- Speaker #0
C'est plutôt l'intérêt de tes points forts, ils vont servir un peu aux autres pour progresser, mais à l'inverse, tes points faibles, ils vont progresser grâce aux points forts des autres. Donc du coup, tout s'équilibre et je trouve que c'est pour ça que d'entraider le collègue d'à côté qui a des points faibles, ça ne se desserre pas parce que lui, peu importe le profil de la personne, il a de quoi t'apporter.
- Speaker #1
Bonjour et bienvenue dans Secrets d'Endurance, le podcast by Nolio. Aujourd'hui, on reçoit Léo Wabdeselam, jeune triathlète en pleine progression et en voie de professionnalisation qui s'entraîne au sein du cercle Performance à Grenoble, aux côtés de certains des meilleurs triathlètes français. Dans cet épisode, on va revenir sur son parcours, son profil athlétique et sportif, sa manière de s'entraîner, mais surtout sur un élément devenu central dans sa progression, s'entraîner avec un groupe. Comment l'entraînement collectif a transformé sa pratique, nourri sa motivation et renforcé son amour du sport. Installez-vous bien et bonne écoute de Secrets d'Endurance avec Léo. Salut Léo ! Bonjour, ravi de te rencontrer et surtout ravi de te recevoir aujourd'hui sur ce nouveau podcast de Secrets d'Endurance, le podcast de Nolio. C'est un vrai plaisir de te retrouver, tu es un athlète jeune qui monte dans le milieu du triathlon, beaucoup de changements dans ta vie ces dernières années, arrivé à Grenoble, tu as rejoint un groupe qui fait beaucoup parler de lui en ce moment, beaucoup de grands athlètes côtoient ce groupe, une vraie bonne dynamique pour le triathlon français en ce moment, donc on va pouvoir parler de tout ça pendant cet épisode. Dans cet épisode, on va parler de plusieurs sujets. On va parler de la dynamique de groupe dans un entraînement et surtout dans des sports qu'on considère comme étant très individuels, des sports triathlons, donc nage, vélo, course à pied, des sports qui ne sont vraiment pas réputés pour être des sports collectifs. Donc on va faire un focus sur justement cette dynamique de groupe. On va aussi parler de comment est-ce qu'on suit sa progression individuelle dans un collectif. Qu'est-ce que toi tu mets en place pour comprendre un petit peu comment tu sais si tu travailles bien, si tu progresses ? qu'est-ce que tu peux améliorer tout en tenant compte de ce que font aussi les autres qui appartiennent à ton équipe. On va parler aussi de concurrence, de motivation, de tout ce qui fait partie de la vie d'un groupe de sportifs. Cohésion, ambiance aussi, ce sont des points qui sont importants. Et aussi tout ce qui est apprentissage et erreurs à éviter. Léo, je te laisse te présenter, nous dire un petit peu qui tu es, d'où tu viens, qu'est-ce que tu fais comme sport et pourquoi est-ce qu'on se rejoint aujourd'hui sur ce nouveau podcast.
- Speaker #0
Salut à tous, déjà c'est un plaisir d'être là, merci pour l'invitation. Moi, les grosses lignes, je m'appelle Léo Abdeslam, j'ai 23 ans, je pratique le triathlon depuis ma quatrième saison. Avant ça, j'étais nageur en eau libre pendant 5 ans et j'ai rejoint Grenoble en décembre 2023 au sein du Cercle Performance. Pourquoi on se retrouve là aujourd'hui ? Parce qu'on travaille avec Nolio. Et puis voilà, aujourd'hui, j'ai un projet de sportif, on va dire, de haut niveau. On essaye de se professionnaliser un maximum et d'atteindre le meilleur niveau que je puisse atteindre dans mon sport.
- Speaker #1
Donc toi, on en parlait un peu avant l'enregistrement, tu es anciennement un nageur. Tu es rentré dans les murs de l'INSEP, tu t'es entraîné avec Philippe Lucas, tu as un vrai parcours de nageur. Qu'est-ce qui t'a poussé à mettre un petit peu de côté ou en tout cas à laisser moins de place à la natation pour te consacrer au triathlon, donc avec du vélo, de la course à pied ? Qu'est-ce qui t'a poussé à rejoindre et à tenter l'aventure sur ce nouveau sport ? Et comment est-ce que tu as vécu le passage de 100% nageur à triathlète ?
- Speaker #0
Déjà, j'étais un peu un touche-à-tout depuis tout petit parce que j'étais bien hyperactif étant plus jeune. Donc mes parents m'ont toujours mis au sport et moi je réclamais du sport tout le temps. par contre dès les 6 mois mes parents mon papa a été maître nageur après il a évolué dans le travail mais il a commencé par là et ma maman est professeure de PS sur les écoles élémentaires donc j'ai toujours baigné dans le milieu du sport, eux-mêmes sportifs ma mère danseuse et mon père poloïste donc à l'âge de 6 mois j'ai été au bébé nageur et j'ai jamais quitté l'eau ça fait 23 ans que je pratique la natation quoi C'est le sport qui ne m'a jamais quitté. En parallèle de ça, étant plus petit, l'hiver qui a suivi ma naissance, je suis né en mai, en décembre, j'étais à la montagne, j'étais sur les patinettes. Pas mal de ski alpin aussi, étant jeune et avec ce goût de la compétition, tout de suite en club ou en club SF. Tout de suite ce goût de la compétition. Avec le temps, mes parents ont entendu parler du triathlon. Chez moi, sur Fontainebleau, quand j'étais plus jeune, à l'âge de 12 ans, ils m'y ont mis, parce que 3 sports en un, c'était bingo. Et à côté de ça, par contre, je n'ai pas arrêté la natation, j'étais quand même toujours en club de natation, en faisant des compétitions de natation, et le triathlon, et des compétitions de triathlon. Et de mes 12 ans à 14 ans, j'ai fait ça, et à l'âge de 14 ans, 15 ans, j'ai vraiment passé un petit cap en natation, où là, j'ai vu que je pouvais avoir des... Des résultats intéressants en compétition, que ce soit en bassin, où j'ai aussi découvert l'eau libre par les gens que j'ai pu croiser. J'ai croisé Magali Merino, qui était à l'époque l'entraîneur d'Axel Raymond, qui était le monsieur de l'eau libre à l'époque. J'ai découvert l'eau libre comme ça. Au début, je détestais. J'étais tout frêle, l'eau était froide, c'était long. Vraiment, j'ai détesté. Mais ils ont continué de m'y mettre, je me suis un peu acharné là-dessus, et à 15 ans j'ai été sélectionné pour ma première équipe de France Junior au championnat d'Europe à Malte, et je fais champion d'Europe Junior sur 5 km cette année-là, et dixième mondiale la même année sur les championnats du monde. Donc t'as 15 ans, t'as des médailles, t'es en équipe de France, tu dis ça marche, donc tu continues. Et après, à l'âge de 17 ans, enfin de 16 ans, la... La FED m'en avait parlé, moi je réfléchissais aussi à un peu changer d'horizon parce que ça faisait 4 ans que je m'entraînais sur Fontainebleau avec Magali et on m'a parlé de l'INSEP et l'INSEP quand t'es tout bon sportif c'est que c'est un peu le Graal à un moment de pouvoir y rentrer. C'est énorme. Donc j'ai eu l'occasion, j'ai été pris, j'ai fait un an, c'était l'année Covid, donc du coup c'était une année un peu écourtée mais c'était une année super. J'ai que des bons souvenirs là-bas, même que ce soit niveau entraînement, rencontre et tout ça. Et l'entraîneur qui nous avait, c'était Xavier Hidou. Et c'était l'ancien bras droit de Philippe Lucas. Parce que Xavier était à Montpellier, il est monté à l'INSEP pour créer une cellule au libre, où j'étais. Et Philippe a rappelé Xavier après le Covid en disant, moi j'ai plein de nageurs, tout seul j'y arrive plus, il faut que tu viennes m'aider au bord du bassin pour coacher. Et Xavier a dit, pas de soucis, mais moi j'ai des nageurs... à l'INSEP, qu'est-ce que j'en fais ? Et Philippe a dit, moi je les connais, s'ils veulent venir, ils peuvent. Donc là, ça a été grosse discussion aussi avec ma famille, parce qu'année de la terminale, je passais le bac, et à ce moment-là, dans la tête de mes parents, c'était études sport, mais accent études quand même, même s'ils m'accompagnaient à 1000% dans le projet sportif. Ils m'ont fait confiance, je suis parti à Montpellier une année nager avec Philippe Lucas, Là, les résultats, ils ont monté tout de suite. Pareil, je me requalifiais au championnat d'Europe cette fois-ci sur 10 km, junior sur 10 km. Là, je fais sixième européen, pas de championnat du monde cette année-là. Je fais des coupes du monde et coupes d'Europe élite, donc c'était bien. Mais je commençais à ressentir une légère lassitude. Mais comme tu es à ce niveau-là, tu dis, ça marche, il ne faut pas se prendre la tête.
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Et l'année d'après, du coup, c'était le deal, un an à Montpellier, et on partait ensuite sur Martigues. Philippe s'est installé sur Martigues, où il est toujours actuellement. Donc moi, je l'ai suivi, j'ai fait une année là-bas en tant que nageur, et j'en ai vraiment eu ras-le-bol. Donc là, j'avais 19 ans, j'en ai vraiment eu ras-le-bol de la nat, je commençais vraiment à ne plus prendre de plaisir, et j'ai dit, bon ben, j'arrête. Et quand j'étais à Montpellier, je voyais le pôle de triathlon s'entraîner, et ça me redonnait envie d'aller rouler après la natation, d'aller courir et tout. C'était vraiment quelque chose qui me... qui me donnaient envie et j'ai appelé mes parents, je leur ai dit voilà là j'en ai marre, j'y arrive plus, c'est plus ce que j'ai envie de faire, j'ai envie de retenter un truc dans le triathlon, si ça marche, j'ai 19 ans, si ça marche, tant mieux et si ça marche pas, j'aurais essayé, j'aurais pas de regrets. Et pareil, ils m'ont encore une fois fait confiance, j'ai fait un an en m'entraînant en natation avec Philippe, en m'entraînant en course à pied avec le club de Martigues d'athlétisme. Et en parallèle, j'avais un coach à distance en cyclisme. Et du coup, je goupillais mes entraînements comme ça. J'ai eu la chance qu'à pied, l'entraîneur soit très précautionneux. Parce que tu viens de la natation, qui est un sport porté, et je n'avais jamais couru avant. Forcément, si tu vas direct poigné dans l'angle, tu finis en fauteuil roulant. Donc j'ai été, et le coach a été très précautionneux. Donc je suis passé, franchement, je touche du bois à côté de grosses blessures et tout ça. Et j'ai fait un an comme ça, et suite à cette année-là, j'avais fait un stage à Formule été où j'avais croisé Dorian et Julien, donc Julien Pousson. On avait un peu discuté et c'était pas venu dans la discussion d'éventuellement rejoindre Grenoble, mais j'avais en tête de bouger de Martigues. pour pouvoir rejoindre un groupe de triathlètes à part entière. Et à la fin de l'année, à la finale de D1 de Saint-Jean-de-Mont, en passant la ligne, j'ai Dorian qui vient me parler après la ligne d'arrivée et qui me dit « ça t'intéresserait de rejoindre mon groupe à Grenoble, j'en ai discuté avec Julien et ton profil nous intéresse et on a l'impression que tu seras un bon gars pour rejoindre le groupe » . Je lui dis « écoute, moi je recherche un groupe, là je dois aller essayer le pôle à Saint-Raphaël » . Et je dois aussi aller voir, j'ai fait l'été avec Pierre Lecor, ça m'étonne l'entraînement, donc ça me va très bien de venir faire une semaine à Grenoble, parce que par contre là je voulais me décider d'un lieu qui me plaisait, avec des personnes qui me plaisaient, où j'étais bien, pour ne plus bouger tous les ans ou tous les deux ans. Et je suis allé une semaine à Grenoble. Directement, le lieu, j'ai accroché direct. J'adore la montagne. C'est une passion, donc moi, j'adore. La ville en elle-même, j'ai bien aimé aussi. Le groupe, j'ai adoré. Les mecs, ils étaient très bon délire, pas prise de tête. Je me suis directement senti bien. Et après, j'ai fait le point et j'ai pris mon téléphone et j'ai dit à Julien, si c'est OK pour vous, moi, je rejoins le cercle pour la saison 2023-2024. Et ça a été accepté, du coup me voilà depuis 3 ans à Grenoble, j'attaque ma 3ème saison à Grenoble et...
- Speaker #1
Ça se passe bien.
- Speaker #0
J'ai pas en tête de partir.
- Speaker #1
Ok, c'est super. Donc le cercle avait déjà quelques mois, quelques années d'existence avant que t'arrives, donc ça avait déjà pu se structurer. Il y a quand même, je l'ai dit un petit peu en introduction, mais le triathlon c'est un sport qui est individuel, qui compose 3 sports qui sont eux-mêmes individuels. Pourquoi est-ce que c'était important pour toi d'aller rejoindre un groupe ? Tu aurais très bien pu, enfin en tout cas naïvement on peut se dire comme ça, que tu aurais très bien pu continuer à t'entraîner tout seul, rester à Fontainebleau auprès de ta famille, avoir un entraînement en course à pied, un entraînement en vélo, un entraînement en natation. Qu'est-ce qui t'a poussé toi à vraiment te dire ok j'ai besoin d'autres personnes, j'ai besoin d'avoir un cadre autour de moi pour continuer à progresser ? C'est quoi un petit peu la réflexion derrière tout ça ?
- Speaker #0
Je ne te cache pas que la première réflexion, quand j'ai dit que j'arrête la natation, après un an à Martigues, quand j'ai été voir Philippe pour lui annoncer que j'arrêtais à la fin de la saison, moi j'avais comme projet de retourner sur Fontainebleau, signé dans un club de D1 plutôt région parisienne, donc Saint-Geneviève, Poissy, ici, me rapprocher de ça. Et au cours de la discussion... En plus là-bas je connaissais des entraîneurs d'athlètes, Thierry Chaufin qui a entraîné Renel Lamotte, Louis Gilavert, etc. Donc lui il était sur Fontainebleau donc je m'étais un peu renseigné de ça. Du coup j'avais toujours, à l'époque Magali qui était sur Fontainebleau donc pour nager j'avais une solution et le vélo je serais resté avec mon coach. Donc j'avais un peu goupillé ça avec mes parents et moi-même. et c'est Philippe qui a dit ouais mais J'aimerais bien que tu continues une saison les compétitions bassins, au moins les compétitions bassins. Et je te laisse faire ton vélo et ta course à pied à côté, mais le matin je t'entraîne, mais j'aimerais bien que tu restes quand même dans le coin. Du coup, petite réflexion et j'ai dit bon bah allez. Et du coup là ça s'est fait avec le club d'athlétisme de Martigues, le coach à vélo et Philippe. Donc ça s'est fait comme ça. Il s'est vite rendu compte que la natation j'allais pas. pas trop monté sur les plots cette saison-là parce que j'avais pas du tout envie et que je me régalais à côté. Il l'a compris, il m'a laissé faire ma saison, ça s'est super bien passé, je partais en stage à fond en meuh, voilà, dès que j'avais des imprévus, il était ok parce que mon projet 1, c'était plus la natation mais le triathlon. Et au final, moi j'ai toujours évolué dans des groupes. En natation, tu t'entraînes rarement en solo avec un entraîneur parce que tu commences dans des clubs, après tu montes dans des pôles. Et j'ai aussi toujours été dans des groupes... où les personnes avaient 5-6 ans de plus que moi. J'ai toujours été dans des environnements avec des gens plus âgés. Et quand j'ai essayé Grenoble, je me suis retrouvé aussi là-dedans, parce que les gars qui étaient déjà là... Ils sont un peu plus vieux. Alors là, cette année, on a Gaspard qui est arrivé, qui a un an de moins que moi, mais on est les deux plus jeunes du groupe. Après, le plus jeune, c'est un Baptiste Passemart, qui va être deux ans plus âgé que moi. et bien Dorian qui est aujourd'hui je pense le plus âgé du groupe à 32 ans donc ça fait un panel il y a 10 ans entre le plus jeune et le plus vieux et ça m'a jamais dérangé il n'y a pas du tout ce décalage à l'entraînement et ouais pour revenir au groupe en fait c'est hyper galvanisant de se lever le matin et de se dire ok je vais m'entraîner mais je vais aussi rejoindre ma bande de potes et c'est vraiment ce que je retrouve au sein de Grenoble et on est potes à l'entraînement mais on ne s'est pas une... C'est pas faux parce qu'on se retrouve à côté pour faire autre chose et parler totalement autre que le triathlon. Du coup c'est vraiment des potes. Et on s'entraîne entre potes dans le projet commun. Donc c'est ce que je trouve intéressant. Et puis peut-être qu'on en reviendra plus tard, mais ça permet aussi de vachement se tirer vers le Ausha l'entraînement.
- Speaker #1
J'ai des questions là-dessus aussi.
- Speaker #0
Et quand il y a des coups de mou, c'est plus facile aussi de se faire tirer par les autres. Oui,
- Speaker #1
bien sûr. Et justement, tu m'offres une bonne transition sur les questions qui arrivent. C'est tout ce qui touche à la dynamique de groupe. Parce qu'on peut évidemment comprendre pourquoi tu as décidé de rejoindre Grenoble, pourquoi tu as décidé de rejoindre ce groupe Cercle Performance. En particulier, comment toi tu vis le fait de partager des séances avec des gens ? Il y a des disparités aussi de niveau, forcément, dans votre groupe. Il y a des gens qui courent peut-être plus vite que toi, mais toi tu nages peut-être plus vite que certains, etc. Comment est-ce que vous arrivez à combiner les différences de niveau de chacun, les forces, les faiblesses ? Est-ce que c'est uniquement vos entraîneurs qui adaptent ça ? Ou alors... Je veux dire par là, est-ce que vous vous forcez à suivre tous les mêmes allures ? Ou est-ce qu'il y a une individualisation du niveau de chacun en fonction de vos profils, de vos expériences, de votre niveau en course, en vélo, etc. ? Comment ça se passe un petit peu dans la structuration de l'entraînement ?
- Speaker #0
Déjà, comme tu as dit, il y a des différences de niveau au sein du groupe. Mais elles se ressentent, on va dire, moyennement. Mais il faut savoir que moi, je suis arrivé après un an de triathlon dans les jambes. Donc un niveau, on ne va pas se cacher.
- Speaker #1
Tu as beaucoup à apprendre encore.
- Speaker #0
Un bon niveau, on va dire, pour Monsieur Tout-le-Monde, mais dans un groupe comme ça, un niveau médiocre. On ne va pas se mentir. Quand j'étais au bord du bassin, il n'y avait aucun stress. Je savais qu'il ne pouvait, entre guillemets, rien m'arriver. Par contre, derrière, quand je montais sur le vélo, s'il y avait un jour où j'étais un peu moins bien, je savais que je n'allais pas passer un bon moment. Et à chaque fois que je mettais les baskets, c'était un calvaire. Vraiment, là, ce n'est pas pour... Pour faire du cinéma, c'était un calvaire. La première année que j'arrivais à Grenoble, c'est la deuxième année que je fais de la course à pied. On va dire la première année où je m'entraîne vraiment régulièrement sans avoir de soucis ni rien. Je mettais les chaussures, que ce soit pour aller faire un footing de 30 minutes dans Grenoble, mais je priais pour que tous les feux passent au rouge et que je mette pause à ma montre. Non mais c'était vraiment comme ça. Mais ce qui me motivait encore une fois, c'est 15h30, il y a rendez-vous pour aller courir. Je vais retrouver des gars et je vais retrouver le groupe. Donc, je vais être obligé et je ne vais pas faire mon footing 30 minutes derrière eux. Donc, du coup, tu cours avec eux, tu te forces un peu. J'ai aussi découvert des allures de footing qui n'étaient pas mes allures, forcément, après. Mais ça m'a fait progresser. Rien que ça, ça m'a fait progresser. Et preuve en est qu'aujourd'hui, maintenant, je mets mes chaussures. Aller courir, c'est devenu comme marcher. Je ne me pose plus la question. C'est hyper simple et tout ça. Et après, sur l'aspect séance. Ouais alors en natation c'est vrai que du coup c'est moi qui lead, qui suis devant et qui suis à l'aise et tout ça mais dans le groupe il y a un mec par sport qui est plus fort que les autres ou deux qui sont au même niveau. Donc en natation peut-être que c'est moi qui vais être devant mais c'est pas pour autant que tu vas faire le malin parce que tu sais très bien que derrière sur la séance vélo tu vas te faire broyer par un tel et à pied c'est pareil tu sais que tu vas te faire trimballer dans tous les sens par le mec qui court hyper vite. Donc t'es obligé d'être humble dans ce groupe, et puis tu sais pas comment tu vas te réveiller le matin, la forme et tout ça, donc ça varie vachement. Mais encore une fois, là-dessus, je trouve que le groupe est super intéressant, parce que le jour où la personne qui est au-dessus d'habitude est un peu moins bien... on reste des compétiteurs et on va quand même avoir envie de battre le mec d'à côté même si on doit respecter nos zones et puis il y a quelque chose aussi ça chambre énormément dans ce groupe donc t'as pas le droit à l'erreur ils ont la mémoire longue ils ont la mémoire longue et ils te le rappellent une
- Speaker #1
petite bourde ça va te rester toute l'année sur le dos donc t'as pas le droit à l'erreur c'est une question que je voulais te poser aussi en course à pied on n'a pas forcément intérêt à aller qui... courir hors zone parce que sinon c'est trop fatigant et en fait à un moment tu exploses dans la séance en natation, en vélo, peut-être que c'est aussi le cas, comment est-ce que toi avec ton entraîneur vous prenez en compte tes spécificités parce que tu l'as dit, t'as moins d'expérience en course à pied que les autres pour le moment t'es un bien meilleur nageur potentiellement que beaucoup du groupe est-ce que vous segmentez un petit peu le groupe en des petits sous-groupes avec différentes zones d'allure, d'intensité, de travail etc Ou est-ce qu'il y a une trame vraiment commune pour tout le monde ? Et c'est un peu, t'essayes, voilà l'allure du meilleur sur la natation et tout le monde essaie un petit peu de suivre ou en course à pied. Comment vous fonctionnez un petit peu là-dessus ?
- Speaker #0
L'ADH du groupe, c'est pas du tout ce que t'as dit à la fin. Il y en a un devant et c'est... On individualise. C'est vraiment, on individualise pour chacun. Et après, forcément, dans un groupe où on est une dizaine, t'as toujours un ou deux gars qui vont se rapprocher de tes zones. Et donc t'es jamais... Mais vraiment tout seul. Mais c'est jamais la course à l'entraînement. En plus, c'est pas du tout la philosophie que Julien et Marius ont de l'entraînement. Nous, on est basé vachement sur des zones cardiaques par rapport à la FC du coup, parce que ça ment pas sur ta forme du moment. C'est-à-dire que, je prends un exemple peut-être qui va plus parler en course à pied pour tout le monde. Si un jour à 130 BPM, je suis à 5-0... Peut-être que le lendemain, à 130, je vais être à 430, ou inversement, je vais être à 530, suivant la fatigue que j'ai. Donc, par exemple, s'il me met une séance au premier seuil, donc au LT1, premier décrochage de l'actate, et ça, c'est la zone 3, on va dire. Donc, c'est quand même une allure qu'on peut tenir longtemps. Et bien, s'il me dit, aujourd'hui, c'est 3 fois 10 minutes, zone 3. dans l'intervalle de FC il faut que je reste dans cet intervalle de FC peu importe l'allure, même si je suis collé au possible ou c'est pas grave je reste dans l'allure ou à l'inverse, parce que quand on est fatigué souvent la FC met plus de temps à monter donc du coup je ne vais pas courir à 20 à l'heure en zone 3 parce que la FC elle a décidé de ne pas monter non là pour le coup on a aussi une zone de vitesse qui est définie si la FC ne monte pas donc du coup là hop je me réfère à la vitesse je cours pas à plus de 3,45 ce jour-là par exemple et ça c'est bon pour toutes les zones et pour tous les sports c'est pareil dans tous les sports à vélo c'est pareil pour les watts etc mais du coup on fonctionne comme ça et au début de l'année on a tous des tests individuels donc prise de lactate sur la piste en athlétisme prise de lactate prise d'allure et ça ça nous ils étalonnent nos zones pour la saison et chacun a saison après ok Du coup, on a vraiment chacun nos séances à faire. Et ça n'empêche pas que des fois, par exemple, cet après-midi à vélo, j'ai une séance avec Dorian. C'est des prises de relais. Là, peut-être que je vais être sur de la Z4, Z5, un peu plus. Mais il faut aussi faire au ressenti et il ne faut pas se brider. Ça, c'est ma vision. Il faut respecter les zones que les coachs te donnent la plupart du temps. Mais il ne faut pas non plus devenir un peu matrixé par ces zones et se brider aux zones.
- Speaker #1
des fois il faut quand même un peu laisser aller la machine surtout qu'en plus t'as la chance d'avoir des athlètes qui sont meilleurs que toi sur certains sports donc autant bénéficier de ce que eux ils peuvent t'apporter là dessus c'est ça et après tu perds l'intérêt du groupe ouais bien sûr mais sur les grosses séances où ça
- Speaker #0
demande vraiment de la fatigue musculaire et physio c'est sûr que là c'est hyper important de respecter ce que les coachs te disent si tu veux tenir parce que j'ai plus une vision de tu vois il vaut mieux être bon sur le bloc
- Speaker #1
complète 3 semaines que de faire une semaine où tu fais tes meilleurs PR à l'entraînement par contre derrière t'es 5 jours en vrac je préfère avoir de la constance on peut vite devenir un champion du monde de l'entraînement c'est un peu ce que tu me dis là et tu me le disais un peu avant le début de l'épisode, tu t'entraînes entre 12 et 16 fois par semaine à peu près donc tu ça génère beaucoup de fatigue beaucoup d'enchaînement de sport, les conditions météorologiques influent beaucoup ce que tu manges, ce que tu fais dans la journée etc T'as un entraînement qui est très calibré, de ce que tu viens de nous expliquer. Comment avec tes coachs, comment avec ton staff, vous gérez la fatigue au jour le jour ? J'imagine que ça demande une communication qui est totale, un suivi où tous les jours vous parlez, tu lui dis comment ça va, il adapte, c'est comme ça que ça fonctionne en ce moment pour toi ?
- Speaker #0
Ouais, après il y a aussi des périodes on va dire. Il y a des périodes où si tu es fatigué C'est pas grave, c'est même bien Parce que du coup tu es en période de travail Et il y a d'autres périodes où si tu es fatigué à ce moment là C'est pas très bien pour la compétition qui arrive Donc là par exemple Tout le bloc hivernal On est parti en stage en Espagne Et après on est revenu ici Forcément tu as une fatigue qui s'accumule Parce que tu fais deux mois à t'entraîner Sans compétition avec un volume Et des intensités assez intéressantes Donc c'est juste, il ne faut pas passer le cap du surentraînement. Donc il le voit de toute manière. Comme Julien ou Marius te dirait, il arrive le matin au bord du bassin, je le vois à sa démarche ou à sa tête s'il est en vrac ou pas. Et du coup, il faut juste faire attention à ça, il faut savoir aussi s'écouter. Et il faut... Ce que je vais te dire, je suis le premier à ne pas réussir à le faire. Mais il faut aussi savoir... reconnaître qu'on n'est pas bien, qu'on est fatigué, et peut-être dire, bon, là, tu m'as prévu une séance, je préfère peut-être rester cool et tout pour repartir de plus belle que de faire la séance et qu'elle m'achève. Donc ça, c'est l'idéal, parce que je suis premier à dire, non, mais la séance, il faut la passer, c'est pas grave, et t'apprends aussi avec le temps. Mais ouais, il gère énormément la fatigue. Les deux coachs sont à l'écoute de nos sensations. Mais ils sont aussi des fois à l'écoute d'eux. Ils se font confiance sur la manière de l'entraîner. Si tu leur dis, non mais là je suis fatigué, je pense que la séance ne va pas passer et tout ça, ils vont dire, si si, si on a mis cette séance là, c'est que tu peux la passer, on sait que tu es fatigué parce que ça fait deux semaines que tu t'entraînes,
- Speaker #1
mais on cherche ça quoi,
- Speaker #0
donc c'est peut-être volontaire de notre part, et ça ne veut pas dire qu'après tu ne vas jamais récupérer. Souvent, on sait que le niveau de fatigue est très important, il faut qu'il soit là maximum deux semaines avant la course.
- Speaker #1
avant l'affûtage,
- Speaker #0
l'allègement et du coup deux semaines avant la course on sait que même si on est complètement fatigué c'est fini quoi on va entamer le processus de récupération et ça va bien se passer normalement à la compétition et donc du coup c'est tout un jeu de communication où j'imagine le deal c'est que c'est
- Speaker #1
de la confiance de l'entraîneur envers l'athlète mais vice versa et surtout on n'occulte rien on dit tout parce que si jamais on cache des choses ou si jamais on... On surestime un peu, ça peut mal finir. Oui,
- Speaker #0
et puis même, pour moi, il faut communiquer. Et ça aussi, moi le premier aussi, mais les athlètes, on a du mal à communiquer aussi à 100% avec les coachs et tout ça. Mais les éléments extérieurs, parce que nous, on ne parle que du sport, mais à côté, tu peux avoir des pépins. Si tu es blessé avec tes kinés, on met en relation nos kinés et nos entraîneurs. Tout ça, c'est des paramètres qui rentrent en compte. Mais pour moi, il ne faut pas du tout oublier de communiquer. Et oui, tu disais la confiance. Pour moi, c'est indéniable que si tu es avec un coach et que tu as choisi que ce coach... Parce qu'on ne va pas se mentir, quand on fait du sport au niveau auquel on veut le pratiquer, tu mets entre les mains de ton coach ton projet sportif. Bien sûr. Et tu l'écoutes, c'est lui.
- Speaker #1
Tu sous-traites un peu ta performance. C'est ça.
- Speaker #0
Et c'est lui qui... doit te faire arriver au plus haut niveau avec aussi bien sûr c'est pas que lui l'athlète c'est lui qui a la plus grosse partie entre ses mains mais il donne quand même la partie perf entre les mains du coach donc pour moi tu peux pas t'entraîner avec un coach dont t'as pas confiance au process si tu dois commencer à modifier les séances de toi même ou en rajouter ou en enlever oui c'est qu'il y a un problème donc non à un moment donné il faut faire confiance à ce que fait le coach et puis bon il faut aussi partir du principe que si t'es avec ce coach il fait pas tout pour que tu sois pas bon mais tout pour que tu sois bon donc voilà mais derrière ça ça n'empêche qu'il faut communiquer parce que même s'il fait tout il
- Speaker #1
sait pas ce que toi tu ressens et comment t'es au fond de toi mais ouais la communication c'est important et dernière question un peu sur le côté progression individuelle dans un collectif Tu traques un peu ta progression, parce qu'on peut très bien progresser sur des classements, dans des courses, etc. Mais il y a aussi tout ce qui est progression physique. Est-ce que toi, avec Cercle Performance, vous traquez assez souvent ? Est-ce que vous avez des... comment dire... Tu parlais de tests préliminaires en début de saison, pour voir un peu les tests physiques, etc. Est-ce que vous avez l'habitude de faire souvent des tests comme ça, pour savoir si jamais t'es en forme, t'es plus fatigué ? Ah bah tiens, sur ton L... ton LT1, ton LT2, des trucs comme ça, tu progresses. Vous avez un peu ce genre de protocole aussi pour checker que l'entraînement marche bien, que vous êtes bon pour les compétitions qui arrivent ?
- Speaker #0
Rien que les tests avec nos zones, on le voit des fois d'une année à l'autre. Alors des fois, ça ne bouge pas pendant 2-3 ans. Du coup, des autres, parce que moi, je ne peux pas le savoir. Là,
- Speaker #1
tout bouge pour l'instant.
- Speaker #0
De mon arrivée à aujourd'hui, ça a pas mal bougé. Mais il y en a certains pour qui on voit, sur les premières années, la FC ne va pas bouger. Par contre, pour la même FC, tu vas aller plus vite. Donc c'est bon signe. Ça veut dire que ton physio s'habitue à des allures plus hautes. Et à l'inverse, il y en a, leur seuil, ils n'ont pas bougé depuis 3-4 ans. C'est toujours la même chose. Mais ça ne veut pas dire qu'ils ne progressent pas. Ça veut juste dire qu'ils développent ce qu'on cherche à développer à ces allures-là. Donc c'est tout bon. Et après, au cours de l'année, on a des tests au début de l'année, mais on a aussi, de temps en temps, sur quelques séances un peu clés, des prises de lactate, pour vraiment contrôler qu'on travaille bien dans la zone de FC, à l'allure, et aussi les millimoles, la lactatémie. Donc on gère ça, et même des fois, des prises de glycémie, parce que c'est pareil, c'est un sujet qui est arrivé... en flèche l'alimentation en glucose durant la pratique avant et après aussi et on a vu que mine de rien ça permettait quand même de tenir des allures très hautes plus longtemps c'est un peu la nouvelle révolution,
- Speaker #1
ce qui se passe en Ironman là on vient de voir sur le marathon des taux de glucose qui avaient jamais été faits en course à pied qui avant, donc je m'imagine que c'est un peu le nouveau sujet. Oui,
- Speaker #0
et nous, c'est vrai que je m'intéresse moins à l'athlée, mais le cyclisme aussi, ils ont été très précurseurs, entre guillemets, sur le sujet. Mais du coup, on s'y est intéressés, et ça, on en fait peu, des tests. Mais après, moi j'ai un partenaire nutrition, par exemple, j'ai été chez eux faire un test, j'ai oublié le nom du test, mais en gros pour savoir combien je devais consommer à telle intensité par heure, à telle intensité par heure, etc. Donc ça, c'est bien de le savoir et ça aide aussi à la performance. Mais sur les tests de progression, du coup, c'est vraiment... Déjà, toi, tu le ressens si tu progresses ou pas. Et après, de temps en temps, on a des prises de lactate à l'entraînement et des ajustements de zone.
- Speaker #1
OK. Donc il y a un monitoring un peu de la performance objective plus que subjective avec combien tu as fait à ta compète, quelle place, etc. Vous suivez un petit peu tout ça.
- Speaker #0
Après, bon... C'est bien de progresser à l'entraînement, mais ce qu'il faut, c'est se courir en compétition quand même.
- Speaker #1
Bien sûr, évidemment. Et les questions que je voulais te poser, c'est surtout sur le fonctionnement d'un groupe, parce que c'est l'objet, on va dire, de cet épisode avec toi, Léo, aujourd'hui sur Secrets d'Endurance. Il y a beaucoup dans les sports d'endurance, on est souvent individualiste, on s'entraîne seul, etc. Et toi, tu as la chance d'être à la fois au niveau et en même temps dans un collectif. Comment est-ce que tu gères aussi le côté ? tous les membres du groupe sont différents tu le disais, toi t'es très bon en natation par rapport à d'autres personnes de ton groupe tu es peut-être un petit peu moins pour l'instant en course à pied et comment est-ce qu'on gère, est-ce que ça génère chez toi de la frustration par exemple des fois où les niveaux de forme sont pas les mêmes au même moment alors que vous allez avoir la même compétition à préparer des fois il peut y avoir des blessures aussi qui apparaissent, des fois tu peux louper une séance quand un de tes collègues l'a super bien réussi il y a des moments où Je ne sais pas, ça peut peut-être être un petit peu la compétition aussi. Comment est-ce que tu gères le fait d'être dans un groupe qui est vivant, avec des gens qui ont... Tous les organismes sont différents et tout le monde n'est pas forcément aligné au même moment.
- Speaker #0
Du coup, j'ai eu la chance aussi de connaître des groupes avant. Et moi, ce qui m'a directement sauté aux yeux et ce que j'ai apprécié, parce que c'est un peu mon caractère aussi, c'est que quand je suis allé dans le triathlon... Ceux qui sont tes adversaires, n'hésite pas aussi à te donner des conseils pour que tu deviennes plus fort.
- Speaker #1
Ils ont intérêt à ce que je devienne plus fort ?
- Speaker #0
Je ne sais pas s'ils ont intérêt, mais en tout cas, ils ne réfléchissent pas de la manière. Je ne vais pas trop lui donner de conseils parce que c'est un ennemi, il va me battre, il va me prendre ma place. Je n'ai pas du tout ressenti ça. Je suis arrivé, directement, on m'a donné des conseils sur l'aspect de la nutrition. Il est important que ce soit pendant ou même ce que tu manges. au repas, etc. Ce que tu fais à l'entraînement, c'est bien, mais attention parce qu'il ne faut pas trop se blesser. Vraiment que des conseils et des conseils pertinents que j'ai pu prendre en compte et qui m'ont permis peut-être d'éviter des choses avant d'intégrer le groupe du cercle. Et ça, ça m'a sauté aux yeux parce que j'ai connu des groupes où c'était plutôt, on est ennemis en compétition et on s'entraîne ensemble, mais on est aussi ennemis à l'entraînement. Je vais tout faire pour te battre. mais dans tous les domaines. Et ça, je ne l'ai pas du tout ressenti. Moi, c'est mon caractère, donc je l'ai apprécié. Et quand je suis arrivé dans le groupe, je l'ai encore plus ressenti. Parce que forcément, tu arrives... Les mecs, ils ont de la marge. Parce qu'eux, ils ont quand même de l'ancienneté. Ils ont un certain niveau. Tu ne vas pas les titiller tout de suite. Mais à aucun moment, ils se sont dit je ne vais pas trop lui donner de conseils. Je ne vais pas trop l'aider. Parce que s'ils progressent, s'ils commencent à me battre... Je vais être perdant dans l'histoire. Jamais ça n'a été ça avec aucun du groupe. C'était tout l'inverse. C'était qu'est-ce qu'on peut faire pour être meilleur chacun de nous et comment on peut s'entraider à être meilleur aussi. Et ça, j'ai trouvé ça hyper intéressant. Et tu disais, on a tous des profils différents suivant les pratiques, mais dans les pratiques aussi, par exemple en course à pied, sur du spécifique à haute vitesse, forcément au début où je suis arrivé, j'étais vraiment... en dessous, donc je collais un peu mes séances pistes tout seul derrière à m'accrocher à ce que je pouvais mais par contre avec mon passif de nageur d'endurance j'ai un physio qui est extrêmement développé sur la capacité aérobie donc du coup quand on était sur du premier seuil de la Z3 directement j'ai été avec des gars du groupe voir j'étais devant à des allures que tu peux tenir longtemps mais parce que eux fallait qu'ils développent cet aspect là Et moi, je l'avais déjà développé auparavant.
- Speaker #1
Il fallait juste le transférer en course à pied. À un point de vue mécanique, musculaire. Exactement.
- Speaker #0
Et c'est pour ça que, du coup, indirectement, moi, je les tirais sur des trucs aérobie et eux, ils me tiraient sur des trucs spécifiques. Et pareil en natation. Moi, que de l'endurance en natation, de l'hyper-endurance. Tout ce qui était de la répétition de distance ou des longues distances, franchement, j'étais trop fort par rapport aux autres. Mais je suis arrivé sur du spécifique plus street, des parts hypertoniques, du sprint, des 25, des 50, je me faisais tordre. Mais vraiment, parce que je n'avais aucune capacité d'explosivité. Et là, j'ai même progressé en natation sur des qualités d'explosivité parce que... forcément, il me bat, c'est dérangeant, je vais me la donner. Donc en fait, tout s'équilibre. Et c'est ça, c'est plutôt l'intérêt de tes points forts, ils vont servir un peu aux autres pour progresser. Mais à l'inverse, tes points faibles, ils vont progresser grâce aux points forts des autres. Donc du coup, tout s'équilibre. Et je trouve que c'est pour ça que d'entraider le collègue d'à côté qui a des points faibles, ça ne se desserre pas parce que lui... Peu importe le profil de la personne, il a de quoi t'apporter.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Je ne sais pas si tu as déjà été blessé ou s'il y a des moments où tu as été moins bien, mais peut-être que certains de tes collègues ont eu ce genre de moment depuis que tu es arrivé dans le groupe. Comment est-ce qu'on gère un peu les soucis, les blessures, les coups de moins bien ? Parce que dans une saison, on ne peut jamais être tout le temps au top. C'est le principe même de l'entraînement. On est un peu au fond du trou et il faut que ce soit pendant les périodes où ce n'est pas important. Et il faut qu'on soit super bon quand c'est important. Comment est-ce que vous gérez ça ? Je ne sais pas si toi, par exemple, tu as déjà été blessé depuis que tu es au Cercle Performance. Le fait de passer d'un groupe hyper soudé où en fait tu y passes toute ta journée, tu vois tes collègues une quinzaine de fois dans la semaine, à un moment où tu es peut-être un peu empêché, un peu diminué, etc. Est-ce que ça va être dur mentalement à gérer ou est-ce qu'au final... C'est assez facile parce qu'il y a un collectif tellement bien que ça passe beaucoup mieux que quand t'es tout seul à ruminer dans ton coin.
- Speaker #0
Déjà, c'est jamais facile une période comme ça. Moi, j'ai eu la chance et on touche du bois, mais j'ai jamais eu de blessures vraiment qui m'ont empêché pendant six mois de pratiquer un sport ou de faire une saison blanche. Tu vois, cet hiver, on faisait un peu de VTT parce que Félix fait du XTERRA. Du coup, il nous a un peu chauffé et tout, et certains du groupe, on s'est mis au VTT, et on a un magasin qui est partenaire, et les gérants du mag, ils sont pro-VTT, et ils sont très bons dans le domaine. Et un peu trop technique, tu vois. Donc, je suis tombé, première semaine de reprise de l'entraînement en décembre, je suis tombé et je me suis fait une cheville.
- Speaker #1
Ah oui ?
- Speaker #0
Donc du coup... C'est marrant ça.
- Speaker #1
Ouais. Cheville à vélo.
- Speaker #0
Je me suis fait une entorse, ouais, parce que j'ai fait une cascade. Et bah, direct sur le coup, la saison elle a pas commencé, t'as une cheville en vrac. Et en fait, où moi j'ai réussi à relativiser déjà personnellement, c'est que j'ai pu continuer à nager et à rouler. Donc elle m'a handicapé, mais pas non plus trop. J'ai eu la chance que ça arrive en décembre, où tu peux prendre le temps. Les échéances, tu vois, elles commencent seulement maintenant. Je me suis dit, bon, je préfère perdre trois semaines à pas courir et revenir avec une cheville au top. que de faire une semaine, de recourir, de m'arrêter parce que j'ai encore mal, que ça traîne jusqu'en mai, etc. Enfin, il faut aussi avoir les bonnes réflexions. Et du coup, ça, c'est ma seule expérience, on va dire, de blessure que j'ai eue et qui ne m'a pas du tout impactée parce que derrière... c'est tombé à la bonne période je l'ai bien géré et oui le groupe a aidé parce que je les voyais en hâte, je les voyais en vélo par contre l'hiver on fait un peu de trail pour changer moi j'ai pas du tout goûté au trail ça par contre ça m'a terriblement frustré mais voilà et après on va dire que le groupe est hyper important au delà des blessures et surtout c'est quand arrive la blessure quand ça arrive en pleine saison c'est plus compliqué mais mais Pour moi, où le groupe est très important, c'est quand tu foires ta course. Quand tu arrives sur une compétition, le résultat, ce n'est pas du tout ce que tu veux. Tout bon sportif sait que ça te met dans un état de « putain, mais je suis nul, tu remets tout en question, mais pourquoi je fais ça, j'ai envie d'arrêter » , surtout quand c'est un objectif. Et d'être dans un groupe, ça permet déjà de, un, de relativiser ta performance, de voir que ça n'arrive pas que à toi, parce qu'il y a dans un groupe de dix personnes... On se le souhaite, mais c'est rare que les dix fassent une saison pleine.
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Donc, tu peux voir aussi comment les autres réagissent, tu peux te poser les bonnes questions avec les coachs, tu peux en discuter avec les athlètes. Si tu arrives à prendre du recul, tu peux leur demander, à ton avis, qu'est-ce que j'ai mal fait, qu'est-ce que je peux améliorer. Donc, le groupe apporte aussi sur un aspect mental où il te permet de relativiser certaines choses qui, si tu t'entraînes tout seul de ton côté, c'est plus dur. Donc l'aspect blessure, moi personnellement je ne sais pas trop en parler. Après l'aspect... Les courses ratées, on en a tous déjà goûté. Là, pour le coup, le groupe t'aide à repartir à l'entraînement aussi.
- Speaker #1
Oui, ok. Et est-ce qu'il y a des apprentissages ? Alors, toi, tu as toujours connu des groupes, ce que tu disais. Là, dans les auditeurs qui vont regarder, écouter ce podcast, il y en a peut-être qui sont, enfin, c'est même une majorité, qui seront des pratiquants en solitaire, on va dire. Ce serait quoi un petit peu les enseignements que tu as à partager sur le côté groupe ? Il y a peut-être des gens qui chercheraient à rejoindre un groupe et qui auraient un peu peur. Le côté, on peut se comparer, on peut être différent, moi j'ai mon sport à moi, etc. Si jamais tu devais essayer de convaincre, ou en tout cas de donner les points positifs du fait de rejoindre un groupe, peu importe son niveau, à des gens, qu'est-ce que tu mettrais en avant ?
- Speaker #0
Déjà, la facilité d'aller s'entraîner. Alors pour le coup... Alors, de mon avis, le groupe, ça peut être ultra bénéfique comme ça peut te desservir.
- Speaker #1
Ok. Il peut y avoir des côtés négatifs à ça aussi.
- Speaker #0
Déjà, ça dépend des personnes. Il y en a qui préfèrent s'entraîner seul. Et voilà, dans un groupe, il y a des contraintes, on va dire. Mais bon, ce n'est pas vraiment des contraintes. Mais quand tu veux t'entraîner avec des gens, tu es obligé de donner un point de rendez-vous, une horaire pour retrouver tout le monde. Et il y en a, ça, tu vois, rien que ça, ça les saoule. Mais il faut aussi... être lucide sur le fait que ça va te motiver à y aller je prends un exemple tout bête tu sors de ta journée de travail tu te dis allez ce soir je cours hop tu rentres chez toi tu te mets dans le canapé, tu commences à te poser tu te dis allez 17h30 j'y vais 17h30 t'es encore dans le canapé 18h j'y vais, 19h tu peux repousser, voir jamais y aller alors que si t'avais la veille ou le matin même ou le midi t'avais dit à Alors groupe, ça peut être que deux personnes. À ton collègue ou tes collègues d'entraînement, 18h, on se retrouve ici pour partir courir 50 minutes. Tu regardes ta montre, 17h30, t'es dans le canapé, tu sais que t'as plus que 30 minutes pour être, t'es un peu obligé de te speeder. Puis si t'es un minimum motivé dans ta pratique, tu vas pas annuler le rendez-vous. Donc ça, c'est le côté ultra bénéfique du groupe sur la motivation. Et puis c'est aussi qu'arriver sur place... Ton entraînement va passer plus vite parce que tu vas pouvoir dialoguer avec des gens, tu vas pouvoir peut-être déconner, parler de ta journée, ça va peut-être passer plus vite. Alors que si tu es tout seul, à la limite tu peux mettre ta musique dans les oreilles si tu apprécies avoir de la musique. Mais c'est vrai que si déjà tu n'es pas motivé d'y aller et tu subis la séance tout seul, le groupe t'apporte aussi sur l'entraînement. Donc ça passe mieux. Pour moi, le groupe décuple la motivation.
- Speaker #1
C'est le côté aussi discipline, enfin le côté un peu rituel. C'est qu'en fait, ce qui marche super bien dans un groupe, c'est d'arriver à une structure où tu ne te poses même plus de questions. C'est naturel, tu sais que 18h pétante, rendez-vous à tel point, il y aura telle personne et il n'y a plus à tergiverser sur qui fait quoi, où, comment, etc.
- Speaker #0
Exactement. Et oui, et après, il y en a aussi des gens qui ne supportent pas ça et qui ont besoin de... le sport ça va peut-être être un moyen de décompression et ils vont être besoin toute la journée ils sont entourés de personnes ils ont besoin de prendre leur basket, leur vélo, leur maillot de bain de se mettre dans leur bulle et de pratiquer leur sport tout seul de faire le vide, donc je le comprends aussi mais je pense que quand on n'a pas un groupe mais qu'on a possibilité d'aller s'entraîner avec des gens il y a un juste milieu tu peux faire 50-50 tu te dis la semaine après le taf j'y vais tout seul Par contre, le week-end, sur la sortie longue à vélo, je vais dans un groupe.
- Speaker #1
Toi, c'est des choses que tu fais, parce qu'on a énormément parlé du côté groupe et collectif dans cet épisode, mais est-ce que toi, tu fais tout en groupe ? Tous tes entraînements, tu es forcément accompagné de quelqu'un, un coach à vélo, ou il y a toujours du monde avec toi ? Ou est-ce qu'il y a des moments où justement tu veux être seul ? Ça peut aussi arriver, j'imagine. Ou des moments où au contraire, c'est ton entraîneur qui te dit bat. Là, aujourd'hui, Léo, ta séance, tu la fais tout seul.
- Speaker #0
Comme on disait, nous, c'est très individualisé. Donc, des fois, il y a des moments où tu te retrouves à avoir une heure et demie de vélo souple, alors que d'autres ne l'ont pas, ou une séance où tu te retrouves un peu contraint d'aller tout seul. Dans mon cas, moi, c'est des choses où des fois, moi-même, j'ai besoin d'aller faire mon footing. Pour les séances, en règle générale, j'aime quand même bien être accompagné.
- Speaker #1
C'est facile.
- Speaker #0
Et même si j'ai la séance tout seul. je sais que je vais avoir un coach sur le vélo et après les séances vélo les coachs ne viennent pas si tu es tout seul, tu es tout seul mais je sais que j'ai des périodes où il y a des types d'entraînement où là justement je n'ai pas envie de me prendre la tête sur l'heure de rendez-vous, le lieu de rendez-vous j'ai envie d'y aller quand je veux, où je veux veux et faire un peu le parcours que je veux et bah ouais moi ça m'arrive d'aller courir tout seul rouler tout seul y'a aucun soucis avec ça, j'ai même des périodes d'entraînement où tu vois l'année dernière, fond en meuh on est obligé de se caler par rapport à nos courses pour que le stage soit bénéfique donc bah j'ai fait sur mes 3 semaines et demie y'avait 10-12 jours où j'étais sans un gars du groupe à fond en meuh bah ça m'a pas dérangé tu vois je suis allé faire mes séances moi en plus là-bas t'as le luxe d'avoir une flopée d'athlètes que tu peux toujours forcément trouver du monde Mais sur le fond, ça ne me dérange pas d'avoir des périodes seules, voire des fois j'en ai besoin, mais quand même le groupe, je ne pourrais pas faire une année sans groupe. Et rien que le fait, moi ce qui me galvanise beaucoup, par exemple pour aller nager, c'est le groupe et d'avoir un coach au bord du bassin. Alors c'est peut-être parce que c'est le sport que j'ai pratiqué le plus et du coup j'ai du mal à le faire de moi-même, mais une natte quand un coach n'est pas là, je trouve ça horrible. Quand le groupe n'est pas là, quand je suis en déplacement et que je dois aller en public et tout, franchement, honnêtement, c'est un calvaire d'aller à la piscine. Alors que là, me lever à 7h30, aller plonger dans l'eau à 8h30 avec le groupe, ce n'est pas tous les jours un plaisir, mais ce n'est jamais une corvée parce que je vais trouver du bienfait à faire ça ou alors un côté positif à la chose.
- Speaker #1
ok ouais et une autre question que je voulais te poser c'est là t'es encore hyper jeune t'es au début alors au début je sais pas comment toi tu considères ta carrière mais On va dire que tu as encore de belles années devant toi avant de raccrocher un peu les dossards. Là aujourd'hui, tu disais que tu as toujours été en groupe, on ne sait pas de quoi l'avenir sera fait. Est-ce que toi c'est quelque chose que tu chercheras à conserver à tout prix ? J'en sais un, imaginons dans 3-4 ans tu dois changer de groupe, tu as envie de déménager, peu importe. Est-ce que c'est forcément devenu un acquis pour toi ? Peu importe ce que tu feras, tu chercheras un groupe avant tout. Ou est-ce que tu te projettes sur, par exemple, quand tu seras un peu plus vieux, à dire, le groupe c'est une chose, mais je pourrais peut-être m'entraîner tout seul. C'est quoi un peu tes visions sur le futur par rapport à ça ?
- Speaker #0
Comme tu dis, oui, c'est vrai, je suis assez jeune dans le milieu et on voit les meilleurs mondiaux et tout, ils ont plus de 28-30 ans. Mais déjà, j'ai une vision de la chose. Je n'ai pas une vision d'une carrière, c'est long, et on prend le temps d'atteindre ses objectifs. En fait, on ne sait pas de quoi demain est fait. Il faut plutôt vivre l'instant présent. Donc moi, je fais tout pour être le meilleur, entre guillemets, le plus vite possible, mais en faisant bien les choses. Mais je ne me dis pas, ok, là j'ai 23 ans, il faut que je calque tous mes entraînements, mes compétitions, mes saisons pour être à 28 ans au top. J'ai 23 ans, si mon top, ça doit être à la fin de la saison, j'aurai atteint le top à la fin de la saison. Si c'est à 25 ans, c'est à 25 ans. Si c'est à 30 ans, c'est à 30 ans. Enfin, tu vois, je n'ai pas cette optique-là. Si ma carrière doit encore faire deux ans, elle fera deux ans. Si elle doit encore faire un an, elle fera un an. Si elle doit encore faire dix ans, elle fera dix ans. Je n'ai pas de max ou de minimum. Et après, pour revenir au groupe et à l'entraînement, justement, comme j'ai touché tout le temps à des groupes, et là que je suis dans un groupe où je me sens vraiment bien, Et pour le moment, je ne me vois pas être dans un autre groupe aussi bien qu'actuellement. Je me vois plutôt dire, ce qui n'est pas du tout le cas, mais si je dois bouger ou changer de coach ou de structure, je me vois plus dire, si c'est sur une fin de carrière, cette fin de carrière, je la fais tout seul de mon côté.
- Speaker #1
D'accord, ok. Tu n'aimerais pas forcément, par exemple, créer un groupe autour de toi ?
- Speaker #0
Ça dépend du statut que tu as. Si tu arrives à un statut où tu as vraiment un niveau... excellent et que tu es un peu une tête d'affiche dans ton sport attirer du monde et créer un groupe d'entraînement autour de toi pourquoi pas mais c'est vrai que j'ai plus faire le plus gros de ma carrière ou de mon projet sportif au sein du même groupe où je suis et après si je dois changer des choses plutôt essayer de le faire tout seul de mon côté vu que j'aurais toujours goûté à des groupes J'ai plus cette idée-là que de rechanger de groupe et de refaire une dynamique de groupe.
- Speaker #1
Ok. Écoute, Léo, merci beaucoup pour avoir répondu à toutes mes questions. Il me reste encore une question à te poser. C'est tout simplement, qu'est-ce que tu préfères dans l'entraînement aujourd'hui depuis que tu es arrivé à Grenoble ? Et qu'est-ce que tu détestes le plus ?
- Speaker #0
Ce que j'aime le plus, on va dire que c'est aller chercher les limites chaque jour. et aussi moi j'adore le volume à l'entraînement donc faire de la borne ouais j'aime bien parce que ça te permet de découvrir plein de paysages, de routes en fait c'est ce que j'aime dans mon sport c'est que t'as pas de barrière tu peux découvrir les alentours en allant faire du vélo en allant courir, c'est juste incroyable donc ça au quotidien c'est ce que j'adore le côté perf être galvanisé par la compétition Il y a un gros esprit compétiteur là-dedans. Sur les soirées jeux de société. Et ouais, ça c'est ce que j'adore. Et ce que je déteste, tu vois, ça se rejoint. Au final, ce que je déteste des fois, c'est qu'on est obligé de se brider et de ne pas faire n'importe quoi. tu vois genre il y a les belles journées d'été j'ai envie de prendre mon vélo et de partir 8h de faire la traversée des Alpes des trucs comme ça prendre les chaussures aller faire des trails sans compter ça c'est des trucs qui m'attirent vraiment la quête des grands espaces mais
- Speaker #1
tu peux pas parce que ça te desserre sur la performance elle est dure la saison en ce moment c'est pas facile au mois de mai, juin, juillet de... Parce que t'es attiré partout, par le vélo, le trail, la rando et tout, mais il faut rester focus sur les objectifs. Ouais,
- Speaker #0
c'est exactement ça. Et puis ça a été un truc que j'ai travaillé, de ne pas se disperser. Mais pour le moi, c'est le plus dur, de devoir se brider et de ne pas pouvoir faire un peu ce qu'on veut.
- Speaker #1
Ok. Eh bien écoute Léo, merci beaucoup d'avoir répondu à toutes mes questions. Donc si jamais je dois un peu résumer ce que t'as dit, c'est que le groupe ça peut pousser, inspirer, motiver, mais il faut... Apprendre à écouter ses sensations, communiquer avec son coach et communiquer avec tous ses collègues d'entraînement, respecter son rythme et voir un peu sur le long terme, ne pas être trop pressé, accepter qu'on est bon sur certains domaines et un peu moins bon en progression sur d'autres. Merci beaucoup pour ta participation et merci à nos auditeurs de nous avoir écouté ou regardé en fonction d'où vous venez et à très bientôt pour un nouvel épisode de Secrets d'Endurance. Merci beaucoup Léo.
- Speaker #0
Merci à toi et à bientôt.
- Speaker #1
Merci à vous d'avoir écouté ce nouvel épisode de Secrets d'Endurance, le podcast by Nolio avec Léo. On espère qu'il vous a plu et on se rejoint très vite pour de nouveaux épisodes.