Speaker #1Avec les futurs mamans avec qui j'échange, c'est tout le temps ça, se dire j'ai vraiment peur le jour J d'être perdue, de me retrouver face à des situations que je ne sais pas gérer, de me sentir dépassée. Tout le temps c'est ce qui revient à max, cette peur de perdre le contrôle encore et toujours. et pourtant... Perdre le contrôle ça reste plutôt abstrait, ça veut dire tellement de choses. Comme ce que je viens de citer en fait, c'est vraiment cette peur de se retrouver à subir et ne plus gérer du tout ce qui est en train de se passer. Et ça c'est ce qui revient vraiment le plus. Et cette peur elle n'est pas du tout infondée parce que l'accouchement c'est quelque chose d'inconnu. Et quand dans notre vie on a l'habitude de plutôt tout contrôler, que ça soit chez nous, l'organisation, au boulot, tu contrôles tout dans ta vie. Et là, je te dis, ça, c'est l'inconnu, je ne sais pas comment ça se passe, donc je ne vois pas comment je pourrais le contrôler, donc tu ne peux pas le contrôler. Et c'est ce qui inquiète beaucoup, alors que, en fait, ça se gère totalement. Et l'idée, ce n'est absolument pas de contrôler ton accouchement, mais au contraire, c'est de lâcher le contrôle, puisque le contrôle, c'est du mental. Et comme j'explique encore et toujours, si tu es tout le temps dans cette réflexion, dans la partie vraiment intelligente de ton cerveau, ben, t'envoies pas les bonnes hormones, les bons signaux à ton corps pour sécréter les bonnes hormones qui feront avancer ton travail, et qui te permettront de gérer la douleur. Donc, c'est contre-productif, donc en fait, justement, le contrôle, il faut le lâcher. Mais ça veut pas dire que tu perds le contrôle. Il y a une énorme nuance, et c'est vraiment sur ça que je vais appuyer aujourd'hui, pour que si tu es ce type de femme, toujours dans cette histoire de contrôle, et que ça te fait peur, ben, que tu es, Et cette sensation que tu prêtes dans le contrôle le jour J, même si, oui, tu ne sais pas combien de temps ça va durer, concrètement ce qui va se passer, mais pour que, quand ce qui se passe, en fait, ce jour-là, tu puisses être dans un pseudo-contrôle. Et j'aimerais que tu retiennes vraiment cette phrase. Tu ne perds jamais complètement le contrôle. Ce que tu perds, c'est l'illusion de ne pas pouvoir tout maîtriser. Et c'est justement cette illusion qu'il va falloir lâcher. Donc, comme je l'ai expliqué juste avant, l'accouchement, ce n'est pas quelque chose qui se contrôle. C'est quelque chose qui se traverse. Et c'est hyper important pour ne pas que tu rentres dans une lutte envers toi-même ce jour-là et le long de ta grossesse aussi, à te stresser en te disant comment je vais faire, etc. C'est vraiment changer la tendance et bien comprendre que tu n'as rien à contrôler ce jour-là. Tu peux cette habitude la mettre de côté, même si c'est compliqué. L'idée, c'est de pouvoir traverser. Mais quand tu es ce type de personne qui va vraiment... t'aider du coup à bien le vivre et pas de s'en faire dépasser par les événements c'est d'avoir toutes les ressources possibles entre tes mains qui te permettent de traverser n'importe quelle situation pour que s'il se passe quelque chose qui n'était pas prévu tu ne perds pas le contrôle mais que tu saches comment réagir, quoi faire pour bien le vivre si l'intensité augmente de ouf tu ne t'attendais pas à ça c'est pareil que tu aies les outils nécessaires pour traverser cette douleur et pas te retrouver à encore une fois perdre le contrôle face à la douleur. Donc ce qui va être important de travailler, c'est vraiment bien comprendre la physiologie pure et dure de l'accouchement. Et là, c'est pas juste « Alors au début, ton col, il souffre de 0 à 3, de 3 à 10, il y a la poussée, là, là, on rince ça. » Je pense que tout le monde le sait. Et si c'est pas le cas, de toute façon, je sais partout sur Instagram ces explications très basiques, les livres, les cours de sages-femmes, les cours de prépa avec les sages-femmes. C'est plutôt justement ce que toi, tu peux faire pendant ces étapes Merci. Pour accompagner ton corps, qu'est-ce qui peut se passer ? De là à là, l'intensité va être comme ça. Qu'est-ce que tu peux faire concrètement pour gérer cette intensité-là tout en économisant ton énergie pour la suite ? Là, quand tu es là, qu'est-ce que je fais ? Ok, ça va se passer comme ça, l'intensité va augmenter comme ça, je peux ressentir ça. Qu'est-ce que je peux faire pour toujours aider à ce travail et pour toujours gérer et ne pas me retrouver dépassée par la situation ? Qu'est-ce que ton bébé fait exactement dans ton corps ? Comment tu peux l'aider ? En fait, c'est vraiment comprendre, pas l'accouchement, tu passes par telles étapes, parce que ça c'est bon, on a compris, mais concrètement, qu'est-ce que moi je peux faire à chacune de ces étapes pour rester en pseudo-contrôle de ce qui se passe ? Parce qu'en soi, il faut que tu lâches ton mental, mais vu que tu l'auras travaillé avant, que tu l'auras appris avant, une fois que tu es dedans, tu le sais, donc tu as juste à traverser avec les connaissances que tu as, et ça roule. Ça va être aussi de savoir les imprévus qu'il peut y avoir, Là, ce n'est pas aller dans quelque chose d'oxygène, tous les trucs négatifs qui peuvent arriver. Mais voilà, si je veux une péridurale, je me prépare quand même à ne pas l'avoir. Parce que si jamais je ne l'ai pas, je ne me retrouve pas à paniquer. S'il y a un déclenchement prévu, ça va être plus intense. Mais concrètement, comment ça peut se passer un déclenchement ? Qu'est-ce que je peux faire pour le traverser et ne pas le subir ? S'il y a une césarienne, dans quel cas ça peut arriver ? Comment je peux faire pour la traverser pour ne pas me retrouver dépassée ? Si on me dit, là madame, il va falloir une césarienne. C'est là où tu perds le contrôle, c'est quand il arrive quelque chose à laquelle tu ne t'attendais pas, que tu ne comprends pas et que tu ne sais pas quoi faire avec cette information. Mais si avant, tu as préparé tout ça, donc toi, ton plan A, B, C, D, ben oui, tu ne sais pas si ça peut arriver, ce changement de plan, mais en tout cas, s'il arrive, toi, tu sais concrètement ce que tu as à faire pour que ça se passe bien et que tu le vives bien. Parce que oui, même s'il arrive une césarienne en cours de route, tu peux... Bien la vivre, tu peux bien la traverser, c'est possible. En tout cas, j'ai des clientes qui l'ont fait. Donc, c'est donné à tout le monde. C'est juste qu'il faut avoir les informations pour que quand ça arrive, pas de perte de contrôle. Donc, c'est ça en fait qui va être important à bosser. Comment ça se passe concrètement la physiologie de l'accouchement ? Comment je peux aider le travail ? Qu'est-ce que je fais à chaque étape ? Les imprévus, qu'est-ce qui peut se passer ? Comment je peux le traverser ? Et bien sûr, troisième point important, ça c'est ce que je répète tout le temps, mais de toute façon c'est la base, j'ai pas besoin de te le dire, mais je le dis quand même, c'est savoir gérer la douleur. Et là on va pas faire les trois respirations, les trois secondes, les machins. Respiration, je ne m'en répète jamais assez, c'est ta base. Mais une base, il lui faut des couches. Sans couche, ça ne ressemble à rien. L'accouchement, c'est pareil. La respiration est importante, oui, mais c'est surtout avoir d'autres outils pour gérer la douleur parce que c'est... insuffisant d'aspiration. Au tout début, l'intensité elle est plutôt sa barbe, les contractions sont plutôt espacées, ça se gère facilement qu'en te concentrant sur ta respiration. Mais tout le long du travail il va falloir d'autres éléments parce que l'intensité va augmenter surtout après la rupture de la poche des os, l'intensité est beaucoup plus importante donc il faut savoir quoi faire. Et surtout quand un outil ne fonctionne plus t'es toujours une bouée de secours en fait parce que sinon tu te noies et c'est pas l'idée. Et ça, encore une fois, c'est ce qui va te permettre de rester dans une espèce de contrôle. C'est, ok, là, ça fait mal comme ça, je prends tel outil. Ça fait trois heures que tu l'utilises. Ok, là, je sens que ça pique un peu, ça ne fonctionne plus trop. Il me faut autre chose. Ah, ok, j'ai encore une liste hyper longue. J'ai ça, Allez, je fais ça. Ok, ça marche super. Et tout le long, à chaque étape, ok, j'ai ça. J'ai ça. J'ai ça. Contrôle. C'est tout simple, en fait, pour ne pas avoir cette sensation de perte de contrôle. Parce que moi, je ne connais très bien le sujet. J'en parle parce que je suis comme ça, je suis maniaque du contrôle. Absolument, de tous les aspects de ma vie, je contrôle tout. C'est fatigant d'ailleurs, c'est très fatigant. Enfin, quand tu deviens maman en vrai, tu commences à le lâcher parce que tu ne peux plus trop tout contrôler. C'est d'ailleurs frustrant. Moi qui organise mes journées, c'est comme ça, je contrôle et tout. Ah ben non, là ma petite, ça ne va pas. Là, elle est malade, elle ne veut pas dormir. Bon ben, tu ne peux plus faire comme tu as voulu. Donc, ça t'apprend à lâcher. Mais en tout cas, par rapport à l'accouchement, je me suis dit, ok, j'ai envie quand même de pouvoir contrôler un petit peu les choses. Donc j'ai bien compris, on lâche le mental, on se laisse aller, mais au moins j'ai toutes les informations pour traverser cet accouchement et rester maîtresse de moi, de mon corps, de ce jour, peu importe ce qui peut se passer pendant cette journée. En fait, ce qui crée vraiment la perte de contrôle, c'est le manque d'informations. Du coup, il se passe quelque chose, tu ne sais pas comment réagir. tu perds le contrôle. Si t'as pas de repère, tu sais pas quoi te raccrocher, tu perds le contrôle. Tu sais pas quoi faire quand l'intensité monte en flèche, tu perds le contrôle. En fait, la panique, elle arrive vraiment quand il se passe quelque chose qu'on ne comprend pas. Donc ça, je pense que là, tu l'as bien compris, je l'ai plutôt répété. Mais quand tu sais ce qui se passe, en fait, t'es plus dans cette inconnue totale qui t'amène cette panique. En fait, c'est vraiment l'inconnue qui amène de la panique. Donc oui, c'est plutôt inconnu, l'accouchement, mais... Quand tu sais à peu près en tout cas par quoi tu vas passer, ce que tu vas pouvoir faire et quoi qu'il se passe, ce que tu as à faire, tu t'éloignes un peu de cet inconnu. Et du coup, cette peur de perdre le contrôle, de paniquer, commence vraiment à s'éloigner. En fait, c'est essayer de remplir tout l'inconnu que tu as par rapport à l'accouchement avec les connaissances, en sachant ce que tu vas pouvoir faire, en en prenant des choses dans ton corps. Là, tu sais que tu en maîtrises de ouf parce que tu as tout. C'est comme si tu veux un entretien d'embauche, que tu te pointes. et tu sais même pas pour quel poste tu candidates et que t'as rien préparé bah t'arrives t'es là ah C'est sur ce sujet. Ok, j'y connais rien du tout. C'est ces quelques trucs, ça passe. Et en fait, tu te foires complètement. Et à la fin, ta candidature n'est pas retenue. L'accouchement, c'est pareil. Tu vas à un endroit. Si tu y vas, en tout cas, les mains dans les poches. En tourisme, c'est pareil. Tu arrives, tu ne sais pas vraiment à quoi t'attendre. Donc, tu ne sais pas quoi faire. Et donc, ça ne se passe pas super bien. Si tu sais à quel poste tu candidates, tu peux te préparer. Tu peux te dire, ok, il faut que je connaisse ce sujet, Et là, je vais être trop fort. Il n'y a aucune raison que ça se passe mal. Let's go. Là, c'est pareil. Tu te prépares pour ton accouchement. Tu te prépares sur tous les aspects que je t'ai dit qu'il allait être importants pour cette histoire de perte de contrôle. Tu as toutes les ressources entre tes mains pour réussir cet entretien de rencontre avec ton bébé. En tout cas, si toi, tu as vraiment envie d'aller à ton accouchement ultra préparé, pour te dire je vais savoir quoi faire à chaque moment, je ne vais pas paniquer, je vais pouvoir gérer la douleur, m'adapter à tout changement de plan, je sais que quoi qu'il arrive, je pourrais bien le vivre et en ressortir fière, c'est ça pour toi, c'est une priorité, c'est hors de question d'être dans cette perte de contrôle, tu veux le gérer comme tu veux tout le reste de ta vie, en mettant le mental de côté, mais en ne subissant pas en tout cas ce jour. Bien, on en parle, on fait le point ensemble sur ce que tu as envie de vivre et ce qu'il y a à mettre en place pour que ça soit finger in the nose. Donc ce qu'on peut faire, on en parle ensemble, t'as un lien juste en dessous, c'est une consultation offerte, on parle ensemble, on se rend compte. Moi tu m'expliques un petit peu ce que tu veux, moi je te dis ce que t'as à mettre en place pour justement éviter de te retrouver dans cette perte de contrôle, subir la douleur, etc. Tout ce qu'il y a à faire et voilà. Et après c'est toi qui as envie d'aller plus loin, que t'as envie de te faire accompagner. de manière vraiment plus profonde on prend parler si tu veux en temps un second temps mais voilà là c'est vraiment un moment pour toi on fait le point ensemble c'est gratuit, profites-en, il n'y a pas beaucoup de place, ça parle vite donc n'hésite pas, si tu as des questions je suis dispo, tu m'écris en tout cas garde bien cet épisode de côté si tu es maniaque du contrôle pour te le réécouter plusieurs fois quand tu te dis si je perds le contrôle, si il se passe ça ça peut se passer différemment n'hésite pas à me dire ce que t'en as pensé en commentaire, à mettre un petit like si tu as aimé bien sûr ça me fait toujours plaisir en tout cas de vous lire dans les commentaires et on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode du podcast Naître Femme, Renaitre Mère Bisous les Lyonnes