Speaker #0Ne me cassez pas le peigne, le podcast qui vous dit tout sur l'envers du décor des salons de coiffure, présenté par Julie Véron. Hello tout le monde, j'espère que vous allez bien. Je vais essayer de me retirer du micro pour pas que vous ayez les oreilles cassées. J'espère que vous allez bien. Moi, aujourd'hui, c'est dimanche. Vous savez que je... j'enregistre le dimanche. Et aujourd'hui, en fait, j'ai voulu traiter d'un sujet. qui pour moi était hyper important, je l'avais déjà traité ça. Mais je vais essayer de le tourner différemment, je vais essayer de le tourner différemment pour pas que ça ait l'air d'une copie, d'un copier-coller. Je vais essayer de le tourner différemment et je vais vous parler des clients, mais je vais vous parler d'une... il y a un reportage qui est sorti cette semaine. sur TF1, notre chère chaîne TF1, même si j'habite au Mexique, j'ai quand même les notifications par rapport à des reportages de merde. Je ne sais pas pourquoi, mais je reçois ce genre de merde. Et donc du coup, quand j'ai regardé ça, je me suis insurgée, évidemment. J'ai vu ça un petit peu d'un œil éloigné. Je me suis dit, non mais qu'est-ce que c'est que cette merde ? Donc voilà, on a interrogé des coiffeurs et des... coiffeuses sorties d'une autre époque, je vous le dis, avec des techniques de coloration dont je n'avais jamais entendu parler, je vous le dis. Même dans mes premières années, le balayage au peigne, je serais tentée de vous dire que déjà c'était obsolète, qu'appliquer la couleur à la truelle, ça ne se faisait pas non plus. On m'avait toujours dit de faire des séparations fines. Julie, fais des séparations fines, serre-toi de ton peigne à queue, mets-le dans les mains, je ne sais pas, fais quelque chose, mais fais des séparations fines pour éviter de faire des manques. Mais je pense, je vais vous dire la vérité pour ceux qui ont vu ce reportage, je pense que l'équipe de télévision est arrivée à une certaine heure, que le monsieur avait déjà fait la couleur à sa cliente et qu'on lui a demandé de faire semblant, de faire des manipulations. En tout cas, j'espère que c'est ça. de faire semblant de faire des manipulations comme si il venait de coiffer parce que quand vous regardez bien la couleur était déjà appliquée donc il a fait des séparations, des grosses séparations etc. Sauf que lui s'est un peu décrédibilisé devant la profession et nous avons vu notre charmant monsieur Unec aussi, également qui était présent, notre cher ami Christophe Doré. que je ne connais pas personnellement, que je n'ai pas envie de critiquer personnellement, mais je me rends compte que cette institution de l'UNEC est une institution très vieillissante, qui n'a pas à cœur le métier de la coiffure, ou en tout cas pas dans ses formes actuelles, qui n'encourage pas vraiment le développement des coiffeurs, qui parle de fermeture carrément, il va y avoir des salons qui ferment, ça va faire du ménage, mais il n'y a aucune mise en place de fait. concernant l'évolution de notre métier. Et quand j'ai rencontré ce monsieur l'année dernière au Mondial de la Coiffure, d'ailleurs c'est peut-être pour ça aussi que je n'y vais pas cette année, quand j'ai rencontré ce monsieur au Mondial de la Coiffure, j'ai trouvé que c'était un monsieur très occupé, qui était très, on va dire, soucieux de savoir si on avait notre carte de membre, au-delà du fait... de s'occuper vraiment et réellement du métier de la coiffure. Lui, ce qui l'intéresse, en fait, c'est de savoir si tu es membre. Si tu n'es pas membre, en fait, tu n'as qu'à fermer ta gueule. Voilà, je le dis très sincèrement. C'est comme ça que j'ai été reçue, sauf que je ne vais pas être membre d'une organisation française, sachant que je vis à l'étranger et que je n'ai jamais été aidée par quelque manière que ce soit, quand j'étais en France et que j'étais propriétaire de mon salon, par cette même institution. Donc, je ne vois pas pourquoi je paierais une adhésion. paierai quelque chose qui permettrait en fait à une association de soutenir je ne sais pas par quels moyens une profession qui en fait au final n'a pas besoin de cette institution pour vivre effectivement il ya du ménage à faire mais du gros gros ménage à faire mais il ya une façon de le faire il ya une façon en fait de mettre les choses en place et certainement pas en fait en faisant des tirs et en acceptant en fait parce que Le pire, c'est que ça lui a été proposé et il l'a accepté. Donc, en acceptant de faire un reportage sur la coiffure de manière épouvantable, sans avoir un peu de jugeote et de se dire comment je vais pouvoir en fait élever mon métier. élevé le métier que je soutiens à part récolter des adhésions monsieur je suis désolé mais vous ne faites pas grand chose pour notre métier voilà vous ne faites pas grand chose pour notre métier voilà je suis désolé de le dire mais honnêtement moi l'unex ça me ça fait longtemps en fait que j'ai compris que comme la politique comme tous les syndicats etc si vous avez rien à demander demandez leur et je veux le faire c'est sûr c'est à dire rien rien du tout absolument rien et p***** pardon pardon S'il écoute mon podcast, écoutez Monsieur Doré. Si vous écoutez ce podcast, prenez rendez-vous avec moi. On va discuter du métier, on va regarder ça ensemble. Parce que moi, clairement, en fait, pour l'instant, je ne vois pas comment vous pourriez le faire évoluer avec si peu d'actions menées. Alors, paradez une fois par an au Mondial de la coiffure. Je vous prie de m'excuser, mais je ne trouve pas que ce soit une façon de montrer aux coiffeurs que vous avez de l'intérêt pour eux. Voilà, je suis désolée. Voilà, je le redis. Le vent. Vous voulez que je fasse le vent ? Je fais le vent. Voilà, j'ai fait le vent. J'espère que ça va faire du vent pour le reste. Mais non, honnêtement, voilà. Ça, c'était pour ma petite parenthèse. Reportage TF1 et compagnie. Voilà. De toute façon, on s'en branle. De toute façon. Parce que quoi qu'il arrive, en fait, il n'y a rien qui va changer là. Nous sommes les propres acteurs de notre changement. Et que si on veut faire quelque chose de positif pour ce métier, Il faut que ce soit nous-mêmes qui nous bougions les fesses et qui faisions, pardon, ou qui ferons de nos salons des entreprises solides, droites, claires, clean. Et aujourd'hui, le sujet du jour... J'ai décidé de faire mes propres bruitages. Voilà. Pardon, je ne suis pas du tout Steven Simulair. Je ne sais pas comment faire des montages corrects. Je ne sais pas... comment avoir un son linéaire, je ne sais pas, comment faire les choses comme il faut, je ne sais pas. Voilà donc du coup, voilà, j'ai décidé que je faisais mes propres montages, mes propres bruitages, mes propres trucs, je suis même plus capable de mettre de la musique. Ah voilà, je vous prie de m'excuser mais mon Alexa s'est allumée derrière moi, ça fait deux semaines, deux semaines que j'essaye de la mettre en route. et qu'en fait, elle a décidé de se mettre en route. C'est parfait, c'est magnifique, c'est super. Je m'en occuperai de ça après. Très bien. Donc là, en fait, aujourd'hui, j'avais envie de vous parler d'un sujet qui me tient à cœur parce que j'ai l'impression, parce que j'ai vu les commentaires, vous savez. J'ai lu les commentaires de cette publication-là, puisque ça a été fait sur Facebook, évidemment, là où il y a un vivier d'abrutis. Pardon, pardon, pardon, pardon. Donc, j'ai regardé, en fait, tant bien que mal, avec la plus grande pénibilité du moment, de ce truc-là, cette espèce de merde. Et donc, j'ai regardé aussi les commentaires. Avant de commencer le podcast, j'aurais dû, J'aurais dû vous faire un petit setup, en fait, des plus beaux commentaires. Parce que très sincèrement, attendez, je vais essayer de trouver quand même, parce que je pense que je peux avoir ça, puisque je ne communique plus vraiment sur Facebook. Donc, ah oui, donc on peut avoir ça. Donc, les gens, en fait, ont une image de notre métier qui est absolument épouvantable et déplorable. Donc... Et je vais certainement vous trouver un petit florilège de ça. Voilà, vous voyez. 25 euros pour ma fille de 4 ans pour couper 3 cm de pointe. Et en plus, on me demande si on fait un shampoing alors qu'il est compris dans le prix. Donc ça, c'est un commentaire. Alors, je vais répondre à cette dame. Madame Aurore, bonjour. 25 euros pour votre fille de 4 ans en espérant qu'elle soit sage, je trouve que ce n'est déjà pas très cher. Parce qu'on passe plus de temps sur les enfants que parfois sur les adultes. Et que des fois, faire des enfants, très honnêtement, ça nous fait chier. Alors il y en a une qui nous a mis 36 euros ma coupe avant le Covid. Ils ont augmenté de 2 euros à cause des tabliers jetables, soit 10 ans. Et aujourd'hui, j'en ai pour 43 euros une coupe courte. C'est juste... abusée. Signé Valérie. Alors Valérie, ma belle cocotte, 36 euros ma coupe avant le Covid, qui ont augmenté de 2 euros avec l'établier. Tu ne pensais pas qu'on allait te faire cadeau d'établier des masques et des gants ? Parce que ça nous a été imposé et je ne vois pas pourquoi nous aurions réduit notre marge par rapport à ça. Donc effectivement, on a répercuté le coût sur les clients, ce qui est logique. Si vous voulez vous faire coiffer en toute sécurité, il est mieux d'être protégé. Et 43 pour une coupe courte, je me demande madame si vous regardez. comment a augmenté votre loyer, le prix de l'essence, les taux de crédit, les taux d'intérêt, l'électricité, etc. Donc il est juste aussi que nous, coiffeurs, puissions répercuter l'augmentation de toutes les matières premières, en plus de l'augmentation du coût de la vie et de l'inflation. On parle de ça il y a quatre ans. En quatre ans, les prix ont largement augmenté. Et madame se demande pourquoi elle a pris, si c'est 6,12, 7 euros d'augmentation, sachant que... On en a pris bien plus que ça. Donc, vous voyez, c'est tout un petit florilège de tout ça. Là, je me suis... Trop cher et souvent pas terrible pour Jean. Les augmentations Covid pour le plus sanitaire n'ont jamais été retirées. Augmentation faite, augmentation acquise. Bien évidemment, Fabrice, puisque évidemment, en fait, on a aussi subi six mois de fermeture, espèce de grosse cloche, et que du coup, il a bien fallu que nous aussi, on puisse vivre. Un monsieur qui dit 21 euros les 15 minutes, tu m'étonnes. Et en plus, il faut laisser une pièce à la coiffeuse. Voyez l'image un petit peu que les gens ont de notre métier. Voilà, donc trop cher, rien ne justifie de tel tarif. Donc, vous voyez tout ça là ? Je ne l'ai même pas lu, je le lis en même temps que vous. Et je fais les réponses en même temps que je le lis. Parce que, très sincèrement, l'image qu'on peut avoir des salons de coiffure aujourd'hui me dégoûte. Voilà, me dégoûte. M'écœure. Franchement, ça me dégoûte. Ça m'écœure et je voulais faire un petit... Ah oui, pardon, il y en a une autre Véronique. Décidément, les Véroniques sont un petit peu... Bon. Cheveux longs, quelques mèches, tout de suite 140 balles, ça va pas ou quoi ? Et moi, je dis, ça va pas ou quoi ? de payer juste 140 balles. Voilà, ce podcast va être extraordinaire. Le podcast va être incroyable. Trop de salons de coiffeurs. Marie, il va falloir apprendre à écrire. Malgré que je fasse des fautes et que j'en suis tout à fait fière, mais là, quand même, trop de salons de coiffeurs. Je sais que c'est niveau CP, ça m'arrive franchement. Voilà. Donc, vous aurez compris que... Le métier de coiffeur n'est pas prêt d'être revalorisé, surtout quand on voit nos dirigeants qui appuient ce genre de merde. Voilà, appuient ce genre de merde, font de l'apologie de ce genre de merde. Moi aujourd'hui, les gens en règle générale trouvent que c'est trop cher et moi je trouve que ce n'est pas assez cher. On nous dit qu'on n'a pas fait d'études, qu'on n'est pas médecin, qu'on n'a pas inventé l'eau chaude et j'en passe. parce que je ne vous ai pas fait non plus toute la lecture, on s'entend-tu ? Donc, je lis ça devant vous, sous vos yeux. Je n'ai pas encore trouvé le florilège du meilleur connard, excusez-moi. Mais en fait, je me demande. Et puis ce podcast va pouvoir être diffusé aussi aux clients. Et je pense que je vais le mettre sur Facebook de manière publique, parce que je pense qu'à mon avis, ça va faire du bien à certains. Je voulais qu'on parle des clients. Je voulais qu'on parle des clients parce que j'ai lu un truc ce matin et je voulais vous en parler. Et ça a été la construction de mon sujet a été fait par rapport à ça. Donc j'ai lu ça ce matin parce que mon fils m'a raconté une petite histoire hier. Donc j'ai lu cette petite phrase et je vais vous la partager si vous voulez bien. Tac, ça ne sera pas long. Donc la voici. McDonald's peut se tromper sur votre commande mille fois et vous continuez à le soutenir. Mais quand une entreprise locale fait une erreur une fois, tu critiques à vie. Carrefour peut augmenter ses prix du jour au lendemain et vous continuez à acheter. Un petit entrepreneur te donne son prix et tu veux toujours une réduction ou tu demandes pourquoi le prix a augmenté. Voilà. Donc ça, ça résume tous les commentaires que je vous ai dit, plus ce que moi je pense. C'est-à-dire que les gens ont tendance à soutenir des grandes multinationales sans problème. On va mettre de l'essence dans sa voiture, on va rouspéter un peu, mais personne en fait va aller dire quoi que ce soit. Le prix de votre bouteille de ketchup va augmenter du jour au lendemain. Vous allez continuer à acheter la même marque pendant 20 ans et ça va avoir augmenté et il n'y aura pas de problème. Par contre, quand c'est le salon de coiffure qui augmente de 2 euros, de suite là, c'est une catastrophe. C'est une catastrophe, c'est épouvantable. Là, c'est pas normal. C'est n'importe quoi, le coiffure est trop cher, ce n'est pas parce qu'ils n'ont pas fait d'études et pour qu'ils prennent cela. Alors, à un moment donné, j'avais déjà fait cette vidéo, je l'avais fait pendant le Covid, elle avait eu un succès immense, elle a même été repartagée jusqu'à il n'y a pas longtemps, elle a eu un succès immense, parce qu'en fait, je suis désolée de le dire, mais pour moi, le niveau d'études aujourd'hui n'a plus aucune valeur. Je vais même aller plus loin que ça. Je vais même aller plus loin que ça. J'ai été conditionnée pendant toute ma vie au fait qu'il faut faire des études à tout prix. Oh, il a eu un master. Oh, elle a eu une licence. Oh, ceci, oh cela. D'accord ? C'est très bien. C'est tant mieux. Bravo. Je m'incline. Je me prosterne, si vous voulez. Mais très sincèrement, à part... à un entretien d'embauche où on te demande quels sont tes diplômes. Quand t'es entrepreneur, personne ne te demande tes diplômes. Tout le monde te demande des compétences. Des compétences. Ça veut dire qu'en fait, tu dois démontrer que tu as des compétences. Les compétences ne s'acquièrent pas dans un amphithéâtre, dans une université. Les compétences s'acquièrent en entreprise. Donc, moi, pour moi, à partir du moment où on est entrepreneurs, dans n'importe quelle branche, on est à égalité, les gars. On est à égalité. Que tu sois ingénieur, que tu sois, je sais pas, moi, avocat, tu es compétent dans ton domaine, mais tu apportes un service à un client. Tu comprends ? Alors peut-être qu'on ne va pas avoir le même degré, et je ne dis pas niveau, attention, mais le même degré en fait de compétence Parce que quand tu vas être avocat, tu vas défendre quelqu'un, tu vas avoir plus d'impact sur sa vie. On est d'accord. Quand tu vas être ingénieur, tu vas monter des ponts, créer des infrastructures. Tu vas avoir plus d'impact sur le quotidien des gens. Mais pourquoi le coiffeur n'a pas d'impact, vous croyez ? Aujourd'hui, on travaille sur le bien-être, la confiance en soi et l'estime de soi. On travaille sur l'intérieur. On travaille sur les gens. On travaille sur ce qu'ils ont à l'intérieur. Ce n'est pas important pour vous de savoir que votre cliente, votre client se sent bien, se sent aligné, se sent bien dans sa peau, bien dans sa tête. Non, ça ne vous percute pas, vous. Vous ne vous dites pas Oh, c'est important ! Oh mon Dieu, c'est important ! Vous vous dites Ça va faire une petite coupure sûrement, mais ce n'est pas grave. Donc, en fait... Oui, parce que j'ai eu un petit ding-dong à la porte. Vous savez, c'est toujours quand on ne s'y attend pas qu'on a des gens qui arrivent. Ça se peut qu'il y ait un petit peu de bruit. J'ai mis le réducteur de bruit, mais normalement, voilà, parce que j'ai la personne qui s'occupe de mon intérieur, ma femme de ménage, en fait, je n'aime pas trop dire ça, mais en tout cas, qui s'occupe de ma maison, qui est arrivée un dimanche. Donc, très bien. Donc, en fait, je disais que pour moi, les entrepreneurs sont tous à égalité, même s'ils ont une mission différente. Ce n'est pas parce que la mission est différente qu'elle a moins de valeur. Donc quand les clients, les gens, tout ce qu'il y a autour du métier de la coiffure, c'est parce qu'ils n'ont pas conscience que ce n'est pas une échelle de niveau. On n'est pas là pour prouver quoi que ce soit. On n'est pas là pour dire moi je vaux mieux que toi, moi ma mission est meilleure que la tienne, moi je sauve des vies, ou je fais ci, ou je fais ça, et toi tu fais juste couper des cheveux Ça n'a rien à voir. On travaille sur l'estime des gens, on travaille sur la confiance, on travaille sur le bien-être, on travaille sur quelque chose qui est tout aussi important que de se sentir bien dans sa vie, d'avoir une vie bien organisée. Si tu ne te sens pas bien face à toi-même, tu vas avoir de la difficulté et de la misère à te sentir bien à l'extérieur. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc ça, c'est hyper important. Ça, c'est vraiment hyper important. Et donc, pour moi, quand on est entrepreneur, on est entrepreneur au même niveau. Je veux dire, il n'y a pas de... d'échelle, de niveau, de moi, en fait, je vaux mieux que toi, et toi, tu vaux mieux que moi, et tatata, ça n'a rien à voir, là, tu sais, je veux dire, on a tous les mêmes... en dehors de notre zone de génie, de notre métier, on a tous les mêmes on a les mêmes choses à gérer, les stocks, les impôts, les taxes, etc. Et donc il n'y a rien qui vaut mieux que personne. Et moi, là dedans, le fait de faire des études, moi-même pour mes enfants, en fait, je n'y tiens pas plus que ça. Je vous le dis très sincèrement, je préfère qu'ils aient trouvé leur mission de vie, qu'ils aient envie de faire un métier, qu'ils soient contents de le faire, plutôt que, réellement. faire des études, rester dix ans dans une école, exercer un métier pour lequel ils seront salariés. Enfin, je veux dire, à un moment donné, aujourd'hui dans la société dans laquelle on vit, être entrepreneur, c'est ce qui va nous permettre de nous développer plus qu'être salarié. Être entrepreneur, ça veut dire avoir trouvé sa mission. Être entrepreneur, ça veut dire créer son propre job, créer un travail autour de soi-même. Ça, c'est être entrepreneur. Développer des solutions qui n'ont pas encore été trouvées. Vous allez me dire, oui, mais en coiffure, on a déjà trouvé la solution. Je trouve que de moins en moins. Quand je vois ce genre de reportage, je trouve que de moins en moins, on a trouvé la solution. Je trouve qu'en fait, il y en a beaucoup qui font le métier comme il y a 30 ans, qui ne comprennent pas pourquoi ça ne marche pas, qui ne comprennent pas pourquoi il va être obligé de fermer son salon. qui ne comprend pas pourquoi la clientèle évolue, les besoins évoluent, beaucoup de choses évoluent. Et donc honnêtement, franchement, c'est moi qui ne comprends pas qu'on ne comprenne pas. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est moi qui ai de la difficulté à comprendre. C'est moi réellement qui me dis dans quel monde on vit ou encore se faire traiter comme ça, de cette façon-là, aujourd'hui, comme il y a 20-30 ans. Moi je suis désolée, à un moment donné. Si le métier, les mentalités n'évoluent pas, des bons coiffeurs, il n'y en aura plus. Je vous le dis, des bons, bons coiffeurs, en fait, il n'y en aura plus. Et pourquoi aujourd'hui, les coiffeurs ne veulent plus faire des bas prix ? Parce que je me suis faite incendier cette semaine quand j'ai parlé de ce reportage sur mes stories. Une dame qui me dit de toute façon, vous voulez toujours aller plus loin, vous ne comprenez pas les gens qui n'ont pas d'argent, ils ont tout autant le droit que les autres de se faire coiffer, etc. Oui, j'entends. Je suis tout à fait d'accord et je le comprends. Sauf que je le comprends, mais je ne l'accepte pas pour moi. Vous voyez ce que je veux dire ? Je ne l'accepte pas pour moi. Je n'accepte plus de galérer. Je n'accepte plus d'être au niveau minimum. Je n'accepte plus que ce soit moi qui me dise je ne peux pas me payer ci, je ne peux pas me payer ça Je ne l'accepte plus pour moi. Donc, s'il y a des gens dans cette situation-là, je ne vais pas redescendre mon niveau pour pouvoir me mettre à leur niveau. Et là, vous allez vous dire… ça va pas en fait c'est c'est tout à fait logique je veux dire j'ai vécu dans la pauvreté pendant longtemps je veux dire dans ma propre pauvreté parce que quand j'étais enfant j'ai manqué de rien ma mère elle avait pas d'argent mais elle faisait tout pour connaître le maximum mais moi je me suis créé ma propre pauvreté avec mon propre état d'esprit et aujourd'hui que je me suis élevé et que j'ai un niveau de vie différent parce que j'ai élevé mon métier, parce que j'ai développé une façon de l'exercer qui colle à mes attentes, pourquoi je redescendrais mes attentes ? Pourquoi je le ferais ? Pourquoi en fait je me mettrais au niveau de gens qui n'ont peut-être pas, et là je suis désolée si ça vous choque, c'est vraiment pas le but, mais quand même, donc de me mettre au niveau de certaines personnes qui ne sont pas capables de revoir leurs attentes à la hausse. Vous voyez ce que je veux dire ? de revoir leurs attentes à la hausse. Moi, ma femme de ménage que j'ai en ce moment, elle est là le dimanche. Elle travaille. Elle est là pour augmenter son niveau de vie. Elle peut être femme de ménage, elle peut être tout ce que vous voulez. Moi, je n'ai aucun problème avec les métiers. Pour moi, elle a autant le droit d'être entrepreneur que moi et elle a exactement la même valeur que la mienne. Et je ne considère pas du tout qu'elle ne mérite pas sa paye. Et je la paye trois fois le prix que ce que ça vaut parce que je suis certaine que j'en ai besoin. J'ai ce besoin parce que moi, en tant que... entrepreneur dans mon métier, je n'ai pas la possibilité de faire mon ménage comme j'aimerais. Et ça me frustre parce que j'aime avoir une maison propre, mais je n'ai pas envie d'y passer des heures. Donc j'embauche quelqu'un, je le délègue. Et pour moi, en fait, elle a tout autant de valeur que mon métier, qu'un médecin, qu'un avocat ou peu importe, parce qu'elle remplit un service qui me fait du bien. Voilà. Et qui m'apporte quelque chose. Donc elle mérite d'être payée. Vous voyez ce que je veux dire ? On mérite d'être payée, on mérite notre paye. Ça n'a rien à voir avec le niveau d'études, bon sang. Parce que moi, je suis désolée, mais plus tu élèves ton niveau et plus tu te confrontes à des clients qui sont compliqués. Moi, Enzo, mon fils, il m'a rapporté quelque chose hier. Mais je me dis, mais à un moment donné, je veux dire, si ce n'est pas si important que ça, si c'est trop cher, si c'est trop cher pour ce que ça vaut. Non, mais c'est ce que je reprends. Je reprends les commentaires. Vous voyez ce que je veux dire ? Si c'est trop cher pour ce que ça vaut, dans ces cas-là, pourquoi vous nous faites chier, putain, autant ? Vous voyez ce que je veux dire ? Pourquoi vous êtes casse-couille ? Pourquoi les clients sont pénibles ? Parce qu'ils en veulent pour leur argent. Si tu en veux pour ton argent, il faut que tu le payes. Moi, je ne vais pas rentrer chez Porsche en en voulant pour mon argent et en gueulant sur le vendeur parce que je n'ai pas les moyens de m'acheter une Porsche. Mais le jour où j'ai les moyens de m'acheter une Porsche, je vais rentrer dans le standard de ce qu'est la qualité, c'est-à-dire je vais avoir des attentes. Je vais avoir des attentes. Je vais vouloir avoir un certain service. Je vais vouloir qu'on m'amène une certaine expérience. je vais avoir des attentes. Vous comprenez ce que je veux dire ? Mais tant que je n'ai pas ce niveau de qualité de service, pourquoi j'aurai des attentes ? Parce que tout le monde doit avoir des attentes, parce que Janine n'a pas les moyens de se payer, mais elle a les moyens d'être casse-couille, elle a les moyens de me faire chier. En fait, c'est ça le problème. C'est que les gens ne se rendent pas compte de ce que ça vaut. Et les coiffeurs, nous, on a le tort de ne pas leur avoir montré ce que ça vaut. Voilà, un pot de poudre, Madame Josiane, c'est 50 euros. Entre 30 et 50 euros, selon la qualité du produit qu'on va mettre. L'oxydant, le shampoing, le soin, l'électricité, le loyer, le logiciel de caisse, tout ça là, tout ça là. C'est vraiment en fait que les gens ne savent pas ce que ça vaut. Les gens ne savent pas ce que ça vaut. Donc ils imaginent en fait que tout l'argent... En plus de la TVA, les impôts, l'URSSAF, etc., les gens ne savent pas ce que ça vaut. Et comme ils ne savent pas ce que ça vaut, ils se disent c'est beaucoup trop cher Mais moi, en fait, de base, je n'ai pas envie de ne pas être payée cher. Pour me faire chier avec des casse-couilles, ça me demande un certain montant pour me lever le matin. Ça me demandait un certain montant pour me lever le matin, quand j'étais en coiffure, quand je travaillais en salon. Parce que non seulement on fait de la coiffure, mais on fait du social, on fait du service après-vente, on fait de la routine beauté, on fait des ordonnances. Vous voyez ce que je veux dire ? Pourquoi on nous traite mal comme ça ? Pourquoi on a l'impression que ça ne vaut rien ? Moi, quelqu'un qui récure mes toilettes, ça vaut plus que ce que moi je fais. Parce que ça m'amène un service, ça m'amène quelque chose. Et elle mérite d'être payée pour ça. Vous voyez ce que je veux dire ? Il n'y a pas de sous-métier pour moi. Il n'y a pas en fait de mais moi j'ai fait des études, puis toi tu n'en as pas fait, puis moi je suis restée sur un banc d'école, puis tu étais… Mais je n'en ai rien à foutre, je n'en ai rien à faire, je n'en ai rien à foutre. Voilà, parce que nous on est capable de se former tout au long, et comme je disais tout à l'heure, ce n'est pas en fait le niveau d'études qui va être important quand tu es entrepreneur, ou quand tu travailles, quand tu es dans la vie active, c'est l'expérience. L'expérience, ça s'acquiert en entreprise, avec des années d'expérience, que tu sois tel ou tel ou machin. tu vas rentrer dans une entreprise, tu vas faire tes années d'expérience et tu vas être qualifié pour ça. Ce n'est pas parce que tu vas avoir eu un diplôme, c'est tes qualifications en entreprise qui vont compter dans ton avenir professionnel. Ce n'est pas ton diplôme. Ton diplôme va t'avoir appris le basique, la base, ce que tu dois savoir pour commencer. Mais toutes les choses qui demandent un niveau supérieur. tu vas la prendre en entreprise. Donc, on part tous de zéro de base. Quand on arrive en entreprise, on part tous de zéro de base. On est tous à zéro. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'on va tous faire nos armes dans notre métier respectif. Et qu'on va tous, même si on a fait des études, avoir des échecs, faire des erreurs. Et on va devoir en payer les conséquences, en quelque sorte. Alors pour certains, les conséquences vont être plus lourdes que d'autres. Mais quand tu commences en tant que chirurgien, tu ne vas pas commencer déjà à ouvrir un cœur. Tu vas commencer petit à petit. C'est pareil en coiffure, tu ne vas pas te lancer dans une grande transformation le jour 1. Donc on fait tous nos armes par rapport à ça. Et ce n'est pas parce qu'on n'a pas fait d'études qu'on n'a pas de valeur. Ce n'est pas parce qu'on n'est pas chirurgien qu'on n'a pas de valeur. Vous voyez ce que je veux dire ? Et c'est ça que je reproche en fait aujourd'hui. Moi, quand je vois des clientes qui ont de plus en plus d'exigences, puis c'est normal, moi, plus tu payes, plus tu as le droit d'avoir des exigences. Moi, ça, c'est mon point de vue. Plus tu payes... Et plus tu as le droit d'avoir des exigences. Après, tu n'as pas le droit d'être conne, ça c'est sûr. Mais tu as le droit d'avoir des exigences. C'est normal, tu payes. Tu as envie d'avoir un service. Mais par contre, quand j'entends, comme j'ai lu tout à l'heure, quand je lis, en fait, on a augmenté les primes à coupe, elle est passée de 36 à 42, mais même à 42, ta coupe, elle n'est pas chère. Elle n'est pas chère, ta coupe à 42. Elle n'est pas chère. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est-à-dire qu'en fait, le tablier, on nous le compte encore, mais Jocelyne... Si hier on t'a compté le tablier, aujourd'hui on te compte l'électricité, aujourd'hui on te compte l'URSSAF, aujourd'hui on te compte la TVA, aujourd'hui on te compte mon augmentation de loyer, on te compte les augmentations de produits puisque les matières premières ont augmenté de 25%. Donc c'est logique ça, c'est logique. C'est pas possible ou quoi ? Ils sont bêtes ou quoi ? C'est pas possible. C'est quoi cette connerie ? C'est quoi cette merde ? Mais à qui on a affaire ? Non mais attends, je veux dire, à un moment donné, moi quand je veux un service, si je ne peux pas me l'acheter, je n'y vais pas. Mais je ne vais pas dire que c'est trop cher. Je vais juste dire que je n'ai pas les moyens de le prendre pour le moment. Mais qu'après, je verrai plus tard. Vous voyez ce que je veux dire ? Non, les gens aujourd'hui sont habitués à la surconsommation. Allez, on consomme, on consomme, on consomme, on y va. On y va, on veut tout, on veut tout. On veut le téléphone à 1500 balles, on veut la belle bagnole à crédit, on veut la belle maison, on veut tout, allez, on veut tout, allez, vas-y, donne-moi tout. Mais pardon, mais moi, on ne peut pas tout avoir. On ne peut pas tout avoir. On ne peut pas tout avoir. Je suis désolée de vous le dire, mais on ne peut pas tout avoir. Donc si vous voulez un bon service, il va falloir le payer. Il va falloir le payer. Si vous voulez des bons professionnels, il va falloir le payer. Mais vous préférez encourager des trucs de merde. Il préfère encourager des trucs de merde. Voilà. Il préfère ça. Il préfère ça. Il préfère encourager des trucs de merde. Il préfère... Voilà. Épouvantable. Épouvantable. Voilà. Donc, c'est là-dessus que je voulais baser mon podcast. J'espère que ça a été clair. J'ai fait quelques coupures parce que j'ai eu une petite sonnette de ma porte. J'ai eu des petits défis techniques et tout ça. J'espère quand même que le message est clair. Je parle fort parce que j'ai l'aspirateur, je ne sais pas si vous l'entendez, mais en tout cas j'ai l'aspirateur derrière moi. Le dimanche, c'est le jour où je suis tranquille et où j'enregistre. Et aujourd'hui, ce n'était pas supposé que je sois accompagnée, mais j'ai été accompagnée, c'est comme ça. Comme je le disais dans le podcast, en fait, je suis très très chanceuse d'avoir quelqu'un qui fasse l'entretien de ma maison. Très très très très chanceuse. Et donc, j'accepte les aléas, j'accepte qu'elle n'ait pas pu venir hier et qu'elle vienne aujourd'hui. J'accepte qu'elle fasse un peu de bruit parce que c'est pour mon confort à moi cet après-midi et quand elle sera repartie. Je suis prête à le payer deux fois ce que ça vaut s'il le faut. Parce que pour moi, à partir du moment où tu rends un service et que ce service est utile à la personne qui le reçoit, ce n'est pas une question de prix, c'est une question de valeur. Et ça pour moi, c'est hyper important. Ce n'est pas une question de prix, c'est une question de valeur, ce n'est pas une question d'études. C'est une question de valeur. Ce n'est pas une question que je pourrais trouver moins chère, c'est une question de valeur. C'est une question de valeur. Elle m'apporte ça, je suis contente de le recevoir, ça me fait du bien de le recevoir, donc du coup, je le paye. Vous voyez ce que je veux dire ? Je me le paye. Et c'est pareil en coiffure. Si c'est ce que je veux, si c'est exactement le service dont j'ai besoin, si ça me fait du bien, si je me sens bien à la sortie, je le paye. Si vous voulez trouver moins cher ailleurs, allez-y. Si vous trouvez qu'en fait aujourd'hui la coiffure est devenue moins accessible, je comprends. Mais à un moment donné, on ne peut pas se rabaisser, rabaisser ses attentes. Sachant que moi j'ai réellement une ambition et de l'ambition dans ma vie. Je n'ai pas envie de rester à galérer toute ma vie. Je n'ai pas envie de vivre avec le minimum de vieillesse. Je n'ai pas envie de me sentir mal à l'aise quand mes enfants, c'est leur anniversaire ou leur Noël. Je n'ai pas envie de me sentir mal à l'aise. Donc, Qu'est-ce que je fais ? Du coup, je travaille. Je vous souhaite à tous une bonne semaine. Très très bonne semaine. N'oubliez pas de vous abonner. N'oubliez pas de vous partager. Si vous pouvez, partagez, abonnez-vous, mettez un commentaire, ce que vous voulez. Encouragez-moi pour que je puisse continuer. Et on se retrouve à la prochaine. Bye.