Speaker #0Ne me cassez pas le peigne, le podcast qui vous dit tout sur l'envers du décor des salons de coiffure, présenté par Julie Véron. Hello, hello à tous. Donc, c'est notre journée, notre journée d'enregistrement aujourd'hui pour le podcast. Bienvenue à tous. Je suis contente de vous retrouver et de pouvoir partager ce moment avec vous, ce qui est très, très important pour moi aussi. Ça me permet, c'est un exutoire un petit peu ce podcast, ça me permet en fait de tout vous raconter. de vous donner des détails, d'essayer de vous motiver aussi dans vos salons, dans vos entreprises. Et ça vous donne, j'espère, de l'impact pendant toute la semaine et de la puissance. Donc, merci à tous d'être toujours plus nombreux à écouter ce podcast. J'avais lancé ça un petit peu dans les airs et effectivement, ça fonctionne très bien. Donc, je suis vraiment contente. Aujourd'hui, en fait... J'avais plusieurs choses à vous amener, beaucoup d'enseignements à vous donner. C'est une période un petit peu particulière pour moi, puisqu'en fait, il y a un an tout juste, pile, on prenait un camion, on écroulait notre vie au Québec et on décidait de tout vendre et d'aller s'installer au Mexique. Donc ça a été vraiment un changement de vie total. Et pour l'occasion, je vais vous raconter un petit peu ce parcours cette année. Cette année qui pour moi a été incroyable, impressionnante d'enseignement et de support de mes clientes. Donc je vais vraiment vous faire rentrer un petit peu dans ma vie privée. Ça va être... Ça va être un petit peu différent. Aujourd'hui, j'espère que vous aurez des enseignements de business à travers cette année-là. Donc il y a un an, il y a un an à peu près, un an et un mois à peu près, en fait, je perdais mon père. Voilà, je perdais mon père. En fait, mon père a été malade. Ça a été très, très rapide. Ça s'est fait en trois semaines, un mois à peu près. Il y a eu un... Il a eu un cancer foudroyant et à 58 ans, malheureusement, il est parti. Il est décédé. J'avais une relation très particulière avec mon père, dans le mot particulier. Il y avait aussi une notion de... Comment vous dire ? Il n'était pas toujours très présent, il n'était pas toujours tout le temps là. Il était fier de moi, mais de loin. Il y avait ce sentiment un petit peu d'abandon aussi, de temps en temps. qui me suivait depuis des années. Et pourtant, j'ai été la dernière personne à lui tenir la main jusqu'à la fin. Comme quoi, toute relation qu'on peut avoir avec ses parents, jusqu'à la fin, on est responsable de ses parents comme nos parents sont responsables de nous. Et ça a été ça avec mon père. J'ai été la seule. à le suivre jusqu'à la fin alors que lui n'a pas toujours été présent pour moi. C'est comme ça. Donc cet épisode m'a énormément appris parce que j'ai un mois auparavant vécu aussi une épreuve extrêmement difficile. Je travaillais en équipe et cette équipe d'un commun accord, pour ne pas être... pour ne pas être désagréable, on a décidé de ne plus travailler ensemble, de se séparer et de vivre chacun de notre côté. Ce qui veut dire que j'ai choisi, j'ai fait le choix de travailler seule. À partir de la fin du mois de juin de l'année dernière, mes clientes avaient terminé leur cursus. J'avais décidé de mettre ma maison en vente. Je suis partie pendant... Donc un mois, donc tout le mois de juin, j'étais partie en France. Donc j'avais un contrat de travail en France puisque je suis formatrice en France aussi. Je donne des cours en présentiel, donc j'avais un contrat de travail. Ce qui m'a permis aussi, comme quoi la vie est bien faite, est toujours bizarrement tournée. C'est-à-dire qu'en fait, de manière hasardeuse ou par hasard, je ne sais pas comment vous l'interpréterez. Mais mon père a décidé de... Cette maladie, malheureusement, a décidé de se déclarer. juste avant que je parte du Québec pour aller travailler en France. Donc il a été hospitalisé à Perpignan. Perpignan, moi je travaillais à Canet, donc Canet en Roussillon, donc à 10 km de Perpignan à peu près. Et il est décédé à l'hôpital de Perpignan, et la dernière journée de mon travail. Voilà, c'est-à-dire qu'en fait, la vie est faite ainsi, c'est-à-dire que... Il a décidé de partir le jour où moi j'ai arrêté de travailler. Donc j'ai eu le temps en fait de pouvoir être avec lui, de pouvoir lui tenir la main et de l'accompagner dans ce dernier chemin. Voilà, pourquoi je vous raconte ça ? Pourquoi je vous raconte ça ? Parce que ça a conditionné toute mon année. C'est-à-dire que... J'ai la voix qui trame, excusez-moi. C'est-à-dire que je pense que la plus grande leçon que je devais prendre, c'était ça. Quand il est tombé malade et qu'on me l'a appris, j'étais en colère parce que mon père a vécu une vie d'excès, d'excès total. Alcool, cigarettes, alcool, jamais tellement posé, toujours dans une vie un peu de saletain banque. Ça n'a jamais été quelqu'un de... de sérieux dans sa vie et de strict avec lui-même. Donc du coup, il est parti en fait comme il était, c'est-à-dire dans l'excès. Voilà, rapidement dans l'excès. Et c'est une vie que je n'ai pas menée parce qu'en fait du coup, de cet enseignement-là, moi j'ai appris la rigueur. J'ai appris la rigueur et de le voir partir si vite, de manière si… si spontané, en fait, m'a amené des enseignements. Quand il est tombé malade, j'étais vraiment en colère, j'étais vraiment dans une phase de colère immense, à me dire, de toute façon, vu qu'il n'a jamais été là pour moi, je ne veux rien savoir, je ne veux rien savoir de lui, bref. Sauf que quand on est confronté, puis c'est ce que mon ancienne collaboratrice m'a amené, quand on est confronté à l'inacceptable, et qu'on n'a jamais vécu cette situation, on se retrouve à voir défiler sa vie. Et donc, on finit par avoir que les bons moments. Je ne sais pas comment ça se fait, je ne sais pas pourquoi, mais l'amertume s'en va, ce qu'on a vécu s'en va, la colère s'en va. Et on ne finit que par garder les bons moments. Je ne sais pas comment ça se fait, mais c'est comme ça. Quand les personnes disparaissent, à moins que ça ait été le pire des pires, mais ce n'était pas le cas de mon père, en fait, on essaye de comprendre et on comprend comment les gens ont vécu et pourquoi ils ont vécu de cette façon. Et pourquoi surtout ils ont eu de la difficulté à s'exprimer, à exprimer leurs sentiments, leurs émotions, etc. Pourquoi je vous raconte ça ? Vous allez comprendre quel est le rapport avec la coiffure. Là, vous vous dites qu'elle va nous faire chialer pour rien parce que de toute façon, c'est sa vie et nous, on n'en a rien à faire. Mais je vais vous expliquer en fait. Je vous raconte ça parce que ça m'a mis dans un mindset complètement différent. C'est-à-dire que cette colère, cette rage, cette douleur que j'ai ressentie depuis que j'étais petite, s'est envolée puisque la blessure d'abandon est partie avec lui. Donc j'ai été abandonnée pour la dernière fois. Au mois de mai, le 31 mai exactement, mon équipe est partie aussi. J'ai mes torts, chacun a ses torts. Je ne pose la pierre sur personne, ce n'est pas du tout l'objectif. Puisqu'aujourd'hui je vis de manière très sereine et que je n'en ai plus rien à foutre. Je vous le dis très sincèrement, chacun fait sa vie et moi je n'en ai plus rien à foutre. La seule chose qui m'a blessée, c'est que cette personne, en fait, qui n'avait aucune disposition pour le business, s'est mise à faire du business pour les coiffeurs. Et c'est la seule chose qui m'a touchée. Tout le reste, je n'en ai plus rien à faire. Voilà, fais ta vie et les cochons seront bien gardés. Là, vous vous dites, wow, non, non, mais je le dis parce que c'est important. Je le dis parce que... C'est la réalité. C'est l'entière réalité. Je m'en fous. Chacun fait ce qu'il veut. C'est très important comme ça de le savoir. Mais pourquoi je vous raconte ça ? C'est parce que quand j'ai pris mon camion, quand on a pris le camion pour partir, on a fait le tour des États-Unis, on a fait le tour du Québec, des États-Unis et du Mexique, avec un état d'esprit complètement… Vous savez, quand vous écroulez toute votre vie, quand vous laissez… comment vous dire ? ou laissé porter par le destin finalement. Parce que, comme je vous l'ai dit, ma clientèle avait terminé son processus. Je devais recruter une nouvelle clientèle pour pouvoir vivre, pour pouvoir gagner un salaire. On ne se cachera pas que quand on est indépendant et entrepreneur, on doit gagner un salaire. Et ce salaire me permettait aussi de vivre à l'étranger. Et finalement, je n'ai pas eu... peur de tout défoncer, c'est-à-dire de remettre à plat mon système, de le casser en deux, de changer ma communication, de développer une autre façon de travailler, de redevenir dépendante de mon entreprise, puisqu'avant je déléguais la plupart des choses, de redevenir maître de ce que je voulais, c'est-à-dire moi, moi seule. moi et ma création, moi et mon bijou, c'est le mot qui me vient à la tête, j'avais décidé de ne plus être dépendante et de redevenir indépendante. C'est-à-dire que, et là vous allez me trouver épouvantable, et de toute façon, est-ce que j'en ai quelque chose à faire ? Je vous le dirai peut-être pas. Je voulais vraiment... être associée à mon entreprise sans avoir de chaîne. Et pour moi, le fait de dépendre de la compétence d'autres personnes me faisait chier. Je vous le dis très sincèrement, ça me faisait chier. Je n'avais plus envie de ça. Et donc, je repartais à zéro dans l'idée et dans l'envie de ne plus avoir à... compter sur qui que ce soit à part moi-même. J'étais tellement écoeurée de tout ça. Et pour être tout à fait honnête avec vous, dans un sentiment de perdre, sans arrêt de perdre. Parce que déléguer, pour moi, ce n'est pas quelque chose qui est inné chez moi. Je ne peux pas déléguer de manière innée. J'ai du mal à lâcher prise. J'ai du mal à accepter qu'on fasse le travail à ma place. J'ai du mal à croire qu'on puisse le faire aussi bien que moi. J'ai du mal à penser que mes clients seront aussi bien servis que par moi-même. Et donc, sans remettre les compétences de... personne en doute, vraiment pas, c'est pas du tout l'objectif là non plus, c'est juste une perception de moi-même en fait. J'ai toujours l'impression que je dois en faire plus que moins, j'ai toujours l'impression que je dois donner toujours mon 100%, j'ai toujours l'impression que ma clientèle doit être servie à son maximum, j'ai toujours l'impression que je dois mettre les bouchées doubles sans arrêt, j'ai toujours l'impression que... Si je ne le fais pas, personne ne le fera à ma place. J'ai toujours l'impression que comme je suis l'entrepreneur et que je prends les risques, c'est moi qui dois fournir la marchandise. Et donc, j'ai vraiment de la difficulté à comprendre qu'il y a les employés et les entrepreneurs. Voilà, ça c'est mon point de vue. Je suis comme ça. je pense que je ne me referai pas. Je pense que j'ai tourné ça dans tous les sens. Et il y a aussi une notion financière qui fait que je n'ai pas envie de rémunérer des gens qui ne sont pas à leur 100% à la même hauteur que moi. Je le dis. Je le dis. Je le revendique. très sincèrement et je n'ai pas peur de le dire c'était pareil en salon dans un certain sens mais moi j'avais J'ai toujours eu, puis je vous le dis, c'est la chance que j'ai eue, j'ai toujours eu des employés extrêmement impliqués et donc j'ai toujours été fière de les payer. J'ai toujours été très fière de les payer parce que j'ai toujours eu des employés extrêmement impliqués en coiffure et ce qui m'a donné le paradoxe, si vous voulez. C'est-à-dire qu'en fait, j'ai formé des jeunes pour qu'ils soient aussi performants que moi et ils l'ont été. parce que pour moi en fait la coiffure telle que je l'avais imaginée dans mon entreprise a toujours été respectée, a toujours été mise en valeur, a toujours été développée de la bonne façon parce que j'ai eu la bonne façon de les former je pense. Et dans mon entreprise de coaching c'est tellement différent que j'ai pas encore trouvé. la bonne mesure pour pouvoir travailler en équipe. Voilà, je n'ai pas trouvé la bonne mesure parce que je rentre de façon tellement personnelle dans la vie des gens, dans l'entreprise des coiffeurs, que je n'ai pas encore trouvé la bonne mesure pour pouvoir faire en sorte que ce soit délégable. Donc, j'ai décidé en fait de partir seule pour vous donner les grandes lignes de ça. Et là, ma question aujourd'hui, c'était, peut-on... prétendre en tant qu'entrepreneur vouloir travailler moins pour gagner plus. Voilà, ça a été ça ma réflexion en fait et c'est pour ça que je suis venue à vous expliquer comment j'ai construit mon année en étant seule, en étant autonome, en étant libre. Pourquoi en fait, comment j'ai réussi à reconstruire une entreprise à partir de zéro ? Tout simplement parce que j'ai une notion, une phrase qu'un de mes coachs en business m'a dit. Et je vais tacler quelqu'un, malheureusement, encore une fois, qui cette semaine, je ne dirai pas qui, aucun rapport avec la coiffure, qui a dit que les coachs ne servaient à rien et qu'en fait, il en poussait de partout. Bref, je ne me considère pas comme coach, absolument pas. Je me considère comme mentor. Donc ce qui est complètement différent, aujourd'hui dans la coiffure pousse beaucoup de gens qui vous promettent beaucoup de choses en fait pour vivre leur vie de rêve à eux. Vous comprenez ce que je veux dire ? Pour en fait développer leur propre business en se fichant totalement du vôtre. Voilà. Et moi en fait j'ai construit une entreprise qui développe le business des autres pour pouvoir faire... croître mon propre business. C'est-à-dire que si je n'ai pas de succès et de réussite dans mon entreprise, si mes clients n'ont pas de succès et de réussite, ça ne marche pas pour moi. Vous comprenez ? Ça ne marche pas pour moi. Je ne peux pas le développer de cette façon. Donc, pour moi, le concept de travailler moins pour gagner plus, même là, je n'arrive pas à le dire, pour moi, n'a pas de sens. Et j'ai essayé. d'écouter des podcasts, d'écouter des trucs pour essayer en fait de me mettre en... d'essayer en fait de comprendre quel est le fonctionnement de ces entrepreneurs-là. Je n'y arrive pas. Je n'arrive pas à comprendre. Je n'arrive pas à le comprendre. Pourquoi je n'arrive pas à le comprendre ? Parce que moi, dans mon entreprise, je travaille énormément. Je travaille énormément. Parce que... Il n'y a pas que le simple fait d'accompagner qui va me permettre de développer ma structure. Il y a toute la communication, il y a toute la stratégie, il y a toute l'acquisition de clients, il y a le podcast, justement là où on est ensemble, il y a les réseaux sociaux, il y a la communication sur plusieurs supports. Je veux dire, je ne peux pas me dire que je vais travailler moins. Et quand je travaille à moins, je vais gagner plus. Et vous-même, en tant que coiffeur, comment vous pouvez vous dire que vous allez travailler moins ? Vous travaillerez peut-être moins derrière la chaise, mais vous aurez votre coaching, vous aurez vos réseaux sociaux, vous aurez toute votre structure d'entreprise à travailler. Pas seulement le fait de coiffer, mais tout ce qui se passe en arrière. Comment on peut dire aux entrepreneurs aujourd'hui ? qu'ils vont travailler moins et qu'en travaillant moins, en travaillant moins, ils vont avoir plus de salaire. C'est impossible. C'est impossible. C'est du mensonge tout ça. C'est du mensonge et je m'accroche à le dire. Je m'accroche à le dire parce qu'on peut avoir un business en fait où on a 10 employés, où on n'a pas besoin de travailler derrière la chaise, où on est complètement autonome. Mais toute la structure doit être faite par qui ? Vous voyez ce que je veux dire ? C'est que le temps que vous ne passez pas avec votre clientèle, vous la passez sur votre structure. Et c'est tout ce que j'ai fait cette année. J'ai développé des coiffeuses incroyables. Je leur ai amené des clés extraordinaires. Mais je suis tout le temps en train de penser à ma structure. Je suis tout le temps en train de penser à leur dossier. Je suis tout le temps en train d'essayer d'évaluer leur réussite, d'évaluer leur chiffre, d'évaluer leur état d'âme, etc. Vous voyez ce que je veux dire ? Et je ne peux pas, en fait, me dire que je vais travailler moins. Je ne peux pas me le dire. Parce que travailler moins, pour moi, en fait, ça veut dire être moins présente. Ça veut dire être moins là. Ça veut dire être moins sur les réseaux sociaux. Ça veut dire être moins... Je ne peux pas l'envisager, ça. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc, ce n'est pas possible. Et tout le temps... Et je me suis permis, en fait, d'arrêter pendant deux mois mon travail, puisque j'avais repris le 4 septembre l'année dernière. Donc, juillet-août, je n'ai pas travaillé ou en tout cas très, très, très peu. Mais ne pas travailler, en fait, ne veut pas dire que j'ai laissé complètement mon entreprise s'écrouler. J'ai reconstruit ma stratégie et la plupart du temps, et c'est pour ça que j'ai eu l'idée de ce podcast aujourd'hui, c'est parce que j'ai reçu un message ce matin d'une de mes filles qui me dit je ne sais pas comment je vais faire, je ne sais pas comment je vais faire pour payer Je ne sais pas comment je vais faire pour avancer. Je ne sais pas comment je vais faire. Et moi, je vais vous dire comment on fait dans ces cas-là. Je vais vous dire comment on fait pour se développer dans ces cas-là. Et je pense que ça va être ça, le sujet de la vidéo. Je vais vous dire comment on fait. Quand on est au bord de la falaise et qu'on a de la difficulté à se projeter dans l'avenir, La seule chose qui nous empêche de prendre la bonne décision, c'est la peur. C'est la peur. Je n'aurais jamais tout refait, tout reconstruit, tout remis en place si j'avais eu peur. Parce que la peur m'aurait paralysée. La peur m'aurait empêchée d'avancer. M'aurait collée au mur et je n'aurais plus bougé. Une chose est essentielle, essentielle, et je vais vous l'enseigner aujourd'hui. C'est que le jour où tu n'as plus peur de perdre, tu arrêtes de perdre. Le jour où tu n'as plus peur d'être toi-même, tu arrêtes de perdre. Le jour où tu te mets face à toi-même, et que tu es convaincu de ce que tu veux vraiment, tu arrêtes de perdre. On arrête de perdre le jour où on prend conscience qu'il n'y a rien à perdre. Dans la vie, il n'y a rien à perdre à part la vie. C'est ça que j'ai appris avec le décès de mon père, c'est que dans la vie, on n'a rien à perdre à part la vie. Voyez ce que je veux dire ? C'est-à-dire qu'en fait, on a toujours peur de perdre son confort. Mais qu'est-ce que le confort ? Qu'est-ce que le confort si vous n'êtes pas capable de vivre votre vie de manière consciente ? Si vous n'êtes pas capable d'apprécier ça ? Si vous n'êtes pas capable de multiplier ça ? mais que vous restez figé dans quelque chose qui ne vous convient pas, parce que vous avez peur de perdre, parce que vous avez peur de vivre, parce que vous avez peur d'être, parce que vous avez peur d'avancer, parce que vous avez peur du succès. Comment vous pouvez en fait avancer si vous n'êtes pas capable de vous jeter dans le vide, si vous n'êtes pas capable d'écrouler tout ce que vous avez, parce que pour vous c'est confortable. Vous êtes propriétaire de quoi ? D'un crédit de maison ? Vous êtes propriétaire de quoi ? D'une bagnole ? Vous êtes propriétaire de quoi ? De quoi exactement ? De quoi êtes-vous propriétaire ? De quoi êtes-vous... À quoi êtes-vous attaché qui a tant de valeur pour vous et qui ne peut pas être reconstruit à part la vie ? À part la vie. Parce que la vie, une fois que vous la perdez, vous la perdez pour toujours. Une bagnole, si vous la perdez, une maison, si vous la perdez, vous pouvez reconstruire. Vous pouvez... Vous remontez les manches, vous pouvez recommencer à zéro, vous pouvez repartir tant que vous êtes en vie, tant que vous avez du souffle, tant que vous êtes sur vos deux jambes, vous pouvez repartir. Mais si vous avez peur de ça, si vous avez peur de... vous mettre en danger, vous ne construirez jamais rien. Vous n'aurez jamais assez de force, vous n'aurez jamais assez de rigueur, vous n'aurez jamais assez de discipline, parce que la seule chose qui va vous drainer, c'est la peur. Hormis ça, hormis cette notion en fait de pouvoir reconstruire, vous êtes paralysé et vous n'avancez pas. C'est vraiment ça en fait que je voulais vous amener dans ce podcast parce que moi je suis fatiguée en fait d'entendre des mensonges de gens qui n'ont jamais été capables de construire au-delà du raisonnable. Et je pense que moi, j'ai été capable de construire, de détruire, de reconstruire, de redétruire et de recommencer. Seul, tout le temps seul, tout le temps en fait à me dire est-ce que ça va fonctionner ? Et les seuls gens. qui aujourd'hui m'apportent leur soutien sont soit ma famille, soit mes clientes. Parce qu'à l'extérieur, la seule chose qui m'arrive de plus en plus, c'est de vouloir avoir le bénéfice de ce que je fais, de vouloir s'accrocher à moi pour la mauvaise raison, de vouloir ressembler ou dénigrer mon système. Mais jamais encourager la personne que je suis, jamais encourager les efforts que je mets en place. Parce que cet état d'esprit, cet état d'esprit que je possède n'est pas multipliable, n'est pas copiable. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est impossible. C'est impossible. Et ce qui fait que je suis capable de zéro, de zéro, de pouvoir en fait. Et multiplier ça, c'est tout simplement l'absence de peur, l'absence de doute, l'absence en fait de réflexion sur beaucoup de choses. Vous savez quoi ? Qu'est-ce qu'il faut ? J'avais une maison au Québec, j'avais un salon, j'avais une vie, j'ai des enfants, j'avais la possibilité en fait de pouvoir faire plein de choses. Mais quand tu n'es pas heureux dans la vie, quand tu ne te sens pas bien, quand tu es mal à l'aise, pourquoi tu restes ? Pourquoi tu continues à faire ce que tu fais ? Parce qu'il faut ? Parce que tu dois ? Parce que c'est conventionnellement acceptable ? Mais pourquoi tu t'infliges ça ? C'est ma phrase, ça. Pourquoi tu t'infliges ça ? Ma phrase préférée, c'est ça. Pourquoi on continue à s'infliger des blessures, à s'infliger des choses désagréables ? à servir une clientèle qu'on n'aime pas, à développer une entreprise qui n'est pas complètement calibrée avec ce qu'on veut ? Pourquoi on s'obstine à faire des choses alors qu'on n'est pas heureux ? Alors que le bonheur ne frappe pas à la porte ? Pourquoi ? Pourquoi ? Et là tu vas me dire quel rapport avec la coiffure ? Le rapport en fait c'est que 80% des salons de coiffure ne gagnent pas d'argent ou très peu d'argent. C'est que 80% des entrepreneurs de la coiffure ne sont pas à l'aise avec leur salon. Là, tu vas me dire, c'est beaucoup. Oui, c'est beaucoup. C'est beaucoup. C'est beaucoup parce qu'on a des charges et des responsabilités énormes. On s'inflige des choses pour gagner de l'argent et pas pour avoir un certain confort de vie. On oublie. son bien-être, on oublie la personne qu'on est au profit de son entreprise et au profit de ses employés. Moi j'ai décidé que c'était stop. Moi j'ai décidé que je ne travaillais pas pour les autres. Moi j'ai décidé que je mettais mon bonheur à moi en avant de la scène. Mais ça ne veut pas dire que je travaillerais moins. Ça ne veut pas dire que parce que j'habite à la plage, je suis tous les jours à la plage. Ça ne veut pas dire que je ne dois pas mettre d'efforts. Mais ça veut dire que chaque jour que je travaille, chaque jour où je suis devant mon bureau, je prends du plaisir à le faire. Et c'est ça que tu dois te demander. Est-ce que je prends du plaisir à le faire ? Si je prends du plaisir à le faire, si je prends du plaisir à me mettre en action chaque jour, c'est parce que j'aime ça. C'est parce que je suis heureuse dans ce que je fais. Pas parce que je dois, et pas parce que je dois payer un crédit, et pas parce que je dois payer l'école aux enfants, et pas parce que je dois me payer la bouffe. Mais parce que j'aime ça, et parce que j'aime ça, je fais les choses que je dois faire. Parce que j'aime ça, je mets les stratégies en place. Parce que j'aime ça, je multiplie mes actions. Parce que j'aime ça, je me suis fixé des objectifs. Parce que j'aime ça, je suis certaine et convaincue d'avoir de l'impact pour les autres. Parce que je travaille pour la bonne raison. Parce que je me fous du jugement, parce que je me fous de ce qu'on pense de moi, parce que je suis certaine de ce que je fais a une incidence sur la vie des autres. Voilà. Et c'est pour ça que j'ai décidé d'écrouler mon système, parce que j'étais plus convaincue et convaincante par ce que je faisais. Et j'ai donc décidé de faire en sorte d'apporter et de faire une différence dans la vie des autres. Tout simplement. Voilà. C'est pas mal. Ça a bien été. Ça a bien été. Mais je voulais que vous sachiez, je fais un an ici au Mexique. Et pour moi, cette année a été une année de changement, d'écroulement, de prise de conscience, de simplicité. Je suis redevenue beaucoup plus simple. Je suis revenue à beaucoup plus de simplicité. Je me suis éloignée de certains réseaux sociaux qui sont toxiques pour moi, notamment Facebook, avec tous ces groupes de coiffeurs qui me faisaient chier. J'ai décidé d'arrêter avec ça parce que je trouve que ça me gave. Et tous ceux qui te vendent de la soupe de bien-être, de bienveillance et de machin, ce sont des escrocs pas possibles. Parce que quand tu les vois commenter d'autres postes, et notamment j'en ai une en tête, commenter d'autres postes et être... épouvantable avec les autres, mais range ta bave. Range ta bave, parce qu'honnêtement, ça sert à rien. Voilà. Et voyez, au jour d'aujourd'hui, je suis à l'aise dans ce que je fais. Je suis... J'ai pas besoin de plaire à l'univers entier de la coiffure. J'ai pas besoin de plaire à l'univers entier des formateurs. J'ai besoin de me plaire à moi avant tout. Et j'ai besoin de plaire à mes clientes avant tout. Et j'ai besoin de transformer des entreprises avant tout. Tout le reste m'est égal. Tout l'univers de la coiffure bien pensante, du mondial de la coiffure et compagnie, je m'en fous. Total. Aujourd'hui, j'ai besoin d'être moi, d'être alignée avec moi, d'être alignée avec mes valeurs, de faire ce que j'ai envie. Et c'est tout ce que j'ai besoin. Je n'ai pas besoin de plaire. Je n'ai pas besoin de faire plus de bruit. Je n'ai pas besoin de... de modifier mon langage. Je n'ai pas besoin d'être une autre personne parce que je suis moi tout simplement. Et que le fait d'être moi est largement suffisant. Et qu'au final, en fait, voilà, ça m'est égal le reste. Et c'est ce que vous devriez faire dans vos salons de coiffure. Coiffer vos clients, être en harmonie avec elles ou avec eux, faire ce qui vous anime, faire ce qui vous plaît, être aligné avec votre business et vous serez heureux. Et vous savez quoi ? Vous gagnerez de l'argent avec ça. Parce que vous n'aurez pas peur de rien. Vous n'aurez plus peur de déplaire. Vous n'aurez plus peur de ne pas satisfaire. Vous n'aurez plus peur de ne pas être à la hauteur. Serez-vous selon vos propres codes, avec votre propre vie et vos propres expériences, et vous amènerez votre propre technique. Et vous n'aurez plus rien à foutre des autres. Le jugement, l'injustice et compagnie, ça vous passera au-dessus. Parce que la seule chose qui est importante, c'est de vivre. Et je l'ai appris, je vais essayer de le dire, je l'ai appris en tenant la main d'un mourant et en étant la meilleure personne pour lui dans sa fin de vie. Voilà. Et en ayant été jusqu'à son dernier souffle une bonne personne. Voilà. Et de me foutre. de ce qu'on peut penser de moi. Parce qu'à partir du moment où j'ai vécu ça, à partir du moment où j'ai été jusqu'au bout de ça, je n'en avais plus rien à faire. Je n'en avais plus rien à faire, j'avais plus peur de rien. J'avais plus peur de perdre. Et c'est en n'ayant plus peur de perdre que j'ai gagné. Que j'ai gagné. Et aujourd'hui, j'en ai plus rien à foutre de ce qu'on peut penser de moi. Parce que j'ai une entreprise qui fonctionne. Parce que j'ai une méthode qui fonctionne. Parce que je suis alignée avec ma clientèle. Et qu'aujourd'hui, c'est tout ce que j'ai besoin. C'est tout ce que j'ai besoin. Et en habitant au Mexique, justement, en fait, t'as pas besoin de sacs vitons, de chaussures de marque, de fringues de marque ou je sais pas quoi. T'as besoin juste de vivre, de profiter, de regarder la beauté des choses que t'as autour de toi et de te foutre de tout, de tout le reste. Ma vraie mission à moi aujourd'hui, c'est j'aide les entrepreneurs de la coiffure à développer leur entreprise avec leur haut potentiel, parce que je sais que ce sont des femmes qui ont un potentiel immense, qui se forment, qui se développent, qui se choisissent, qui créent leur propre code, parce qu'elles ont toujours été en marge un petit peu de ce qui se faisait et en marge de la société en vrai. Et donc, on se regroupe dans un club qui s'appelle les Lyonnes et c'est tout ce que j'ai besoin. J'ai besoin de gravité avec des entrepreneurs de haut niveau. J'ai besoin d'être alignée avec des entrepreneurs de haut niveau. J'ai besoin de croire en moi et de croire en elle avant tout. Et j'ai besoin juste de ça. Je vous souhaite en tout cas une bonne semaine. On se retrouve la semaine prochaine et je vous dis à bientôt et merci de m'avoir écoutée. Bye.