Speaker #0Bienvenue sur Musulmane en Chemin, le podcast qui t'accompagne à cheminer vers Allah, te connaître, t'apprécier pour une vie épanouie ici-bas en préparant l'au-delà. Je suis Amina Zamoun, ingénieure, coach professionnel, étudiante en sciences islamiques et ici ta coach musulmane qui t'aide à prendre soin de toi et de ta foi. Ça te dit ? Alors c'est parti ! Assalamu alaikum wa rahmatullahi wa barakatuh mes soeurs et bienvenue dans l'épisode épisode 42 du podcast Muséal en chemin. Dans cet épisode, vous l'avez vu, on va parler d'un sujet aussi délicat, j'ai envie de dire, que réel. Celui de la solitude et du décalage qu'on peut ressentir quand on se rapproche d'Allah. On peut se sentir incomprise déjà par nos proches, même musulmans. On peut voir un fossé se creuser dans les discussions, les priorités, les fréquentations, les références. On peut se sentir seule dans notre cheminement alors qu'on a envie de partager ce qu'on vit. d'être comprises et qu'on nous aide finalement à cheminer, mais également qu'on comprenne nos doutes, nos peurs, mais aussi nos joies dans notre cheminement vers Allah. Et bien entendu, last but not least, j'ai envie de dire, on peut se sentir en décalage et on va se sentir en décalage par rapport à la société également, et notamment ce qui est valorisé. J'ai dit last but not least, mais en fait, c'est plutôt, je voulais plutôt dire... que c'était le dernier élément que vous partagez, mais c'était loin d'être le seul. On peut se sentir justement seul à plein de niveaux. Et justement, ça va être le sujet de cet épisode. Et oui, je sais, c'est pas forcément un sujet dont on parle. Et vous pourriez me dire, mais Amina, pourquoi est-ce que tu parles de ça ? Logiquement, t'essayes d'amener les gens à cheminer vers Allah et tu parles de ça, tu veux leur faire peur ou quoi ? Non, mais je pense que c'est important de dire les choses. Il n'y a pas de tabou en islam. Il n'y a pas de cachoterie, on ne va pas masquer des choses. Et je sais d'ailleurs que ça peut être une crainte de perdre son entourage, de s'éloigner de ses proches, et ça peut être un frein finalement qui nous empêche parfois à cheminer vers Allah. Je pense à des coachés que j'ai eus et qui m'ont dit qu'elles avaient peur justement de cheminer et de s'éloigner de leur entourage. Et il y a d'autres sœurs qui m'en ont parlé, notamment en réponse à mes lettres, donc la lettre des musulmans en chemin, et je vous en parle juste après. Et donc, j'aborde déjà en partie pour ça, pour cette crainte de s'éloigner de ses proches lorsqu'on chemine vers Allah. Et j'aborde aussi et surtout ce sujet, si je suis honnête, parce que c'est une réalité. Et c'est clairement quelque chose que j'ai vécu plus, plus, plus et que je vis clairement encore aujourd'hui. Et si vous m'écoutez, il y a de très fortes chances que ce soit quelque chose que vous viviez aussi ou alors que vous appréhendiez, mes chers musulmans en chemin, parce que clairement, vous cheminez et cette solitude, ce décalage, il fait partie du chemin. Alors Bismillah, on va parler de ce sujet qui est à la fois important et impactant. Mais juste avant de démarrer l'épisode, il y a justement certaines d'entre vous qui m'ont déjà entendu parler de ce sujet il y a quelques mois déjà, notamment dans la lettre des musulmans en chemin où j'ai commencé à aborder ce sujet et je me suis permise de vous poser des questions. Et plusieurs d'entre vous m'ont répondu en retour et vraiment je vous en remercie parce que je ne voulais pas aborder ce sujet juste avec mon expérience ni celle de mes coachés qui cheminent avec moi finalement, mais avec un spectre un peu plus large. donc vraiment merci à vous, merci à celles qui m'ont fait des retours merci pour votre confiance parce que c'est pas un sujet facile à aborder, c'est plutôt intime et pour autant c'est important qu'on en parle. Et si jamais vous avez envie de vous aussi recevoir la lettre des musulmans d'un chemin, c'est ma newsletter donc c'est un mail que j'envoie généralement les mardis, pas tous les mardis d'ailleurs parce que j'ai pas forcément envie de vous envoyer un mail juste pour vous envoyer un mail, l'objectif c'est de vous envoyer une vraie réflexion derrière un cheminement, donc n'hésitez pas il y a juste à aller sur mon site musulmansdunchemin.com Et vous allez trouver le lien de la lettre des musulmans en chemin. Allez, bismillah pour le sujet de jour. Déjà, pour aborder ce sujet, j'avais envie de rappeler la base, finalement, c'est regarder le monde dans lequel on vit. On vit dans un monde où Dieu, Allah, est très peu évoqué. et très peu considéré même, j'ose le dire. Notre société aujourd'hui ne veut pas entendre parler de Dieu, alors encore moins de soumission à lui. Et subhanallah, ça se voit même dans le langage. Vraiment, c'est à tel point que dans le langage courant, Allah, Dieu, ne va pas être évoqué. Je me faisais la réflexion la dernière fois, et vraiment, par exemple, quand on dit bonjour, voilà, on dit bonjour, très bien, versus en arabe, en islam, on va dire... Que la paix et la rahma d'Allah ainsi que sa baraka, donc sa bénédiction, soient sur vous. Vous imaginez la différence entre bonjour et ça ? Ensuite, on va dire merci pour remercier quelqu'un. Alors qu'en arabe, en islam, on va dire Que la baraka, donc la bénédiction d'Allah, soit sur toi. Que Dieu te bénisse finalement. Et justement, avec cette dernière formulation, vous voyez que c'est quelque chose qu'on disait. Avant, il y avait beaucoup plus de mentions d'Allah et de Dieu. Grâce à Dieu, Dieu merci, que Dieu te bénisse. Et aujourd'hui, ce sont des expressions qui sont beaucoup moins utilisées et qui s'effacent même, qu'on ne dit plus. Pour être honnête, c'est très rare de voir des personnes qui utilisent ces expressions. Et d'ailleurs, il y a une expression aussi qui est intéressante parce que Dieu soit loué, l'expression Dieu soit loué, qu'on entend encore vraiment de temps en temps, c'est finalement l'équivalent de Elhamdoulilah. Mais aujourd'hui, quasiment personne ne dit ça. Et même le mot louange, louer, on ne l'utilise plus. Et vous savez, je ne sais pas si vous avez fait ça vous aussi, mais moi j'ai du mal quand on traduit Alhamdoulilah par louange Allah. Parce que déjà, première chose, c'est très réducteur, ce n'est pas assez complet comme traduction, mais bon, ça c'est un autre sujet. Mais aussi parce que louange, c'est un mot qu'on ne dit plus, donc on a du mal à ressentir ce que ça veut dire, à comprendre ce que c'est que la louange finalement. Tout ça pour dire que Dieu est effacé de notre société occidentale, plus spécifiquement française, parce qu'en anglais, il y a encore des mentions de Dieu, par exemple avec God bless you, même si généralement on dit plutôt bless you maintenant, même là, on l'efface, vous voyez. Mais du coup, si je reviens en français, c'était un peu pour planter le décor et dire que forcément, quand on décide de remettre Allah au centre de nos vies, c'est complètement normal qu'on ne soit plus aligné. avec ce que le monde considère comme normal. Mais je pense qu'il faut se rappeler d'un truc. C'est que c'est le monde autour de nous qui est désaxé. Ce n'est pas le fait de vouloir remettre Allah au centre. Ce n'est pas le fait de vouloir revenir à Allah. Et vous voyez, je dis bien revenir à Allah, parce que ça rejoint notre fitra, notre prime nature. Notre prime nature, elle sait, elle est connectée à Allah. Et puis ensuite, on s'en est éloigné de par la société, on s'égare. Et ensuite, on a envie de revenir à Allah, de revenir à lui. Et là, le problème, c'est donc le monde, qui n'est pas axé sur ce qu'Allah, Dieu, notre créateur, attend de nous et ce pourquoi il nous a créés. Et là, je vous renvoie d'ailleurs à l'épisode 9 sur le podcast, sur notre rôle sur terre, le but de notre vie sur terre, pourquoi Allah nous a créés. Donc, je reviens à ce désaxement par rapport au monde. Et en fait, ça, ça m'a fait directement penser au hadith du prophète, qui est rapporté par Moussim. qui dit dans le sens « L'islam a commencé comme quelque chose d'étrange, et il redeviendra comme quelque chose d'étrange, alors annonce la bonne nouvelle aux étrangers » . Je vais le répéter parce que je pense qu'il faut le relire, le réintégrer plusieurs fois. « L'islam a commencé comme quelque chose d'étrange, et il redeviendra comme quelque chose d'étrange, alors annonce la bonne nouvelle aux étrangers » . Vraiment, c'est un hadith qui est magnifique, vraiment, avec le sujet du jour, vraiment, qui tombe à pic. Parce que quand on change, on devient par définition un peu différent, et donc un étranger, n'est-ce pas ? Et donc déjà, rien qu'avec ça, on peut voir que c'est finalement plutôt un bon signe de ressentir ce décalage, de se sentir étrangère, incomprise, étrange. Pour autant... On est d'accord que c'est ni agréable, ni confortable. Et bienvenue mes chères sœurs, en dehors de votre zone de confort. Et oui, sortir de sa zone de confort, ça fait peur. Et il y a une illustration que j'aime bien, potentiellement je l'ai déjà donnée dans un autre épisode, c'est la notion de trois zones. Donc là, si vous m'aviez en face, je vous aurais montré une illustration qui est très parlante, et je vous aurais fait la description. Donc là, je vais vous demander d'utiliser votre imagination, n'est-ce pas ? Je vais vous proposer d'imaginer trois cercles, l'un englobant l'autre. Donc on a le premier cercle au milieu, qui contient notre zone de confort. Et ensuite, autour de celui-ci, vient un second cercle, qui l'englobe, un peu plus large du coup, qui contient notre zone d'apprentissage. Et enfin, il y a un troisième cercle, encore plus large, qu'on va appeler la zone de panique. Et en fait, quand on est dans une zone de confort, donc par définition qui est confortable, on ne va pas directement aller en zone de panique, on est d'accord. On doit d'abord passer par la zone d'apprentissage, un petit pas après l'autre. Et en fait, c'est comme ça pour tout, mais c'est comme ça, notamment dans notre cheminement avec Allah. On fait des petits pas. Et à ce sujet, il y a un hadith que je vous ai déjà partagé, rapporté par Al-Bukhari, qui nous dit que l'action la plus aimée d'Allah est celle qui est constante, même si elle est... petite. Donc c'est vraiment cette idée de petit pas par petit pas et c'est logique. Et vous voyez la toute bonne illustration que j'ai faite avec les zones, bon j'aime beaucoup cette illustration mais finalement elle a rien inventé, d'accord Allah nous le dit déjà. Vous faites avancer un pas après l'autre. Vous pourrez pas aller avec des avancées en trop gros pas quand vous allez aller en zone de panique. Avancez tout doucement à votre rythme et en fait ce faisant plus on va faire des petits pas avec Constance et surprenant là, plus vous voyez notre zone de confort, elle va s'élargir. Donc il y a des choses qui étaient dans la zone d'apprentissage qui vont faire partie par la suite de notre zone de confort. Et il y a des éléments qui étaient en zone de panique qui vont passer en zone d'apprentissage, vous voyez ? Et c'est comme ça qu'on va élargir de plus en plus notre zone de confort. Donc pour revenir au cheminement avec Allah, cheminer avec Allah, c'est devenir différent, différente de la majorité des gens, de ce que la société valorise. Et c'est pas évident, franchement c'est pas évident de sortir du moule, de sortir du cadre. Et je prends un exemple visible et concret, le hijab. Oh, combien d'entre nous luttons pour ça. Et dans nos sociétés, on est d'accord que c'est beaucoup plus facile de ne pas le porter que de le porter. Et du coup, on lutte un peu pour ça. Mais on le fait pour Allah, par soumission pour Allah, et non pas pour les humains qui préféraient qu'on ne le porte pas. Ou encore, non pas par soumission à notre neuf, c'est parce que notre neuf, c'est notre ego, il préférait ne pas le porter, c'est plus facile, clairement. Mais on sait qu'Allah sait mieux que nous ce qui est bon pour nous. Et bon, sur le sujet du hijab, je vous envoie les épisodes sur le hijab à ce niveau-là, où on va beaucoup plus loin. Mais là, c'était juste pour l'illustration. Et donc, quand on commence à cheminer vers Allah, en fait, on réalise un truc, et je suis sûre que ça vous est arrivé à toutes, mais on réalise à quel point on était loin, en fait. Et également, autre chose, on réalise aussi à quel point ceux qui sont autour de nous, ceux qui nous entourent, étaient comme la nous d'avant finalement, et donc sont encore loin. Et là, il y a un fossé qui se creuse, encore une fois, dans nos discussions, dans ce qui nous passionne, dans nos priorités, dans plein de choses. Et à ce moment-là, on se sent un petit peu étrangère, clairement. Et encore une fois, parfois même avec des musulmans, musulmanes. Néanmoins, avant d'aller plus loin sur ce sujet spécifiquement, je me dois de faire un petit rappel. Je me dois de rappeler que ce n'est pas parce qu'on change pour Allah qu'on devient meilleur que les autres. Et vraiment, attention à notre égo par ici. Attention. Parce que c'est pas parce que nous on a changé, qu'on a évolué, qu'on doit juger celles qui n'en sont pas encore là où on en est aujourd'hui. Je reprends l'exemple du hijab parce qu'il est parlant. Moi la première, je porte le hijab depuis deux ans, par exemple. C'est tout. Ça me fait bizarre parce que j'ai l'impression de le porter depuis toujours. Mais bref. Et même si ça faisait dix ans, vingt ans, trente ans que je le portais, comment est-ce que je pourrais me... permettre de juger celles qui cheminent sur le sujet. Et j'ai envie de vous faire un mini partage, je crois que je l'ai déjà partagé justement dans les épisodes du hijab, mais vraiment je le trouve très parlant et impactant, ce partage. Celles qui jugent les autres, encore plus ouvertement. Généralement, ce qu'elles ont jugé, ça leur arrive. Subhanallah. Par exemple, celles qui disent t'as vu, elle a enlevé son hijab, et qu'elles vont juger ouvertement, subhanallah, quelques mois après, elles le retirent. Et vraiment, je partageais cette histoire d'une sœur à qui c'est arrivé, à une de mes clientes, et elle me disait « Franchement Amina, je t'avoue que moi aussi ça m'est arrivé. Moi aussi j'ai porté le hijab auparavant en fait, et j'ai critiqué. Celle qu'ils ne portaient pas, celle qu'ils ont retirée, et moi aussi je l'ai retirée. Subhanallah. » Donc vraiment, c'est un partage que je trouve vraiment très parlant parce que, attention à la critique, et peut-être que vous n'avez pas eu cette critique-là, vous personnellement. Mais je suis sûre que ça vous est arrivé d'avoir des jugements, même à l'intérieur, et quelques temps après, ça vous arrive. Subhan Allah. Quelle leçon Allah nous donne à ce moment-là. Quelle petite balayette d'humilité, comme dit Ousseda Jainweb dans son podcast. Et là, l'objectif c'est juste de faire du listerphale, n'est-ce pas ? On demande pardon, bien sûr, et on revient à Allah, et on apprend de nos erreurs. Et je vous promets qu'en tant que coach, je suis vraiment, vraiment bien placée, alhamdoulilah, je remercie Alain pour ça vraiment, je suis vraiment bien placée pour savoir que chaque cheminement est unique. Vraiment, à chaque fois que j'entends une sœur me partager son histoire, c'est toujours pour moi une leçon d'humilité et un rappel de ne pas juger les gens, parce qu'on ne sait pas ce qui se passe dans leur vie. Vraiment, on ne sait pas ce qui se passe dans leur vie, et il n'y a qu'à voir nous personnellement, est-ce qu'on dit tout aux autres ? Non ! Donc on ne sait pas ce qui se passe dans leur vie. Et franchement, si on vivait la même chose qu'eux, clairement on n'y arriverait pas mieux, franchement. Donc ne jugeons pas les autres, on n'est pas meilleur. Et encore une fois, on revient à soi, il n'y a qu'à se rappeler notre propre cheminement personnel. Il y a toujours eu un moment, quel que soit notre passé, où on réalise à quel point on était loin. Et croyez-moi que plus on apprend, et plus on se rend compte d'à quel point on est encore loin. Mais alhamdoulilah, on a toute la vie pour ça, pour apprendre, pour cheminer vers Allah. Et justement, justement, Allah sait comment nos histoires vont finir et qui de nous aura une bonne fin. Donc l'objectif, ce n'est pas de juger les autres. Et ô combien ça peut être facile de juger, on l'a vu. L'objectif, c'est juste de cheminer afin de rester fidèle à notre priorité, Allah subhanahu wa ta'ala. Et si je reviens donc à la solitude, cette incompréhension qu'on peut ressentir lorsqu'on chemine vers Allah. L'objectif, je reviens avec la même chose, c'est de cheminer afin de rester fidèle à notre priorité, Allah subhanahu wa ta'ala. Et ce, même si les gens trouvent ça bizarre, voire extrême, même si on nous dit que c'est pas si grave de délaisser certains engagements religieux, bon la prière à l'heure c'est pas très grave, essentiellement c'est déjà que tu l'as fait, oh la foi c'est dans le cœur, etc. Et même si on entend, par exemple, que le hijab est plus obligatoire aujourd'hui. Et je rigole mais franchement... Faisons attention à ça parce que, oui, aujourd'hui, les voix autour de nous relativisent ce qui, aux yeux d'Allah, est essentiel. Vraiment. On ne peut pas passer à côté aujourd'hui, c'est flagrant, il y en a de partout, tout le monde donne son avis. Et c'est important de rappeler qu'on ne peut pas édulcorer la vérité, et sous aucun prétexte en fait. Et malheureusement, aujourd'hui, on a des personnes qui disent qu'on doit modifier la religion avec le temps. Alors bien sûr que la religion, elle évolue. Dans le sens où elles s'adaptent à notre époque. Mais il y a des choses qui ne changent pas. Par exemple, la façon de s'habiller, bien sûr qu'elle change. On ne s'habille pas de la même manière aujourd'hui qu'à l'époque du prophète Salam. Ça évolue en fonction de l'époque et des lieux. On ne s'habille pas de la même manière en Asie, en Europe, en Afrique, etc. Mais les caractéristiques, en fait, ne changent pas. Les caractéristiques de notre tenue végétale ne vont pas changer. On en a parlé, par exemple, pour le hijab, donc le fait que ce soit ample, le fait que ce ne soit pas transparent, etc. Donc oui, ça évolue avec le temps, mais les règles, elles restent là, en fait. Et il y a des personnes aussi de notre communauté qui prétextent qu'il faut s'adapter. La vie est dure, donc c'est pas grave de ne pas faire la prière à l'heure. C'est pas grave de ne pas porter le hijab. Et donc, qui disent qu'on devient rigide, qu'on exagère, etc. Et ça, c'est vraiment important de toujours, toujours, toujours se rappeler, quand on a des personnes qui nous disent ça, que ça veut beaucoup plus dire des choses sur eux, à propos d'eux, que sur nous, en fait. Parce que là, quand on entend des personnes comme ça, alors... soit elles ne savent pas, et c'est ok, et Carla les guide, soit on se rassure comme on peut, n'est-ce pas ? Et Carla les guide aussi, Carla nous guide tous et toutes. Et en fait, vous voyez, des fois c'est un prétexte de fausse bienveillance, j'ai envie de dire. Parce que des fois on va dire, c'est pas grave, etc. Mais ce n'est pas de la bienveillance, c'est de la complaisance, en fait. La vraie bienveillance, déjà, c'est l'honnêteté. On l'a parlé d'ailleurs dans l'épisode sur la bienveillance, notamment vers soi, mais c'est pareil avec les autres. La vraie bienveillance, déjà, c'est l'honnêteté. C'est rappeler, par exemple ici, le caractère obligatoire. Sans arrogance, bien entendu. Et également, laisser l'opportunité à l'autre de cheminer. Bien entendu. Parce que qui de nous est parfait ? Aucun. Et même à la fin de nos jours, on ne sera pas encore parfait. Donc, il n'y a que les anges. Les anges qui le sont, le prophète Salam, à qui on a retiré sa partie noire. Donc, voilà, on n'est pas parfait. Donc, laissons-nous à chacun l'opportunité de cheminer. Clairement. Mais toujours en rappelant l'essentiel, finalement. Et oui, parce que, franchement, quand on y pense, un vrai ami, il veut le bien pour vous. Un vrai ami, il ne va pas vous caresser dans le sens du poil. Alors, ça ne veut pas dire qu'il va être malveillant non plus et vous taper dessus, mais justement, juste au milieu. Un vrai ami, il veut le mieux, le meilleur pour vous. Le meilleur pour vous, ici-bas, mais aussi et surtout dans l'au-delà, en fait. Et je vous rappellerai un magnifique hadith à la fin de l'épisode d'Inchardin à propos de ça. Et du coup, je reviens à la solitude. L'incompréhension, finalement, c'est plutôt un bon signe, encore une fois, de se sentir un petit peu seul de par notre différence. Néanmoins, néanmoins, il y a un gros néanmoins. Deux choses. Premièrement, ça nous permet, cette solitude, de nous rapprocher d'Allah indéniablement. Parfois, il n'y a que Allah, il n'y a que lui qui peut nous comprendre. Alors profitons-en, profitons de ce moment où finalement on se sent seul, pour lui parler, pour l'invoquer avec ferveur, pour dialoguer avec lui, vraiment. Et cette solitude-là, parfois, elle fait du bien, même pas parfois. Si Allah nous a mis dans cette... position, dans cette posture où on se sent vraiment seul, c'est pas pour rien. Donc invoquons-le. Et subhanallah, il y a des moments en plus où on recherche, vous savez, cette solitude, où on se sent trop entouré. Les moments où on l'a, au lieu de la subir, alors on en profite pour se rapprocher de lui. Et moi je pense aussi au prophète qui passait des nuits entières, des jours même, avant même la révélation de subhanallah, justement dans la gorge de Hira et c'est là qu'il a eu la révélation. Donc la solitude, on doit en avoir. Il y a des moments où... Je pense que les introvertis vont encore plus me comprendre sur ce point. Quand on est introverti, on se recharge en étant seul. Extraverti, on se recharge en étant auprès des autres. Mais globalement, dans tous les cas, qu'on soit introverti, extraverti, on a besoin de moments de solitude. Donc les moments où finalement on les subit un peu, on fait confiance à Allah et on revient à lui en fait. Première chose, on revient à lui, on essaie de se rapprocher de lui au maximum. Deuxièmement, c'est important de se rappeler aussi et de se dire que cette solitude, ça n'est pas une fatalité. Et on ne doit pas, pour le coup, rester seul dans notre cheminement. Donc mes deux points là, ils ne se font pas rencontrer avec les autres. On profite de ce moment pour se rapprocher d'Allah, mais aussi on en profite pour sortir de cette solitude. Et pour cause, Shaitan, il aime qu'on soit seul. Parce qu'il égare beaucoup plus facilement celui qui reste seul. Et Allah nous a créés pour vivre en communauté, pour nous entourer, pour nous soutenir mutuellement. Et pour illustrer ça, il y a une surate que j'aime beaucoup, qui est très courte. et qui prend tout son sens, c'est Surat al-Asr. Donc comme je vous l'ai dit, elle est courte, donc je vais vous la lire, en tout cas dans le sens, en français. Bismillahirrahmanirrahim. Par le temps, l'homme est certes en perdition, sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres, et se recommandent mutuellement la vérité, et se recommandent mutuellement l'endurance. Surat al-Asr. Vraiment courte, incroyable et efficace. Ça résume notamment le point dont je viens de parler. La vérité. Le fait de ne pas édulcorer la vérité. Ça parle également de patience, les uns envers les autres, sur le chemin, sur les épreuves. Également la recommandation, donc recommander mutuellement la vérité et l'endurance. La Ummah, finalement. Et justement, elle est où la Ummah ? Elle est là la question. Et vous savez, souvent on est là à critiquer la Ummah, notre communauté. Mais qu'est-ce qu'on fait ? nous pour y contribuer. Parce que oui, notre communauté va mal. Sinon, on ne serait pas dans cette situation, notamment en France, avec le nombre de musulmans. En France, nos droits devraient être respectés. C'est logique, quand on regarde au niveau statistique. Donc si la Ummah allait bien, on ne serait pas dans cette situation-là. Si la Ummah allait bien, en Palestine, ça ne se passerait pas comme ça. Donc oui, la Ummah va mal, c'est un fait. Néanmoins, Allah nous dit aussi, dans surat 13, ayat 11, une ayat que je pense que vous m'avez entendu rabâcher en long, en large, en travers et qui est sur la première page de mon site, certes, Allah ne modifie pas l'état d'un peuple tant que les individus qui le composent ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes. Donc la question c'est, moi, qu'est-ce que je fais ? Est-ce que je travaille sur moi en premier lieu ? Et non, ce n'est pas égoïste. Bien le contraire. C'est quand moi je vais changer intérieurement, quand chacun de nous individuellement va changer, qu'on va pouvoir faire passer justement ce qu'Allah attend de nous en priorité. Parce qu'on pense tout de suite à, ok, il faut faire des choses en communauté, il faut faire des choses pour les autres, mais déjà, toi, ta relation à Allah, est-ce que tu travailles sur toi, ton égo, etc. C'est épisode 2 et 35 notamment où je parle de ça, de travailler sur soi, de travailler sur son neuf, etc. Si tu le fais pas, sache que Chétan, lui, il fait son travail, d'accord ? Et donc, franchement, si lui fait son travail, nous on fait pas le nôtre. Le calculier est vite fait, malheureusement. Qu'Allah nous aide, qu'Allah nous réforme. Amin. Bien sûr, avec ce que je suis en train de dire, le but c'est pas de se mettre la pression, d'accord ? Mais juste de prendre conscience de cette réalité. Et oui, le changement, ça prend du temps. Dans cette société où on a tout immédiatement, on dit qu'on n'a pas le temps, et là je vous renvoie à l'épisode justement sur le « j'ai pas le temps » , je sais plus c'est le numéro combien, vous irez voir, il n'y a pas non plus dix mille des épisodes. Et bien sûr l'objectif c'est pas non plus d'être parfaite, c'est pas d'attendre d'être parfaite pour pouvoir faire des choses pour la OMA, pas du tout. Mais c'est juste de faire ce chemin, de se rapprocher d'autres sœurs, justement, dans la même optique que nous, si on n'en a pas dans notre entourage. Et justement, il y a plein de moyens pour ça aujourd'hui. Et c'est un des points que je voulais aborder, bien entendu, dans cet épisode où je parle de solitude, et par l'objectif c'est aussi de trouver des moyens de sortir de cette solitude. Et alors, juste avant de vous partager des moyens, effectivement, pour trouver des sœurs qui nous ressemblent, dans le même cheminement que nous, etc. J'avais juste envie de revenir sur cette peur qu'on peut avoir de s'éloigner de nos proches actuels, que ce soit des musulmans, non-musulmans, etc., de notre famille parfois. Je voulais revenir dessus pour plusieurs éléments. Premièrement, ce n'est pas parce qu'on va chercher une compagnie différente, de nouvelles personnes qui nous ressemblent et qui comprennent notre cheminement actuel, que ça veut dire qu'on ne va plus parler à ces personnes-là, on est d'accord. Déjà, nos familles, ce n'est même pas un sujet, on ne va pas couper les liens de famille. Et ensuite, pour les fréquentations, les amis de manière générale, là, ça va dépendre. On est d'accord, s'il y a des personnes qui vont nous tirer trop vers le bas, effectivement, peut-être que c'est mieux de lâcher après à notre rythme ces relations. Ensuite, pour les autres, on n'est pas obligé d'avoir tous les sujets du monde en commun. On peut avoir des sujets en commun qui nous conviennent à tous les deux et d'autres qu'on va partager avec d'autres personnes, tout simplement. Après, ça peut être aussi à nous de voir comment est-ce qu'on peut... Aider ces personnes aussi à cheminer, alors sans être en mode sauveur, sauveuse, attention parce que je sais, il y a beaucoup de sauveuses ici, clairement, je m'inclus dedans et on essaye de ne pas être dans cette posture de sauveuse, de faire son cheminement pour soi et finalement c'est comme ça qu'on va attirer les autres. Bien entendu, on invoque, on invoque pour ces personnes, tout comme on aimerait que d'autres invoquent pour nous et invoquons les unes pour les autres d'ailleurs. De manière générale, je vous fais une demande d'invocation, invoquons les unes pour les autres de manière générale, vraiment. Mais du coup, pour en revenir à cette crainte de s'éloigner de ses proches en se rapprochant d'Allah et d'avoir peur de s'éloigner de ses proches, la première chose dont il faut prendre conscience, c'est qu'à ce moment-là, quand on s'empêche de cheminer vers Allah par crainte de s'éloigner de ses proches, c'est qu'on est en train de choisir d'autres êtres humains à Allah. Et je sais que ça fait mal de se dire ça, et potentiellement vous en avez déjà conscience. Et à ce moment-là, il y a plusieurs éléments qui nous permettent de sortir, je trouve, de cet état et de cette peur. La première, c'est déjà de se rappeler que le jour du jugement, on sera seul, d'accord, et que ça sera vraiment neuf-six, neuf-six, neuf-six, donc on pensera chacun et chacune de nous à nous-mêmes. Et donc rappelons-nous de ça, et à ce moment-là, est-ce qu'on aurait été fiers d'avoir priorisé les autres à Allah ? Ça, c'est la première chose. Ensuite, un autre point très important, c'est que qui est-on pour savoir ce qui va nous aider ou pas à nous rapprocher de nos proches ? Est-ce que la meilleure chose à faire pour nous et nos proches, ce ne serait pas justement de nous rapprocher d'Allah ? Parce que qu'est-ce qu'on va pouvoir faire quand on se rapproche d'Allah ? Déjà, on va pouvoir montrer l'exemple, clairement. Déjà, on est d'accord, ça nous profite à nous-mêmes, mais ça profite aussi à nos proches parce que c'est un très très bon rappel. Vraiment, c'est un très bon rappel. Et je suis sûre que ça vous est potentiellement arrivé, mais moi la première, une des choses qui a fait que je me suis rapprochée d'Allah, alhamdoulilah, c'est de voir d'autres personnes se rapprocher d'Allah, en fait. Et si nous aussi on pouvait être cette cause de rapprocher Allah, ça c'est la première chose. Ensuite, je vous le disais, on peut, une fois qu'on se rapproche d'Allah aussi de plus en plus, on va pouvoir de plus en plus invoquer pour l'autre. Et ça c'est non négligeable, parce qu'en fait la meilleure chose à faire, la meilleure chose que je puisse faire pour l'autre, pour ma relation, c'est de me rapprocher d'Allah et d'invoquer pour l'autre. Et de demander à Allah qu'il nous rapproche, ici-bas et dans l'au-delà, dans le bien, vraiment. Donc voilà deux trois éléments que j'avais envie de vous partager sur ce sujet, même si je pense qu'on pourrait faire un épisode entier sur cette sous-thématique, j'ai envie de dire, en sachant que ce n'était pas l'objectif principal de l'épisode, mais je voulais quand même rebondir sur ces quelques craintes pour ne pas vous les laisser comme ça, bien entendu. Maintenant je vais revenir du coup au moyen de trouver des sœurs en chemin qui nous ressemblent une Ausha. Mais déjà il y a la mosquée, bien sûr. Il y a aussi les cours, il y a beaucoup d'espaces. Alhamdulillah, aujourd'hui, il y a beaucoup d'espaces pour prendre des cours, que ce soit des cours d'arabe, que ce soit des cours de sciences islamiques, que ce soit des cours de Coran, etc. Il y a vraiment beaucoup d'endroits où on peut rencontrer d'autres sœurs. Il y a aussi des événements qui sont faits par les instituts, en ligne, en présentiel. Souvent, c'est des événements gratuits. Je sais qu'à l'institut dans lequel je suis, c'est au Saladin, les événements en dehors des cours sont gratuits. Donc, bismillah. Il y a aussi des groupes de sœurs qui mettent en place des halaqas, donc des cercles, des assises entre sœurs notamment. Et c'est complètement gratuit. Et pour les entrepreneurs, parce que je sais que c'est aussi un sujet, il y a des événements qui se créent de plus en plus, il y a des co-working qui existent, subhanallah, pour sœurs musulmanes, il y a aussi des accompagnements, bref, il y a plein plein plein de choses. Et personnellement, hors entrepreneuriat finalement, moi la première j'ai pris des accompagnements de groupe justement pour remettre la ressente de ma vie etc. Et franchement c'était magnifique, c'était magnifique ces accompagnements et j'ai fait des rencontres incroyables. Franchement j'ai fait des rencontres incroyables et il y a certaines sœurs qui sont devenues de très bonnes amies, alhamdoulilah. Je sais aussi qu'il y a de très bonnes rencontres qui se font alhamdoulilah via les coachings musulmans en chemin. Donc franchement alhamdoulilah, beaucoup beaucoup beaucoup de ratés de joie envers Allah pour ça. Et je vais essayer de proposer d'ailleurs des événements en présentiel, même si je vous avoue que ça demande beaucoup d'organisation. Et en même temps, je n'ai pas forcément envie de me restreindre à Paris. Personnellement, il y a aussi des magnifiques grandes comptes que j'ai faites en ligne. Et c'est des soeurs avec qui on ne se voit pas forcément beaucoup, mais on échange énormément, on chemine ensemble. Donc vraiment, ne restreignons pas aux personnes qu'on a en présentiel, même si bien sûr que c'est très bien de se voir en présentiel. Vraiment, c'est hyper important d'avoir des choses en présentiel. On est des humains, on a besoin de connexion sociale en vrai, mais ne négligeons pas aussi l'avantage qu'on a du numérique, clairement. Bref, tout ça pour dire qu'il y a plein de façons de se rencontrer, de rencontrer des sœurs en chemin, et c'est en fréquentant des endroits que ces sœurs vont fréquenter qu'on va en trouver, c'est logique en fait. C'est pas en fréquentant des endroits où elles ne seront pas sensibles à des choses dans lesquelles on ne va pas forcément, mais vous voyez ce que je veux dire. Et bien entendu, invoquer. Invoquer Allah. pour tomber sur là où les bonnes sœurs pour vous. Vraiment hyper important, c'est lui qui sait mieux que vous de qui vous allez avoir besoin, qui va être une cause de bien dans votre cheminement. Maintenant que je vous ai partagé ça, j'avais envie aussi d'ajouter à cet épisode un petit temps pour vous partager, parfois décortiquer, mais franchement, honnêtement, c'est beaucoup plus pour vous partager quelques réponses que j'ai eues suite à la lettre des musées Balanchemin, je vous en parlais, où je parlais de ce sujet de la solitude. Et en fait, il y a des sœurs qui m'ont partagé des choses, et rien que parce que Je pense que ça peut être utile de voir que vous n'êtes pas seul. J'avais envie de vous partager des parties de leur message. Notamment, il y a des sœurs qui se sont rapprochées d'Allah suite à une épreuve, et qui ont pris des décisions en contradiction, clairement, disons-le, avec la société capitaliste dans laquelle on vit. Par exemple, travailler moins, lâcher un job pour le hijab, et qui se sont confrontées, qui ont été face à beaucoup d'incompréhensions de leur entourage, car l'Allah le facilite vraiment. Il y a aussi certaines sœurs qui n'ont pas osé se rapprocher De soeurs, parce qu'elles avaient l'impression qu'elles se sont dit qu'elles n'étaient pas d'assez bonnes musulmanes. Je vous lis un extrait d'une soeur qui me dit « J'ai cette impression de ne pas être assez bien pour côtoyer des musulmans, parce que je ne pratique pas à 100% d'embêter mes amis si j'ai envie d'en parler, je me noie dans les excuses, mais oui, on ne va pas se mentir. Comment revoir mes habitudes de femme occidentale pour laisser la place qu'il faut à Allah ? » Vous avez vu comment il est fort cet homme ? Est-ce que vous avez vu comment il est fort ? Parce que vous et moi, on est imparfaits. Ni moi ni vous ne serons jamais d'assez bonnes musulmanes. Et qu'Allah nous permette de rentrer au paradis, et ça sera par sa miséricorde, parce que clairement, on est imparfaits. Et justement, dans notre cheminement, on a besoin de se soutenir mutuellement, de se tirer vers le haut, c'est comme ça qu'on avance. Vous vous rappelez de Salat al-Asr ? Subhanallah, vraiment, j'ai rien à dire par rapport à ça, mais c'est fou, comme j'éteins l'effort. Mais le fait de pointer du doigt déjà ce qui ne va pas, vous voyez, les choses qu'on se dit. Ça permet de déjà commencer à casser le cercle vicieux. Ensuite, il y en a qui m'ont aussi dit qu'elles avaient un bon entourage, mais pour autant qu'elles se sentaient très seules. Elles m'ont dit qu'elles avaient besoin de plus croire en elles et surtout de placer leur confiance en Allah. Clairement, il y a les épisodes sur la confiance, c'est un des premiers épisodes que j'ai fait, je pense. En tout cas, relativement tôt dans le podcast, j'ai fait des épisodes sur la confiance en soi, de manière saine, et la confiance en Allah, qui sont clairement corrélés. N'hésitez pas à les écouter si c'est votre cas, déjà. Et pour lier ça avec une coachée que j'ai actuellement, avec qui on vient de finir il n'y a pas très longtemps, elle m'avait dit qu'elle savait justement qu'elle n'avait pas assez confiance en Allah, mais qu'il y a une grosse différence entre se dire qu'elle a besoin de plus de Tawakkol et d'actuellement le vivre. Vivre ce Tawakkol qui est là, qui arrive, qu'on ressent, qu'on vit en fait ce Tawakkol. Vraiment, c'est complètement différent. Et je pense que ça, vous êtes beaucoup à ressentir. Ce truc de « je comprends intellectuellement les choses, mais intérieurement, je ne le vis pas en fait » . Et c'est essentiel, parce que franchement, alhamdoulilah, Allah a fait de nous des êtres intelligents, donc on comprend beaucoup de choses, mais après, est-ce qu'on les met en pratique ? Est-ce qu'on les applique ? Est-ce qu'on les vit ? Ça, c'est autre chose. Ensuite, il y a plusieurs sœurs converties qui m'ont dit se sentir seule. Et là, franchement, je n'ai pas vraiment les mots, parce que c'est une honte de notre part en fait. Parce que beaucoup de sœurs sont encouragées dans leurs recherches, etc. Mais ensuite, elles sont délaissées. Une fois qu'elles se convertissent, ça y est, place. Et je m'inclus dans le « c'est une honte » . Si vous connaissez des convertis, ne serait-ce qu'une sœur, prenez de ces nouvelles. Invitez-la à prendre un café de temps en temps. Durant Ramadan, invitez-la pour un f'tor, pour une coupure du jeûne, pour l'Aïd, pour l'Aïd. Combien de convertis ont raconté le jour de l'Aïd à la mosquée, se faire prendre dans les bras, etc., Aïd Moubarak, etc., et ensuite rentrer seules à la maison ? Mais qu'Allah nous pardonne, qu'Allah nous pardonne. Vraiment, j'en fais partie. Donc qu'Allah nous pardonne et réformons-nous, réformons-nous, et si chacune de nous... On a invité une sœur convertie, Alhamdoulilah, vraiment Alhamdoulilah. Donc, bismillah mes sœurs. Et ensuite, il y a eu aussi une sœur qui m'a dit quelque chose que j'ai trouvé assez pertinent et très intéressant, qui m'a dit justement qu'elle était pas mal occupée, étudiante, avec des grosses études, etc., assez prenante, et qu'elle avait ce besoin vital de vie sociale, mais qu'elle n'avait pas le temps justement de tisser de nouveaux liens profonds avec des personnes avec qui elle avait plus de valeur en commun. Et du coup, qu'elle restait dans des relations qui ne lui convenaient pas forcément, et qu'elle savait qu'elle avait besoin de temps pour tisser de nouveaux liens profonds, mais voilà, justement pas le temps. Bon, je vous renvoie encore à l'épisode. J'ai pas le temps, n'est-ce pas ? Mais j'ai aussi envie, et surtout de vous dire, que la confiance qu'on a besoin de faire, pour tisser des liens profonds avec une personne, la confiance, ça prend du temps. C'est logique. On ne va pas avoir confiance en la première venue. Ce que j'aurais envie de vous inviter à faire, c'est malgré tout, prenez le temps. Après, quelle est votre priorité ? Comment je priorise Allah dans ma vie même à ce moment-là ? Et vraiment se rappeler que... Bon là, je dévie sur l'épisode de podcast sur le temps, et franchement, je n'ai même pas mes notes sur le sujet, mais globalement, se rappeler que Allah est le temps, et que les résultats ne dépendent pas de nous. Allah, il nous demande juste de faire des causes. Donc vraiment, il faut qu'on arrête de voir ça de manière mathématique, le temps, finalement, de 1 plus 1 égale 2. Non, quand il y a la baraka d'Allah, ça change tout. Donc vraiment, n'hésitez pas à revoir un peu ça et regarder un peu plus profondément qu'est-ce qui bloque en fait à ce moment-là, de quoi j'ai peur. Ensuite, il y a aussi une sœur qui m'a partagé ça, j'ai trouvé ça permettant, qu'elle avait des amis musulmanes, mais avec des discussions axées sur des choses terrestres qui l'intéressaient moins. Et il y a deux choses qui m'aident. Alors bien sûr, déjà, je comprends effectivement qu'en tant que musulmane... quand on remet Allah au centre, on a toujours la akhira en fait, en tête. Néanmoins, il y a une dua, qui est une aya du Qur'an, mais moi je l'ai plus en mode dua dans ma tête parce que c'est une invocation qu'on fait notamment aux pèleriniens et aux lamecs, quand on fait une umrah ou le hajj, au moment du tawaf. Il y a un moment où on demande à Allah, on dit Et donc on demande à Allah de nous donner le meilleur ici-bas. ainsi que le meilleur dans l'au-delà, et de nous éloigner du feu de l'enfer. Donc c'est une doa très complète, d'ailleurs j'en ai parlé un peu plus précisément dans l'épisode sur le haich, donc n'hésitez pas à l'écouter en ce sens. Mais c'est hyper important de se rendre compte qu'en tant que musulman, et c'est un truc qui arrive, moi la première ça m'est arrivé, en fait quand on remet un lar au centre, on pense à la héréra, et c'est très bien, alhamdoulilah, mais n'oublions pas la vie d'ici-bas. Donc c'est normal qu'on ait des envies, des besoins, de l'ambition pour la vie d'ici-bas, c'est normal. L'inverse serait étonnant. C'est très rare des personnes qui vont penser que « erhera » et d'ailleurs, je repense à un hadith du prophète Sallallahu Alaihi Wasallam où un moment, il y avait des compagnons qui lui disaient « moi j'ai envie de jeûner tous les jours, moi j'ai envie de passer toutes mes nuits en prière, toute la nuit, moi j'ai envie de me priver de relations sexuelles avec mon épouse, etc. » Et en fait, ça c'est des extrêmes. On oublie nos besoins vitaux de la dunya. Et je vous dis ça parce que là, moi j'entends aussi potentiellement, j'entends potentiellement un peu de jugement en fait. Et attention, je ne suis pas en train de juger la sœur qui a dit ça, mais j'entends potentiellement un peu de jugement envers les sœurs qui parlent de la dunia. On doit parler de la dunia, c'est normal en fait. Maintenant, il y a toujours comme d'habitude un juste milieu. Et comment est-ce que je peux faire moi dans des amitiés comme ça ? Pour moi peut-être parler aussi de hera en fait. Pour moi parler des sujets qui me passionnent. Je laisse mes amis parler de dunya, et moi je peux aussi parler d'autre chose en fait. Les deux ne sont pas, souvent on oppose les deux, mais les deux ne sont pas du tout opposés, au contraire. C'est cette dunya, on doit profiter de cette dunya, de manger des bonnes choses taïyében, Carla nous offre, etc. On doit profiter de cette dunya et des plaisirs de ce bas monde, mais on doit aussi penser à l'erreur, comme d'habitude, juste au milieu. Bon, je me suis un peu étalée sur ça. Je n'avais pas du tout prévu. Là je suis en mode, j'ai juste les notes sur ce qu'ont dit les sœurs, mais... Je suis en mode freestyle. Bref. Et enfin, il y a une autre sœur, enfin, je ne sais pas si elle est éternée, mais il y a une autre sœur aussi qui m'a parlé du fait qu'elle avait besoin de se sentir en confiance, de bienveillance pour pouvoir se livrer et discuter avec honnêteté. C'est logique, franchement, c'est logique. Et clairement, je répète ce que j'ai dit tout à l'heure, mais la confiance, ce n'est pas quelque chose qui se gagne en un jour, ça prend le temps. Et la première chose que j'ai envie de vous demander, moi, je vous renvoie à l'épisode sur la confiance en soi, dans le sens... Moi quand je parle de confiance en soi, je parle pas de confiance en soi classique en mode est-ce que... Ouais je suis la plus forte, bon bref, j'abuse un peu mais vous voyez ce que je veux dire, je parle de est-ce que je suis une personne de confiance pour moi ? Est-ce que de moi à moi, mon comportement que j'ai avec moi-même, je suis une personne de confiance ? Parce que parfois, souvent même, la première chose qui fait qu'on n'arrive pas à chivrer avec les autres, c'est parce que déjà, de nous à nous, on n'arrive pas à être honnête. Parce que déjà, de nous à nous, on n'est pas bien vivante envers nous. Et je vous renvoie vraiment à l'épisode sur la confiance en soi pour approfondir ce sujet. Et puis de manière générale, le sujet de l'amitié, franchement, c'est un gros sujet. Là, j'avais prévu de vous partager certains points sur l'amitié, mais franchement, je pense que je ferai un épisode directement sur le sujet parce que je vois... le temps que je suis en train de prendre à enregistrer cet épisode, et je me dis que là, ça fait beaucoup, déjà. Donc voilà un peu déjà pour les extraits que j'ai eus en message suite à la lettre des musulmans en chemin, et franchement, balayez-vous encore une fois aux sœurs qui ont pris le temps de m'écrire, et à celles qui m'écoutent actuellement, sachez que du coup, vous n'êtes pas seules à vous sentir seules. Franchement, l'objectif principal de cet épisode, c'était de vous dire ça. C'était que vous n'êtes pas seules à vous sentir seules, mes sœurs. et que c'est plutôt un bon signe, on l'a dit. Et également, de vous rappeler que quel que soit le moment de solitude, Allah est avec nous. Ma chère soeur, ma chère musulmane chemin, Allah est avec toi. Tu n'es pas seule. Et j'ai plusieurs ayats du Qur'an que j'ai envie de vous partager. La première, c'est surat 57 ayat 4 où Allah nous dit dans le sens « Et il est avec vous, où que vous soyez. » Donc Allah est avec nous, où qu'on soit. Alhamdoulilah. Donc se rappeler de ça. On n'est jamais vraiment seul. Une deuxième ayah que j'aime beaucoup, vraiment, j'aime beaucoup cette ayah. D'ailleurs, c'est une ayah que nous a rappelée Ikhlas dans l'épisode d'interview que j'ai fait avec ta sœur Ikhlas, du coup. Vraiment, rien que de repenser à cette partie de l'épisode, ça me touche énormément. C'est la surah Su'ara 26, du coup, ayah 62, où en fait, c'est Moussa alayhi sallam qui parle, qui parle à son peuple, qui... Vous voyez, ils sont dans... Ils sont en train de fuir Pharaon, ils sont face à la mer, et puis donc son peuple doute de comment ça, comment ça Allah est avec nous. Et donc il leur dit, Donc non, mon Seigneur est avec moi, il va me guider. Vraiment c'est une ayah puissante qui est une preuve de taïwa qui coule plus, plus, plus envers Allah, et un rappel puissant que Allah est avec nous, et de confiance en fait, qui va le guider, et donc qui va nous guider. Donc rappelons-nous de ça, vraiment rappelons-nous de ça, surtout dans les moments où on se sent seul, qu'Allah est avec nous et qu'il va nous guider, et qu'il y aura une issue favorable, incha'Allah, à notre situation. Ensuite, il y a deux hadiths que j'ai envie de vous partager. Le premier qu'on a déjà abordé plusieurs fois dans l'épisode, dans le podcast plutôt, où Allah nous dit « Je suis ce qu'on, mon serviteur, pense de moi. » Donc faisons attention à ce qu'on pense de lui. Et justement, pourquoi je vous parle de ce hadith en amont ? Parce que du coup, il y a un autre hadith que j'ai envie de vous partager qui dit En le hadith Qotid, qui dit « Je suis avec mon serviteur lorsqu'il m'évoque » . Donc si vous voulez qu'Allah soit avec vous, évoquez-le. Évoquez-le, invoquez-le. Vraiment, le dhikr, c'est sous-côté, mais vraiment, c'est une forme de proximité avec Allah vraiment incroyable. Donc n'hésitez pas. Et enfin, je termine cet épisode en rappelant quelque chose de très important. Donc on l'a vu, oui, les... temps seul sont bénéfiques, il est bénéfique d'avoir des moments seuls, en intimité avec Allah, ces instants de silence, en prière, en faisant du dhikr, sont vraiment très précieux. Alhamdoulilah, et qu'Allah nous permette d'en avoir. Mais, l'humain n'est pas fait pour vivre seul. D'accord ? Qu'on soit introverti, extraverti, etc. Dans tous les cas, on a besoin de liens, d'échanges avec d'autres êtres humains, d'accord ? C'est normal, c'est humain. Et si on restait seul trop longtemps, on finirait par devenir fou. Folle, clairement. Donc hyper important. Et du coup, non, ce n'est pas une faiblesse de ressentir ce besoin de compagnie, d'une sœur qui nous comprenne, etc. Au contraire, c'est plutôt sage de le reconnaître. Mais pas n'importe quelle compagnie, n'est-ce pas ? Recherchons la bonne compagnie. D'ailleurs, le prophète sallallahu alaihi wa sallam a dit dans un hadith rapporté par Bukhari et Muslim, l'homme sera avec ceux qu'il aime le jour du jugement. Donc, on est d'accord ? Cherchons une bonne compagnie, une sœur, un cercle de sœurs, une communauté qui nous rapproche d'Allah, qui nous tire vers le haut, qui nous rappelle la vérité avec douceur, avec rahmat. Recherchons la bonne compagnie. Invoquons Allah pour qu'il nous guide dans notre cheminement, qu'il nous guide et qu'il nous permette de trouver une sœur ou plusieurs sœurs, un groupe de sœurs pour cheminer. Vraiment, invoquons Allah. Voilà un peu pour ce que j'avais envie de vous dire. N'hésitez pas encore une fois à vous abonner à la lettre des musulmans en chemin, justement pour cheminer ensemble, n'est-ce pas ? Et n'hésitez pas à partager cet épisode à une sœur qui en aurait besoin, ou peut-être à une sœur avec qui vous avez envie de vous rapprocher. Qui sait, ça peut être en lui envoyant un gros clin d'œil pas du tout subtil, ou juste en lui partageant l'épisode, bien sûr. Bref, Carlin nous permet d'être un bien les unes pour les autres, car l'un nous réunisse dans ce monde. et surtout dans l'autre, Inch'Allah, au Firdaouis. Amin. Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si c'est le cas, j'imagine qu'il l'a apporté. Et dans ce cas, n'hésite surtout pas à le partager autour de toi. C'est un vrai cercle vertueux de Hesenet. Et bien entendu, si ce n'est pas déjà fait, n'hésite pas à laisser un avis accompagné de 5 étoiles sur la plateforme de ton choix. Car l'art te préserve, ma sœur, et te facilite tout ce qui est un bien pour toi.