Speaker #0Bienvenue sur Musulmane en chemin, le podcast qui t'accompagne à cheminer vers Allah, te connaître, t'apprécier, pour une vie épanouie ici-bas en préparant l'au-delà. Je suis Amina Zamoun, ingénieure, coach professionnel, étudiante en sciences islamiques, et ici ta coach musulmane qui t'aide à prendre soin de toi et de ta foi. Ça te dit ? Alors c'est parti ! Et bienvenue dans l'épisode 44 du podcast Musulmane en chemin. Dans cet épisode, on va parler d'équilibre de vie, de ce fameux équilibre de vie dont on rêve toutes. Mais avant de voir comment atteindre un bon équilibre de vie, on va se questionner sur ce que ça veut dire, nos attentes, est-ce qu'elles sont réalistes, quelles sont spécifiquement nos attentes, celles de la société, ce qu'Allah attend de nous, et comment on fait pour naviguer à travers tout ça, qu'est-ce qui nous bloque, etc. Et justement, je vais mettre directement l'épée dans le plat là, pour démarrer. Parce que j'aimerais qu'on se pose une question essentielle, déjà, c'est est-ce qu'il existe vraiment cet équilibre parfait qu'on imagine ? Parce que souvent, on court après une image idéalisée de cette femme qui réussit tout, qui a une maison impeccable, des enfants parfaits, une vie spirituelle au top, un travail qui l'épanouit, etc. Et tout ça, oui, d'ailleurs, sans jamais être fatiguée. Et franchement, soyons honnêtes, ça n'existe pas. Déjà, on a toutes 24 heures dans une journée, pas une minute de plus, on est d'accord. Et le problème, c'est clairement pas le temps qu'on a. Car Allah est le maître du temps. Il est le temps, d'ailleurs, nous dit-il dans la hadith Qudsi. Il nous a donné 24 heures dans une journée et c'est que ça nous suffit, en fait. Et d'ailleurs, sur ça, je vous renvoie à l'épisode sur le « j'ai pas le temps » , c'est l'épisode 23. Et donc, la vraie question, c'est pas comment tout faire, mais plutôt... Qu'est-ce que je vais faire de ces 24 heures ? Qu'est-ce qui compte vraiment ? Quelles sont mes priorités en tant que femme, en tant que femme musulmane ? Et c'était d'ailleurs le sujet de l'épisode 34, donc je vous y renvoie si jamais vous ne l'avez pas encore écouté, sur nos priorités en tant que femme musulmane. Et on va de toute manière y revenir en partie parce que c'est vraiment la base de l'équilibre. On y va, Bismillah, et pour démarrer toutes ces questions, ces questionnements, on va partir un peu méthode scientifique, on va commencer par définir les choses, parce que l'équilibre de vie c'est un sujet vaste, donc on va regarder qu'est-ce que ça veut dire l'équilibre de vie, qu'est-ce que ça veut pas dire. Et quand on parle d'équilibre de vie, on peut aussi parler de domaine de vie, de pilier de vie, encore une fois c'est un sujet vaste, il y a plein d'appellations, etc. Et aujourd'hui, pour simplifier les choses, on va partir d'une base commune, Et moi, j'aime bien parler de si grand. domaines de vie. Donc je vous les liste. Globalement il y a la vie professionnelle, la vie familiale, la vie de couple, la vie sociale, la vie personnelle, c'est-à-dire la relation à soi, et enfin la vie spirituelle. Ces six domaines de vie, globalement c'est vraiment juste pour simplifier. Et globalement on va passer notre temps dans un de ces six domaines de vie, dans un de ces six grands domaines de vie. Bien entendu, c'est un modèle. Comme tout modèle, l'objectif c'est de simplifier les choses, d'aider à la compréhension, mais il a donc ses limites. On le voit avec ces six domaines de vie, déjà on pourrait subdiviser ces catégories encore plus. Par exemple, si le sport c'est quelque chose d'important pour moi, je pourrais avoir une catégorie sport dans mes domaines de vie. Et on peut aussi avoir des catégories dont je vous ai parlé qui n'ont pas lieu d'être. Par exemple, on peut ne pas avoir la vie professionnelle dans sa vie. Et pour être encore plus précise, On pourrait donc ne pas avoir la vie professionnelle dans sa vie et être ok avec ça. On pourrait ne pas en avoir et en vouloir. Ou encore avoir une vie pro et ne pas en vouloir. Vous voyez ce que je veux dire ? Et ces grands domaines de vie, encore une fois, ils sont juste là pour nous donner une base commune, en sachant qu'il n'y a pas une seule norme universelle, même s'il y a des grandes lignes qui sont, encore une fois, du coup, nos priorités en tant que femmes musulmanes, dictées par Allah subhanahu wa ta'ala. Mais ensuite, ça va être différent pour chacune de nous. Et ce qui montre ça d'autant plus, c'est que c'est pas immuable. Ça peut varier dans le temps, et ça va varier dans le temps d'ailleurs, parce qu'on n'a pas le même équilibre de vie, les mêmes priorités, à 20 ans, à 30 ans, à 40 ans, 50 ans, 60 ans, 70 ans. Vous voyez ce que je veux dire. Et plus spécifiquement, si je prends un exemple concret, c'est pas pareil quand on n'est pas marié, qu'on n'a pas d'enfant, quand on est marié, quand on a de jeunes enfants, quand on a de grands enfants, si on est marié et qu'on n'a pas d'enfant. Bref, vous voyez ce que je veux dire ? même dans notre vie propre, ça va changer. Donc pas de normes universelles, pas constants, mais il y a des grandes lignes. Et en tout cas, il y a une chose qui est sûre, c'est qu'il y a certains piliers qui sont absolument indispensables. Le premier, bien évidemment, la relation à Allah. Le deuxième, bien trop souvent négligé, la relation à soi. Parce que clairement, même si vous ne prenez pas de temps pour vous, sachez que la seule personne qui va rester avec vous jusqu'à la fin de votre vie, je parle de personne, d'humain, d'accord ? C'est vous ! Donc, hyper important. Et enfin, bien entendu que la relation à d'autres personnes est indispensable. Un être humain ne peut pas vivre seul. Et donc, notamment, la relation à nos familles. Quelle que soit notre relation, c'est important, on le sait. Notamment en islam, les liens de parenté sont très importants. Donc, ces piliers-là, vous voyez, on ne peut pas... les négliger, on ne peut pas les occulter. Les autres, ça peut changer. Pour illustrer un petit peu tout ça et ces piliers de vie, j'ai envie de vous partager une métaphore accompagnée d'une petite anecdote. En fait, quand j'ai fait mon école de coaching, donc ça remonte un petit peu, ça fait 6 ans, ça va vite, eh bien, on nous avait présenté cette métaphore du tabouret. En gros, on nous parlait déjà de 5 domaines de vie. Donc en fait, c'est les six précédents sans la vie spirituelle, vous imaginez bien. Donc on nous a parlé du travail, de la famille, du couple, de la vie sociale et de la vie personnelle. Et l'idée, c'était que chacun de ces domaines de vie puisse représenter, s'il est dans notre vie, un pied du tabouret. Donc globalement, métaphore du tabouret, c'est notre tabouret, il va représenter un peu notre équilibre de vie. Et chaque pied du tabouret va représenter un domaine de nos vies. Et donc... Ce qui était intéressant, l'idée derrière, c'est que, en gros, si on a un tabouret avec un seul pied, eh bien, ce tabouret, il ne tient pas, on est d'accord. Avec deux pieds, c'est bancal. À partir de trois pieds, ça commence à aller. Et ensuite, plus il va y avoir de pieds solides et plus l'équilibre, il est stable. Donc, en gros, c'est l'idée que plus on va avoir de domaines de vie présents dans notre vie, plus ça va être stable, notre équilibre. Et l'idée derrière ça, c'est que si un domaine de vie va mal, ce qui est le cas dans notre vie, je veux dire, notre vie est faite d'épreuves, eh bien, si un domaine de vie va mal, les autres pieds vont venir soutenir l'ensemble. Donc, si j'illustre ça, imaginez, et je pense qu'on en voit un peu dans la société, imaginez quelqu'un qui ne vit que pour le boulot. Si à un moment donné, ça va mal, si la personne est renvoyée, par exemple, voilà, il y a plein de problèmes au boulot, vous imaginez bien que ça va être très problématique dans sa vie. et que les conséquences vont être même dramatiques. Donc l'objectif, c'est vraiment, enfin, avec cette image du tabouret, je trouve que c'est une image très parlante, c'est pour ça que je vous la partage, mais il manquait vraiment quelque chose de fondamental, vous imaginez bien, il manquait la vie spirituelle. Et potentiellement, eux, dans leur présentation, ils sous-entendaient que ça pouvait être une sous-passie, une catégorie de la vie personnelle. Mais moi, nous, en tant que musulmanes, on ne peut pas la mettre dans un coin. Ou la laisser en mode sous-entendu de notre vie personnelle. Alors même que c'est ce qu'on nous apprend, notamment dans notre vie en France, dans la culture, dans la société française actuelle. Je sais que je ne suis pas la seule à avoir vécu ça, mais c'est ce truc de, j'ai ma vie religieuse, spirituelle, d'un côté, et j'ai le reste de ma vie de l'autre. Et on les sépare. Comme si c'était un truc personnel, caché, qu'on ne doit pas montrer. Mais ça ne marche pas comme ça, en fait. Et c'est ce que j'ai vraiment ressenti en travaillant dessus personnellement, en me rendant compte à un moment de ma vie que ça ne marchait pas, en fait, d'avoir... ma vie spirituelle d'un côté et le reste de ma vie de l'autre. Je l'ai aussi vu avec mes coachés. Et vraiment, encore une fois, du coup, si je reprends ma métaphore, je me suis rendu compte que la vie spirituelle, ce n'est pas juste un pied de notre tabouret, vous voyez ? Alors, bien sûr que ça fait partie de nos piliers de vie, et donc qu'on a du temps qu'on va associer à notre vie spirituelle, notamment avec la prière, la lecture du Coran, le zikr, etc. Mais en vérité, c'est bien plus que ça. Et en fait, à un moment, j'ai eu un déclic par rapport à ça et par rapport à cette métaphore, notamment en préparant un atelier sur le sujet. Donc il y a quelques années de ça, en fait, pour être plus spécifique, c'était un moment où j'avais remis un lien au centre de ma vie et j'étais en train de préparer un atelier sur l'équilibre de vie sans complètement parler de vie spirituelle. Vous voyez, je n'étais pas encore hyper au clair, hyper affirmée sur le sujet. Et je me rendais compte, mais non, mais en fait, ça ne va pas. Ça ne va pas du tout. Et à ce moment-là, j'ai eu vraiment un déclic et une prise de conscience. C'est que la vie spirituelle, en fait, c'est pas juste un pied du tabouret, c'est l'assise du tabouret. Vous voyez, sans cette assise du tabouret, sans cette vie spirituelle, les pieds de mon tabouret ne tiennent pas. On n'a pas de tabouret, on a juste des pieds qui flottent un peu dans le vide. Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire. Mais vraiment, quand j'ai pris conscience de ça, ça m'a frappée. Parce qu'en vrai, en réalisé, c'est Allah qui doit être au centre de tout. Ma vie de couple, elle doit être régie par ça. Ma vie personnelle également. Mon travail, mes projets, ma famille, tout. Quand on replace Allah au centre, tout s'aligne. Et on revient au sens même de notre vie finalement, subhanallah, parce que Allah nous a créés pour l'adorer. Et l'adorer, ce n'est pas seulement prier, jeûner, etc. C'est l'adorer dans chacun de nos piliers de vie, dans chacun de nos gestes, dans chacune de nos intentions. Et je trouve que cette image du tabouret, avec Allah au centre de notre vie, donc notre vie, notre leçon à Allah comme... assise du tabouret, c'est-à-dire c'est la base, c'est le socle de tout le reste, ça illustre parfaitement ça. Sans lui, sans Allah, il n'y a pas d'équilibre. Subhanallah, Allahu Akbar. Vraiment, je ne sais pas si vous voyez, et si vous voyez, chez vous aussi ça fait un petit dans votre tête là, moi c'est vraiment l'effet que ça a fait, c'est la petite bulle qui s'est allumée dans ma tête, mais oui, c'est logique en fait. Et du coup, juste pour récapituler, parce que là, je n'ai plus envie de partager l'anecdote, mais globalement, il y a plusieurs éléments essentiels sur lesquels je veux revenir par rapport à cette métaphore. Déjà, premièrement, c'est que, si on revient à la métaphore, notre équilibre de vie, on peut l'imaginer, imager comme un tabouret, avec Allah au centre, donc notre vie spirituelle comme l'assise, et plusieurs domaines de vie à nourrir, d'ailleurs qui vont être nourris par cette assise du tabouret, d'accord, qui vont être nourris par notre vie spirituelle. Et pourquoi plusieurs ? Parce que si j'ai qu'un seul ou deux ou trois domaines de vie, ça va être instable. En sachant qu'il faut garder en tête que notre vie n'est jamais figée, elle est faite de changements, elle est faite d'épreuves également. Et donc le moment où un domaine de vie va être fragilisé, par exemple si on traverse une épreuve dans notre vie de couple, eh bien si j'ai nourri d'autres domaines, les autres pieds de mon tabouret vont être là pour soutenir l'ensemble. Mais si toute ma vie ne donnait qu'à mon couple, ça devient compliqué, on est d'accord. Et même si j'ai juste un autre domaine, vous voyez, même si j'ai Allah dans ma vie, si je n'ai pas ma famille pour me soutenir, ou des amis, ou d'autres choses dans ma vie, ça va être compliqué en fait. Et c'est pour ça que c'est tellement important de ne pas exister uniquement à travers un seul pilier. Et franchement ça je le vois chez beaucoup de gens, de manière générale, mais aussi chez beaucoup de femmes. Donc je vous le disais, parfois on ne va se définir qu'à travers son couple. Je suis la femme de. Ou alors, on va souvent aussi se définir à travers les enfants. Je suis la maman de... Alors, bien entendu que le rôle d'épouse, le rôle de mère, ce sont des rôles immenses, des rôles très nobles et trop souvent négligés dans notre société, ça c'est clair. Mais on n'est pas que épouse, on n'est pas que maman. Et je suis sûre que vous voyez peut-être, en tout cas, moi j'en vois, des femmes autour de vous qui se sont oubliées dans ces rôles, notamment dans le rôle de maman, vraiment, qui ont tout donné pour leurs enfants. Et une fois que les enfants grandissent, se marient, quittent la maison, elles se retrouvent perdues. Elles ne savent même plus qui elles sont. Et parfois ça a des conséquences néfastes, déjà sur elles-mêmes, mais aussi sur les autres parce que potentiellement elles deviennent dures. Et le truc c'est que toute leur identité, elle reposait uniquement sur ce pilier. Et ce n'est pas ce qu'Allah veut pour nous. On est avant tout des servantes d'Allah. On est des femmes avec plusieurs facettes à nourrir, plusieurs domaines. à équilibrer. Et justement, ça nous amène naturellement là à parler des priorités. Parce qu'encore une fois, on ne peut pas parler d'équilibre de vie sans revenir là-dessus. Et en tant que musulmane, nos priorités, elles sont claires, nettes, précises. Notre première priorité, bien entendu, que c'est notre relation à Allah subhanahu wa ta'ala. C'est pour ça qu'on l'écrit. Les êtres humains sont là pour l'adorer. Je vous renvoie d'ailleurs à un épisode que j'ai fait là-dessus. Je crois de mémoire que c'est l'épisode 9 sur notre rôle sur Terre. La deuxième priorité, c'est la relation à soi. Oui, oui, oui. Notre relation à nous-mêmes. Prendre soin de nous, de notre santé physique, mentale, émotionnelle. Parce que c'est une émena, un dépôt qu'Allah nous a confié. Et on va rendre les comptes à ce sujet. Et tout le discours, vous voyez, qui est de « Non, mais c'est mon corps, je fais ce que je veux, etc. » Non, C'est pas ton corps. C'est ton corps, oui, sur terre, là. Mais c'est un prêt d'Allah, subhanahu wa ta'ala. Tu vas rendre des comptes sur ce prêt. Donc, on a le devoir, l'obligation d'en prendre soin. Donc, tout ce truc de « non, c'est pas grave, moi c'est pas grave, je me fais pas ça après les autres » , ça marche pas. Ensuite, la troisième priorité, bien entendu que c'est notre famille proche, notamment notre mari, nos enfants, nos parents, frères et sœurs, etc. Et ensuite seulement vient tout le reste, donc la ummah, la communauté, le travail, les projets, etc. Et oui, c'est très bizarre de mettre ça en dernier, mais c'est logique. Et en réalité, la première priorité, donc notre relation à Allah, elle va se décliner dans tous les autres. Elle va. comment dire, toutes les autres priorités vont découler de celles-là et vont nourrir ma première priorité également. Parce que si je prends soin de mon corps, de mon esprit, c'est pour mieux adorer Allah. Si je m'occupe de ma famille, c'est aussi pour Allah. Si je travaille ou que je m'engage dans un projet, c'est pour être utile dans ce monde et espérer la récompense auprès d'Allah. Donc vous voyez, tout découle d'Allah et tout revient à lui. Et quand on voit les choses sous ce prisme-là, ça change. complètement notre vision de l'équilibre. Ça ne devient plus juste une petite to-do list avec des cases à cocher où l'objectif ça va plus être de réussir à tout faire rentrer dans une journée. Non ! L'objectif c'est de remettre à l'air le centre et d'aligner nos choix avec ce qu'il attend de nous. Et donc, si je reformule, c'est de réussir à faire en sorte que le temps qu'on passe dans chacune de ces catégories déjà ça nous convienne tout en étant en accord avec ce qu'il attend de nous. Tout simplement. Et on est d'accord, je pense que, pourtant, ce qui vient, c'est, ok, ça a l'air simple sur le papier, mais en réalité, c'est un peu plus difficile. Donc, bien entendu, je ne vais pas vous laisser comme ça. Justement, ce que je vous propose qu'on regarde ensemble maintenant, c'est qu'on parle des pièges qui vont venir déséquilibrer tout ça, qui vont venir nous empêcher, en fait, de réaliser ça, ce qui, encore une fois, paraît assez simple sur le papier, je veux dire. L'objectif, c'est juste de vivre en accord avec ce qu'on veut, ce pourquoi Allah nous a créés, et les deux se rejoignent, vraiment les deux se rejoignent. C'est logique, notre créateur ne va pas nous créer pour des choses complètement différentes. Pourtant, nous, on va s'aligner sur des choses différentes. Et justement, donc, on y va, par rapport aux pièges. Et je précise que ces pièges-là, je veux dire, il y en a plusieurs dans lesquelles on tombe toutes à un moment donné, c'est normal. Et le premier, je pense, dans lequel on tombe toutes, moi la première, vraiment, c'est l'ordre des priorités. Et parfois, on pense bien faire en mettant notamment notre famille, par exemple, avant tout. Et en se mettant soi-même en dernière. On se dit, c'est pas grave si je vais sauter, mon temps pour moi, c'est pas grave si je vais pas faire mon sport, si je prends pas mon temps pour souffler, du moment que ma famille a ce qu'il faut, du moment que je réponds à tel besoin de mes proches, etc. Et en fait, ça c'est vraiment un piège énorme. Moi, à la première, je suis tombée dedans assez récemment d'ailleurs. J'en parlais dans l'épisode 34 sur les priorités. Et en fait, petit à petit, vraiment ça s'est fait tout doucement. Et vous voyez, de toute façon, Shetan il vient comme ça. Il vient tout doucement, il nous suture des idées un peu tout doucement. Il nous fait croire d'ailleurs que c'est bien, qu'on va faire plus de bien. Et en fait, ça va créer plus de mal. Pourquoi ? Donc juste, je reviens rapidement sur l'anecdote de ce qui m'est arrivé. C'est que globalement, tout doucement, je faisais des sautées mettant pour moi. Donc c'était mettant pour mon sport, mes moments de repos, juste des choses qui me faisaient un peu de bien en fait, tout simplement. Et en fait, je les mettais toujours après tout le reste. Après ma famille, après mon travail, après la Ummah. Puisque mon travail, vous voyez, il est au service de la Ummah. Alhamdoulilah. Et en même temps, c'est un gros piège. Parce qu'on se dit qu'on fait quelque chose de bien. Et en fait, on ne respecte pas ses priorités. Et au début, ça a l'air de tenir. Parce que c'est normal. En fait, si de temps en temps, on fait passer les autres avant soi, il n'y a pas de souci, en fait. Bien au contraire. L'objectif, c'est d'être flexible aussi. Et du coup, au début, ça a l'air de tenir. Je me disais que c'était justement exceptionnel, mais en fait, à ce moment-là, je me mentais à moi-même. Parce que quand tu vois qu'une fois, deux fois, trois fois, tu fais sauter tes moments pour toi, à un moment donné, il n'y en a plus, en fait. Et subhanallah, ce qui s'est passé, et c'est ça qui est hyper... C'est pour ça que les priorités sont importantes. Mais ce qui s'est passé, c'est que ma relation à Allah, qui est pourtant, que j'essaye pourtant au maximum d'en faire ma première priorité, elle en a pas si. Parce que quand tu prends plus de temps pour toi, ben, tu te fatigues. Après, qu'est-ce qui se passe quand t'es fatigué ? Tes prières sont moins concentrées, les prières surrogatoires vont se faire de plus en plus rares. La nuit, alors là, on n'en parle même pas. Se lever pour prier, on n'en parle même plus. Et du coup, c'est comme ça que tout doucement, l'équilibre s'effondre. Et vraiment, à ce moment-là, j'en parle encore parce que ça m'a vraiment, ça m'a surprise en fait d'en arriver là, parce que je suis au courant de tout ce que je vous dis. Oui, c'est ça qui est important. Je suis au courant. Je vous ai dit, par exemple, la partie équilibre de vie. L'atelier sur l'équilibre de listes, des choses que j'avais apprises il y a longtemps, que j'avais faites sur moi, mais on tombe tous. Et à ce moment-là, j'ai vraiment frôlé un pré-burnout, je me souviens. J'ai dû faire une pause, prendre des vacances qui n'étaient pas du tout prévues parce que j'en avais vraiment besoin à ce moment-là, j'avais vraiment besoin de me recharger. Je vous renvoie à l'épisode 34 où j'en parle un peu plus en détail. Mais du coup, vraiment, je suis arrivée à un moment où même les plus petites tâches, elles me semblaient immenses. Et du coup, vraiment, à ce moment, j'ai vraiment... Alors, j'avais déjà compris, mais j'ai vraiment réalisé à quel point cet ordre de priorité, il n'est pas là par hasard. Et du coup, si je ne le respecte pas, à un moment donné, ça finit par complètement se déséquilibrer. Donc vraiment, très important. Je sais que je passe souvent du temps sur celui-là parce que je trouve que c'est vraiment un fléau dans notre société. Deuxième piège, deuxième fléau, clairement, de notre société, c'est le poids du travail et plus largement de la société qui va... nous déséquilibrer. Parce que clairement, la société actuelle ne met pas du tout en lumière, ne propose pas de mettre en place cet ordre de priorité. Clairement, nos vies aujourd'hui, elles sont souvent centrées sur le travail déjà et plus globalement, ce qu'on fait en fait, ce qu'on va produire. Et on va tellement valoriser le travail qu'il va parfois prendre le dessus sur nous, sur notre famille ou sur notre spiritualité, clairement. Combien de fois on va faire passer le travail avant Allah ? Par notre prière, par le hijab, par le fait de passer du temps avec notre famille aussi, parce que c'est Allah aussi qui nous demande ça. Et du coup, cette société capitaliste, on va le dire, on va mettre les mots dessus, elle nous renvoie sans cesse que notre valeur, elle dépend de ce qu'on a accompli. Combien on gagne ? Qu'est-ce qu'on a produit ? Qu'est-ce qu'on arrive à cocher sur notre to-do list ? D'ailleurs, qu'on travaille ou pas, vraiment, qu'on soit une femme qui travaille ou pas, il y a quand même cette notion de production. Qu'est-ce que j'ai fait dans ma journée ? Combien de choses j'ai faites ? Alors qu'en islam, notre valeur, elle ne se mesure absolument pas à ça. Elle se mesure à qui on est devant Allah subhanahu wa ta'ala. Et d'ailleurs c'est logique parce que les résultats ne dépendent pas de nous, ils dépendent d'Allah. Donc comment est-ce que notre valeur pourrait-elle dépendre du résultat, si ces mêmes résultats dépendent d'Allah subhanahu wa ta'ala ? Et pour appuyer un peu sur ça, je donne souvent le même exemple, c'est l'exemple d'un bébé. Un bébé, quand il naît, il ne fait pas grand-chose, on est d'accord. En tout cas, il ne produit rien. Il nous demande qu'on le nourrisse, qu'on le change, il nous prend nos nuits. Donc, on pourrait se dire que pour la société, à ce moment-là, c'est une charge. Et pourtant, est-ce qu'il n'y a pas de valeur ? Bien sûr que s'il a de la valeur. Sa valeur, elle est immense, juste par le fait d'exister, par le fait qu'Allah a créé cet être. C'est incroyable, il a une valeur immense, au plus proche d'ailleurs de Safi et Talal. Vraiment, sa valeur, elle est décuplée. On va même se sacrifier pour cet enfant, pour ce bébé. Donc, c'est pour dire à quel point notre valeur, elle ne dépend pas de ce qu'on fait. Vraiment, c'est pareil pour nous, d'accord, adultes. Notre valeur, elle ne dépend pas de ce qu'on fait, mais de qui on est dans nos intentions, dans notre lien avec Allah. Et d'ailleurs, il nous le dit dans le Coran, notamment dans surat 49 et 13, et dans plein d'autres surats et des hadiths aussi. Et donc, si je reprends cette surat, C'est-à-dire que le plus noble d'entre vous auprès d'Allah est le plus pieux. On est d'accord, on le sait. Celui qui est le plus aimé d'Allah, c'est le plus pieux. Et ça, on ne peut pas savoir qui c'est, parce qu'il faut regarder auprès de notre cœur. Et puis ça va dépendre aussi, bien entendu, de la fin de notre vie et qu'Allah nous accorde une bonne fin. Et donc si je reviens aux actions qu'on peut faire pour encore plus appuyer le morceau, le clou, c'est qu'une action peut paraître bonne extérieurement, on est d'accord. Mais si l'intention est mauvaise, elle perd toute sa valeur auprès d'Allah. Et même pire que ça en fait, une bonne action d'extérieur peut devenir une mauvaise action. Je prends un exemple classique, si je fais ma prière non pas pour Allah subhanahu wa ta'ala, mais pour qu'on me dise que je suis une bonne musulmane, et qu'on me regarde et qu'on se dise « T'as vu combien de temps il reste en sejoud ? » Et bien là, ça ne devient pas des hasenets, ça devient des seyyyés, donc des mauvaises actions. Et inversement, bien entendu, une toute petite action, elle peut avoir un poids. énorme sur la balance si elle est faite sincèrement pour Allah. Donc vraiment, c'est tellement important de revenir à ce qu'Allah nous dit. Et ça demande un petit changement d'état d'esprit, on va y revenir, un changement de façon de penser. Et c'est pas simple, mais tranquillement. Justement, là, on rejoint aussi un autre piège, la comparaison. Parce que souvent, là, même avec les exemples que je donnais, on n'agit pas... On n'agit plus, en tout cas, pour Allah, mais pour être bien vu, pour ne pas être en retard par rapport aux autres, que ce soit dans le travail, dans nos projets, et parfois même dans nos actes spirituels. Bon, là je donnais un exemple un peu gros comme une montagne, même si clairement ça peut arriver. Et ça peut arriver aux plus nobles d'entre nous, et de toute façon on en parlait dans d'autres épisodes, comme ceux sur la purification de l'âme, etc. Et puis ça arrive aussi avec les West-West de Chétan, mais vous voyez ce truc de « Ouais, vas-y, tu vas être une bonne musulmane, on va te voir bien, etc. » Ça, ça peut être carrément des ouest-ouest qui viennent toucher à notre neuf. Donc, je me souviens, je crois que c'était El Rezali. Je ne suis plus sûre, donc vous me pardonnez si ce n'est pas ça. Mais en tout cas, il y avait un grand savant qui disait justement qu'il avait ces ouest-ouest-là, en fait, en soujoude. Ouais, ouais, c'est ça, c'est l'imam El Rezali, je me souviens. Parce que je me souviens qu'il y avait un imam français, francophone qui en parlait et qui racontait ça. Et qui disait qu'en soujoude, l'imam El Rezali, enfin, il disait que... Ah, c'est un peu compliqué, mais en gros, il avait ces pensées de... « Enta l'imam el-Rezali » , donc « C'est toi l'imam el-Rezali » , ce truc de neufs, en fait, qui est là, et accompagné, bien sûr, de ouest-ouest. Et on a besoin de se battre contre tout ça. Bref, tout ça pour dire que c'est normal qu'on ait ces ouest-ouest-là, parfois, qu'on ait de la comparaison, qu'on ait envie d'être aussi bien vus des autres. C'est aussi un peu normal qu'on ait envie d'être bien vus en société, d'être aimés, tout simplement. Maintenant, c'est toujours très important de travailler dessus. Et justement, pourquoi je vous parle de ça ? Pourquoi je vous parle de comparaison ? Parce que déjà, ça me faisait penser à une sœur qui prenait beaucoup de cours, la Umaybalique vraiment, qui se disait « voilà, je vais apprendre plus du Qur'an » , etc. Et au début, ça partait d'une très très bonne intention. Mais ensuite, plus elle voyait les autres avancer vite, et plus elle se disait « mince, il faut que j'avance plus vite, moi aussi, j'ai pas envie d'être derrière » , etc. Et subhanallah, tout doucement, sans qu'elle s'en rende compte, son intention, elle commençait à changer. Donc hyper hyper important. Et la comparaison, c'est quelque chose qui est constant dans la vie aujourd'hui, notamment avec les réseaux sociaux. On regarde la vie des autres. on voit des idéaux et forcément, forcément, qu'est-ce qui se passe à un moment donné ? On finit par se sentir pas assez. Mais encore une fois, pas assez par rapport à quoi ? À qui ? On ne sait pas du tout tout ce qui se passe dans leur vie, on ne sait pas si ce qui est partagé est vrai, on ne connaît pas leur intention derrière et on ne leur souhaite pas du mal. Vraiment, car Allah facilite à chacune de nous. Vraiment, on ne souhaite pas du mal. Mais on ne sait pas ce qui se passe, on ne connaît pas les épreuves des personnes non plus. Donc, hyper important de se rappeler de ça, hyper important. également, quand on se compare, et là je parle d'équilibre de vie, je reviens au sujet, que c'est hyper important de se rappeler que l'équilibre, il est personnel. Et que ce qui fonctionne pour moi, ne sera pas forcément ce qui va fonctionner pour toi, ma sœur. Donc vraiment, hyper, hyper, hyper important. Et ensuite, pour passer à un troisième piège, c'est celui de vouloir tout contrôler. Bonjour les contrôles fric par ici. Les hyper contrôlantes, dont je fais clairement partie. Alors... en voie de rémission. J'aime bien dire en voie de rémission parce que c'est un trait de caractère qui fait un peu partie de nous et qui part jamais complètement, mais sur lequel on peut quand même bien progresser. Et globalement, quand on veut tout contrôler, on essaie de tout planifier, de trouver l'organisation parfaite, etc. Mais la vie, c'est pas ça. La vie, c'est fait d'imprévus, d'épreuves et surtout de cadrage. Et vouloir tout contrôler, c'est complètement s'épuiser. jouer un rôle qui n'est pas le nôtre, parce que qui contrôle tout ? C'est Allah subhanahu wa ta'ala. Et franchement, quand on essaie de tout contrôler dans notre organisation, je fais ça, et ensuite et être vraiment dans l'hyper contrôle, même parfois de nos proches, c'est comme si on essayait de contrôler la météo. On est d'accord que c'est Allah qui va décider de s'il pleut, s'il y a du soleil aujourd'hui, etc. Donc, hyper important de se rappeler de ça. Alors, bien entendu, ça ne veut pas dire qu'il ne faut rien planifier. Pas du tout. On doit faire les causes. Donc, c'est important de mettre en place un cadre, d'organiser nos journées, de prévoir du temps pour Allah, du temps pour soi, pour sa famille, etc. Sinon, si on ne fait pas ça, parce que l'autre inverse, c'est ça. C'est de se dire, je ne fais rien, tout est entre les mains d'Allah. Alors oui, tout est entre les mains. Par contre, je dois... prendre ma part de responsabilité. Je dois être actrice de ma vie dans ma part de responsabilité parce que sinon, qu'est-ce qui se passe ? On va juste subir ce qui nous arrive. On va subir notre emploi du temps qui va être dicté par tout ce qui se présente à nous. Et ça, ce n'est pas du tout ce qu'Allah nous demande. Et donc, l'objectif, ce n'est pas de tout contrôler, mais aussi d'apprendre à s'adapter en fait. Parce que, ouais, nous, on a nos plans, mais Allah, il a les siens. Et puis parfois ça peut arriver, par exemple t'as prévu un temps pour toi, et finalement ton enfant il tombe malade. À ce moment-là qu'est-ce que tu fais ? Est-ce que t'es rigide et tu te dis ben non c'était le temps pour moi, donc je passe du temps pour moi ? Non, à ce moment-là il passe en priorité, c'est ok. Et puis parfois ça va être le contraire. Tu te rends compte que si tu prends pas de temps pour toi, là ça va plus aller en fait. Ça va plus aller, tu vas t'épuiser, ça va tout déséquilibrer, et puis finalement tu vas devenir une mauvaise maman. Donc à ce moment-là t'as besoin, même si t'avais prévu un temps avec ton fils. ou ton fils, je parle, je dis ton fils parce que c'est mon fils, même si tu as prévu un temps avec ton enfant, finalement, tu vas prendre du temps pour toi, tu vas avoir besoin de prendre du temps pour toi. Donc c'est OK. C'est ça l'équilibre, c'est d'ajuster constamment en fonction de la réalité des choses. Alors bien entendu, ajuster, mais bien sûr, savoir dire non. On en reparlera parce que si on dit oui à tout le monde, on se dit non à soi, clairement. Et ensuite, il y a aussi une autre erreur liée à l'hypercontrôle, c'est de penser. que l'équilibre, c'est quelque chose de constant. Parce que c'est ce truc rigide. Ouais, c'est bon, j'ai compris ce qui marche pour moi, donc ça va être comme ça tout le temps. Non, en fait, l'équilibre, c'est pas quelque chose qui est figé. Parce que la vie n'est que changement. Si je prends l'exemple des enfants, je prends toujours l'exemple des enfants parce que je trouve que ça... Vraiment, déjà, on a été des enfants, et ça montre bien... C'est une grande éducation de regarder comment fonctionnent les enfants, comment grandissent les enfants. Et on le voit sur le sommeil, déjà. Au début, un nourrisson, il va beaucoup beaucoup dormir. Ensuite, il va grandir un petit peu et puis il va faire deux siestes par jour et puis sa nuit. Bon, c'est Tantec qui fait ses nuits, vous voyez ce que je veux dire, mais bref. Et puis à un moment donné, il ne fera plus deux siestes par jour, il n'en fera qu'une seule. Et puis à un moment donné, il n'en fera plus. Et du coup, on voit bien qu'il n'y a pas un équilibre assez tout. Mon enfant, il est comme ça, il dort tant et ça reste comme ça. Non ! À chaque étape, on doit réadapter son rythme. Et c'est pareil pour nous dans notre vie d'adulte. On va avoir plusieurs étapes de notre vie et donc on doit se réadapter continuellement. Et il y a une métaphore que j'aime bien, c'est celle du vélo. En fait, quand on fait du vélo, on est en équilibre. Et pour rester en équilibre, il faut continuer à pédaler. Si tu arrêtes de pédaler, tu tombes. Donc pour rester en équilibre, tu ajustes continuellement. Un petit coup à droite, et puis à gauche, et puis à droite, et puis à gauche. Et puis vous voyez, c'est ça en fait. L'équilibre de vie, c'est ça. C'est vraiment réajuster constamment avec des... Voilà, on recentre. Ça me fait aussi penser à cette image avec l'islam, le juste milieu, on n'est jamais au pile-poil juste milieu, on réajuste continuellement. Et pour ça, que ce soit pour nous, notre inspection, l'islam, etc., pour son équilibre de vie, justement, ça demande ce temps-là, régulier, ce temps où on s'arrête, on fait de l'introspection, on se demande, est-ce que tout va bien ? Est-ce que mes besoins sont respectés ? Est-ce que je reste alignée avec mes priorités ? Et vous voyez, là, j'ai parlé un peu spontanément de besoins. Parce que ça, ça nous amène au piège suivant. Ne pas prendre en compte ses besoins. Parce que, déjà, peu d'entre nous sommes au courant qu'on a des besoins, qu'on doit y répondre. Alors même que, on a tous et toutes des besoins, je veux dire, tout comme on a des besoins primaires, comme manger, dormir, aller aux toilettes, etc., on a des besoins qui nous sont spécifiques. Par exemple, certaines personnes vont être introverties, d'autres plutôt extraverties. Ça veut dire quoi ? Si je résume en deux minutes, même s'il faudrait que je vous fasse un épisode podcast dessus, une Ausha là. Mais les introvertis vont avoir besoin de temps seul pour se ressourcer. Les extravertis, elles, vont avoir aussi besoin de temps seul de temps en temps, mais beaucoup moins. Elles vont se ressourcer avec les autres. Et si je ne suis pas au courant de mon mode de fonctionnement, de ce dont j'ai besoin, comment je peux y répondre ? Si je ne connais pas mes besoins, si je les minimise aussi, parce que ça, c'est aussi un vrai fléau, le « non, mais ça ne se fait pas si je fais ci, si je fais ça » , si je minimise mes besoins, forcément mon équilibre va s'effondrer et c'est vraiment pas la meilleure chose à faire pour les autres pour ces personnes où je me dis ça se fait pas de faire ça je devrais faire ci, il faut faire comme ça c'est finalement pour eux que ça se fait pas parce que je serais pas la meilleure avec eux non plus et malheureusement dans notre société, dans notre culture aussi il y a beaucoup de besoins légitimes qui sont mal vus Par exemple, prendre du temps pour soi, c'est souvent perçu comme l'égoïsme, alors que c'est essentiel, on en a parlé, notre corps, notre esprit, c'est une MNA. Le sport, le repos, et même le fait de ne pas travailler, attendez, subhanallah, combien de fois ? Et ça, parce que vous voyez, on pourrait se dire, non, mais dans notre société actuelle, le temps pour soi, etc., c'est quelque chose de bien vu avec le def perso. Ouais, mais non, pas complètement. On ne fait pas complètement ce qu'on veut, même dans notre société actuelle, c'est des faux-semblants, parce que même le fait de ne pas travailler, je vous le disais, combien de fois ? est-ce que j'ai entendu des critiques envers les femmes au foyer ? Attends, mais t'as fait des études, pourquoi ? Ça sert à rien maintenant si tu travailles pas. Et à l'inverse, on va aussi critiquer celles qui travaillent. Mais tu travailles, mais tu attends, tu délaisses tes enfants. On n'est jamais tranquille. Alors qu'en réalité, potentiellement, parfois il y a du vrai dans ces critiques, parce que potentiellement on se dit, ouais c'est vrai, si je reprends le travail, c'est vrai que moi personnellement j'ai fait un gros travail sur moi parce que je pense que... Je travaillais trop. Et que ça aurait été une injustice pour ma famille, pour mon enfant, si je continuais à travailler trop. Et puis parfois, c'est une injustice qu'on fait envers soi si on se dit, ben non, je dois tout laisser pour mes enfants. Non, c'est pas non plus ça qu'Allah nous demande. Et en fait, on est toutes différentes. Personne n'est à la place de l'autre. Et Allah seul sait ce qu'il y a dans nos cœurs, nos contraintes, nos intentions, et ce pourquoi il nous a créés. Donc oui, c'est important de planifier. mais aussi d'accepter qu'on ne contrôle pas tout, et surtout de se rappeler que nos besoins sont légitimes et qu'ils comptent dans notre équilibre. Et pour ça, la première étape, c'est bien évidemment d'apprendre à se connaître, pour comprendre ses besoins et voir comment est-ce que je peux les respecter tout en respectant mes priorités en tant que musulmane. Et donc, je vais me répéter un peu, mais parce que c'est important, mais comprendre ce qu'Allah attend de moi, connaître Allah, comment ? il m'a créé, c'est mon créateur. Donc il a le mode d'emploi en fait, le bon mode d'emploi de comment je fonctionne. Et j'insiste un peu sur ça parce que vous savez, n'importe quelle personne, on va prendre des êtres humains, un être humain qui va créer un objet, il va glisser la notice avec, il sait comment il l'a créé, à quoi ça sert. Et nous, on n'essaie pas de comprendre un peu ça, comprendre pourquoi l'un nous a créé, comment, quels sont nos besoins, quelles sont nos spécificités, et on essaye de faire avec ce que les autres disent. Mais enfin, Ça n'a pas de sens d'aller regarder ce que d'autres êtres humains font, vous voyez ? C'est hyper important de comprendre, d'une part, comment Allah nous a créés, et puis nous-mêmes, personne d'autre que nous ne nous comprendra mieux que nous, en fait, c'est logique. Et puis justement, à partir du moment où je connais mes besoins, et également ce qu'Allah attend de moi, la question ça devient, comment je rééquilibre les choses concrètement ? Comment je fais là, maintenant, dans ma vie, avec mes contraintes, mes enfants, mon travail, ma fatigue, pour remettre Allah au centre et redonner à chaque chose ? la place juste. Et vous voyez là, franchement, même moi, quand je dis ça, je me dis purée, c'est quand même hyper ambitieux. Est-ce que c'est même réaliste ? Et justement, il faut le dire, accepter de rééquilibrer, c'est pas simple. Encore une fois, ça paraît simple, ça paraît facile. Bah oui, c'est sûr, je vais suivre le mode d'emploi qu'un homme a donné et c'est bon. Non, c'est pas si simple que ça. Et du coup, a forceri, c'est pas immédiat. Ça demande un vrai travail intérieur. Et je vous le dis parce que souvent, quand on... comprendre les choses intellectuellement, on se dit mais comment ça se fait que j'arrive pas à les mettre en place ? Ouais parce que c'est pas immédiat en fait, ça demande du temps, de comprendre nos blocages, nos problématiques et donc ça demande de prendre le temps. Encore une fois je le dis aussi parce que c'est quelque chose qui revient souvent, c'est pas juste une question d'organisation, d'agenda, de to-do list, de méthode de travail. Et souvent on va chercher les réponses à l'extérieur de nous on se dit oui, oui il me faut une organisation je manque d'organisation pour ça, pour ci. Le vrai problème c'est pas l'organisation. On s'est toutes un peu... comment les différentes techniques pour s'organiser, comment il faudrait faire, même si on pourrait bien sûr améliorer certaines choses. Mais globalement, ce n'est pas ça le fond du problème. Le fond du travail, c'est de travailler son état d'esprit, de changer son état d'esprit et du coup, à forcerie, d'accepter le changement. Et ça, ce n'est pas évident. Donc, je reviens sur ce point. Mais donc, pour rééquilibrer les choses, encore une fois, ça commence par apprendre à se connaître et comprendre qu'est-ce qui me nourrit. Qu'est-ce qui m'épuise ? De quoi j'ai vraiment besoin dans cette saison de ma vie également ? Parce que oui, ça change selon les saisons, selon le mois de l'année également. Et je pense que rien que les mois égyriens et comment Allah a mis ça en place, ça montre bien. Par exemple, Ramadan, c'est un mois particulier, on va avoir des besoins différents. Au-delà de ça, selon la période de notre vie, on l'a dit, si je suis en étudiante, si j'ai mon premier boulot, si je viens de me marier, ça va changer, mes besoins vont changer. Et également, encore plus dans le détail, en tant que femme, ça va changer selon notre cycle menstruel. Je pense qu'on le voit tous qu'on n'a pas la même énergie selon la phase de notre cycle. Et donc ça demande d'apprendre à comprendre comment notre corps fonctionne, comment on fonctionne en fait. Et donc globalement, de se demander à chaque étape, à chaque moment, de quoi j'ai besoin. Est-ce qu'à ce moment-là, j'ai besoin de temps seul ? Est-ce que j'ai besoin de plus de Qur'an parce que je sens que ma connexion Qur'an est moins là ? Est-ce que j'ai besoin de plus de sommeil à ce moment-là ? Est-ce que j'ai besoin de me déconnecter de mon téléphone, d'avoir moins d'écran, n'est-ce pas ? Bref, je dis un peu ce qui me vient à l'esprit. Mais en fait, il y a tout un tas de besoins. Et si on ne les connaît pas, encore une fois, j'insiste parce que ça paraît évident, et pourtant je pense qu'on a besoin de se le répéter, mais si on ne les connaît pas, comment on peut y répondre ? Et afin de les connaître, il y a quelque chose qui est indispensable, c'est d'être honnête envers soi-même. Parce qu'on peut vite se laisser influencer par la société, par notre entourage, par nos propres habitudes, par les réseaux sociaux, par tout un tas de choses. Mais si on ne s'arrête pas concrètement pour se poser ces questions, forcément on va reproduire un équilibre qui n'est pas vraiment le nôtre, qui n'est pas aligné avec qui on est, et non plus, pas non plus avec ce qu'un art attend de moi, fortiori. parce que Alors là, il n'attend pas de moi que je fasse quelque chose qui ne me correspond pas. Il attend de moi que je fasse quelque chose qui me corresponde et il m'a donné les grandes lignes pour réussir à accéder à ça en fait. Et ensuite du coup, rééquilibrer, ça veut aussi dire se faire confiance, apprendre à se faire confiance, accepter que mon équilibre à moi, il ne ressemble pas à celui de ma sœur, de ma voisine, de ce que je vois sur Insta et que c'est OK. On a chacune un mode de fonctionnement différent. une personnalité différente et des besoins différents. Et il n'y a pas d'équilibre universel. Et donc, se faire confiance, ça veut aussi dire accepter de se tromper. Parce que pour trouver son équilibre, c'est pas immédiat encore une fois, c'est du test and learn, c'est essayer des choses, se rendre compte que ça marche pas, réajuster, recommencer. Et tout ça, ça demande d'être fait avec bienveillance. Avec bienveillance envers soi-même. J'ai fait un épisode dessus, d'ailleurs n'hésitez pas. Mais du coup, pour mettre aussi un autre mot que bienveillance, avec rahma, d'accord ? Avec miséricorde, la rahma, la même rahma qu'Allah nous donne, on doit en avoir envers soi-même en fait. Sans rahma, sans bienveillance, la confiance, notamment en soi, ne peut pas s'installer. Bien évidemment, là on parle d'Allah, rééquilibrer les choses, c'est surtout avoir confiance en Allah. Bien sûr, encore et toujours le téoué cool. Donc planifier, oui. Organiser ses journées, oui. mais ensuite... C'est vraiment déposer. Parce que le résultat, il ne dépend pas de moi. C'est Allah qui décide. Et parfois, le meilleur pour moi, c'est pas de faire ce que j'avais prévu de faire. C'est de faire différemment de ce que j'ai toujours fait. C'est aussi, je le dis avant tout pour moi, de choisir la douceur, là où d'habitude je choisis la performance. Et je me répète encore une fois, je pense que vous avez dû voir que cet épisode, je vais me répéter quand même sur plusieurs points parce que c'est hyper important. Il faut aussi bien l'intégrer que l'équilibre, c'est pas constant. Il n'y aura jamais ça y est, j'ai trouvé mon équilibre de vie et c'est parfait et c'est bon pour toute la vie. Ça c'est illusoire de penser comme ça. On se rappelle du vélo, l'équilibre c'est comme du vélo, on continue à pédaler régulièrement. Donc il y a des micro-réjustements et réajustements qu'on va avoir besoin de faire tout au long de notre vie et donc de travailler sur soi de manière permanente. Maintenant attention, je n'ai pas envie de vous faire peur par rapport à ça parce que... Le plus gros du travail, on est d'accord qu'il se fait au début, quand j'apprends vraiment à comprendre, à me connaître, etc. Et moi, je le vois. D'ailleurs, avec mes coachés que j'ai accompagnés, par exemple, sur des programmes de six mois. Après, elles se connaissent beaucoup mieux et de temps en temps, elles vont venir pour des coachings ponctuels. Mais ce n'est plus du tout le même travail. On va beaucoup plus loin, plus vite. Et c'est parfois sur des micro-ajoutements qu'elles n'arrivent pas à faire seules. Mais vraiment, ça n'a rien à voir. Donc ça, c'est juste pour ne pas vous faire peur. Bien sûr qu'on va avoir besoin tout le temps, continuellement de travailler sur nous. Et c'est logique. Je pense que j'en avais parlé dans d'autres épisodes. Mais on est des êtres humains, par définition imparfaites, imparfaites. La vie change, nos épreuves changent, donc on va avoir continuellement besoin d'apprendre. On va avoir continuellement besoin de travailler sur nous, notre nefs, nos pensées. Travailler par rapport au West-West de Chétan. C'est logique, en fait. Ça ne s'arrêtera qu'au moment de notre mort, et Carla nous accorde une belle mort. Mais du coup, Carla nous permet aussi de travailler sur nous tout le long du chemin. Et de ne pas voir ça comme une montagne, mais de voir ça comme la beauté aussi de ce que Carla nous permet de vivre. Franchement, c'est incroyable. ce serait... La vie serait complètement différente si, voilà, c'est bon, j'ai trouvé mon équilibre et ça ne bouge plus. Ça ne marche pas comme ça, on est d'accord. Et puis, il y a plein de choses, en fait, volontairement. L'être humain, il a besoin d'un cadre, mais il a aussi besoin de changement, en fait. On ne peut pas être 100% monotone, ça ne marche pas. Bref, je referme la parenthèse sur ça, mais c'est juste pour ne pas vous faire peur avec le travail sur soi permanent, même si, bien entendu, je ne vais pas vous mentir, on en a besoin. Et donc, je reviens à cet équilibre qui n'est pas constant, qui n'est pas permanent. Et même finalement, l'équilibre en fait, il n'est pas forcément sur une journée, mais c'est plus au niveau de la semaine, du mois, même de l'année finalement. On le voit rien qu'avec les mois lunaires, le calendrier lunaire encore une fois. Et du coup, c'est normal qu'il y a certaines semaines, certains mois qui soient plus orientés famille, d'autres un peu plus travail, d'autres plus spiritualité, etc. Et encore une fois, ce qui compte, ce n'est pas que chaque journée soit parfaitement équilibrée. Ce qui compte, c'est que la moyenne sur la semaine, sur le mois, ça le soit. Et donc, c'est la cohérence globale et pas la perfection de chaque instant, n'est-ce pas ? Et du coup, ça fait un moment, je crois que je ne vous ai pas donné d'exercice de fin de podcast, mais ça va reprendre. En fait, cet épisode, sans mettre en application, franchement, vous n'allez rien y gagner. Mais tout ce qui a précédé était nécessaire pour pouvoir avoir une bonne application. Je pense que vous savez ce que je vais vous proposer de faire dans un premier temps, comme d'habitude. c'est d'écrire et puis surtout de commencer du coup par un état des lieux. Un état des lieux sincère de la situation. Concrètement, d'où est-ce que vous partez ? C'est quoi votre équilibre actuel ? Et parfois, j'ai des sœurs qui me disent « mais j'ai pas d'équilibre, y'a pas d'équilibre, c'est vraiment, c'est n'importe quoi » . Ouais, mais en fait, y'a quand même un équilibre aujourd'hui. Et aussi, déséquilibré soit-il, tu as un équilibre. T'as une façon de vivre en fait. T'as des choses que tu mets en priorité. Donc concrètement, qu'est-ce que ta vie démontre ? Et franchement, cet exercice, il est pas évident parce que C'est dur de se rendre compte qu'on ne se fait jamais passer en priorité, par exemple. L'inverse est vrai, mais je dis ça parce que généralement, c'est entre autres le problème de mes coachés. C'est qu'elles ne se font pas passer en priorité. Il y a un truc qui ne va vraiment pas et qui fait que tout est déséquilibré. Et en vrai, on l'a vu un peu précédemment, mais quand on ne respecte pas l'ordre de priorité qu'Alain nous donne, c'est compliqué. Mais du coup, je vous invite vraiment à voir un peu. Il y a un exercice que je fais et que je vous proposerai de faire en atelier. Je vous parle de ça juste après. Il y a un exercice que je fais un peu plus poussé pour vraiment prendre le temps de regarder au niveau de ces différents piliers de vie, domaines de vie, où on en est. Mais globalement, de manière très simple, vous pouvez le faire déjà de vous à vous et je vous invite à le faire. Que vous vouliez prendre l'accompagnement par la suite ou pas, vraiment, je vous invite à vous prendre un temps, un temps seul du coup. Et au moins, franchement, il faut que vous ayez au moins 15 minutes devant vous pour vraiment vous poser sincèrement. Après, vous pourrez le faire en plusieurs fois les différents, enfin comment dire, la suite de l'exercice que je vous ai proposé. Mais au début, je pense que vous avez besoin de vous poser. 15 minutes, un carnet, un stylo, et voir concrètement, ok, dans mes 6 domaines de vie là, où est-ce que j'en suis ? Quel domaine existe dans ma vie ou pas ? On a dit un élat qui n'existe pas et c'est pas un souci. Mais la question c'est aussi de se demander, ok là, je me rends compte que, par exemple, le pro ça prend trop de classe. Et justement, essayez de regarder visuellement en fait, combien de pourcentage de votre temps le pro prend, la famille prend, le couple prend, le social, la relation à soi, le spirituel. Est-ce que finalement, dans ma journée... J'ai à peine 15 minutes pour ma spiritualité, est-ce que c'est ok pour moi ? Est-ce que j'ai du temps pour mon couple aussi dans ma semaine ? Ou pas du tout, finalement on se croise à peine pour dîner vite fait et on ne prend jamais de temps pour nous. Et du coup potentiellement celle-là découle le problème. Est-ce que, vous voyez ce que je veux dire, en tout cas de prendre un temps au niveau de chaque domaine de vie et de voir en fait globalement au niveau du temps que vous accordez à chaque domaine où vous en êtes et comment vous vous sentez en fait avec ça. Et de faire un peu l'objectif, ça va être quoi ? Ça va être de faire un état des lieux et de voir à ce que ça vous convient en fait. Et généralement, c'est jamais le cas en fait, ça ne convient jamais à 100%, mais parfois, vraiment l'écart entre ce qu'on vit et ce qu'on veut, il est énorme. Et donc tout doucement, la question ça va être de se demander, ok, qu'est-ce qui fait que c'est si énorme ? Qu'est-ce qui fait que je priorise à ce point-là ? Quelles sont mes pensées ? Quelles sont mes croyances ? Quels sont mes besoins aussi ? De quoi j'ai besoin pour avancer ? Quel est l'équilibre que j'aimerais avoir ? dans un monde idéal. Et ça va être quoi mes steps pour y aller ? Un pas après l'autre, Inch'Allah. Et donc, comme je viens de le dire, un pas après l'autre, Inch'Allah, l'objectif, ça va être de voir, c'est quoi là mon besoin le plus urgent ? Ma priorité la plus urgente aujourd'hui ? Comment je fais pour commencer à rééquilibrer ? Je vais prendre un exemple bateau parce que c'est jamais aussi simple que ça, mais imaginons, là j'ai besoin de plus de temps pour moi et je vois que c'est le travail qui me prend trop de temps. Ok, comment je fais pour diminuer un tout petit peu le travail, pour m'accorder du temps pour moi ? PS, qu'on soit salarié ou entrepreneur, même en tant que salarié, on a le droit de faire des pauses au boulot et on a le droit de prendre du temps pour nous. C'était la petite parenthèse que je referme. Donc comment je peux faire pour me prendre ce temps que je n'ai pas, que je ne m'accorde pas aujourd'hui, tout doucement ? Et donc de commencer à faire des toutes petites actions, des micro-actions. Je donne un autre exemple. Imaginons, en fait là au niveau spiritualité, franchement, je me rends compte que si c'est quasi inexistant, et que je ne prends même pas le temps de lire. un verset du Qur'an par jour. Ok, bon, peut-être que mon premier petit pas, ça va être de lire un verset par jour du Qur'an après le fayaj, par exemple. J'en sais rien, je dis ce qui est bien. Vous voyez ce que je veux dire ? Peut-être que mon objectif pour prendre du temps pour moi, ça va être de me prendre 20 minutes tous les lundis pour écrire ou pour aller marcher. Que sais-je ? Peut-être que ça va être de prendre un temps le mercredi après-midi pour faire un temps... Allez, je fais avec des thématiques actuelles. de la rentrée, etc., les enfants, pour passer du temps de qualité avec mes enfants, sans écran, rien du tout. Vous voyez ? Mais regardez quelles sont les toutes petites actions que vous pouvez commencer à mettre en place. Dans choisir une, allez, une à trois. Parce que généralement, on conseille de ne pas mettre en place plus de trois actions. Parce que déjà, ça submerge un peu trop notre cerveau. Si on a plus de trois grosses actions à faire, surtout quand on est en phase de changement. Donc, je vous invite à voir quelles toutes petites actions, trois toutes petites actions, vous pouvez mettre en place en ce sens. Et bien entendu, un indispensable, ça va être de prendre un temps pour faire le point. Ok, si je mets ces choses en place pour la semaine prochaine, je m'accorde un temps pour faire le point en fin de semaine pour voir, ok, qu'est-ce qui s'est passé ? Comment ça s'est passé ? Est-ce que ça a bien fonctionné ? Est-ce que ça n'a pas fonctionné ? Qu'est-ce qui fait que ça a bien fonctionné ? Qu'est-ce qui fait que ça n'a pas fonctionné ? Et réitérer. Parce que clairement, travailler sur un équilibre de vie, ça ne se travaille pas en deux secondes et demie. Ça demande du temps, de l'énergie, mais c'est du temps de gagner. Il y a une métaphore que je donne souvent, je suis sûre que mes coachs et mes coachs vont s'en rappeler, parce que je la donne souvent, c'est la métaphore de la liste des courses. La liste des courses, effectivement, ça prend un temps de faire sa liste des courses avant d'aller au magasin. Ça prend un certain temps. Pas forcément trop de temps, mais ça prend un certain temps qu'on aurait voulu mettre ailleurs. Et surtout quand on est dans l'étend-d'esprit de j'ai pas le temps, j'ai pas le temps, on va pas faire sa liste des courses. Mais qu'est-ce qui se passe ? Si je fais pas ma liste des courses, arrivé au magasin, je sais pas trop quoi acheter, je vais perdre du temps. qu'est-ce que je vais acheter ? Je vais peut-être faire tous les rayons, je vais acheter des choses inutiles, et à tous les coups, il va me manquer des choses pour faire certaines recettes que je vais vouloir faire. Du coup, arrivé chez moi, il y a des choses que je vais gaspiller, que je vais jeter, et il y a des choses qui vont me manquer, je vais aller au supermarché à côté ou la supermarché à côté qui est trois fois plus gère, et donc je vais perdre de l'argent en plus. Donc, prendre ce temps d'introspection associé à la liste de course, c'est finalement du temps qu'on gagne derrière. Vraiment, c'est du temps précieux qu'on gagne, et puis c'est euh... Une vie qui va être plus en accord avec ce qu'on veut. Parce que si je prends ce temps-là, je vais mettre en place des choses que je veux. Je vais mettre en place, par exemple, cette lecture de Coran le matin. Je vais mettre en place un temps de qualité avec mes enfants. Je vais mettre en place des choses que je veux vivre, en fait, dans ma vie. Et donc, je vais prendre ma part de responsabilité. Bien entendu, je laisse le reste à Allah. Ce qui n'est pas ma responsabilité, les changements, etc. Et moi, je fais ce que je peux avec ce que j'ai. Tout simplement. Voilà un peu pour l'exercice que j'avais envie de vous donner. J'espère que la majorité d'entre vous le feront. Je sais que vous ne passez pas tout à l'action, que c'est parfois difficile, mais je vous invite vraiment à prendre ce temps pour vous, si l'équipe de vie c'est important pour vous. Et en tant que musulmane, c'est indispensable en fait. Ça doit être une priorité parce que le temps, c'est la seule chose qu'on ne peut pas acheter. On va être questionné sur la manière dont on utilise notre temps. Et franchement, je ne dis pas ça pour vous culpabiliser, vraiment, c'est juste... important et je pense qu'on doit se dire les choses à ce niveau-là. Donc prenez ce temps, mettez vous un créneau dans votre agenda et c'est non négociable. Tout comme vous avez des réunions ou vous avez des rendez-vous chez le dentiste ou autre, vous y allez en fait, vous n'allez pas vous dire non je ne vais pas. Et bien ce temps-là que vous prenez pour vous, pour vous questionner sur votre équilibre, pour faire cette introspection et voir ce que vous allez mettre en place, c'est du non négociable aussi. Et bien entendu, si vous avez envie d'être accompagné sur ça, Et bien justement, c'est le nouveau programme que j'ai créé. Je vous disais tout à l'heure, je ne sais pas si vous vous souvenez, j'avais créé un atelier il y a quelques années de ça sur l'équilibre de vie. Ça s'est très bien passé, alhamdoulilah. C'est un atelier que j'ai fait plusieurs fois, tout doucement en remettant Allah au centre. Là, j'ai été plus loin que juste un atelier. Je me suis dit, ok, je vais les accompagner sur quatre semaines, incha'Allah. Parce que quatre semaines, c'est quand même un bon moment pour mettre vraiment des choses en place. Et vous voyez, tout ce que je vous ai dit, faire de l'essai-erreur, etc., c'est l'objectif. Donc l'objectif de ce programme, ça va être de prendre justement ce temps-là pour faire le point. Que moi, je sois là, donc je vais vous aider à aller plus loin, voir un peu vos blocages à ce moment-là. Ok, est-ce que vraiment on regarde la chose en face ? Qu'est-ce qu'on peut faire différemment ? Qu'est-ce qu'on a besoin de rééquilibrer en priorité ? Je vais un peu vous challenger bien sûr dessus. On va regarder ensemble aussi ce qui bloque, parce que, encore une fois, c'est pas parce que je me rends compte qu'effectivement, par exemple, je travaille trop, que je vais réussir à travailler moins. Clairement, c'est d'expérience. Moi, la première, j'ai dû me faire accompagner aussi par rapport à ces thématiques-là. Et du coup... Une fois que j'ai compris ce qui bloque, j'essaye de les débloquer, et on avance, on fait du test and learn, on apprend à travailler sur soi. Donc tout ça, ça va se faire sur 4 semaines, incha'Allah, à partir du 15 septembre. Et pour celles qui m'écouteraient alors que le programme est passé, incha'Allah, mon objectif c'est de refaire ce programme plusieurs fois par an, ou au moins une fois par an, je ne sais pas trop encore. Mais en tout cas, incha'Allah, si Dieu me le permet, je le referai, parce que je pense que c'est un indispensable de notre époque, malheureusement. Franchement, j'aimerais bien que ce ne soit pas le cas, mais malheureusement c'est le cas. N'hésitez pas à aller regarder le descriptif du programme plus en détail, comme ça l'épisode ne va pas durer plus longtemps que ce qu'il ne doit. Je vous mets le lien dans les notes de cet épisode, sinon vous allez directement sur mon site et vous allez voir qu'il y a le programme Équilibre de vie qui démarre très vite, in charla. On sera en petit groupe pour que chacune puisse se sentir à l'aise. Mon objectif, c'est jamais, en tout cas dans ce programme-là, de faire une conférence en fait là. C'est vraiment qu'on soit en petit groupe pour que vous puissiez chacune travailler dessus, avoir un retour de ma part. Bref, tout est très bien expliqué. sur la page Inch'Allah, donc n'hésitez pas. Et dans tous les cas, que vous participiez ou pas à cette session du programme, prenez un temps, vraiment prenez le temps de commencer à décortiquer. Et je dis d'ailleurs que vous participez ou pas, parce que si vous participez, on va déjà avoir un peu plus de clarté dans le programme. Si vous ne participez pas, faites-le quand même, vraiment faites-le quand même. Voilà un petit peu pour cet épisode, j'espère que ça vous aura apporté. Moi, c'était un vrai plaisir de le faire. Merci de vraiment revenir sur tout ça. Il y a tellement, tellement de choses à dire. Je pense que je devrais faire d'autres épisodes sur le sujet. Si vous avez des questions, des interrogations, des remarques, n'hésitez pas à me le faire. Je crois que je le disais, j'ai dit un peu sur les réseaux sociaux, mais parfois j'ai des commentaires sur YouTube. Et franchement, merci parce que c'est un bon moyen, soit comme ça, soit par la newsletter. Il y a des personnes, des sœurs qui me répondent via la newsletter. Et franchement, n'hésitez pas à me faire des retours parce que, qu'ils soient positifs ou négatifs, c'est toujours hyper intéressant pour moi, hyper constructif. quand il y a des choses... que vous attendez un épisode que vous n'avez pas eu, ça me permet de faire un autre épisode pour vous répondre. Donc vraiment, tant que c'est fait avec bienveillance à l'ahma, il n'y a aucun souci, bien au contraire. Soyons un bien les unes pour les autres. Donc voilà. Je m'arrête là parce que là, je parle trop et je suis partie en roue libre. Mais bon, je pense que vous commencez à avoir l'habitude, si vous avez l'habitude de m'écouser. Et puis du coup, je vous dis à très vite pour celle que je verrai dans le programme Équilibre de Vie. Et à bientôt pour les autres qui m'écouteront dans un prochain épisode. Salaam alaikum wa rahmatullahi wa barakatuh. Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si c'est le cas, j'imagine qu'il l'a apporté. Et dans ce cas, n'hésite surtout pas à le partager autour de toi. C'est un vrai cercle vertueux de Hessenet. Et bien entendu, si ce n'est pas déjà fait, n'hésite pas à laisser un avis accompagné de 5 étoiles sur la plateforme de ton choix. Car l'art te préserve, ma sœur, et te facilite tout ce qui est un bien pour toi.