Speaker #0Ne me cassez pas le peigne, le podcast qui vous dit tout sur l'envers du décor des salons de coiffure, présenté par Julie Véron. Bonjour tout le monde, j'espère que ça va bien, c'est l'enregistrement du podcast de Noël qui sera libéré le jour de Noël. Donc, mercredi au lieu de jeudi, pour vous souhaiter un magnifique Noël. Et pour ce faire, je vais faire une petite introduction, je vais me faire de la pub, c'est normal, c'est chez moi. Ici, je peux me faire de la pub. Si je veux, je le fais comme je veux. Là, je viens à peine de lancer le concours Cancun, qui aura lieu sur Instagram. Je ne m'attendais pas à cette folie-là, mais on a lancé le concours. J'ai lancé le concours il y a à peu près 1h44 et c'est la folie. Donc, je rappelle le principe du concours. Je vous fais gagner votre place à Cancun. Or... avion, donc une place à Cancun d'une valeur de 2200 euros qui vous est offerte par mes soins. Pour participer, vous avez un post sur Instagram qui rappelle les conditions du concours, qui sont celles-ci. Donc, trouvez les formateurs. Vous devez trouver les formateurs qui seront présents avec nous du 8 au 15 novembre à Cancun 2025 et vous devez taguer. trois de vos amis, vous devez liker et être abonné à mon compte. Voilà, voilà. Et en bonus, vous pouvez partager ce concours en story. Ça vous donnera plus de chances de gagner. Voilà. Donc, pourquoi j'ai voulu faire ce concours ? Tout simplement parce que je voulais remercier la sphère coiffure, en fait, ma communauté, mais aussi la sphère coiffure, parce que sans vous, en fait, des projets comme celui-ci, il n'y en aurait pas. Sans votre engouement, des projets comme celui-là, ça serait non. Et donc, c'est grâce à vous, grâce à votre énergie, grâce à ce que vous faites, grâce à ce que vous donnez chaque jour, que j'ai eu envie de vous récompenser. Et donc, j'ai voulu mettre en jeu une place pour Cancun, parce que pour avoir vécu une année 2024 extraordinaire, grâce à ma communauté et grâce au coiffeur, je me dis que je vous le dois bien et donc je me permet de donner en fait d'offrir de vous offrir de vous offrir ça pour vous remercier voilà parce que pour moi c'est c'est essentiel en fait de savoir dire merci aux gens qui vous encouragent qui tous les jours en fait prennent le temps de regarder vos postes de vous encourager de consommer en fait ce que vous produisez de donner votre nom quand quelqu'un cherche quelque chose. Tout ça, ce sont des petits gestes, des petites choses qui méritent d'être récompensées. Pour vous récompenser, j'ai mis en jeu cette place à Cancun pour l'année 2025. Ça me tenait vraiment à cœur parce que aujourd'hui, on vit dans un monde tellement individualiste que quand on voit à quel point la coiffure est capable de se souder entre elles, de voir à quel point vous êtes... capable de vous encourager les uns les autres, que vous êtes capable de vous impliquer dans des projets comme le mien en 2024, Cancun, la première édition, quand j'ai vu le nombre de personnes s'engager dans ce projet et le faire sans me connaître, sans savoir quels étaient les tenants et les aboutissants, mais seulement avec le cœur d'encourager une entrepreneur comme moi. qui se débat tous les jours pour pouvoir faire évoluer le métier. Je me suis dit que les coiffeurs, en fait, on était une industrie incroyable et que dans cette industrie, je me sentais exactement à ma place et que donc, j'avais envie de continuer, continuer mon chemin, continuer mon travail. Je vous avoue qu'avant que j'intègre Instagram, j'étais sur Facebook. parmi puis là là encore je vous prie de m'excuser c'est pas du tout en fait du dénigrement ça n'a rien à voir avec ça mais je constate en fait aujourd'hui qu'il y a deux vitesses en coiffure et que ces deux vitesses ne se mélangent pas voilà et il ya un monde facebook il ya un monde instagram et que en fait ben c'est ces deux mondes là en fait ne sait comme l'eau et l'huile ça se mélange pas je m'excuse Et donc, je me sentais un peu réduite à... Je ne sais pas comment je me sentais après avoir été lynchée publiquement sur Facebook. Deux fois, en fait. Deux fois salement. Deux fois salement, en fait. Par première fois, par un groupe qui se dit bienveillant pour les coiffeurs et qui finalement abrite une tripotée de poissons panés. Ça, c'était la première fois. Je suis passée outre, mais ça a laissé des traces. Je me suis demandé si la coiffure voulait encore de moi. Pour être tout à fait honnête, je me suis demandé si la coiffure voulait encore de moi. Je me suis demandé si j'étais à ma place. Je me suis demandé si après avoir vendu mes salons, les coiffeurs me trouvaient encore légitime de pouvoir parler de business. Je me suis demandé à quel... Pour de vrai, à ce moment-là, j'ai eu cet appel avec Oda, ma pote dans la com, que j'aime énormément, qui fait partie aujourd'hui de mes amis proches. Et je me suis posé cette question et je me suis dit, est-ce que je donne encore à la coiffure ou est-ce que la coiffure veut encore de moi ou est-ce que je dois élargir mon horizon ? Est-ce que je dois parler à des entrepreneurs ? Est-ce que je dois me réaligner ? Et en fait, je me suis rendu compte qu'après ma venue sur Insta, après ma stratégie Instagram et après avoir… travailler fort pour pouvoir trouver et rentrer dans un autre monde qui me correspondait davantage, je me suis rendue compte que je voulais être nulle part ailleurs. Je me suis rendue compte que finalement la coiffure, c'était ma vie depuis 23 ans. J'ai commencé, j'avais 17 ans, j'ai 41 ans, donc même presque 24. Et en fait, je me suis rendue compte que la coiffure, finalement, c'était ma vie. C'était ce que je connaissais le mieux, c'était ce que je maîtrisais le plus. C'était un univers qui m'avait fait énormément de cadeaux et en même temps qui m'avait blessée énormément. Comme je vous dis, en fait, on est dans un monde avec plusieurs mondes à l'intérieur. Il y a le monde de ceux qui veulent voir les autres évoluer, puis il y a le monde de ceux qui veulent écraser les autres. Il y a le monde de ceux qui jouent un jeu, c'est-à-dire qui ont une face. face à la caméra et qui ont une face dos à la caméra. Donc ça, ça fait partie du jeu. Mais du coup, aujourd'hui, je suis capable de les déceler. Et en fait, au final, je me suis créée mon propre monde. Et c'est ça qui est le plus important, en fait, vraiment. Ce n'est pas de se dire, est-ce que je veux correspondre à tout le monde ou est-ce que je ne veux pas ? Mais c'est de se dire, en fait, je crée mon monde avec ma parole, avec mes... avec mes gros mots, avec mon ton, avec ma force, avec ma rage, ma hargne, ma bienveillance qui n'est pas attribuable à tout le monde, et avec ma façon de penser, ma vie en fait, et mon lifestyle qui est un peu particulier, je crée une communauté, et cette communauté en fait, autour de moi, choisira de rester ou non, et choisira d'être présente ou pas. Et en fait, au final, je me suis rendue compte que c'était la meilleure chose que je pouvais faire. Et mon discours n'est pas... n'étant pas adapté à tous, n'ayant aucune valeur universelle. Je le voulais trash, je le voulais cash, je le voulais tranchant, je le voulais vulgaire, je le voulais pénible, je le voulais confrontant, je le voulais déstabilisant, et en fait, j'ai réussi. J'ai réussi à créer ça, parce que même le podcast, des fois, on me dit...... Mais en fait, je suis trop contente. Je suis trop contente de pouvoir élever ma voix et de pouvoir me dire, là, aujourd'hui, je peux dire merde, je peux dire pute, je peux dire cote, je peux dire tout ce que vous voulez. Et en fait, vous saurez que c'est ma signature. Et que c'est moi, en fait, ça vient de moi, ça vient de mon âme, en fait. C'est ça que je veux créer. Et donc, Ce n'est pas le sujet du podcast aujourd'hui, mais je voulais quand même vous remercier et le souligner parce qu'on est en fin d'année et qu'on a toujours des années à dents de scie, bien évidemment, avec des défis, avec des victoires, des défaites. Mais pour de vrai, 2024 a été une année de victoire énorme, vraiment. Et je n'ai pas eu de défaite tant que ça, à part la mort de mon chien. Ça a été terrible, extrêmement... pénible en fait. Et je pense que ça a été... Putain, même d'en parler, ça me touche. Ça a été extrêmement dur, mais je pense que c'était une épreuve qu'il fallait que je vive. il fallait que je passe à travers, bien sûr, évidemment. Parce qu'en fait, ça a été d'une violence immense. Et du coup, j'ai eu du mal, en fait. Tu sais, quand je pense à ça, mais je pense à des êtres humains aussi, je ne pense pas qu'aux animaux, bien sûr, évidemment. Mais vous savez, quand c'est brutal, en fait, c'est la brutalité qui est... Tu sais, quand j'ai... j'ai toujours perdu des gens de maladie. Donc de maladie, ça veut dire que malheureusement, tu apprends le verdict, tu apprends le diagnostic, et tu as du temps pour te préparer, tu as du temps pour y penser, pour te faire à l'idée, même si ça a été rapide pour mon père ou pour mon beau-père, mais tu as du temps pour te dire, bon, mais là, ça pue du cul, à un moment donné, il va partir. Ferdinand, là vous allez me dire mais elle met son chien au même stade. Oui parce que mon chien en fait c'était c'était mon chien voilà c'était mon chien c'est comme ça. Allez savoir pourquoi j'aime plus les animaux des fois que les gens. Vous saurez que quand ils vous rendent un amour inconditionnel, qu'ils n'ont aucune malice et que il n'y a aucune hypocrisie à l'intérieur d'un animal vous comprendrez pourquoi j'aime autant les animaux et surtout Cet animal-là ne pourra pas faire un post sur Facebook que pour me défoncer. Donc, je les aime beaucoup et je leur donne autant qu'ils me donnent. J'ai quatre Ausha, deux chiens. Pour moi, ça fait partie de ma vie. La violence, la brutalité de la mort m'a amené beaucoup de réflexions. La tristesse, la colère évidemment, la remise en question, et puis en même temps la joie de vivre, en fait. La joie de vivre, l'envie de vivre, surtout quand ça a été pour le décès de mon père, en fait. L'envie de vivre, l'envie de se dépasser, l'envie de ne rien oublier au passage, l'envie de croire en soi, et l'envie de rendre fiers les gens qui sont autour de nous. Mais pour de vrai, 2024 a été une année de victoire. Voilà, c'est là-dessus que je voulais embrayer, pardon. Une année de victoire, en fait. Tu te lèves un matin, tu te dis, je vais lancer un truc. Ici, ça marche tant mieux. Ici, voilà. Et on a créé Cancun. Voilà. J'ai, en fait, avec le support d'Educatitude, Myriam, Nadege, Sandrine, Eric, on a créé Cancun, en fait. on a travaillé pour ça de manière acharnée, acharnément, acharnament, acharnément, peu importe, vous le prendrez comme vous voulez, vous le mettrez à votre sauce. Parce que moi, tous les génies qui me corrigent mes fautes, j'en ai absolument rien à branler. Voilà, si vous avez un centième de science de plus que moi, je m'en branle. Voilà, j'en ai rien à foutre. Et si vous voulez corriger mes fautes sur le poste, je vous engagerai comme assistante personnelle. Voilà. Pardon. Mais tu sais, quand tu montes un truc comme ça et que tu te dis... j'espère que j'aurai l'adhésion des gens, surtout, premièrement, que ça sera vendu déjà pour commencer. Et j'espère que ça sera bien. Et en fait, c'était ouf, vous voyez ? On en sort là depuis un mois et demi, là, à peine. Et c'était dingue, dinguissime. Vous voyez ? Donc là, tu te dis, bon, ok, très bien, parfait, c'est super, c'est super, c'est génial. Là, on remet le deuxième. On met le deuxième. Et là, j'ai tout autant de stress que pour le premier. J'ai tout autant d'inquiétude. tout autant de doutes, de questions, de choses comme ça qui me viennent en tête, en me disant si ça ne fonctionne pas, si ça ne marche pas, si les gens n'achètent pas, etc. Donc là, en fait, je me dis, jamais rien n'est gagné d'avance pour moi, jamais, jamais. Il peut toujours arriver quelque chose. qui viennent mettre un grain de sable dans un paradis. C'est pour ça que je parlais de la mort tout à l'heure, mais en disant que je vais rester en vie, on ne se le cachera pas, c'est quand même un objectif. Mais voilà, du coup, je ne pars jamais, jamais, jamais, jamais, jamais gagnante d'avance. Jamais, jamais. Je garde toujours une... part de doute, une part de frissons, une part de je peux pas vous dire à quel point mon corps en ce moment est mort de trouille avec une sensation estomac, coeur, poitrine, poumons qui est on va dire essoré. Je pense que ça fait partie selon moi ça fait partie des ingrédients ultimes en fait qui m'amène toujours vers le vers le plus je sais pas si vous voyez ce que je veux dire mais je ne je ne prends jamais le pari en fait de me dire que je vais tout réussir c'est faux c'est faux c'est archi faux on réussit pas tout on fait pas tout comme il faut on n'a pas toujours les ingrédients gagnants il ya une petite part de chance il ya une petite part de travail il ya une grosse part de travail et une petite part de chance mais cette petite part de chance peut faire basculer la balance d'un côté ou d'un autre. Donc, je prends le pari de ne rien dire. Voilà, donc ça, c'est pour le côté Cancun. Mais je voulais quand même faire un petit point sur quelque chose qui m'a un peu travaillé cette semaine et que je voulais partager avec vous pour vous donner une astuce. En fait, après, il y a une notion quand même qui est importante, c'est la coachabilité. C'est-à-dire qu'en fait, si tu pars... En te disant, mais moi je sais tout, ça je le sais, ça je le sais, ça je le sais. Il y a quelque chose qui va faire que tu vas toucher ton plafond de verre en fait, et qui va te faire dégringoler vers le bas. Vous voyez ? Je parlais en fait de ce truc que j'ai moi, que je possède, c'est-à-dire le doute. Et pour moi, le doute, en fait, c'est mon moteur. J'aime le doute. Je me nourris de doute. Alors on dit, ouais, mais il ne faut pas douter, il ne faut pas avoir le doute, parce que le doute c'est destructeur et tout. Oui, mais il y a deux doutes. Il y a le doute qui te freine, ce doute qui t'empêche d'avancer parce que tu doutes de tout et que du coup tu restes immobile. Et il y a ce doute, en fait, qui t'oblige à performer, qui t'oblige à faire mieux, à faire plus, à faire grand. Et moi, je suis bardée de doutes, de ce doute. C'est-à-dire que je ne m'empêche jamais d'avancer, mais que je doute tout le temps de ce que je vais faire. C'est-à-dire ? Est-ce que je vais bien le faire ? Est-ce que ça va bien aller ? Est-ce que je vais réussir ? Est-ce que ça va marcher ? Est-ce que les gens vont me suivre ? Toujours ce doute, mais ce doute qui me permet aujourd'hui de monter des entreprises qui frôlent et qui butent des putains de chiffres grâce à vous, grâce à vous tous. J'ai vraiment une chance inouïe de vivre avec ce doute. C'est ce que ma mère me disait quand on était à Cancun. C'est vraiment ça, de se dire, je doute. Je doute mais j'avance. Oups, j'ai fait une petite erreur de manip. Je doute mais j'avance. Je doute mais j'y vais. Je doute mais voilà. C'est vraiment ça en fait. C'est vraiment ça parce que l'immobilisme empêche d'avancer. Mais l'excès de confiance empêche aussi d'avancer. Empêche aussi en fait de se... Comment vous dire ? De se remettre en question. Vous savez quand vous dites, Ouais, mais moi je sais, moi je fais, mais moi… Non, non. L'excès de confiance permet aussi de se casser la gueule et fait en sorte qu'on se casse la gueule. Parce que quoi ? Parce qu'en fait, on a du mal à se remettre en question quand on est trop confiant. Et moi, en fait, je suis zéro confiante et je préfère vivre comme ça. Je préfère réellement vivre comme ça. Des fois, je m'assois. Des fois, je m'assois. Je ne sais pas où. Peu importe. Je ne vais pas vous dire exactement où. Mais je m'assois sur mon canapé. Je m'assois sur ma table. Je m'assois sur ma chaise. Je m'assois sur mon bureau. Je m'assois sur ma terrasse. Et je me dis, putain, si là, ça ne fonctionne pas. Si là, ça ne fonctionne pas. Je vais aller jongler avec des machettes au feu rouge. Je vais aller vendre des cafés au Starbucks. Je vais aller emballer des courses. Parce que pour de vrai... On se le dit comme ça, mais j'ai juste un diplôme de coiffeuse. Alors tu te dis, oui, j'ai juste un diplôme de coiffeuse, parfait, je pourrais être coiffeuse partout, parfait, mais le salaire minimum ici, ce n'est pas le même que là où je vivais avant. Ici, tu gagnes 400 euros par mois de salaire. Et là, tu te dis, ok, donc en fait, je doute, mais en même temps, je me dépasse. je performe parce que je ne me laisse pas le choix je me laisse pas le choix d'avancer je me laisse pas le choix de me dire mais là en fait ma fille faut que tu te sors tes doigts du cul parce que sinon ça marchera pas ton affaire Donc, je mets des actions en place pour que ça marche. Et pourquoi je viens ? J'arrive là, très important, et je pense que ce sera le thème de mon Zoom d'équipe de Lyon cette semaine, mais je suis allée me faire faire des mèches il y a deux semaines, et en fait, je passe du coq à l'âne, on s'en fout, et en fait, satisfaction, bof. Et en même temps que je me suis fait faire les mèches, je me suis fait faire les ongles. Vous voyez ? Je me suis dit, bon, je vais être bien pour Noël, je vais me faire faire les ongles, je vais me faire faire les mèches en même temps. J'ai passé dans le salon 6 heures. 6 heures. Je sors de là. Je suis arrivée là-bas, il était 11 heures. Non, plus que ça. Je suis partie de là, il était 6 heures. Et 7 heures, j'ai passé. 7 heures dans le salon. Je suis sortie de là. La couleur, elle n'était pas ouf. Et les ongles, ils étaient vraiment dégueulasses. Vous voyez ? Mais quand je dis vraiment dégueulasse, c'est vraiment dégueulasse. D'ailleurs, ils ont tous sauté et c'était il y a 15 jours. Donc pour vous dire, ça vaut maîtriser des trucs. Le plus important, c'est quoi ? Quel est le plus important en fait ? Le plus important, c'est la satisfaction client. Le plus important est ton baromètre, en fait, c'est ta clientèle. Ce n'est pas ce que tu es capable de faire ou de ne pas faire. C'est ta clientèle, c'est le souhait, le désir de ta clientèle. C'est de se dire, est-ce que je suis capable d'accéder au souhait de ma clientèle ? Et pour de vrai, ici, dans ce pays où les gens ont les cheveux sur une base de 4, et c'est la norme, ils ne savent pas éclaircir. Moi, j'ai une base de 7. Une base de 7, pour de vrai, c'est du pain béni à éclaircir. C'est facile, ça se fait bien. Mais quand tu as une base de 7 et que tu fais des mèches, tu veux avoir des mèches frontoffles, devant la tête, sur le devant du visage. Tu n'as pas envie d'avoir ta petite base de 7 cendrée pourrie dégueulasse que tu te fais des mèches parce que tu te dis, ça là, pour de vrai, c'est la pire base au monde. C'est la plus belle base pour faire des mèches. Mais pour avoir les cheveux naturels et ressembler à rien, c'est-à-dire le côté cendré, le côté pas de couleur, le côté pas de brillance, le côté un peu charbonné, dégueulasse, ça c'est ma couleur de base. Vous le savez. Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ça ne me tente pas d'avoir un effet racine. Ça ne me tente pas d'avoir un effet, tu sais, genre... Shadow Roots, mettons. Tu vois, genre le côté ColoCrea, tu vois ? Non, ça ne me tente pas. Ça ne me tente pas du tout. Du tout, du tout. Parce que je sais que de toute façon, vu l'écart entre mes mèches et ma couleur de base, on va penser en fait que j'ai des racines, tu vois ? Tu vois le bail ou pas ? Ok, et vu ma longueur, ça ne marchera pas. Ça fera un effet balayage pas bon. D'accord ? Donc... En fait, mon souhait à moi quand je fais des mèches, et puis j'ai 41 ans, donc je suis de l'ancienne génération, vraiment, le côté balayage cheveux long, ça n'a jamais très bien fonctionné sur moi, surtout qu'en fait, j'ai des cheveux frisés de dingue, d'accord ? Donc, qu'est-ce que ça veut dire sur mes petits cheveux frisés de merde ? Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que même si tu fais un effet racine, ça ne se verra pas, sauf si j'ai 15 cm de racine, tu vois, un truc, voilà. improbable donc en fait non j'ai pas envie d'avoir profonde de profondeur du tout donc j'explique tout ça la coiffeuse tu vois je veux des mèches front of c'est vraiment cool et coller tu vois genre brandon il a fait une vidéo là dessus genre le souhait je pense que c'est le swedish il faudrait que je le retrouve là mais je n'ai pas mais le l'effet suédois c'est vraiment collé au front. Et en fait, elle m'a fait des mèches, super, à 4 cm de la racine, donc dégueulasse, avec un effet vanille moche, d'accord ? Et tu sais, mais tu sais, ça peut être vanille beau, tu vois, vanille brillante, non là c'était vanille farcie, là, tu sais, vraiment, tu sais, la vanille, tu sais, qui a cramé dans ton placard, là, tu sais, vraiment dégueulasse, et j'aimais pas du tout. Et en plus de ça, j'ai demandé de couper la base parce que je n'aimais pas tellement la forme que j'avais. Donc, j'ai demandé de couper la base et donc, elle m'a coupé un centimètre. C'est des fois, là. C'est des fois. Tu dis, bon, je ne veux pas qu'elle me coupe trop court. OK. Là, là. Elle ne m'a pas du tout coupé. Trop court, là. Elle ne m'a pas coupé. Donc, du coup, il a fallu... Quand je suis rentrée chez moi, j'ai sorti mes ciseaux. Heureusement que j'ai une paire de Mizutani dans le placard. J'ai sorti mes ciseaux. Je me suis coupée 5 cm. Je veux avoir les cheveux courts, là. Corlisse. Merde ! J'ai coupé ma base moi-même. Je me suis refait faire des mèches ce week-end. Je dois me refaire une retouche parce qu'il y a un truc que je n'aime pas de ce que j'ai fait. Je vais faire ça cet après-midi. Mais, mais, mais, mais, je... quand les clients ont un souhait, on a le droit, nous, en tant que client, parce que je suis passé derrière le... Du coup, je suis passé de l'autre côté de la barrière. Tu as un souhait, d'accord ? Tu veux ça. OK. Le professionnel t'explique que c'est possible ou que ce n'est pas possible. Moi, dans mon cas, là, c'était fucking possible. C'était fucking possible. Parce que... Parce que, pour de vrai, j'ai une base de 7. Donc, si je veux avoir les cheveux décolorés devant, je peux avoir les cheveux décolorés devant sans que ça soit jaune. D'accord ? Par contre, si tu as une base de 4 et que tu veux être comme moi, ça va être plus compliqué. D'accord ? D'où le diagnostic. D'où, en fait, d'expliquer ce que… Et là encore, c'est de se dire, moi, je me spécialise dans tel ou tel truc. Si la cliente, elle arrive avec telle ou telle demande, j'ai le droit de dire oui ou non. Mais je n'ai pas le droit de dire oui alors que c'est non. Voilà. Vous comprenez ce que je veux dire ? C'est-à-dire que si elle, elle me dit Ouais, mais je ne maîtrise pas trop l'éclaircissement, puis moi les effets babylite sur le devant, je n'aime pas ça, je ne le fais pas. Ok, je me réfère à quelqu'un d'autre, tu vois ce que je veux dire. Je vais aller voir quelqu'un d'autre. Mais si on me dit Oui, oui, pas de problème, je vais le faire, il n'y a pas de souci, aucun problème, nanana. Surtout que ça m'a coûté quand même cher, pour de vrai. Pour le Mexique, 300 euros, c'est cher, d'accord ? Donc, j'aurais été capable de payer le double si ça avait été nickel. Ce n'est pas le cas, d'accord ? Parce que je sais ce que ça vaut. Ce n'est pas moi qui vais dire que c'est trop cher. C'est toujours trop cher quand c'est moche, d'accord ? Quand c'est au top du top, je suis capable de payer le double pour que ce soit nickel. Là, pour de vrai, j'ai payé trop cher pour de la dobbasse. Voilà. Donc, voilà. Là, depuis deux jours, je me regarde dans le miroir. Même, je dis à mon mari, je dis, tu vois ça là ? Tu vois ça là ? Ça là ? Ça là ? Ça, c'est ce que je veux là. Ça ! Ça, c'est ce que j'aime. Tu vois là ? Oh tiens, lui, il n'est pas un coiffeur, il s'en marre. Il me dit Bon, mais t'es contente ? Oui, je suis contente. Mais c'est moi qui l'ai fait, tu vois. Donc, il me dit Mais, il me sort sa phrase préférée. Ah, mais on n'est jamais mieux servi que par soi-même. Je dis Oui, mais bon, quand je vais chez le coiffeur, c'est parce que j'ai envie de vivre une expérience. Merde ! Tu vois ? Donc là, voilà. Mais pourquoi j'en viens là pour vous raconter mon histoire, dont vous en avez peut-être absolument rien à branler, mais bon, c'est pas grave, je vais le dire quand même. Je vous raconte cette histoire parce que l'expérience client, pour de vrai, c'est hyper important. C'est-à-dire que la cliente, Si tu as fait un bon diagnostic et que tu n'es pas capable d'aller jusqu'au bout du travail, dis-lui. Dis-lui. Ne fais pas semblant, n'essaye pas. Tu vois ce que je veux dire ? Si par contre, tu vois que son souhait est trop ambitieux, dis-lui. Elle ira ailleurs, tu n'en as rien à foutre. Tu vois, elle ira se faire cramer les cheveux ailleurs, tu n'en as rien à foutre. Mais au moins, dis-lui. Dites-le à vos clients. C'est hyper important, vous voyez ce que je veux dire ? C'est essentiel. Nous, ce qu'on veut en tant que client, puisque les clients veulent en tant que client, c'est la satisfaction client. On veut savoir que quand on va sortir, peu importe le prix qu'on paye, je m'en fous, mais quand on va sortir, ça va être top. Que vous ayez les capacités, que vous ayez facturé à votre juste valeur, que ce soit nickel, quel est l'entretien, etc. Que ce soit clean. C'est ça que les clients attendent. Ils ne s'attendent pas à ce que vous jouiez les super héros. Vous voyez ce que je veux dire ? Moi, je ne m'attends pas à ce que les... à ce que les coiffeurs jouent les super héros quand j'y vais. Moi, je veux juste savoir s'ils sont capables de faire ce que j'aime. S'ils ne sont pas capables de faire ce que j'aime, ce n'est pas plus grave que ça, il n'y a aucun problème. Je vais aller vers quelqu'un qui sait faire ce que j'aime. Voilà. Et ne pas me retrouver, en fait, à avoir fait des mèches et à avoir 15 cm de racines au bout d'un mois et demi parce que, clairement, en fait, on n'a pas été au bord de la racine comme je veux. Voilà. Ça, pour de vrai, c'est hyper important. C'est... essentiel. C'est très, très, très, très important. Très, très, très, très, très, très important. Voilà. Clairement. Parce que sinon, c'est là qu'on perd les clients. Comprenez ? On se dit toujours Je ne comprends pas pourquoi Madame Untel, je ne l'ai pas vue depuis longtemps. Ok. Est-ce que vous vous êtes demandé clairement si vous aviez répondu aux demandes de Madame Untel ? Si vous aviez, au fil des années, en fait, vous voyez, des fois, on a des clientes, ça fait des années qu'on les coiffe. Ça fait des années qu'on fait la même chose. Est-ce qu'un jour, Mme X, elle n'a pas eu, je ne sais pas moi, une rupture, un changement de travail, son fils ou sa fille qui a quitté la maison ? une difficulté particulière. Vous voyez ce que je veux dire ? Elle avait envie de changer de tête, mais vous y êtes allé trop mollo. Vous voyez ? Comme moi, quand elle m'a coupé un centimètre et que je suis arrivée chez moi, j'ai pris mes ciseaux, je me suis dit, je vais les couper moi-même parce que ça va faire. Et je les ai coupés moi-même, parce que c'est mon métier. Vous me direz, je suis coloriste de base, je ne me suis pas aventurée dans des mèches juste comme ça pour le plaisir. C'est mon boulot de base. Donc, voilà. Mais quand même, tout ça pour dire que... J'aurais été, tu vois, moi pour moi en fait, payer c'est pas le problème. Mais c'est vivre l'expérience. Sortir de là et me dire, putain de merde, je kiffe mes cheveux. Je les aime tellement là. Je vais faire 30 000 selfies et je vais taguer la coiffeuse tellement je suis contente. Là elle m'a demandé de la taguer, j'ai même pas osé. J'ai même pas osé. J'ai même pas osé parce qu'elle est mignonne, elle est gentille, elle est super gentille. Mais clairement en fait, c'est pas son taf, c'est mon taf. C'est mon taf. Je me suis repris à me faire des mèches. à me faire la patine, à passer du temps dans mon samedi après-midi, et de me dire, si je veux kiffer mes cheveux, putain de merde, il faut que ce soit moi qui les fasse. C'est pas normal, vous voyez, c'est pas normal. Et en fait, je me suis mis à la place des gens, vous savez des fois les petits enculés, qui font des commentaires sous les postes de coiffeurs en disant, ouais le coiffaire c'est toujours trop cher, ouais moi je suis jamais contente, ouais moi je suis jamais satisfaite, je comprends, des fois il y a des putains d'enculés là, vraiment. Il y a des putains de merdes là, des gens là, des jamais satisfaits, ok, ça je comprends, parfait. Mais il y a des gens aussi qui se font bâcler. Se font bâcler. Se font bâcler dans les salons parce que le coiffeur, il pense qu'il sait, parce que le coiffeur, il est surformé, parce que lui, on ne lui apprend pas son métier, qui se croit sorti de la cuisse de Jupiter alors qu'il n'est même pas sorti du trou du cul d'Apollon et il s'est fait pousser trois couilles. Et là, tu te dis, non, je suis désolée. Pardon. je peux pas m'empêcher de faire un podcast et de sortir une denguerie. Je peux m'excuser. Il y a même des gens avec qui j'ai discuté, là, il n'y a pas longtemps, et qui m'ont dit Putain, le truc avec toi, c'est qu'il est rigolo, c'est que tu sais que tu vas sortir une denguerie. Il y a un truc qui va te brûler la lèvre. Tu vas d'abord t'excuser, et après tu vas sortir ta merde, et tu vas t'excuser après. Au moins comme ça, ça passe. Oui, c'est vrai, je fais ça. Je fais ça parce qu'en fait, je me dis, au moins, ça passera pour une faute d'inattention. Je ne sais pas. Donc, vous voyez ce que je veux dire ? Donc là, clairement, la leçon de ça, puisque le temps s'écoule et on arrive presque à la fin de cet épisode, mais la leçon de ça, c'est l'humilité. C'est l'humilité face à sa clientèle. Tu ne peux pas tout faire, tu ne peux pas savoir tout faire, tu ne peux pas vouloir tout faire. Tu vois, tu ne peux pas vouloir accéder à tout. et à tout le monde, ce qui est logique, ce qui est correct. Tu vois ? Mais quand ta cliente est sur ta chaise, soit t'as l'honnêteté de lui dire, soit tu fais ton maximum. Soit tu fais ton maximum. Voilà. Moi, c'est ce que je faisais quand j'étais au salon et au pire des cas, si jamais il y a quoi que ce soit, moi, j'ai même pas osé en fait. Quand j'ai vu que tous mes ongles se sont décollés et que mes mèches, elles étaient... même pas la racine, j'ai dit c'est même pas la peine que j'envoie un message. Moi je suis pas du genre à faire des commentaires sur les réseaux sociaux, ça m'intéresse pas. Je me suis dit je vais aller chez le grossiste du coin et je vais me les faire moi-même parce que j'en ai marre. Ça fait trois fois que je vais chez le coiffeur et trois fois que c'est la même chose. J'allais chez un coiffeur à Playa, c'était super bien, mais pour de vrai je l'ai déjà dit je crois. Lui ce qui l'intéressait en fait c'était les jeunes de 25 à 30 ans. et avec des cheveux bien lisses, bien longs, bien machin, et moi je ne me reconnaissais pas dans ce deal. Alors il travaillait super bien, c'est super, mais quand il faisait mes cheveux, il avait une gueule de cul. Et en fait, je voyais très bien que ça ne lui correspondait pas, qu'il n'aimait pas faire mes cheveux particulièrement, qu'il les faisait bien, il les faisait super bien, mais avec une gueule de cul. Moi honnêtement, expérience client, ça passe avec le savoir-faire et la gueule. Je veux dire, si tu me fais une gueule de cul tout le long, ça ne m'intéresse pas, mais pas du tout. Donc voilà, il faut un peu de tout, mais les ingrédients suprêmes, c'est le diagnostic pour sa clientèle, c'est de connaître ses limites, c'est d'être formé correctement pour accéder à la demande de sa clientèle et en même temps, en fait, avoir une tête joviale et être content de faire ce qu'on fait. Si tu n'es pas content de faire ce que tu fais, ben ne le fais pas. Tu vois, ne le fais pas, ça ne sert à rien. On s'en fout, tu vois, on ne le fait pas. Voilà, on ne le fait pas. Donc moi j'ai été coiffesse pendant 23 ans et pour de vrai en fait à la fin je m'emmerdais plus de faire ce que j'aimais pas. Je faisais que ce que j'aimais. Donc forcément ben... ça avait plus d'impact et la clientèle était beaucoup plus satisfaite. Et si des gens me faisaient chier, je leur disais, tu vois, genre, écoute-moi bien Clotilde, comprends ce que tu veux dire, mais en m��me temps, je fais ce que je fais, voilà. Donc, je ne faisais jamais ce que je voulais, sauf si j'avais carte blanche de la clientèle, et encore ça, c'est un piège. Donc, je faisais un double diagnostic pour être bien sûre, parce que tu vois, elle te dit, tu peux faire ce que tu veux, de toute façon, j'aime tout. Ok, donc je peux faire rouge et jaune à petits pois si tu veux. Ah non, ça, ça j'aime pas. Ah, d'accord, qu'est-ce que t'aimes pas ? Les pois, le jaune, le vert, tu vois. Et là, tu pars sur une diagnostic, tu vois. Donc tu peux pas faire ce que tu veux. Tu peux pas faire ce que tu veux. Et quand t'as un job, et quand t'as accepté le job, fais-le comme il faut. Voilà. Donc là-dessus, je vous souhaite un joyeux Noël. Je vous incite à participer. au concours qui est sur instagram sur ma page que je viens de lancer aujourd'hui dimanche 22 décembre dans deux jours les noël donc lundi mardi le podcast sera en ligne mercredi exceptionnellement pour noël pour vous souhaiter un joyeux noël voilà et là dessus mais on se quitte et on se retrouve la semaine prochaine avec le podcast du jour de l'an merci beaucoup bye