Speaker #0On passe des mois à préparer l'arrivée de bébé, la chambre, le sac de maternité, le projet de naissance. Mais tout ce qui touche au postpartum, on se dit on verra plus tard, on verra quand on y sera. En tout cas, moi c'est exactement ce que je me disais quand j'étais enceinte. Sauf que le postpartum, c'est comme l'accouchement. Comprendre avant ce qui va se passer et comment le gérer, ça te permet de beaucoup mieux le traverser. Aujourd'hui, je vais te révéler trois choses que je conseillerais à toute future maman pour traverser leur postpartum. tombe avec le plus de douceur possible. Et si t'es pas encore enceinte, je te conseille aussi d'écouter, ça peut être intéressant de le faire avant même d'être enceinte. Bienvenue dans cet épisode de Naître Femme, Renaitre Mère. Le postpartum, je trouve que c'est un sujet dont on parle vraiment pas assez. Par exemple, pendant la grossesse, on nous en parle pas. Tout le long de la grossesse, on va nous parler de la grossesse en elle-même, de l'accouchement, etc. Le postpartum, ça va être vraiment vague, juste tu vas l'été, tu ne veux pas l'été, voilà, il faut se reposer, tu vas être fatigué, c'est tout. Donc même dans les cours de prépa à l'accouchement, on ne te prépare pas du tout au postpartum. On n'est pas habitué à en parler, et encore qu'avec les réseaux, ça commence un peu à en parler, mais il y a un peu de tout et n'importe quoi. Justement, on en parlera dans les points que je vais citer après, mais le postpartum, c'est vraiment important d'y penser avant, de comprendre ce que ça veut dire parce que en fait tant qu'on le vit pas On n'a aucune idée de ce que c'est. Et vu que personne ne nous en parle, on ne peut pas s'en faire une idée. Donc on est juste dans le flou à se dire, je verrai quand j'y serai, comment je vais gérer, mon couple, etc. Toutes ces choses-là auxquelles on se dit, je verrai. Et on se focus que sur la grossesse et l'accouchement. Alors que franchement, je le mettrais aussi dans l'ordre de priorité. C'est oui, ta grossesse, qu'elle se passe bien, etc. C'est important, que tu te sentes bien. Préparer ton accouchement, de toute façon, tu l'auras compris avec moi, c'est ce qu'on prépare au maximum, donc hyper important. Mais la continuité, c'est quand même le postpartum. C'est pas que tu vives un accouchement magique, que tu le vives bien, mais que tu t'écroules après l'accouchement. Certainement pas. C'est pas du tout l'idée. En tout cas, moi mes clientes, je les accompagne vraiment tout le long. Je les prépare au postpartum. Je les accompagne après la naissance. Parce que l'idée, c'est pas que je leur dise, tiens, t'as tout pour vivre un magnifique accouchement. Mais par contre, après, je n'en ai rien à faire si tu fais des pressions postpartum. Non, c'est moyen. Et sauf que c'est beaucoup ce qu'on voit, on est vachement abandonné après l'accouchement et ça peut être super compliqué à vivre. Donc là, vraiment, c'est trois conseils. Moi, j'aurais adoré qu'on me les dise parce que moi, pour le coup, je ne m'étais pas du tout préparée à mon postpartum. Alors qu'on m'avait démarché, vu que je suis sur les réseaux, etc. Il y a des femmes qui m'ont démarché quand je suis en scène pour me dire « Oui, je suis accompagnée en postpartum, il faut s'y préparer. » Et j'étais là « Écoute, déjà, je prépare mon accouchement, le postpartum, on verra quand j'y serai. » Et elle m'a dit, je me rappellerai toujours de cette nana du coup, mais non, le postpartum, ça se prépare avant, pas une fois que tu y es, sinon c'est trop tard. J'étais là, qu'est-ce qu'elle me saoule, c'est bon, elle veut juste vendre son programme et faire de la thune. Non, elle voulait juste faire son job qui est le bon, c'est-à-dire préparer les femmes à traverser ça. Mais j'étais vraiment têtue. Vraiment, je me disais, mais qu'est-ce que tu veux que j'anticipe en fait ? Oui, on va partager les tâches. Oui, mon couple, franchement, j'ai confiance en lui. Je sais qu'on va s'embrouiller un petit peu, que je vais être fatiguée, mais voilà. Non, franchement, ces conseils-là que je vais te donner, j'aurais rêvé qu'on me les donne. Je pense que ça aurait évité pas mal de galères. Je l'aurais mieux traversé. Je ne dis pas que je traverse ma mort le postpartum, parce que je l'ai su encore en soi. Mon bébé n'a que dix mois, au moment où tu m'écoutes. Et le postpartum, déjà, ce n'est pas un mois, deux mois. Vraiment, c'est... On dit souvent qu'on peut le voir sur les réseaux, le postpartum dure 3 ans. Donc les 3 premières années de l'enfant, il est considéré bébé avant de passer à l'âge enfant. Mais moi j'irais même plus loin que ça. Pour moi le postpartum, je vais le prendre dans sa définition complète, c'est l'après-accouchement. Donc c'est tout le reste de ta vie après l'accouchement. Parce qu'en fait, du moment où tu deviens mère, ton identité change. T'es plus celle d'avant, mais c'est pas quelque chose de mauvais. Mais t'as une nouvelle identité qui vient se couler à l'ancienne, qui crée une nouvelle, enfin voilà, tout un truc. pour le restant de ta vie. C'est pas ça y est, ton enfant est à 4 ans, tu redeviens la même femme qu'avant. Ou il y a des choses que tu vas peut-être plus faire, mais ton identité, elle a profondément changé. Donc le postpartum, pour moi, c'est du moment où tu as accouché jusqu'au restant de ta vie. Mais il y a un moment qui peut être critique, des moments plus compliqués, surtout la première année de l'enfant. Enfin, ouais, les trois premières années, mais vraiment la première année, tellement un bouleversement du coup de changement que je pense que ça mérite vraiment de s'y pencher. En tout cas... Si tu fais partie des personnes comme moi qui se sont dit « Oui, bon, je verrai bien. S'il te plaît, écoute cet épisode jusqu'à la fin. Tu m'en remercieras après. » Et si tu sais déjà que c'est un sujet qui t'intéresse, parce que j'ai des clients qui me disent qu'elles veulent vraiment se préparer au postpartum parce qu'elles ont vachement peur, elles sont vraiment conscientes de ce que ça signifie. Donc, ça fait plaisir. Donc, là aussi, ça pourra beaucoup vous aider si vous faites partie de cette team qui veut être renseignée. Vous aurez vraiment, je pense... trois plus gros piliers à préparer, à avoir conscience. Et du coup, je vais vous donner des petits trucs que vous pouvez faire pendant votre grossesse ou même si vous n'êtes pas enceinte, le faire avant. Pas tout, parce qu'il y a des choses où c'est inutile de le faire trop tôt. Mais en tout cas, il y a des points qui sont bien de faire avant même d'être enceinte. Si tu es déjà enceinte, ce n'est pas trop tard, il n'y a pas de souci. Mais tu sais, de les faire en amont pour que ça se passe au mieux. Donc, j'ai fait une intro méga, méga longue. J'ai vraiment un problème, je parle trop. Donc on va commencer directement avec ces trois points. Le premier, qui est vraiment hyper important, je te dirais, c'est de surtout pas te comparer. Bien te mettre ça en tête. Déjà, ça commence pendant la grossesse, sur la grossesse en elle-même, sur l'accouchement et le postpartum. Ça, c'est ravageur en fait. Déjà, ça commence avec la grossesse où ça va nous bouffer de se comparer, de dire « Ah, la testade, elle avait pris que tant de kilos, moi j'ai pris tout ça. » Ou inversement. peut-être que j'ai pas pris assez de kilos est-ce que je mange assez j'aurais bien mon bébé, mon ventre il est trop comme ci il est trop comme ça, oh elle elle a grossi comme ça et moi comme ça, mais là je ressens ça et en fait on n'en termine plus et ça c'est le gros problème de nos lourds dans nos temps, c'est qu'on est sur les réseaux sociaux, on est sur des applications comme WeMom ça WeMom honnêtement je dirais de vraiment d'oser son utilisation. Vraiment. Parce qu'il y a tout et rien. Tout le monde se prend pour des professionnels ou de santé ou d'accompagnante à la naissance comme moi, etc. juste parce qu'elles l'ont vécu. Sauf que ce n'est pas parce qu'on a vécu une situation qu'on devient expert. Ce n'est pas parce que tu as réussi à faire rapidement dormir ton bébé dans son guic que tu es une experte en sommeil. C'est juste que tu as de la expérience avec ton bébé, mais déjà, il y a des choses que tu vas peut-être, quand c'est une femme, qui n'est pas du tout adaptée à sa situation. C'est pour ça que n'écoute pas forcément tout ce que tu vois partout, si ce n'est pas de professionnels, en fait. Que ça soit de santé, d'où la compagnon périnatale, etc. Mais des personnes vraiment formées à ça. Donc, oui, môme, c'est pour ça que, attention à ce que tu dis, parce que, franchement, je trouve que ça fait assez flipper. Moi, j'en étais consommatrice dans mes essais bébés. Je découvrais, je me sentais seule. et puis j'étais là mais et mon dieu c'est un nid à conneries et en fait tu te fais plus flipper contre chose au moindre truc, oui les filles j'ai ça, vous pensez quoi ? Et t'as l'autre qui va dire ah mais moi quand j'ai eu ça c'était une grossesse extra-hétérine, tu devrais aller aux urgences et ça n'enchaînait plus ça pendant la grossesse le postpartum, mon bébé sent comme ça ah mais moi qu'il avait ça c'est parce qu'il était gravement malade enfin vraiment cet effet là j'irais d'un peu le bannir ou de vraiment doser et c'est pareil pour les réseaux n'allez pas vous comparer avec tout ce que vous voyez Merci. Donc là, pour le côté Wim Homs, c'est pas vraiment dans la comparaison, mais plus attention à ce que vous écoutez. Mais ça, je le mets vraiment dans le même sujet. Et les réseaux, plus pour la comparaison, on va voir des personnes, des influenceuses, des personnes comme moi, compagnes en périnatale, je vous montre aussi un peu de ma vie, mais dans le cadre de la maternité. Ce que vous voyez, c'est une petite partie d'un moment, un instant T. une photo, une vidéo, où tu vois ou la future maman ou la maman qui a couché pimpante, au concern, la maison est propre, elle est toute souriante et tout, je peux te garantir que c'est pas ça la réalité. Pas tout le temps. Tu peux être cette femme-là, tu peux être hyper pimpante, hyper motivée, mais en tout cas on le voit énormément sur les réseaux, que des morceaux comme ça fragmentés de la vie de ces personnes où tout est beau, tout est rose, alors que... En fait, elle a très bien pu se maquiller juste avant de faire juste cette photo ou cette vidéo, aller dans un coin de sa maison où elle a juste tout poussé pour que ça ait l'air rangé, faire des rangs sourires, alors qu'une heure avant, elle pleurait parce qu'elle était fatiguée. Donc c'est pour ça, ne vous comparez pas, parce que c'est pas la vraie vie. Les réseaux montrent ce qu'on a envie de montrer. Moi, ça m'est déjà rire d'avoir passé une nuit de merde, de m'être levée en pleurs, d'avoir crié, d'être à bout de nerfs. Et faire mes petites stories, tranquilles, les filles, ça va, gna Comme si rien n'était, et tout le monde va se dire de l'extérieur, oh la la, Elisa, elle est toujours souriante, ça va toujours. Non, il y a des fois où moi aussi je pleure, je suis à bout, j'en peux plus. Mais j'essaie de le montrer un petit peu, justement, pour montrer que c'est ça, la réalité. Mais il y a des fois où c'est mon côté, c'est montrer ma vulnérabilité, donc j'aime pas trop le faire non plus, j'essaie de faire un peu pour vous montrer, mais... Voilà, ça reste mon truc à moi, je n'ai pas forcément tout le temps à lui dire « là, ça ne va pas » . En fait, ça fait celle qui se plaint, en plus, bref. Mais vraiment, juste ne vous comparez pas à ce que vous voyez sur vous, votre état de la grossesse, sur l'accouchement. Quand vous lisez qu'une femme, ça s'est passé comme ci, comme ça, ne vous dites pas « ça va être pareil » . Ou si vous vivez votre accouchement et que vous voyez que d'autres vont le raconter d'une manière, peut-être qu'elles ont mieux vécu que vous, moins bien, qu'importe le sujet, ne vous comparez pas. parce que la comparaison elle est jamais bonne et d'autant plus quand on devient maman on a notre bébé c'est le pire truc de se comparer par exemple elle a l'air moins fatiguée son bébé il est plus facile parce que déjà chaque bébé est différent il peut y avoir une maman qui a un bébé qui est très facile qui fait rapidement ses nuits qui tête bien, prend bien le bibi etc et du coup mais C'est plus facile déjà pour elle. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de difficulté, mais c'est plus facile qu'une maman qui a un bébé qui galère pour la tétée ou le bibi à chaque fois, c'est la cata, qui dort très très très très très mal, n'arrive pas du tout à faire ses nuits, tu ne peux pas le poser, il a tout le temps besoin d'être porté. Ou par exemple, une maman qui a un bébé qui a RGO, c'est pareil. Clairement, ces mamans-là n'ont pas la même vie qu'une maman qui a un bébé qui n'en a pas. clairement on se le disait et donc cette femme là forcément elle va être beaucoup plus fatiguée parce qu'elle dort beaucoup moins elle est dans des pleurs dans de la difficulté elle prend son bébé, elle le berce, elle le pose son bébé il dort que l'autre elle est là, elle veut le poser à chaque fois que le bébé se réveille donc elle est obligée de le garder dans les bras après faire du portage, tout ce qu'elle peut pour que son bébé arrête de pleurer donc déjà elle est tout le temps mentalement épuisée de se dire Oh ! J'espère que ça va bien se passer. J'espère que je vais réussir à le faire dormir. J'espère qu'il ne va pas trop pleurer. J'espère que cette nuit, ça va aller. On n'en finit plus avec la charge mentale. Donc, c'est pour ça, tu ne sais pas la vie qu'ont les autres mamans. Donc, ne te compare pas. Ne te dis pas, elle, elle tient mieux que moi. Moi, c'est plus dur. Parce que s'il faut, toi, avec ton bébé, c'est plus difficile. Donc, c'est le premier point, vraiment, on ne se compare jamais. Et même si une maman galère plus que toi, son bébé est plus compliqué que toi, ça a l'air simple. Tu te dis, pourquoi je me sens moins bien ? Je ne devrais pas. C'est pareil, tu ne te compares pas. Chacun vit les choses à sa manière. Chacun a plus besoin de sommeil que d'autres. Certains vivent mieux que d'autres le manque de sommeil. Peut-être qu'émotionnellement, le bouleversement hormonal, tu le vis moins bien qu'une autre personne qui peut en galère de ouf avec son bébé. Il y a tellement d'éléments qui font que tu n'as rien qui est comparable. Donc, tu ne te compares pas. En fait, il faut que tu sois au cœur avec ce que tu ressens. Si t'es trop fatiguée, va pas te dire, elle est moins fatiguée. T'es fatiguée, c'est comme ça, t'as besoin de repos. Oui, c'est dur. En fait, c'est vraiment accepter ce qu'on ressent au lieu de t'aller se comparer en disant, ouais, mais je pourrais faire mieux parce qu'elle, on s'en cogne. Accepte ce que tu ressens, accepte que tu passes par des difficultés, que tes émotions, voilà, ça se chamboule, que c'est compliqué. Il faut l'accepter tout ça. Et d'ailleurs, vraiment, hyper important, si c'est dur, que tu ressens vraiment un épuisement mental, émotionnel, que tu te remets beaucoup en question, que tu as du mal à vraiment avoir plus de moments où tu es joyeuse que triste, là, je t'invite quand même à te rapprocher d'un professionnel de santé pour en parler, parce qu'il ne faut pas négliger la dépression postpartum, on n'en parle pas beaucoup, vraiment pas beaucoup. Mais il y en a, il y en a beaucoup, beaucoup plus que ce que les chiffres nous disent, parce que On nous dit qu'il y a 25% de dépression post-partum. Sauf que ça, c'est des femmes qui se sont fait reconnaître la dépression. Il y en a plein qui vont garder poil et ça va durer pendant des années comme ça. Donc si tu ressens vraiment une grosse fatigue permanente, mais vraiment beaucoup plus qu'on est toutes fatiguées, mais vraiment, t'arrives vraiment pas à te poser, ça te rend ouf un peu. T'as vraiment beaucoup de pensées parasites, que t'es très négative, que t'as du mal à apprécier les moments avec ton bébé. que tu regrettes un peu ta vie d'avant, bon ça tu peux y passer, mais que c'est vraiment intense, que t'es très irritable, que tu pleures beaucoup. Les premiers jours ça peut arriver, tu peux avoir un petit baby blues, mais ça ça dure pas plus de deux semaines. Si vraiment ça dure, que ça dure au-delà de deux semaines et que vraiment tu passes beaucoup plus de moments négatifs que positifs, vraiment n'hésite pas. Tu peux en premier, je te dirais, de contacter ta sage-femme, elle est vraiment là pour ça. Elle est vraiment là. Si tu n'avais pas une sage-femme, tu avais un gynéco qui te suivait, tu peux te rapprocher de l'hôpital où tu as accroché pour voir une sage-femme. Est-ce que tu as le rendez-vous entre 6 et 10 semaines postpartum avec cette sage-femme ? Déjà, tu peux en discuter avec elle de comment tu te sens, mais si tu ressens le besoin de parler avant, tu le fais. Et si au moment où tu as eu le rendez-vous salé et que c'est après que ça ne va plus, tu reprends rendez-vous. C'est hyper important de se faire accompagner, de ne pas avoir honte surtout. Et même si tu veux m'écrire à moi pour que je te conseille vers qui aller, vraiment n'hésite pas, j'ai pas envie que des personnes qui me suivent, qui m'écoutent finissent en dépression postpartum alors que j'essaie de donner des éléments pour que ça se passe bien. Donc n'hésitez surtout pas à me solliciter mais vraiment en premier les professionnels de santé si vous vous sentez aller vers eux, ils vous relieront vers la bonne personne, le bon psychiatre, ce qu'il faut pour vous aider, vraiment c'est hyper important. Mais ce qu'il faut retenir de ce premier point, on ne se compare jamais à personne, que ce soit son bébé. son couple. ou soit. Le deuxième point, c'est de préparer son couple au postpartum pendant la grossesse. Et c'est cet élément que je te disais au tout début, que c'est pas mal de le faire quand on est bébé, où tu sors, tout ça. De préparer, parce que c'est vrai qu'on n'y pense pas. On se dit qu'on s'aime, qu'on sait qu'il va y avoir des difficultés, qu'on sera plus irritable, peut-être un peu plus d'engueulade parce qu'on sera plus fatigué, mais qu'on va le traverser. C'est complètement fou de penser ça, mais je l'ai pensé. Et c'est humain de penser ça, parce que On se dit qu'on s'aime, que dans tous les cas, on va réussir à affronter la chose et qu'on fait ce bébé par amour. Parce qu'on ne fait pas un bébé pour faire en sorte que son couple va mieux. Loin de là, justement, vous allez le comprendre avec cette phase. Préparer son couple au postpartum, sur différents points que je vais aborder, ça évitera d'arriver... En tout cas, on va essayer au mieux d'éviter le baby-clash. Parce que ça, ça fait chier. En tout cas, c'est pareil, ces éléments, j'aurais vraiment à rêver les avoir avant, donc pendant ma grossesse par exemple, et éviter le baby-clash. Parce que je peux vous dire que j'y suis en plein dedans. Là, ça va mieux quand même, parce que aussi je me forme, je me renseigne, etc. Donc ça permet d'aider à tout ça. Mais moi, c'est aussi mon métier qui fait que du coup, je suis tout le temps en pleine dent, en train d'apprendre, qui du coup ça m'aide moi-même dans ma vie mais du coup l'anticiper c'est mieux, ça évite d'être en pleine dent en tout cas de le limiter donc déjà qu'est-ce que c'est le baby clash ? ce terme c'est juste le couple à l'arrivée du bébé qui clash tout simplement c'est pas forcément à cause du baby comme on dit, c'est plus ce changement de vie, on n'est plus seule avec son conjoint ou sa conjointe, il y a un autre être avec qui il faut s'occuper. Donc ça fait beaucoup plus de taf. Et il peut y avoir du coup beaucoup plus d'embrouilles liées à plein d'éléments. Je ne sais pas, la fatigue, les finances, l'organisation, tout plein de choses qui font qu'il peut y avoir ce baby clash. On dit qu'il y a deux couples sur trois qui le vivent. Donc en soi c'est pas grave moi je dirais d'aller dedans mais c'est bien de le repérer quand on y est pour savoir quoi faire pour en sortir. Au lieu d'y rester et de potentiellement finir sur une séparation qui aurait pu être évitée. Parce que se séparer quand ça va vraiment pas c'est ok. Mais se séparer quand en fait c'est juste qu'on a pas réussi à régler ce baby clash qui pouvait complètement se régler quand on a les bons outils. c'est hyper dommage parce que on a fait un enfant, on pourrait être une famille et on se déchire parce qu'on n'a pas les bons outils et donc ça, tout ça, ça peut vraiment s'anticiper moi j'aurais aimé l'anticiper, on se déchire pas on n'en est pas du tout à ce point, on comprend totalement ce qui se passe, voilà, mais il y en a pour qui c'est beaucoup plus profond, donc autant l'anticiper, y être préparé donc pendant votre grossesse ou vos essais bébés, etc, je vous dirais de vous faire un petit point avec votre conjoint ou votre conjointe pour parler de votre couple et de tout ce qui va suivre pendant ce postpartum Déjà le premier point, c'est de vous... Déjà tout seul vous pouvez le faire, c'est de vous dire les petites choses qui peuvent vous énerver chez votre partenaire. Ça peut être des trucs qu'à la base vous vous dites bon ça me saoule un peu mais ça passe, je m'en fous, l'abstraction, voilà, on a des qualités, on a des défauts, je sais pas, ça peut être... Il laisse tout le temps entraîner ses chaussettes, c'est un peu chiant mais bon ça va j'accepte. Mais tous ces points-là qui pour vous vous semblent bon, ça va, vous pouvez vous le noter. Aussi, il y a des plus gros points, des cellules d'embrouilles plutôt récurrentes, c'est pareil, le noter. Vous pouvez dire à votre partenaire, du coup, de faire exactement la même chose, qu'il note tous les petits trucs qu'il accepte, mais ça le saoule un petit peu, qu'il note, et les gros coins. Ça, vous faites un point ensemble. Vous vous en parlez en vous disant, voilà, moi, c'est vrai que quand tu laisses révéler tes faussettes, bon, je dis rien, je m'y suis habituée, c'est chiant, mais bon, je savais qu'il n'y a pas mort d'homme. C'est essayer de régler tous ces petits trucs qui vous dérangent, parce qu'en fait... Dans le postpartum, quand il va y avoir tout ce qui est fatigue, charge mentale, s'occuper de ce bébé qui compte toute cette place, tous les petits trucs qui vous semblaient insignifiants vont prendre une entoueur. Mais là, les chaussettes, quand vous allez les retrouver, vous allez les prendre, lui balancer à la gueule et lui dire qu'il vous casse les hums et que ses chaussettes, il se les fourre. Putain, quelle vulnérité ! donc... ou parler de ça pour essayer de trouver des petites solutions. Dire bon ben là tes chaussettes, il va vraiment falloir bosser sur ça, il va falloir que tu penses à les mettre dans la corbeille. Parce que quand il y aura bébé, il n'y aura pas que mes affaires et tes affaires et des chaussettes par terre. Il y aura les bodys, les langes, la fatigue. Et donc ramasser tes chaussettes, ben ça me saoule. Ça, c'est en parler avant que bébé arrive, toutes ces petites choses pour voir tous les petits efforts que vous pouvez faire chacun de votre côté pour que ça se passe au mieux. Ou même s'il y a des choses où c'est plus fort que vous, là, ces chaussettes, vous n'y arrivez pas. Vous avez beau vous dire, il faut que je les range, mais vous rentrez du boulot, vous les posez sur le canapé et vous oubliez. Si votre partenaire vous engueule parce que vous avez laissé traîner les chaussettes, alors que normalement il ne faisait pas, vous comprendrez. Vous ne serez pas la mode, mais qu'est-ce que t'as ? C'est les hormones, t'es folle, parce que là, ça grand encore plus embrouille. Non, vous en avez par l'avant, vous savez que ça saoule, que l'autre laisse traîner les chaussettes. Donc, si elle vous engueule, c'est OK, parce qu'elle me l'avait dit. C'est vrai, je ne l'ai pas fait. Il faut que j'essaie de faire l'effort. En tout cas, je m'excuse. Parce que rien que le fait de dire, je suis désolée, mon cœur, c'est vrai, tu me l'as dit. Je n'ai pas pensé, il faut que je le fasse. Et de se laisser se faire engueuler, déjà, ça aide. Parce qu'il y a de la compréhension. Et ça crée finalement beaucoup d'embrouilles. qui peuvent aller plus profondément, c'est ce manque de compréhension. En plus, les hommes, du coup, désolé, je dis les hommes, mais on va avoir tendance à mettre des fois nos petits moments de colère, de reproches sur le compte des hormones. Non, mon vieux, chaussettes, F1, chier, je suis fatiguée. Et ça, du coup, c'est encore plus énervant, parce qu'on est là, mais non, mais ce n'est pas qu'une sphère d'hormones. Alors oui, je suis fatiguée, etc. Oui ! je suis hormonale, mais du coup, ces petits trucs que j'acceptais avant, qui me faisaient quand même chier, mais que j'acceptais, là, je ne les accepte plus. Et ça, le fait de comprendre, du coup, ça va vraiment vous aider après. Donc là, cette conversation, ensemble, il faut l'avoir, bien sûr, dans de bonnes conditions, pas en mode, ça y est, on va se faire des reproches, parce que vous allez vous embrouiller, c'est pas le but. C'est vraiment le faire calmement, genre, bon, ben, voilà, ces choses-là, c'est bien qu'on en parle, pour qu'après, ça se fasse au mieux, etc. Donc, tous les problèmes dans votre couple qui doivent être réglés, que ça soit le drainage de chaussettes ou des trucs, Des plus gros sujets d'embrouilles qui reviennent, c'est vraiment discuter pendant la grossesse pour voir comment faire en sorte que ça change pour qu'elle arrive et le bébé. Et puis ces sujets-là, parce que ces sujets-là, quand ils vont revenir, ils vont revenir déjà plus souvent et ils vont faire x10, voire beaucoup plus. Et du coup, c'est beaucoup plus dur à gérer et émotionnellement, on est plus sensible. Donc voilà, avec tout ce yo-yo, oui, il y a ces hormones. Donc oui, peut-être qu'on va pleurer plus facilement. Mais autant limiter la casse et préserver au mieux le couple. Ensuite, vous allez pouvoir parler, donc là, je vous dirais de casser en deux cette discussion, enfin, la faire en deux points. C'est une seule discussion sur tous les problèmes à régler, des petits trucs, c'est tout. Il y a déjà tout ça à digérer. Après, vous en faites une autre sur les autres points. Donc les autres points, il y a parler de l'organisation, la répartition des tâches après l'accouchement, donc même si au moment du postpartum, Les choses peuvent changer, c'est qu'il y en a un qui va dire « Moi, je fais le linge et toi la cuisine. » S'il faut, ça va un petit peu changer après. Mais au moins, en sachant déjà avant qui fait quoi, ça limitera aussi les embrouilles. Vous répartissez les tâches en 50. Il n'y a pas une personne qui fait plus que l'autre. Sens. Les premières semaines, nous, la personne qui a accouché, on a quand même besoin de davantage de repos parce qu'il faut qu'on se remette de l'accouchement, émotionnellement et physiquement. Donc là, moi, c'est ce que je conseille à mes clientes et à leurs partenaires, c'est que le partenaire ou la partenaire fait tout. Oui, oui. C'est-à-dire que la maman, elle est là collée en peau à peau tout le temps. donc à peine donner le sein s'il y a du bibi, là il peut prendre du relais mais du coup l'idée c'est qu'elle se repose au max au moins pendant deux semaines pleines pas à faire de ménage pas à faire la bouffe toutes ces choses là on fait pas, la bouffe vous pouvez l'anticiper et le dernier mois de grossesse vous faire des plats, vous vous congelez, nous c'est ce qu'on avait fait au moins on se prenait pas le choix avec ça et le ménage c'est pas grave si c'est pas tous les jours nickel mais Mais se dire que c'est plutôt le partenaire, le coparent qui s'occupe de ça sur les premières semaines, surtout pendant le congé pater quand ils sont là. Parce qu'après, vous allez vous retrouver peut-être avec plus de choses. Et donc, c'est là où je parle que c'est bien de partager les tâches en 50-50. Même si c'est vous qui êtes plus à la maison et lui qui reprend le boulot, vous n'êtes pas là en train de faire bronzer, de vous la couler douce pendant qu'il est au boulot. Vous vous occupez d'un bébé, donc il y a toute la charge, les pleurs, le changement de couche. Est-ce que je fais bien ? Est-ce que je ne fais pas bien ? Est-ce que... Là, il est bien changé. Est-ce que... Bon, plein de questions. Donc, en fait, vous êtes fracassés. Vous êtes tous les deux fracassés, mais pour des raisons différentes. Donc, après ce premier temps de coucou-nage où vous ne foutez rien, vous ne foutez rien, non, vous vous occupez de votre nouveau nez, vous vous remettez de la coussoir. C'est, donc voilà, vous repartissez l'état, vous voyez exactement comment vous voulez gérer votre truc, mais d'en parler avant, parce qu'une fois l'arrivée de bébé, vous pouvez en parler, mais peut-être vous utiliserez de l'autre point en mode, ah oui, mais moi je fais tout le temps ça, et toi tu fais pas ça, mais tu pourrais faire plus ça, bon, ben là ça mène à rien. Vous pouvez en parler avant, voilà, et après vous faire un autre point après l'accouchement, dans les semaines à venir, surtout quand le coparent reprend le boulot, pour refaire un check de cette répartition des tâches. Est-ce qu'il faut un peu le bouger ? Est-ce que ça marche bien comme ça ? Est-ce que tout va bien ? Est-ce que ça va tout le monde ? Voilà. Donc, un point avant, un point après. D'ailleurs, pour ces points, je vous conseillerais d'en faire régulièrement. Donc, pendant la grossesse pour préparer ce postpartum. Et pendant le postpartum, vous faire des petits points. Donc, un après l'accouchement, quelques petites semaines. Un pour la reprise du travail du coparent. Et même des deux pour la reprise du travail. Les deux vont reprendre une vie active, donc comment on partage les tâches comme on le disait, mais aussi sur les activités. Moi j'ai envie de faire du sport, oui, mais moi j'ai envie de faire ça, bon ben ok, comment on fait ? Toi t'as deux heures là, moi j'ai deux heures là, mais vraiment que ça soit écrit, que ça soit carré. Parce que si on le dit comme ça, oui, toi t'iras faire ton sport là, moi j'irai faire ma peinture là, et dans le vent, et en fait des fois l'un va oublier, va bouffer le temps de l'autre, et là c'est l'autre à désembrouille, c'est quand le... temps de chacun est mal réparti. Un a plus de temps que l'autre, mais l'autre va tout le temps lui en vouloir. C'est-à-dire, tu bouffes mon temps. Donc, ça, l'anticiper. Qui fait quoi ? À quel moment ? Moi, j'ai le jeudi, toi, t'as le samedi. On ne sait rien. Vous vous répartissez comme vous voulez. En tout cas, vous faites votre petit planning pré-reprise du boulot pour les deux. Un autre gros sujet auquel des fois, on ne peut pas forcément penser, mais c'est les finances. Parlez de vos priorités en termes de budget. Est-ce que ça serait plus pour avoir une aide ménagère ? Est-ce que c'est plus pour acheter des jouets, du matériel électroménager pour faciliter la vie, comme un robot aspirateur ? Je trouve ça vraiment génial. C'est une guerre de temps et d'énergie. C'est pépite. C'est voir comment vous voulez voir votre budget, quelles sont les priorités. Est-ce que la priorité, c'est de se faire un resto tous les mois ou de ne pas trop en faire, il n'y a même que tous les trois mois, pour mettre de l'argent de côté et partir tous ensemble en vacances ? Mais vous l'anticipez. Parce que c'est pareil, si vous le voyez d'une certaine manière, les dépenses et l'autre pas de la même manière, vous pouvez vous en vouloir mutuellement de « Ah, mais là, tu n'as pas dépensé de l'argent pour ça. Ah, mais là, toi, tu le dépenses pour ça. Alors qu'il faudrait qu'on fasse ça. » Ça aussi, ça peut créer des tensions. En fait, vraiment, tous ces jeux... échanges tous ces points, ça va vous éviter un max de tensions et de potentiel baby clash. Donc communiquez sur les priorités et vous mettre d'accord sur des points, ok pour ça, ok pour ça, l'argent commun, pas l'argent commun et voilà. Vous pouvez vous faire un petit listing, vous dire, là on peut faire un compte commun ou comme ça pour mettre tous les mois et on se dit que ça à chaque fois c'est pour... des activités, ça c'est que pour bébés, ça c'est pour les vacances, vous vous organisez comme vous voulez mais en tout cas anticipez ce sujet là. Ensuite parler d'un sujet qui est hyper tabou en France, même partout je crois et pourtant il est hyper important, c'est la sexualité. Je comprends pas pourquoi on n'en parle pas, plein de femmes du coup se sentent nulles alors que tout le monde vit la même chose, je pense que c'est important d'en parler pour expliquer qu'après l'accouchement ça pète comme avant, enfin pète comme avant. Il va y avoir un petit temps où le premier mois, on se remet souvent physiquement. S'il y a eu une déchirure, une épisodine césarienne, ça va prendre plus de temps pour se remettre déjà physiquement. Mais émotionnellement, il faut leur expliquer à ces messieurs que ça reste un jamboulement aussi. Donc c'est se dire, pour certaines femmes, c'est se dire, j'ai fait sortir un bébé par là. Et quelque chose va rentrer par là. Je vous jure que pour en échanger avec des mamans, il y en a qui s'est perturbé énormément et qui sont restés bloqués un long moment. Donc ça, c'est bien d'en parler ensemble pour dire peut-être qu'au début, j'aurais pas trop envie parce que par rapport au fait que j'ai donné la vie par cet endroit, ça va me déranger, il va me falloir un petit temps pour m'adapter. Après, il faut aussi savoir qu'avec les hormones, la chamboulement hormonal, la montée de lait, etc., ça... ça flinque ta libido au début. Mais pour les hommes aussi, vraiment, l'accouchement, il n'y a pas que chez les femmes chez qui il y a un chamboulement, mais il y a aussi chez les hommes, il y a une baisse au niveau de la testostérone donc ça calme un peu leur libido. Vraiment, la nature est bien faite parce qu'on sait à quel point ces messieurs pour la majorité, il leur faut leur dos, sinon ils sont casse-pieds. Sauf qu'après l'accouchement, on n'a pas que ça à penser. Vraiment. Et c'est pour ça que c'est important d'en parler. Se dire, écoute, Mais... En fonction déjà du bébé qu'on aura, des nuits qu'il fera, etc. Ça sera peut-être plus difficile. L'envie au début, elle ne sera certainement pas là. Ça peut durer quelques semaines, voire plusieurs mois. Ça ne veut pas dire qu'il ne se passe rien pendant des mois. Mais si c'est le cas, c'est ok. En fait, c'est juste que ne pas le prendre au dépourvu. Là, c'est plus pour lui que pour vous. Mais qu'il ne se dise pas après l'accouchement. Bon, ça y est, là, ça fait un mois et c'est remis à pomper l'oeuf. et que vous dites non franchement je me le sens pas là il peut se sentir frustré et il va y avoir des embrouilles que si il sait avant que s'il faut pendant 6 mois vous allez vouloir rien faire ou une fois en 6 mois mais il sait déjà, il peut se préparer mentalement à se dire bon elle m'a prévenu je peux pas du coup lui casser les pieds et je pense que c'est intéressant d'en parler et de pas se foutre la pression aussi sur ça si vous avez pas envie, vous avez pas envie mais si vous sentez qu'il vous faut juste que lui il fasse le pas vers vous Mouah ! tellement fatigué que vous n'avez pas envie de faire le pas mais une fois que c'est l'acte à commencer vous êtes contente c'est lui expliquer aussi, lui en parler et ça vous pouvez aussi en reparler du coup après l'accouchement parce que ça peut être un peu abstrait avant mais c'est quand même bien d'en discuter de dire que ça sera différent, que ça va prendre du temps avant de se remettre, que pendant un temps il n'y aura peut-être pas d'envie, peut-être qu'il y en aura peut-être qu'au début ça va vous faire mal et que du coup il va falloir attendre d'ailleurs si vous avez des désagréments physiques, des douleurs etc au revoir après la grossesse, c'est important aussi d'aller en parler à votre sèche-femme. Vous regardez que tout aille bien, regardez pour la rééducation, ça aussi, ça sera plus facile après la rééducation. Mais vous aidez aussi, parce que des fois, il peut y avoir des douleurs mais qui sont liées au mental, en fait. Donc c'est regarder un petit peu tout ça pour que vous vivez bien votre sexualité et qu'il n'y ait pas de tension avec votre partenaire à cause d'éléments comme ça, parce que... C'est bête, sauf qu'on sait que ce sujet, c'est quand même un gros sujet. En même temps, l'enfant, on n'a pas fait en enfilant des perles. Bref, donc parlez de tout ça. Et n'hésitez vraiment pas à en parler à votre sage-femme. Vraiment, c'est trop un sujet tabou, alors que pas du tout. Votre sage-femme, elle ne sera pas surprise. Il n'y a aucun souci à en parler. Mais vous ne dites pas que vous êtes seule si pendant trois mois, vous n'avez pas du tout. envie de faire pratagoumoum avec votre partenaire. La majorité des femmes sont dans ce cas. La plupart des femmes, aussi, dans la première année, qui vont le faire, ce n'est pas de leur initiative. La première année, en fait, hormonalement, tout est fait pour que on soit juste là pour notre bébé. C'est vraiment hormonal qu'on soit hyper vigilant sur ses besoins, tous ses besoins primaires. Donc, nous, nos besoins, nous, déjà, ils sont plutôt mis de côté. Mais du coup, on est tellement à notre bébé, notre bébé, notre bébé, à s'occuper de lui, on est fatigué, on a la charge mentale, etc. Que franchement, ce qui se passe dans le lit, à ce moment-là, on s'en conne, on a juste envie de pioncer. Donc on n'a pas forcément envie d'aller embrouiller les choses, on n'a plus envie de dormir. Eux, même avec la fatigue, bon, voilà. Donc c'est un sujet où il faut vraiment en parler, en reparler après. Mais voilà, bien comprendre que pendant plusieurs mois, il va falloir que... Pas qu'il se débrouille comme un grand. Voilà. Après, parler aussi des visites par rapport à la belle famille, aux amis. C'est que lui, il peut faire venir grave sa mère, sa sœur, et vous, ça vous gonfle. Ou vous faites que venir votre meilleur ami et lui, ça le gonfle. Ça, c'est d'en parler avant, vous mettre d'accord sur... Ok, ta mère, je l'aime bien, mais pas plus de tendeur poulet tant de temps. ta meilleure copine, la pipelette, je l'aime bien, mais par contre que là, c'est vous mettre d'accord un petit peu sur les visites, même à la maternité après l'accouchement. Et surtout, je dirais, c'est que mon avis, mais d'être un petit peu égoïste, c'est qu'à la maternité, oui, c'est votre enfant à tous les deux, mais c'est vous qui avez accouché. Et donc, si vous, vous n'avez pas envie d'avoir la belle doge qui vient vous parler pendant que vous êtes en couche, c'est de lui en faire part, lui dire, écoute, j'adore ta mère. Bon, je vous donne l'exemple de la mère parce que c'est ce qui revient beaucoup. Mais à la maternité, je n'ai pas envie de visite, je n'ai pas envie, je suis en couche. je suis tout le temps laissée à l'air parce que j'allais être, je suis fatiguée, j'ai pas envie de faire l'effort, de faire la causette, voilà j'ai juste envie d'être tranquille, donc j'ai pas envie de visiter. Ça je pense qu'il faut être un peu égoïste, c'est de lui dire ah oui mais moi j'ai trop envie de faire venir ma mère, c'est voir avec lui s'il est pas ok d'attendre rien que trois jours que vous rentriez pour juste profiter de ces instants, à trois si vous vous en avez pas envie, c'est pas lui qui va être en couche en fait avec une montée de lait etc. Donc, mais voilà, on parlait avant, ça permet de mûrir aussi la chose, de l'accepter s'il n'était pas trop d'accord. Et voilà, que le prendre direct le jour J, non, ta mère elle ne viendra pas, normal qu'il va y avoir des embrouilles. Et donc c'est pareil pour l'après. Comment on s'organise pour les visites, à quelle fréquence, etc. Ça évitera, encore une fois, pas mal d'embrouilles. Et le point, je pense, le plus important, en fait, en couple, que ça soit pour... éviter le baby clash de notre couple et pour nous-mêmes bien se remettre physiquement émotionnellement etc c'est de se renseigner à fond sur le postpartum, déjà cet épisode je pense qu'il va bien t'aider, mais vraiment c'est de te renseigner que ça soit par la lecture les accompagnements les réseaux, faut l'oser, fais attention, quitte écoute regarde bien que ça soit des pros dans leur domaine et pas juste une maman qui a trois enfants et qui va lui donner des conseils postpartum parce qu'elle a été juste maman prof mais se préparer à fond ça évitera beaucoup de surprises déjà parce que tu sauras comment t'y préparer et au moins quand tu traverseras telle épreuve et telle épreuve tu savais déjà que tu passerais par telle épreuve, comment l'affronter quels outils peuvent t'aider, comment l'accepter pareil pour quand tu as des conseils non sollicités autour de toi, de personnes déjà parents qui veulent te donner leurs conseils. Alors autant il y en a où c'est vraiment bienveillant, c'est pour t'aider parce qu'ils voient que là tu as une difficulté, ils veulent t'aider. Bon, des fois c'est un peu lourd, mais ok. Ou des personnes qui veulent te donner juste leur avis sur telle manière de faire. Non, mais là il faut plutôt faire comme ça, etc. Le fait d'être enseigné et de déjà tout savoir sur le postpartum, même si tu ne l'as pas encore vécu, déjà toutes ces remarques non sollicitées ça va faire ça ça va rentrer dans une oreille ça va ressortir par l'autre, moi je mime mais pour ceux qui n'ont pas la vidéo vous allez rien comprendre et ça permet d'être moins perdu aussi donc vraiment la connaissance l'information c'est vraiment du pouvoir ça permet de tout traverser c'est comme la grossesse, comme l'accouchement mieux tu sais ce qui peut se passer, comment le traverser et mieux tu le vivras le troisième point c'est de savoir demander de l'aide. Vraiment, il faut arrêter de dire qu'on est des warriors, des superwomen, etc. et qu'on est capable de tout porter sur nos épaules. Parce que oui, on est capable de beaucoup de choses. Que ce soit la grossesse, l'accouchement et le postpartum avec notre bébé. Mais dans quel état on finit ? C'est hyper important d'être entouré de personnes qui peuvent t'épauler, qui peuvent t'écouter. qui peuvent te soutenir, te donner un coup de main quand tu en as besoin. Mais rien que parler, vraiment parler, ça fait un bien fou. Moi je vois avec des clientes, des fois ça va pas trop, elles savent pas trop pourquoi, que ça soit pendant la grossesse ou après. Juste hop, on s'appelle, on en parle. D'avoir déjà une personne extérieure qui arrive à enlever ce brouillard, le dissiper, mettre beaucoup plus de clarté dedans. Qu'est-ce que ça aide ? À chaque fois elles me disent, mais merci je me sens. tellement mieux maintenant, mais parce que ça aide donc juste à avoir une personne sur qui compter que vous savez que vous pouvez lui parler, ça peut être une personne de votre famille, une amie, ça peut être votre sage-femme, un psy, même si vous dites bah un psy c'est pas mon ami, fais chier de parler avec un psy, oui mais si c'est comme ça que tu trouves que ton entourage t'as aucune oreille attentive et bienveillante, et bien écoute il vaut mieux parler à un psy qu'à personne, et c'est pas tabou, on est plus dans les années 40 où il fallait être complètement fou, schizo et tout pour aller voir un psy, non. c'est ouvert à tout le monde donc vraiment entourez-vous osez demander de l'aide n'attendez pas d'être complètement lessivé à bout de nerfs pour vous dire bon allez je vais peut-être demander de l'aide parce que sachant vraiment vos amis, vos vrais amis et votre famille de proches, ils n'attendent que ça, que vous demandez de l'aide. Est-ce que tu peux venir cet après-midi pour ranger un peu, me faire une lessive et tout ? Mais eux, ils seront trop contents. Parce que déjà, le fait de vous aider, si vraiment ils vous aiment, normalement c'est ça les amis, avec Piers, ça vous fera du bien, donc ils seront contents. En plus, ils vont pouvoir vous voir et voir le bébé. Donc pour eux, c'est tout bénef. Oui, ils viennent faire une petite tâche, mais c'est toujours plus facile à faire chez les autres que chez soi déjà. Imaginez-vous, vous avez une amie qui a accouché, Est-ce que vous avez envie ? de la retrouver en dépression postpartum, ou qu'elle vous ait écrit pour qu'un samedi après, vous venez lui faire son ménage. Avec plaisir, vous allez faire son ménage. Pour vous, c'est pareil. Il ne faut pas se dire que vous, vous le ferez, mais les autres, ils ne le feraient pas pour vous. C'est pareil. Vous pouvez même établir une espèce de planning avec votre mère, votre belle-mère. Elles sont à la retraite, c'est un peu plus pratique. Mais une personne, vous savez qu'au moins une fois par semaine, elle peut venir vous voir, que ce soit pour vous écouter, vous apporter un petit plat. vous passez un coup d'aspi, vous pliez le linge, rien que ça de dire ok je sais que tous les jeudis j'ai ce moment avec une personne extérieure et ça fait du bien, vraiment ça fait du bien. Vous n'êtes pas juste isolé, seul chez vous, avec juste votre partenaire avec qui parler, vous avez vraiment une personne hors de ce cocon à trois et il y a des fois vous allez avoir envie peut-être de vous plaindre aussi de votre partenaire même si vous avez tout fait pour éviter avec les biflages, bah, coup de tête. tout temps tout beau, trop rose, la vie c'est plein de longs fleuves tranquilles, vous n'allez pas vous plaindre à votre conjointe de tout. Vous pouvez juste dire à votre mère « Oh purée, il fait bien mais chaque fois la couche, il n'aimait pas super bien. » Il y a un truc tout bête. Mais rien que ça, de pouvoir parler, ça fait du bien. Et on le voit, il y a des études qui ont été menées, des mères isolées. C'est celles qui sont vraiment isolées à 100%, qui n'ont personne sur qui s'appuyer. Mais c'est là où il y a le plus de risques de dépression postpartum. Et ce que vous pouvez faire pour préparer du coup tout ça, c'est pendant votre grossesse, vous créez votre réseau, votre village, comme on dit, du postpartum. Les personnes sur qui vous pourrez compter, les voir avec elles avant, leur dire, écoute, est-ce que ça te dit que tous les jeudis, tu viennes deux heures pour m'épauler, papoter, peut-être m'aider sur une tâche ? Tel ami te dire, t'es, ça te dit que... Un samedi par mois, on se fait une après-midi, on sort, on va boire un verre si c'est possible par rapport à ton bébé, etc. Mais essayer de définir ça et de dire, c'est vrai que j'aurais peut-être besoin de toi. Peut-être que si je ne te donne pas de nouvelles pendant X temps, peut-être que ça serait bien que tu en prennes. Ça peut paraître bizarre de se dire qu'on te demande ça. Mais en fait, on a tellement l'habitude avec nos amis, des fois, de ne pas s'écrire pendant tant de temps. Mais tout est normal. Et après, on prend des nouvelles. Ouais, ça va, on va boire un truc, on se fait une bouffe et tout va bien. Mais pendant le postpartum, on a plus besoin des fois d'être quand même entouré. On n'ose pas forcément le faire. Et c'est bien préparé à ça. C'est que pour avoir des amis, du coup, qui ne sont jamais passés par là, donc elles ne comprennent pas. Donc, c'est bien de leur expliquer, leur dire, écoute, si pendant plus d'une semaine, tu as zéro nouvelle de moi, des fois, on n'a pas l'habitude de se prendre des nouvelles toutes les semaines. Mais là, peut-être fais-le parce que s'il faut, j'irai pas bien et j'oserai pas te le dire. Tu vois, de le dire avant. C'est plus facile que quand t'es dedans de le dire. Ou une femme même qui l'a déjà vécu, elle peut l'avoir vécu complètement différemment, bah lui dire aussi. De toute façon si tu te sens bien avec tes amis, c'est des vrais amis, t'auras pas de difficulté à le dire, surtout en prévention. Que pendant que t'es dedans, appeler une amie et dire là vraiment je suis à bout, j'arrive plus, bah on a l'impression qu'on a raté un truc, qu'on est pas une bonne mère, donc le dire c'est pas bien parce que... tout un truc où on se fait encore mal au crâne mais c'est du coup moins évident de le faire quand on est en pleine dent que pendant la grossesse peut-être je vais passer par là il faudrait être vigilante les signes de la dépression postpartum c'est ça si moi j'ai fait pas gaffe toi fais gaffe prépare bien ton village avant au moins une fois que t'es dedans tu sais déjà que t'es entouré, que tous les jeudis t'as ta mère, que un samedi tous les mois tu vas faire du shopping, j'en sais rien Mais ça te permet aussi de te raccrocher à quelque chose et à la vie qu'il y a autour de toi et pas juste à vivre dans ton cocon avec ton bébé et ton partenaire. Donc retiens ces trois choses. Tu ne te compares pas. Les conseils non sollicités, ils passent par une oreille et ressortent par l'autre. Tu prépares ton coup pour anticiper le baby clash et essayer de l'éviter sur tous les points qu'on a dit. Et tu crées ton village avec des personnes sur qui tu peux compter. Et tu te renseignes à fond sur le postpartum, comment bien s'en remettre. tout ce qui peut se passer l'évolution de ton bébé etc pour pouvoir traverser tout ça le plus facilement et avec le plus de douceur possible, en tout cas j'espère vraiment que cet épisode il t'aura aidé dans ce sens, n'hésite pas à me dire ce que tu en as pensé en commentaire et sinon on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode du podcast Naître Femme, Renaitre Mère Bisous les Lyonnes