Speaker #0Ne me cassez pas le peigne, le podcast qui vous dit tout sur l'envers du décor des salons de coiffure. Présenté par Julie Véran. Hello, hello tout le monde, j'espère que vous allez bien, que vous êtes en forme et que vous êtes prêts. Oups, ça fait un petit peu fort, non ? Là, je vous ai un petit peu pété les oreilles. On va, hop là, on va régler ça. Est-ce que ça va mieux ? Est-ce que ça va mieux ? Est-ce que ça va mieux ? Est-ce que ça va mieux ? Ça a l'air d'aller mieux. Écoutez, si vous m'entendez trop fort, c'est parce que j'ai une voix puissante. J'essaye de faire des réglages, mais je n'ai pas de casque. Je me le suis fait raqueter par mon fils. Voilà. Bon, c'est le podcast du jour. C'est le podcast aujourd'hui du jour. Et j'ai envie de traiter d'un sujet. Je ne sais pas si vous entendez la musique à côté de moi. Je me suis mis un peu de musique pour m'ambiancer un petit peu. Parce que le sujet du jour va être grave. Je n'ai pas de talent pour la musique, je vous le dis tout de suite. Malgré tout, j'avais une petite annonce à faire. Il y a une petite nouveauté sur mon linktree, sur Instagram. Je vous ai mis une playlist, ma playlist à moi, avec tout un tas de chansons inavouables et inavouées que j'ai compilées. J'en ai fait plus de six heures d'écoute. Je trouve que pour moi, en tout cas, la musique, c'est un remède extrêmement puissant. C'est-à-dire qu'avec moi, pour moi, la musique est un moteur. Alors du coup, je vous ai mis mon moteur avec des chansons rigolotes, des chansons que j'écoutais quand j'étais jeune, des chansons qui font partie de mon univers musical. Et donc, voilà. Donc, si vous voulez aller jeter un coup d'œil, si vous voulez vous faire plaisir, si vous voulez rire, si vous voulez vous rappeler des bons souvenirs, allez sur le Linktree Instagram et vous trouverez la playlist de la honte. Voilà, ça, c'était ma petite annonce du jour. En même temps, une autre annonce que je voulais faire sur ce podcast, je vais offrir exceptionnellement des places pour la méthode Lyon, donc pendant la masterclass de Cancun. qui va avoir lieu du 9 au 16 novembre. Donc là, on est le 27 octobre. Vous allez écouter ce podcast jeudi. Donc jeudi, je ne sais pas quelle date nous serons. Nous serons certainement bientôt, le 1er novembre, je pense. Et donc, dans une semaine et demie, nous serons à Cancun. Et je vais ouvrir des places exceptionnellement pour la méthode Lyon. Donc environ quatre places vont être à combler. Donc si ça vous tente de... de rentrer pour développer votre entreprise, développer votre business, n'hésitez pas, pareil dans le linktree, vous avez un lien pour prendre un rendez-vous avec moi. Je ne fais que le dien. Parce qu'après Cancun, à mon avis, il sera trop tard, parce qu'on va faire le buzz. En tout cas, c'est bien l'intention que j'ai. Bien, j'ai eu une conversation hier qui m'a interpellée. Je vais éteindre la musique, ça me déconcentre. Qui m'a interpellée en fait. et je voulais donc vous donner mon avis. Comme d'habitude, ceux qui aiment mon avis, tant mieux. Ceux qui n'aiment pas mon avis, vous n'êtes pas obligés de l'écouter. C'est le principe du podcast. Vous ne pouvez pas tomber sur le podcast par hasard. Vous savez, c'est comme, je vais dire une horreur, mais je vais le dire quand même. Non, je ne vais pas le dire. Mais je ne vais pas le dire, ce n'est pas possible, je ne peux pas le dire. Vous ne me connaissez pas assez, je ne peux pas le dire. Donc, il y a des choses qui n'arrivent pas par accident. Et donc, tomber sur le podcast non plus, ça ne peut pas arriver par accident. Et donc, du coup, si vous n'avez pas envie d'écouter mon avis, vous pouvez tout simplement et bonnement quitter. On n'est pas pires amis, tout va bien, tout est parfait. Aujourd'hui, j'ai envie de traiter d'un sujet parce que je l'ai souvent abordé de manière personnelle et j'avais envie de l'aborder de manière publique. En tout cas pour ceux qui m'écoutent et qui aiment bien m'écouter. J'ai un problème et je vous le dis, j'ai un problème. Je trouve que ce métier n'est pas réparti correctement. La coiffure pour moi n'est pas répartie correctement. Et il y a quelque chose qui m'interpelle, c'est surtout quand j'ai commencé, de moins en moins mais quand même. Je trouve que le rôle des femmes et le rôle des hommes en coiffure n'est pas du tout, du tout, du tout le même. J'ai toujours cette impression d'être regardée d'une manière condescendante par ces messieurs parce qu'en fait... il possède la science infuse. Donc, peut-être ce podcast sera un peu plus court que d'habitude, parce que je n'ai pas trois tonnes de trucs à dire par rapport à ça, mais si ça pouvait remettre l'église au milieu du village, ça serait magnifique. Voilà. Alors, il fut un temps dans les années 80-90, où les salons, les grands salons, les chaînes, étaient exploités par des hommes, en fait, des hommes d'affaires, des hommes de business. On pensera à Jean-Claude Aubry. Jean-Louis David, Jean-Claude Biguin, Alain Delois, j'en oublie certainement plein d'autres, Pascal Coste et compagnie, où ces messieurs, en fait, comme des grands chefs d'entreprise et des grands hommes d'affaires, en fait, ont amené la coiffure à un rôle de business. Très bien, super ! Magnifique ! Je vois beaucoup d'hommes aussi aujourd'hui qui font du business, qui essayent tant bien que mal de nous apprendre notre métier et de nous montrer comment on doit gérer un salon de coiffure avec un air un petit peu condescendant et une façon de faire qui nous font passer pour des con-cons. Excusez-moi, mais même sur les réseaux, partout, j'ai vraiment un problème avec ça. Excusez-moi, mais j'ai vraiment un problème avec ça. Mais vraiment un problème avec ça. On n'a pas besoin de se sentir... moins importante, moins bonne, moins là, parce que tout simplement, en fait, il nous manque quelque chose entre les jambes. Je suis vraiment désolée de le dire, mais j'ai vraiment eu un complexe pendant des années pour vous dire à quel point je me suis sentie inférieure quand j'ai voulu, pas quand j'ai voulu monter mon projet de business, parce que mon projet de business, une fois que je l'ai monté, c'est parce que j'avais toute la légitimité de le faire et que surtout, en fait, j'en avais plus rien à foutre de ce qu'on pensait de moi. Mais c'est avant. Tu vas à la banque, tu es reçu par un monsieur, il te regarde comme une petite coiffeuse, déjà ça part mal. Tu vas chez le comptable, c'est un monsieur, il te regarde, déjà ça part mal. Tu vas chercher, je ne sais pas moi par exemple, tu vas à la chambre des métiers, tu es reçu par un monsieur, déjà ça part mal. Tu veux avoir le président de l'UNEC en face de toi, puis c'est ce qui m'est arrivé au Mondial de la coiffure l'année dernière. Tu lui poses une question, il te regarde de haut, déjà, ça part mal. Donc, vous voyez ce que je veux dire ? C'est vraiment, en fait, ce sentiment, moi, que j'ai ressenti, même mon premier patron, même mon premier maître d'apprentissage, n'aimait pas les femmes en coiffure. C'était épouvantable. C'est-à-dire qu'en fait, on était vraiment considérés comme des cagoles, avec un petit poids dans le cerveau. Et comment vous dire ? Franchement, je pense que j'ai eu des difficultés dans mon... dans ma première entreprise, en fait, parce que j'ai pas osé passer par-dessus ça. J'ai pas osé, en fait. J'ai pas osé demander de l'aide. J'ai pas osé, en fait, me faire aider par rapport à ça. C'était très compliqué parce que j'avais vraiment l'impression qu'il y avait deux mondes, en fait. Deux mondes. Deux mondes, en fait, en coiffure. Le gars, en fait, qui peut chier sur la tête de sa cliente et la cliente, en fait, elle est ravie. Elle est tellement merveilleuse. Mais c'est mon coiffeur. Mais il est tellement... merveilleux mais t'as chié sur la tête tu vois ce que je veux dire là tu as une bouse en fait à la place d'une coupe et je parle d'une manière extrêmement générale d'accord je mets pas de nom de rien mais je les ai vus faire mais je les ai vus faire moi mon ancien collaborateur un de mes anciens collaborateurs iloué sagesse dans mon salon à québec était était monsieur et il faut des fois c'était c'était épouvantable je m'excuse Si tu m'écoutes, je suis désolée, mais je ne pense pas que tu m'écoutes, ça m'étonnerait. Mais des fois, le résultat était dégueulasse. Excusez-moi. Et en fait, elles étaient contentes. Elles étaient ravies. Elles étaient trop contentes. Et je me disais, putain, mais ce n'est pas possible. Non, mais ce n'est pas possible. Oh, il est tellement merveilleux. C'est tellement super. Oh, mon Dieu, mon coiffeur. Je suis comme, mais voyons. Voyons. Voyons. Et toi, tu te décarcasses à faire un truc. Et on te dit à peine merci. Je me dis, non mais attends, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas. Tu vois ce que je veux dire ? Et on est encadré, en fait, moi je trouve, et puis c'est mon point de vue, d'accord ? Après, je ne fais pas une généralité. Je ne fais pas une généralité. Mais on est quand même encadré par des gens qui ont eu du mal à considérer le rôle de la femme en coiffure et dans le business surtout. On a eu du mal à avoir une légitimité en tant que chef d'entreprise. Et quand tu disais que t'étais coiffeuse et que t'avais un salon, t'étais forcément une Janine, en fait. T'étais forcément une Jeannette. Et en fait, quand t'allais à la banque, on te regardait... Quand tu es allé chez le comptable, il ne te permet pas de faire plus, de faire mieux, de faire plus de chiffres, d'avoir des objectifs. Lui, si tu fais ton chiffre et que tu as du bénéfice, ça suffit. En fait, tu n'as pas les épaules pour driver une entreprise. Attends, écoute-moi bien Colette, c'est déjà bien que je te regarde et que je t'accorde mon intérêt. Tu vois déjà ce que je veux dire ? Moi je me rappelle le premier comptable que j'ai eu, dans un camion comptable, je n'avais pas l'impression qu'il voulait voir une coiffeuse performer. C'était vraiment accessoire. C'était vraiment vraiment accessoire. Puis ton représentant est un monsieur, ensuite ton... Vous voyez ce que je veux dire ? En fait, il y a cette espèce de rôle de séduction, mais en même temps cette espèce de condescendance qui m'a toujours gonflée. Et voilà. C'était vraiment quelque chose que je voulais dire, pas que je n'aime pas les hommes, bien évidemment. Mais je pense, en fait, messieurs, si vous m'écoutez, s'il y a un monsieur qui m'écoute, ne serait-ce qu'un seul, en fait, qui m'écoute, en fait, on est d'égal à égal. Tu vois ce que je veux dire ? En fait, tu coupes des cheveux, je coupe des cheveux. Tu gères un salon, je gère un salon. Tu vends des produits. Une autre personne peut vendre des produits et être une femme. Tu gères la chambre des métiers, une autre femme peut gérer la chambre des métiers. Tu gères l'UNEC, ça pourrait être une femme qui gère l'UNEC. Tu n'as pas besoin de nous regarder de haut et croire qu'on a un petit poids à la place de la cervelle. Mais alors, une chose aussi que je voudrais dire, parce qu'il y a beaucoup de messieurs qui vont me dire Oui, mais les clichés sur les hommes aussi en coiffure, ta ta ta, la vœu. C'est vrai, il y a beaucoup trop de clichés dans ce métier. Beaucoup trop de clichés dans ce métier. Je veux dire, il y a des messieurs qui ont des femmes et des enfants. Il y a des messieurs qui sont mariés avec des hommes. Il y a des femmes qui sont des très bonnes leaders d'entreprise. Il y a des femmes qui sont de très bonnes coiffeuses. Il y a des hommes qui sont de très bons coiffeurs. Et il y a des hommes qui font de la merde. Voilà, c'est exactement pareil. On est tous égaux par rapport à ça. Et je pense que ça a le mérite d'être dit. Parce que je pense qu'on a du mal, réellement, mais vraiment, on a vraiment du mal. à se détacher de cette image de coiffeuse un petit peu bas de gamme. Et on a vraiment du mal à se détacher de ça et de montrer qu'on a une vraie valeur entrepreneuriale. Je trouve que c'est vraiment un problème dans ce domaine de montrer qu'on a de réelles valeurs entrepreneuriales, qu'on a de réelles valeurs en termes de résultats et que c'est un métier qui est mixte. Messieurs, c'est un métier qui est mixte. Vous avez autant de légitimité que nous de le faire, nous avons autant de légitimité que vous de le faire. On a autant à y prendre que vous, et que vous avez autant à y prendre que nous. Vous avez le droit de coiffer des femmes, on a le droit de coiffer des hommes. Vous voyez ce que je veux dire ? On a le droit d'être barbier, on a le droit. On a le droit d'être barbier, on a le droit d'être coiffeuse, vous avez le droit d'être barbier, vous avez le droit d'être coiffeur. C'est exactement pareil. Je veux dire, il n'y a pas de limite, en fait, dans l'égalité. Moi, pour moi, c'est ça. Il n'y a pas de limite dans l'égalité. Et ce n'est pas parce qu'on est coiffeuse qu'on est conne. Mais vraiment, j'ai vraiment eu cette sensation quand j'étais plus jeune. J'ai eu beaucoup de patrons messieurs. Mais vraiment, j'ai eu mon premier maître d'apprentissage qui était un monsieur. Le deuxième qui était un monsieur. Ensuite, j'ai eu un autre qui était un monsieur. En fait, je crois que j'ai eu... J'ai eu que des hommes quasiment, sauf chez Deloïs où j'ai eu une femme. Mais après, quand j'ai été employée, j'ai eu que des hommes en tant que patron. Et à chaque fois, c'était la guerre. À chaque fois, c'était la merde. À chaque fois, c'était la galère. À chaque fois, c'était épouvantable. À chaque fois, je me suis toujours... Je ne sais pas pourquoi, et puis je n'ai pas de problème avec les messieurs en général. Je veux dire, je suis mariée. J'ai une vie extrêmement stable. Je n'ai pas de haine particulière pour les messieurs, mais j'ai toujours trouvé que c'était compliqué. J'ai toujours trouvé que c'était la merde. Il y avait une espèce de sentiment de vouloir se gonfler les pecs pour montrer qu'on avait de la valeur, au point que ça m'a gonflée. Moi, quand... Quand j'ai ouvert mon premier salon, je l'ai racheté à un monsieur en plus, à un gars qui avait fait faillite, qui avait de la difficulté et compagnie, et qui, plutôt que de m'aider et de me... et me donner les clés, compagnie, machin, mais lui, il n'en avait rien à foutre, en fait. Que dalle, que dalle. Lui, en fait, il vendait, il était content. Enfin, c'était... Ah non, mais c'est vraiment quelque chose, quoi. J'ai trouvé vraiment que c'était compliqué. L'année dernière, je ne sais pas pour mettre le doigt sur rien, mais l'année dernière, en fait, je suis allée au Mondial. Je voulais, en fait, parler avec le président de l'UNEC de la location de fauteuils pour les indépendants. Voilà, parce que je trouve que c'est un sujet qui est extrêmement pertinent, c'est-à-dire qu'en fait aujourd'hui, on paye beaucoup trop de charges en coiffure ou dans l'artisanat ou dans le commerce en général. On a du mal à recruter, on a du mal à impliquer les jeunes en coiffure, on a du mal à vouloir avoir des gens qualifiés. Et quand c'est le cas, ils ne restent pas parce qu'ils veulent être indépendants, autonomes. Ce que je comprends totalement, mais ce que je comprends totalement. Et en fait, je voulais discuter de ça avec lui. En fait, la seule chose qu'il m'a dit, c'est Est-ce que vous êtes adhérente à l'UNEC ? J'habite au Québec, mon gars. Parce qu'à l'époque, j'habitais au Québec. J'habite au Québec, donc je n'ai pas de carte d'adhérent pour l'UNEC. Même si j'en voudrais une, j'aimerais bien savoir ce que vous faites. Déjà, de base, en fait, pour me demander si j'avais une carte. Donc non, je n'avais pas de carte. Donc il y avait son assistante qui traînait derrière lui. Et en fait... il s'est barré lui tout droit parce qu'il avait des choses à faire sûrement des petites conférences ce que monsieur est un homme important et et donc il m'a laissé à sa à son assistante en fait pour que je lui envoie un mail mail que je n'ai jamais envoyé vous allez me dire ouais mais pourquoi je n'ai jamais envoyé de mail à mademoiselle parce que je sais très bien en fait qu'il en a rien à mais que dalle en fait mais que dalle Et le digne représentant de l'UNEC, de l'association des coiffeurs, c'est des messieurs, avec M. Franck Provost. J'ai beaucoup d'admiration pour M. Franck Provost, je n'ai aucun problème avec ça. Mais à un moment donné, il y a des coiffeurs qui ne se reconnaissent pas là-dedans, qui ne se reconnaissent pas du tout là-dedans, qui ont du mal à s'identifier à ce genre de personnages. Parce que tout simplement, elles sont seules dans leur salon, elles font de la coiffure privée, elles sont coiffeuses à domicile, elles ont un seul salon, elles travaillent seules ou elles ont une ou deux employés ou une apprentie. Je veux dire, monsieur a 95 salons à peu près, ne vit plus du tout derrière le fauteuil, il a du mal à comprendre la réalité de tous les coiffeurs. Donc du coup, moi je suis désolée, je suis la première à ne pas me reconnaître là-dedans et pourtant j'ai beaucoup d'admiration pour monsieur Provo. jusqu'à une certaine limite. Depuis qu'il a vendu des produits en grande surface, on est beaucoup moins copains quand même, parce que je trouve que même si tu veux faire du business, tu dois quand même respecter ton métier et celui qui t'a créé. Donc, créer du produit, malgré qu'on soit responsable, je l'ai toujours dit, nous dans la coiffure, nous sommes responsables de la boutique du coiffeur, de Bleu Libélule, de Franck Provost qui vend des produits, de L'Oréal qui propose ces produits en grande surface. Pourquoi ? Je vous explique tout de suite. Parce que nous sommes des vous-êtes, parce que moi je ne me mets pas là-dedans, je faisais 25% de vente, mais vous êtes de piètres vendeurs la plupart. Vous avez du mal à vendre vos produits, donc du coup, qu'est-ce que ça fait ? Vous n'êtes pas du tout intéressant pour vos commerciaux, vous n'êtes pas du tout intéressant pour vos boîtes, vos fournisseurs et compagnie. Et du coup, eux, comme ils doivent faire du bif, qu'est-ce qu'ils font ? Ils vendent les produits aux particuliers. Quelque chose que vous n'êtes pas capable, la plupart d'entre vous, de faire. D'accord ? Donc, ne me jetez pas des cailloux. Je le dis parce que je le vois à longueur de journée. D'accord ? Donc, si vous avez des difficultés en vente, petit placement de produit, je vous propose la méthode Lyon. Vous allez pouvoir découvrir un module complet sur la revente et je vais vous permettre de développer votre chiffre d'affaires de revente à hauteur de vos espérances. Et en même temps, ça va faire gonfler votre chiffre d'affaires parce que je préfère un salon vide avec... des gens qui vendent des produits à l'intérieur plutôt qu'un salon plein qui ne vend pas. Voilà ça c'est vraiment ma phrase à moi, c'est quelque chose que j'ai mis en place parce que moi je suis une excellente vendeuse, j'adore ça parce qu'en fait pour moi vendre c'est servir. A partir du moment où tu comprends cette phrase, tu comprends tout l'intérêt de la vente, c'est à dire que tu as un produit dans les mains, que ce soit une prestation ou un produit shampoing, un lac, etc. Propose un service, donc tu sers quelqu'un, tu lui amènes quelque chose de concret chez elle. Donc, ça veut dire que tu dois le vendre, tout simplement. Ce n'est pas compliqué. Ce n'est pas compliqué. Voilà, donc... Pour revenir à ça, je m'excuse messieurs si vous êtes choqués, si vous êtes déçus, si vous n'êtes pas d'accord avec moi. Vous avez le droit de ne pas être d'accord avec moi. D'ailleurs, je vais vous dire très sincèrement, j'ai même d'ailleurs axé tous mes programmes pour les femmes et uniquement pour les femmes. Pourquoi ? Parce que même en développement d'entreprise, c'est très compliqué de faire comprendre que... Ça demande plus que d'ouvrir sa chemise. Non mais je m'excuse, pardon à tous les hommes que j'ai formés, je vous prie de m'excuser. Je n'en ai pas formé beaucoup, mais j'en ai formé quelques-uns. Et ça a été extrêmement... Je n'ai pas eu les résultats que j'aurais voulu avec des messieurs. Pourquoi ? Parce qu'ils savent mieux que moi. Ils sont meilleurs que moi. Donc ça, ce n'est pas possible. Je suis désolée, ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible. Moi, je suis désolée, je ne peux pas. Moi, et notamment les derniers dont j'ai souvenir, et ce n'est pas méchant par rapport à eux, mais c'est vraiment un constat que je me suis fait. C'est là que je me suis dit que je ne suis vraiment pas faite pour les messieurs. Ils achètent une méthode, ils ne la font pas. Ils travaillent comme des dingues dans leur salon. Ils font des heures à ne plus en finir. Ils se payent bien quand même, malgré tout. Et en fait, ils ne participent à rien, mais rien. pas de zoom, rien du tout, mais rien du tout. Et à la fin, ils ne comprennent pas pourquoi je continue de les facturer alors que je ne les ai pas vues une seule fois. Je ne sais pas, qu'est-ce que tu en penses ? Tu vois ce que je veux dire ? Donc, à un moment donné, j'ai décidé à ce moment-là d'arrêter et de développer, surtout de développer la mentalité des femmes dans l'entrepreneuriat. C'est-à-dire qu'on a autant le droit de se développer en business, on a... autant de légitimité. On n'est pas juste des coiffeuses. Moi, je ne suis pas coiffeuse, je ne vends pas de cheveux. Je le dis souvent, mais c'est vraiment ma phrase préférée. Je ne vends pas de cheveux. Je vends du bien-être. Je vends de la confiance en soi. Je vends de l'identification. Je vends une image. Mais je ne vends pas des cheveux. Pas du tout. Absolument pas. Et pourtant, vous voyez, j'ai un fils qui est coiffeur. Donc, ce que je dis, si je le faisais écouter à mon fils, il aurait exactement le même sentiment que moi, parce qu'il y a des coiffeurs hommes qui ne s'identifient pas à cette image aussi. Mais vraiment, j'en ai vu plein. Mais à un moment donné, en fait, on a exactement le même niveau d'égalité. Et c'est ça qui me gêne. On a le même niveau d'égalité, en fait. Et pourquoi on complexe par rapport à ça ? Je ne comprends pas moi. Surtout sur des postes à haute responsabilité. C'est non en fait. C'est non. Donc vous avez le droit d'être des chefs d'entreprise. Vous avez le droit d'ouvrir 50 salons si ça vous chante. Vous avez le droit d'être directrice d'une maison de produits. Vous avez le droit à tout ce que vous voulez en fait. Vous avez le droit d'être formatrice, mais XXL en montant un gros système de formation. Vous avez le droit de tout faire en fait. Vous avez le droit de tout faire. Vous avez le droit d'être qui vous voulez. Vous avez le droit de dire fuck à ce système qui est géré par des messieurs qui se foutent complètement de notre métier et qui n'ont pour la plupart plus aucun lien dans les salons. Je veux dire, à un moment donné, il faudrait et ça serait impeccable que ça soit revalorisé et que ce soit enfin... égal. Voilà. Moi, juste égal, en fait. Égal. Égal. Quand tu discutes business avec un gars, en fait, tu te regardes pas comme si t'étais juste détentrice d'un CAP ou d'un BP, tu vois. Égal. Égal. Voilà. Parce que moi, j'ai vu des salons gérés par des gars qui ont jamais fait de coiffure, qui avaient fait une école de commerce ou je sais pas quoi, mais ils sont à mille lieux de comprendre la réalité du métier, en fait. À mille lieux. Nous, on est toutes passées par des... passer par nos études de coiffeur voyez ce que je veux dire on a exactement toute la réalité des salons on comprend exactement en fait ce que ça veut dire de d'avoir une cliente sur notre fauteuil voyez on n'est pas d'ailleurs n'est pas on n'est pas complètement déconnecté de la réalité quoi voyez on n'est pas autour d'un bureau en train de faire des réunions on est dans les salons on gravite dans les salons voilà et je suis désolé peut-être que ce sujet ne vous ne vous interpeller aura pas peut-être que Je me trompe ? Peut-être que vous n'avez pas le même sentiment que le mien ? Peut-être que pour vous, ça n'a jamais été un problème. Mais à partir du moment où, quand tu vas voir ton banquier, il te regarde avec des yeux de poisson frit, quand tu regardes de merlan frit, c'est vrai. Vous savez quoi ? Ah ouais, je vais vous raconter une anecdote par rapport à ça. Pas à propos du banquier, à propos du merlan frit. Moi, je pensais qu'en fait, c'était un seul mot au début. Vous voyez ? Le merlan frit. Arrête de me faire ces yeux de merlan frit. Pour moi, Merlin frit, c'était un seul mot. En fait, j'ai compris, il n'y a pas longtemps, je pense que ça doit faire 4 ans à peu près, ce n'est pas long, ça ne fait pas longtemps, j'ai 40 ans, qu'en fait, Merlin frit, c'était le Merlin, donc le poisson frit, cuit à la poêle, avec des yeux, voilà. Et du coup, m'est venue l'idée des poissons panés. Merlin frit, poisson pané, vous voyez. Donc, ça vient de là. Voilà, petite anecdote. Donc, tout ça pour vous dire que vous avez le droit d'être qui vous voulez. Vous avez le droit d'être coiffeuse à domicile, vous avez le droit de travailler dans un salon de coiffure privé, vous avez le droit d'avoir une enseigne, vous avez le droit de tout. Vous avez le droit de tout. La seule chose en fait que vous n'avez pas le droit, c'est de vous sentir inférieur par rapport à quelqu'un d'autre. Mais par rapport à quelqu'un d'autre, vous n'avez pas le droit de vous sentir inférieur. Aucunement. Vous avez toute la légitimité qu'il vous faut, vous êtes exactement à la bonne place. Et vous êtes une femme, vous avez beaucoup de choses à gérer, mais vous n'êtes pas inférieure, absolument pas. Et le gars qui se croit investi de je ne sais quoi, parce qu'il possède deux burnes alors que nous on n'en a pas, je suis désolée de le dire, mais pour moi, tu n'es pas meilleur que moi. Tu n'es pas meilleur que moi, tu n'as pas une légitimité supérieure à la mienne. À un moment donné, redescend Johnny. Ce n'est pas parce que tu travailles avec des clientes qu'elles te disent toute la journée que tu es merveilleux, que tu te dois de nous faire sentir inférieurs. Je suis désolée. J'ai un fils coiffeur, je vous le dis. J'ai un fils coiffeur. Mais j'ai un fils coiffeur qui ne se croit pas sorti tout droit de la cuisse de Jupiter. Complètement. J'ai un fils coiffeur. qui a été formé par sa maman, en fait, avec tout le respect qu'il se doit d'avoir, par rapport à notre travail, par rapport à plein de choses. Lui, il ne se sent pas sorti de je ne sais où. Donc, c'est pas mal ça pour moi. Un petit mot pour vous demander de vous abonner. 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