Speaker #0Tu as peur de l'accouchement, tu as peur de pas gérer la douleur, de paniquer, peut-être même de mourir. Et on te dit que c'est dans ta tête qu'il faut que t'arrêtes de stresser, que tu te détendes. Déjà c'est plus facile à dire qu'à faire. En fait cette peur elle vient de deux endroits précis. Et je vais t'expliquer lesquels parce que quand tu commences un peu à comprendre d'où elle vient, et bien tu peux commencer aussi à t'en débarrasser. Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Naître Femme, Renaitre Mère. Avec toutes les femmes que j'accompagne, les futures mamans, j'ai pu me rendre compte à quel point il y avait des peurs, des fois énormes, qui leur bouffaient la grossesse et surtout, elles étaient terrifiées à l'idée d'accoucher. J'ai remarqué aussi sur mon compte Instagram, je mettais chaque semaine une question, une boîte ouverte pour demander quelles étaient les plus grosses peurs des futures mamans. Et à chaque fois, les mêmes choses qui reviennent, c'est vraiment la peur de paniquer, la peur de ne pas gérer la douleur, la peur de mourir qui est énormément revenue, je la trouve complètement ouf. la peur de perdre totalement le contrôle et de rater son accouchement. Alors déjà, on n'aura pas son accouchement, il n'y a pas de souci. Et voilà, toutes ces peurs, ça nourrit beaucoup d'angoisse pendant la grossesse. Sauf que la grossesse, c'est un moment quand même merveilleux. Tu portes ton bébé, alors être angoissée à l'idée d'accoucher, alors que c'est censé être le plus beau jour de ta vie, le moment où tu rencontres enfin ce bébé qui est là dans ton ventre, clairement, ça fait chier. Autant être apaisée tranquille pendant ta grossesse, être détendue un max pour en profiter à fond. Ton bébé sera aussi détendu parce qu'on le sait, on est stressé, on est angoissé, on est en colère. Bon ben voilà, il le ressent aussi. Alors nos stress ne vont pas te dire oh là là je suis de mauvaise mère parce que des fois je suis stressé etc. Rien à voir, pas du tout. C'est juste que quand tu es stressé etc. ton taux de cortisol monte. Et il y a une petite partie qui passe dans le cordon ombilical. T'inquiète pas, ça ne va pas faire que ton bébé... Il est dans une grosse panique, etc. Mais en soi, mieux tu es, mieux c'est pour toi et pour ton bébé. Et au moins, tu arrives à l'accouchement en te disant, ces peurs-là, je n'en ai pas, je me sens bien, je suis excitée, etc. Donc là, on va voir un peu ces peurs, une à une, et j'espère que ça t'aidera vraiment à commencer un peu à t'en libérer. La première chose, c'est que ton cerveau déteste l'inconnu. Sauf que l'accouchement, quand tu n'as jamais accouché de ta vie, c'est l'inconnu. Tu ne sais pas vraiment comment ça va se passer. Donc, ton cerveau, qu'est-ce qu'il fait ? Il comble les vides. Parce que lui non plus, il ne sait pas comment ça va se passer. Sauf que qu'est-ce qu'il fait le cerveau ? Il t'envoie des scénarios plutôt catastrophes, des choses négatives. C'est beaucoup plus facile qu'envoyer du positif. Donc, toi, tu envoies... Il y a toutes ces infos à ton cerveau qui viennent à toi. Ou accouchement égale danger. Mais pourquoi il envoie ce signal-là ? Parce que déjà, ton cerveau, il va aussi se nourrir de tout ce que tu consommes, tout ce que tu vois. Toutes ces images négatives de l'accouchement. Donc ça vient d'où ? Des films, des séries, des émissions genre Baby Boom. Clairement, le nombre de femmes qui me disent « Mais mon Dieu, mais quand je vois à la télé les émissions, qu'elle lue, qu'elle supplie pour la péridurale, je les vois en grande souffrance. » Je me dis « Oh mon Dieu, je ne veux pas vivre ça, c'est horrible. » Mais c'est normal. Quand on voit ça, on se dit mais... Mais mon dieu, je veux pas y aller. C'est normal. Sauf que déjà, clairement, baby boom, je ne sais pas combien de personnes autour de toi, les caméras, les micros, la lumière, pour qu'on voit bien, etc. Il n'y a rien de normal dans ce genre d'accouchement. Donc forcément que la femme, elle n'est pas dans le meilleur des contextes pour se détendre. Donc forcément que quand t'es pas détendue, tu te crises, tu sécrètes l'adrénaline, comme on l'a déjà vu, et donc l'oxytocine, elle fait la timide. Et donc toi, t'as beaucoup plus mal, ton travail est beaucoup plus long, tu sais pas quoi faire de ton corps, tu t'es pas forcément préparée à l'accouchement à part les cours de prépa. Donc tu te retrouves avec la respiration comme outil, le mouvement. Et encore, quand tu vois dans les émissions, elles sont déjà allongées sur le lit, allez vite, on pose la péridurale, etc. Donc voilà, elles se retrouvent à paniquer, à avoir vachement mal. Donc toi, tu as aussi ça comme la réalité, mais c'est pas la réalité. Pareil sur les films. les films c'est vraiment drôle à chaque fois elle est là elle perd les os et tout le monde qui panique et puis tu vois la maternité comme si le bébé allait arriver comme ça après avoir perdu les os tranquille t'as le temps dans les films c'est ça puis ça hurle à la mort ou tu la vois qu'elle est là que ça s'arrête vraiment de la panique donc forcément que ton cerveau il se dit c'est la réalité parce que ton cerveau lui fait pas la différence entre ce qui est vrai et ce qui est faux dans ce qu'il voit ce que tu lui racontes donc lui Merci. Ils voient ça, toi tu te dis forcément c'est ça la réalité et c'est ce que dit ton cerveau. D'où ce truc de accouchement égale danger. Tu te dis forcément je vois qu'elle panique toute à la télé, je vais paniquer. Je vois qu'elle ne gère pas la douleur, toute, elle ne gère pas la douleur. Comment moi je pourrais gérer la douleur ? C'est normal, c'est logique, mais en fait tout ça déjà ça vient d'un manque d'information. Parce que du moment où tu sais un petit peu comment fonctionne l'accouchement, comment fonctionne ton corps, ça enlève une part de peur parce que c'est plus l'inconnu total, tu vois. Si tu dis à ton cerveau que tu l'expliques, en fait ça va se passer de telle manière, on va passer par telle étape, là la sensation va évoluer comme ça, là il y a telle phase, je peux faire ça, c'est un peu moins l'inconnu. Parce que, ok, ce qui reste inconnu c'est exactement comment ça va se passer. combien de temps ça va durer, et la sensation des contractions que tu ne connais pas. Mais le reste, tu lui as expliqué, une fois que tu apprends, que tu connais, tu vois. Donc lui, il va forcément se dire, ok, ça va se passer comme Et c'est une forme aussi de contrôle pour toutes les maniaques du contrôle qu'il y a parmi vous. On en fait partie. On a besoin de sentir un peu qu'on a le contrôle, parce que dans notre vie, on a l'habitude de tout contrôler. Le jour de l'accouchement, ça nous paraît tellement... C'est tellement inconnu qu'on se demande forcément comment je vais contrôler ? Je vais perdre le contrôle ? Ce n'est pas possible. Mais en fait, c'est ce qu'il faut le jour J. C'est lâcher prise. Et je sais que ça fait peur à beaucoup. Beaucoup se disent, moi, je ne sais pas lâcher prise. Dans ma vie, je ne vois pas comment je vais pouvoir faire. Si, ça s'apprend. Il n'y a aucun souci. Si moi, Elisa, grand maniaque du contrôle, de tout contrôler, j'ai réussi à lâcher prise, mais tranquille, tout le monde peut y arriver. Après, ça s'apprend. bien sûr, ce n'est pas forcément... inées pour certaines elles y arrivent vraiment le jour J à se détacher mais parce qu'il y a quand même un petit travail qui a été fait mental si t'arrives comme ça à l'accouchement avec tes peurs le gros problème qu'il y a c'est que t'arrives avec vraiment un poids en fait un boulet t'arrives ton mental il est déjà pas avec toi en fait il t'a abandonné lui clairement il dit mon dieu mon dieu mon dieu mon dieu panique donc ton corps il se crispe quoi qu'il arrive dès le départ en fait parce que S'il va en reculance d'accouchement et quand il y est, c'est pareil. Alors qu'au contraire, il faut que ça avance parce que tu vas rencontrer ton bébé. C'est incroyable. Donc, il y a tout ce travail mental à faire pour réussir à le voir différemment. Parce qu'encore une fois, ton cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est la réalité ou ce qui ne l'est pas. Donc, autant il a l'habitude d'être nourri de choses négatives, il se dit que c'est la réalité, autant ça, tu peux le reprogrammer en fait. Ça, c'est vraiment un travail qu'on fait avec mes clients dans le cercle de naissance. C'est la première chose d'ailleurs qu'on fait. C'est vraiment reprogrammer leur cerveau pour le nourrir de choses plutôt positives pour que le cerveau, au lieu d'associer accouchement à danger, il associe accouchement à joie, magie, puissance. Et ce n'est pas des conneries, ce n'est pas... Ah là là, c'est tout ce que tout le monde dit, accouchement, puissance, mais est-ce que c'est vrai ? Non, vraiment, c'est lui donner ça pour que déjà, tu te détaches de tes peurs, toutes ces peurs-là, une fois que tu comprends comment ça se passe, déjà tu t'en détaches. et tu nourris positivement, etc., avec des choses concrètes, ça te permet d'être beaucoup plus détendu pendant ta grossesse, de beaucoup plus profiter, et surtout d'arriver excité à ton accouchement, et dans de bonnes conditions. C'est que tu arrives, tu n'es pas là déjà à contrer le truc, tu es là à accompagner, et ça se passe bien. Et c'est ça qui fait que des femmes vont subir leur accouchement, et d'autres, c'est que ces femmes qui ont toutes ces peurs-là, qui sont dans l'incompréhension de ce jour, qui comptent hélas que sur les cours de prépa, mais c'est normal, on nous donne ça, on se dit que c'est suffisant, pas du tout, c'est une autre histoire. Forcément, elles arrivent déjà avec des casseroles et du coup leur travail est plus douloureux, plus long. Elles ne savent pas quoi faire avec leur douleur et elles subissent parce qu'on se dit je vais prendre l'apéritif dural, comme on l'a vu dans les épisodes sur l'apéritif, etc. L'apéritif dural, tu ne l'as pas avant d'être au moins dilaté à 3, sauf que des 0 à 3, il peut se passer beaucoup, beaucoup. beaucoup de temps, comme pas du tout, ça peut être très rapide, mais il peut y avoir beaucoup de temps donc en attendant qu'est-ce qu'on fait ? Et bien on subit et donc c'est ces femmes là qui après vont raconter leur accouchement sur les réseaux vu que maintenant il y a énormément ça ou toi tu vas voir une femme te dire mon accouchement c'était horrible je l'ai subi mais la douleur c'était la pire douleur de ma vie mais plus jamais je veux refaire ça, bon courage aux futures mamans, et t'entends ça c'est flippant parce que pour toi tu l'associes beaucoup plus à une vraie réalité, encore plus que quand tu regardes des choses à la télé. Là, tu dis, c'est une femme qui parle face caméra, sur Instagram, c'est la vérité. Non. Parce qu'à contrario, tu peux avoir des femmes qui arrivent dans un autre état d'esprit, qui ont positivé la chose, qui ont appris, qui ont compris, qui se sont préparées réellement, qui se sont fait accompagner, donc qui savent exactement comment ça va se passer, en termes de phase, du travail, de sensation, comment elles peuvent l'accompagner. ce qu'elles font avec leur mental, ce qu'elles font avec la douleur, elle ne te racontera pas ça du tout. Déjà, leur accouchement va être moins douloureux parce qu'elles vont sécréter de l'oxytocine. L'oxytocine libère. Des endorphines, c'est quoi ? C'est ton antidouleur naturel. Donc déjà, ça réduit un petit peu la douleur, pas totalement. Attention, ça fait quand même mal, mais moins qu'une femme qui se crispe, forcément. Et leur accouchement, il sera aussi plus rapide. Moins douloureux, plus rapide. Oxytocine à fond, travail qui avance sans problème. Et qui va raconter derrière des chouettes souvenirs. Si t'as envie de voir des récits positifs, justement, va voir sur mon compte Instagram, dans mes stories à la une. Je mets les récits de mes clientes, quand même le partage, positifs. En fait, où elles ne sont pas là, mon Dieu, c'était terrible. Non, oui, c'était dur. Oui, c'était douloureux. Mais elles ont géré. Et ce n'était pas une sensation de le subir. Donc, c'est possible. Mais vraiment, la première chose à faire, c'est de sortir de toutes ces peurs-là. Parce que ça, ça bise trop. Tu vois ? Il faut arrêter d'écouter tout ce que tu vois de la sociale à la réalité. Les films, c'est des films. C'est tout. C'est de la fiction. Baby boom, c'est pas le reflet de la réalité, vraiment, c'est pas du tout ça. Vraiment, toute personne ayant des caméramans, des micros autour de soi paniquerait. Donc forcément que la douleur est insupportable à ce moment-là. C'est pas possible. Même être allongé comme ça sur le dos tout le long, ça amplifie la douleur, c'est pas possible non plus. Donc tout ça, tu l'effaces de ta tête, là tu dis ça, c'est faux, ça n'existe pas. Enfin ça n'existe pas, c'est pas la réalité. Tous les discours négatifs que t'entends, c'est pareil. Tu passes, t'écoutes pas sur les réseaux. La copine qui a eu un accouchement traumatisant, tu l'écoutes pas, elle est bien mignonne, elle te le racontera plus tard, après ton accouchement. Tu vois, parce que venir te dire « Ah ben ma pauvre, là, fous mon courage, parce que c'est chaud, moi j'en ai chié, machin. » Ça part pas d'une mauvaise intention, mais toi ça t'aide pas d'entendre ça à ce moment-là, parce que tu te dis « Ah mon Dieu ! » Donc tous ces discours négatifs, tu les écoutes pas, et si, de temps en temps, Ça passe dans une oreille et ça ressort absolument par l'autre. Vraiment. Déjà, j'aimerais que tu comprennes bien une chose par rapport à l'accouchement qui peut peut-être aussi t'aider à avoir bon peur et te rassurer. C'est que l'accouchement, ce n'est pas une douleur continue. En fait, ce n'est pas le travail commence et tu as mal jusqu'à l'arrivée du bébé. Pas du tout. Ce n'est pas comme ça. Mais je sais que beaucoup ne le captent pas. et disent, du moment où le travail commence, je vais en chier, pendant des heures ça va être horrible. Non, pas du tout, donc je vais t'expliquer, et pour celles qui me regardent, je vais vous faire un petit dessin pour illustrer mes propos, ça sera peut-être plus parlant, et pour celles qui écoutent, je vais essayer d'expliquer en même temps. Donc, l'accouchement, les contractions, il faut le voir comme une vague. Vous le voyez beaucoup, mais là, en vous le dessinant, vous allez peut-être mieux comprendre. Là, c'est le début du travail. La ligne est droite, ça ne bouge pas, c'est plat. Je n'ai pas mal. Je n'ai vraiment pas mal. Je ne ressens rien du tout. Et là, la contraction arrive. La vague commence à monter. Ça monte, ça ne fait pas trop mal. On est au milieu de la vague, ça fait de plus en plus mal. De plus en plus mal, puis on arrive au pic. Là, ok, ça fait vachement mal. Mais le pic, tu vois, en redescendant, c'est la partie la plus petite de ta vague. C'est très rapide. Tu redescends, tu commences à avoir moins mal. Plus de moins en moins mal. Puis, en arrivant en bas, j'ai plus du tout mal. Et j'ai une pause jusqu'à la prochaine contraction. Et ce qui se passe, c'est qu'au début, tu as le début de ta contraction. Donc, une contraction, ça va durer 1 minute 30. Et au début, quand tu vas monter jusqu'au milieu, on va dire qu'il se passe 40 secondes, ça fait un peu mal. Mais ça va, tu le sens que ça monte. Donc là, c'est le moment où... Tu dois gérer la douleur, tu dois respirer, faire des mouvements, tous les outils que tu auras appris pour te détendre et gérer la douleur. Et puis après, ça monte au pic, ok ? Et là, il va s'écouler 30 à 40 secondes. Et donc, sur ce pic, là, ok, c'est là où ça va faire quand même pas mal mal. Mais ça ne dure que 40 secondes à peu près. Après, la douleur, elle commence à redescendre, ça s'atténue, hop, et ça s'arrête. Là, tu as une pause où, à nouveau, tu as zéro douleur. Vraiment, que dalle. Donc ça, c'est une contraction. C'est une vague. Tu n'as pas mal d'un coup, tout en haut. Ça monte, clichendo, petit à petit. Et ça atteint un pic. Et ça redescend. Et entre tes vagues, entre tes contractions, Tu as zéro douleur, donc tu peux te reposer, tu peux te détendre, rabaisser les épaules, souffler, bouger, dormir. Vraiment, tu peux dormir. Moi, je sais qu'entre mes contractions, à un moment, plus au début du travail, je dirais milieu, entre chaque contraction, vraiment, j'avais trouvé une position où je me sentais vachement bien pendant les contractions et qui me permettait de poser ma tête et me reposer. Donc, je ne sais pas, j'étais... C'était dans leur lit là, j'étais face au dossier du lit qui était relevé et j'avais calé des gros coussins de grossette pour mettre mes bras sur les coussins et ma tête contre. Et j'avais mon beau du coup qui n'était pas en appui, enfin je ne sais pas, je me sentais bien comme ça. Autant toi tu peux la tester le jour J, elle ne va pas te faire du tout, ça dépend de chaque femme. Mais moi je sais que j'étais bien comme ça, donc je passais ma contraction, je faisais tout ce que j'avais à faire pour sentir le moins possible la douleur. Et dès qu'elle redescendait, je commençais déjà à me dire, allez, là, je me détends, je suis sortie de ce pic, ça va mieux, et je gère. Donc, je m'assoupissais un peu. Je ne dirais pas que j'étais totalement dormie, mais presque. Et ce qui me permettait, c'est de... Je n'avais pas vraiment la notion du temps, et ça, c'est tout le monde. C'est qu'en soi, entre chaque contraction, il va s'écouler trois minutes. Quand tu es vraiment au travail qui est avancé, trois, cinq minutes, plutôt trois mois à ce moment-là. j'avais l'impression que c'était beaucoup plus que 3 minutes, qui s'écoulait au moins 10 minutes, alors que non, non, c'était vraiment rapproché régulier. Mais le fait de m'aspirer comme ça, j'avais l'impression que c'était vraiment plus long, j'avais le temps de me reposer, et du coup d'être plus forte pour la prochaine, et ça me permettait de tenir. Donc ça aussi, je sais que ça peut être rassurant de le voir comme ça, se dire que ce n'est pas une douleur continue, tu as vraiment des moments de pause, tu as plus de temps de pause, que de temps de douleur. Et quand ça, on commence à le comprendre, je trouve que déjà, ça fait beaucoup moins peur. Quand on se dit, je ne vais pas gérer la douleur, je vais paniquer, etc. Ta douleur, elle ne dure pas longtemps du tout. Vraiment, ce n'est pas une minute trente de douleur, c'est 40 secondes. Donc, va te mettre devant ton micro-ondes, tu vas voir que c'est relativement rapide. Ça peut sembler long, mais franchement, c'est rapide. Tu n'as pas cette notion du temps pendant les contractions, entre etc. Mais voilà, je sais que j'ai une cliente qui avait vachement peur, vraiment des peurs énormes sur l'accouchement, peur de mourir, etc. Ça venait vraiment d'un manque d'informations et d'un autre point, mais ça on l'abordera après. Et de comprendre vraiment le fonctionnement de l'accouchement dans sa globalité, là je vous ai donné une infime partie, ça je sais qu'elle me l'avait ressorti. que c'est une vague, que t'as pas mal tout le temps, que t'as une pause, et que ça lui a permis de souffler, quoi, vraiment lâcher ce poids. poids qu'il a tenu en disant mais je vais en chier non non tu peux te reposer et le jour J c'est ce qui se passe donc voilà j'espère que ça ça aura pu t'aider déjà de cette explication je sais pas si tu la connaissais déjà n'hésite pas à me dire en commentaire si tu le savais ou si ça te rassure de savoir ça. Voilà donc la compréhension de tout ça te permet de rester dans une forme de contrôle si t'as besoin de ça pour pas paniquer voilà savoir vers quoi tu vas et le jour J ok tu dois lâcher Merci. prise et t'as peur de pas y arriver mais si, vu que tu sais exactement quoi faire pour lâcher prise, quoi faire de ton environnement, de ton corps comment aider ton bébé à descendre se lâcher prise t'as qu'à le voir comme un contrôle, je contrôle que je lâche prise, tu vois c'est un petit peu bizarre mais voilà au moins tu sais quoi faire et tu sais comment aider, tu sais comment être actrice et moi c'est ce qui me faisait me sentir finalement en contrôle et pas perdre pied, voilà il y a une différence entre lâcher prise et perdre pied. J'ai jamais eu la sensation de perdre pied. Toujours de contrôler en lâchant prise. Donc tu en es capable. Donc voilà, tout ça, toutes ces informations, ça va combler tout cet inconnu par rapport à l'accouchement, toutes ces peurs liées à l'inconnu et te permettre de lâcher prise pour de vrai et bien mieux vivre ta grossesse et arriver dans de meilleures conditions à l'accouchement. Maintenant on va passer à la deuxième partie des peurs. Et là cette partie des peurs que tu peux avoir Ça vient de plus loin. Là, on va parler des peurs plutôt héritées. Pas des peurs que tu nourris de toi en voyant la télé, etc. Mais les peurs que ta mère, ta grand-mère, ta tante t'ont héritées. Sans le vouloir, bien sûr, mais dont toi, ça prend une place que tu ne comprends pas. C'est que des fois, tu peux avoir des peurs et te dire, mais pourquoi j'ai peur précisément de ça ? Je ne comprends pas. Mais c'est parce qu'elle n'est pas à toi. Comme ça, ça peut paraître abstrait en te disant, mais dans quelle direction on va ? Celle-là ? Non, je suis très terre à terre, il n'y a pas de souci. Mais j'ai suivi, j'ai beaucoup... lui étudier un psychanalyste que j'aime beaucoup qui s'appelle Bruno Clavier je sais pas si vous connaissez mais il est vraiment top donc lui il travaille sur les fantômes familiaux, en gros voilà tout ce qu'on te transmet il donne une métaphore que j'aime bien il parle d'une grenade d'égoutier qui passe de main en main sans faire de dégâts visibles jusqu'au jour où elle l'explose dans les mains de quelqu'un qui a même pas connaissance de l'histoire d'origine et par rapport à ça il y a une science qui a été faite donc je vais pas rentrer dans le truc trop scientifique pour Pas te perdre, mais pour un peu imager la chose, il y a une étude qui a été menée chez des enfants de parents qui avaient vécu la guerre, la famine, etc. Donc qui avaient un très haut taux de stress, de cortisol, etc. On se rend compte que ces enfants qui n'ont absolument pas connu la guerre, qui n'ont pas connu tout ça du tout, leurs parents ne leur ont pas forcément parlé de ce qu'ils vivaient à ce moment-là, on se rend compte qu'ils ont un taux de cortisol plus élevé que la normale. que c'est des enfants, des personnes après-adultes, plus stressés, plus angoissés que la normale, alors qu'ils n'ont pas d'explication. En fait, c'est parce qu'il y a toute une histoire de gêne qu'on transmet. Si on a ressenti telle chose, ça se transmet à telle génération et on retransmet ainsi de suite jusqu'à, comme on disait, sur la grenade, ça t'explose dans la gueule. Donc en soi, tu peux avoir, par exemple, ton arrière-grand-mère qui a perdu un bébé, qui a eu un accouchement vraiment traumatisant, qui est morte en couche ou j'en sais rien. Et donc, t'as rien demandé. Et en fait, cette peur, par exemple, de la mort, de tard en enfant, de plein de peurs différentes, tu l'as en toi profondément, sans savoir pourquoi. En fait, ça vient de cette érythale. Elle, elle a vécu ça. C'est transmis, transmis, ça arrive à toi. C'est un petit peu compliqué à expliquer. Ça a l'air complètement loufoque, cette histoire. Donc, si vraiment c'est un sujet qui t'intéresse, n'hésite pas. pas aller rechercher Bruno Clavier sur internet et ses études qu'il a fait, je trouve que c'est vachement parlant. Mais en tout cas, si tes peurs viennent de ça, en fait, c'est facilement réglable. Tu peux t'en débarrasser. Et en plus, ce qui est chouette de se rendre compte de ça, c'est que toi, en t'en libérant, tu ne le transmets pas aux générations futures. à ton enfant, qui est très simétrique à son enfant, etc. Qui coupe un peu le fil. Et j'ai l'impression que dans notre génération, justement, avec toutes ces thérapies, toutes ces choses qu'il y a, un peu holistiques finalement, on se soucie un peu plus de nous, de notre bien-être par rapport à notre mère, notre grand-mère, etc. Et qu'on fait tous un peu un travail pour se libérer un peu du poids qu'on nous a donné. avant par exemple voir un psy etc c'était hyper hyper tabou, t'en parlais pas que maintenant quasiment tout le monde va voir un psy, un thérapeute on parle comme ça, sans tabou, y'a pas de soucis donc je trouve que c'est chouette que les choses changent un peu je pense qu'on est en train d'apporter peut-être un meilleur avenir à nos enfants je crois pas dans la société parce que c'est un autre débat mais en tout cas en termes de transmission de poids, de peur de choses donc c'est pour ça que c'est un travail intéressant Et ce que tu peux faire justement pour voir un petit peu quelles peurs t'appartiennent, quelles peurs t'appartiennent pas, il y a un petit exercice sympa, tu as juste à prendre un cahier, c'est mieux que le téléphone si possible, et tu listes toutes les peurs que tu as, vraiment toutes celles que tu as, qu'elles aient l'air petites ou grosses, peu importe, tu les notes toutes en ligne et à côté tu recherches d'où elles viennent. Est-ce que cette peur elle vient parce que tu te rappelles qu'une fois dans tel film il s'est passé ça ? Parce que baby boom ? Parce qu'une copine t'a raconté ? Toutes ces choses-là tu les notes. Tu notes aussi si tu as l'impression que c'est dû à un manque d'informations, de connaissances, en te disant j'ai vachement peur de telle chose, mais j'ai l'impression que si je savais exactement ce point, ça pourrait enlever ma peur, ça tu le notes. Au moins tu sais... ce qu'il faut rechercher, ce qu'il faut travailler pour l'enlever comme connaissance. Après, quand on connaît tout, on dégage tout et c'est réglé, tu vois. Et ensuite, les peurs héritées. Tu te dis, mais cette peur, vraiment, je ne comprends pas d'où elle vient. Vraiment, tu le ressens, tu te dis, mais c'est pas à cause de ce que j'ai vu, ce que j'ai lu, je sens que... C'est ailleurs, par exemple, moi, ma mère a eu, pour ma petite sœur, une expérience très compliquée de la césarienne. Après, elle avait eu en même temps deux acousements avant, qui s'était passé magnifiquement bien. Donc la césarienne, elle a très mal vécu. Et moi, je l'ai vue, parce que déjà, j'étais grande, et elle m'en a toujours parlé de manière vraiment... C'est horrible, ça fait tellement mal, et après, machin... Et du coup, j'avais terriblement peur d'avoir une césarienne. Vraiment, c'était une grosse peur. Et c'est après coup que je l'ai compris que cette peur, avant, ne me souciait pas vraiment de la césarienne. Que quand elle a vécu ça, que j'ai ressenti tout ce truc sur cette césarienne négative, pourquoi je l'ai pris sur moi ? Ce n'est pas sa faute, moi je ne lui en veux pas. Elle exprime les choses, on parle, mais toi il peut y avoir des choses pareilles. Je sais qu'une cliente, celle que je te parlais, qu'une fois qu'elle a compris que la vague, il y a des pauses, ça allait mieux. Elle avait donc peur de mourir et elle s'est rendue compte que ça c'était lié à sa mère parce que, alors j'ai plus l'histoire exacte mais voilà il s'était passé des choses dans sa famille, je sais pas si, voilà sa mère avait failli mourir, voilà c'était ça. Elle a failli mourir en lui donnant la vie, à elle. Donc il y a eu toute cette angoisse, tout ça qui lui était mis sur les épaules et elle elle se dit mon dieu ma mère a failli me perdre, donc moi je peux aussi perdre un bébé etc. Ça, tu te le notes. Et là où c'est plus facile que le reste, c'est... Quand tu vois que cette peur, elle vient de quelqu'un d'autre, tu le notes. Cette peur ne m'appartient pas. Elle appartient à telle personne et je lui rends, je m'en débarrasse. Tu l'écris sur un papier, après tu en fais ce que tu veux. Tu le brûles, tu le déchires, tu le lis trois fois à bois, tu fais ce que tu veux. Mais de l'écrire, déjà ça libère parce que tu te dis, ça déjà je m'en débarrasse, elle n'est pas à moi cette peur. Et le reste, comme je te l'ai dit, ça viendra surtout... de la connaissance et de boucher tes oreilles quand t'entends des scénarios un peu chroma d'accouchement autour de toi. En tout cas si toi tu fais partie vraiment de ces femmes qui ont vraiment ces peurs là de pas gérer la douleur, de paniquer etc. et que t'as envie de t'en libérer à fond c'est vraiment tout ce qu'on fait dans le cercle de naissance, mon accompagnement. Donc si tu veux aller plus loin avec moi on peut en parler ensemble. Donc là l'idée c'est qu'on puisse te libérer de tes peurs, que tu puisses comprendre comment fonctionne vraiment Non. L'accouchement, comment gérer mentalement avec des outils pour gérer la douleur, ton partenaire, le corps médical pour rester actrice de ce jour. Tout, tout, tout, tout, tout ce que tu dois savoir pour être sereine pendant ta grossesse et ton accouchement, on le bosse. Je te mets un lien juste en dessous. T'auras juste à cliquer dessus, il y a un petit questionnaire pour que j'en sache un peu plus sur toi. On prend le temps d'en parler, voir exactement toi tes peurs, tout ce qui te préoccupe et on voit si c'est adapté pour toi. Voilà, c'était la petite aparté, t'hésites pas, on en parle. En tout cas, ta peur, c'est pas une fatalité et elle est pas juste dans ta tête comme on fait que te le répéter. Elle vient de quelque part et tu peux t'en libérer. J'espère vraiment qu'en tout cas cet épisode, il t'aura permis de t'aider à comprendre un peu plus ça et faire ce petit bout de chemin pour commencer à t'en libérer. T'hésites pas à me dire. Mais voilà, que t'arrives pas le jour J avec des casseroles mais que t'arrives en te sentant beaucoup plus sereine. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode du podcast Naître Femme, Renaitre Mère. Bisous les lionnes !