Speaker #0Ne me cassez pas le peigne, le podcast qui vous dit tout sur l'envers du décor des salons de coiffure. Présentez Farjuli Veyron. Hello, hello tout le monde, j'espère que ça va bien, que vous êtes en forme, que vous êtes prêts à écouter ce nouvel épisode de podcast qui va être extrêmement détonnant. je vous le dis parce qu'aujourd'hui, j'ai décidé que je voulais parler d'argent. J'étais en train de faire mes comptes ce matin, un rituel bien ancré le week-end qui pour moi est extrêmement important parce que j'aime bien savoir où j'en suis et en même temps, j'aime bien savoir où en est mon entreprise aussi. Et donc, j'avais envie de vous parler d'argent aujourd'hui. Donc déjà, pour ceux qui découvrent et qui me découvrent sur ce podcast, donc... Je m'appelle Julie Véron, je suis coach en développement d'entreprise pour les salons de coiffure. Et donc, j'aide les coiffeurs, les coiffeuses entrepreneurs à développer leur chiffre d'affaires et leur rentabilité. Donc pour moi, les chiffres, les comptes, compter, calculer, ça fait partie de ma vie, mais je pense que ça vient en fait d'une blessure. Et je vais vous parler un petit peu d'argent parce que je pense que dans beaucoup de domaines, et notamment... notamment la coiffure où justement on n'est pas habitué à gagner beaucoup, on n'est pas habitué à développer des gros salaires. On a tendance en fait à avoir, je pense que ça se généralise pas mal, on a tous un petit peu une blessure avec l'argent ou en tout cas une sensation en fait de manquer d'argent ou une vie avec l'argent qui est assez compliquée, je vous dirais, et qui... reflète après d'une mauvaise gestion ou d'une difficulté à se rémunérer ou d'une difficulté à valoriser son service. On a toujours peur de perdre des clients parce qu'on va avoir peur de vouloir dire qu'on mérite notre salaire, on ne se le cachera pas. Et donc, ce qui arrive la plupart du temps, c'est ça. Je vais démystifier un petit peu tout ça parce que je pense que je suis la première victime Je suis vraiment la première victime de ça. Je suis la première victime de ça parce que, déjà de base, je n'ai pas vécu dans une famille qui avait les moyens. J'ai vécu dans une famille où on a tenté par tous les moyens de montrer qu'on avait les moyens, mais on n'avait pas forcément les moyens. Ma mère m'a élevée seule. Et donc en m'élevant seule, évidemment, je veux dire avec un salaire, il n'y a pas d'entrepreneur dans ma famille, donc je veux dire c'était avec un salaire. Et donc ça veut dire qu'élever des enfants avec un seul salaire, c'est sûr que... ça peut amener des difficultés. Et donc j'ai vécu avec une maman qui voulait montrer qu'elle n'avait pas de difficultés, mais qu'il y avait énormément de difficultés. Une très grande difficulté aussi à gérer son budget, avec l'envie de faire plaisir, de donner au maximum aux autres, mais pas le budget. Et donc il y a des mois où ça allait super bien, où je ne le voyais pas, il y avait des mois où c'était plus compliqué, et donc je me suis rendu compte que l'argent en fait chez nous était une grande difficulté. Donc qu'est-ce que ça a fait ? Ça ne m'a pas incité au départ à savoir gérer, ça ne m'a pas incité au départ à avoir une très très bonne gestion de mon budget, je ne savais pas économiser, donc je n'avais pas... Je n'avais pas les moyens de mes ambitions. Quand il a fallu meubler mon appart, ça a été avec les crédits Conforama et compagnie, ça a été avec les cartes de crédit à 17% d'intérêt. Au début de ma vie, la notion d'argent était de toute façon je suis coiffeuse. Donc en tant que coiffeuse, je ne vais pas faire des mille et des cents. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc tout ça fait que j'ai vraiment eu de la difficulté à me définir en tant que... à définir mes ambitions et à me dire qu'à un moment donné, il va falloir que je gagne ma vie correctement parce que sinon, en fait, je vais galérer toute ma vie. Et les croyances autour de la coiffure, comme j'en ai déjà parlé précédemment dans les différents épisodes, les croyances autour de la coiffure faisaient aussi que je me disais que je vais galérer toute ma vie, parce que de toute façon, de 20 ans à 30 ans, j'ai été salariée, puis le salaire est tourné autour de 1100 balles. Enfin, je veux dire, à un moment donné, il n'y a pas 36 solutions, il n'y a pas de secret. Enfin, je veux dire, à un moment donné, c'est... C'est pas compliqué, tu as un salaire, tu dépenses ton salaire, les prix augmentent, etc. Donc tu te dis, bon, mais voilà, mon mari aussi était salarié, à un moment donné, il n'est pas extensible cet argent-là. On fait comme on peut. Quand on veut acheter quelque chose, on l'achète à crédit. Quand on veut acheter une baraque, on l'achète à crédit. Quand on veut acheter une bagnole, on l'achète à crédit. Parce qu'on n'a aucune économie de côté. Aucune trésorerie personnelle. Rien du tout. Et donc, de ce fait, j'ai vraiment eu de la difficulté à me gérer. Et donc, en plus de ça, moi, j'avais toujours voulu... J'ai toujours eu des ambitions énormes pour ce que je possédais, mais aucune ambition, en fait, pour ce que je pouvais récolter. et donc en fait au départ ça a été compliqué donc s'en suivent le surendettement, s'en suivent les lettres parce que tu n'avais plus payé ta mensualité de ceci ou de cela s'en suivent les difficultés parce que j'habitais loin de mon lieu de travail en plus donc il fallait que j'ai une bagnole, mettre de l'essence etc ça coûtait un certain prix Et donc je me suis endettée rapidement et ma mauvaise gestion m'a conduit à me faire saisir ma bagnole quand j'avais 27 ans et à avoir des difficultés en fait, à avoir des grosses difficultés. Ce qui ne m'a pas renforcée en fait en termes de confiance en moi par rapport à la thune, ça n'a pas renforcé ma confiance. Donc en plus de ça... Je veux dire, quand tu as des difficultés financières, tu es bloqué partout. Tu ne peux pas faire un crédit pour une maison, tu ne peux pas faire un crédit pour un commerce. Tu es bloqué de partout. Donc tout ça a fait qu'à un moment donné, il a fallu que je comprenne et que je comprenne vraiment que si jamais je voulais évoluer dans la vie, il fallait que je fasse des sacrifices. Il fallait vraiment que je fasse des sacrifices financiers parce qu'à un moment donné, tu peux posséder une table, un canapé, une télé, la dernière écrit, le téléphone, les godasses et le sac. Mais à un moment donné, ce genre d'investissement-là ne te fait pas avoir plus d'argent au final. Tu te retrouves que tu as une garde-robe qui est de ouf. Tes enfants sont bien habillés, tout est parfait. Tu payes ton voyage et tes vacances à crédit, tu payes ta table et ton canapé à crédit, enfin je veux dire à un moment donné... mais tu n'as pas de revalorisation par rapport à ça. Ça, ce n'est pas investir. Ça, c'est dépenser et être victime de la société de consommation et te dire qu'à un moment donné, en fait, plus tu consommes et moins tu en as, et plus tu rembourses et moins tu en as. Et au fur et à mesure, quand les choses augmentent, tu n'en as plus. Et tu es obligé de rembourser. Et au final, tu prends une carte pour un canapé, et puis au final, quand tu as fini de payer ton canapé, tu as changé. J'ai vécu vraiment en fait dans cette boucle-là, parce que c'est que comme ça que j'ai été élevée. Et je me suis rendu compte qu'au final, ce n'est pas ça que je voulais. Ce n'est vraiment pas ça que je voulais. Et de 27 à 30 ans, je me suis serré la ceinture de dingue pour pouvoir ouvrir mon premier salon à 30 ans. Et quand tu as vécu toute cette merde depuis que tu es jeune et que c'est la seule chose que tu connais, les difficultés pour valoriser ton talent et ton service, elles sont très dures, très difficiles. très très très difficile, parce qu'à un moment donné, en fait... tu n'as aucune notion de l'argent. Puis je comprends, moi, les coiffeurs qui me disent Ouais, mais tu sais, moi, c'est cher, c'est ci, c'est là. En fait, on a une grosse blessure avec l'argent parce que généralement, on n'en a pas eu. On n'en a pas, on n'en gagne pas. Et à un moment donné, en fait, on s'interroge sur la potentialité, en fait, d'en gagner plus. Et ça, je le comprends. Si tu veux, quand je propose mes services en tant que coach business, parce que j'ai énormément évolué sur ce sujet-là, puis je vais vous en parler aujourd'hui, mais quand je propose mes services en termes de coach business, La seule réponse que j'ai, c'est c'est cher Et je n'ai pas d'argent, et je n'en gagne pas, etc. Et je l'entends totalement, puisque j'ai été réellement de ces personnes-là. qui ne font pas une thune et qui se demandent comment on va pouvoir payer un coaching alors que des gens ne se dégagent pas de salaire. Donc ça, c'est normal. C'est une réaction normale. Au début, c'est comme ça que j'ai été élevée en termes de business, que j'ai été formée. Je vais vous expliquer les parades du closing que je n'utilise plus du tout aujourd'hui parce que ça ne m'intéresse pas. En fait, dire aux gens qu'ils sont de la merde parce qu'ils ne sont pas capables d'investir, ce n'est pas du tout mon intérêt. Mon intérêt à moi, c'est de leur permettre de comprendre qu'en investissant, ils vont gagner de l'argent. Sinon, en fait, ça ne sert à rien. Et dire, oui, mais tu n'es qu'une merde. t'y arriveras pas si t'investis pas t'y arriveras pas si tu fais pas des choix différents t'y arriveras pas si tu mets pas un peu d'argent je suis pas comme ça, je réagis pas comme ça parce que moi aussi j'ai été formée pour faire du coaching et en fait ça me sert à rien de me mettre la pression pour me dire je suis qu'une merde, je vais pas y arriver donc voilà tout ça je vais vous l'expliquer aussi Parce qu'aujourd'hui, il faut savoir que les blessures par rapport à ça se guérissent déjà, premièrement. Et ensuite de ça, on n'est pas limité à ce qu'on a vécu dans son enfance. Et on n'est pas limité aux croyances limitantes de notre entourage, de nos parents, etc. Et on n'est pas limité à avoir qu'une seule vie financière. Et on n'est pas limité à rien. En coiffure, ce qui est bien, c'est qu'en fait, avec un panier... Avec un peigne et une paire de ciseaux, tu peux faire n'importe quoi et tu peux aller partout. Il y a des possibilités immenses dans ce métier qu'on néglige, qu'on ne voit pas. et que quand en plus on a des croyances limitantes avec l'argent, c'est terrible parce qu'on ne s'imagine pas le potentiel qu'on peut avoir. On ne s'imagine pas tout ce qu'on est capable de mettre en place. On ne s'imagine pas tout ça. Et au final, on se bloque nous-mêmes. On s'empêche de se développer nous-mêmes. Et ça ? c'est la plus grande, la plus grosse erreur, quoi. La plus grosse erreur, elle vient de là, c'est-à-dire que nous sommes nos propres barrières, nous sommes nos propres limites. Je veux dire, si à un moment donné, tu te dis pas, moi, j'ai envie de réussir et je vais réussir, moi, je suis capable de faire mieux, moi, j'en ai rien à foutre, en fait, du banc de poissons panés qui sont à côté de moi, en fait, dans ce métier, et moi, j'ai décidé que je vais y arriver et que je vais faire les choses différemment et que je vais y aller en contre-courant. il n'y a rien qui se passe. Donc en fait, on est conditionné, on est drainé, on est élevé, on est vraiment dans ce cheminement-là. Et au final, la plupart du temps, dans nos métiers, on ne fait pas d'argent. Et c'est pour ça que j'ai envie aujourd'hui de parler de ça. Parce que vraiment, c'est un sujet tabou et c'est dommage. C'est vraiment dommage que ce soit un sujet si difficile à aborder. que ce soit une croyance si difficile à briser, parce que pour autant, en fait, on le mérite. Je veux dire, quand on commence nos études de coiffure, la plupart du temps, en fait, on a tous fait 4, 5 ans d'études. D'accord ? Je veux dire, quand on est entrepreneur, on a passé un BP. Ce BP, en fait, on l'a passé après un CAP. Moi, j'ai fait 5 ans. Il y en a d'autres qui ont passé un brevet de maîtrise, qui ont passé un BTS, qui passent aujourd'hui un bac professionnel. Enfin, je veux dire, à un moment donné, les études de coiffure, elles ne sont pas juste limitées à avoir un CAP. toutes celles qui ont eu juste un CAP ne sont pas entrepreneurs ou le sont très rarement. Ça veut dire qu'il y a déjà un statut par rapport à ça qui est assez important. Il faut valoriser ça. Il faut valoriser ça. Et ensuite, la croyance qu'on va être coiffeuse et qu'on va gagner seulement 1 000, 1 500 balles par mois, il faut enrayer ça aussi. Je veux dire, on mérite mieux que ça. vous méritez mieux que ça. Vous méritez de vous développer, de développer votre entreprise et de faire grandir votre potentiel financier. C'est toujours comme ça que j'ai démarré. J'ai d'abord démarré en tant que salarié, donc le potentiel financier, on s'entend qu'il est dégueulasse. Il est vraiment dégueulasse. Ensuite, j'ai démarré en tant qu'entrepreneur. Puis là, en tant qu'entrepreneur, j'ai compris que Au départ, je ne l'ai pas compris tout de suite. Je ne l'ai vraiment pas compris tout de suite. Il a fallu vraiment que je sois alerte à ça. J'ai fait du développement personnel et c'est ce qui a changé ma vie. Le développement personnel, c'est vraiment ce qui a changé ma vie. C'est-à-dire qu'il y a des clichés par rapport au développement personnel et en même temps, il y a des vérités par rapport au développement personnel. Les vérités sont qu'on doit briser nos croyances limitantes. on doit briser ce qu'on a profondément ancré à l'intérieur de nous. Et les premières choses, en fait, ça je l'apprends dans mes méthodes, la première chose c'est toutes les petites phrases qu'on se répète chaque jour pour se mettre une barrière. Par exemple, j'en ai une en tête, l'argent ne pousse pas dans les arbres. J'en ai une autre en tête, ça va, je ne suis pas Crésus. j'en ai une autre en tête, l'argent ne fait pas le bonheur. Il y a plein de croyances limitantes comme ça, qui sont destructrices pour notre schéma financier, et qui au final nous empêchent d'aller plus loin. Quand on vous dit que l'argent ne fait pas le bonheur, je l'entends, il n'y a pas que l'argent qui fait le bonheur, on ne se le cachera pas. Mais quand tu n'as pas une thune, que tu ne peux pas partir en vacances, que tu ne peux pas faire plaisir à tes enfants, que tu ne peux pas prendre du temps pour toi, que tu ne peux pas, je ne sais pas moi, t'offrir ce que tu veux pour ton anniversaire, là tu me dis... Ouais, c'est vrai que ça me fait un peu chier. Ne serait-ce que tu as du mal à payer tes factures. Que le simple fait d'ouvrir ta boîte aux lettres, ça te fige. Parce que moi, c'est ce que j'ai vécu en fait. Le simple fait d'ouvrir ma boîte aux lettres était une torture. Le fait de faire mes comptes, c'était épouvantable. Et j'ai gardé cette grâce aujourd'hui. J'ai gardé cette blessure-là aujourd'hui. Mais le simple fait... de payer une facture, c'était une torture. Et de me dire qu'à partir du 15 du mois, je n'ai pas d'argent, je peux te dire que ça aurait fait mon bonheur, moi, d'en avoir plus à ce moment-là. Ça aurait fait mon bonheur d'avoir plus d'argent à ce moment-là, de gagner plus d'argent, d'avoir une meilleure paye, un meilleur salaire. Parce que ça m'aurait enlevé tout le stress, tout ce que je vivais, toute cette douleur liée à ce manque. à ce manque réel, à ce manque existentiel, à ce moment-là, c'est-à-dire je suis bloquée, je suis enfermée parce que je suis chef d'entreprise. Dans ce temps-là, on me dit Ah, mais tu vas avoir la liberté, pas de patron, etc. Sauf qu'en fait, j'ai 400 patrons qui sont mes clientes, que je dois satisfaire et que je dois notamment satisfaire, mais à qui je donne des privilèges parce que je veux plus d'argent et que j'ai peur d'en manquer. Il est là le problème. Si on n'est pas capable de se valoriser parce qu'on a une croyance limitante qui fait qu'on se dit De toute façon, moi, je n'ai pas besoin d'en avoir beaucoup. De toute façon, moi, l'argent ne fait pas le bonheur. Ok, l'argent ne fait pas le bonheur. Mais à ce moment-là, tu te convains que tu n'as pas besoin d'en avoir plus. Tu te convains que de toute façon, le bonheur ne passera pas par là. Mais au final, dans ton cheminement de vie, tu te dis Putain, mais j'aimerais bien en avoir plus. parce que là, je galère, et que la galère me stresse, et que le stress me rend un peu dragon, et que le dragon, en fait, quand il rentre à la maison, avec tous les problèmes en plus qui s'ajoutent au quotidien, c'est invivable. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc, non seulement, en fait, on déchante quand on devient entrepreneur dans un salon de coiffure, Mais en plus, on n'est pas capable de l'enrayer en fait. On se dit mais moi qui n'ai jamais travaillé mon business, qui ai toujours travaillé ma technique, toujours travaillé sur mon savoir-faire, j'ai jamais travaillé sur ma gestion et aujourd'hui ma gestion c'est de la merde. Et en plus, comme j'ai peur de manquer d'argent, je travaille dix fois plus pour me dire qu'au final je vais un petit peu faire le tampon par rapport à ça et que je vais avoir la possibilité. en faisant plus de clients, en faisant plus d'heures, etc., d'avoir une maigre compensation. Vous voyez ce que je veux dire ? Et ça, en fait, ça joue sur votre passion, ça joue sur ce que vous produisez chaque jour, ça joue sur votre façon de travailler. Quand tu es en manque d'argent et que tu as peur de ne pas en avoir assez, que ne serait-ce que d'ouvrir les factures, ça te stresse. Que tu n'as jamais travaillé sur ton business, que tu n'as aucune éducation financière. Que tu te tortures le cerveau à ne pas avoir d'objectif. Mais à ce moment-là, qu'est-ce que ça fait ? Ça fait que tu vas avoir une clientèle qui ne valorise pas ton travail. Tu vas avoir une clientèle qui va être habituée à ce que tu en fasses toujours plus. Tu vas avoir une clientèle qui n'est pas alignée avec tes valeurs, tes valeurs profondes. tes valeurs profondes. C'est-à-dire, moi, par exemple, mes valeurs profondes à moi, c'est la loyauté, c'est la fidélité, c'est... comment vous dire ? Ça, c'est vraiment des valeurs qui sont importantes pour moi. L'honnêteté, c'est hyper important pour moi. La loyauté, c'est hyper important pour moi. et j'étais prête à tout quand j'avais le salon j'étais prête à tout j'étais vraiment prête à tout pour avoir plus d'argent parce que j'avais pas conscience en fait que j'étais mon propre problème j'avais jamais travaillé sur mon business j'avais jamais en fait développé et je me disais plus je vais faire de service et plus je vais en avoir et en fait j'avais minimisé j'avais minimisé l'impact de ce que je savais au profit de mon temps. Là, c'est pareil. Quand on vous dit que le temps, c'est de l'argent, il n'y a rien de plus faux, il n'y a rien de plus idiot, il n'y a rien de plus faux, il n'y a rien de plus débile que cette phrase. Et là, tu te dis je la dis tout le temps Parce qu'en fait, là-dessus aussi, c'est une grosse croyance limitante. Mais vraiment. C'est-à-dire qu'en fait, tu as l'impression que ton temps est une valeur. Sauf que du temps, tu ne sais pas combien il te reste. Tu ne sais pas combien il te reste de temps. Tu ne sais pas si demain tu seras au salon. Tu ne sais pas si la semaine prochaine tu seras au salon. Pas que je te souhaite du malheur, tu comprends ? Mais je t'explique. Mon temps, c'est de l'argent. Mais en fait, on n'a jamais eu comme enseignement, et c'est bien dommage, et moi je l'enseigne à mes clientes, que ce n'est pas le temps qui doit être converti contre de l'argent, mais c'est la valeur. Si tu es capable d'amener avec tes 20 ans, tes 10 ans, tes 20 ans d'expérience, le même job en une heure, et quelqu'un qui n'a pas d'expérience va l'amener en quatre, pourquoi tu baisserais ton prix ? Pourquoi tu baisserais ton prix ? Pourquoi tu diminuerais ta valeur ? Alors qu'en fait, tu t'es formé, tu t'es exercé, tu t'es développé, tu as développé un savoir-faire unique qui te permet de faire le même travail en moins de temps. Pourquoi tu le facturerais moins cher ? Parce que tu as un problème avec l'argent. Tu as l'impression qu'en fait, le temps... est une valeur monétaire, sauf que ce n'est pas le temps qui est une valeur monétaire. C'est ce que tu sais faire qui est une valeur monétaire. C'est la valeur que tu vas amener à ta cliente qui est une valeur monétaire. C'est ce que tu vas apporter comme résultat qui est une valeur monétaire, mais certainement pas le temps que tu vas y avoir passé. Et là encore, on est sur une croyance très limitante qui fait qu'on a l'impression qu'on doit faire du volume à tout prix. mais on n'est pas obligé de faire du volume à tout prix, mais pas du tout. On est aujourd'hui... Pardon, j'ai bégayé. Pardon, j'ai bégayé. Je ne le couperai pas. Tu l'entendras, mon bégayement, puis tu seras content de l'entendre, puis tu diras, elle est authentique au moins, parce que c'est ça que je suis. Tu vois, tu amènes quelque chose à ta clientèle et tu as peur de facturer parce que tu as peur qu'elle te quitte, qu'elle s'en aille. Une autre chose aussi que moi j'ai expérimentée et qui m'a longtemps suivie et que j'ai voulu longtemps laisser de côté, mais quand même. D'accord ? Quand même, quand même. La même chose. Tu te dis, mais le jour où je vais gagner ma vie correctement. je vais me faire plaisir, je vais peut-être changer de voiture, je vais avoir une autre maison. Et là, en fait, tu te dis, mais limite, ça ne serait pas juste par rapport à ta clientèle. Limite, en fait, ça ne serait pas normal et tu aurais peur qu'elles ne viennent plus chez toi parce que tu as changé de niveau de vie, parce que tu as amélioré ton niveau de vie. Donc, du coup, tu te caches. T'as peur de montrer. T'as peur de te montrer. T'as peur de montrer ce que tu factures. T'as peur qu'on te dise ça va, la coiffeuse, elle est blendée En fait, et du coup, tu te dis mais... je vais me mettre au niveau de ma clientèle. Moi, je vais t'expliquer quelque chose très important et que j'explique aussi en développement de business. Moi, mon but, c'est que la coiffure, aujourd'hui, fasse le plus d'argent possible. Pourquoi les médecins esthétiques, pourquoi les injectrices et compagnie font de l'argent alors que nous, on est aussi dans l'esthétique. On est aussi capable d'amener une valeur ajoutée. Et je suis désolée, mais quand tu te fais injecter du Botox dans le visage, tu es obligé d'y retourner tous les trois mois. Donc ce n'est pas quelque chose qui va... qui va avoir une durée de vie énorme. Et pourtant, je le mets sur la même catégorie que la coiffure, que les cils, que les ongles, etc. C'est de l'esthétique. D'accord ? De l'esthétique. Ça peut être autant superficiel que développer l'estime de soi. renforcer la confiance en soi, apporter une joie chez quelqu'un. Donc c'est une valeur qui est aussi émotionnelle par rapport à ça. Donc on se doit aussi, ce n'est pas juste le simple fait de couper des cheveux, ce n'est pas le simple fait de colorer des racines, ce n'est pas le simple fait de faire un balayage. C'est toute une valeur en arrière de ça. Je me suis un peu accrochée avec les prestataires avec lesquels je travaille parce qu'expliquer notre métier sur un plan extérieur, c'est très compliqué, je trouve. Parce que nous, on se voit d'une certaine façon et le commun des mortels nous voit d'une certaine façon. Mais moi, en fait, ce que j'ai envie de dire, c'est que la coiffeuse aujourd'hui, ce n'est plus la coiffeuse d'il y a 20 ans. C'est plus la coiffeuse qui est la bimbo, qui est juste là pour parler de la pluie et du beau temps, qui est là juste pour couper des cheveux, couper des pointes, etc. On n'est plus du tout sur la même chose. on n'est plus du tout sur le même service. Aujourd'hui, en fait, on est des techniciennes, des techniciens. On est des créateurs, on est des artistes, on est des entrepreneurs. Vous voyez ce que je veux dire ? On n'est plus des exécutants comme avant. Les techniques ont tellement évolué qu'aujourd'hui, en fait, pour faire un même service, il y a 30 techniques qui sont sorties. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc, il y a un savoir-faire, il y a une main-d'œuvre, il y a une maîtrise. cette maîtrise on la travaille depuis 20 ans 15 ans, 25 ans vous voyez ce que je veux dire donc on vend on vend en fait un perfectionnement qui dure depuis des années et c'est ça le problème c'est que on a l'impression qu'on ne vaut rien mais vous valez tout vous valez tout on vaut tout le jour où tu vas à un entretien d'embauche t'as envie d'être bien coiffé le jour où tu te maries, tu as envie d'être bien coiffée. Le jour où tu vas à une soirée, tu as envie d'être bien coiffée. Vous voyez ce que je veux dire ? Le jour où tu vas à ton mariage, tu ne te fais pas une queue de cheval. Et les photos, tu vas les garder pendant 10, 15, 20, 30, toute ta vie. Et tu vas vouloir les ressortir. Et tu vas vouloir voir à quel point tu étais belle cette journée-là. Est-ce que c'est juste le temps d'une prestation d'une heure, une heure et demie, deux heures, deux heures et demie ? Ou est-ce que c'est toute une vie ? Vous voyez ce que je veux dire ? C'est ça en fait qu'on minimise. Et c'est ça le problème. C'est pour ça que vous ne faites pas d'argent. Parce que vous n'avez pas confiance en vous et vous n'avez pas conscience de l'impact que ça peut avoir sur quelqu'un. Vous êtes basé sur le temps que vous allez mettre pour faire un service. mais vous minimisez le temps que la cliente va le garder sur sa tête. Pendant combien de mois ? Vous voyez ? Vous minimisez la valeur que vous apportez à quelqu'un. Vous minimisez votre savoir-faire. Vous minimisez votre formation. Vous minimisez en fait le talent que vous avez pour du temps que vous passez à faire un service. parce que vous croyez que si vous passez 20 minutes à faire quelque chose, qu'un autre coiffeur va y passer 3 heures, vous baissez votre prix. Vous avez l'impression qu'une coiffeuse ne peut pas faire d'argent. Vous avez l'impression que vous devez coiffer tout le monde. Vous avez l'impression que l'argent ne fait pas le bonheur. Et c'est dire que je n'aime pas cette phrase. Mais de toute façon, l'argent ne pousse pas dans les arbres. C'est vrai que l'argent ne pousse pas dans les arbres, mais l'argent se fabrique. L'argent se fabrique. C'est-à-dire que si tu es suffisamment éveillé au business, tu es capable de faire de l'argent, de le fabriquer, de le multiplier. parce qu'au final, c'est ça le problème. C'est que c'est une valeur que vous ne connaissez pas, c'est un investissement que vous ne savez pas faire, et que malheureusement, en fait, vous minimisez l'impact du business dans votre salon de coiffure. vous minimisez les actions que vous pouvez faire qui vont vous permettre de multiplier votre investissement. J'étais comme vous, moi, de la même manière. J'avais l'impression que dépenser, qu'il ne fallait pas que je dépense pour des prestations trop élevées et qui me permettraient d'évoluer. Par exemple, la première fois que j'ai fait du coaching, Comme je vous l'ai dit tout à l'heure, j'ai eu un closer qui m'a dit Ouais, mais de toute façon, si tu refuses de le faire, c'est que tu n'es pas capable, c'est que tu es une merde, etc. Bref, moi, en tant que coach d'entreprise, je ne fonctionne pas du tout comme ça. Je laisse les gens venir à moi parce que c'est un projet. Ce n'est pas quelque chose qui se calcule comme ça, c'est un projet. On fait un projet, c'est-à-dire que pendant X mois, on va travailler ensemble sur votre projet salon. ça ne peut pas être forcé, ça ne peut pas être imposé. Vous voyez ce que je veux dire ? Ça ne se peut pas. Parce que si on vous l'impose, vous allez croire que ça ne vous demandera pas de travail, que ça va être instantané, sauf que c'est faux. Ça va demander du travail, ça va demander de déconstruire vos croyances limitantes, comme j'en parlais tout à l'heure, et ça va demander de vous impliquer pour votre entreprise. C'est hyper important, c'est pour ça que pour moi, quand quelqu'un est prêt à le faire, c'est le moment. Si on n'est pas prêt, on n'est pas prêt. D'accord ? Donc ça, c'est une chose. Par contre, c'est indispensable au développement de votre entreprise. Travailler le business de son entreprise, ça va vous permettre de comprendre comment on investit. Ça va vous permettre de comprendre comment on rentabilise. Ça va vous permettre de comprendre comment on se paye et comment on aborde les chiffres. C'est hyper important. Si on veut développer une entreprise qui fonctionne et qui tourne, il faut être attentif à ces chiffres. Et c'est ce que j'ai minimisé au début. C'est que je me suis dit, tant qu'il y a de l'argent qui rentre dans la caisse, c'est bon. Sauf que je n'avais pas compris les ratios d'achat, je n'avais pas compris les ratios de loyer, je n'avais pas compris les ratios de marge, je n'avais pas compris la marge salariale. Vous voyez ce que je veux dire ? Et tout ça m'a nuit jusqu'au jour où j'ai compris. et le jour où j'ai compris que ce n'était pas mon temps que je vendais, mais que c'était mon talent, c'est là que j'ai commencé à développer mon savoir-faire, c'est là où j'ai commencé à comprendre comment on faisait de l'argent, c'est là que j'ai commencé à comprendre quel était réellement l'impact, mon impact sur mon entreprise. C'est là que j'ai commencé à comprendre. Et c'est là que je me suis dit, en fait, Si j'investis sur mon entreprise, je suis capable de multiplier mon investissement s'il est judicieusement fait. Et c'est ce que j'ai fait et c'est ce que je fais encore aujourd'hui. Aujourd'hui, je comprends de manière très précise et très concrète que si je travaille sur le business de mon entreprise, je vais développer mon salaire et je vais me développer par la même occasion. Et je n'ai plus de problème. Enfin, je n'ai plus de problème. C'est faux, Julie, arrête de mentir. je sais très bien dépenser, je sais très bien dépenser, et je sais très bien comment l'argent va me revenir, ça c'est sûr et c'est une certitude, mais en même temps, ce que je comprends aussi, c'est que je sais très bien, mais vraiment, faire comprendre aux coiffeurs comment investir, comment développer leur entreprise. Ça ne s'invente pas, ça. Ça ne s'invente pas du tout. Donc, mes petits agneaux ! C'est vraiment important pour moi. J'adore parler d'investissement, d'argent et de développement parce que c'est ce qui a permis en fait de... c'est ce qui m'a permis, moi, de ne plus avoir peur de payer mes factures, de ne plus avoir peur d'investir, de ne plus avoir peur d'ouvrir ma boîte aux lettres, et que quand je fais mes comptes, c'est clair, c'est clean, c'est carré. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est hyper important. Parce que si on n'a pas conscience de ça, à un moment donné, ça va mal. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc, n'ayez pas peur. N'ayez pas peur de votre développement, mais soyez conscient et conscient que si vous bloquez l'énergie de l'argent c'est à dire que si vous êtes convaincu que vous ne pouvez pas faire plus, que l'argent ne fait pas le bonheur que vous n'en avez pas besoin de beaucoup que vous avez un petit salon que vous voulez une vie normale, que de toute façon vous en avez assez vous ne développerez jamais le potentiel de votre entreprise. Jamais. Parce que ce que vous dites, vous l'attirez. Par contre, si vous êtes ambitieux ou ambitieuse, si vous avez envie de vous développer, si vous avez envie de faire croître votre entreprise, si vous avez envie de développer votre potentiel, parce que ce qui est aujourd'hui n'est pas vrai pour demain. Avoir une trésorerie personnelle ou une trésorerie d'entreprise, c'est aussi pour pallier au risque, c'est aussi pour pallier éventuellement si jamais il arrive quoi que ce soit. Vous voyez ce que je veux dire ? Parce que la plupart du temps, on voit les gens qui sont riches comme des gens mauvais, sans aucun intérêt, qui profitent des autres, qui ne sont pas bien, qui ne sont pas des gens bienveillants, etc. Mais en fait, c'est faux. Là encore, c'est faux. C'est des gens qui investissent, c'est des gens qui font des dons, c'est des gens qui font rouler l'économie, c'est des gens qui sont impliqués dans certaines communautés, dans certaines choses. Donc s'il n'y avait pas des gens qui gagnaient de l'argent, l'économie ne roulerait pas, je vous le confirme. Mais en fait, avec nos croyances limitantes, on a l'impression qu'on doit tous faire partie de la norme, de la moyenne. Non, non, non, non. Il n'y a pas de moyenne. Il n'y a pas de moyenne. Et la coiffure, en fait, aujourd'hui, a un potentiel immense. Et les entrepreneurs de la coiffure, aujourd'hui, ont un potentiel immense, immense de développement, immense, en fait, de créativité, immense, en fait, d'offres qu'on peut offrir aux clients aujourd'hui. Alors qu'avant, on offrait une coupe de cheveux, une couleur de racine et des mèches, aujourd'hui, on offre un balayage, on offre un Botox, on offre un soin lissant, on offre des produits. On offre une patine, il y a plein de potentiel pour créer du revenu dans son entreprise. et en fait vous minimisez ça la coiffure a tellement évolué dans le bon sens que au final vous avez du potentiel mais quoi mille par rapport à ce qu'on a eu quand on a commencé, voyez ce que je veux dire ne minimisez pas votre potentiel et vos possibilités mais soyez alerte à ce que vous pouvez développer c'est hyper important, voyez moi j'ai développé une masterclass je développe de la formation, je développe de la formation en ligne et je suis coiffeuse comme vous. Je suis coiffeuse comme vous. J'ai la même formation que la vôtre. Il n'y a pas quelque chose, en fait, qui fait de moi quelqu'un de différent. Et pourtant, je développe un potentiel de revenu qui est bien plus élevé que ce que je faisais quand j'avais juste mon salon. Vous voyez ce que je veux dire ? Parce que je me suis intéressée au business. Parce que j'ai su développer mon entreprise et mon salon. Et c'est ce qui m'a permis de me développer moi personnellement. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc, c'est vraiment important. N'ayez pas peur de perdre. N'ayez pas peur de ce que vous allez perdre. Mais demandez-vous ce que vous allez gagner. Parce que c'est important. Demandez-vous ce que vous allez gagner. Ce que vous allez récupérer. Comment vous allez grandir. Si on dit à un enfant que grandir c'est nul, grandir c'est moche, grandir c'est naze, c'est pas bien de grandir, tu vas avoir que des problèmes, tu vas être que emmerdé, est-ce qu'un enfant il va vouloir grandir ? Certainement pas. Par contre si vous lui dites tu vas avoir la possibilité d'avoir ton travail, plus de liberté, plus de tu vas pouvoir faire ce que tu veux, tu vas pouvoir aller où tu veux, tu vas pouvoir faire le métier que tu veux, tu vas pouvoir créer des possibilités autant que tu veux, là on veut grandir. Vous voyez ce que je veux dire ? Conditionnez votre mental. Conditionnez votre mental. Donnez-vous à manger des bonnes choses et vous aurez la possibilité de vous développer fois mille, un million même. Vous voyez ce que je veux dire ? Laissez vos croyances limitantes de côté. Laissez votre historique avec l'argent de côté parce que vous êtes coiffeuse. parce que vous êtes coiffeur, que vous possédez un métier en or dans les mains, que vous pouvez exercer n'importe où, de n'importe quelle manière, et au-delà de ce que vous pouvez imaginer. Voilà, je vous remercie de m'avoir suivi. Je vous souhaite une bonne semaine. On se retrouve la semaine prochaine et je vous dis à très bientôt. Merci d'avoir écouté Ne me cassez pas le peigne. Envie de découvrir encore plus de coulis sur le business de la coiffure ? Abonne-toi pour ne louper aucun épisode.