris, je suis comme mon gosse, j'aime trop, j'écoute, je regarde ça, tu parlais de la beauté de la gare, oui, oui, je trouve ça très belle aussi. Plein de choses, j'étais dans le Nord, j'adore. Donc même autour de chez nous, on peut se merveiller et être dans la vie absolue.
- Speaker #1
J'aimerais justement que tu parles autour de chez nous. Tu le dis souvent, autour de chez nous. Et ton déclic pour créer avec nous vient aussi. Avec eux, oui. Avec eux, avec nous.
- Speaker #0
Avec eux, nous. Avec eux, ça marche. J'adore.
- Speaker #1
Avec eux vient aussi de ça, finalement. Parce que tu m'avais dit qu'avant, tu partais à l'étranger pour justement être bénévole, en tout cas apporter ta pierre, ta part. et qu'à la suite du Covid, tu as eu d'autres... Est-ce que tu peux en parler un petit peu ?
- Speaker #0
Oui, c'est assez simple. Je suis vraiment... Ah oui, c'est vrai que je t'en avais parlé pendant le ziné. Oui. Je suis vraiment une amoureuse du continent africain. D'accord. De fou, j'aime y être. Je ne sais pas, il y a un truc qui m'interpelle là-bas. Les gens, l'énergie, tout. En tout cas, dans les pays dans lesquels j'ai été, pas mal déjà. Donc, je partais là-bas, toujours, souvent, en tout cas, dans les heures féminines, dans les associations. à amener des fournitures scolaires.
- Speaker #1
Tu y allais toute seule ou tu étais dans une association ?
- Speaker #0
Non, j'y allais toute seule.
- Speaker #1
Ah oui ?
- Speaker #0
Ou avec des amis, tu vois, mais oui, de mon propre chef. Oui, c'est ça. On parlait pendant des heures, mais je suis bien avec eux, avec ces enfants. Je suis vraiment trop bien dans un orphelinat. Là, tu vois, à l'inverse, si je ne me sens pas bloquée, je me sens à ma place. Oui. Ça reste longtemps. Donc, bref. Et donc, je partais. Toutes les années, je suis encore partie l'année dernière, malgré le fait que j'ai monté avec eux et que c'est vraiment spécifique à la France. Quand il y a eu la COVID, justement, je ne pouvais plus partir. Oui. Je ne pouvais plus voyager. Et c'est à ce moment-là que... C'est hyper honteux aujourd'hui, en tout cas, de ça, mais je n'avais aucune connaissance, mais je pense comme beaucoup. beaucoup de citoyens, aucune connaissance des associations qui se situent autour de nous, ça je le dis souvent, sur notre territoire. Parce que quand on parle caritatif ou humanitaire, on pense forcément pays sous-développés, loin, etc. C'est vrai. Et c'est vrai que la démarche avec eux, c'est de dire, regardons, autour de nous, il y a forcément des associations et des enfants à aider, avant ou alors, en parallèle, d'aller loin. En plus en termes d'écologie. C'est bien de rester aussi chez nous pour aider. Ce n'est pas antinomique, je le précise toujours, c'est antinomique avec ce motivage par Madagascar l'année dernière, cette année, je pense que ça peut bien repartir en orphelinat. Ce n'est pas antinomique, oui, mais regardons déjà ce qu'il se passe autour de nous, les associations, les enfants aidés. C'est comme ça qu'est né avec nous.
- Speaker #1
Oui, j'aime bien cette idée en fait de « autour de nous » que tu dis souvent. C'est vrai que, oui, c'est ça. En fait, la beauté, on l'a autour de nous. on peut aider autour de nous, on peut faire beaucoup de choses autour de nous. C'est vrai que très souvent, on a l'impression qu'il faut aller très loin pour voir la beauté du monde, qu'il faut aller très loin pour aider des gens, alors que vraiment, autour de nous...
- Speaker #0
Il faut aller très loin pour trouver du lien, alors que c'est autour de nous. Exactement. Il y a plein de choses.
- Speaker #1
Il faut juste lever la tête et regarder.
- Speaker #0
Ne pas avoir peur de l'autre, faire confiance, se descendre. Ça, c'est important. Oui, vraiment. Je fais beaucoup d'interventions, c'est vraiment ce que je souhaite à Carme. dans les interventions dans les écoles. Quand je partais, justement, je faisais des interventions, je mettais en relation les écoles du Bénin et de chez nous, et pour montrer dès le jeune âge qu'ils peuvent aider des enfants d'ailleurs, d'autres pays, et qu'il y a des différences, c'est pas grave, c'est pas, tu vois.
- Speaker #1
Et puis ces enfants-là aussi peuvent le rapporter,
- Speaker #0
ils peuvent le rapporter aussi dans l'autre sens,
- Speaker #1
ces enfants. C'est ça.
- Speaker #0
Puis qu'en fait, il ne doit plus avoir ce sujet. Moi, ça m'agace même. C'est un autre sujet, tu vois.
- Speaker #1
Et puis, le partage de culture, c'est une richesse, en fait.
- Speaker #0
Oui, tellement.
- Speaker #1
Moi, je me souviens, quand j'étais ado, j'avais un correspondant à Angers. Donc, j'étais à Bamako, au Mali. Et j'avais un correspondant à Angers.
- Speaker #0
Quoi ? Tu peux choisir ?
- Speaker #1
Qui s'appelait Laurent. Et du coup, on était deux ados qui s'échangeaient, en fait, nos différentes cultures. Tu vois, Angers apprenait beaucoup de choses qui se faisaient au Mali. Et lui, il m'a promis la musique, l'art à la française. Vraiment, c'était un échange et j'ai trouvé ça chouette.
- Speaker #0
C'est beau.
- Speaker #1
Donc, super. Mais rien que d'évoquer ça, ça me met en joie.
- Speaker #0
Tu vois.
- Speaker #1
Je vais parler de gratitude. Déjà, moi, j'ai beaucoup de gratitude de t'avoir dans mon podcast, que tu as accepté, que tu... Voilà, on a fait des échanges par WhatsApp pour caler tout ça. Et vraiment, je ne t'ai pas couru. Après, c'est ça que j'ai aimé aussi, Coraline, parce que souvent on court un peu après les gens quand ils ont beaucoup de choses à faire, ce que je peux comprendre aussi. Mais toi, je sais que t'as beaucoup de choses à faire, mais t'as quand même pris le temps à chaque fois de me répondre, de trouver des arrangements pour qu'on puisse faire ce rendez-vous. Donc merci, je suis vraiment contente de t'avoir là une fois que je me vois et d'échanger avec toi. Et du coup, je voulais parler de gratitude avec toi, parce que la joie, elle va souvent avec la gratitude. En fait, quand en tout cas de mon expérience, Quand on est reconnaissant avec quelqu'un, qu'on lui dit ou qu'on pose un acte pour le prouver, on ressent vraiment de la joie nous-mêmes d'être en gratitude, en fait, finalement. Donc, quel est ton lien avec ça ? Est-ce que, pareil, c'est quelque chose que tu fais naturellement ou est-ce que tu te dis que tu dois cultiver la gratitude ou c'est juste là en toi parce que tu as vécu dans cet environnement ? Donc, tu m'as parlé de tes grands-parents où il y avait de l'intégrité, souvent la gratitude, elle va quand même avec aussi. L'intégrité, la loyauté. Bon, la loyauté, j'en suis avec ça, on ne va pas en parler,
- Speaker #0
mais voilà. Je pense que je n'ai pas besoin de la cultiver. Oui. Je pense que c'est vraiment un état d'être qui me fait du bien. Je suis bien dans la gratitude. Mais je pense, en revanche, j'ai mis des mots dessus en Indonésie. En Indonésie, c'est une valeur extrêmement forte et qui vont, eux, à l'inverse, limite être dans l'apprentissage des petits, quoi. C'est assez fort, la gratitude. Après, on est dans d'autres choses, là-bas, parfois peut-être extrêmes. Et tu vois, s'ils ne font pas des choses bien, s'ils ne sont pas dans la gratitude, il y a une réincarnation.
- Speaker #1
Ah oui, il y a une punition. Oui,
- Speaker #0
il y a une punition. Donc, tu ne sais pas où est la limite de la manipulation à travers ça. importants, qu'elles sont vraiment dans sa viratitude et Melukat, je crois que c'est ça, Melukat s'appelle là-bas, je me souviens ouais, je crois que moi j'ai pas besoin de la cultiver mais j'ai besoin de le reconnecter à elle, je suis bien moi quand je suis bon après c'est un travail, c'est un chemin mais je suis bien dans l'intégrité si je t'ai dit ça et je t'ai rencontré à ce moment-là derrière de ne pas le faire je ne me serais pas sentie moi tu vois Je... C'est pas un combat pour moi, mais tu vois, ça demande beaucoup de rigueur, en tout cas, d'être, dire, ok, quand je dis quelque chose, je le fais, le respecter malgré le fait qu'on ait des emplois du temps chargés, etc. d'être dans la gratitude de dire je remercie la vie par rapport à ce qu'elle m'apporte mais je pense que c'est un cercle vertueux qui doit être entre nous Elle m'apporte ça, elle me donne ça, elle me permet ça. Mais il faut que je sois toujours en conscience de ça et dans le respect de ça. Et donc, dans le respect des autres, dans le respect de la nature, c'est un cercle vertueux. Oui, je pense. Je ne me suis jamais interrogée là-dessus. Je te dis ça comme ça, mais… Oui,
- Speaker #1
complètement. En fait, on nous apprend à dire merci. Et souvent, on ne met pas derrière ce merci la gratuite. On n'explique pas, en fait. l'importance de la gratitude parce que dire merci, c'est de la gratitude. Mais c'est devenu un peu machinal. C'est très bien, c'est poli, il n'y a pas de sujet. Mais c'est vrai qu'on n'explique pas derrière ce que ça veut dire.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
c'est... Moi, je trouve que la gratitude, c'est quelque chose d'assez puissant. En Afrique aussi, en tout cas au Mali, c'est quelque chose de très important, la gratitude.
- Speaker #0
On vous le dit tout le temps.
- Speaker #1
Oui, et malheureusement, ça va avec cette idée de punition aussi que tu étais en train de dire. Moi, je ne pense pas à ça. Voilà, parce que j'ai... et que, à un moment donné, tu réfléchis par toi-même quand même. Oui,
- Speaker #0
c'est ça.
- Speaker #1
Mais je trouve que c'est bien d'être dans cette espèce de reconnaissance des choses, en fait. Tout simplement d'être en vie, d'être en santé, en bonne santé, de pouvoir, je ne sais pas, se payer ce qu'on veut, de pouvoir... et le rendre aussi, quelque part, comme tu le fais toi à travers avec eux, et les bénévoiles aussi qui sont dans les associations. Aider aussi les autres, c'est une façon de dire merci à la vie aussi, de nous permettre cela en fait.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
De nous permettre d'être en capacité de donner aux autres.
- Speaker #0
Oui, et c'est le gratifiant par rapport à la santé, c'est vraiment...
- Speaker #1
Ah oui, la santé, c'est clair.
- Speaker #0
Peut-être d'être dans des environnements vraiment particuliers. Je me rends compte que quand j'entends un seul juste petit humain, je me dis non, non. Mais parfois... Les gens se font juste leur dire que leurs enfants, ils sont en bonne santé. Et remercier la vie de ça, c'est vrai que c'est très, c'est sûr.
- Speaker #1
Ton actualité en ce moment, de toi, de l'assos ?
- Speaker #0
Alors, en ce moment, du coup, je réalise le troisième épisode en Haute-France.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc, j'ai eu un temps fort. Là, mai-juin, je monte beaucoup en Haute-France, rencontrer les entreprises mécènes, les clubs d'entreprises. les partenaires également au niveau de la région. Un épisode, c'est 50 000 euros. Donc, je recherche des fins pour financer cet épisode. En parallèle, il y a une belle activité aussi avec eux. Avec eux, ce que je t'ai expliqué, c'est qu'ils ont vraiment un mouvement. On va aider aux héritiers d'enfance. C'est vraiment tous ensemble. On peut aider ces associations, on peut aider ces enfants. Donc, j'ai été retenue assez récemment pour être confession... Quoi ? pérencière, je n'arrivais pas encore à le dire, c'est tellement récent, pour justement prendre la parole au sujet de la solidarité sur notre territoire, en France, auprès des enfants. C'est un sujet que je t'avais adressé. J'ai des conférences aussi, cause de parole, il y a l'écriture d'un bouquin, donc je suis en train d'entreprendre ces démarches. La conférence sur un bouquin, sur mon parcours, sur ce que ça relise et signifie pour moi la solidarité. Pour moi, on peut être solidaires tous ensemble. Donc voilà, il y a ça qui se dessine, une actualité très forte. On parle également avec des chaînes télé, potentiellement pour une chronique, pour justement quotidiennement parler, présenter une association. Ça, c'est un autre sujet aussi. Et puis, il y a un rapprochement. Tout ce que je fais, j'ai été auprès de... Parce que, justement, j'ai été dans le cabinet de la ministre. de la jeunesse, de la bien-associative et du sport. Voilà, je m'apprends à venir ici.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Il y a pas mal de ça. Ah oui, c'était pas mal d'action. Donc,
- Speaker #1
beaucoup de mouvements qui convergent dans le bon sens.
- Speaker #0
Beaucoup d'action pour la solidarité.
- Speaker #1
Super. Eh bien, on arrive à la fin de cette conversation. J'ai aimé échanger avec toi, parler de tout ça. Je me sens un peu émue. Je vais te laisser le dernier mot quand même. Qu'est-ce que tu as envie de dire pour conclure ce podcast ? Et qu'est-ce que tu veux partager ? Et où est-ce qu'on peut te trouver aussi ? Voilà, tout ce que je te laisse la parole. Prends le temps qu'il faut.
- Speaker #0
Merci en tout cas déjà de cet échange. Ça m'a fait du bien de te voir. Les auditeurs ne te voient pas, mais tu as un vrai rayon de soleil et ça, c'est assez subjugant. Vraiment, c'est la première fois. Je suis très visionnomiste et je me souviens de ce moment où je suis devant la porte et tu m'attends pour ton passe-l'été avec moi. C'est des gens qui me marquent et tu m'as marquée. Merci pour ce côté. Ça fait du bien. Et puis pour le reste, c'est des messages de solidarité que j'ai envie de porter. J'ai envie qu'on fasse le temps d'aider, au moins une fois. Et moi qui ai ma peine en fait, qu'on me dise ce qu'on veut faire, qu'on ne comprend pas la plateforme, qu'on ne trouve pas ce qu'on veut, qu'on m'envoie un WhatsApp. Et vraiment, vraiment, qu'on aide au moins. et qu'on comprenne, qu'on ressente ce que ça nous a apporté. Parce que je suis certaine qu'après, c'est ces mécaniques qui se mettent en place. Et qu'il faut qu'on s'engage, il faut qu'on soit plus solidaires, pour que l'essentiel, l'entraide, c'est la base. Vraiment, suivre un coup de nord, c'est quand même pas compliqué. Et pour ces enfants, plutôt moins, encore moins. Mais c'est vrai que j'ai vraiment ce message très simple, mais très puissant. soyons plus humains et plus solidaires entre nous super et puis après on peut retrouver avec eux sur la plateforme avec eux ou watch avec eux.com on peut trouver tout ça sur avec eux.com sur les réseaux sociaux sur Youtube j'ai envie de oui évidemment tout le monde avoir ces deux épisodes merveilleux qui font du bien puis moi me contacter
- Speaker #1
Et il y a plein d'interviews de toi aussi que je n'ai pas encore vu, mais j'ai vu sur YouTube. Donc, c'est bien aussi, je pense, de regarder ces interviews-là. Ça explique vraiment avec eux ton cheminement, ton projet.
- Speaker #0
Merci. Et c'est tout.
- Speaker #1
Et c'est tout. Super. Merci à toi. Et puis, si vous avez aimé cet épisode, likez, partagez, commentez, contactez-nous. contactez Coraline sur LinkedIn. Elle est disponible, assez réactive. Et je mettrai vraiment tous les liens dans le texte du podcast. Et puis voilà. Merci et à très bientôt.