- Speaker #0
Vous cherchez des conseils marketing concrets, pragmatiques et actionnables pour développer votre entreprise dans la durée ? Bienvenue sur My Marketing Podcast. C'est Laurie et Sandy Giacobi. On est spécialistes en marketing et entrepreneurs depuis 2010. Ici, vous trouverez les méthodes, les outils et les retours d'expérience de nos invités ainsi que les nôtres. Tout pour vous inspirer et passer à l'action. Le marketing passe toujours après le reste. Pourtant, ce n'est pas un bonus, c'est ce qui crée la confiance, génère des opportunités et facilite les ventes. Alors pourquoi est-ce qu'on procrastine son marketing et comment s'en sortir ? Quelles sont les trois actions les plus rentables quand on a peu de temps ? Et comment construire une stratégie efficace sans s'éparpiller ? J'en ai parlé au micro de Claire Vitou sur son podcast Bye Bye Procrastination en partageant des conseils concrets pour avancer même quand on manque de temps. Bonne écoute !
- Speaker #1
Est-ce que tu t'es déjà dit « il faut absolument que je poste sur Instagram, je devrais refaire mon site, franchement je pense qu'il faudrait que je lance une newsletter » ? Et puis t'as juste soufflé fort, t'as fermé ton ordi et fait complètement autre chose. Bref, tu as encore procrastiné sur ton marketing et ta visibilité. Quand on démarre en tant qu'indépendant et qu'on n'a pas fait d'école de commerce, marketing ça sonne un peu comme un gros mot. Plus tard, même quand on a compris potentiellement que le marketing c'était une brique indispensable pour trouver des clients, bah on n'est toujours pas sorti de l'ornière. Communiquer, se rendre visible, se vendre. Ça peut vite devenir une source de stress, de perfectionnisme et de culpabilité. Aujourd'hui, je reçois Laurie Giacobi, fondatrice de My Marketing Experience et experte du marketing simple, concret et efficace. Avec Laurie, on va parler de marketing sans prise de tête. Comment être visible sans y passer tes journées, comment oser publier sans chercher la perfection, et surtout, comment construire une stratégie légère qui te ressemble. Allez, on respire, on oublie deux secondes son calendrier éditorial, et on va remettre un peu de sérénité dans tout ça. Bonne écoute ! Hello Laurie, bienvenue sur Bye Bye Procrastination, je suis hyper heureuse de t'accueillir sur le podcast.
- Speaker #0
Eh bien écoute, ravie d'être là Claire, merci beaucoup pour l'invitation.
- Speaker #1
Avec plaisir. Est-ce que, avant de commencer, tu veux bien te présenter ?
- Speaker #0
Écoute, avec plaisir. Donc je suis Laurie Giacobi, j'ai cofondé My Marketing Experience, qui est une agence de conseil de service marketing B2B, il y a 15 ans avec ma sœur. Et d'ailleurs en fait nos 15 ans, là, cette année.
- Speaker #1
Joyeux anniversaire.
- Speaker #0
Merci. Et je suis également la... co-hôte de My Marketing Podcast qui est un podcast spécialisé en marketing sur lequel d'ailleurs j'ai même eu le plaisir de te recevoir.
- Speaker #1
Tout à fait. J'ai super hâte en vrai de notre échange puisque le marketing c'est quelque chose dont je parle pas forcément énormément sur le podcast parce que du coup je me concentre plus sur des sujets organisation, procrastination mais en vrai ça fait partie des tâches qui rentrent dans notre to-do list des priorités qu'on a en tant qu'entrepreneur et moi l'impression que j'ai c'est que quand même souvent on a l'impression que pour être visible en tant qu'entrepreneur il faut publier tout le temps, être partout, tout faire parfaitement et ça devient assez vite soit moralement déprimant parce qu'on a l'impression de devoir faire que ça, soit épuisant parce que on fait factuellement beaucoup de ça. Et moi je suis sûre qu'on peut faire autrement que justement en en faisant toujours plus et c'est ce qu'on va voir ensemble donc j'ai vraiment très hâte de ce qu'on va explorer toutes les deux aujourd'hui. Justement, c'est ce que je disais enfin je sais pas si tu partages d'ailleurs cette vision mais la plupart des entrepreneurs voir, je pense, le marketing comme un truc un peu compliqué, un peu obscur et pas toujours hyper simple ou hyper fun. C'est quoi, toi, ta vision, justement, du marketing ?
- Speaker #0
Alors moi, j'ai une vision hyper pragmatique du marketing. Et du coup, j'aimerais un peu tordre l'idée d'une croyance qui est hyper commune. C'est que marketing égale visibilité. C'est-à-dire qu'il faut juste développer la visibilité. En réalité, le marketing, je vais te donner ma définition et celle que je pratique, c'est pas un truc... compliqué, il y a des techniques bien entendu mais c'est ce qui va être toutes les techniques les méthodes et les actions pour venir, je vais synthétiser pour venir faciliter la vente donc quand je dis faciliter la vente ça veut dire créer de la préférence, créer de la confiance pour pouvoir être choisi plus facilement, donc pour moi c'est vraiment un support à la vente et je dirais même que justement son objectif c'est de venir Merci. C'est de rendre la vente plus simple. Je vais être vraiment très claire avec ça. Pour moi, ce n'est pas juste plus de visibilité, c'est juste des ventes plus simples.
- Speaker #1
Je suis super contente que tu abordes ça avec cet angle-là parce que c'est un truc que j'aborde de temps en temps dans mes coachings avec les freelancers et les indépendants que j'accompagne. Souvent, on fait un raccourci entre visibilité et client. C'est-à-dire, plus je vais avoir de visibilité et plus je vais avoir de clients. Et je suis complètement d'accord avec toi sur le fait que c'est une idée reçue. Et je vais te partager une expérience que j'ai eue personnellement. Quand j'ai démarré en tant qu'entrepreneur, j'avais déjà... un gros nombre d'abonnés sur Instagram. J'avais peut-être 15 000 ou 20 000 abonnés, ce qui peut être beaucoup, tu vois, pour plein de gens qui démarrent. Je ne démarrais pas de zéro.
- Speaker #0
C'est déjà bien quand même.
- Speaker #1
Et pour autant, je galérais à trouver des clients parce que justement, j'avais de la visibilité, mais je n'avais pas de système marketing qui me permettait de délivrer un message qui créait, comme tu disais, de la préférence, de l'envie, qui faisait comprendre aux gens quels types de problèmes est-ce que je pouvais les aider à résoudre. Et du coup, en fait, j'étais dans une situation où en façade, en vitrine, j'avais potentiellement plein de clients, mais en fait, en arrière-boutique, j'avais faim, tu vois, parce que juste, je n'avais pas ce système marketing qui allait avec.
- Speaker #0
Mais c'est un cas, honnêtement, c'est hyper fréquent. C'est-à-dire que des fois, et puis moi, des fois, j'ai un gros nombre d'abronnés. Mais en vrai, je ne sais pas ce qu'il ou elle vend. Je ne sais pas de quoi il vit, en fait, ou de quoi elle vit. Donc, je pense que c'est fréquent. Et pendant très longtemps, on disait, le marketing, c'est que de la pub, c'est fait pour vendre à tout prix. En fait, non, c'est ni fait pour être juste de la pub et visible, ni pour vendre à tout prix. C'est juste comprendre bien à qui on veut s'adresser, ce qu'on vend, et comment on arrive à faire de l'argent, tout simplement. Je sais que ça peut paraître très futile, mais l'objectif d'une entreprise, c'est de faire de l'argent, quand même.
- Speaker #1
Exactement, puis de toute façon sans argent on va pas se mentir l'entreprise n'est pas une entreprise c'est un hobby, qu'on soit clair là-dessus Oui,
- Speaker #0
ou une association, voilà mais on fait pas ça pour la gloire
- Speaker #1
De ton expérience, qu'est-ce qui pousse les entrepreneurs à repousser leur repousser soit leurs actions, soit leurs réflexions même sur le marketing, puisque des fois c'est même pas juste les actions, c'est qu'on a même pas envie d'ouvrir la porte, tu vois.
- Speaker #0
En fait je pense qu'on procrastine sur son marketing comme on procrastine dans plein d'autres choses dans la vie Parce qu'on ne sait pas par quel bout le prendre. On ne sait pas par où commencer. C'est flou, ça nous semble une montagne infranchissable. On n'a peut-être pas forcément les connaissances non plus. Et du coup, quand on ne sait pas par quel bout prendre un truc, moi, j'appelle ça le syndrome Scarlettoira. C'est bon, j'y réfléchirai demain. C'est sa phrase d'entendre en porte-le-vent. Et je pense qu'en fait, il est là le vrai sujet. Très souvent, il y a « je ne sais pas par quel bout prendre le truc, donc je le ferai plus tard » . Après, il y a un truc que j'observais très fréquemment également, c'est que hum hum Ça ne pique pas assez. Tu vois, en fait, le bouche-à-oreille, il fonctionne bien. Alors, le bouche-à-oreille, on pourrait dire que c'est un levier marketing. Pour moi, le bouche-à-oreille, si tu ne maîtrises pas le message et qu'on te recommande juste comme ça, en disant, en France, c'est pas vraiment du marketing, tu le subis un peu. Donc, pour moi, ça rentre très moyennement, on va dire, c'est un levier dangereux. Mais beaucoup de gens se disent, oui, ça rentre, le business rentre, donc par bouche-à-oreille et tout. Donc, c'est du tout venant, mais il y a quand même du business. Et pour moi, ça veut dire que ça ne pique pas assez. Tu vois, on structurera plus tard. Sauf qu'un jour, La source, elle se tarie et les demandes, elles rentrent un peu moins. Le réseau, tu vois, ce n'est pas une source inépuisable. Et là, on se dit, mince, qu'est-ce qu'on fait ? Et ça arrive parfois au bout de quelques années. Et dans ce cas-là, on se rend compte qu'il faut arriver à avoir une vraie approche marketing pour générer de la demande et aller chercher des clients. Et après, il y a ce truc de se dire que c'est hyper chronophage. Et en fait, je trouve que ça va avec le fait que ce n'est pas une priorité. C'est que comme le Bouchardier fonctionne et qu'on a plein de demandes, Du coup... coup, dans ce gros tas de demandes, tu sais, quand tu lances ton filet de pêche et que il y a du poisson qui revient, bon, il y en a quand même plein qui n'est pas du bon poisson, donc tu vas t'épuiser et perdre du temps sur certains trucs. Et tu vas juste dire, je n'ai pas le temps de m'occuper de cette tâche. C'est juste qu'en fait, comme tu en fais plein d'autres qui sont inutiles, tu n'arrives pas à dégager du temps pour ce qui est vraiment utile. Est-ce que je pourrais te donner un exemple là-dessus qui pourrait te parler ? Déjà, le tri des demandes. Mais je pense que dans notre quotidien, c'est comme quand on veut faire de la place dans notre agenda et qu'on accepte plein de rendez-vous dont on n'a pas forcément besoin. et que du coup, on n'arrive pas à faire de la place pour nos rendez-vous essentiels. Peut-être par exemple comme nos rendez-vous médicaux sur lesquels parfois, on n'a pas très envie de se mettre face à un problème. En fait, pour moi, ça, c'est un problème qui est hyper fréquent. Et en dernier, ce qu'on peut observer aussi, ce que j'ai vu chez plusieurs clients, c'est effectivement le perfectionnisme. Toi, tu en parlais un petit peu tout à l'heure. Si tout n'est pas parfait, on n'y va pas. Après, moi, je ne suis pas perfectionniste, donc c'est un truc que j'ai du mal à comprendre. Mais c'est aussi quelque chose que je peux observer. Mais disons vraiment les trois... Les trois d'avance, c'est vraiment ce que je vois le plus. Et notamment le fait que si tu n'en fais pas une priorité, c'est que du coup, tu n'y accorderas jamais du temps.
- Speaker #1
OK, donc premier point. On ne sait pas par quel bout prendre les choses. On manque peut-être de compétences ou de connaissances sur le sujet. Deuxième point, ce n'est pas un problème assez douloureux. Et du coup, comme ce n'est pas suffisamment douloureux, suffisamment pressant comme problème, on repousse le truc.
- Speaker #0
Oui, ce n'est pas une priorité du coup.
- Speaker #1
Et le troisième point, c'est qu'on peut se laisser piéger par notre perfectionnisme. Hyper clair sur ça.
- Speaker #0
on peut être touchés par les trois.
- Speaker #1
Oui, carrément, ce n'est pas du tout exclusif les uns des autres. On peut faire un bingo de la procrastination du marketing et avoir les trois en même temps. Est-ce que tu aurais justement une clé à nous partager, là déjà pour démarrer, pour sortir de cette vision du marketing comme un truc où on sait qu'en vrai, on devrait le faire, mais on préférerait ne pas y toucher du tout ?
- Speaker #0
Tu vois, je dirais que c'est pareil. Pour moi, c'est comme tout. Il y a des choses sur lesquelles je procrastine beaucoup dans la vie et pas forcément sur mon marketing. Mais j'ai quand même pris conscience que si on met du concret derrière les choses, et notamment, je dirais, un objectif ou une action à plutôt court terme, pas quelque chose de trop loin, on a plus de facilité à passer dans l'action. Moi, un client, avant de lui dire qu'il faut refaire un site Internet, on pense toujours que ça va prendre deux mois. La réalité, c'est que si on veut un vrai bon site Internet, ça prend beaucoup plus de temps que ça. Je vais d'abord l'orienter vers une action qui va avoir des... des résultats potentiels rapidement pour justement avoir un quick win. Et je trouve que quand tu as un quick win, tu rentres plus facilement dans une dynamique. Tu sais, c'est comme quand tu joues au casino, tu dis, j'ai une pièce, ah, j'ai de l'argent qui tombe, ah ben attends, je vais en remettre une. T'es plus enclin, enclin à recommencer et à structurer le truc. Donc, en tout cas, c'est ma vision. Je pense qu'y aller, faire des baby steps, tu vois, y aller progressivement, comme quand tu dois ranger chez toi que ton appartement, il est en bazar complet. En vrai, tu vas d'abord t'attaquer à une pièce, potentiellement même la plus petite. pour l'avoir bien rangé et encore fait le job. Moi, tu vois, ce week-end, j'ai rangé un placard. Alors que ça fait des mois que je procrastine le truc. Et en fait, je me suis dit, c'est bien, je l'ai fait en trois heures. Du coup, maintenant, je peux m'attaquer à autre chose parce que j'ai vu mon résultat rapidement et j'étais satisfaite. Donc, je pense qu'on est tous un peu pareil, que quel que soit le truc qu'on procrastine, plus on va avoir rapidement un petit, même un petit résultat, plus ça va débloquer le truc et on va arrêter de procrastiner sur le reste.
- Speaker #1
C'est clair que si on voit les résultats tout de suite, c'est beaucoup plus facile de... se motiver et d'avoir la carotte qui nous aide à avancer sur la suite. Je pense que comme toi et comme moi, les gens qui écoutent le podcast, c'est des entrepreneurs qui ont des journées qui sont bien remplies ou en tout cas qui ont pas mal de choses à gérer au global, que ce soit dans leur vie pro ou dans leur vie perso. Donc, on n'a pas le temps vraiment de trier les lentilles et de faire des trucs inutiles. D'ailleurs, tu l'as dit, ça fait partie un peu des problèmes qui font qu'on peut procrastiner sur le marketing, c'est qu'on fait des choses qui sont superflues au lieu de se concentrer sur des actions qui vont Merci. Donc construire notre système marketing sur le long terme. Et du coup, ça veut dire aussi ça, quand on est occupé et qu'on n'a pas envie de passer ses journées à faire du marketing parce qu'on a envie de faire autre chose dans notre business, c'est qu'on a envie d'avoir un marketing efficace qui nous permette évidemment d'attirer les bons clients. Donc pas tous les poissons de l'océan, mais les poissons qu'on a envie de pêcher sans y passer trois jours dans la semaine pour le coup. C'est quoi selon toi les trois questions clés, pour les gens justement qui ne savent pas trop par quel bout prendre le truc ? Ce serait quoi trois questions clés, ou trois ou quatre ou cinq, en vrai je ne suis pas fermée sur le truc, mais qu'on pourrait se poser pour commencer à ébaucher une stratégie marketing, ou en tout cas passer de « j'ai aucune idée de ce qu'il faudrait que je fasse » à « ok, je sens que là je pourrais creuser dans ce sens-là » .
- Speaker #0
J'ai parlé du quick win, le quick win est très bien pour démarrer. Après, le risque à renouveler cette expérience du quick win un peu à tout va, c'est qu'on va s'éparpiller et on ne va pas faire un truc structuré. Je pense que pour se mettre dedans, c'est bien de faire une action, mais après, il y a un truc qui est hyper important, ça va être de structurer notre démarche, de structurer ce qu'on appelle structurer son marketing. Moi, c'est comme ça que mes clients parlent, en tout cas. Ce n'est pas forcément mon expression, d'ailleurs, mais d'établir une vraie stratégie. Et pour établir une vraie stratégie, et ensuite choisir les actions qui vont être le plus impactantes, moi, j'aime bien poser des questions qui sont très basiques. Sur qui on va se concentrer ? Ce qui évite le problème du filet de pêche. Pourquoi je dis ça ? Parce que pour moi, un bon marketing, c'est comme un videur en boîte de nuit. quand tu sais à qui tu t'adresses tu vas mettre en place des actions pour que ça filtre un peu à l'entrée c'est pas que tout le monde est inintéressant mais en fait en vrai t'as envie de te concentrer sur un certain type de client donc sur qui on se concentre, qu'est-ce que je vends c'est hyper clair parce qu'il y a plein de gens qui savent pas ce qu'ils vendent c'est un vrai sujet donc quelle est l'offre prioritaire que je vais mettre en avant pour générer du business, du cash pour lequel je vais être payée Une question à laquelle on ne pense pas assez souvent, c'est pourquoi on devrait me choisir ? C'est quoi ma promesse ? C'est quoi la transformation concrète en termes de bénéfice ? Je ne te parle pas de fonctionnalité et comment tu fais le truc, ça c'est plus l'offre. Donc quelle est ma proposition de valeur ? Ce qui va permettre après de décliner des messages et de convaincre. En quoi je suis la meilleure option ? Pourquoi ? Qu'est-ce qui fait ma différence ? Qu'est-ce qui me distingue du lot ? Et ce qui permet aussi de se poser la dernière question, c'est pourquoi moi plutôt qu'un autre ? et qui est axée aussi sur la différenciation, c'est quelle image je vais ancrer, quelle est la personnalité, la préférence. Donc après, il y a plus une question de branding, de positionnement et ensuite d'écriture en branding. Je vais éviter trop de jargon. Mais en tout cas, ces questions permettent déjà de savoir, de filtrer en fait, de filtrer et de savoir ce qu'on va vendre. Et pour moi, c'est ça les bases d'une bonne stratégie. Après, évidemment, c'est comment je le décline. Parce qu'à partir du moment où on sait pourquoi on doit nous choisir et pourquoi on doit nous choisir plutôt qu'un autre et en quoi on est différent et quelle est notre personnalité. On va pouvoir ensuite prendre la parole, décliner des messages sur un site internet, sur des propositions commerciales ou simplement à l'oral quand on se présente. Et déjà, quand tu tiens ces cinq éléments, moi, je pense que tu peux, au tout début en tout cas, ne même pas avoir un support. mais arriver à convaincre et à trouver des clients.
- Speaker #1
Si on peut donner un exemple, je vais donner mon exemple, par exemple, pour décliner justement ce que tu disais sur le type de client, l'offre, le message, etc. Si on reprend un petit peu les différents piliers, puis tu pourras compléter si besoin, puisque j'en aurais peut-être oublié, mais moi, si je prends mon exemple, donc du coup, les personnes que je vise, les poissons que je veux pêcher, entre guillemets, c'est les indépendants et les freelances qui sont en manque de temps, donc qui sont dans des problématiques de gestion du temps. L'offre que je vais vouloir leur... proposer, ça va être un accompagnement soit en groupe, soit en individuel en fonction de leurs besoins et puis aussi de mon actualité, on va dire. La promesse que je vais leur faire, c'est de leur dire tu manques de temps, je vais t'aider à retrouver ce temps-là et de la sérénité en travaillant sur ta rentabilité, ton organisation, la structuration de ton business, on va dire. Et puis après, du coup, en fait, tout ça, ça va se décliner dans mon branding et sur pourquoi est-ce qu'on me choisirait moi plutôt que quelqu'un d'autre. Souvent, ce qu'on me dit en appel découverte, c'est... mon approche bienveillante de la productivité, le côté on n'est pas en mode machine mais on s'écoute et on fait les choses de manière humaine. Et puis aussi le fait que je suis dans les oreilles de mes futurs clients avec le podcast, ce qui démontre dans une certaine mesure ma compétence et mon expertise sur mon sujet. Et tout ça en fait, du coup c'est des piliers qui permettent de délivrer un message clair et qui font qu'au début du coup, et si je reparle de mon expérience, mon podcast s'adressait à tout le monde et donc du coup je pêchais très large, j'avais des défilés très larges. Aujourd'hui, j'accompagne vraiment que les indépendants, les freelancers, les chefs d'entreprise. Et du coup, mon marketing s'est aligné avec ce resserrement, on va dire, de ma cible, ce qui me permet d'avoir une stratégie beaucoup plus efficiente au global.
- Speaker #0
Oui, et on s'épuise moins parce qu'en fait, quand on fait ce travail, ça n'empêche pas de prospecter. Mais en revanche, ça nous permet d'être clairement identifiés. Alors, bien entendu, ce qui veut dire qu'on est un peu visible, parce que si on ne fait que ranger ça dans son tiroir, en le gardant pour soi, ça va être difficile. on n'est pas obligé d'être partout, mais si on se rend visible et qu'on le fait passer ce message-là aux bonnes personnes, ça permet de ne pas y passer des heures non plus chaque semaine. C'est plus la régularité qui va compter. Et je voudrais juste ajouter une chose, ces questions-là, on ne se les pose pas que soi-même, c'est bien de les poser à notre cible, soit à nos clients, ceux avec qui, tu vois, j'aimerais avoir sonné tous les jours à la porte, soit à des prospects qui sont dans notre cible, mais ça permet d'être plus efficient et ça permet d'avoir, à mon sens aussi, plus de plaisir. dans notre métier. Je sais que nous, par exemple, ces questions, on se les a posées régulièrement, pas plus tard qu'en 2025 d'ailleurs, parce que c'est quelque chose qu'on fait tous les ans, mais je pense que ça s'est bien évolué. Mais ça nous a permis de faire des choix. Il y a cinq ans, on a décidé d'arrêter de s'adresser aux entreprises en B2C. On a fait le choix à qui je vais m'adresser et ces poissons-là, on ne les accepte plus. En revanche, ça nous permet aujourd'hui d'avoir beaucoup d'autorité sur le marché B2B. et ce que nos clients apprécient. Vous connaissez les problématiques des entreprises en B2B. Donc, je pense que c'est vraiment des questions clés qu'il faut se poser et qui pourront ensuite permettre beaucoup plus de clarté dans la mise en place des actions, dans le choix et la mise en place des actions.
- Speaker #1
Du coup, si je comprends bien, il y a aussi une question, en effet, de visibilité, mais ce qui est surtout hyper important, c'est d'avoir une espèce de cohérence, de congruence entre ce que je vais dire, ce que je vais présenter. Et puis, des fois, on n'est même pas forcément visible, mais simplement, si je prospecte quelqu'un et qu'il va sur mon site Internet, il faut qu'en quelques secondes, la personne comprenne à qui est-ce que je m'adresse, sur quels problèmes est-ce que je vais pouvoir l'aider, quelles transformations est-ce que cette personne va pouvoir avoir ou peut espérer obtenir avec mes services et sous quelle forme est-ce que ces services peuvent se présenter ?
- Speaker #0
Exactement. Moi, j'appelle ça l'alignement. Effectivement, l'alignement permet de la confiance. Si tu as un discours et que derrière, là où on te trouve, on ne retrouve pas la même chose, il va y avoir une dissonance et ça, le cerveau, en général, il ne l'aime pas trop. On va devenir méfiant et je pense que ça nous est tous arrivé de discuter avec quelqu'un et d'aller sur son site internet ou son profil LinkedIn et dire, mais punaise, mais je n'avais pas du tout identifié qui faisait ça, en fait, je n'avais pas compris ça. Et ça, en fait, ça crée de la méfiance. A contrario, plus on va être aligné, plus le message, même si on n'est pas partout, du moins que c'est régulier et que le discours est le même tout le temps, ça va créer de la confiance et de l'identification, si on va vraiment se repérer. Pour moi, ce n'est pas tant le nombre d'actions qu'on va mener que la régularité et l'alignement, la congruence, comme tu disais.
- Speaker #1
Ok, donc, première... grosse étape où on se pose les questions clés un petit peu là que tu nous as données pour avoir un socle, des fondations qui soient solides. C'est pas forcément facile et tu l'as dit aussi, c'est normal que les choses elles évoluent et qu'elles s'ajustent avec le temps. Des fois vous allez remplacer un mot par un autre parce que c'est plus ça fait plus sens, que ça parle plus à votre cible ou peu importe, mais c'est normal que les choses elles se tissent aussi un petit peu au fur et à mesure.
- Speaker #0
Il faut tester de toute façon et je ne recommande pas non plus de demander alors très utilisation des intelligences artificielles. Mais je trouve ça très risqué de poser la question à un chat GPT, par exemple. Je le dis pourquoi ? Parce que la semaine dernière, j'ai eu quelqu'un qui m'a dit « moi, je fais ça avec ChatGPT » . Je lui ai dit « bon, c'est bien si tu veux » . Mais en réalité, nos clients sont quand même bien plus à même de nous répondre que ChatGPT sur ces questions-là.
- Speaker #1
Et surtout, il faut bien se rendre compte, et ça c'est un truc dont on n'a pas forcément trop conscience quand on utilise une intelligence artificielle, mais l'intelligence artificielle n'a rien d'intelligent, ça reste un algorithme. Donc ça, c'est le premier truc. Elle n'est pas humaine, donc elle n'a pas l'empathie que les humains vont avoir. Et aussi, le troisième point qui est hyper important de rappeler, c'est que l'intelligence artificielle, elle se base sur tous les contenus dont on l'a nourri au fur et à mesure. Donc, quand on cherche justement à sortir du lot, à tirer son épingle du jeu sur un certain marché, en fait, je n'ai pas forcément envie d'avoir exactement la même promesse ou la même offre ou le même message que, je ne sais pas, imaginons, je suis graphiste, que les 15 000 autres graphistes freelance de France, parce qu'en fait, je vais juste être noyée. dans la multitude et je vais juste répéter un truc qui en fait devient presque... Enfin on en a marre de l'entendre tellement on l'a vu partout.
- Speaker #0
Oui et qui potentiellement sonnera creux dans ta bouche parce qu'en vrai ça te ressemble pas.
- Speaker #1
Complètement. Trop bien pour ce petit aparté intelligence artificielle sur lequel je pense qu'on est alignés. Il y a des usages sur lesquels c'est très bon et puis d'autres sur lesquels c'est quand même bien de faire un peu du cerveau et peut-être de lui demander juste de nous relire ou de nous aider à améliorer par exemple.
- Speaker #0
Je crache pas dessus. Ce sont des outils très utiles, mais je pense que ce n'est pas pour n'importe quel usage.
- Speaker #1
Ok, donc on pose ces bases-là. Et puis après, du coup, on va avoir envie de rendre notre message justement visible et de pouvoir dire au monde à quel point on est des freelances ou des solopreneurs vraiment stylés. Et pourquoi est-ce que les personnes avec qui on a envie de bosser devraient nous faire confiance ? De ton expérience, je sais que c'est des questions de piège et que probablement tu m'as détestée au moment où tu l'as reçue. C'est quoi les actions les plus rentables pour une petite structure ? Si je devais un peu choisir mes batailles en termes de marketing ou de visibilité, ce seraient quoi les trucs sur lesquels tu me suggérerais d'aller ? Et d'autres stratégies où à l'inverse, tu me dis, en fait, ça, c'est vraiment plutôt fait pour les grosses boîtes. Et en tant qu'entrepreneur en solo, ce n'est pas forcément le truc le plus rentable.
- Speaker #0
Alors moi, je suis une grosse fainéante, il faut quand même le savoir. Et je pense que justement, ça nous permet d'être efficaces. Du coup, ce que je recommande fréquemment... et ce que je fais moi-même d'ailleurs, j'applique mes propres conseils. Bien sûr, moi j'ai un système qui est un peu plus complexe, j'ai un podcast, tout ça, donc je ne peux pas dire que je le recommanderais forcément à tout le monde. Mais vraiment, les actions les plus rentables à mon sens, la première c'est l'étape, moi c'est une des premières, c'est ce dont on a parlé avant, c'est vraiment faire ce travail de clarification de la stratégie pour justement ne pas s'éparpiller et que les actions suivantes soient pertinentes. Donc vraiment, quand je parle de passer à l'action, il y en a une qui est toute simple et à laquelle on ne pense pas du tout, qui est Autant de la vente que pour moi du marketing, c'est entretenir, réactiver son réseau. C'est aller taper à la porte de ses anciens clients et des prospects qu'on n'a pas signés. Alors quand on a fait notre petit travail stratégique, je dirais que c'est toujours la bonne occasion d'aller reprendre contact avec eux pour savoir comment ça va, quelles sont les évolutions. Et dire, moi aussi j'ai fait un travail et j'aimerais bien pouvoir vous en parler. Donc déjà réactiver, identifier s'il y a des besoins. C'est un réseau qui est déjà chaud en fait. C'est des gens qui nous connaissent déjà. Donc on va dire tout ce truc de faire. confiance, il est déjà acquis. Soit on a déjà bossé ensemble, soit ils nous ont déjà fait une demande. Donc il y a déjà eu un premier pas. Et ça, c'est la simplicité. C'est quelque chose qu'on peut faire rapidement, qu'on peut mettre en place rapidement. La deuxième action que je recommanderais, c'est de se rendre visible. Évidemment, j'ai dit marketing, c'est différentes visibilités, mais la visibilité, c'est important en marketing ne serait-ce que pour être découvert et puis après que notre message passe et il soit retenu et il soit préféré. Si on n'est pas visible, c'est quand même très très compliqué. Après, ça ne veut pas dire qu'on doit être visible partout. Et ça ne veut pas dire qu'il faut poster tous les jours non plus quand on choisit un réseau. Donc moi, je recommande souvent de commencer par un canal principal et de l'optimiser. C'est-à-dire que si je vais sur LinkedIn, parce que je suis plutôt en B2B, alors maintenant, on sait qu'on peut être un peu en B2C, donc je ne vais pas faire de grande généralité. Si je choisis Instagram ou si mon canal, c'est le podcast, par exemple, quoi qu'il y ait une dimension de distribution, donc on va rester sur le YouTube, eh bien, en ce cas-là, je vais m'y tenir. Mais je vais être régulier. Si je prends des réseaux comme LinkedIn, qui est celui que je connais le mieux, Tu peux, au début même, ne pas publier. Alors, je dis au début, parce que c'est vrai qu'après, c'est bien de se dire qu'on publie au moins une fois par semaine. Mais tu peux aussi commenter. En fait, l'idée, c'est d'aller prendre la parole et qu'on nous voit, qu'on puisse faire passer notre message et nos idées. Si publier, c'est compliqué au départ, commente. Honnêtement, en plus, quand on voit parfois la portée des commentaires, quand ils sont un peu... Moi, je vais m'envoyer des fleurs, on dirait la fille prétentieuse. Mais il y a certains commentaires, j'ai honte de le dire, qui font beaucoup plus... d'impression, qui sont beaucoup plus visibles et qui me génèrent plus de demandes de connexion que mes propres publications. Et pourtant, ça me prend beaucoup moins de temps. Donc, il ne faut pas sous-estimer cette stratégie de visibilité, mais il faut aller se positionner sous les bonnes personnes. Auprès de qui je veux être vue ? Eh bien, mes pairs, surtout les clients que je vise. Et puis, je m'y astre, je dis, OK, j'en fais peut-être 5 à 10 par jour. Et si c'est 5 au départ, ce n'est pas grave. Par contre, il faut être régulier. L'idée, c'est évidemment de générer des conversations et qu'on arrive à être identifié dans le long terme. C'est une stratégie qui est quand même... C'est une action. Il ne faut pas se dire qu'on va avoir des résultats en une semaine. En revanche, c'est un truc qui se construit. Donc, je ne peux pas la passer sous silence. Donc, c'est une action pour moi à mener. Et la troisième, pareil, je trouve qu'on n'y pense pas du tout assez, c'est de créer, de construire une expérience qui fait revenir, en fait. Parce qu'on est tout le temps en quête de nouveaux clients. Je reviens à ma boucle de « je suis un peu paresseuse » . C'est que pour moi, quand tu as déjà fait le taf d'avoir un client, essaye de voir comment tu peux le garder et le augmenter. Déjà, augmenter sa valeur vie, c'est-à-dire sa lifetime value, ce qui va te rapporter dans la durée. Déjà, les bons clients, c'est hyper satisfaisant de continuer de travailler avec eux. Après, c'est moins fatigant de re-signer un client que d'aller en choper un nouveau. Seulement les bons clients, les clients pour les faire revenir. il faut plusieurs choses il faut avoir l'offre adaptée déjà donc je lui vends une fois qu'est-ce que je ne lui revends pas la suite ça peut être parfois potentiellement la même chose mais comment je lui revends donc ça c'est vraiment de l'expérience et quelle expérience je crée pour le faire revenir donc en termes de satisfaction et en termes de il est bien avec moi donc il reste et ça ça c'est vraiment pour moi à mon sens au-delà de vouloir aller se répandre sur plusieurs canaux d'acquisition déjà créer une expérience qui fait que nos clients
- Speaker #1
il reste plus d'une fois ce que je trouve cool dans ce que tu nous as partagé c'est qu'il y a évidemment le côté visibilité et de se mettre en avant et d'oser sortir sortir et porter son message mais en fait tu nous as aussi donné des actions quick win que tu nous as prescrits plus tôt qui est typiquement moi c'est les premières que je donne Oui, mais je suis d'accord avec toi. Et souvent, quand on démarre, je pense particulièrement aux entrepreneurs qui débutent et qui n'ont pas forcément ces canaux de visibilité. Et tu l'as dit, c'est aussi des choses qui mettent du temps à se construire entre le moment où on va poster son premier post sur LinkedIn ou ailleurs, d'ailleurs, et le moment où ça va nous ramener notre premier client. bon déjà un on ne maîtrise pas ce temps là et en plus ça peut prendre du temps, moi je sais que j'ai mis à peu près un an à voir vraiment de la traction entre guillemets sur le podcast, en tout cas de transformer les personnes qui écoutaient le podcast en client et c'est normal en fait,
- Speaker #0
ça met du temps après je ne suis pas une grande experte du marketing donc voilà mais juste c'est normal que ça met du temps non mais ça met du temps et un podcast oui alors t'as des personnes par exemple comme Caroline Mignot qui elles sont restreintes à poster un épisode par jour par exemple ou qui font tout à fond, j'admire je ne suis pas nécessairement de cette école là mais je pense que je suis pro régularité mais mais... Je pense qu'il y a un moment donné où il faut vendre et que nos journées ne font que 24 heures. Alors pour peu qu'en plus tu aies des choses à côté, je ne sais pas moi, une passion, tu adores le sport ou tu as une famille, on va dire j'adore ma famille, mais tous les parents, je pense, peuvent témoigner que ça prend quand même un peu de temps. Il faut choisir ses combats. Donc moi, je préfère dire OK, je vais mettre un peu plus de temps pour être visible. En revanche, je vais focus sur la vente parce que c'est quand même ça qui va me permettre de manger et de construire aussi et de revendre. plutôt que de me dire que je veux être riche et célèbre très rapidement. Et ceux qui le font, je ne les condamne pas. C'est juste qu'il faut s'y faire. On a trop souvent tendance, et ça c'est aussi un piège, à vouloir faire comme les autres. Sauf qu'en fait, on n'est pas comme les autres. On n'est pas tous pareils plutôt.
- Speaker #1
Oui, on n'est pas tous pareils. Et encore une fois, les chiffres que vous voyez chez les autres et les chiffres d'abonnement, etc. ne disent rien de ce qui se passe en termes de business derrière. Et des fois, on peut avoir un engagement hyper important sur les réseaux sociaux ou ailleurs. Et au final, pas forcément. avoir plus de clients que quelqu'un d'autre.
- Speaker #0
Oui, et puis peut-être qu'il y en a qui ne veulent pas travailler 12 heures par jour, non. C'est OK. Il y en a qui... Enfin, tu vois, moi, je suis quelqu'un... Je ne crache pas sur la croissance, mais je ne suis pas pour la croissance à tout prix. Il y a des choses sur lesquelles je ne ferais pas de sacrifice. Et même si c'est pas très fou de dire ça, je pense qu'en réalité, on est nombreux à le penser. Ou alors, on n'ose pas se l'avouer, tu vois. Se dire, OK, mais si ça me rend... Ça me prend deux ans de plus, c'est pas grave, tu vois. Je mange pas des choses, je suis pas non plus à manger des nouilles tous les jours.
- Speaker #1
Je te rassure, t'es plutôt au bon endroit pour le dire, puisque c'est typiquement ma vision des choses et que c'est OK de prendre son temps.
- Speaker #0
Mais c'est pas très glamour de dire ça, on est souvent sur le succès à tout prix et tout. Tu vois, c'est pareil, la notion de succès, elle est quand même toute relative. On n'a pas tous la même vision du succès. C'est pour ça que je dis, il faut pas forcément vouloir copier les autres. Par contre, dans sa balance marketing, il faut vraiment pas viser que la visibilité, il faut surtout aussi se dire qu'on garde un... qui est indispensable, mais qu'on garde un volet vente, parce que la visibilité sans les ventes, on s'en fout un peu. On continuera de manger des nouilles.
- Speaker #1
On est bien d'accord. Non, mais je pense qu'en plus, tu dis que ce n'est pas sexy, mais moi, je crois que la vision d'une entreprise dans laquelle on ne bosse pas 70 heures par semaine et qui nous permet de vivre confortablement, elle est sexy pour beaucoup de gens.
- Speaker #0
Après, on peut aimer, je pense qu'on peut aussi profondément aimer travailler. Non,
- Speaker #1
mais c'est juste chacun voit midi à sa porte, comme tu l'as dit. Et il y a des gens pour qui leur équilibre, c'est 80% de travail, 20% de vie perso et d'autres pour qui c'est complètement différent et on n'est personne pour juger et on ne juge pas d'ailleurs. mais juste on a le droit aussi de vouloir d'avoir envie d'explorer des modèles différents et c'est parfait comme ça tu disais que tu conseillais justement des actions quick win à tes clients, j'imagine que t'as aussi des clients que tu suis un peu dans la durée et je trouve qu'un des angles morts des entrepreneurs et des freelancers c'est qu'ils ont du mal à mesurer l'impact de leurs actions de marketing, tu vois justement est-ce que ça vaut vraiment le coup de poster une fois par semaine sur LinkedIn vu le temps que ça me prend, vu l'énergie que ça me prend etc parce qu'en fait, on a du mal à mesurer les résultats que ça apporte ou l'impact que ça peut avoir sur notre business. Comment est-ce que toi, tu fais pour évaluer avec tes clients justement la pertinence, l'impact, la rentabilité, on va dire, des actions marketing que vous mettez en place ?
- Speaker #0
Alors, avec des indicateurs, clairement. Donc moi, il y a des indicateurs que je regarde, c'est vraiment les indicateurs de vente, c'est est-ce que mes actions me rapportent des demandes qualifiées qui correspondent à ma cible ? combien de demandes j'ai générées en un mois, en un mois, en deux mois, peu importe. Je n'aime pas dire par semaine, parce qu'il y en a qui vont se dire, « Oh mon Dieu, mais moi, j'en génère pas X par semaine. » Parfois, on ne reçoit pas des demandes toutes les semaines, mais c'est OK. Ça dépend aussi de ce qu'on vend. Il faut quand même être clair là-dessus et de qui on s'adresse. Ça va vraiment être de regarder le nombre de demandes, de regarder aussi le taux de... de demande de devise. C'est-à-dire que pour moi, c'est tu as d'abord ton rendez-vous et après c'est OK, est-ce que je fais une proposition commerciale ou pas ? Et là, en même temps, ça te permet de savoir si ton message, ça te permet en plus de tester ta stratégie, est-ce que ton message passe bien ? Et après, c'est le nombre de propositions envoyées qui vont être signées. Pour moi, c'est vraiment le taux de conversion. Et c'est vrai qu'on regarde très souvent l'acquisition, combien j'arrive à générer, mais beaucoup moins souvent le taux de conversion. combien j'arrive à signer. Et en réalité, du coup, quand on ne signe pas beaucoup, on va se dire qu'il faut encore plus de demandes, encore plus de demandes, encore plus de demandes. Donc, on va encore s'épuiser à mettre en place plein d'actions pour générer plus de demandes entrantes qu'on ne va pas forcément réussir à mieux signer. Alors que si tu monitors les deux et que tu vois que ton taux de conversion n'est pas fou, tu n'arrives pas à signer beaucoup, mais que par contre, tu arrives à avoir des demandes, ça veut dire que ça coince à un endroit. Pourquoi je n'arrive pas à convertir ? Pour moi, mesurer ces indicateurs, ça permet de savoir si 1. l'acquisition fonctionne bien, 2. la conversion fonctionne bien. Alors, tu as vu que je ne t'ai pas forcément parlé de visibilité, parce que la visibilité est relative. Pour moi, la visibilité, si tu regardes les impressions, à moins d'être un influenceur et de vendre des vues, ça n'a pas forcément beaucoup d'intérêt. Les publications, si tu veux être visiteur, on parle des réseaux sociaux qui rapportent le plus, sont rarement de demandes, sont rarement celles qui font le plus de vues. Je ne sais pas si c'est pareil pour toi. Et je mets de côté le podcast qui, pour moi, est quelque chose qui nourrit un écosystème, qui potentiellement, pour toi, va nourrir Instagram, puisque c'est là, après, que les gens vont te retrouver. Et ensuite, moi, j'aime bien mesurer le taux de... Combien de clients restent, combien de clients ressignent. Taux de fidélisation. La fidélisation, moi, c'est vraiment un de mes chevaux de bataille. C'est là-dessus d'ailleurs qu'on a aussi fondé notre modèle, d'abord dans la récurrence, et après dans refaire signer, parce que, comme on en parlait, c'est plus simple et c'est aussi plus satisfaisant. Je pense qu'il ne faut surtout pas enlever la notion de plaisir et de satisfaction dans ce qu'on fait. Donc, combien j'arrive à en re-signer ? Et puis le panier moyen. C'est aussi un truc que je... Parce que le panier moyen, si on voit qu'il diminue, c'est soit qu'on a tendance à baisser nos prix pour avoir le deal, soit qu'on ne nous achète que des petites prestas, et dans ce cas-là, il y a peut-être que... quelque chose à revoir et ça va rogner nos marges. Donc, tu vois, c'est quand même des chiffres qui sont très, très terre à terre, qui sont finalement très axés vente. Mais pourquoi ? Parce que pour moi, le marketing, c'est fait pour servir les ventes.
- Speaker #1
En fait, si je prends une image, on pourrait imaginer notre système marketing comme un tuyau dans lequel on va avoir des demandes d'entente, donc de la pression d'eau et les indicateurs. C'est comme un peu des capteurs qui vont nous dire à quel moment est-ce que la pression, elle diminue et où est-ce qu'on peut avoir un problème, une fuite ou un truc comme ça. Donc, typiquement, est-ce que c'est... une question de qualification. J'ai pêché plein de poissons qui ne correspondent pas du tout à la cible que je vise. Est-ce que c'est une question de conversion ? J'ai un peu du mal à convaincre sur mon offre mes interlocuteurs. En gros, on essaie d'identifier. On met des petits capteurs et on essaie d'identifier où est-ce que potentiellement on perd de la pression.
- Speaker #0
Et après, tu peux te dire si j'arrive à très bien signer mais je n'ai pas assez, je n'ai pas suffisamment de demandes d'entente par rapport à l'objectif de chiffre d'affaires que je vise. C'est peut-être effectivement un problème soit de visibilité. Quand même, souvent, on a un problème de visibilité. Ça peut être aussi, est-ce que notre message est suffisamment clair ? Est-ce qu'on est quand même perçu comme différent ? Est-ce que nous-mêmes, on fait aussi de l'effort d'aller chercher des clients ? Parce qu'il y a aussi ce mythe de se dire, si j'ai un bon marketing, ça veut dire que la demande va rentrer automatiquement toute seule. Je pense qu'à un moment donné, il faut aussi se dire qu'il faut aller chercher et taper un peu à la porte, tu vois. Et plus faire un peu de prospection. Ça ne veut pas dire forcément toujours faire de la prospection à froid. mais au moins aller faire la démarche d'aller chercher, d'aller engager la conversation et pas forcément attendre qu'on vienne nous chercher alors qu'on est dans un coin tranquille.
- Speaker #1
Justement, tu parlais de visibilité. Je trouve qu'il y a un truc qui revient beaucoup quand je discute avec des entrepreneurs, c'est cette question des réseaux sociaux, parce qu'on nous le présente, la grande majorité des gens qui utilisent Internet pour se rendre visible, y compris nous deux, présentent ça comme du coup un truc indispensable en 2025 pour... entreprendre et avoir des clients. Et du coup, il y a beaucoup de personnes, d'indépendants, de freelances, qui s'imaginent qu'en fait, pour être visible, il faut tout faire. Genre, il faut être sur Instagram, sur LinkedIn, avoir une newsletter, avoir un podcast, être sur YouTube. Enfin, tu vois, le gâteau de crêpes, comme on les adore. Et du coup, ça paraît à la fois... Bon, quand on n'a pas démarré, parfois, on reste au stade de justement, je n'y vais pas parce que ça me paraît impossible. Et quand on démarre et qu'on fait tout en même temps, c'est juste épuisant. Par où est-ce qu'on commence justement ? Je pense que tu as un peu commencé à répondre à la question, mais imaginons que demain, je devais recommencer de zéro. Comment est-ce que je fais pour faire en sorte de choisir où est-ce que je me rends visible et d'avoir un système qui soit quand même simple et léger, pour pas que ça me prenne trois jours par semaine ?
- Speaker #0
Je ferais simple. Commence par le canal qui te semble là où sont tes clients, où tu as identifié que sont tes clients, parce que ça, c'est quand même pour moi la condition. et celui qui te semble plus accessible. Si tu n'es pas mûre pour faire de la vidéo et que ça t'angoisse, je pense que ça ne sert à rien d'aller se rajouter ça en plus. Ça sera l'étape 2 éventuellement, ou pas. Pareil pour le podcast. Je fais les deux, mais je n'ai pas toujours fait les deux, par exemple. J'ai des clients qui commencent à se mettre à la vidéo, mais parce qu'ils ont d'abord investi un canal par écrit, parce qu'ils se sentaient plus à l'aise comme ça, et qu'ils ont gagné en confiance et sont passés sur un autre. Il y en a, ils vont directement être à l'aise avec la vidéo et ils vont directement faire YouTube. Je dirais, l'important, c'est de se concentrer sur un canal, par contre, de le faire bien. Et vraiment de le poncer, entre guillemets, à fond. Même de manière un peu scolaire, je ne dis rien, je fais bien mon profil. Je ne dis rien contre les choses scolaires, parce qu'en général, elles sont méthodiques. Ce qui n'empêche pas d'y mettre notre personnalité. Donc vraiment, pour moi, l'optimiser. Et ensuite, à partir du moment où on crée du contenu... Tout le monde te dira peut-être pas la même chose, soi-disant il faut avoir sa personnalité sur chaque réseau. Je dirais que pour moi, on peut mettre un ou deux canaux secondaires sur lesquels on va venir recycler nos contenus, sans forcément qu'il y ait une grosse stratégie derrière. Moi, je te donne un exemple. Sur LinkedIn, je le fais bien. Je pense que je le fais bien, mais je ne suis pas non plus à poster cinq jours par semaine et à faire tout parfaitement. Mais j'ai une présence sur LinkedIn qu'on remarque. Et en plus, comme j'ai une soeur jumelle, les gens pensent qu'on est absolument partout. Je pense que tout le monde ne pourra pas bénéficier de ça. C'est moi. c'est mon unfair advantage en revanche sur Instagram c'est du recyclage je ne crée pas de publication originale sur Instagram peut-être que ça va casser un mythe ou quoi que ce soit mais tout ce qui est sur Instagram était auparavant sur LinkedIn et tout ce qui est quand je dois publier le contenu du podcast les vidéos les vidéos courtes que je crée pour YouTube puisque mon podcast est distribué sur YouTube tu retrouveras les mêmes sur Instagram aussi. Et même potentiellement sur LinkedIn de temps en temps, malgré la portée absolument minable des vidéos sur LinkedIn actuellement. Mais ce n'est pas grave, on va dire que c'est une autre stratégie. Mais je ne crée pas du contenu authentique pour chaque canal et je n'encourage pas, surtout au début, et je te dirai même par la suite, même si je ne suis pas une grande prêtresse des réseaux sociaux, je pense qu'à un moment donné, ce n'est pas forcément productif de vouloir faire du contenu original sur chaque canal. un seul canal qu'on investit bien et éventuellement un ou deux secondaires sur lesquels on peut recycler. Peut-être que d'autres personnes te diront autre chose. Moi, je dis l'efficacité. Et là, pour le coup, tu vois, on parlait d'intelligence artificielle tout à l'heure. Je pense que l'intelligence artificielle bien promptée peut permettre de recycler plus efficacement ses contenus en adaptant aux codes de la plateforme. Et ça, ça ne prend pas beaucoup de temps. Tu peux dire ce post-ligniting, je voudrais l'optimiser pour Instagram. Alors, ça nécessite quand même d'avoir un prompt. enfin un agent pas mal fait c'est peut-être le niveau 2 mais en tout cas au début on peut faire du copier-coller et après pourquoi pas se servir d'un agent IA pour personnaliser pour la plateforme et personnellement moi ce que je recommande et ce que je fais aussi c'est que j'utilise un outil pour planifier Et du coup, ça ne me prend pas du tout, pas beaucoup de temps.
- Speaker #1
Je ne sais pas si tu seras d'accord avec moi sur ça, mais moi, il y a aussi un truc que je remarque, c'est qu'on a tendance à surdimensionner notre système marketing par rapport à nos objectifs. Et je pense notamment aux freelance ou aux indépendants, tu vois, qui sont par exemple prestataires de services. Imaginons, j'ai besoin de trois clients par mois. Je ne suis pas obligée d'avoir un système marketing qui s'étale sur plein de plateformes différentes, avec un système justement de recyclage de contenu, etc. L'objectif d'un système marketing, c'est pas forcément... Enfin, encore une fois, je parle pour moi, je ne parle pas pour toi, mais... Moi, ma vision, c'est que l'objectif, ce n'est pas de tuer des mouches avec un bazooka. C'est-à-dire, c'est aussi de dimensionner notre présence et notre visibilité par rapport à nos objectifs. Et alors, si on a des objectifs d'avoir plein de clients parce qu'on veut se mettre en mode agence, etc., oui, on va dimensionner notre système marketing par rapport à ça. Et peut-être qu'on va commencer avec une plateforme et après construire d'autres canaux par la suite. Après, si notre objectif, c'est d'avoir 25 clients par mois, par an, pardon. Et c'est ça notre objectif et il reste stable au fil des années, ce qui est tout à fait OK aussi. Mais en fait, on peut aussi se dimensionner par rapport à ça.
- Speaker #0
Alors, je te rejoins et du coup, je vais nuancer parce que je pense que du coup, ma réponse n'était peut-être pas assez nuancée. Je dirais, ma recommandation, c'était d'en avoir un. Et si on veut en avoir deux autres, un ou deux autres, de ne pas forcément créer du contenu authentique pour ces deux autres. C'était plus un si qu'un et.
- Speaker #1
Je pense qu'on est alignés. Je me permets juste d'inciter parce que je vois trop d'entrepreneurs qui, justement, font une espèce de système marketing hyper complexe avec plein de niveaux des machins, des trucs. Mais quand tu les mets en regard des objectifs de vente et de clients à acquérir, il y a vraiment un gros différentiel.
- Speaker #0
Oui, et je te dirais que parfois, plutôt que de vouloir investir un autre canal, avoir un canal, un réseau et une newsletter qui va arriver régulièrement chez nos clients, Ça permet aussi d'entretenir la relation. et de nourrir plus l'objectif de fidéliser. Si jamais tu dois rajouter encore une corde à ton arc. Mais en tout cas, pour ce qui est des réseaux et de la visibilité, oui, bien sûr, c'est un seul au départ. Et si on veut en rajouter un autre, on est d'accord sur ceci. Dans ce cas-là, Marocco, ce serait plutôt de recycler que de vouloir faire du contenu unique et authentique pour chaque canal.
- Speaker #1
Alors, je vais essayer de résumer pour faire ressortir un peu les clés dont on a parlé, parce que là, on a... tu nous as donné plein d'infos et c'est hyper précieux, c'est hyper riche mais du coup je vais essayer de résumer première action à mettre en place quand on est, c'est bon on veut arracher le sparadrap et on veut structurer son marketing, c'est poser les bases avec toutes les questions qu'on vous a données au début de qui est ma cible quelle offre, quel message etc parce que ça part de là et si ça s'est pas aligné bah en fait vous avez pas fait tomber le premier domino qui va faire tomber tout le reste derrière et vous aurez du mal à avoir des résultats deuxièmement du coup c'est de choisir si je remets un peu les choses dans l'ordre pour nos auditeurs mais ce serait de choisir un premier canal de visibilité sur lequel aller et puis de le compléter avec le fait d'activer son réseau et les petits quick wins que tu nous as donnés mettre en place des indicateurs pour valider ce que vous êtes en train de faire et vérifier où est-ce qu'il y a potentiellement des problématiques à aller résoudre et du coup si vous avez envie de monter en puissance sur la dimension visibilité il ne faut pas hésiter à recycler le contenu que vous créez. Créez un ou deux contenus authentiques, par exemple un réseau social et une newsletter. Et après, si vous avez envie d'étendre votre empire, ça peut être avec du recyclage, notamment en s'appuyant sur des IA. Est-ce que j'ai bien résumé ?
- Speaker #0
C'est tout très bien. Je dirais juste qu'avant d'aller investir d'autres canaux de visibilité qui vont prendre du temps, c'est de ne pas hésiter aussi à mener des actions de prospection parce que c'est très bien la visibilité, mais on en parlait tout à l'heure. aller aussi nous-mêmes chercher du client. Là, on rentre vraiment dans un volet vente pur. Je pense que ça pourrait faire un épisode à part, tu vois. C'est un truc qu'on procrastine beaucoup parce que beaucoup, on a peur d'aller vendre. Donc, le marketing va venir soutenir la vente, mais n'empêche pas d'aller vendre non plus. Donc, si on doit prendre du temps, on fait un canal de visibilité avant d'en rajouter d'autres. Si on a besoin de clients, d'avoir plus de demandes, on va prospecter et après, on rajoute. Parfait.
- Speaker #1
Merci beaucoup pour la précision. Je sais qu'il y a beaucoup de personnes qui nous écoutent qui sont des grands ou des grandes perfectionnistes. La semaine dernière, j'étais avec une entrepreneur et on discutait de procrastination justement. Elle me disait oui, ça fait des mois que j'ai cette chaîne YouTube en tête, mais j'y arrive pas, etc. Bref, elle était dans une situation classique où en fait, elle attendait que toutes les planètes, toutes les étoiles soient parfaitement alignées pour se lancer. Et du coup, en fait, ça faisait des mois qu'elle attendait et qu'il se passait évidemment pas grand chose. Comment est-ce qu'on fait quand on est dans ce type de situation et tu vois qu'on a un truc en tête, mais on a du mal à appuyer sur publier, parce qu'on a l'impression que ce ne sera jamais assez parfait pour le partager avec le monde ?
- Speaker #0
Alors, je ne suis pas perfectionniste, comme je te disais. Ce que je recommande souvent, c'est de mettre une deadline. J'ai fait ça avec des clients. Soit je mets une deadline, et on se fixe vendredi, et vendredi ça sort, coûte que coûte. Soit, et ça c'était une cliente qui avait peur de publier, et en fait ça faisait transpirer d'appuyer sur le bouton. Et ce que je lui ai dit, c'est dans ce cas-là, tu planifies. Tu planifies comme ça, tu n'es pas là au moment, entre guillemets. Tu diffères le moment douloureux. Là tu fais juste publier, il va rester... Je ne sais pas, peut-être que... Je crois qu'en plus, elle avait genre différé d'une heure. Ce n'était pas un truc de fou. Mais elle n'avait pas à faire l'action de suite. Et elle a dit, c'est bon, OK, je vais faire comme ça. Et pour le coup, c'est passé. Aujourd'hui, elle n'a plus aucun mal à publier. Mais elle a un peu différé ce moment douloureux. Elle savait que ça allait être publié, mais ce n'était pas instantané. Alors, je ne sais pas si ça peut servir à d'autres personnes. Mais en tout cas, ça a bien fonctionné pour elle.
- Speaker #1
Je vais faire une confession. Moi, je fais ça sur les mails que je n'ose pas envoyer. Je les écris, je les planifie. Et comme ça, je ne les vois pas partir. Et psychologiquement, c'est vachement plus confortable. Est-ce que tu aurais un dernier conseil à donner aux personnes qui nous écoutent et qui seraient justement dans cette situation où ils ou elles savent qu'il y a besoin d'aller sur le terrain du marketing mais qu'ils procrastinent sur le sujet ?
- Speaker #0
Comme je l'ai dit, de commencer par un objectif simple et plutôt accessible et je dirais plutôt orienté avec un... Tu vois, qui a quelque chose de satisfaisant derrière, notamment une vente. Pour moi, un truc qui est simple à faire, c'est déjà d'aller recontacter des clients. Donc, le conseil, c'est de vous rappeler vos anciens clients ou vos anciens prospects. Et vous savez voir ce que vous pouvez faire avec. Et souvent, honnêtement, régulièrement, c'est la première action que je donne à faire. Et il y a, dans 90% des cas, il y a des résultats. Et du coup, ça met dans des bonnes dispositions parce qu'on se dit, ah ouais, ça marche, donc je vais continuer. Donc, pour moi, c'est vraiment ça, c'est essayer de choper un quick win. Ce n'est pas forcément de refaire un logo, par contre. Ce n'est pas forcément ça. Pour moi, c'est faire un logo plutôt que d'aller vendre. même si on peut dire que la communication ça fait partie du marketing, pour moi faire un logo c'est procrastiner procrastination active mais procrastination quand même exactement.
- Speaker #1
Écoute on arrive à la fin de notre échange Laurie, merci mille fois d'avoir partagé tous tes conseils hyper pertinents, hyper concrets, hyper précieux aux auditeurs de Bye Bye Procrastination si on veut continuer justement à suivre tes conseils et à creuser ces sujets là, où est-ce qu'on peut te retrouver ?
- Speaker #0
On peut me retrouver sur LinkedIn donc Laurie Giacobi et euh On peut également me retrouver sur le podcast, donc My Marketing Podcast. Et j'ai une newsletter aussi, on trouvera tout.
- Speaker #1
Et je mettrai évidemment tous les liens que tu nous as évoqués dans la description de l'épisode pour les personnes qui nous écoutent. Encore un grand merci, Laurie, pour tes partages. Et puis à très vite pour un nouvel épisode de Bye Bye Procrastination.
- Speaker #0
Merci Claire. Cet épisode est maintenant terminé. S'il vous a plu, n'hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux en nous taguant. Vous pouvez aussi nous laisser un avis 5 étoiles sur Apple Podcasts ou la plateforme de votre choix. A très bientôt !