Speaker #0Ne me cassez pas le peigne, le podcast qui vous dit tout sur l'envers du décor des salons de coiffure, présenté par Julie Véron. Hello à tous, j'espère que vous allez bien, j'espère que vous êtes en forme. On est aujourd'hui ensemble pour ce podcast Ne me cassez pas le peigne. Je pense qu'aujourd'hui, je pense que le peigne va casser. Je vous le dis, je pense que le peigne va casser parce que j'avais envie de parler d'un sujet qui était un petit peu... peu brûlant mais je pense qu'en coiffure on s'en rend pas forcément compte et pourtant en fait j'ai l'impression que quand on parle de ses collègues ou quoi que ce soit ou qu'on commente des postes sur les réseaux sociaux peu importe ou qu'on essaye un petit peu de se faire exister de se faire exister à travers des horreurs et bien on peut blesser la personne qui est en face donc je vais j'avais envie de parler vraiment aujourd'hui de mon travail, déjà pour commencer, pour que vous puissiez comprendre comment je travaille et quel est mon état d'esprit à travers ça, mais aussi que vous compreniez qu'en fait, personne n'a le droit de juger personne. Et que le commentaire que tu vas mettre sous une publication, avant de le poster, réfléchis à dix fois, tourne ta langue sept fois dans ta bouche, aiguise tes doigts et essaye d'avoir un soupçon de bienveillance. Parce que j'ai l'impression qu'en fait, ce mot, c'est oublié. Qu'on se l'étiquette sur le front, mais qu'on n'est pas capable de l'appliquer pour soi-même. En fait, au jour d'aujourd'hui, j'ai l'impression qu'on se dit bienveillant, on a envie de montrer aux autres qu'on est une bonne personne, alors qu'en fait, on agit comme une petite merde. Pardon, pardon, là vous dites, qu'est-ce qui s'est passé cette semaine ? Mais je vais vous raconter vite fait. Je ne veux pas en fait passer pour une folle parce que... ceux qui n'auront pas vu passer ça vont se dire oui, mais bon, les histoires, machin, truc, il y en a assez, blablabla. Sauf qu'en fait, je vais vous dire quelque chose, en fait, moi je suis née, je pense, avec la blessure de l'abandon, bien sûr. Je dis bien sûr parce que ceux qui ont écouté peut-être un petit peu les épisodes avant ont bien compris. Et la blessure de l'injustice, c'est-à-dire que je ne supporte pas l'injustice. Je ne supporte pas que derrière son écran, en fait, on se permette d'écrire de la merde. Je ne supporte pas qu'on se permette de juger à travers un écran sur des situations qui se passent sur les réseaux sociaux, parce que ce qui se passe sur les réseaux sociaux est complètement en dehors de la réalité. Et on se fait une étiquette à partir de certains critères et d'un scénario qu'on peut se construire dans sa tête. Et malheureusement, ce scénario, la plupart du temps, il est... très éloigné de la réalité voilà très très éloigné de la réalité on a dit quand même cette semaine que j'étais alcoolique quand même ce qui est quand même le comble parce que je ne bois aucune goutte d'alcool chez moi il n'y a pas de bar il n'y a pas de mini bar et rien du tout voyez on m'a même dit en fait que je parlais comme marine le pen donc il faut savoir quand même que sur les réseaux mes enfants regardent mes parents regardent ma mère regarde mes amis mes clients regardent Et quand on dénigre mon entreprise, ça met le doute dans la tête des gens. Ils se disent mais si c'était vrai, et si c'était ça, et si c'était ça Mais à quel moment on peut se permettre de juger quelqu'un ? À quel moment on peut se dire je la connais suffisamment, je l'ai côtoyée suffisamment, et donc je me permets de dire Mais jamais en fait, à aucun moment. Sauf si tu as vécu 20 ans avec moi, tu n'es pas en capacité de juger ni mon entreprise, ni mes connaissances, ni la personne que je suis, ni mes actions, ni ma parole. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc, pourquoi je fais ce podcast qui peut-être pour vous n'aura pas de sens, peut-être que pour vous c'est le grand pays des bisounours. les réseaux sociaux mais je vais vous dire que chaque influenceur chaque personne qui a un peu de popularité sur les réseaux sociaux chaque personne qui poste son travail essaye en fait d'avoir de la visibilité se fait claquer le nez par quelqu'un qui n'a rien fait de sa vie qui n'a rien accompli ou très peu qui a peut-être un problème en fait un déficit de, je pense, un complexe d'infériorité. Et donc, malheureusement... La seule défense que cette personne peut avoir, c'est attaquer les gens. Mais en fait, c'est la défense d'un petit bébé. Je vous le dis très sincèrement. C'est la défense de quelqu'un qui n'a aucun courage, qui n'a aucunement la présence d'esprit de prendre son téléphone et de te dire bon oui, bonjour, je m'appelle untel et en fait, je t'emmerde parce que moi, je vais te le dire que je t'emmerde au final. Mais je vais te le dire plutôt deux fois qu'une, que je t'emmerde. Que ton avis ne m'intéresse pas et que ce que tu peux dire à travers tes réseaux ou quoi que ce soit ne m'intéresse pas. À part blesser, parce que malgré tout, même si tu te fais insulter par Jean-Jacques ou par Jeannette, ça vient te blesser, ça vient te toucher, ça vient te fragiliser. Parce que tu te demandes malgré tout, même si tu as confiance en toi, tu te demandes, est-ce que ce que je fais, c'est bien ? Est-ce que ce que je produis, c'est bien ? Est-ce que j'ai la connaissance nécessaire pour faire ce que je suis en train de faire ? Est-ce que mes clientes se sentent valorisées par rapport à ce que je suis en train de faire ? Est-ce que j'ai bien fait de faire ça ? Est-ce que je suis imposteur ? Moi, j'ai un syndrome de l'imposteur. qui est très très très très diminué par rapport à ce qu'il a pu être il y a quelques années, mais je suis toujours en remise en question en fait au final. Je me remets sans arrêt en question. Je me demande tout le temps si ce que je fais c'est bien, si ce que je produis c'est bien, si je sais pas, vous savez le syndrome de j'ai peur que mes clients se sentent arnaqués, alors que c'est pas vrai, parce qu'en fait je travaille tellement, là-dessus je vais rebondir parce que... J'ai besoin qu'on se le dise et qu'on se le dise pour de vrai, vraiment. C'est-à-dire, pour arriver à un certain niveau d'entrepreneuriat, il faut travailler. Il faut travailler de manière assidue. Si tu veux, tu ne peux pas berner les gens si tu es nul. Tu vois ce que je veux dire ? Si tu es naze, tu ne peux pas berner les gens. Donc, ça veut dire qu'on se remet à jour sans arrêt. Je suis toujours en train de chercher quelque chose pour avoir de la nouveauté. Je suis toujours en train de lire un bouquin, de regarder un truc, de chercher sur Internet, de me former aussi avec des coachs et des formateurs. Donc, je veux dire, si ce que je produis était aussi débile, abruti, imbécile, arnaquant, tout ce que vous voulez, à un moment donné, au bout d'un certain temps, ça se serait su. Vous voyez ce que je veux dire ? Et les seuls gens qui me critiquent, c'est ceux qui en fait ont un cuit de poisson pané et qui me disent en fait à un moment donné, ce que tu fais, tu ne fais pas bien. Mais est-ce que tu fais mieux que moi ? Est-ce que tu fais mieux que moi ? Est-ce que tu fais plus que moi ? Est-ce que tu as un meilleur niveau que le mien ? Parce que si c'est le cas, je m'incline, tu vois ce que je veux dire ? Je m'incline, je me prosterne devant toi, tu vois ce que je veux dire ? Et ça, c'est la leçon que je veux vous dire, parce que quand on se sent jugé, quand les gens en fait vous disent... Ouais, mais ça, ce que tu fais, c'est de la merde. Ce que tu fais, c'est nul. Ce que tu as posté, c'est trop de la merde. Mais en même temps, quand je vais regarder sur le profil de ces gens-là, je me dis, mais attends, excuse-moi, pardon. Mais pardon, excuse-moi, parce que là, quand je regarde, je veux dire, je ne me sens pas inférieure. Je ne me sens pas inférieure. Je ne me sens pas critiquée par quelqu'un qui est supérieur à moi. Je me sens critiquée par des baudruches du bois de Boulogne qui ne savent pas, en fait. ce qu'il en est, et qui à un moment donné, pour exister, essaye de s'inventer une vie. Excusez-moi d'être virulente, mais c'est ça pareil, voyez ? Et quand on me dit que j'ai un verbal haut, je suis contente d'avoir un verbal haut. Je suis contente de pouvoir affirmer ma voix. Je suis contente de pouvoir montrer que je ne me fais pas écraser par ce genre de personnes. J'en suis ravie, j'en suis vraiment ravie. Pourquoi ? Parce que si je n'avais pas ce verbal haut, si je n'avais pas cette façon de parler, cette façon de penser, cette façon de m'exprimer, vous imaginez le dégât que ça peut faire sur quelqu'un ? Vous imaginez le dégât que peut faire un commentaire sur quelqu'un qui n'est pas armé pour le recevoir ? Là, je me suis dit, non mais attends, attends deux secondes, je l'y verrai. Parce que là, il y a quelque chose qu'il faut faire. Parce que là, à un moment donné, voilà. Moi, pour moi, la bienveillance, en fait, ce n'est pas juste une étiquette sur quelqu'un. Ce n'est pas juste une étiquette sur une personne. Ce n'est pas juste parce que tu vas dire que tu es bienveillant que tu l'es. Ce n'est pas juste parce que tu vas parler aux plantes que tu l'es. Tu vois ce que je veux dire ? Ce n'est pas ça. Pour moi, la bienveillance, elle n'existe pas en ce sens-là. La bienveillance, elle est quand tu es capable de l'avoir de l'empathie pour tes congénères, quand tu es capable de pouvoir élever les autres, quand tu es capable de pouvoir fermer ta gueule et regarder ce qui se fait autour de toi et faire mieux que les autres et pouvoir élever les autres justement, les tenir par la main pour qu'ils s'élèvent et pas les critiquer à tout bout de champ. Ça pour moi, ce n'est pas de la bienveillance. Ça pour moi, c'est la défense. de quelqu'un qui n'est pas capable de faire mieux. Vous voyez ? Et quand je vois, quand je scrolle un peu sur les réseaux, parce qu'hier, j'ai regardé un épisode de Légende, que j'aime beaucoup, et le présentateur disait que le réseau Twitter en France était le plus violent du monde et le plus méchant du monde. Ça veut dire que tout le monde a le droit de donner son avis. planqué derrière son écran en ne connaissant pas la personne, en ayant une impunité tu sais pas pourquoi laquelle, tu sais pas, tu penses c'est rien, tu vois tu te dis le gars il s'est dit non mais attends moi je me lève, je mets mon Marcel tu vois et puis je vais aller critiquer Jeannine parce que j'ai que ça à faire tu vois et puis après je vais aller jouer à la pétanque l'après midi, vous voyez ce que je veux dire ? A quel moment en fait tu te donnes le droit de dire parce que Ce qui m'a le plus interpellée sur les réseaux, puis je vous le dis, j'ai décidé de stopper avec Facebook parce que toutes les ginettes de 45 ans, 55 ans, 65 ans, qui sont en train toujours d'être dans leur canapé, de ne rien faire et d'aller jardiner leur bégonia, et qui se sentent obligées de pouvoir dire tout ce qu'elles pensent parce qu'elles ont le droit, les mademoiselles, de le dire, j'ai décidé de stopper parce que même les informations qui sont véhiculées, vous savez les... les infos en tout genre sont puantes et j'ai décidé que moi, ce n'était pas pour moi. Ça et les groupes de coiffeurs, je vous dis, honnêtement, moi, écoute-moi bien Jacqueline, si tu as des choses à dire, dis-les. Va faire le tour de ton village, va agiter ton drapeau, va dire ce que tu as à dire, mais à un moment donné, ça va. À un moment donné, ça va faire. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est bon. Donc là, je regarde ça, les Jeux Olympiques. où sortent une rumeur par jour, entre eux quand on dit que la boxeuse c'est un homme, entre eux quand on dit que Céline Dion a été remplacée par sa sœur, entre eux quand on dit que l'autre a joué en playback, mais bon sang, je veux dire à un moment donné, et quand on est en train de critiquer un sportif aussi, il est trop nul, il a perdu, ouais, ouais, vous savez ce que c'est les Jeux Olympiques les amis ? Ça veut dire que tu es déjà champion du monde en fait. Tu vois ce que je veux dire ? Ça veut dire que pour être sélectionné chose olympique, il faut être champion du monde, tu vois ? Alors que toi, en fait, t'es juste en train de te tordre les orteils dans ton canapé. Tu vois ce que je veux dire ? Toi, t'es en train de critiquer un sportif qui est champion du monde, dans sa catégorie, dans son sport. J'ai envie de te dire, mais à un moment donné, écoute-moi bien, Robert, tu vois ce que je veux dire ? T'as jamais été champion du monde, toi. Toi, t'es... Peut-être que t'es champion de ton monde, mais pas du monde, tu vois ? Et qu'à un moment donné, je ne sais pas quelle est ta légitimité à critiquer là aussi. Et la boxeuse algérienne qui a été lourdement saccagée par les commentaires, qui a quand même gagné la médaille, je me dis, attendez, vous vous rendez compte quand même à un moment donné ? Vous vous rendez compte à quel point ça peut être dangereux ce genre de truc ? Si tu ne te coupes pas, si tu n'es pas capable de faire un stop, de faire un arrêt. Moi, j'ai fait un arrêt tout le week-end. Tout le week-end, j'ai été blessée par cette merde. Tout le week-end, en fait, je me suis dit, non mais attends, les gens vont penser que je suis une escroque, les gens vont penser que je suis raciste, les gens vont penser que j'ai un verbal de merde, les gens vont penser que je ne suis pas capable de faire mon métier, que je fais ça parce qu'en fait, vous voyez ce que je veux dire ? Je me suis dit, non mais attends, on m'écrase, on me piquetine, on me dit qu'en fait, je ne vaux rien, que ce que je fais, ça ne vaut rien. Vous voyez ? Vous voyez comment je me sens ? Moi je le dis là. Là je te le dis si tu m'écoutes. Parce que je sais que tu vas m'écouter, tu vas vouloir savoir si j'ai parlé de toi. Je te le dis comment je me sens. Je me suis sentie comme de la merde. Je me suis sentie piétinée, je me suis sentie... Parce que j'ai traité les coiffeurs de poissons panés, mais tous ceux qui ont commenté ton post sont des poissons panés, ma cocotte. Tous. Tous sont des poissons panés. Tous sont des gens en fait qui n'ont pas de jugement. Parce que quand tu as du jugement, tu ne fais pas ça. Tu envoies un message. Tu envoies un message. Pourquoi ? Parce que j'ai dit que c'était des poissons panés il y a deux ans. Parce que je le pensais, tu penses ? Je le pensais vraiment. Je le pensais, mais alors à 200%. Et tout ce que j'ai fait jusqu'à présent, je l'assume à 200%. Tu peux même faire un montage de moi avec une vidéo sortie de nulle part pour essayer d'étayer ta thèse, ça ne changera rien. Ce que j'ai fait, je le sais. Et ce que je sais, c'est que je l'assume. Je l'assume à 100%. Tu vois ce que je veux dire ? Tu auras beau le crier sur tous les toits avec tes 23 commentaires, ça ne changera rien à ce que je vais faire et à ce que je ferai dans le futur. C'est-à-dire gagner. C'est-à-dire... C'est-à-dire... Faire... faire grandir mon entreprise, c'est-à-dire aider les coiffeurs, les coiffeurs qui veulent bien, les coiffeurs qui sont d'accord avec ça, pas les coiffeurs, en fait, qui se disent qu'ils doivent offrir leur service, pas les coiffeurs qui se permettent de critiquer les autres, pas les coiffeurs, en fait, qui sont en train de faire du black dans leur salle à manger, tu vois ce que je veux dire ? Ceux-là, j'en veux pas. Ceux-là, pour moi, c'est des poissons panés, tu vois, en fait. Pour moi, j'ai pas besoin, en fait, de dire quoi que ce soit. Si t'es pas d'accord avec ça, mais que tu ne sois pas d'accord avec ça, Moi, je ne suis pas d'accord avec le fait qu'on parle aux animaux, tu vois ce que je veux dire ? Et qu'on dise, ah, mais moi, Alain, tu es... Non, tu vois ? Voilà. Non, mais non. Non. Voilà, pardon. Mais il fallait que je le dise. Il fallait que je le dise. Parce qu'on se permet, en fait, on se permet de venir agresser, en fait, quelqu'un. Parce que c'est une agression, on ne se le cachera pas. On vient agresser quelqu'un. Et dans cette agression, en fait, on espère qu'on va se frotter les mains comme ça, là, et que ça sera passé, en fait, et qu'on n'aura pas fait de mal autour de soi, qu'on n'aura pas saccagé, en fait, le week-end, la journée, la semaine, le mois, l'année de quelqu'un. Vous voyez ce que je veux dire ? À quel moment on peut se permettre ça ? À quel moment on peut dire ça ? À quel moment on peut dire publiquement sur les réseaux sociaux Oh, t'es une merde, on n'a pas le droit de le dire, quoi qu'on pense Quoi qu'on ait comme conviction, on n'a pas le droit de le dire. Mais vous autorisez tout, vous autorisez tout, vous autorisez tout. À dire que le chef d'État c'est une merde, à dire que Jacqueline qui plante ses bégonias à l'envers c'est une merde, à dire que la boxeuse qui gagne les Jeux Olympiques c'est une merde. Et après, le pire dans tout ça, c'est qu'on s'autorise à porter la casquette de la bienveillance. Et on s'autorise à se dire qu'on est une bonne personne, mais tu n'es pas une bonne personne. Quand tu fais ça, tu n'es pas une bonne personne. Quand tu fais ça, tu montres à quel point tu n'es pas une bonne personne. Tu montres aux gens qui te suivent que tu n'es pas une bonne personne. Tu montres à quel point on ne peut pas te faire confiance. Tu vois ? Parce que moi, je ne le fais pas ça. Je ne le fais pas ça. Moi, je ne me permets pas d'afficher quelqu'un publiquement. Mais si tu me le demandes, je peux le faire si tu veux. Mais je ne le fais pas. Je t'ai juste dit que je pense que du haut de ton âge, en fait, ça faisait vraiment pitié. Pitié. Juste ça. J'espère que tu m'écoutes. J'espère même que tu vas faire des découpes. J'espère même, en fait, que tu vas le publier sur tes réseaux sociaux, tu vois. Vraiment. Parce que moi, tu vois, non seulement c'est enregistré en vidéo, c'est enregistré en podcast. Et ça va être diffusé, ça. Vraiment. Parce qu'avant que tu me couches, avant qu'on me couche à moi... il va s'en passer du temps. Mais vraiment, vraiment, vraiment, vraiment, il va s'en passer du temps. Parce que j'ai travaillé trop dur, parce que je travaille trop fort, parce que je me forme trop souvent pour pouvoir me faire entendre dire que je n'ai aucune légitimité dans mon travail. C'est faux. Moi, je travaille toute la journée devant mon ordinateur. Je travaille toute la journée pour créer du contenu. Je travaille toute la journée, en fait, pour travailler avec mes clientes. Je travaille toute la journée pour développer des salons de coiffure, pour aider des entrepreneurs. pour faire en sorte qu'elles développent leur chiffre d'affaires, qu'elles développent leur revente. Je travaille trop dur, je travaille trop fort, je mets trop d'efforts pour me faire entendre dire ça, pour me faire entendre dire que je ne vaux rien, pour me faire entendre dire que je suis alcoolique, pour me faire entendre dire que j'ai le même discours que Marine Le Pen. Non, je suis désolée, je ne l'accepte pas, je suis désolée, je ne l'accepte pas. Et tu vois, ça c'est mon droit de réponse. Tu vois, ça c'est vraiment ça. Je me suis terrée tout le week-end. Je me suis dit comment je vais le dire, comment je vais le formuler, qu'est-ce que je vais dire, qu'est-ce que je vais amener. Moi ce que je veux amener en fait c'est que chacun ait la conscience avant de descendre quelqu'un personnellement. Et je dis bien personnellement parce que quand je dis que les coiffeurs qui font du black, que les coiffeurs qui bradent leur prix, que les coiffeurs qui offrent leur service, que ceux qui ne sont pas capables de s'affirmer sont des poissons panés, je ne fais vraiment pas du personnel. Tu vois ce que je veux dire ? Ce n'est pas du personnel. Je ne viens pas montrer un nom avec une identité, quelqu'un, une photo, et je ne viens pas taper dessus. jamais. Je ne l'ai fait qu'une fois parce qu'on m'a attaqué et que j'ai regretté de l'avoir fait. J'ai regretté de l'avoir fait. Parce que je me suis rendu compte que c'était pas la bonne façon d'agir. Parce que je me suis rendu compte qu'au final, c'était moi qui passais pour une conne. Qu'au final, en fait, d'avoir été... d'avoir agi de cette façon, ça m'a discrédité à ce moment-là. Et donc je me suis dit, c'est vraiment pas la bonne façon d'agir. Pour que je puisse me faire entendre. il faut que je communique de la bonne façon. Il faut que si on représente un métier, si on est au-dessus et qu'on représente un métier, il faut avoir la bonne communication. La seule chose qui m'a choquée, c'est quand un coiffeur a fait de la publicité pour de la coloration en boîte, mais en même temps, ce n'était pas le seul. Et c'est tout, ça s'arrête là. Point. Pourquoi je viendrais enfoncer le clou et aller, vas-y, je remets le couteau et j'y vais, blablabla ? C'est de la méchanceté. C'est de la méchanceté. Et cette méchanceté, elle ne peut pas être dans notre métier. On essaye de relever le niveau, on essaye de faire en sorte que chacun ait sa place. On essaye de faire en sorte en fait que chaque individualité de ce métier puisse être respectée, si ils respectent notre métier. Tu vois ce que je veux dire ? Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que quand quelqu'un essaye de faire les choses du mieux possible, quand quelqu'un essaye de faire les choses à sa façon, quand quelqu'un essaye d'interpeller, si ça ne te convient pas, tu coupes, tu bloques, tu arrêtes. Tu vois ? Tu n'essayes pas de tourner, d'essayer de trouver des trucs pour te faire exister. Tu vois ? Ce n'est pas possible. Comme quand quelqu'un poste un résultat. Si le résultat n'est pas à ton goût, si tu trouves qu'il y a des améliorations à faire, réfléchis à comment tu vas l'amener. Réfléchis à comment tu vas pouvoir l'exprimer à cette personne. Ça m'est déjà arrivé, moi, quand je me demande conseil pour me dire voilà, j'ai fait ci, qu'est-ce que tu en penses ? Ben écoute, je pense qu'on pourrait améliorer ceci, ceci, cela. Je trouve que tu as fait une belle job. Et si on améliore ça, ça et ça, je pense que tu auras un résultat encore meilleur. Non, mais ce qu'on voit sur les réseaux, mais attends, attends, ben non, ben oui, ce qu'on voit sur les réseaux, c'est bah, c'est trop de la merde, ah, c'est trop laid, ah, c'est moche. Mais ça se fait, ça, bon sang ? Ça se dit, ça ? Ça se dit, ça ? Mais ça se dit pas, nom de Dieu. Tu le dis pas, ça, c'est moche, ah, c'est laid, ah ? Parce que le pire, c'est que quand tu vas voir le résultat de la personne qui a commenté que c'était moche, mais ce n'est pas beaucoup mieux, quoi, enfin. Je veux dire, à quel moment tu te donnes la légitimité, en fait, de dire que c'est moche, que ceci, que elle fait mieux ci, que lui fait... Mais à un moment donné, occupe-toi de ton cul. Tu vois ce que je veux dire ? Excusez-moi, mais occupez-vous de vous, bon sang. Ça ne se dit pas ça. Et ça c'est Facebook. Tu peux y aller. Je ne l'ai pas trop vu sur Insta parce que je ne regarde pas les commentaires sur Instagram. Mais Facebook, nom de Dieu, c'est un truc de fou. C'est un truc de dingue. C'est un truc de dingue. Je vais vous raconter un truc épouvantable, vous allez comprendre. Et je me suis dit non. Le commentaire que j'ai fait, je me suis dit non, tu n'as pas voulu vraiment dire ça, ce n'est pas possible. Une personne qui poste l'avis de décès de quelqu'un. d'une de ses amies, la petite jeune, c'est une petite jeune qui est décédée malheureusement, et c'est son amie de lycée je pense qui poste ça, avec des fautes d'orthographe. Il y a quelqu'un qui a dit, je vous jure, il y a quelqu'un qui a dit, ouais mais tu aurais pu faire des moindres fautes d'orthographe si c'était pour rendre hommage à ton amie. Non mais attends, tu vois, j'ai vu ça, j'ai dit non attends. T'as pas voulu dire ça, c'est pas possible. T'as pas voulu en fait faire ce genre de ce genre de commentaire. Tu t'es trompée, tu vois, t'as un peu poussé le bouchon, tu t'es plantée quoi. Non, non. Non, non, pas du tout. Pas du tout. Non mais attends, à un moment donné. Moi, honnêtement, j'ai été beaucoup en fait pendant le Covid et j'ai pas honte de le dire. J'ai été beaucoup dans le Covid, dans l'agressivité. J'étais dans une période où l'injustice, je l'ai dit plus tôt, me faisait du mal. Et ça se peut que j'ai eu moi aussi à commenter des trucs un peu chelous. Mais vraiment, c'est pour ça que je ne me prends pas pour la sainte parfaite. De ce fait, j'ai été... Comment vous dire ? On est parti dans des débats. Vous savez, c'était un peu le temps là où les uns contre les autres. Toi, tu penses ça, lui, il pense ça. Le gouvernement qui en remet une couche. Bref, je me suis offert. Et puis surtout parce que j'ai compris que mon comportement me freinait professionnellement. Pour être tout à fait honnête avec vous. Parce que... Ce qui est dommage en France, c'est que tu n'as pas le droit de te repentir. Ça, c'est bizarre. Ça, c'est très bizarre parce que moi, je viens des États-Unis. États-Unis, Amérique du Nord, tu as le droit d'avoir fait des erreurs et de dire que tu as fait des erreurs et de t'excuser pour tes erreurs et de repartir à zéro. En France, non, tu ne peux pas. En France, tu ne peux pas. On te ressort des trucs à la pelle. Donc, j'avoue que j'avais eu, il y a quelques années, en 2018, 2018-2020, des communications peut-être un peu virulentes. sur les réseaux. On n'était pas du tout dans la même époque. Mais pas du tout. On ne parlait pas de bienveillance, on ne parlait pas de ça. C'est arrivé récemment. Je me suis rendu compte, en fait, que tu faisais de la peine aux gens. Et je m'en suis rendu compte quand je me suis pris ma première attaque sur les réseaux. Ça m'a défoncé. Ça m'a vraiment mis plus bas que terre. Là, on ne parle pas de 23 commentaires, on parle de 600 commentaires. On parle d'abattage. On parle de ma... peur en fait d'avoir eu à ce moment-là à perdre mon entreprise. On parle d'un salissage épouvantable et là, quand j'en ai parlé avec la personne qui l'a fait, et j'en ai parlé face à face avec lui. Et je lui ai dit, écoute, tu sais quoi ? C'est ma punition par rapport à ce que j'ai dit, par rapport à ce que j'ai été, par rapport à ce que j'ai pu faire. Voilà. Donc, je, honnêtement, je le prends comme un cadeau en fait, ça. C'est l'arrêt, en fait, c'est le stop, c'est le coup de trop, en fait. Et je me suis dit, merci, parce que tu vois, je comprends aujourd'hui ce que ça peut faire. Moi, je ne suis jamais allée jusqu'à 600 commentaires, bâcher quelqu'un, etc. Juste, en fait, répondre des fois, dire, ouais, mais Jeannette, tais-toi, machin, bon, bref. Là, ça a été vraiment le coup de grâce, vous voyez. Là, j'ai compris, en fait, que plus tu te tais et mieux c'est. Voilà, point final. Et donc, j'ai développé mes réseaux en fonction de moi, en fonction de mon entreprise, en fonction de ce que j'étais, en fonction de qui je suis, en fonction de ce que j'amène aux autres. Point. Point final. C'est assez rare aujourd'hui que je commente, ou alors quand je commente, c'est pour encourager, mais sinon, ça s'arrête là. Ça s'arrête là. Ça fait trop de mal. Ça fait trop de peine. Tu ne sais pas qui tu as derrière l'écran. Tu ne sais pas qui est là. Tu ne sais pas si cette personne a passé une bonne journée ou pas. Tu ne sais pas si elle n'a pas eu une merde dans sa journée. Tu ne sais pas si elle n'a pas vécu un truc extrêmement difficile. Et que la petite goutte d'eau que tu vas lui apporter va être la goutte d'eau qui va faire basculer sa vie. Et ça, je l'ai dit à quelqu'un cette semaine. J'ai dit, quand vous faites des conneries comme ça, quand vous faites de la merde... Est-ce que vous vous êtes déjà posé la question du dégât que ça peut faire ? Est-ce que vous vous êtes déjà posé la question de qui est derrière l'écran et qui reçoit votre torrent de merde là ? Non, la plupart du temps, les gens ne se posent même pas la question. La plupart du temps, on a le droit de dire, donc on dit, mais on ne se pose pas la question de savoir qu'est-ce que ça va avoir comme impact. On ne se pose pas la question de savoir... Qu'est-ce que ça va avoir fait comme dégât à la personne qui va le recevoir ? Et en coiffure, c'est la même chose, c'est la même affaire. Tu as un entrepreneur derrière l'écran, tu as quelqu'un qui se casse le cul toute la journée, tu as quelqu'un qui paye ses factures, tu as quelqu'un qui recrute sa clientèle, tu as quelqu'un derrière, que ce soit un coach, que ce soit un coiffeur, que ce soit un influenceur, que ce soit n'importe qui, tu as quelqu'un derrière. qui reçoit en fait ta petite merde et qui malheureusement va devoir vivre avec ça pendant toute sa journée. sa semaine, son année. Parce que ça fait énormément de mal. Énormément de mal. Quand tu critiques comme ça, ça fait énormément de mal. Ça blesse. Ça détruit. Ça vient en fait ébranler la confiance. Ébranler la confiance. Quand tu parles à un groupe, quand tu dis, ouais, tous ceux qui ont voté... pour le Front National sont des enculés. Tu parles d'un groupe. Tu vois ce que je veux dire ? Si tu te sens visé, toi, parce que t'as voté, c'est bien ton problème, on parle d'un groupe. Tu vois ce que je veux dire ? Si par contre, tu nommes, tu nomines, tu affiches, là on n'est plus dans la même cour, tu vois ce que je veux dire ? On n'est plus dans la même game. C'est plus la même chose. Là, vous vous demandez pourquoi ce podcast ? Pourquoi ça ? Parce qu'en fait, moi, dans ma vraie vie, je suis quelqu'un d'hyper calme, je suis quelqu'un qui déteste la violence, je suis quelqu'un qui a horreur du conflit, je suis quelqu'un qui peut parler de tout, qui suis hyper ouverte à la discussion, qui est capable de donner son aide de manière... totalement désintéressé et qui est capable en fait de connaître la loi du don c'est à dire que je donne sans rien attendre en retour rien je vis dans un pays exilé loin du monde vous voyez ce que je veux dire mexique loin vraiment loin je les gagnais ça j'ai travaillé pour ça Tu crois que je suis au bord de la mer tout le temps ? Je la vois une fois tous les 15 jours, la mer. D'ailleurs, je vais y aller cet après-midi. Parce qu'il fait beau. On est dimanche. J'ai le droit, hein. Voilà. Mais tout ça pour te dire que, avant de penser que tu connais la personne, avant de penser que tu as le droit de dire des horreurs sur quelqu'un, pourquoi tu ne prends pas ton téléphone et tu l'appelles ? Pourquoi en fait, tu ne prends pas un... Un deux minutes, tu vois, à t'asseoir comme ça, toute seule, à te dire, ouais, je le fais, je le fais pas, machin. Non, toi, tu vends de la bienveillance. Toi, tu dis, en fait, que t'es proche de tes clients. Toi, tu dis que t'es une bonne personne. Mais j'ai de la peine, en fait. J'ai de la peine pour les gens, en fait, qui consomment ça. J'ai de la peine pour des gens qui se font former, en fait. Par ça. Vous voyez ? Ça me déçoit. Ça me déçoit de savoir que ce sont des gens qui sont haut placés dans notre métier. Ça me déçoit de savoir en fait qu'on est représenté par des gens comme ça. Ça me déçoit. Ça me déçoit. Parce que moi, je ne prétends représenter personne. Je me représente. Tu vois ce que je veux dire ? Moi, je me représente. Si mon discours ne te convient pas, tu peux cliquer sur Delay Tu vois ce que je veux dire ? Tu peux cliquer sur Stop Tu peux mettre… pose. Mais ça, c'est non. Le jour où tu vois quelque chose sur les réseaux, réfléchis d'abord. Réfléchis à ce que tu vas faire. Réfléchis à ce que tu vas dire. Demande-toi qui est derrière. Demande-toi le mal que tu vas faire. Et à ce moment-là, tu commenteras. Je vous remercie de m'avoir écoutée. Je suis désolée, c'est un peu... ça n'a rien à voir avec le business. Ça n'a rien à voir avec rien, en fait. Là, vous vous demandez qu'est-ce qui s'est passé, tout ça, peu importe. Peu importe, en fait, peu importe qui, peu importe quoi, peu importe quand. C'est une crise de conscience générale. C'est-à-dire qu'en fait, oui, on peut avoir eu des dérives. Il peut y avoir eu des dérives il y a quelques années. Aujourd'hui, on n'est plus dans ce monde-là. Aujourd'hui, on est dans un monde, en fait, où on essaye d'élever les autres, où on essaye de tenir la main aux autres pour qu'on soit tous unis ensemble. pour faire évoluer et avancer un métier. Aujourd'hui, on essaye d'apporter des clés et de développer. Si on n'aime pas, on peut s'en aller, on peut partir, on peut cliquer sur ne plus suivre et ça s'arrête là. Vous voyez ce que je veux dire ? Ça s'arrête là. Ce n'est pas plus compliqué que ça. Mais on dirait que ça ne marche pas. On dirait que ça ne marche pas. On dirait que pour se monter, il faut descendre et piétiner les autres. Mais moi ça marche pas. Par contre si tu m'écrases, là je vais t'écraser, ça c'est sûr. Mais si tu m'as rien fait, je m'en fous. J'en ai rien à faire. Tu peux vendre de la poudre, tu peux vendre des tubes de colo, tu peux faire ce que tu veux, j'en ai rien à faire. Mais fous-moi la paix, fous-moi la paix et laisse-moi travailler. C'est tout ce que je demande. Je vous remercie, je vous souhaite une bonne fin de journée, une bonne écoute. Je ne sais pas, vous me direz ce que vous en aurez pensé, mettez-moi les sur les réseaux sociaux. Je pense que les grands noms, ceux qui ont des gros comptes en fait pourront facilement se reconnaître. Quand tu as fait des beaux cheveux et que tu es fière de ton travail et qu'on te met une balle dans le pied, ça, ça ne marche pas. Merci à tous. Je vous souhaite une bonne fin de journée. A bientôt.