Speaker #0Ne me cassez pas le peigne, le podcast qui vous dit tout sur l'envers du décor des salons de coiffure, présenté par Julie Véron. Hello, hello tout le monde, j'espère que ça va bien, on se retrouve pour notre épisode du jour. Je ne sais pas si vous entendez la musique, derrière moi je vais vous faire un petit son. Alexa, monte le volume à 4, je ne sais pas si vous l'entendez, peut-être pas, en tout cas. Aujourd'hui, on coupe. beaucoup les plateformes pour pouvoir avoir accès aux droits d'auteur donc malheureusement je ne peux plus diffuser de la musique derrière moi ou très peu je sais pas si vous l'entendez mais en tout cas moi ça me fait du bien de mettre de la musique latino le dimanche matin pour enregistrer mon podcast je vais baisser le son deux petites secondes voilà donc donc donc donc donc aujourd'hui j'ai plusieurs sujets à aborder en fait Souvent je me creuse la tête toute la semaine pour trouver un sujet qui va percuter ou en tout cas qui va nous permettre. Parce qu'en fait ce compte est sur la coiffure, ok. Mais aussi c'est un petit peu tout ce que je vis pendant la semaine. Du coup, et je vous le partage, j'ai pas envie d'être comme les autres. déblatérer sur les clients, déblatérer sur les salons, déblatérer sur les techniques, déblatérer sur tout. J'ai envie de vous amener des pistes de réflexion et que ces pistes de réflexion vous permettent de développer vos entreprises. Vous comprenez ? En fait, je n'ai pas appris à mieux faire mon métier. Pardon, je recommence. Je n'ai pas appris à avoir des business qui fonctionnent. juste en sachant bien faire mon métier. Pour moi, bien faire son métier, c'est une chose, et être un bon chef d'entreprise, c'en est une autre. Ce sont deux choses complètement différentes, et j'ai appris avec le temps que c'était deux choses qui n'étaient pas forcément innées d'un côté comme de l'autre. C'est-à-dire qu'il y a des gens, ça va être des coiffeurs bofs, et ils vont faire un carton, et il y en a d'autres, ça va être des super bons coiffeurs. et ils vont faire un bid. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc, moi, mon podcast, en fait, il n'est pas pour vous dire, OK, alors si tu veux augmenter ta trésorerie de temps, il va falloir que tu fasses tant. Si tu veux savoir ça, il faut que tu intègres la méthode Lyon. Et là, je vais te donner toutes mes astuces business. Le podcast, en fait, lui, il est vraiment fait pour développer votre côté leader d'entreprise, business, pour pousser des coups de gueule aussi, pour vous montrer, en fait, la personne que je suis. vous emmener dans mon univers et vous faire graviter autour de ma personne, qui est quelqu'un qui a un parcours extrêmement atypique et qui est convaincue, et malgré ce qu'on m'a pu me dire ce week-end, je suis convaincue que je n'ai rien de plus que n'importe qui. C'est-à-dire qu'en fait, je fais mon travail, je le fais bien, j'ai un degré d'exigence extrêmement élevé, que ce soit en coiffure ou que ce soit en business. en service client tout ça. Et donc pour me permettre d'avoir le succès dans mes entreprises, je m'impose en fait une discipline quasi militaire, c'est ce que je disais à ma mère cette semaine. Elle me disait ça va tout ça, comment ça se passe pour toi et tout. Mais je lui dis, écoute, je travaille. Je travaille beaucoup, c'est même le médecin cette semaine qui m'a demandé Alors, les fêtes de Noël ? Les fêtes de Noël, ça va être pour travailler. Salut Jacqueline ! Je veux dire, rien n'arrive pour rien. Donc voilà. Et donc, en fait, je m'impose une discipline quasi militaire. C'est-à-dire que je me lève à telle heure, je fais ce que j'ai à faire le matin, je ne déroge jamais, je ne me dis jamais je le ferai plus tard je suis toujours en train de faire les choses en temps et en heure. pour pouvoir avoir la latitude nécessaire de réajuster aux besoins. Si vous devez avoir un conseil, et le meilleur conseil que j'ai à vous donner, c'est la discipline. C'est-à-dire que sans discipline, vous n'arriverez à rien. La procrastination est l'ennemi de la discipline, est l'ennemi de l'entrepreneur, est l'ennemi de la réussite et du succès. D'accord ? Donc là-dessus... C'est hyper important que vous le sachiez. Pourquoi ? Parce que souvent on se dit, moi, ce n'est pas nécessaire, je fais ça, mais je veux dire, voilà. C'est nécessaire dans tout. C'est-à-dire qu'en fait, je le redis, je redis souvent ce que j'ai dit, c'est-à-dire que pour moi, en fait, s'imposer une discipline, c'est dans tous les domaines, ce n'est pas que dans le travail. S'imposer une discipline, c'est être à l'heure à mes rendez-vous autant que possible, sauf quand j'ai vraiment un débordement de cinq minutes, ça peut arriver, mais autant que possible, je suis à l'heure. Être à mes rendez-vous autant que possible. Si je dois avoir un rendez-vous, je suis à mes rendez-vous autant que possible. D'accord ? M'imposer des deadlines et une checking list pour toutes les choses que j'ai à faire dans la semaine. C'est-à-dire que je fais une liste de mes tâches à faire pendant la semaine et je les fais toutes, jusqu'à épuisement s'il le faut, mais je les fais toutes. C'est-à-dire que je me mets une liste et cette liste doit être faite jusqu'à la fin de la semaine. C'est très très très important. Quoi d'autre encore ? J'ai un emploi du temps, même si je travaille à la maison, j'ai un vrai emploi du temps, j'ai quelque chose qui est bien carré, bien ficelé. Je ne reste pas au lit, je regarde la télé, mais le soir vite fait, une heure, parce que sinon elle est éteinte toute la journée. Je lis des livres, la plupart du temps, je lis beaucoup de livres, et surtout j'essaye. toujours d'aller chercher le détail. Je vais chercher le détail qui va faire la différence. Ça, c'est pour les grandes lignes. Dans les petites lignes, dans les choses un peu plus précises, j'ai peur de rien. J'en ai fait un module sur la méthode Lyon, puis je vous le spoil, tant pis. C'est pas grave, parce que de toute façon, c'est pas la plus grosse partie de mon taf. Mais c'est la peur, en fait. plus tu vas développer de la peur et plus tu vas te freiner. On peut te dire qu'il faut de la motivation, on peut te dire que la motivation est la clé de la réussite. C'est vrai, c'est en partie vrai, mais ce n'est pas tout à fait vrai. C'est-à-dire qu'en fait, la motivation, c'est quelque chose qui est très aléatoire. Il peut t'arriver quelque chose, tu peux avoir un défi, un souci, peu importe. Tu peux avoir... un truc qui se passe mal, une merde, une graine de sable dans ton rouage. Moi, par exemple, cette semaine, j'ai mon chat qui est malade. Et puis, elle est à l'hôpital en ce moment chez le vétérinaire. On est dimanche. Ça a paralysé toute ma semaine. J'ai été toute la semaine à l'amener tous les jours chez le véto. Voilà, ça a pas mal chamboulé ma semaine, si vous voulez savoir. Donc est-ce que là, à ce moment-là, j'ai la motivation de faire des choses surnaturelles ou est-ce que j'ai la motivation pour qu'elle aille mieux ? J'ai des motivations pour qu'elle aille mieux, bien évidemment. Ça a été mon moteur toute cette semaine et je ne peux pas vous dire que dans le taf, la motivation était forcément au rendez-vous. Parce que ça a été une très, très lourde semaine jusqu'à ce qu'on l'hospitalise et que je délègue les soins. Parce que je ne suis pas vétérinaire, c'est un métier. Donc j'espère qu'elle va bien. J'en saurai plus tout à l'heure. Mais rendu là, la motivation ne peut pas être la même. On peut avoir des graines de sable, des choses qui ne fonctionnent pas bien, des choses qui sont au-delà de notre contrôle. Ça, c'est la vie. On ne peut rien y faire. La motivation, c'est comme un sentiment. Si jamais ça ne va pas dans ta tête, malheureusement, comment tu fais pour être motivé ? Tu n'es pas motivé, je suis désolée de le dire. Tu n'es pas motivé. Si tu n'as pas les résultats dans ton entreprise, pas motivé, si en plus de ça, c'est une roue qui tourne, t'es pas motivé, enfin voilà. Vous voyez, donc la motivation, c'est une chose, d'accord ? C'est une chose qui se construit au fur et à mesure, mais qui n'est pas donnée de manière régulière. Par contre, il y a une chose qui est donnée de manière régulière, c'est la discipline. C'est-à-dire qu'en fait, là vous voyez par exemple, j'ai agencé tout mon carnet de rendez-vous cette semaine. autour de mon chat sans oublier ma discipline. C'est-à-dire qu'en fait, j'ai continué à travailler, j'ai continué à avoir mes rendez-vous, j'ai continué à faire ce que j'avais à faire. Et en même temps, j'ai agencé mon agenda autour d'elle. Donc ça, ça a été ça. Je n'avais pas forcément la motivation, mais j'avais la discipline de le faire. Vous voyez, ça a été ça. Une chose qui est importante aussi, c'est que je n'ai peur de rien. Je veux dire... dans le business, je ne parle pas d'un avis en général, mais dans le business, je n'ai pas peur de grand-chose. Pour moi, de l'argent, ça reste de l'argent. C'est une valeur, en fait. qui va, qui vient. Quand tu as compris ça, quand tu as compris ce que c'était l'argent pour de vrai, tu n'accordes plus autant d'importance à ça. Et je peux vous dire que quand vous avez réellement une vision d'entreprise, que vous êtes en fait... Excusez-moi, j'ai un chien. Si vous l'entendez, ce n'est pas de ma faute. C'est monsieur qui décide que. Voilà. Donc, en fait... Quelque chose de très important. Très, très, très, très, très, très important. D'accord ? Ça, c'est primordial. OK ? La peur. Si vous ne contrôlez pas votre peur, si vous vous empêchez d'agir par rapport à votre peur, si vous vous freinez par rapport à votre peur, vous pourrez avoir toute la motivation du monde, vous n'avancerez pas. C'est comme si, en fait, vous étiez dans une voiture avec le frein à main levé et que vous espériez en accélérant vous rendre de la même manière à destination. C'est impossible. C'est impossible. Impossible. Vous ne pouvez pas. Vous ne pouvez pas. Ce n'est pas possible. Vous avez peur, donc vous réfléchissez. Vous réfléchissez, donc vous ralentissez. Vous ralentissez, donc vous n'arrivez pas à destination. Vous n'arrivez pas à destination, donc vous vous laissez envahir par la peur. Vous vous laissez envahir par la peur. Vous n'allez pas plus vite. Vous voyez ? L'analyse paralyse. C'est-à-dire que si vous vous mettez à vous écouter et que vous commencez à vous dire que vous devez réfléchir parce que pour vous, moi, le pire argument qu'on me fait là, je les vois les entrepreneurs. Je les vois. Je les vois et je vois les salariés déguisés. Et je vois les entrepreneurs. D'accord ? C'est deux mondes complètement différents. Quelqu'un qui va me dire, leur donne appel, à qui j'ai démontré par A plus B. qu'elle a besoin de se faire accompagner. Parce que si elle ne se fait pas accompagner, elle va avoir des difficultés à faire quelque chose de mieux. Parce que tout ce qu'elle a mis en place depuis le début ne fonctionne pas. Et qu'elle espère en fait, seule, alors qu'elle a fait des actions qui ne fonctionnaient pas, faire des actions différentes et que ça fonctionne sans avoir de stratégie. Et que la personne me dit, je ne sais pas, je vais réfléchir. Et que je lui amène par A plus B la certitude. La certitude, aujourd'hui je suis sûre de mon système. La certitude que je vais pouvoir l'aider, l'accompagner, la guider, et qu'elle me dit je vais réfléchir, je vais y penser, j'ai peur de dépenser cette somme, et si ça ne marche pas, et comment on fait, et si moi je n'y arrive pas, et si à moi je ne peux pas, et si je ne peux pas te payer là c'est ta peur qui parle, ce n'est pas toi. Là tu te laisses envahir par la peur en fait parce que tu te dis En fait, tu ne te fais pas confiance, déjà, pour commencer. Et surtout, tu n'as aucune vision d'entreprise. Aucune. Il y en a qui ouvrent la porte de leur salon de coiffure le matin sans savoir si l'année prochaine, elles ouvriront la même porte le matin. Si la porte sera la même. Si le salon sera le même. Si la clientèle sera la même. Si le chiffre d'affaires sera le même. Si les produits seront les mêmes. Si les partenaires seront les mêmes, si les salariés seront les mêmes, si tu ne prévois pas, si tu ne prévois pas ça, si tu ne te vois pas évoluer, si tu ne t'imagines pas évoluer, comment tu veux évoluer, tabarnak ? Pardon, ça y est, ça repart. Ça repart, ça repart. Comment tu veux te voir ? Oui, j'ai vécu 7 ans au Québec, pour ceux qui ne savaient pas. J'ai vécu 7 ans au Québec. Donc voilà, je vais vous expliquer, je vais vous en dire un petit peu plus. J'ai beaucoup de nouveaux adeptes de ce podcast. Je vous kiffe. Merci énormément. Mais comment tu veux vouloir évoluer ? Comment tu peux évoluer quand toi-même déjà, tu ne te vois pas évoluer ? Comment tu veux faire plus de chiffres ? Comment tu veux rentabiliser davantage ton entreprise ? Comment tu veux faire plus de ventes ? Si tu te laisses envahir par la peur. Si pour toi, en fait, le fait de mettre un pied devant l'autre, va devenir un énorme défi. Vous voyez ce que je veux dire ? En fait, vous mettez trop l'argent, puis je vous le dis, ce n'est pas un reproche en passant, mais vous mettez trop l'argent au premier plan dans votre vie. Même d'en parler, ça me fout les frissons, je vous assure. 99% des gens, puisqu'il y a 1% de la population qui est hors norme, 99% des gens... mettent l'argent en premier plan dans leur vie. 99% des gens mettent l'argent en premier plan dans leur vie. Donc c'est ça, excusez-moi j'ai coupé un petit peu, je m'excuse. Donc du coup je disais que 99% des gens mettent l'argent au premier plan en fait dans leur vie mais ils oublient, on oublie la mission de son entreprise, on oublie en fait la vision de son entreprise, on oublie pourquoi on fait ça en fait. Et en mettant l'argent au premier plan, on pète complètement cet effet de vision en fait. Et là, qu'est-ce qui arrive quand on n'en a pas assez, quand on n'en gagne pas assez, quand on est en train de compter, quand on a des difficultés quelles qu'elles soient ? Il arrive qu'en fait, malheureusement, on perd toute la vibration de son entreprise. On oublie complètement la mission et on a une vision complètement obstruée de son entreprise. Moi, par exemple, je suis quelqu'un qui ne suis vraiment pas du tout matérialiste. J'en ai rien à faire en fait. La seule chose que je rêve d'avoir, c'est une maison au bord de la mer parce que c'est pour mon bien-être personnel. C'est-à-dire que je veux et je souhaite pouvoir me réveiller le matin avec le lever du soleil et me coucher le soir avec le coucher du soleil et avoir une vue qui me donne la patate tous les jours. Mais vraiment, là, clairement, hormis ça, j'en ai rien à foutre du matériel. totalement en fait. Je ne travaille pas pour le matériel, je ne vis pas pour le matériel, j'en ai rien à faire en fait d'avoir des vêtements, des chaussures, des sacs, des voitures, des machins, j'en ai rien à faire. Moi ma seule préoccupation et ma préoccupation principale en fait c'est de servir. Quand vous avez une entreprise de service, c'est-à-dire de coiffure, vous êtes là pour servir votre clientèle. Vous devez amener un service, vous devez créer une offre, une offre irrésistible. Vous devez amener les gens en fait à un changement. Vous devez leur proposer en fait une nouvelle version d'eux-mêmes. Et cette nouvelle version en fait, c'est la vision et la mission de votre entreprise. Si par exemple, vous avez un salon et que vous ouvrez la porte de la même manière et vous la fermez de la même manière tous les soirs, vous allez avoir de la difficulté en fait à évoluer. Et le problème... de l'entrepreneur ou surtout du salarié déguisé, moi, comme j'appelle, parce que la plupart des entrepreneurs de la coiffure sont des salariés déguisés, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on n'a aucune idée de ce qu'on sera dans cinq ans. On n'a aucune idée de comment faire évoluer son salon. On n'a aucune idée de comment on allait aller chercher des solutions pour créer une version plus élevée de ce qu'on est aujourd'hui. Vous comprenez ? Ça, c'est hyper important. C'est-à-dire qu'en fait, on cherche… En fait, moi, ce que je reproche à ce métier, la plupart du temps, c'est d'aller chercher un milliard de solutions pour apporter des services nouveaux. C'est pour ça que j'ai fait une story, puis il y en a beaucoup qui ont été surpris. La mort d'une entreprise, en fait, c'est de vouloir implanter un milliard d'idées à l'intérieur et de ne se focaliser sur rien. D'accord ? Ce qui va faire lever votre entreprise, généralement, c'est une chose. Une seule. C'est pour ça que je dis souvent développez votre zone de génie, arrêtez de vouloir coiffer tout le monde, arrêtez de vouloir faire de tout, arrêtez de vous mettre à la portée de vos clients, arrêtez en fait de croire que vous allez faire une différence chez des gens qui ne voient pas la différence, qui ne la voient pas la différence, qui ne savent pas en fait faire la différence entre une salade verte et une laitue. Vous voyez ce que je veux dire ? Vous vous égauziez toute la journée à vouloir absolument faire rentrer dans la tête à des gens qui ne sont pas capables de rentrer dans votre univers parce qu'ils n'en ont aucune idée et qu'ils n'en ont absolument rien à foutre. Et vous vous égauziez toute la journée à vouloir vous faire respecter dans votre métier alors qu'en fait, vous êtes avec une clientèle qui ne vous correspond pas, qui n'est pas alignée avec les valeurs de votre entreprise. qui ne vous feront pas évoluer et qui vont vous créer plus de stress qu'autre chose. Et ça, je l'ai appris à mes dépenses. J'ai fait un post sur Facebook, vous irez voir sur mon Facebook, où j'explique en fait que moi, là, c'est pas une blague, c'est vraiment pas une blague. J'ai le sens du service. Je pense que Julie, en japonais, ça doit vouloir dire service illimité. Vous voyez, c'est... J'ai un sens du service et du devoir énorme, immense, hyper élevé. Voyez ? Mais là, là... Au bout d'un moment, le service, à vouloir le donner à des cochons d'Inde, à vouloir servir tout le monde, à vouloir faire rentrer des choses dans la tête des gens, de vouloir éduquer tout le monde, tu te retrouves à crier pipo à des pigeons, pour être tout à fait honnête. Tu te retrouves à t'égosiller, à perdre la voix et à perdre le sens du truc. Parce que, en fait, clairement, tout le monde n'est pas capable de l'entendre. Tout le monde n'est pas capable de l'entendre. Et là, je reviens sur le sujet précédent. La peur. Tu as tellement peur, en fait, d'écrouler ton entreprise, de ne pas avoir assez de gains, de ne pas faire assez de chiffres d'affaires, que tu essayes de trouver un milliard d'idées qui vont te permettre de diversifier un milliard de fois tes services pour accueillir tout le monde. te faire en fait amis avec tout le monde pour avoir en fait au final l'amour de tous ont finalement avoir l'amour de personne et tu te laisses driver par ta peur parce que tu as peur de pas avoir d'argent parce que tu as mis l'argent au centre de tes priorités et qu'au final en fait tu en as oublié tu sais ce que tu as oublié tu t'es oublié en fait tu as oublié la personne que tu étais tu as oublié ce que tu pouvais faire pour les autres T'as oublié pourquoi tu faisais ça. T'as oublié pourquoi t'avais monté un salon. Et t'as oublié surtout que la personne la plus importante de ton système, c'est toi putain. C'est toi, c'est même pas tes clients. Tes clients, ils sont là pour te suivre. Parce que tu vas leur amener une valeur ajoutée. Les gens, quand ils ont compris, quand ils comprennent qu'ils ne sont pas les bienvenus partout, ils ne vont pas aller partout. Tu vois ce que je veux dire ? Tu ne peux pas vouloir satisfaire tout le monde et en récupérer les fruits. Tu vas récupérer la galère, tu vas récupérer les reproches, tu vas récupérer tout ce qu'on ne veut pas. Moi, je me suis brûlée les ailes. J'ai tellement donné, j'ai ouvert mon téléphone, je regardais. Ah, un tel, il faut lui reprendre une mèche de vent parce qu'elle trouve qu'elle n'en a pas assez. Ah, un tel, son mari n'aime pas sa couleur. Ah, un tel, elle est... Elle est un... Elle n'a pas aimé son changement. Ah, untel, elle aurait voulu plus de ça. Ah, untel. Putain, mais merde. Putain, mais merde, en fait. Les gens sont... Il y en a certains, non ? Excusez-moi de ce que je vais dire. Je n'aime pas parler comme ça, mais je le dis quand même. Il y en a certains, ce n'est pas les cheveux le problème. Ce n'est pas les cheveux le problème. C'est tout ce qu'il y a autour. D'accord ? C'est ce qui se passe entre les deux oreilles, généralement, le problème. D'accord ? Donc vous pourrez faire tout ce que vous voulez, vous pourrez dire tout ce que vous voulez, vous pourrez amener tout ce que vous voulez. Il n'y aura jamais de satisfaction de la part de ces gens-là. De la même manière, si les gens ne sont pas éduqués à prendre soin d'eux, à acheter les bons produits, à faire les bons gestes, vous allez pouvoir vous égauzier pendant 3000 ans, ils ne le feront pas plus. De la même manière, si tu cours après les gens qui n'ont pas d'argent, si tu veux servir tout le monde et que tu cours après les gens qui n'ont pas d'argent, qu'est-ce qu'ils font ces gens ? Ils ont un mécanisme de défense qui les pousse toujours vers les bonnes affaires, toujours vers le pas cher, toujours vers le petit, le petit peu. Et donc, qu'est-ce que ça fait quand tu leur proposes un produit ? Ah, je vais regarder sur Amazon s'il n'y a pas le produit. Mais putain, mais ce n'est pas parce que c'est la faute d'Amazon. C'est la faute à ton ciblage de clientèle. Si tu n'es pas capable de dire, écoute-moi bien Robert, tu n'es pas capable de payer 25 balles pour ta coupombe, à un moment donné, je ne peux rien faire pour toi. Tu vois ce que je veux dire ? Tout va ensemble. Tout va ensemble dans ce métier. Tout. Et si en plus, tu as peur de perdre ? Et si en plus, tu as peur du jugement ? Et si en plus, tu te dis, bon, là... Je ne sais pas comment je vais faire, je ne sais pas ce que je vais dire, je n'ai des factures en retard. Tu n'as aucune vision. Tu ne te vois pas évoluer. Et la seule manière pour laquelle tu te vois évoluer, ce serait la technique. Mais ça ne sert à rien en fait la technique à un moment donné. Arrête, arrête, arrête. Arrête de te former, arrête. Arrête de rentrer des nouveaux produits, arrête de te former, arrête de vouloir avoir un milliard d'idées. Arrête. La seule chose. qui va te permettre de rentabiliser ton entreprise, c'est d'étudier tes chiffres. C'est de savoir où t'en es. C'est de savoir comment tu dois gérer. C'est de savoir comment tu dois rentabiliser tes services. Tant que tu n'as pas fait ça, arrête. Arrête. 1 million x 0 égale 1 million. Non. Égale 0. D'accord ? Donc, 1 million x 0 égale 0. Tu as beau vouloir avoir 1 million de chiffre d'affaires, si tu n'es pas capable de rentabiliser tes services, arrête. Si tu fais une formation balayage plus, mais que tu n'es pas capable de la facturer à sa juste valeur, arrête ! Recommence à faire des mèches comme tu faisais avant. Parce que ça ne sert à rien, en fait. Tu vois ce que je veux dire ? Tu te prives de tout. Tu te prives de tout. Et tout ça parce que tu as peur. Donc ça, c'était le premier sujet que je voulais aborder avec vous. Parce que c'est très important. Je me suis brûlé les ailes, j'ai arrêté de coiffer. Et à cause de ça, j'en avais plein le cul des gens. Je ne les supportais pas. plus j'en avais assez assez de leur de leur de leur homme je peux vous dire ça est ce truc là d'insatisfaction permanente ce truc là de vouloir toujours plus sans rien payer c'est ce truc là ce truc sale ce qui toi en tant qu'artiste en fait de bousille la vie c'est ce service client en fait que tu t'imposes cette discipline en fait que tu t'imposes En voulant donner à manger du caviar à des cochons, et tu te dis, putain, je ne suis plus capable. Un matin, je me suis levée, je me suis dit, putain, je n'en veux plus. Je ne veux plus, je vais la buter. Je vais la buter, je vais la buter, je pense que je vais en buter une. Alors, il vaut mieux que j'arrête parce que sinon, je vais en buter une. Vous voyez ce que je veux dire ? Ça, ce truc-là, ne vous brûlez pas les ailes. Travaillez pour vous, pour votre passion, vous, ce que vous êtes. Voyez ce que je veux dire ? Si vous ne le faites pas pour vous, arrêtez. Arrêtez. Si vous le faites pour eux, vous le ferez mal. Vous serez toujours déçus. Si vous vous focalisez sur ce que les gens pensent, sur tout ce qu'en fait… Parce que moi, je vous le dis, je vous le dis très sincèrement, l'insatisfaction à 100%, ça n'existe pas. Ça n'existe pas. Ça n'existe pas. Donc, si vous vous focalisez sur ce que pensent les gens… Je ne sais pas, arrêtez de suite parce que ça ne marchera pas. Faites-le pour vous. Quelle est votre vision ? Quelle est votre mission ? Comment vous vous voyez dans cinq ans ? Comment vous vous voyez évoluer ? Quel est le service que vous voulez mettre en place dans votre entreprise ? Quelle est la cliente que vous voulez servir ? Elle est comment, votre cliente idéale ? Elle est comment ? Voyez ? N'ayez pas peur de le faire, ça. N'ayez pas peur de le faire. Parce que donner à manger à tout le monde, en fait, du caviar... Pas tout le monde qui va l'aimer. C'est pas tout le monde qui va aimer le champagne. C'est pas tout le monde qui va aimer le caviar. Et pourtant, c'est ce que vous faites. C'est ce que vous faites. Malheureusement. Donc ça, c'est la première chose. La deuxième chose, je voulais parler du jugement rapidement. D'accord ? Le jugement. Ça, c'est la principale source de peur que vous avez. D'accord ? C'est la principale source de peur que vous avez. C'est-à-dire que vous avez peur d'être jugé par vos clients. Vous avez peur d'être mal jugé par vos clients. Vous avez peur de rendre un service qui ne soit pas à la hauteur, pas comme ci, pas comme ça, ta, ta, ta. Vous vivez en fait dans l'ombre des autres. Et ça là, c'est le pire. C'est la peur, la version de la peur qui est le plus destructeur en fait au final et qui va vous détruire petit à petit. Vous savez, petit à petit, très petit à petit. Et en fait, au final, vous arrêterez. Vous arrêterez, vous comprenez ? Ça là, ça c'est non. Ça c'est non. Ça c'est non. Vraiment, ça c'est non. Le jugement ne devrait pas vous impacter. Alors que vous vous efforciez de faire du bon travail, ça c'est sûr. Le service client, c'est faire du bon travail, amener une expérience, faire en sorte que les clients soient contents, faire en sorte qu'on valorise sa clientèle en fonction du souhait de sa clientèle, etc. Ce n'est pas faire l'impossible, parce que l'impossible est impossible, on s'entend. Et c'est de ne pas vouloir à tout prix faire pour faire. Parce que vous allez avoir peur du commentaire négatif. Hier, je suis allée chez le vétérinaire. Le monsieur m'a dit exactement ce qu'on ressentait nous comme coiffeurs. Ça se passe dans tous les métiers. Il y a une dame, elle est venue avec sa tortue. Je ne sais pas, vous n'en avez rien à foutre sûrement, mais je vais vous la raconter quand même. Elle est venue avec sa tortue, d'accord ? Sa petite tortue. Et lui, il lui explique en fait que là... sa tortue, elle a un problème de soins au niveau de la tortue. C'est-à-dire qu'elle n'était pas dans un terrarium qu'il fallait, avec la lumière qu'il fallait, avec la nourriture qu'il fallait, etc. Parce que les gens ne sont pas des professionnels des tortues. Puis les reptiles, il m'a dit, les reptiles c'est compliqué, on ne peut pas avoir des reptiles comme ça en espérant que ça aille bien parce qu'il y a des soins à faire, patati patata, bref. Donc là, il lui explique ça, la dame, en lui disant Voilà, il faudrait faire ci, il faudrait changer ça, il faudrait… Voilà, mais je pense que votre tortue, elle ne va pas vivre parce que là, elle est très très faible, ça fait quelques jours qu'elle ne mange pas, tout ça. Donc là, la dame, en fait, elle se braque en lui disant En fait, vous êtes en train de me dire que si la tortue est malade, c'est de ma faute. Il lui dit Non, ce n'est pas ça, c'est juste que… Il lui explique en fait que ça demande du soin, ça demande de l'entretien, ça demande plein de trucs. Donc là, la dame, elle remet la parole du docteur en doute, en disant voilà, moi je vais aller voir un autre vétérinaire parce que j'ai besoin d'avoir un autre avis, etc. Et donc là, en fait, là clairement, elle… elle se braque la dame et elle devient désagréable, tout ça, bref. Donc là, le monsieur, il commence à s'énerver, le vétérinaire, tout ça, à m'expliquer tout ça. Mais on vit la même chose, je lui ai expliqué, je lui ai dit, on vit la même chose en coiffure. C'est-à-dire qu'en fait, tu vas dire à une cliente que tu ne peux pas la décolorer parce que son cheveu va péter, etc., etc. Qu'est-ce qu'elle va faire ? Elle va aller chez un autre coiffeur. Qu'est-ce qu'elle va faire ? En fait, elle va demander un autre avis. Elle va tellement vouloir ce résultat-là qu'elle va en avoir rien à foutre, en fait, de ce que tu dis. Elle va penser que parce que sur YouTube, en fait, on nous montre des trucs, qu'en fait, au final, on est des escrocs. On va vendre des produits plus chers que dans certains magasins parce que nous, on n'a pas la même marge commerciale. On va être des voleurs. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc, mais ça, c'est une catégorie de clients. Ce n'est pas tous les clients. D'accord ? Mais est-ce que tu les veux, ceux-là, sur ta chaise ? Pour de vrai, tu ne les veux pas. Tu ne les veux pas. Donc, si tu ne les veux pas, pourquoi tu les courtises ? Pourquoi tu veux absolument qu'ils restent ? Pourquoi tu veux absolument faire de tout pour tout le monde ? Ça ne marche pas. Ça ne marche pas, tu comprends ? Donc ça là, clairement, c'est quelque chose que tu dois arrêter immédiatement. Immédiatement. Tu ne seras pas une plus mauvaise coiffeuse si tu dis non. Tu ne seras pas une plus mauvaise coiffeuse si tu choisis ta clientèle. Tu ne seras pas une plus mauvaise coiffeuse si tu affirmes tes prix. Tu ne seras pas une plus mauvaise coiffeuse si tu décides de mettre ton business en premier plan. D'accord ? Clairement, si tu fais de l'étude de business, de ton business, de manière extrêmement précise, chirurgicale, que tu calcules ta rentabilité, que tu calcules tes marges, que tu calcules tes prix, que tu calcules tes profits, que tu calcules… Tu vois ce que je veux dire ? Là, tu vas enfin exercer ton métier dans la sérénité, réellement. Ce n'est pas en fait… Ce n'est pas… Ah, mais moi, je fais un balayage, puis je suis devenue la pro en balayage, puis on verra plus tard. Non, non, non, tu ne comprends pas là. Si tu étudies le balayage, il faut que tu étudies le balayage et qu'en même temps, tu te débarrasses de toutes tes croyances et que tu fasses le balayage de la meilleure des façons pour te rapporter une rentabilité dans ton entreprise. Parce qu'être stressé, tu ne peux pas faire du bon taf. Tu vois ce que je veux dire ? Tu ne peux pas, tu ne peux pas, ce n'est pas possible. Pour faire du bon taf, il faut que tous les paramètres de ton entreprise soient alignés totalement. Et en fait, le plus important, c'est une chose. Il y a une chose, je te jure, réfléchis bien. Il y a une chose dans ton entreprise, une seule, qui fait en sorte que tu accueilles des clients tous les jours dans ton salon. Demande-toi qu'est-ce que c'est. Demande-toi qu'est-ce que c'est. Clairement. Vraiment. Voilà. Donc, je vous remercie beaucoup de m'avoir écoutée. Je vous souhaite une magnifique journée, une magnifique semaine. On se retrouve la semaine prochaine. N'oubliez pas de vous abonner, de partager sur les réseaux sociaux. Mettez-moi le en story ce podcast pour que je puisse avoir de plus en plus d'écoute. Ça m'aide à avoir de plus en plus d'écoute. Ça m'aide aussi à me faire connaître et à faire connaître mon travail, puisque mon travail, moi, c'est de développer les salons de coiffure. Donc, n'hésitez pas à partager. N'hésitez pas, si vous avez des questions, à venir m'interpeller sur les réseaux sociaux. Ça va me faire plaisir. N'hésitez pas, si vous avez des questions sur la méthode Lyon, ça va également me faire plaisir. Si vous avez des questions sur moi, ça va aussi me faire plaisir. Mais n'oubliez pas, la discipline plus que la motivation. La discipline, en fait, est... votre moteur, la motivation et le, on va dire, le lave-glace dans votre voiture, j'allais dire. C'est ce qui vous fait voir plus clair, mais la vision de votre entreprise, la mission, la sélection et l'absence de jugement. Voilà, merci beaucoup et à très bientôt.