Speaker #1Hello, hello tout le monde, j'espère que vous allez bien, j'espère que vous êtes en forme. Donc c'est ce nouvel épisode de mon podcast Ne me cassez pas le peigne, dédié à la coiffure, mais en même temps, c'est un échappatoire aussi pour moi. C'est-à-dire qu'en fait, je raconte un petit peu tout ce qui me passe par la tête ou tous les événements que j'ai... vécu ou que je vis moi-même en fait en tant que solopreneur à la maison développeur des business de la coiffure mais également le leadership le côté entrepreneurial le côté développement, le côté mindset, mental enfin plein de trucs et je dois vous avouer que que je n'ai pas passé une semaine extrêmement facile, pas du tout même. La semaine dernière, quand j'ai enregistré mon podcast, tout allait bien, tout allait super bien. Il ne s'était rien passé dans ma vie de particulier, à part du bonheur, de la joie, des sourires, etc. puisque j'enregistre toujours le dimanche matin. Puis, comble de la malchance, en fait, malheureusement, j'ai perdu mon chien, il avait deux ans. Et ça a un petit peu, même grandement foutu en l'air ma semaine. J'ai eu du mal à émerger de ça. J'ai toujours du mal d'ailleurs, vous l'entendez sûrement à ma voix. J'ai toujours du mal. Mais ça ne m'a pas empêchée de travailler et ça ne m'a pas empêchée, malgré un petit ralentissement quand même. Parce qu'on est des humains, on est des êtres humains, bien évidemment, mais ça n'a pas empêché de me remettre au travail. D'ailleurs, aujourd'hui, j'ai voulu absolument faire ce podcast, je ne savais pas du tout quoi vous raconter. Pour être tout à fait honnête, je n'avais pas d'idée, je ne savais pas trop. Je suis dans le tournage de ma méthode qui s'achève, qui achève là. Voilà, cette semaine, j'aurai terminé. Et je n'ai jamais lâché. Je n'ai jamais rien lâché, je n'ai jamais rien mis de côté, je ne me suis jamais dit, on verra plus tard, je ne m'autorise pas à m'arrêter, je ne m'autorise pas à baisser les bras, à abandonner, malgré que des fois la tentation est grande. Et c'est ce que je voulais en fait faire passer comme message cette semaine. Ce podcast sera peut-être plus court que ce que vous avez l'habitude d'entendre, peut-être parce que je n'ai pas d'inspiration particulière, mais c'est pas en fait... Je me suis... pas autorisé cette semaine à me dire non je le fais pas parce que j'ai pas d'idée mais je me dis je vais le faire parce que justement en fait je vais dégager une idée de ça c'est l'anniversaire de mon fils aujourd'hui enzo qui a 21 ans j'ai eu une vie j'ai eu mille vies dans une vie et ça se ça se vérifie quand même tout le temps c'est à dire qu'en fait j'arrête pas d'avancer j'arrête pas de me retourner en fait et de me revirer de bord comme on pourrait dire au québec Donc, qu'est-ce que ça fait ? Eh bien, ça donne ça. Ça donne une entrepreneur en multifacette avec beaucoup d'expérience et beaucoup de vie. Ça donne ce côté un peu intrépide et pourtant blessé quand même. Donc, comme je le dis, c'est l'anniversaire de mon fils. J'ai eu Enzo quand j'avais 19 ans. Il a 21 ans aujourd'hui, pardon. Donc, j'ai 40 ans. J'ai eu à me construire en même temps que lui s'est construit. J'ai eu à construire ma carrière en même temps que j'ai eu et fait ce rôle de maman. J'ai eu à me débattre avec une société qui n'acceptait pas qu'on soit mère jeune. J'ai eu à... à me débattre face à une institution scolaire qui n'acceptait pas que les mères soient très jeunes et qu'on considérait plus comme des gardiennes que comme des mères. J'ai eu à me battre avec ma condition de salarié qui était extrêmement mauvaise, qui ne me rémunérait pas du tout, qui me conditionnait dans quelque chose qui ne me... convenait pas et j'ai toujours su en fait que j'étais capable d'élever mon niveau j'ai toujours su que j'étais capable d'amener quelque chose et je toujours j'ai toujours su que j'étais capable de me donner une autre vie, une façon de vivre ma vie de manière différente. Et je me suis battue pour ça tout au long de ma carrière jusqu'à aujourd'hui. J'ai eu à me battre contre des ondis, contre des clichés, contre pas mal de trucs. Et du coup, ça a fait une entrepreneur avec une expérience, avec une vie, avec une... avec un mental, avec une persévérance et une envie de me battre jusqu'au bout. Et donc, c'est pour ça qu'aujourd'hui, je n'ai pas voulu abandonner. Je n'ai pas voulu ne pas le faire, même si d'en parler, c'est compliqué. Même si, en fait, on peut se dire que ce n'est qu'un chien, mais en fait, c'était mon chien. ça me fait beaucoup de peine, mais je montre aussi à travers cette peine que la vie ne s'arrête pas. La vie ne s'arrête pas à la moindre contrariété, au moindre coup de vent. Malheureusement, la vie continue d'avancer. Le ciel, le soleil se lève chaque matin et se couche chaque soir. la vie continue son cours le temps continue à s'écouler les projets les objectifs ne s'arrête pas là malgré tout j'ai perdu mon père l'année dernière ce qui m'a aussi beaucoup ébranlé là je ne sais pas pareil vous allez me dire elle compare son père à un chien mais j'avais plus de rapport avec mon chien qu'avec mon père voilà et donc quand mon père est décédé j'avais mon chien donc Ça a été ça. Et pour autant, je n'oublie pas que j'ai une entreprise. Et pour autant, je n'oublie pas que j'ai des objectifs, que j'ai des ambitions, que j'ai des envies, que j'ai une vie à mener, que j'ai une entreprise à faire tourner, que j'ai des clientes qui comptent sur moi. Et donc, je n'oublie pas l'entrepreneur que je suis. Et j'ai fait clairement... J'ai essayé, en fait, clairement, de faire un récapitulatif. Je le fais souvent, ça, parce que souvent, je me dis, mais comment je peux avoir des résultats et comment je peux enseigner ces résultats-là ? Comment je peux enseigner le fait, justement, d'avoir une entreprise, d'avoir cette entreprise qui roule, qui fonctionne ? On est quand même Antelion, ce qui est quand même une performance. C'est une très, très grosse performance. Pour moi, vous vous dites juste 30 clients, ce n'est pas beaucoup. Et moi, je vous dis 30 clients dans une session, c'est extraordinaire. Donc, comment on fait ? Comment on fait malgré tout pour avancer, pour se conditionner, pour tout remettre en place quand on a une tsunami qui vient nous tomber sur la gueule et qui fait en sorte que tu as des rats autour de toi. Je ne le dis pas méchamment, mais je le dis parce que je l'ai vécu aussi cette semaine. Tu as des rats. Des gros rats qui espèrent qu'une chose, c'est de me voir tomber. Puis je ne veux pas rentrer dans le négatif. Ce n'est pas du tout l'objectif. Mais pourtant, c'est ça pareil. C'est-à-dire qu'il y a des gros rats qui se disent à un moment donné, cette meuf-là, elle va tomber. Cette meuf-là, elle ne peut pas continuer à tenir debout. Ce n'est pas possible avec tout ce qui lui arrive, avec tout ce qu'on lui met dans la tronche. Comment c'est possible qu'elle tienne encore debout ? Comment c'est possible ? qu'elle soit quand même encore capable de faire de la performance. Comment c'est possible qu'elle soit toujours en train de se renouveler, toujours en train de se relever, comme si elle était increvable ? C'est un peu ça. C'est-à-dire qu'en fait, la force que j'ai dans mon entreprise, c'est ça. C'est le fait d'être increvable. C'est le fait de ne jamais oublier mon objectif. C'est le fait de toujours être debout. C'est le fait de jamais m'écraser. C'est le fait de toujours regarder droit devant, à l'horizon, et de me dire de toute façon... L'horizon, il va s'éclaircir. L'horizon, il va rester clair. Le tunnel, à un moment donné, je ne vais pas rester toute ma vie dans un tunnel. Je ne vais pas rester toute ma vie dans des choses qui sont négatives. Donc, ça va revenir. Quoi qu'il arrive, ça va revenir. Et donc, qu'est-ce que je fais ? Je pousse le destin. Je me mets en compétition avec le temps. Je me mets en compétition. compétition avec la vie, je me mets en compétition avec moi-même. Je me mets en compétition avec ma persévérance, je me mets en compétition avec ma procrastination, je me mets en compétition avec mon envie de ne pas me lever le matin alors que j'ai de la peine, que c'est dur. Mais je me mets en compétition contre ça parce que je ne me laisserai pas abattre, je ne me laisserai pas avoir par ça, je ne me laisserai pas avoir les difficultés. je ne me laisserai pas avoir par mes émotions, malgré que j'en ressente, malgré que je sois extrêmement bien entourée, que mes filles, pendant toute cette semaine, elles ont été là pour me soutenir, pour m'aider, pour me donner des bons mots, etc. Mais la force que je déploie par rapport à ça est la force que je déploie par rapport à tout mon univers entrepreneurial. C'est-à-dire qu'en fait, j'apprends à défier. J'apprends à combattre et à se défier. Pour moi, la vie est un défi permanent, est un bras de fer permanent. C'est-à-dire qu'en fait, tu es toujours le bras levé. C'est dommage que vous ne me voyez pas, mais je n'avais pas envie de me filmer aujourd'hui. On est toujours le bras levé, en position de bras de fer. Et on attend l'événement qui va rentrer dans notre main et qui va pousser cette main vers la défaite. toujours en train de forcer comme ça contre l'événement qui va nous faire chier, qui va nous confronter, qui va nous mettre à genoux. Et on est toujours là à se dire mais moi, je ne veux pas. Je ne veux pas. Je ne veux pas me mettre à genoux et je ne veux pas laisser la vulnérabilité m'envahir. Je ne veux pas. Je ne veux pas tout simplement parce que je sais que la journée où on s'autorise à aller mal... La journée où on s'autorise à ne pas faire, la journée où on s'autorise à flancher, la journée où on s'autorise à s'arrêter, c'est la journée où on va commencer à se trouver des excuses, où on va commencer à se laisser du délai, se laisser du temps, se laisser... L'opportunité de ne pas faire, l'opportunité de ne pas avancer, l'opportunité d'aller mal, l'opportunité de se sentir mal, l'opportunité de repousser au lendemain. Vous voyez ce que je veux dire ? Ce n'est pas ma vision en fait à moi. Ce n'est pas ma vision. Puis je sais que ce n'est pas la vision, c'est une vision épouvantable. Et je sais que pour certains, se donner l'opportunité de s'arrêter, c'est salvateur. Pour moi, c'est destructeur. Je ne peux pas m'arrêter. Je ne peux pas m'arrêter. Je ne peux pas m'arrêter. Je ne peux pas. Je ne peux pas et je ne peux pas depuis tout le temps en fait. Je ne peux pas m'arrêter de courir. Je ne peux pas. Et on m'a dit souvent, le jour où tu vas trouver... Le jour où tu vas t'arrêter d'un coup, tu vas voir, tout va te retomber sur la gueule. Mais en fait, non. Tout ne me retombe pas sur la gueule parce que tout reste avec moi sur mes épaules. C'est-à-dire qu'à chaque fois qu'il m'arrive quelque chose, à chaque fois que je vis une douleur, ça s'accumule en fait. Et qu'est-ce que ça me demande ? Ça me demande de me reconstruire avec plus de force encore pour pouvoir le supporter davantage. C'est-à-dire que je n'ai pas les épaules qui deviennent plus lourdes, j'ai le corps qui devient plus fort. corps qui devient plus solide. J'ai le corps qui devient plus, en fait, ferme pour pouvoir l'accepter. Et ça n'engage en rien ma bienveillance. Ça n'engage en rien la personne que je suis. Ça n'engage en rien mon cœur, en fait, parce qu'il reste aussi pur que ce qu'il a toujours été. Voilà. Malgré toutes les difficultés. Et je peux vous dire, je ne vous en ai pas raconté le tiers, mais malgré... Toutes les difficultés, je reste moi-même debout. Et ce n'est même pas l'agressivité qui vient m'envahir, mais c'est la force de vouloir porter les autres encore plus loin. C'est la force de vouloir développer encore plus de choses pour les autres. J'aimerais tellement sauver le monde. Non, ce n'est pas vrai, mais j'aimerais tellement que plus de gens soient comme ça. C'est pour ça que je me suis lancée dans l'accompagnement, dans le coaching, dans le développement. Je ne le fais pas pour l'argent en passant. Quand je vois tous ceux qui le font pour l'argent, qui donnent de la formation pour les coiffeurs pour l'argent, qui sont là en fait à vouloir faire de l'argent à tout prix. Si l'argent est ton moteur, mais je te le dis tout de suite, dégage. dégage mais dégage parce que honnêtement en fait c'est ça rien à faire là rien du tout voilà et donc quand je vois ça je me dis mais je le fais en fait parce que je me dis j'ai envie d'amener encore plus de monde vers ce chemin là ce chemin en fait où tu te dis je suis assez forte assez solide pour affronter tout ce que j'ai à affronter je suis assez solide je suis prête je suis archi prête Je suis convaincue en fait que c'est ça la clé. Je suis convaincue que le leadership n'est pas fait pour tout le monde. Mais j'aimerais pouvoir l'enseigner à tous. J'aimerais pouvoir l'enseigner à toutes les coiffeuses entrepreneurs qui sont avec un potentiel énorme et qui se demandent en fait comment elles vont pouvoir faire face à la vague, à cette vague. Tu as une vague, tu sors d'une vague, puis tu en as une autre, puis tu en as encore une autre. Puis tu te dis, what the fuck de merde ? Qu'est-ce que c'est que cette connerie ? Mais en fait, finalement, c'est ça pareil. Donc, effectivement, ce podcast va être un peu plus court, certainement moitié plus court, parce que je ne savais pas trop comment l'amener, je ne savais pas trop quoi donner, en fait. Parce que là, je me dis, les gens vont se dire que c'est de la chialerie, que c'est de l'émotionnel, etc. que voilà, puis je sais qu'il y en a beaucoup qui se disent, quand est-ce que, je le redis, quand est-ce qu'elle va tomber cette pône, à force de se faire tirer dessus, elle va finir par tomber, c'est pas possible, elle est pas invincible, mais quasiment, voilà, quasiment, en tout cas toujours prête à accomplir ma mission, parce qu'en fait, moi, mon travail ne part pas du désir d'avoir de l'argent, et je le dis souvent, mon travail ne part pas du désir simple et seul d'avoir de l'argent, j'ai envie de vivre bien sûr, certes, j'ai envie d'être à l'aise. Sûr, certainement. Mais je n'ai pas cette motivation de l'argent. Ce n'est pas ma motivation. Ma motivation, c'est l'aide, l'entraide, le développement, l'envie de se dépasser, de se surpasser. L'envie de créer quelque chose de sans précédent pour les personnes qui me suivent. J'ai une mission et cette mission me donne envie de me surpasser. Elle mérite les poils chaque matin quand je me lève et elle me donne la volonté d'avancer. Voilà, et c'est tout. C'est juste ça. Et l'argent n'est qu'une conséquence de ça. Pour tous ceux qui ne l'ont pas compris, pour tous ceux qui pensent que je ne suis animée que par ça, je vous emmerde. Je vous emmerde profondément. Profondément, profondément. Mais vraiment. Parce qu'en fait, j'ai décidé depuis que je suis petite, puis je le sais que c'est depuis que je suis petite, depuis que j'ai 8 ans, 10 ans à peu près. Je le sais que ma vie ne sera pas la même que celle des autres. Je le sais pertinemment. Ce n'est pas une prétention quelle qu'elle soit, c'est une vérité. Je le sais que je suis amenée à ne pas être dans la moyenne. Je sais que je suis amenée à me dépasser. Je sais que je suis amenée à aller chercher des choses différentes. Je sais que je ne suis pas quelqu'un comme les autres. Et je n'ai pas envie d'être quelqu'un comme les autres. Je n'ai pas envie qu'on m'aime en fait, j'en ai rien à branler. Je n'ai pas envie qu'on m'offre des fleurs. Je n'ai pas envie qu'on me dise que je suis merveilleuse. Détruisez-moi si ça vous chante. Copiez-moi si ça vous fait plaisir. Faites ce que vous avez à faire. Mais moi, en tout cas, en tant que personne, en tant que moi-même, en tant que Julie Véron, je n'en ai rien à foutre des autres. Moi, ce qui m'intéresse, c'est ma mission. Moi, ce qui m'intéresse, c'est mes clientes. Moi, ce qui m'intéresse, c'est ce que je suis venue faire sur Terre. C'est ce que je suis venue accomplir sur Terre. Tout le reste, tout ce qui se passe autour de moi, tout le reste n'est qu'accessoire. N'est qu'accessoire. Voilà. Je m'en fous. Voilà. Parce que je vis des tempêtes, parce que je vis des trucs épouvantables que chacun, en fait, est amené à vivre et que je suis capable de naviguer à travers ça. Voilà. Je suis capable de le faire. Je suis capable. Parce que ma seule mission, en fait, c'est mon entourage, c'est ce que j'ai autour de moi. Tout le reste, je ne sais pas, j'ai envie de vous dire, j'ai envie de vous dire, ben ouais, super. Non, c'est moi, c'est la force que je voulais vous amener aujourd'hui. C'est l'enseignement que je voulais vous amener aujourd'hui. Je voulais vous amener ça parce que pour moi, c'est important. Tu as un salon de coiffure, tu as des mères, tu as des trucs, tu as des créanciers, tu as des factures, tu as des doutes, tu as des employés, tu as des machins. Super ! Voyez ce que je veux dire ? Tu vas t'en sortir. Tu vas t'en sortir. Tu vas vivre à travers ça. Tu vas naviguer à travers ça. Tu vas sortir de ça. La tête haute, les épaules droites, les pieds ancrés au sol, avec la simple et seule conviction que tu vas pouvoir déplacer des montagnes, que tu es quelque chose, que tu es quelqu'un, que tu as le cœur à ton travail, que tu as le cœur à ton avenir, que tu es capable de le faire. Donc c'est pas mal ça. Je vous remercie de m'avoir écouté. C'est plus court que d'habitude, je le sais. C'est 400 mesures de moins. Je travaille en mesure sur mon application. Donc c'est 400 mesures de moins, c'est-à-dire que ça doit faire à peu près 10 minutes, un quart d'heure de moins environ. Mais j'en avais besoin de le faire. J'en avais besoin, j'avais besoin de me déposer. J'avais besoin de le dire, j'avais besoin de montrer en fait que... On vit tous des catastrophes et que c'est ce qui va nous rendre plus forts et c'est ce qui va nous amener vers notre but. Voilà. Moi, j'ai pas envie un jour de me... J'ai pas envie, et j'ai vécu avec des gens qui ont vécu ça, j'ai pas envie de me retrouver à ma dernière minute, ma dernière journée, ma dernière seconde, et de me dire, putain, j'aurais dû faire ci, ça, ça. J'aurais dû, putain, j'aurais dû faire ça. J'aurais dû me lever, j'aurais dû dire stop, j'aurais dû dire c'est assez. J'aurais dû dire non. J'aurais dû dire pas encore. J'aurais dû dire j'aurais dû. J'aurais fait. Je me serais mise en action. J'aurais tout donné. C'est pas ce que j'ai envie de me dire quand je vais mourir. C'est pas ça que j'ai envie de me dire. J'ai envie de me dire, putain t'as été une putain de conquérante. T'as été une putain de battante. T'as été une putain d'héroïne de ta vie. Tu as donné tout au maximum. Tu as vécu tout ce que tu avais à vivre. Tu as donné tout ce que tu avais à donner. Tu as gagné tout ce que tu avais à gagner. Et tu l'as fait de la meilleure façon qui soit. C'est ce que j'ai envie de me dire. Je n'ai pas envie d'avoir de regrets. Je n'ai pas envie de me sentir mal. Je n'ai pas envie de ne pas avoir donné la vie à mes enfants qu'ils méritent. Je n'ai pas envie d'avoir donné la vie qu'ils méritent à mon mari. Je n'ai pas envie de me sentir mal de ne pas avoir fait. de ne pas avoir avancé, de m'être laissée envahir par quoi que ce soit. Personne ne peut me faire tomber. Personne. Personne. La seule chose qui me fera tomber, c'est la mort. Voilà, je le dis pour ceux qui veulent me voir tomber. Levez-vous tôt, armez votre fusil et tirez-moi dessus, ça sera plus facile. Parce qu'au-delà de ça, il n'y a rien qui me fera tomber. Rien du tout. Je suis assez forte, assez lucide, assez grande pour le savoir. Je vous souhaite une bonne fin de semaine. Et je vous dis à très bientôt. Bye.