Speaker #0Accouchement à domicile vs accouchement à l'hôpital. Est-ce qu'accoucher à l'hôpital c'est plus sûr ? Est-ce qu'accoucher à domicile c'est prendre un risque pour soi et pour son bébé ? Si tu te poses ces questions, justement, on va en parler, clairement avec des faits avérés, des études, etc. Parce que beaucoup pensent qu'accoucher à domicile c'est un truc genre de sorcière, complètement loufoque, et que l'hôpital c'est le graal, la sécurité, l'accouchement parfait. Ça serait bien de vraiment comprendre concrètement ce que veut dire l'un, ce que veut dire l'autre, pour que vous puissiez faire votre choix comme vous le voulez. Déjà, pourquoi on a peur de l'accouchement à domicile, aujourd'hui ? Pourquoi on a des préjugés dessus ? Déjà, ça part tout simplement des films. À chaque fois, dans des films, dans des séries qui ont un accouchement à domicile, ils font toujours crever la mère, ou le fils, enfin le bébé. c'est juste pour l'effet un peu dramatique du truc mettre de l'émotion etc mais c'est pas le reflet de la réalité mais nous forcément ce qu'on voit tout le temps dans les films etc la mort des parents de la maman ou du bébé etc on se dit forcément que c'est la réalité notre cerveau il se dit mais c'est comme ça que ça se passe et pourquoi il se dit ça aussi parce qu'on sait que plusieurs siècles avant pas si lointain non plus euh Mais les accouchements ne se faisaient qu'à domicile, il n'y avait pas encore l'hôpital, il n'y avait pas la maternité, etc. Tout ça, ça ne se faisait pas. Et en effet, il y avait quand même des femmes qui mouraient en couche, beaucoup plus que maintenant, c'est des cas beaucoup plus rares, on en parlera. Mais du coup, les femmes mourraient en couche. Pas toutes, je veux dire un certain nombre de femmes. Et du coup, on se dit forcément que si ces femmes mourraient en couche... C'est parce qu'elles avaient accouché chez elles. Ce qui fait que maintenant, à l'heure d'aujourd'hui, il y a moins de morts en couche, c'est parce qu'est arrivé l'hôpital. Eh bien, c'est complètement faux. Ça n'a rien à voir avec l'hôpital. Enfin, ça joue. Il y a des choses, bien sûr, qui jouent. Mais ce n'est pas ça le fait numéro un qui fait qu'il y a moins de morts en couche. Il est très simple. C'est qu'à l'époque, quand ces femmes accouchaient chez elles, clairement, on n'était pas dans les mêmes conditions de vie. Pas du tout les mêmes conditions sanitaires, etc. C'était un nid à bactéries. Sauf qu'à l'époque, les bactéries, les infections, on ne les connaissait pas, on ne savait pas les traiter. Donc une femme qui est accouchée, elle ne mourrait pas à cause de la douleur, comme beaucoup peuvent le penser. Elles pensent qu'elles peuvent mourir à cause de la douleur. Non, elle ne mourrait pas à cause de la douleur. Elle ne mourrait pas à cause de l'accouchement en lui-même. Mais ce qui ressort en numéro 1, du taux de mortalité de ces femmes, la cause numéro une, c'est les infections. C'est que là, t'as accouché. Donc, c'est quand même une zone sensible, c'est ouvert, donc c'est un nid à l'infection, à recevoir toutes ces infections. Et elles, elles y vont, elles accouchent certaines, là, sur des bottes de foudre. C'est pas ouf. Donc forcément, qu'est-ce qui se passe des infections qui remontent ? On ne sait pas les traiter. Parce qu'on ne connaît pas encore ce que c'est, donc de la fièvre, etc. Et elle décédait. Un autre poil qui faisait qu'elle mourait, c'était l'hémorragie de la délivrance. Pourquoi ? Parce qu'au moment où le placenta doit sortir, où il se décroche mal, où c'est plus compliqué, etc. Il y a hémorragie. Que maintenant, voilà, il y a des choses à faire pour l'éviter cette hémorragie. Mais déjà, pour évacuer le placenta, c'est comme pour faire sortir le bébé. Il faut sécréter de l'oxytocine pour créer des contractions et que ça sorte. Pour créer de l'oxytocine. il faut se sentir bien. Donc déjà, elles sont mieux chez elles qu'à l'hôpital, enfin, soit elles ne connaissaient pas la différence. Mais le problème, c'est qu'elles, elles sont baignées dans un truc où leur grande-tante, leur arrière-grand-mère est morte d'une infection suite à l'accouchement. Donc, eux, ils ne comprennent pas forcément que c'est lié à l'infection, ils pensent que c'est lié à l'accouchement. Donc déjà, dans la tête de la plupart de ces femmes, l'accouchement égale danger. Donc forcément, quand elles accouchaient, tu avais cette peur de se dire je vais peut-être mourir, en fait. C'est horrible, parce que c'est la réalité. C'était beaucoup plus risqué. Mais du coup, au moment de la sortie du placenta, elles ne sont pas dans les bonnes conditions déjà mentales pour se sentir bien. Et que du coup, il y a des contractions efficaces pour le sortir, ce placenta. Donc, tout un truc qui faisait que rien n'était bien aligné, on va dire, pour que ça se passe bien. Donc, ça, c'est... les causes, les deux plus grosses causes du fait qu'il y avait des femmes qui mouraient en couche. C'est après qu'il y a eu l'arrivée de l'hôpital, mais ce n'est pas grâce à l'hôpital qu'il y en a moins. J'explique. S'il y avait beaucoup de femmes aussi qui chopaient des infections, c'est parce qu'il n'y avait pas comme maintenant des protocoles où tu te laves les mains, tu laves bien les ustensiles, etc. C'est que là, les sages-femmes qui venaient pour aider, accompagner la maman à son accouchement, qui la manipulaient, qui faisaient des touches, etc. passaient d'une femme à l'autre ou d'être allées aux toilettes à ça sans se laver les mains. Donc, partant de là... C'est pas terrible. Et d'ailleurs, quand les accouchements ont commencé à se faire à l'hôpital, que l'hôpital a été inventé, la maternité, etc., il y a eu encore plus de morts en couche. Encore plus. Pourquoi ? Parce que là, c'était pire. C'est que les médecins qui venaient pour accompagner l'accouchement, ils passaient d'une femme à l'autre, les ustensiles, l'examen à quelqu'un d'autre, par exemple. sur, je sais pas, une clé ouverte, quelque chose, voilà, j'en sais rien, qui venaient prosculter la femme enceinte. Donc, ils étaient, c'était des nids de la merde, quoi. Voilà. Donc, il y avait beaucoup plus de femmes qui mouraient à l'hôpital. Parce qu'il y avait vraiment tout touché partout. Les sages-femmes, voilà, si elles voyaient qu'elles, déjà, bon... Donc, c'est pas du tout l'arrivée de l'hôpital qui a baissé le taux de mortalité. C'est quand t'es arrivé, des conditions bien mieux. Donc se laver les mains, nettoyer les instruments, avoir des gants, etc. Là, la mortalité, elle a commencé à baisser. Parce qu'on évitait de refiler des infections à ces femmes qui accouchaient. Donc il commençait à y avoir moins de morts. Et ensuite, là où on peut se dire... Oui, mais à l'hôpital, c'est quand même plus sûr parce que justement, s'il y a une hémorragie de la délivrance, ils peuvent intervenir. Mais intervenir sur une hémorragie de la délivrance, sur du moins un placenta qui ne veut pas sortir et du coup, où sort mal et derrière, il y aura une hémorragie de la délivrance, il y a quand même plusieurs heures qui peuvent s'écouler. Donc, tu peux totalement accoucher chez toi. Et si le placenta fait son timide à sortir, tu vas à la maternité, tu es sécure. On sort le placenta, on met de l'oxytocine de synthèse pour aider à le sortir par exemple, c'est ce qu'ils font, et le placenta est sorti et tout est bien géré. T'as accouché toi, il y a une infection qui remonte. Bon, maintenant de nos jours c'est qu'il y a bien plus, enfin moindre par rapport à avant. Chez nous c'est propre, je veux dire, tu vas pas l'accoucher dans la poussière de ta véranda, on sait rien. Donc si t'as accouché toi mais que voilà il y a une infection, j'en sais rien, contrairement à avant. On sait, tu vas aller faire un check-up à la mater. Dans tous les cas, ils vont faire leur thèse, voir que tout va bien, etc. Si en effet, il y a quelque chose, ils s'occupent de toi. Mais tu n'as pas besoin d'être à la maternité directement. Aussi, un des gros problèmes qui fait qu'on va avoir ces peurs-là, ces idées-là sur l'accouchement à domicile, c'est dès qu'il y a un cas exceptionnel, qu'il y a en effet une femme qui accouche à domicile et qui... est morte ou ça s'est fini, tu as mal mais elle a été amenée à l'hôpital et ça va ou elle a perdu son bébé, etc. Mais ça, on va le voir partout, dans les journaux, aux informations, sur les réseaux sociaux, partout. Et donc, notre cerveau retient plus facilement le négatif que le positif. C'est pour ça d'ailleurs que les médias partagent souvent plus du négatif que du positif, parce que déjà ça capte plus notre attention. Et donc, on va forcément se dire, waouh, il est arrivé ça, donc l'accouchement à domicile, ça signifie ça. Ça signifie le danger. Et c'est normal, c'est notre cerveau qui pense comme ça. C'est normal. Alors que quand il y a eu, par exemple, à côté, 1000 accouchements à domicile qui se sont passés à la perfection, c'était magique, on n'en parle pas. On n'en parle pas. À moins que ces personnes-là en parlent elles-mêmes, on n'en parle pas. Moi, pour le coup, j'ai quand même une cliente, alors que ce n'était pas prévu. mais qui a accouché chez elle. Elle a accouché chez elle, dans ses toilettes. C'était pas prévu, ça allait tellement vite, bébé fusé, qu'il n'y avait pas le temps de partir à la maternité parce que ça poussait. Elle va super bien, son bébé va super bien, son placenta, il est parti, il est sorti une demi-heure après, voire moins, voire moins. C'était très très rapide et ça s'est très bien passé. Et pour elle, c'était donc son troisième accouchement et c'est celui qui garde le meilleur souvenir. Pour elle, c'était incroyable. Il faut qu'on voit plus de récits comme ça, surtout des récits où c'était prévu. Elle, c'était pas prévu, donc... Mais des gens, et c'est ce qu'elle me disait, elle me dit, mais vois, mais t'as pas eu peur, mais alors, et ton bébé, etc. Non, tout va bien. Et dessus, dans la tête des gens, c'est « Oh mon Dieu » . Et c'est là où je fais aujourd'hui cet épisode-là de podcast. C'est vraiment pour que vous compreniez réellement ce que c'est un accouchement à domicile. De toute façon, un peu plus loin dans cet épisode, je vous ferai les pour et les contre d'un accouchement à domicile et à l'hôpital. Enfin, les pour et les contre. Plutôt les avantages et les inconvénients. Pour et contre, ça c'est hyper personnel. Mais voilà. Ce qui joue dans le fait qu'on voit l'hôpital comme quelque chose de vraiment plus sûr, qu'on fait ce choix plus instinctivement maintenant, alors qu'avant c'était totalement l'inverse. On se dit, mais pourquoi aller à l'hôpital ? Déjà pour donner un peu des chiffres, en 1952, en France, il y avait 47% d'accouchements qui se faisaient à l'hôpital. En 1962, 85%. Et en 1970, quasiment 100%. Et pour le coup, ce n'est pas juste des décisions médicales, l'arrivée de l'hôpital, etc. Mais c'est aussi l'État qui veut gérer les natalités, les naissances. Il y a aussi ce truc un peu de modernité culturelle, où vu que l'hôpital est arrivé, on le voit du coup comme un progrès dans nos vies, dans le médical, etc. Donc, qui dit progrès, il dit qu'il faut continuer à aller dans ce sens. On ne va pas se priver du progrès. C'est ça un peu que l'hôpital, l'État, etc. à essayer de mettre dans la tête des femmes. Sachant que déjà, à la toute base, quand l'hôpital, tout ça, ça a été inventé, la maternité, tout pour donner naissance, c'était interdit d'avoir des sages-femmes, des médecins-femmes qui viennent s'occuper de la maman. C'était que des hommes qui avaient le droit d'intervenir. Que des médecins. Donc déjà, c'est la femme qui accouche, et c'est que des hommes qui le gèrent. Il y a un petit souci là-dedans. Déjà tout ça, ça part quand même de M. Louis XIV qui a décidé que sa femme se ferait accoucher, donc accompagnée à l'accouchement, je préfère dire, par un obstétricien. C'est lui qui a donné un peu cette mode de « on a besoin d'un obstétricien pour accoucher » et qui a lancé cette position gynéco, donc allongée sur le dos, quatre fers en l'air, les deux fers en l'air du coup pour nous, parce que c'est beaucoup plus simple pour le gynécologue. pour l'obstétricien. Mais pour nous, c'est contre nature, cette position sur le goût. En fait, déjà, elle est où la gravité ? Enfin, voilà, c'est pas le sujet. Mais du coup, c'est des hommes qui ont lancé ce truc de « il faut aller à l'hôpital » . Et aussi, qui ont mis du coup dans nos têtes, eux-mêmes, en fait, des peurs. Et qui nous ont fait croire que du coup, l'hôpital, c'est forcément plus sûr. Parce qu'ils ont créé le problème que avant les chirurgiens, les obstétriciens, etc., l'accouchement, c'était pas sûr, il y avait des morts. Ce qui était vrai. Mais comme je vous l'ai expliqué, ce n'avait aucun rapport avec le fait qu'il y ait des médecins pour les assister. Aucun rapport. C'était par rapport à l'hygiène de vie, enfin l'hygiène de vie plutôt dans laquelle ils vivaient par rapport à cette époque-là, la pauvreté aussi pour les joues, la malnutrition, etc., toutes ces choses-là. Donc aucun rapport. Et les médecins, eux, vont nommer finalement tout ce qui est risqué. Donc ancré dans nos têtes, et ça arrive encore aujourd'hui, j'ai des clients de rémo qui viennent me rapporter de ces choses. Ouf ! Ça, ça énerve. Qui viennent nous partager tous les risques que peut avoir un accouchement. Mais des risques qui arrivent rarement. En fait, ils vont vraiment créer ce vocabulaire qu'on va associer au danger. Un bassin trop petit, la présentation du bébé par le siège, alors comment ? Qu'est-ce qu'on va faire ? L'accouchement, il se faisait quand même. Maintenant, dès qu'il y a un bébé en siège, il faut une césarienne. Non, il n'y a pas besoin d'une césarienne pour un bébé en siège. Bref, ça aussi, c'est un autre sujet. Le terme hémorragie postpartum, toutes ces choses-là, les instruments aussi, forceps. Alors ça, ok, pourquoi pas quand un bébé est en danger réel, mais ça a été utilisé et des fois encore, beaucoup trop de manière systématique, alors qu'il n'y a pas besoin. C'est aberrant. Maintenant, les femmes ont peur des forceps. Pour ce qui est de l'épigiotomie, de la déchirure, on est là, toutes les femmes qui viennent me dire que leur plus grande peur, c'est l'épigio ou la déchirure. Mais c'est secondaire, c'est juste qu'on est là, la larme, le corps, il va déchirer, il y a ci, il y a ça. Déjà, ça peut être évité. Mais en fait, tout ça, c'est les médecins qui ont ajouté tout ce jargon médical qui nous fait peur. L'arrivée de la césarienne qui est le hockey, sauf des bébés, des mamans, quand il y a besoin. Mais pareil, qui est utilisé de manière hyper abusive. C'est trop bébé en siège, ça y est, bébé trop gros, ça y est. Bon, ça je pense qu'on en fera tout un épisode aussi de podcast un petit peu, parce que je pense que c'est quand même intéressant à savoir. En tout cas, c'est tout ce que je partage à mes clients dans l'accompagnement, qu'elles sachent exactement ce qu'elles peuvent refuser, et qu'on sait que c'est pas utile pour elles, parce que c'est trop important. Eux, ils ont trop des habitudes, des protocoles, mais c'est un peu abusif des fois. Et si tu le sais pas, tu fais juste confiance au corps médical, que de savoir. Le savoir, c'est le pouvoir. Voilà. Bref, petit apporté sur ça. Donc, tout ça pour dire que les médecins ont mis dans nos têtes que sans eux, on se met en danger, nous et notre bébé, et qu'eux, ils sont là pour nous sauver. Mais sauver quoi, déjà ? Pourquoi il y aura à nous sauver d'abord ? Donc, on part forcément du principe que l'accouchement, c'est dangereux. Donc, accoucher à domicile, il faut être complètement teubé pour se dire que l'accouchement, c'est dangereux. C'est les médecins qui vont nous sauver. Mais alors pourquoi accoucher à domicile ? Pourquoi se mettre en danger ? C'est ça qui se passe dans nos têtes. Alors que vous l'aurez compris, la réalité elle n'est pas là. Elle n'est pas là d'ici. Justement, on va parler un petit peu pour cette partie-là des chiffres, des études qui auraient été menées par rapport à est-ce que cet accouchement, l'accouchement à domicile est plus dangereux que l'accouchement à l'hôpital parce que ce qui est même intéressant d'avoir des chiffres, ça peut être plus parlant, ça peut aussi vous rassurer. Mais déjà... J'espère que vous aurez compris que c'est juste des peurs qui ont été données, des fausses croyances qu'on a sur l'accouchement à domicile, et que les femmes qui font ça ne sont pas folles. Pas du tout. Donc pour parler chiffres, il y a la revue Cochrane, c'est la référence absolue en médecine. Il y a des milliers et des milliers d'études qui ont été menées. Il y en a justement une qui a été menée sur l'accouchement à domicile VS à l'hôpital. Est-ce qu'il y en a un qui est plus risqué que l'autre ou pas, etc. Ils se sont rendus compte, avec un nombre de femmes qui ont accouché à domicile et l'autre à l'hôpital, que le nombre de naissances de bébés en bonne santé était exactement le même. Il n'y avait pas le accouchement à domicile, plus de morts ou de bébés qui ont dû être hospitalisés ou je ne sais quoi. Non, les résultats étaient les mêmes. Domicile ou à l'hôpital, bébés nés en bonne santé, le même chiffre. Déjà, je trouve ça hyper rassurant quand on se dit « ouais, mais c'est prendre des risques, etc. » Non, finalement, c'est la même chose. Alors, petit disclaimer, c'est quand même hyper important. Si tu veux faire un accouchement à domicile, c'est quand tu as une grossesse à bas risque. Bien sûr, s'il y a des pathologies reconnues, on ne va pas s'amuser à faire un accouchement à domicile. D'accord ? Parce que là, oui, c'est prendre des risques pour rien. Par exemple, une personne qui a une pathologie cardiaque... Elle va accoucher à l'hôpital pour être bien suivie, qu'elle supporte bien les contractions, le travail, etc. Parce que s'il faut intervenir, il faut que ce soit rapide. Voilà, donc ça c'est uniquement pour les personnes à bas risque. Donc dans l'étude qui a été menée, bien sûr que c'était avec ce type de personnes pour les deux côtés. Par contre, ils se sont rendus compte d'une chose, c'est que pour les accouchements qui se sont passés à l'hôpital, vu que tu as facilement accès aux outils, etc. il y avait beaucoup plus d'interventions médicales inutiles. Chez toi, t'as pas d'intervention inutile, t'es accompagné juste d'une sage-femme, voilà, qui est là, si elle a besoin, faire des petits monitos de temps en temps, voir si tout va bien, c'est tout. Si tu veux zéro toucher vaginot, zéro toucher. Et à l'hôpital, ils se rendent compte que, ouais, comme il y a cette facilité-là, plus facilement, déjà, tu vas mettre, allonger la femme. Les monétos continuent, oxytocine de synthèse, péridurale, forceps, césarienne. Donc oui, le nombre de bébés en bonne santé, il y en a autant. Mais par contre, le vécu de la femme, il est différent. Entre une femme qui a accouché chez elle en toute tranquillité et une femme qui a subi je ne sais pas combien d'interventions médicales alors que vous n'en avez pas besoin. Bon, voilà, on se pose des questions. Et ça ne veut pas dire que je vous dis d'accoucher chez vous, pas du tout. Moi, par exemple, j'ai fait le choix d'accoucher à l'hôpital. Et pour un deuxième accouchement, je continuerai ce choix-là. Pourquoi déjà ? Parce que j'habite à la campagne, je ne suis pas du tout à côté d'une maternité. Donc s'il y a besoin à un moment donné d'être transféré, c'est un peu jouer avec le feu. S'il y a besoin de vite intervenir, même si le risque est moindre, quand même. Moi, j'aime bien avoir cette petite notion. Moi, personnellement, ça me rassure de me dire, voilà, moi je gère mon accouchement physio comme je le veux. Je ne veux pas d'intervention, je ne veux pas ci. Je gère tout ça, pas de soucis. Donc, c'est presque un petit peu comme à la maison, c'est juste que t'es pas chez toi, il y a quand même des gens qui vont passer. Mais voilà, tu peux en tout cas avoir le moins d'interventions, etc. Mais s'il y a quoi que ce soit, quoi que ce soit, ils sont là. Parce que si je fais partie d'un de ces cas rares, qui accouchent chez soi, et qui finalement ça se passe pas bien pour mon bébé ou quoi, mais je m'en voudrais toute ma vie. Donc je veux aucun regret. C'est pour ça que moi je choisis l'hôpital. Mais si toi par exemple tu veux choisir à domicile, Parce que t'es aligné avec ça. C'est ce que tu veux. Tu te sens bien comme ça. C'est très bien. Après, juste à la fin de cet épisode, je vous poserai des petites questions à vous poser vous-même pour déterminer si c'est, entre guillemets, le bon choix ou non. Même si ça, c'est hyper personnel. Juste pour vous aiguiller un petit peu. Maintenant, on va parler des avantages et des inconvénients de chacun. Donc, pour commencer, on va parler des avantages et inconvénients de l'accouchement à domicile. L'avantage premier, je pense qu'il est quand même simple, c'est que t'es chez toi. Chez toi ? Tu te sens bien, t'es dans ton cocon, t'es pas dérangé par le personnel médical, le bruit du passage, le bip bip des machines, les néons, etc. T'es tranquillement chez toi. Souvent, il y en a qui s'installent une petite baignoire, une petite piscine gonflable pour se mettre dedans, pour profiter des bienfaits de l'eau chaude sur les contractions, le col, etc. t'es dans ton cocon, tu te sens en sécurité, et ça c'est top, parce que ça, ça te permet de sécréter les bonnes hormones pour que ton travail avance bien, et tu aies moins mal, finalement. Donc ça, c'est le premier avantage, trop bien. Le deuxième, c'est que quand bébé est arrivé, ben c'est pareil, t'es dans ton ambiance à toi, t'as pas besoin qu'il y ait des personnes qui viennent faire 20 000 check-up, qu'on te prenne ton bébé, que si, que ça, maintenant t'as le poids-peau direct, mais après deux heures, on va faire les pesées, les machins, les bidules. bon maintenant ils font quand même dans la même pièce habituellement mais bon là t'as ta sage-femme qui est là qui fait ce check-up, vous êtes tous enveloppés quand c'est le bon moment voilà, laisse couler le temps et tout et tu peux directement si t'as envie d'aller te caler dans ton lit avec ton bébé t'es hyper confort, enfin vraiment l'avantage vraiment numéro un c'est ce confort, que ça soit pendant ton travail et une fois que ton bébé est là tu te déplaces pas t'es toujours au même endroit, tu te sens bien et c'est tellement important pour que le travail avance bien, de se sentir en sécurité, de vraiment ce bien-être. C'est ça qui fait que le travail avance bien. L'inconvénient, on va dire, de l'accouchement à domicile, finalement j'en vois qu'un, mais c'est celui qui fait juste partie des cas rares, c'est si à un moment donné ça va pas trop, donc ça la sage-femme qui est là pour accompagner. elle a quand même sa petite mallette à outils, elle a quand même le petit moniteau pour faire des petits checks quand il y en a besoin. Si à un moment donné, on voit que ça ne va pas, qu'il faut être transféré, c'est là où il y a ce désavantage. C'est que déjà, ce n'était pas du tout prévu, tu te retrouves à changer de plan. Souvent, ces personnes ne sont pas méga préparées à ce changement de plan. Et c'est un peu la panique, donc votre travail se va ralentir, etc. Donc tu arrives à l'amateur, déjà qu'il y a un souci. Toi, ton travail, il a complètement ralenti. Bon. terrible. Et si ce qui se passe a besoin d'examens un peu plus approfondis, et qu'il faut aller à l'hôpital, mais qu'en fait au niveau timing c'est pas bon, c'est quelque chose où il faut vite réagir, donc encore une fois, c'est que dans des cas extrêmement rares. Mais rare ne veut pas dire que ça n'arrive pas. Donc c'est juste l'inconvénient de ça, c'est que s'il y a une urgence qui doit être prise rapidement, bon... t'es un peu dans la panade parce que t'es pas sur place. C'est qu'il faut partir, il faut prendre la voiture. Si c'est aux heures de pointe, t'es dans la merde. Donc habituellement t'appelles du coup les pompiers pour être plus vite amenés, mais bon, le temps qu'ils arrivent, c'est le souple. Mais c'est dans les cas rares, donc en soi il y a beaucoup d'avantages à accoucher chez soi, mais cet inconvénient, s'il arrive, il est plutôt gros. C'est rare, mais s'il arrive, c'est qu'il n'est pas cool. inconvénient avantage de l'accouchement à l'hôpital, l'avantage c'est que du coup si il y a une urgence, elle est traitée. Et c'est le seul avantage. Parce que les médecins en fait ils sont là, les sages-femmes aussi, pour intervenir que si il y a une urgence. Bien que les sages-femmes elles peuvent être là, ça dépend lesquelles, ça dépend des types sur qui vous tombez, comment elle a été formée, etc. Mais elle peut être un super support. pour vous, un pilier, quelqu'un qui va vous encourager, qui va vous tenir la main. Mais bon, maintenant, elles sont tellement débordées, elles doivent gérer des urgences, enfin voilà, il n'y a pas trop le temps. Donc si tu penses qu'en accouchant à la maternité, que tu vas comme ça, que tu te dis façon, ils me diront quoi faire le jour J, ma sage-femme, sur qui je tomberai, elle va m'accompagner, ne t'attends pas, ça, ils sont occupés. Ça, c'est plutôt rare, quand ils sont là, vous tenir la main, vous dire ça va aller, ça c'est plus au moment où le bébé sort. Mais surtout le travail avant, ils ne sont pas avec vous, en soi. Ils ont autre chose à faire. Ils sont des gens sous-effectifs, ils ont des urgences à gérer. Donc voilà, l'inconvénient, l'avantage, pardon, c'est que s'il y a une urgence qui a besoin d'intervenir pour toi, pour ton bébé, ça se fait. Il n'y a pas de problème. Par contre, du coup, les inconvénients, il y en a plein, Mais ils peuvent se gérer à tout chaud, à tout chaud. le premier inconvénient, c'est que c'est un milieu inconnu. Tu ne te sens pas forcément bien, tu ne te sens pas forcément en sécurité. Il y a du bruit, il y a du bip, il y a de la lumière, etc. Donc se mettre dans son cocon, dans sa bulle, c'est un peu plus compliqué que chez soi. Ça demande beaucoup de travail, d'entraînement mental, etc. C'est tout ce que je fais avec mes clients, justement, c'est s'entraîner à se mettre dans cette bulle, même dans des conditions aussi pénibles que l'hôpital. Du coup, si tu n'arrives pas à plonger dans ce cocon, à te détendre, etc., ton travail sera beaucoup plus long, il sera plus douloureux. Donc, ce n'est pas terrible. Mais ce n'est pas une fatalité, c'est un inconvénient, mais du coup, il peut se gérer. Quand tu le sais, tu te prépares à ça pour réussir à être détendu, à être bien et que ça se passe bien, même si c'était dans un environnement extérieur. Voilà. L'autre inconvénient, c'est qu'on ne fait que de changer de salle quand tu accouches, c'est infernal. Ça, il va falloir qu'il évolue. Alors t'arrives, tu passes aux urgences, dans la salle de pré-travail, dans la salle de travail, dans la salle de machin, t'es montant en chambre. T'arrives, tu changes trois fois de pièce, à chaque changement, ça dit, t'es plus dans ta bulle, donc forcément ton travail, hop, il ralentit un petit peu, il faut que tu reprennes, c'est n'importe quoi. Ça, ça serait bien que ça évolue, donc eux, c'est pour gérer, ok, elle, elle est que à là, donc là, c'est des endroits, c'est des salles où il n'y a pas de péril, il y a de la pérille, là, le travail, elle va être en poussée. En fait, tout ça, c'est beaucoup plus simple pour eux. S'organiser comme ça, pour eux, pour une bonne gestion des personnes qui rentrent, etc. Mais pour la femme qui accouche, c'est catastrophique. Donc ça n'évoluera pas forcément. Donc c'est pour ça que déjà, si vous voulez un accouchement physio, sans péridural, je vous conseille de demander la salle nature. Parce que, ok, t'arrives, tu vas aux urgences, mais après tu vas en salle nature et tu n'en sors plus. Tu fais tout dans cette salle. Donc c'est trop bien. Que les autres salles montent, tu changes, etc. Voilà. Donc ça c'est un inconvénient. Un autre inconvénient c'est celui qui a été vu dans l'étude menée par la revue Cochrane, c'est qu'il y a plus de risques d'intervention médicale. C'est là où je disais que c'est hyper important d'être informé sur les protocoles médicaux, ce qui se fait habituellement et ce qui justement peut être refusé et qu'il faut refuser parce que c'est des habitudes de petit don. Autant il y a des maternités qui évoluent, qui dosent. autant, il y en a c'est catastrophique j'ai une cliente qui est venue pour sa deuxième recesse parce qu'elle est complètement traumatisée de son premier accouchement, dépression postpartum etc, pourquoi ? Parce que elle était dans une matière catastrophique même là la nouvelle sage-femme qui l'a su était choquée pour vous dire elle a subi des interventions médicales à gogo alors que tout allait bien c'est juste que voilà, allez-vous l'aller vite etc, donc elle c'était incompréhensible tout ce qui passait, elle ne comprenait pas c'était très dur et bébé n'a pas supporté toutes ces interventions, ça a financé la réurgence. Je vous dis pas trop, non. Donc là, on fait un travail qui est malade, elle a coté avec psy, etc. Pour cet accouchement-là, que ça se passe différemment, donc on a réussi à bien avancer. Elles se sont fait imprêtes à cet accouchement qui est un peu physio, du coup. C'est pour ça que l'importance de bien comprendre ça, ce que notre droit à la maternité, concrètement, ce qu'on peut refuser, etc., a déjà tout acte médical. doit être réalisé avec votre consentement. N'importe lequel. N'importe lequel. Même vous toucher le nord. Même faire une touche. C'est votre corps. Pourquoi on dit toujours qu'on n'a pas touché le corps d'une femme, tout ça, tout ça. Genre un mec au bar qui touche les fesses, il prend une mandale. Pour les gens qui ne sont pas du sud, je ne sais pas si dans le nord vous avez cette expression, mais il prend une tarte. Alors pourquoi ? le jour de votre accouchement, il n'y a pas de souci pour venir vous toucher devant, faire des touchers vaginaux sans demander votre accord. C'est pas parce qu'on est en scène que ça y est, notre corps tout le monde peut y toucher, pas du tout. Donc ça c'est hyper important de le savoir. Bref, tout ça pour dire que c'est vraiment les plus gros inconvénients de l'accouchement à l'hôpital. Si t'es dans un milieu hyper médicalisé donc les interventions peuvent arriver facilement si tu n'as pas connaissance de ce qu'ils vont lui refuser, etc. pense maintenant sa bulle c'est plus compliqué etc mais voilà s'il y a un problème n'importe lequel ils réagissent donc en fait le choix c'est plutôt du coup vers quoi tu te sens le plus à l'aise est-ce que tu te sens le plus à l'aise de dire moi je préfère faire à domicile parce que c'est ce que je souhaite j'ai conscience de ce risque qu'il peut y avoir et si tu choisis la maternité parce que tu te sens plus sécure d'être justement pour être médecin si jamais il y a quoi que ce soit c'est quand même te dire c'est pas parce que j'accouche à la maternité, que je leur donne mon corps. Je leur donne mon accouchement. C'est eux qui décident tout. Non. C'est toi. C'est toi qui accouches. C'est ton corps. Donc c'est toi la patronne, c'est pas eux. Eux ils sont là, c'est une urgence. Pour te soutenir si y'a besoin, quand c'est possible. C'est tout. On va pas venir embêter une femme qui accouche quand tout va bien. C'est pas possible ça. Une fois on m'a demandé, mais pourquoi à l'hôpital y'a plus d'interventions ? Alors y'a le côté où c'est parce que c'est des protocoles, des habitudes. Mais les interventions peuvent aussi arriver parce que ton travail est ralenti, donc ils veulent l'accélérer. Donc là, à ce moment-là, eux, ils ont leur protocole, ton col, il faut qu'il souffle d'un centimètre toutes les heures, mais alors ça, on s'en fout complet, ça ne veut rien dire du tout. Et donc si au bout de tant de temps, il ne s'est pas ouvert comme ça, ton travail est trop lent, on va l'accélérer. Alors qu'il n'y a pas besoin, il faut juste savoir comment se mettre dans sa bulle à l'hôpital pour reconger dans ce bien-être, etc., pour sécréter les bonnes hormones et que le travail soit lancé. Et ça, si tu ne sais pas et que tu ne sais pas le faire, forcément, c'est compliqué. Donc, le travail est ralenti. Eux, ils veulent accélérer. Donc, une intervention. Une intervention, on peut en donner une autre, et une autre, etc. Ce qui s'appelle la cascade d'intervention. Sauf que déjà, quand tu accélères le travail, alors que ton corps, il n'était pas encore au P, parce que là, on force le truc, c'est complètement contre nature, ton bébé, ça le fatigue aussi. Parce qu'il était là, attends, je ne l'ai pas prêt. Moi, j'étais tranquille, on arrête un peu, qu'on se sente bien, pour que je sorte et tout. Et là, on me demande de sortir alors que je ne suis pas prête, d'accélérer le travail. Donc, lui, il s'épuise finalement au bout d'un moment aussi. Pas tout le temps. Attention. Pas tout le temps. Des fois, ça se passe très bien, malgré qu'il y ait plein d'interventions. Mais la plupart du temps, et c'est là ce que je vois encore beaucoup trop, surtout quand j'ai des mamans qui sont en scène du deuxième qui me rejoignent en accompagnement. Donc elle me raconte le premier à chaque fois, c'est qu'il y a eu telle intervention et telle intervention parce que le travail avait ralenti, ce qui est donc, comme vous l'avez compris, normal. Et donc la finalité, c'est qu'il y a eu une césarienne en urgence, alors qu'il n'y avait pas besoin. Comme l'histoire que je vous ai racontée d'une cliente, c'est pas la seule. Là t'es là, mais c'est pas possible. Parce que c'est juste physiologique, il faut juste se replonger dans sa bulle et ça va se relancer. Mais ils sont pas formés à ça. Ils sont juste formés aux protocoles médicaux, aux urgences, etc. vraiment le corps il faut qu'il sécrète ça, comme ça, il faut faire comme si pour sécréter de l'oxytocine, etc. Ce peuple il va vous dire ça, il va vous dire juste bouger, respirer, démerde-toi. Tu vas pas aller bien loin avec ça, je te le dis. Si tu bats ton accouchement en sachant juste respirer et en connaissant des positions, t'es mal barré. Va falloir creuser un peu plus quand même, c'est hyper important, c'est pas pour en faire peur, pas du tout, mais c'est juste que c'est important d'avoir conscience qu'il y a d'autres choses beaucoup plus importantes que ça pour bien le vivre cet accouchement. Donc là il y a Trois questions que tu peux te poser pour un petit peu jouer, décider vers quoi tu veux aller, même si là des fois c'est au fond de notre cœur, on sait exactement où on veut aller, où on ne veut pas. Mais pour prendre ce choix, on va dire le plus correctement possible, déjà c'est se demander, enfin se dire, ok, la maternité la plus proche, elle a combien de temps de chez moi ? Parce que si jamais il y a besoin d'un transfert, si elle est à une heure, est-ce que... Tu veux faire qu'il y ait un accouchement à domicile. Tu peux vouloir, il n'y a pas de souci. Chacun fait comme il veut. Mais voilà, c'est juste se dire, ok, plus c'est loin, plus s'il y a besoin, ça fait loin. S'il se passe quelque chose. Mais encore une fois, il faut partir du principe que ça va bien se passer. Mais je ne veux pas non plus que vous fassiez les autruches à vous dire, non mais de toute façon, ça va bien se passer, ça va bien se passer. Les gens, ça n'arrive qu'aux autres. Ça peut aussi vous arriver. C'est juste ça. Je ne suis pas là pour rendre des accouchements de rêve, idyllique, etc. Vous allez voir mes concurrentes si vous voulez faire une en particulier. Je suis là juste pour que vous vivez bien votre accouchement, quoi qu'il se passe. Vous aider à prendre des choix les plus éclairés et conscients possibles, les plus justes possibles. C'est voir comment vous voulez le truc. Si vous dites que la maternité est la plus proche, elle a une heure, est-ce que je fais ça ? Est-ce que je ne me dirige pas plutôt vers une maison naissance, un plateau technique pour être le plus physio possible ? Mais voilà, je ne suis pas loin du côté hospitaliste s'il y a besoin. Ok, si elle est à 10, 15, 20 minutes, voilà. Bon, là, c'est plutôt rapide s'il y a besoin d'un transfert. Bon, ça va. Est-ce que, ça j'aurais dû le mettre en premier, est-ce que ta grossesse est à bas risque ? Voilà, parce qu'il n'y a pas de souci. S'il y a une pathologie, s'il y a quelque chose, si c'est une grossesse à risque, c'est non. L'accouchement à domicile, on ne prend pas de risque inutile. Parce que je sais qu'il y en a qui le font. pour énormément échanger avec une ancienne sage-femme qui m'expliquait un peu des cas d'accouchement à domicile où il y en a une, son accouchement était à risque c'était une grossesse à risque, elle a fait le choix d'accoucher chez elle et la finalité n'était pas bonne elle n'est pas morte, mais ce n'était pas bon ce n'était pas bon du tout, donc on ne va pas faire ces choix-là Parce qu'en plus, après, c'est ces personnes qu'on va mettre par ton. Ah, accouchement à domicile, c'est mal terminé, c'est le danger, accoucher à domicile. Non, elle a accouché chez elle alors qu'elle avait une pathologie. Donc forcément, il faut un minimum de suivi. Voilà, donc déjà, première question. Si ta grossesse est à bas risque, ok, c'est le premier point, c'est nickel. Est-ce qu'il y a une sage-femme qui fait des accouchements à domicile qui est disponible ? Parce que ça, maintenant, c'est compliqué d'en trouver parce que... il faut qu'elles aient une assurance particulière pour pouvoir faire ça, sauf que c'est pas possible de l'avoir cette assurance. Donc la plupart qui font ça, en soi c'est pas vraiment illégal, mais elles n'ont pas cette assurance-là. Donc si ça se passe mal, elles ont dans le... Donc il n'y en a pas beaucoup qui le font, et en plus tout médical, tout l'État fait en sorte qu'elles ne puissent plus exercer d'accouchement à domicile ces personnes-là. donc c'est compliqué d'en trouver qui veulent bien le faire qui veulent bien prendre ce risque du coup donc il n'y en a pas partout donc déjà c'est se poser cette question là parce qu'après il y a des personnes qui font des accouchements à domicile non assistés moi c'est que mon avis personnel mais moi j'irais pas vers ça autant ça arrive comme la cliente que je vous racontais qui a accouché chez elle parce que elle peut partir à la maternité bébé qui arrive en fusée là t'as pas le choix de toute façon mais se dire concernant j'accouche toute seule chez moi bien qu'en soi quand tout va bien y'a pas de soucis on peut le faire on a besoin de personne pour accoucher mais si il se passe quelque chose ou si toi t'as un problème moi je trouve que c'est quand même intéressant d'avoir quand même une sage-femme qui est là s'il y a besoin. Voilà. Mais la sage-femme dans l'accouchement d'un missile, elle est dans son coin, elle est tranquille, elle ne vient pas l'embêter. Enfin, vraiment, c'est un vrai soutien. Et s'il y a besoin, des fois, de regarder certaines choses ou que toi, tu as envie de voir où ça en est, par exemple, ben là, elle est là. Que si tu fais un accouchement d'un assisté et qu'en fait, je ne sais pas, ça fait 20 heures que tu en travailles, mais du coup, tu ne sais pas du tout où en est ton col. Ce n'est pas un indicateur, mais si, au bout. de 20 heures de travail actif ton col est dilaté à 2 c'est intéressant de se dire ok déjà est-ce que le bébé du coup n'est pas en train de sacrément se fatiguer, est-ce qu'il est pas mal placé et malgré tout le mouvement que je fais j'arrive pas à bien le placer du coup il ouvre pas bien mon col donc je lui donne un petit coup de main si tu continues comme ça enfin voilà c'est là où après c'est un peu risqué donc c'est pour ça qu'en soi quand il n'y a pas de problème pourquoi pas parce que la plus part du temps, il n'y a pas de problème. Le problème des fois qui se crée et qu'on dit « Ah, mais moi j'ai une césarienne en urgence parce que mon bébé son cœur ne s'allait pas. » C'est parce qu'il y a eu des interventions médicales inutiles. Il y a des fois, c'est des vraies urgences pour de vrai. Mais du coup, voilà, je le vois quand même sécure, c'est quand même mieux d'être accompagné par une sage-femme. Ce n'est que mon noble avis. Après, vous faites comme vous voulez, mais vous avez les infos. Et la dernière question, c'est surtout « Mais toi, tu te sens le plus en sécurité ? » Il y en a qui me disent, mais vraiment, l'hôpital, j'ai l'horreur, ça me fait stresser, je suis paniquée dès que je pense à l'hôpital, etc. Que je me vois trop accouchée chez moi, mais go ! Et la plupart des femmes, en fait, qui pensent ça, j'en ai un qui pense ça, et qui voit que ça, la maternité, c'est parce que c'est le papa, ou la maman, le coparent qui a peur, qui voit l'accouchement à domicile comme une grande majorité des gens le voient. comme je l'expliquais, en mode, faut être complètement fou, prendre des risques, non, Mais si toi t'as envie d'accoucher chez toi, et que ton conjoint, conjointe n'est pas chaud, montre-lui cette vidéo pour qu'il se rende compte déjà d'où vient cette peur, et qu'elle n'est pas avérée. Qu'il ait bien connaissance de tout pour t'accompagner dans ton choix. Parce que déjà de un, c'est toi qui accouches, c'est pas le coparent. Après, je suis d'accord que c'est bien que tout le monde se sente bien. Moi, par exemple, je sais que pour lui, c'était hors de question d'un cours de domicile. Enfin, hors de question. Ça lui faisait peur parce qu'on n'est pas à côté d'une maternité. Et de toute façon, moi, je ne me sentais pas non plus. J'avais quand même envie d'être encadrée. Après, je pense que c'est lié à des peurs héritées de ma mère, en fait, plus qu'autre chose, mais que j'ai conscience que maintenant que j'approfondis, vont savoir mes formations dans tout ça. Donc, bref. Mais des fois on a beaucoup nos peurs, c'est pas les nôtres, on va prendre des choix sur des peurs qui appartiennent à notre mère, à notre grand-mère et pas à nous. Donc c'est là où voir, ok, où c'est que je vais accoucher moi au fond de mon cœur. Et que le copain puisse suivre, qu'il comprenne vraiment ce que ça veut dire accoucher à la maison et aussi ce que ça veut dire accoucher à l'hôpital. pour après se préparer correctement pour l'un ou pour l'autre. Surtout pour l'accouchement à l'hôpital, bien comprendre tous les protocoles médicaux. Pour un accouchement physio, que ce soit à domicile ou à l'hôpital, bien savoir comment gérer la douleur, faire en sorte que le travail avance bien, etc. Donc voilà les quatre questions que tu peux te poser pour savoir un petit peu vers quoi tu veux aller. Mais en tout cas, bien retenir que ce n'est pas parce que tu accouches chez toi que tu prends plus le risque de perdre ton bébé où à l'hôpital, que t'as plus de chances que ça se passe mieux. On l'a bien vu, à domicile, à l'hôpital, le taux de natalité en bonne santé, le taux de naissance en bonne santé est le même. Donc maintenant, t'as tout ce qu'il faut pour faire ton choix, et surtout si t'avais d'énormes a priori sur l'accouchement à domicile, j'espère que je t'ai aidé à changer un peu ces a priori, même si les peurs qu'on peut avoir sur ça, faut creuser un peu plus pour s'en débarrasser. Mais déjà que tu comprennes réellement ce que ça signifie d'accoucher chez soi. Et justement, on se retrouve la semaine prochaine pour parler des peurs. Les peurs qu'on a par rapport à l'accouchement, concrètement d'où elles viennent, comment les casser pour vivre sa grossesse beaucoup plus sereinement et plus avoir ces peurs qui surgissent à tout moment de la journée et de la nuit. Donc si ça t'intéresse... Bah, reconnecte-toi la semaine prochaine. Et en tout cas, voilà, n'hésite pas à me dire en commentaire ce que t'as pensé de cet épisode. Si t'avais des a priori sur un endroit ou un autre, si t'as appris des choses, si ça t'a fait changer d'avis. Je suis hyper intéressée de savoir un petit peu ce que ça a fait dans vos têtes, ce que ça a fait émerger, pour voir si je suis allée dans la bonne direction ou pas du tout. Allez, on se retrouve la semaine prochaine. Bisous, millions.