Speaker #0Tu as tout essayé pour apaiser ton anxiété mais rien ne change et les symptômes reviennent toujours ? Bienvenue sur N'attends plus, le podcast qui t'aide à sortir durablement de l'anxiété. Je suis Lily, thérapeute somatique experte en régulation du système nerveux et guérison de l'anxiété. J'ai moi-même vécu 20 ans d'anxiété sévère et d'héméthophobie avant d'en guérir en travaillant sur le corps et pas le mental. Ici je te partage des clés concrètes et des outils somatiques pour enfin retrouver la sécurité et sortir du mode survie. Ton corps sait guérir, il est simplement temps de lui redonner son pouvoir. Hola hola et bienvenue dans ce tout nouvel épisode de N'attends plus. Toujours la même saison, 3 mai, premier épisode de 2026. Veuillez m'excuser de cette longue absence de... Je n'ai même pas compté, je pense deux mois. Mais normalisons le fait qu'on ait besoin de... De ralentir et de repos en cet hiver, je fais encore une fois ce rappel que nous sommes en plein cœur de l'hiver et que c'est ok d'en faire moins, d'annuler certaines tâches, d'annuler certains rendez-vous, d'alléger certaines contraintes et certaines obligations. Et de mon côté, j'ai eu plein d'autres priorités à gérer, même si vraiment j'adore. Pour le coup, c'est une tâche que j'adore. que d'enregistrer des podcasts et partager mon enseignement, mon expertise, ma méthode à travers ce format. Donc ce n'était pas de gaieté de cœur que j'ai dû m'absenter pendant ces dernières semaines. Mais voilà, l'énergie n'était pas aussi forcément au rendez-vous. Pendant les fêtes, en fin d'année, en début d'année, j'ai eu un petit virus qui a atteint ma sphère ORL et ça n'aurait pas... pas été très agréable à l'écoute que de vous enregistrer ce premier podcast, premier épisode de l'année dans les 15 derniers jours. Donc, en tout cas, me revoilà aujourd'hui. Et même si je ne vous raconte pas ma vie pour me justifier, je le fais vraiment pour le coup dans cette intention aussi de ramener de la déculpabilisation. Voilà. en cette phase de l'année, en cette saison, en ce cycle qui nous invite à biologiquement en faire moins. Et voilà, moi de mon côté ça s'est manifesté par une absence sur ce podcast, mais je suis ravie de vous retrouver aujourd'hui. Je suis ravie aussi, pourquoi ? Parce que le sujet que l'on va aborder aujourd'hui et ce que je vais vous transmettre aujourd'hui, C'est... une clé, une prise de conscience, une ressource de compréhension qui va ramener énormément à la fois de clarté, de compassion, de compréhension sur votre chemin de régulation et de guérison. Je vais vous partager aujourd'hui en gros le shift, le gros shift et le gros tournant qui a absolument tout changer et j'ai pas peur des mots. Il y a plein de choses que j'ai appliquées, intégrées ces six dernières années sur mon chemin de guérison somatique et beaucoup plus profond et humain, parce que je tiens à rappeler que mon chemin de guérison, je suis engagée dessus depuis plus de vingt ans, mais en tout cas, ce chemin de régulation du système nerveux et ce chemin de guérison beaucoup plus intégratif, humain, profond et respectueux que j'ai emprunté depuis six ans. quand j'ai découvert le yoga, eh bien, il y a, encore une fois, comme je le dis, plein de pratiques, de ressources, de prises de conscience qui sont arrivées sur ce chemin. Mais voilà, ce que je vous partage aujourd'hui, c'est le shift qui a tout changé pour moi et je suis absolument convaincue et certaine que ce que je vais vous partager aujourd'hui, vous ne l'entendez pas ailleurs. Parce que moi, ce n'est pas quelque chose qu'on m'a transmis dans toutes les sortes de thérapies. que j'ai pu tester ces 15 dernières années, que ce soit la thérapie parlée, la psychothérapie, le MDR, la kinésio ou la sofro, des approches plus ou moins conventionnelles. Ce que je vais transmettre aujourd'hui, c'est une clé que l'on ne m'avait absolument jamais partagée et qui pourtant aurait pu, mais fondamentalement et profondément, changer ma... perception de l'anxiété, de mes symptômes, de ce que je traversais au quotidien. Donc... Reste bien connecté jusqu'à la fin de cet épisode, il ne devrait pas être trop long. Prends, si ça fait sens pour toi, des notes, pourquoi pas un carnet, un stylo. Sinon, installe-toi confortablement et puis c'est parti pour l'épisode du jour. Et donc, après cette longue introduction, qui était absolument essentielle après ces deux mois d'absence, de quoi on va parler aujourd'hui et qu'est-ce que je veux vous... voilà. explorer dans cet épisode. Ce que je vais vous dire ici aujourd'hui, c'est le shift qui m'a permis de sortir de la lutte contre moi-même, de la guerre que je faisais à mon anxiété, de sortir de ce que je croyais être de l'auto-sabotage, pardon, mais qui n'est absolument pas de l'auto-sabotage, puisque je le répète aussi ici, je l'ai déjà dit, l'auto-sabotage n'existe pas. L'autosabotage comme on l'entend dans certaines notions de développement personnel ou de psychologie n'existe pas. Dans le sens où, en tant qu'être humain, nous ne sommes pas programmés et câblés pour nous autosaboter. C'est impossible. Toutes nos réactions, tous nos comportements, toutes nos émotions et toutes nos pensées n'émergent jamais depuis un espace malveillant en nous. Tout ce que l'on appelle autosabotage, comportement toxique, malsain, voire autodestructeur, pensée intrusive, obsessionnelle, et on pourrait aller même plus loin, des comportements tels que les troubles du comportement alimentaire, des tocs, des phobies d'impulsion, n'ont jamais, jamais pour vocation. de nous punir et de nous faire du mal. Et l'auto-sabotage n'existe pas dans le sens où ce que l'on appelle communément auto-sabotage est en fait de l'auto-protection. Et c'est ça, c'est une des clés de compréhension qui a permis, moi, ce shift aussi sur mon chemin et que je vais développer un petit peu plus ensuite. Ce shift que j'ai fait, c'est celui qui m'a permis de sortir du rejet aussi de moi-même, au-delà de la lutte et de la guerre que je faisais contre mon anxiété. Je me rejetais. Je me rejetais dans cette identité de fille anxieuse, de fille peureuse, de fille faible, fragile, condamnée à vie. Et ce shift qui m'a permis de sortir de la guerre, de l'auto-sabotage qui est en fait de l'auto-protection, du rejet de moi-même, a absolument changé ma perception, même au-delà de mon anxiété et de ce que je vivais, de moi-même. Et je sais que ce shift, c'est un apprentissage et un acquis qui m'accompagnera déjà toute ma vie dans ce que je vis. Donc certes, ça m'a permis de changer la perception face à mon passé, à mes blessures, ce que j'ai vécu. Mais c'est une clé que j'utilise aujourd'hui au quotidien chaque jour et qui change encore une fois vraiment profondément aussi mon rapport à moi-même. au monde qui m'entoure, à mon environnement, aux autres et aux comportements que j'ai chaque jour. Et donc on va revenir sur cette notion fondamentale d'auto-sabotage versus auto-protection parce que c'est vraiment la base fondamentale déjà intégrée avant de comprendre la suite. Ce que beaucoup vont appeler rechute, crise, peur irrationnelle, comportement destructeur. réactions disproportionnées, émotions négatives, ce ne sont que des tentatives de protection de votre système nerveux et de votre inconscient. Et ici c'est important de comprendre cela et attention ce que je vais énoncer et explorer maintenant, c'est le cœur même du mécanisme que j'ai envie de... d'aborder aujourd'hui et de ce shift. Imaginez un enfant paniqué, apeuré, blessé, en colère, frustré, qui n'a pas été entendu. Un enfant vulnérable, qui a subi peut-être de l'humiliation, du rejet, du chaos, de l'insécurité. Et imaginez maintenant un autre enfant un peu plus grand. qui a pris le relais pour le protéger et qui a endossé à un moment donné un rôle de protection, qui a endossé un bouclier. Et ce rôle de protection, à son âge, Il l'a fait avec les moyens qu'il avait. Le contrôle. Scanner son environnement, puisque son environnement était imprévisible et chaotique. Devenir hyper indépendant. Devoir développer une maturité précoce, parce que besoin de survivre dans un environnement dysfonctionnel, peut-être avec des parents, émotionnellement absent, immature, négligent. Il l'a fait avec des moyens tels que... développer de l'anxiété, des stratégies d'évitement, des TOC ou une addiction, un comportement compulsif, addictif, dans le seul et unique but d'éviter la douleur et la souffrance à cet enfant plus vulnérable, victime d'humiliation, de rejet, de manque de sécurité, d'abandon. Une stratégie mise en place à un moment donné. pour soutenir et protéger un enfant en manque de ressources et de capacités à ce moment-là pour pouvoir se défendre et se protéger dans un environnement qui était imprévisible et chaotique. Et c'est toc, cette phobie d'impulsion, ce trouble du comportement alimentaire, ce scan sans cesse de l'environnement, cette hyper-vigilance, ce sur-contrôle, peut-être cette hyper-indépendance ou cette sur-adaptation dans les relations. qui vont continuer à vivre et à nous permettre de fonctionner dans l'adolescence, dans notre vie de jeune adulte, dans notre vie d'adulte aujourd'hui. Tout ceci seront des comportements ou des modes de fonctionnement que l'on associera à notre identité, même à des traits de personnalité que la psychologie ou le développement personnel nommera comportements d'autosabotage. C'est ici. qu'il est fondamental de comprendre qu'un enfant qui a mis en place ses stratégies de survie et de protection à un moment donné, pour protéger une autre part encore plus jeune, plus vulnérable et plus fragile de la douleur et de la souffrance, ne peuvent pas être considérées comme de l'autosabotage, mais au contraire, des mécanismes d'autoprotection extrêmement intelligents. adaptatifs et surtout vitaux à ce moment-là de notre existence. Et c'est ce que Richard Schwartz, le fondateur de l'IFS, une modalité de guérison à laquelle je suis formée et que j'utilise dans mes accompagnements, je le cite ici, il dit ce que l'on appelle résistance, addiction ou comportement destructeur est en réalité une tentative de protection d'un enfant intérieur blessé. Je répète parce que c'est ultra important d'intégrer ça. Ce que l'on appelle résistance comportement addictif est en fait une tentative de protection d'un enfant intérieur blessé. Et intégrer ce point fondamental va permettre justement de shifter derrière la manière dont on se soutient et dont on va se réguler. appréhender son chemin de guérison. Et pourquoi ça ? Parce qu'une fois qu'on comprend ça et que l'on extrapole cette notion fondamentale, on comprend quoi ? On comprend que l'anxiété en tant que telle et donc tous les symptômes de cette anxiété, que ce soit des symptômes physiologiques comme les palpitations, les vertiges, les nausées, l'oppression thoracique, les crises d'angoisse à répétition. les maux de tête, les troubles digestifs, les insomnies, que ce soit des manifestations plus émotionnelles, le fait soit d'être totalement coupé, anesthésié de ces émotions, soit au contraire beaucoup trop connecté et en surveillance de ses propres sensations et émotions, que ce soit des manifestations plus comportementales, comme effectivement le fait de se suradapter dans ses relations. peut-être celui, celle qui fait toujours passer les besoins des autres avant les siens, qui essaie toujours de faire plaisir pour se sentir reconnu, aimé, validé, et d'autres comportements plus autodestructeurs, tels que, comme je l'ai cité avant, les phénomènes d'addiction, les comportements compulsifs, que ce soit envers l'alimentation, les achats, le travail, le sexe, peu importe. Quand on comprend le mécanisme sous-jacent, Oh ! peut alors saisir que toutes ces manifestations aussi douloureuses, aussi... inconfortables, désagréables et provocatrices d'une grande souffrance soient-elles, ne sont que l'expression « adulte » , l'expression qui existe encore, de stratégies de survie brillantes qui ont été mises en place et apprises à un moment donné par une version beaucoup plus jeune, fragile et vulnérable de soi. Et parfois, elles ont légèrement changé de forme. en 5, 10, 15, 20, 25 ans, ces stratégies. Mais dans le fond, elles restent, elles ont la même intention de protection, de survie et d'évitement d'une douleur et d'un chaos beaucoup, beaucoup plus profond. Et où est le lien ici, aujourd'hui, avec le système nerveux ? Un symptôme, encore une fois, qu'il soit physiologique, émotionnel, mental, comportemental, est un... signal d'alerte, un signal d'une mémoire corporelle qui se réveille. Le système nerveux aujourd'hui, votre système nerveux qui est dérégulé, qui est en activation, en suractivation ou totalement immobilisé, replié dans un état d'impuissance, il l'est encore aujourd'hui parce qu'il a appris et il a intégré à un moment donné, beaucoup plus tôt dans votre vie, qu'il n'était pas en sécurité. et que cette réponse automatique de contrôler, de fuir, de se figer, de se suradapter, devait être activée par loyauté et par protection. Sauf que cette réponse automatique de survie et de protection, qui a été adaptative, utile et vitale à un moment donné de votre vie, elle continue d'exister aujourd'hui, malgré le fait que ce chaos imprévisible de votre passé n'existe plus. Que vous ayez aujourd'hui la maturité, les capacités, les ressources nécessaires pour faire face. Et pourquoi ? Parce que, je le redis et ça c'est aussi important à comprendre, le système nerveux est désorienté dans le temps et l'espace. Le système nerveux ne fait pas la différence entre le passé et le présent. Le système nerveux est câblé pour Et ça s'appelle la neuroception, détecter à chaque instant si vous êtes en sécurité ou en danger pour choisir la réponse de survie la plus adaptée. Donc que ce soit une réponse de sécurité dans laquelle vous serez calme, connecté, présent, joyeux avec l'autre. Que ce soit une réponse de danger, plutôt le mode combat-fuite, ou de menace vitale. Et donc là, il activera la réponse dorsale. Et certes, ce système nerveux, il est... ont capacité aujourd'hui de percevoir de façon rationnelle, là, dans votre environnement extérieur, s'il y a sécurité ou non. Sauf qu'il ne se base pas que sur ce qu'il perçoit de votre environnement extérieur. Il perçoit également ce qu'il se passe à l'intérieur de votre corps, en termes de sensations, d'émotions, et c'est surtout qu'il va se référer à chaque fois sur les programmes qui ont été ancrés, figés, engrammés dans votre inconscient. et dans votre corps depuis votre naissance, depuis même in utero. Et s'il y a des programmes profondément ancrés dans votre corps de suradaptation, de combat-fuite, toutes ces fameuses stratégies adaptatives de protection, le système nerveux, tant qu'il n'aura pas connu de nouveau la sécurité pour retrouver une fenêtre de tolérance à vivre votre vie, avec beaucoup plus de résilience et de flexibilité, tant qu'on n'aura pas récupéré assez de capacités pour faire face aux exigences du quotidien et aux situations de quotidien, tant que l'on n'aura pas restauré un niveau de sécurité intérieure qui a profondément manqué à un moment donné, le système nerveux continuera à se baser sur ces programmes figés dans notre corps existants pour déterminer si on est en sécurité ou non, ce qui fait que l'on... continue à opérer depuis un espace de survie et avec ses stratégies adaptatives de protection que sont tous ces symptômes d'anxiété que l'on vit au quotidien. Alors quand on a dit tout ça, quel est le vrai shift maintenant ? Quand on comprend déjà ses clés et ses notions fondamentales, que l'autosabotage n'existe pas, que c'est simplement de l'autoprotection, que les symptômes ne sont pas. Des monstres et des ennemis à combattre, mais des stratégies de survie qui nous ont été vitales à un moment donné de notre vie. Du coup, le vrai shift, il apparaît à quel niveau ? Eh bien, le shift... C'est un changement de regard et de posture face à nos symptômes, à notre anxiété et à ces stratégies et ces mécanismes qui existent parce que le corps se sent profondément en insécurité. Et donc ce qui va absolument tout changer à partir d'aujourd'hui sur votre chemin de guérison. C'est pas un nouvel outil, c'est pas une nouvelle technique, c'est pas une nouvelle pratique, c'est pas encore une nouvelle méthode. C'est beaucoup, beaucoup, beaucoup plus simple. profond que ça c'est la manière dont vous allez regarder observer et soutenir surtout soutenir votre symptôme quand on comprend que le symptôme que l'anxiété ce n'est qu'une expression d'un enfant d'une part de soi profondément jeunes vulnérables fragiles blessés paniqués en manque cruelle de sécurité alors on va pouvoir venir non pas tenter de faire disparaître éliminer ce symptôme mais on va l'entendre l'accueillir le considérer le reconnaître le voir et le soutenir et non pas le soutenir comme une simple manifestation physiologique mentale ou comportementale qui me provoque de la douleur mais comme un enfant comme une part de soi jeune vulnérable apeuré qui a besoin de quoi qui a besoin de notre soutien d'adultes aujourd'hui, qui a besoin d'une main tendue avec sécurité, avec bienveillance, avec amour, avec un amour inconditionnel, qui ne juge pas justement ses sensations, ses symptômes, ses ressentis. Quand on valide ce que l'on vit comme une réponse de protection, comme on validerait la colère, la tristesse, les pleurs d'un enfant, sans chercher à comprendre, à analyser, à pourquoi, comment. Quand on accompagne le système nerveux au lieu de le juger, de le critiquer, de le rejeter et de lutter contre, c'est là que le système commence à se relâcher. C'est là que la part vulnérable, cet enfant blessé en nous, se sent enfin, enfin reconnu, entendu, vu et en sécurité. Et vous remarquerez peut-être que je mets beaucoup d'intensité dans ce que je dis parce que ce n'est pas que de la théorie que... je transmets sur base de mes formations ou quoi. C'est quelque chose que j'ai vécu, que j'incarne encore aujourd'hui. Et vraiment, là, quand j'en parle et quand je le dis, vous ne pouvez pas effectivement ni me voir ni ressentir ce que je ressens, mais je continue. En fait, je me vois jeune et j'ai une telle compassion, j'ai une telle compassion pour l'enfant que j'étais, qui a vécu des choses... qu'un enfant ne devrait jamais, jamais, jamais vivre. J'ai une telle compassion pour des parts si vulnérables de moi qui se sont senties beaucoup trop tôt en insécurité, dans une imprévisibilité, un chaos et une douleur qu'un enfant ne devrait pas connaître. Et vraiment, comprendre le mécanisme que je viens de vous décrire aujourd'hui dans cet épisode est... changer ma perception, ma posture et mon regard vis-à-vis de mes symptômes, de mon anxiété qui m'a poursuivie, entre guillemets, pendant des années. Quand j'ai compris que justement, mon corps n'était pas en train de me punir, de dérailler, de défaillir, mais simplement de continuer à rejouer des stratégies avec ces signaux, ces symptômes, cette phobie, cette hémétophobie. simplement pour me maintenir en dehors du chaos et pour pouvoir rester justement dans un espace, une illusion de sécurité grâce au scan, à l'hypervigilance, au sur-contrôle. Quand j'ai regardé ces symptômes, comme je regarderais une enfant apeurée, ça a absolument transformé complètement et profondément la vision que j'avais de l'anxiété, mon rapport. à l'anxiété, ma relation aux symptômes. Et donc, on m'a permis de faire un énorme, énorme pas sur mon chemin de régulation et de guérison. Donc, avant de terminer cet épisode, j'aimerais à ce stade pouvoir vous donner quelques clés concrètes pour incarner ce shift de compréhension, ce shift de regard et de perception dans votre quotidien face à l'anxiété, face à l'épuisement, face aux symptômes que vous traversez. que vous subissez aujourd'hui. Et la première invitation que j'ai envie de vous faire, c'est celle-ci. La prochaine fois, lorsqu'un symptôme ou une réaction, un comportement revient, demandez-vous déjà tout simplement « Et si ce symptôme, cette manifestation, cette réaction, cette émotion, cette pensée était simplement une tentative de protection ? » « Qui elle protégerait en moi, comme par beaucoup plus vulnérable, et de quoi ? » À partir de là, la deuxième invitation, ce serait de d'accueillir, soutenir, parler, dialoguer avec cette part, comme à un enfant que vous soutiendrez dans une profonde bulle de sécurité. Je te vois, je comprends que tu essaies de protéger quelque chose, mais tu n'as plus besoin de le faire seul. Puis la troisième clé, après ce dialogue, ce serait du coup de changer votre intention. Je ne cherche donc pas à te protéger. plus à faire partir le symptôme, à l'éliminer, à l'éradiquer. Je cherche à rétablir de façon très profonde la sécurité intérieure qu'il me manque pour que mon système nerveux n'ait plus besoin de s'alarmer, pour que mon système nerveux puisse percevoir qu'aujourd'hui il n'y a plus de danger ni de menace. Et puis pourquoi pas finir par... quelques minutes de visualisation. Vous, adultes, aujourd'hui, avec les ressources, les moyens, les capacités, la maturité, la sécurité, tenant la main de cet enfant intérieur blessé et de cette autre part très jeune qui a dû, pour maintenir cet enfant en vie, en sécurité, mettre en place des stratégies de protection. Très utile à ce moment-là. On n'efface pas le passé, on le renie pas, on le rejette pas. On l'accueille, on le soutient, on l'enveloppe. De la même manière qu'on le ferait avec un enfant, apeuré, triste, en colère, paniqué. Et vous verrez que plus vous commencerez à écouter ce que jusqu'ici vous rejetiez, plus vous allez apprendre à ne plus vous abandonner, ne plus vous trahir et donc vous retrouver. Et ce shift-là... de soutenir vos symptômes comme un enfant qui manque cruellement de sécurité, plutôt que comme des monstres, des bugs, des erreurs à corriger et à éliminer. Ce shift-là, c'est le point de bascule immense qui va vous faire passer de « je subis mes symptômes, mon anxiété, mon état actuel » à « j'entame une vraie guérison » . J'espère que cet épisode intense, fort, dense aura résonné pour vous. Si vous voulez aller plus loin, je vous invite à me retrouver sur Instagram pour du contenu gratuit, peut-être à rejoindre la boussole, cet espace de régulation, ce guide quotidien de guérison pour sortir durablement de la survie, de l'anxiété chronique dans lequel je suis présente. chaque jour pour enseigner, transmettre toutes ces clés de guérison et de régulation qui m'ont permis de sortir moi et de m'affranchir de 25 ans d'anxiété chronique. Je serai absolument ravie de vous y retrouver. En attendant, je vous souhaite une très douce, soutenante, régulatrice journée ou soirée selon l'heure à laquelle vous m'écoutez aujourd'hui et je vous dis à très vite pour le prochain épisode de N'attends plus. Ciao, ciao !