Speaker #0Tu as tout essayé pour apaiser ton anxiété mais rien ne change et les symptômes reviennent toujours ? Bienvenue sur N'attends plus, le podcast qui t'aide à sortir durablement de l'anxiété. Je suis Lily, thérapeute somatique experte en régulation du système nerveux et guérison de l'anxiété. J'ai moi-même vécu 20 ans d'anxiété sévère et d'héméthophobie avant d'en guérir en travaillant sur le corps et pas le mental. Ici je te partage des clés concrètes et des outils somatiques pour enfin retrouver la sécurité et sortir du mode survie. Ton corps sait guérir, il est simplement temps de lui redonner son pouvoir. Hola hola et bienvenue sur ce tout nouvel épisode de N'attends plus, le podcast qui t'aide à te libérer de l'anxiété et déprogrammer le mode survie. Aujourd'hui on parle régulation du système nerveux et pourquoi tu ne peux pas te réguler en pleine crise et pourquoi ça ne fonctionnera pas. Comme d'habitude, une accroche un petit peu clivante et disruptive. Tu commences à me connaître, j'imagine. Et aujourd'hui, je veux vraiment plonger dans ce sujet ultra important de la régulation du système nerveux, ce que l'on ne te dit pas sur la régulation du système nerveux, sur ce que ça n'est pas et sur ce qu'est vraiment la régulation et comment sortir d'une crise et d'un pic d'anxiété, comment se stabiliser avant de venir te réguler. Avant de rentrer dans le vif du sujet, déjà un immense merci encore une fois d'être là, de m'écouter chaque quinzaine. Si ce podcast t'apporte de la valeur, quelle qu'elle soit, n'hésite pas à laisser 5 étoiles sur ta plateforme d'écoute. Ça prend simplement quelques secondes et ça m'aide grandement à pouvoir gagner en visibilité et à faire en sorte que ce podcast soit diffusé Euh... le plus largement possible. Et n'hésite pas aussi à me soutenir en partageant peut-être cet épisode à une personne qui en aurait besoin. Ça aide énormément tout ça à pouvoir toucher encore plus de monde qui cherche comme toi à se libérer de l'anxiété. Allez, c'est parti pour l'épisode du jour. Et je sais que tu as déjà vécu ces moments. Ces moments compliqués dans lesquels tu sens ton cœur qui commence à s'emballer, ta respiration qui devient superficielle et courte, la panique. qui montent, les mains moites, tu commences à transpirer ou au contraire, ces moments où tu sens ton corps qui commence à s'éteindre, un vide intérieur qui t'écrase, un sentiment de désespoir, d'impuissance. Et à ce moment-là, tu essaies alors une technique que tu connais, dont tu as entendu parler, peut-être que tu as vu sur les réseaux. Tu respires, tu poses une main sur ton cœur, tu essaies de t'ancrer, tu te secoues un peu. Mais rien ne change. Et pire, parfois, même ça empire et ça s'intensifie. Et tu te dis à ce moment-là, je le sais, je ne sais pas me réguler, je suis trop nulle pour ça, ça ne marche jamais sur moi. Mais aujourd'hui, j'ai envie de te poser cette question et si le problème, ce n'était pas du tout toi, mais l'état dans lequel ton système nerveux se trouve au moment où tu essaies de te réguler. Si on t'avait justement mal expliqué ce que c'était vraiment que la régulation du système nerveux. Dans cet épisode, Je veux vraiment t'aider à comprendre une chose absolument essentielle, qu'on t'a sans doute d'ailleurs jamais dite, c'est qu'en pleine crise, ce n'est absolument pas le moment de te réguler. C'est le moment de stabiliser et de sortir d'un état de survie extrême. C'est pour ça que je veux t'expliquer aujourd'hui pourquoi ça ne fonctionne pas quand tu forces en moment de crise. quand tu forces la régulation, entre guillemets, et que tu tentes une technique de régulation qui est censée fonctionner, à ce moment-là, ce n'est pas ce dont ton système nerveux a besoin. Et je vais t'expliquer aujourd'hui comment justement appréhender cette sortie de crise et de stabilisation avant de venir te réguler et t'expliquer comment tu peux apprendre à vraiment réguler ton système nerveux de manière durable. profonde et sur le long terme. Aujourd'hui, sortie de crise versus régulation, c'est le thème de l'épisode. Dans cet épisode, je vais d'abord t'expliquer qu'on ne régule pas justement une crise mais qu'on accompagne son corps à ce moment-là qui est en survie extrême et en détresse. Ensuite, on abordera justement ce qu'il faut faire en cas de crise, stabiliser le système et non pas réguler. Je t'expliquerai ensuite et te donnerai des clés. de régulation du système nerveux en t'expliquant que réguler, c'est préparer le terrain. C'est surtout pas réparer en urgence avec les six bases absolument. essentielles de la régulation du système nerveux et avec à ce moment là aussi des clés très très concrètes de régulation durable. Et donc pour commencer pourquoi on ne régule pas un système en crise ? Quand ton corps est en alerte maximale, que tu commences à sentir la panique qui monte, que tu es en hyper vigilance ou qu'au contraire tu es totalement figé, qu'il y a une peur intense, une crainte qui s'est emparée de toi et que tu sens que tu es physiquement totalement bloqué, ce n'est pas le moment de réguler ton système nerveux. Parce que ton système, à cet instant T, il ne cherche pas à être calme, à être dans le plaisir, à retrouver de l'énergie. Non, à ce moment-là, il cherche une seule chose, c'est de survivre. Et c'est comme si à ce moment-là, tu cherchais par exemple à lancer une appli de méditation dans une maison qui est en incendie total. Impossible. La première chose à faire, c'est déjà sortir l'extincteur. Tu ne peux pas réguler et apaiser un feu. Tu dois d'abord le contenir, tu dois sécuriser les lieux, tu dois faire baisser la température. Ensuite seulement, tu peux venir à la régulation. Mais quand tu es dans un état de survie... aiguë, que ce soit dans le haut, dans le trop haut ou le trop bas, que tu sois dans l'hyperactivation, l'hypervigilance, le surcontrôle, avec toutes ces manifestations physiologiques, à cause de cette décharge d'adrénaline et de cortisol, ou que tu sois totalement dans cet état d'impuissance et de léthargie, à ce moment-là, ton système n'est pas disponible. Il n'est pas disponible pour l'ancrage, La p... pleine conscience, la respiration. Non, pour la présence à toi, c'est impossible. Ces pratiques-là, elles demandent un minimum de sécurité interne pour être efficace. Et ce dont ton corps a besoin au moment d'une crise, ou au moment de monter dans la crise, dans cette situation d'urgence, puisque c'est une situation d'urgence, ce dont ton corps a besoin, ce n'est pas de régulation, c'est d'abord de stabilisation. Et c'est l'énorme différence dont on ne parle jamais entre régulation du système nerveux et stabilisation pour sortir d'un espace de survie extrême dans lequel là on vient de plonger. Donc à ce moment là, on a besoin de décharger. Si on est en mode combat fuite, donc vers le haut, dans la sur-hyperactivation, où on a besoin de réactiver très très très doucement si le système... système est totalement figé. C'est ce qu'on appelle d'abord la sortie d'un état de survie extrême. Et on confond très très souvent ces deux processus, qui sont totalement différents. La régulation et la sortie d'un état de survie aiguë. Encore une fois, quand ton système est en état sympathique, intense, panique, curcube, agitation, besoin de fuir, les pensées qui tournent en boucle ou en état dorsal très profond, une fatigue extrême parfois, vraiment cette sensation d'être... hors de la réalité, d'être dissocié, d'être totalement immobilisé, ton corps n'est pas prêt à recevoir une pratique de régulation à ce moment-là. C'est tout simplement pas possible. Ton corps est en mode survie, extrême, protection, et donc il n'a pas besoin d'un exercice à ce moment-là ou d'une pratique somatique. Il a besoin d'un soutien, d'une contenance, d'un accompagnement. Et la théorie polyvagale de Stephen Porges nous dit justement qu'il faut une perception. réelle d'abord de sécurité, pour que la branche ventrale du nerf vague, celle qui permet justement la connexion, la régulation, le lien social avec l'autre, puisse s'activer. Tant que ton corps ne perçoit pas un niveau de sécurité minimal et sorte de cet espace de survie extrême, il reste « verrouillé » dans sa réponse automatique de survie. Donc, c'est pour ça, c'est pour ça. simplement pour ça que tu n'arrives pas à te réguler dans un moment de crise. Parce que tu essaies de réguler un état qui n'est pas, entre guillemets, régulable. Qui a besoin d'abord de stabilité. Donc, quoi faire en cas de crise ? Quoi faire en cas de crise, que ce soit, encore une fois, une crise vers le haut, comme je le dis, dans une suractivation sympathique, ou vers le bas, dans un figement dans l'état dorsal, c'est stabiliser. D'abord, stabiliser. Donc c'est sortir de cet espace. de survie très très aiguë et intense. C'est une phase très spécifique, souvent d'ailleurs oubliée dans les approches classiques et dans les méthodes de régulation du système nerveux dont tu as probablement entendu parler, parce que si tu es en train d'écouter cet épisode, c'est que je sais que tu es intéressé à la régulation du système nerveux. Ici, quand on est en cas de crise, l'objectif et l'intention première, évidemment, ce n'est pas de revenir au calme absolu. Ce n'est pas possible. ou de revenir à un état, à un élan vital d'énergie en quelques secondes, c'est impossible. La première intention, c'est juste déjà de retrouver un minimum de présence et un début de signal de sécurité. Un premier pas pour sortir du chaos. C'est ça qu'on cherche. On cherche d'abord à sortir du chaos. On ne cherche pas à réguler. À ce moment-là, qu'est-ce que tu peux faire quand tu es en pleine crise ? Tu peux déjà commencer par orienter ton regard et ton attention, ta conscience dans l'espace dans lequel tu es. En te demandant où est-ce que je suis, qu'est-ce que je vois, pour déjà ramener un signal de sécurité réel à ton système nerveux, lui prouver que là, tout de suite, maintenant, tu n'es pas justement dans une pièce en feu et dans une maison en plein incendie, que tu n'es pas en train de te faire courser par un chien dans la rue, ou qu'il n'y a pas de voiture qui te fonce dessus, que ton boss n'est pas en train de te crier dessus, que tu n'es pas dans une... une conversation conflictuelle avec quelqu'un, mais que tu es effectivement, de façon très rationnelle et factuelle, dans un espace de sécurité. Ça, c'est la première chose que tu peux faire en orientant ton regard et en te posant ces questions. Est-ce que vraiment là, je suis dans un espace de sécurité réelle ? Et nommer, nommer l'instant présent, pour vraiment permettre à ton système nerveux, ton inconscient, ton cerveau, de comprendre. pareil de façon très très factuelle, que là tout de suite, c'est maintenant, c'est ici, c'est pas le passé, c'est pas le futur, et qu'on est dans le moment présent. À ce moment-là, qu'est-ce que tu peux faire aussi quand tu es en pleine crise ? Si tu es dans un espace dans lequel tu ne peux pas trop bouger, peut-être prendre un objet dans les mains, et puis serrer l'objet très très fort sur l'expiration, inspirer, relâcher l'objet, te concentrer encore une fois, le faire 3, 4, 5 fois, Serrer très très fort un objet, ça peut être une gourde, un coussin, si tu sens que tu es totalement figé par l'angoisse et la panique à ce moment-là, de micro-gestes et mini-gestes suffisent. Peut-être bouger lentement une partie du corps, peut-être pour sortir justement d'un état de figement total, juste bouger le bout des doigts. Essayer de ressentir tes orteils aussi qui bougent. si tu sens que tu as besoin de plus, parce que là... la crise, la panique, l'angoisse est telle que tu sens qu'il y a une énergie qui bouillonne en toi et que tu as besoin d'évacuer d'abord cette énergie, pourquoi pas ? Secouer les bras, secouer les jambes si tu es debout. Écoutez à ce moment-là comment ton corps veut mobiliser cette énergie, cette énergie d'alerte et d'alarme à l'intérieur du corps. Comment ? En serrant quelque chose, en s'orientant dans l'espace, en secouant un peu les bras. Comment là tout de suite, quel est le premier pas dont mon corps a besoin ? Et parfois, je t'assure... Le corps est d'une intelligence telle que... Et c'est pour ça d'ailleurs qu'on arrive très rarement juste grâce au mental à ce moment-là, de se dire, mais tiens, quelle technique je pourrais utiliser ? Mais qu'est-ce que je peux faire ? Non, là, à ce moment-là, en pleine crise, tu es totalement déconnecté de ton cortex préfrontal, qui ne peut plus consciemment et volontairement et intentionnellement trouver de solution rationnelle. Ce n'est pas possible. Donc à ce moment-là, laisse ton corps te guider sur ce dont tu as besoin. contracter les poings, secouer les bras. Comment, quel est le premier pas pour sortir du chaos à ce moment-là ? Peut-être le contact de quelqu'un à côté de toi, de rassurant, quelqu'un de ton entourage, un proche. Peut-être tenir la main d'un proche, sentir ton propre contact, une auto-étreinte, faire une sorte de câlin somatique et te sentir contenu et soutenu par toi-même. Peut-être écouter une certaine musique qui, tu sais, va venir ramener de l'énergie, apaiser. Dans tous les cas, à ce moment-là, ton corps a besoin d'une encre de stabilité, même si c'est minuscule, juste pour sortir et faire le pas en dehors de cette alerte rouge et de ce chaos. Et c'est seulement après cette première phase, qui parfois peut être très rapide, attention, ce n'est pas une phase qui dure forcément 10 minutes, de sortir de cette zone rouge, en tout cas, de cette zone d'alerte, mais c'est en tout cas seulement et uniquement seulement après cette première phase et cette première intention. Une fois que l'intensité a baissé, que là tu vas pouvoir vraiment engager des pratiques de régulation. Seulement à ce moment-là. Donc une fois qu'on a dit ça, qu'est-ce que la régulation ? Comment se réguler ? Et la régulation, j'ai envie de commencer par ça, et je le répète très très souvent à mes clientes en thérapie, la régulation c'est une hygiène de vie. La régulation c'est une hygiène de vie. La régulation c'est pas un protocole à suivre, c'est pas un plan strict, c'est pas une to-do list à checker. Ce n'est pas une série d'exercices. Ce n'est pas une course. Ce n'est rien de tout ça, la régulation. C'est un espace de reconnexion à soi. C'est des rituels qui s'ancrent dans un mode de vie. C'est ça, la régulation. Ce n'est pas une suite de techniques. Ce n'est pas une boîte à outils, la régulation. C'est vraiment, et j'en suis convaincue, parce que c'est comme ça que je le vis, c'est comme ça que je le transmets, et c'est comme ça que ça fonctionne. C'est une véritable écoute de soi et c'est une posture à adopter la régulation. Et bien souvent encore, on confond régulation et intervention de secours. Comme je le disais juste avant, la régulation n'est pas une trousse d'urgence à sortir au moment où tout explose. Pas du tout. La régulation c'est une pratique quotidienne qui s'ancre chaque jour. Cette posture intérieure n'est pas une technique à appliquer, c'est vraiment ce que je transmets dans Zero Anxiety. C'est que ce n'est pas un outil. La régulation, c'est un langage que tu recrées avec ton système nerveux. Et donc, je vais te rappeler et t'expliquer, te décrire ici les six bases fondamentales qui constituent justement les fondements et les piliers de la régulation du système nerveux et qui sont les conditions nécessaires à toute régulation et guérison durable. Je vais te décrire ces... ces six piliers et ces six bases avec des clés très concrètes de comment les appliquer au quotidien. Puisque déjà, une chose très importante à comprendre par rapport à ce que j'ai dit jusqu'ici, la régulation peut se faire à partir du moment où ton système nerveux n'est plus en situation d'urgence, de chaos et dans une zone rouge. La régulation, c'est ce que tu fais soit une fois que tu es totalement sorti de la zone rouge et du chaos, Après la première phase, en cas de crise, de décharger cette énergie, si tu es en suractivation sympathique, ou de commencer à ramener un petit peu de mobilisation dans ton système pour sortir du figement, ce n'est qu'en deuxième intention, justement après être sorti de l'urgence, que tu peux commencer à te réguler, soit à la baisse, si tu étais dans le trop haut, trop fort, trop intense, ou à la hausse si tu étais dans le... dans le trop vide, trop lent, trop lourd. Et la régulation, c'est aussi, comme je le disais, une hygiène de vie, donc des pratiques, des rituels, des habitudes qui s'ancrent dans ton quotidien, dans des moments où tu es « hors de la crise » , dans une sensation déjà soit de calme, soit très neutre, ou en tout cas dans des moments aussi où tu peux avoir de l'énergie, certes, mais en dehors, en dehors d'une crise. La première base absolument fondamentale de la régulation du système nerveux et de ce langage avec ton système nerveux, c'est déjà premièrement de percevoir des signaux de sécurité réels. Tu ne peux pas réguler ton système nerveux qui perçoit encore du danger. Donc la base numéro 1, c'est d'ailleurs le pont entre cette phase où tu sors du chaos et de la zone rouge. et que tu peux entrer dans la phase de régulation, c'est ce dont je te parlais tout à l'heure, de percevoir déjà des signaux de sécurité réels, puisque tu ne peux pas réguler un système nerveux qui perçoit encore un danger et une menace. Donc c'est quand tu as déjà pu signaler de façon rationnelle à ton système nerveux que tu es dans un endroit dans lequel tu es physiquement, émotionnellement, mentalement en sécurité et qu'il n'y a pas de menace réelle d'atteinte à ta vie, que tu vas pouvoir enlever. engager un processus de régulation. Donc, porter ton attention sur le présent, repérer des éléments sécurisants autour de toi, nommer ce que tu vois, ce que tu entends. Ton système, à ce moment-là, il a d'abord besoin de repères très stables pour sortir de l'alerte. Ensuite, la seconde base essentielle, c'est déjà être conscient, consciente de ce que tu ressens. Pareil, on ne peut pas réguler un système nerveux et on ne peut pas réguler un état, puisque c'est ça la régulation. La régulation du système nerveux, c'est changer d'état. C'est modifier un état dans lequel on se sent submergé, soit dans le trop ou encore une fois, soit dans le pas assez, soit dans l'hyperactivation ou soit dans l'hypoactivation. Se réguler, c'est revenir vers un état de connexion, de sécurité dans lequel on n'est pas submergé, revenir dans cette capacité qu'a notre système nerveux de naviguer les situations. et les expériences de la vie, revenir dans cet espace-là, de cette fenêtre de tolérance qu'on cherche d'ailleurs, qui va grâce à la régulation, pouvoir s'élargir pour qu'on puisse osciller, alterner entre les différents états de façon à ne jamais être submergé, donc jamais dans la survie. Donc être conscient de ce qu'on ressent, c'est d'abord reconnaître ce qu'on ressent. Et il n'y a pas besoin d'analyser ou de comprendre. juste ressentir, nommer, observer, simplement. Être capable de dire « ok » , de se poser la question « ok, là, dans quel état je me sens submergée ? » Je me sens submergée, je me sens débordée, je sens que c'est trop. C'est trop pour moi, c'est trop pour mon système. Dans quel état je suis ? Est-ce que je sens une énergie qui bouillonne en moi qui a besoin d'être évacuée ? Est-ce que je sens une perte d'énergie au contraire totale ? Est-ce que je me sens ? angoissée ? Est-ce que je me sens triste ? Est-ce que je me sens excessivement en colère ? Dans quel état nerveux là je suis ? Être conscient de son état, identifier son état, c'est absolument... Encore une fois, le but ce n'est pas d'aller sur-analyser et comprendre pourquoi. Juste de dire et d'indiquer, de nommer ce qui est là tout de suite maintenant. Être conscient. La troisième base, une fois qu'on est conscient de ce qu'on ressent, c'est de valider ce qu'on ressent. Pareil, si on n'est pas dans la validation et l'accueil de ce qu'on est en train de ressentir et qu'on le rejette, ce qu'on rejette va persister. Ce contre quoi on résiste va persister. Donc ce qu'on reconnaît, c'est quelque chose qu'on peut déjà commencer à transformer. Ce qu'on reconnaît, on peut le réguler. Donc je valide. Au-delà d'être conscient de mon état, je valide cet état. Ok ? Ça peut être en posant une main sur le cœur, en disant ok, je reconnais, je reconnais cet état, je reconnais cette colère, je reconnais cette émotion, je reconnais cette panique qui commence à redescendre ou qui peut-être est en train un petit peu de monter. Encore une fois, hors de la crise bien évidemment. La quatrième clé essentielle et le quatrième fondement essentiel de toute régulation, c'est de se rendre présent à soi-même. Pas pour forcer une détente, pas pour forcer une énergie à revenir, pour... habiter son corps avec bienveillance et sans jugement à ce moment-là même si c'est inconfortable. Même si c'est instable, totalement flou, même si on craint ce qu'on est en train de ressentir, c'est crucial de rester présent à soi dans ce moment-là. Ressentir son propre soutien c'est déjà de la guérison. Dire je suis là, avec toi, je suis présent dans ce moment, je n'essaie pas ni de lutter, ni de fuir. C'est déjà la moitié du travail de régulation qui est fait à ce moment-là. D'être présent pour soi, d'être un soutien pour soi. Ça peut être avec une sorte de mantra sécurisant, « Je suis là pour toi et je reconnais » , et avec un geste de contenance et de soutien envers soi. Une main sur le cœur, encore une fois, ça peut être un câlin somatique, prendre ses épaules, ça peut être poser simplement ses mains sur ses cuisses, ça peut être une main sur la nuque. et une main derrière la nuque, pardon, et une main sur le front, posture de contenance. Comment je suis présent à moi-même dans cet état qui me traverse ? Cinquième et avant-dernière base de toute régulation et de toute pratique de régulation que l'on souhaite engager, c'est s'ancrer dans le moment présent. Redescendre du mental vers le corps. Revenir là où la régulation est possible maintenant. La régulation n'est pas possible si je suis dans le passé. La régulation n'est pas possible si je suis dans le futur. La régulation, elle est possible... Si là, je sens mes pieds dans le sol, que je sens mes mains contre moi ou sur mes cuisses, que je sens mon propre souffle, que je sens ces points de contact entre mon corps et le support sur lequel je suis assise ou allongée. Être au contact de ce qui m'entoure là, tout de suite, maintenant. M'ancrer sensoriellement dans le présent. Pareil, ça peut être prendre une tasse chaude dans les mains. Ça peut être écouter une musique. qui nous rappelle qu'on est là tout de suite maintenant dans le moment présent ou juste écouter les bruits autour de soi. Si on est dehors, les enfants qui jouent, les voitures qui passent, ça peut être... Pourquoi pas inhaler une huile essentielle ? À ce moment-là, utiliser une ressource. Mais envoyer le signal très, très clair au système nerveux de « Là, je suis dans le moment présent, donc je vais pouvoir engager une pratique de régulation. » Et enfin, la sixième base, qui pour moi est l'une des plus importantes. Et au-delà d'être une base, ça représente aussi un acte. Vraiment, je le dis très souvent, un acte engagé et radical. Mais c'est une des bases de la... de la régulation du système nerveux, c'est la lenteur. Le système nerveux n'aime pas la vitesse, n'aime pas l'urgence, n'aime pas la précipitation. Au contraire, pour le système nerveux, vitesse, urgence et précipitation veut dire quoi ? Veut dire danger, veut dire menace. Donc on renforce la perception qu'a déjà le système nerveux d'un danger si on est dans l'urgence, si on est dans la précipitation et la vitesse. Donc essayez d'engager une pratique vite, vite, vite, en 5 minutes pour sortir de mon état. Autant vous dire que ça aura tout l'effet inverse, ce sera ultra contre-productif. Ça ne fera que renforcer ce signal de danger. Le système nerveux, il ne peut pas intégrer à vitesse accélérée. Ce n'est pas possible. Ralentir, c'est ne plus fuir, ne pas essayer de lutter non plus. C'est laisser le corps digérer, traverser ce qu'il est en train de traverser, pour lui offrir... Maintenant, cet espace de régulation. C'est dire, ralentir, c'est dire clairement à ton système nerveux, via le langage, encore une fois, corporel, puisque je le rappelle, ton système nerveux ne comprend pas les mots, c'est lui dire, je ne suis plus en danger, je peux prendre mon temps. C'est essentiel, c'est vital, c'est crucial, c'est indispensable. La lenteur est une base de régulation du système nerveux absolument indispensable. Donc, si je résume... Aujourd'hui, la régulation, c'est quoi ? C'est changer de posture et ce n'est pas accumuler des techniques, des outils, des ressources. Le plus grand malentendu sur l'anxiété, c'est de croire qu'on peut gérer en utilisant la bonne méthode au bon moment. Il n'y a pas de meilleure méthode au meilleur moment. Il y a deux choses à comprendre essentielles. C'est que la première, si je suis en crise et quand je suis en crise, je ne me régule pas, je m'accompagne vers la stabilisation de mon état. Je décharge. Je remonte doucement pour stabiliser, pour sortir de la zone rouge. Même si je reste en zone orange après, je pourrais, depuis la zone orange, peut-être me réguler, mais pas depuis la zone rouge, pas depuis le chaos total. Ce n'est pas possible. Pas si je suis dans une maison en feu, je ne peux pas me réguler. Je dois d'abord sortir de la maison, faire le premier pas en dehors de la maison. Et la deuxième chose à comprendre, c'est que c'est quand je suis un peu plus stable, sortie de cette zone de chaos, que là, je me régule. que là, je construis la sécurité, que j'installe de nouveaux repères, que je modifie durablement ma physiologie. Et ça, c'est la nuance qui change absolument tout dans la régulation et qui va faire qu'à partir d'aujourd'hui, à partir de ce moment où tu comprends ça et que tu écoutes cet épisode, que tu vas pouvoir enfin ancrer dans ton mode de vie, dans ton quotidien, la régulation. Que tu vas pouvoir vraiment comprendre ce que tu fais. ce qu'est réguler son système nerveux versus ce qu'est sortir d'une crise, faire le premier pas en dehors d'une crise. Et que tu vas aussi comprendre que parfois, la régulation du système nerveux, ce n'est pas faire 5 minutes de shaking, ce n'est pas faire 10 minutes de respiration en cohérence cardiaque, que bien souvent, la régulation, si tu reprends les 6 bases que je viens de te décrire, que bien souvent, la régulation, c'est bien plus simple que ça. C'est prendre une fois, deux fois, trois fois, plus peut-être si tu peux, deux minutes, trois minutes, cinq minutes dans ta journée, pour revenir à ces cinq bases. Signaler la sécurité réelle à mon système nerveux, en m'orientant dans l'espace, en rappelant quel jour je suis, comment je m'appelle, en étant présente à ce que je suis en train de ressentir à ce moment-là, en étant conscient de ce que je ressens, en validant ce que je ressens, en m'ancrant dans le moment, en sortant du mental, du passé et du futur. et en ralentissant. Et ça, parfois, ça peut effectivement s'ancrer dans une pratique très particulière, mais ce moment-là et ces six bases peuvent aussi totalement s'associer à un moment de retour à soi, sans pratique, sans outils spectaculaires, sans quoi que ce soit. Et c'est vraiment ça que je souhaitais aussi te rappeler aujourd'hui, que la régulation, c'est beaucoup, beaucoup plus simple et accessible qu'on ne le croit. Et maintenant, si tu veux aller plus loin et enfin retrouver une véritable sécurité intérieure. Arrêtez justement de paniquer parce que tu penses que rien ne marche, que c'est toi le problème et que rien ne fonctionne. Et enfin, comprendre comment sortir de cet état de survie sans te trahir, comment déprogrammer cette anxiété durablement, naturellement et définitivement. Je t'ai préparé un e-book offert, un guide gratuit, 14 techniques pour retrouver la sécurité intérieure. Un guide de 30 pages dans lequel je t'explique les bases. aussi de la biologie de l'anxiété, du fonctionnement du système nerveux, avec un quiz, un test de 10 questions qui te permettra d'identifier et de découvrir la réponse automatique de survie dans laquelle tu résides en ce moment. Ce guide aussi dans lequel je te partage et transmets 14 pratiques somatiques et que tu pourras retrouver en description de cette vidéo. épisode, si tu veux aller encore plus loin dans un cadre soutenant, sécurisant, profond, je te laisse t'inscrire, je vais le mettre aussi dans la description de cet épisode, t'inscrire sur la liste d'attente de la thérapie individuelle zéro oxytée de 3 mois, un suivi individuel et personnalisé, dans lequel on apprend et on réapprend pas à pas comment réguler son système nerveux, libérer les mémoires de survie, reconstruire une vie guidée par la sécurité intérieure. Plein de nouvelles choses aussi, de nouvelles surprises et des projets arrivent très très bientôt et se préparent en coulisses de zéro anxiété. Je t'invite à t'abonner à ce podcast pour ne pas rater la sortie des nouveaux épisodes toutes les deux semaines, à me suivre aussi sur Instagram. Je te remercie pour ton écoute et ta présence aujourd'hui. J'espère encore une fois que tu repars avec des clés de compréhension, d'application, plus de clarté, de bienveillance aussi envers ce que tu es. traversent. Je suis passée par là. J'ai vécu 25 années de souffrance, d'anxiété sévère, d'hémétophobie, à me sentir incomprise de tous, de toutes, parfois même de mon entourage très proche. Donc encore une fois, je veux te dire à quel point je sais ce que tu vis, je sais à quel point c'est lourd, pesant au quotidien, mais qu'il existe une voie. Il existe une voie sûre, il existe une voie respectueuse. de ton système nerveux, de ton vécu, de ton histoire, de ton corps, et surtout respectueuse de ton rythme. Et c'est tout ce que j'engage justement et que je promets, entre guillemets, dans cette méthode zéro anxiété. Donc voilà, si tu veux en savoir plus, n'hésite pas aussi à m'envoyer un petit DM sur Instagram. Je serais ravie de pouvoir t'apporter plus de réponses si tu le souhaites. Je vous remercie pour votre écoute du jour. Je vous souhaite une excellente journée, soirée, selon l'heure à laquelle vous m'écoutez. Et je vous dis à dans 15 jours pour le prochain épisode de N'attends plus. Ciao, ciao !