- Speaker #0
Bonjour, je m'appelle Kimberley et vous écoutez Nomadik.
- Speaker #1
Tu as conseillé des expatriés français à Dubaï. Tu fais aujourd'hui à Kuala Lumpur. Est-ce que les expats placent leur argent de la même façon dans les deux villes ?
- Speaker #0
C'est un gros non. Pourquoi ? Parce que même si ce sont des expatriés francophones, francophiles ou français dans les deux cas, ce sont des expats qui n'ont en général pas les mêmes types de contrats. Aux Émirats, aujourd'hui, ce qui se fait, c'est plutôt... plutôt ce qu'on appelle des contrats locaux, qui sont directement embauchés sous les règles du pays dans lequel ils travaillent. Alors qu'en Malaisie, à Kuala Lumpur, ce sont encore beaucoup des contrats d'expat, c'est-à-dire que c'est les boîtes françaises, notamment, qui vont envoyer une partie des effectifs en mission pendant quelques années, 2, 3, 4, 5 ans, dans un pays, notamment en ce moment où je suis en Malaisie, pour une mission bien précise. Et donc, comment est-ce que ça impacte le fait qu'ils placent différemment leur argent ? C'est qu'ils ne sont pas forcément soumis aux mêmes réglementations, à la même fiscalité. Ils n'ont pas non plus les mêmes revenus. Du coup, ils n'ont pas forcément la même notion du placement financier. C'est-à-dire qu'un expat en contrat local aux Émirats est complètement détaché du système français. Donc, il ne cotise plus à tout ce qui est retraite, chômage, etc. Et donc, il va devoir capitaliser ses revenus. et donc se créer et faire un effort d'épargne mensuel, annuel, peu importe, pour vraiment valoriser ses liquidités. Alors qu'un expat en contrat local continue à cotiser à la retraite, continue à avoir beaucoup d'avantages français, et donc n'a pas la même urgence, on va dire, de capitalisation. Et c'est qu'à terme, il y a un retour en France quasi obligatoire au bout de 2-3 ans. Là où un expat en contrat local peut rester 20 ans en poste sans avoir un déplacement obligatoire à faire en France ou ailleurs.
- Speaker #1
C'est super intéressant ce que tu dis, parce que tout de suite on comprend qu'en fait, expatrié, ce n'est pas du tout la même chose d'un pays à l'autre, d'une ville à l'autre, et qu'en fait, en fonction déjà de son contrat, on n'a pas les mêmes contraintes. L'exemple que tu donnes sur la retraite, il est parlant, parce que du coup, ça veut aussi dire que les objectifs ne sont pas les mêmes en fonction du pays dans lequel tu vas aller.
- Speaker #0
Moi, c'est contrastant puisque ça a été vraiment d'un pays à l'autre, du tout au tout en termes de contrat. Après, il peut y avoir deux pays complètement différents où deux expatriés vont être en contrat d'expat et du coup vont avoir les mêmes problématiques. Là, c'est très parlant dans mon cas puisque vraiment, ça a été deux pays avec deux types majoritaires de contrats différents.
- Speaker #1
En fonction du type de contrat, tu vas avoir des objectifs qui sont différents. Ça veut aussi dire que quand tu te poses la question où est-ce que je place cet argent, la réponse n'est pas la même.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Non, la réponse n'est pas la même. Et l'objectif d'un familier officeur, d'un gestionnaire de patrimoine ou de quelqu'un comme moi, ça va vraiment être de décrypter la personnalité d'un investisseur privé, son type de contrat, ses objectifs de vie, son âge aussi. Puisqu'en fonction de l'âge, un expat qui soit en contrat local ou en contrat d'expat qui a 25 ans ou un qui en a 55, ce n'est pas non plus la même chose. Donc même avec le type de contrat, il y a aussi des personnalités différentes, des objectifs différents. Donc il n'y a pas en fait de formule magique ou de recette à appliquer, mais c'est vraiment justement nos métiers qui vont permettre de faire une analyse globale de la personne qu'on a en face de nous et d'adapter les placements, que ce soit en termes de diversification géographique, sectorielle, en termes de prise de risque, etc.
- Speaker #1
Ce que tu dis, c'est aussi hyper important de comprendre qu'en fait, on ne peut pas prendre des conseils génériques qu'on voit sur Internet et les appliquer à tous les expatriés. C'est vraiment comprendre sa propre situation qui n'est pas forcément la même que celui de notre collègue qui est à côté, qui a les mêmes statuts, les mêmes salaires.
- Speaker #0
On entend souvent « oui, mon frère a fait ça, mon collègue a fait ça, ma mère avait fait ça à l'époque, mon ami qui est en France est en train de faire ça, je trouve que c'est génial » . Et en effet, quand moi j'entends ça, c'est souvent de bonnes idées, c'est souvent de bons placements, mais c'est souvent pas ou peu adapté à la situation de la personne qui m'en parle. Et donc le job aussi, c'est de savoir avoir la pédagogie nécessaire pour expliquer qu'en effet, le frère, le cousin, la mère, la tante, peu importe qui, l'ami, le collègue, a fait quelque chose de bien, mais qu'en l'état et aujourd'hui, c'est pas spécialement la chose la plus adaptée. et la plus judicieuse par rapport aux objectifs. On revient souvent à ça. L'achat d'une résidence secondaire, c'est quelque chose qui revient très souvent. Aujourd'hui, j'entends beaucoup, et quand j'étais à Dubaï, on a notre résidence principale en France, puisqu'avant de quitter, on avait acheté quelque chose. Voilà, et aujourd'hui, c'est vrai qu'on aimerait bien une résidence secondaire, peu importe où, en France ou ailleurs dans le monde. Et c'est souvent une bonne idée parce que c'est toujours très émotionnel. Les gens s'y voient avec les enfants, la famille, l'été, etc. Et puis finalement, ça va leur prendre énormément de capacités d'épargne, d'emprunt, puisque c'est généralement quelque chose qui ne génère pas d'argent. Donc, c'est vraiment un investissement personnel, mais pas un investissement financier. Donc, on crée du patrimoine, mais on ne crée pas forcément quelque chose qui va générer des revenus. alors que l'objectif, c'est souvent générer des revenus passifs pour plus tard, pour la retraite, pour payer les études des enfants, etc. Et en fait, on transforme le rêve d'une maison secondaire. On va aller trois semaines par an, alors qu'on pourrait très bien louer une très belle maison à des endroits différents tous les étés. Ça reviendrait moins cher, ça déplacerait le rêve chaque année et ça permettrait de continuer à avancer dans les objectifs. qui sont souvent de créer du patrimoine rentable.
- Speaker #1
La question de l'IMO et de la résidence secondaire, ça c'est toujours un gros sujet. Moi j'ai un peu une vision différente là-dessus. Je me dis que si tu as peut-être un besoin émotionnel hyper fort d'avoir quelque chose en France, au cas où il se passe quelque chose, et que finalement, même si financièrement, ce n'est pas la décision la plus sage, parfois c'est OK. Et on avait fait un super épisode là-dessus avec William Demoustier sur l'objectif de l'IMO et il y a aussi sur le site. des ressources là-dessus si jamais les auditeurs ont besoin de creuser un peu ce sujet. Par contre, est-ce que le premier investissement en France que tu veux faire quand tu es à l'étranger, ça passe forcément par cette question de l'IMO ?
- Speaker #0
Oui et non. Je dirais que ça dépend encore une fois de là où tu es actuellement dans le monde et de la perspective de temps que tu as. C'est-à-dire que quelqu'un qui est en contrat d'expat pour deux ans par exemple, et qui n'a pas encore fait d'investissement quel qu'il soit, un peu d'effort d'épargne, pas encore d'endettement. Bon, s'il a envie de lancer le projet d'un investissement immobilier maintenant parce qu'il a une opération en tête qui lui plaît et qui est rentable et qui est dans ses cordes aujourd'hui, ça ne sert à rien d'attendre deux ans qu'il rentre en France. Autant qu'il lance son premier investissement depuis l'étranger vers la France parce qu'il sait qu'il va être deux ans à l'étranger et qu'il va rentrer. Maintenant, pour le cas de Dubaï par exemple, quelqu'un qui n'a pas du tout encore fait d'investissement en France, qui est à Dubaï en contrat local, qui s'y plaît, qui a des très bons niveaux de revenus, qui a une bonne capacité d'épargne et qui se pose la question entre investir en France ou investir à Dubaï, par exemple, dans l'immobilier, il n'y a pas de bonne réponse, en fait, parce que le marché de l'immobilier à Dubaï, aujourd'hui, il est plutôt haut, mais je veux dire, il y a quand même encore de l'avenir. Les projets continuent. Alors, OK, la géopolitique n'est pas top, top, mais je veux dire, au-delà de ça, si on parle vraiment que du marché IMO, et pas du contexte, la question se pose.
- Speaker #1
Le contexte, aujourd'hui, on enregistre l'épisode, on est le 3 août 2026. Pour poser le décor, pour quelqu'un qui écoute l'épisode dans six mois.
- Speaker #0
Dans ce que je suis en train de dire, le contexte est important parce que ce qu'on disait il y a un an peut être un peu différent de ce qu'on dira dans six mois et de ce qu'on dit aujourd'hui, c'est vrai. Mais globalement, quand on est expat dans une ville où le marché est quand même hyper séduisant, La question se pose du premier investissement. Est-ce qu'on le fait là où on habite pour pouvoir le gérer, le visualiser ? Ou est-ce qu'on le fait dans son pays natal parce qu'on a confiance au marché, parce que ça reste l'Europe, parce qu'on a la famille qui peut gérer de près ou de loin ? Donc non, ça, c'est plutôt quelque chose qu'on tranche en fonction, on va dire, du cas très personnel des individus qu'on a en face de nous.
- Speaker #1
Répartir son argent entre plusieurs pays, c'est un nom, ça s'appelle la diversification géographique. Prêtement, ça veut dire quoi ? C'est ce que tu viens de nous expliquer avec j'achète dans un endroit, j'achète dans l'autre. Est-ce que c'est juste avoir un compte dans mon pays d'accueil et un compte en France ? Qu'est-ce que c'est ?
- Speaker #0
La diversification géographique, c'est le fait de répartir son patrimoine dans des zones du monde qui ne vont pas réagir de la même façon. en cas de crise, en cas de décision géopolitique. Quand tout va bien et que le monde tourne correctement, la diversification géographique a peu d'impact sur un patrimoine, puisque quand tout va bien, tout monte. C'est quand ça se complique un peu économiquement, dans une zone, dans une autre, qu'il y a un conflit qui éclate. Ces dernières années, malheureusement, il y en a eu plus d'un, entre la guerre en Ukraine, ce qui se passe au Moyen-Orient. les décisions douanières qui peuvent être prises par les États-Unis, par exemple, tout ça impacte les marchés, que ce soit les marchés financiers, que ce soit les marchés actions ou les marchés obligataires, que ce soit l'equity ou la dette, mais que ce soit aussi tout ce qui est non coté, donc les investissements dans des startups notamment ou dans de l'immobilier par exemple, ça c'est des classes d'actifs et c'est aussi de la diversification. Mais géographiquement parlant, c'est-à-dire que si on a des investissements financiers dans des boîtes françaises. qu'on a des investissements obligataires en France, qu'on a de l'immobilier en France, on est diversifié sectoriellement, mais on n'est pas diversifié géographiquement. C'est-à-dire qu'il y a une crise en France pour x ou y raisons, une guerre en France pour x ou y raisons. Je prends des extrêmes, mais exprès, pour expliquer mes propos. En fait, toutes les classes d'actifs vont subir et donc le patrimoine entier va être impacté. Si on a des obligations en France, des parts d'entreprises dans des pays émergents ou aux États-Unis, qu'on a de l'immobilier à Dubaï ou qu'on a de l'immobilier à Bali, par exemple, et qu'il se passe quelque chose en France, bon, peut-être que les obligations vont être un peu moins bonnes, peut-être que les marchés actions vont baisser un peu, mais ça n'impactera pas vos revenus locatifs de votre immobilier à Dubaï ou à Bali, par exemple. Et c'est ça qui est important dans la diversification géographique, c'est de décorréler, c'est-à-dire de faire en sorte que les mouvements du patrimoine ne bougent pas tous en même temps en fonction d'un élément extérieur du patrimoine.
- Speaker #1
Ça veut dire aussi que du coup, ça rend ton patrimoine plus solide. Mais est-ce que c'est facile de le faire pour un expat ?
- Speaker #0
C'est facile de le faire s'il est encadré. Je pense que c'est difficile de le faire seul, à moins d'avoir une connaissance du marché. C'est-à-dire, je parle de l'immobilier parce que c'est, on va dire, plus facile à appréhender que des marchés financiers. L'analyse d'une boîte cotée ou non cotée, c'est un peu plus technique. Mais l'immobilier, disons que... C'est un peu plus facile à analyser, c'est-à-dire qu'on vit dans un endroit, on est capable de regarder autour de nous combien on paye notre loyer versus quel est le prix du mètre carré. Peu importe où on est dans le monde, on est capable de plus ou moins savoir si c'est rentable ou pas rentable, même si on n'est pas expert en finances. On est capable de savoir dans une ville quels sont les quartiers en développement, quels sont les quartiers qui ne bougeront pas trop en rentabilité parce que ce sont déjà des quartiers très huppés. Est-ce qu'il y a un avenir ou pas dans cette ville ou dans cette région du monde ? Et à partir de là, on pourrait commencer à s'intéresser à une zone, soit dans celle où on vit ou soit parce qu'on en a entendu parler. Il y a beaucoup d'expats qui vivent à Dubaï mais qui investissent à Bali. Il y a beaucoup même de Français qui ne sont pas expats mais qui investissent ailleurs dans le monde parce que le marché de l'immobilier est un peu plus facile à comprendre que le marché financier, de mon point de vue. Donc disons que ça, on peut de façon autodidacte le maîtriser. Maintenant, être entouré quand même de professionnels, c'est mieux parce qu'il va y avoir tout l'aspect peut-être fiscal à encadrer. Est-ce qu'il y a des déclarations à faire en fonction des pays dans lesquels on a investi ? Et puis après, il y a tout l'aspect détention du patrimoine qui peut notamment avoir un impact sur le régime matrimonial. Donc, s'il y a un décès, un divorce dans un couple et qu'il y a du patrimoine un peu partout, est-ce que ça a été appréhendé ? S'il y a une succession vers les enfants à un moment donné ? C'est des choses à prévoir. Pas des choses dont il faut forcément s'alerter à l'acquisition, mais c'est des choses qui, d'après moi, sont quand même importantes à regarder quand on a du patrimoine dans plusieurs endroits du monde.
- Speaker #1
Et tu dis du patrimoine un peu partout. Est-ce que, du coup, tu vois aussi des gens qui font trois ans dans un pays, trois ans dans l'autre, et qui se retrouvent à acheter de l'immobilier et de faire une collection d'actifs dans les pays dans lesquels ils ont vécu ?
- Speaker #0
Oui, le maximum qui m'est arrivé de voir, 3-4 pays. Je n'ai jamais vu plus parce qu'en général, quand je rencontre des clients qui ont entre 40 et 60 ans, donc qui ont déjà avancé dans leur carrière, ils n'ont pas à bouger dans 15 pays, à moins d'être expats vraiment actifs, en contrat d'expat et où on a des missions tous les 2-3 ans, dans des endroits différents. Mais là, du coup, il n'y a généralement pas d'investissement immobilier dans les pays, en tout cas pas tous. mais pour des missions un peu plus longues ou pour des expats en contrat. contrat local. Là, il peut y avoir 3-4 pays, et puis il peut y avoir des couples binationaux avec monsieur français, madame canadienne, ou monsieur français, madame malaisienne, ou l'inverse, enfin voilà. Et donc, il peut y avoir de fait du patrimoine dans la famille, soit du patrimoine familial, soit du patrimoine acquis ensemble, dans plusieurs pays, mais ça dépasse jamais les 3-4 pays, pour être honnête.
- Speaker #1
Oui, en fait, ça peut aller assez vite, et c'est assez standard, un exemple du couple. plus binationales, il suffit deux nationalités et tu vis dans un pays tiers. Bon ben, t'es déjà aux trois pays que tu mentionnes.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Quelqu'un qui vit comme moi dans un pays un peu instable, au Zimbabwe, on a une nouvelle monnaie toutes les deux, trois ans, on sait pas trop ce qui va se passer, ou bien, comme tu disais, d'instabilité géopolitique dans un pays un peu d'insécurité. Est-ce qu'on se pose quand même la question d'investir sur place ?
- Speaker #0
Moi, il y a quand même un risque qui est un peu trop élevé. Je ne connais pas ton marché du tout. Je ne connais pas l'immobilier là-bas. Mais bon, c'est quand même très instable, peut-être trop instable. Il ne faut pas non plus mettre à risque, je pense, le fruit de son travail trop longtemps. Je serais plutôt d'avis de sortir régulièrement l'épargne accumulée, même si ça peut être un casse-tête de faire cette démarche, de sortir l'argent ou de changer la monnaie, etc. Je sais à quel point ça peut être compliqué, mais je pense que ça vaut le coup quand même de s'atteler à la tâche et de réfléchir à sortir ces liquidités pour investir dans différents endroits. Pourquoi ? Parce que... En cas d'instabilité politique, géopolitique, c'est trop tard pour réfléchir à ça. Donc si on sait déjà qu'on est dans un pays pas très stable, dont la monnaie est quand même un peu compliquée. J'ai eu le cas avec une cliente qui était en Birmanie. Bon, ben voilà, c'est très compliqué là-bas aussi. Et c'est ce que je lui ai conseillé. Je lui ai dit, voilà, il vaut mieux sortir l'argent, garder un peu de trésor, les Ausha, le besoin du quotidien, payer son loyer, faire ses courses, acheter une voiture. se faire hospitaliser. Enfin, voilà, les choses du quotidien qui peuvent arriver, qui ne sont pas forcément super cool. Donc ça, oui, garder un peu de cash. Mais globalement, réfléchir à une stratégie patrimoniale en dehors du pays, je pense que c'est quand même un peu plus sécurisant, puisque si un jour tu dois rentrer en France ou déménager, tu seras contente de pouvoir compter sur une autre devise un peu plus forte pour tes revenus passifs.
- Speaker #1
Parce que la devise plus forte aussi, avec la fluctuation de la monnaie, ça, c'est un point énorme. Quand j'étais en Afrique du Sud, moi, j'allais acheter une maison sur place. En fait, le taux de change, j'ai passé de 1 euro pour 10 randes à 1 euro pour 20 randes. Donc en fait, si j'avais acheté cette maison et la revendue aujourd'hui, j'aurais eu la moitié du prix que j'avais mis en euros au départ. Bon, pour le coup, moi, j'ai eu un bon timing, je ne l'ai pas acheté cette maison. Et du coup, ça peut arriver, ça peut arriver ça. Si je l'avais fait, ou dans le cas de Dubaï, où les gens investissent sur place, parce qu'à un instant T, tout... toutes les cases étaient cochées d'un point de vue monétaire, stabilité, etc. Et que la situation se retourne. Dubaï, l'Ukraine, on a quand même beaucoup d'événements politiques qui changent la donne. Qu'est-ce que tu fais à ce moment-là ?
- Speaker #0
En général, on y est préparé. C'est-à-dire que le rôle d'un conseiller, que ce soit un conseiller financier, que ce soit un conseiller en gestion de patrimoine, que ce soit un conseiller en stratégie patrimoniale, l'intègre normalement. dans la prise de risque, dans la diversification géographique. Et donc, en général, c'est réagir à ce genre de choses. Le dirham, il est quand même piqué au dollar. Donc, on sait qu'il peut y avoir des fluctuations, mais à moins qu'il y ait une décision qui soit prise de complètement détacher le dirham du dollar. Et là, on pourrait avoir des variations un peu différentes. Mais aujourd'hui, on sait qu'on ne s'expose pas à ce que tu disais. un fois deux ou un divisé par deux, rien que par rapport à la devise. Il y a des mouvements qui peuvent parfois limiter les transferts de capitaux entre les Émirats et la France, mais c'est 10-20%, c'est beaucoup, ce n'est pas 100% de la somme. Donc on y est préparé, et c'est pour ça que la diversification géographique, elle doit être maîtrisée, et elle doit être dans des devises où on sait que soit on va vivre et on va utiliser, donc le dollar. par exemple, donc quelqu'un qui est aujourd'hui à Dubaï, qui a investi en immobilier à Dubaï, qui reçoit des loyers en dirhams, mais qui au final va se retrouver à être expatrié à Hong Kong, mais qui sera payé en dollars, aucun problème, parce que sa monnaie, elle reste la même. Cette personne a changé de zone géographique, mais la monnaie qu'elle reçoit est toujours la même. Donc, il n'y a pas de sujet par rapport à ça. Là où il peut y avoir un sujet, c'est si à un moment donné, il y a une revente du bien avec une plus-value et que le taux de change n'est pas super. Bon, normalement, on a fait en sorte que le patrimoine soit assez équilibré pour avoir le temps de patienter et voir un peu comment les taux de change évoluent. Est-ce qu'il vaut mieux attendre que le taux de change s'améliore et avoir une meilleure plus-value ? Ou alors, est-ce que le taux de change n'est pas top, mais les marchés sont tellement dynamiques ? qu'en fait, on va perdre peut-être 5% au taux de change, mais sur l'année, on va être capable de réaliser une performance sur cette somme de 10-12%. Donc en fait, au final, on est à plus 7. Donc on a quand même généré un rendement positif sur la transaction. C'est ce qu'on analyse. Est-ce que parfois, ça vaut le coup de transférer ou pas ? Est-ce que si on transfère et qu'on paye 5%, 6% de taux de change, on est capable de faire mieux pour rentabiliser ce transfert ? ou est-ce qu'il vaut mieux laisser l'argent dans le pays, travailler sur des dépôts à terme, des obligations d'État, et donc récupérer 2, 3, 4 % sur l'équivalent d'un livret A dans le pays dans lequel on a des liquidités. Ce sont des choses qu'on regarde.
- Speaker #1
Du coup, là-dessus, il y a deux choses. La première, c'est l'importance de ne pas tout mettre dans le même panier. Donc la diversification géographique qui du coup fait que si tu as un souci dans ton pays de résidence ou en France, ça va se balancer et du coup la catastrophe sera limitée. On va dire ça comme ça. Et la deuxième, celle de la stratégie et du coup de l'accompagnement qui te permet vraiment de pouvoir comprendre dans quel pays mettre quoi, dans quelle devise, comment anticiper les fluctuations de la monnaie et limiter les impacts du taux de change tout en profitant de l'évolution des marchés. Est-ce que quand tu pars en expatriation et que tu sais que tu ne vas pas rester toute ta vie dans cet endroit-là, est-ce que ça a un impact sur ce que tu fais avec ton argent ?
- Speaker #0
Je dirais que ça dépend de tes objectifs et du moment dans lequel tu es dans ta vie. C'est-à-dire que si tu pars 2-3 ans en expatriation, mais que tu as déjà bossé pendant 25 ans en France, m'écoutent l'opportunité d'aller prendre un poste de direction temporaire pour ouvrir une zone par exemple ou ouvrir un secteur. Je te parle de ça parce que j'ai l'exemple d'une cliente ici à Kuala Lumpur qui a bossé à Paris dans un grand groupe français toute sa vie et à qui on a proposé d'avoir une mission de trois ans pour développer le pôle commercial de telle branche pendant trois ans à Kuala Lumpur. Elle a 55 ans. Elle est avec son mari, les enfants sont déjà au boulot, les études supérieures sont terminées. Donc, ils voient ça comme un passage de leur vie, une expérience de leur vie. Et donc, ils ne vont absolument pas investir à Kuala Lumpur. En revanche, parce que le marché de Kuala Lumpur ne vaut pas le coup de se pencher, à mon sens, dessus pour un investissement, pour l'achat d'une résidence principale, pourquoi pas, si on s'y projette. Mais pour un investissement, non. Pourquoi ? Parce que contrairement à ce qu'on pourrait penser, Kuala Lumpur est une grande ville très développée qui vraiment vaut le coup d'œil, mais qui en termes de rapport mètre carré slash loyer est très très bas. C'est-à-dire que les loyers à Kuala Lumpur sont très bas, mais les prix au mètre carré le sont aussi. Donc en fait, acheter un appart ici... Alors, on va avoir des très belles superficies, on va avoir des très beaux bâtiments, on va avoir des très belles tours, tout est très, très beau. Ça vaut à ce qu'on pourrait trouver à Dubaï. Quand on imagine les buildings des Émirats avec les piscines, les salles de sport, on a tout pareil ici. Sauf qu'un appart à Dubaï qu'on paierait 500 000 euros, 1 million d'euros, ici, on peut l'avoir pour peut-être 200 000, 300 000. Et les loyers sont très bas. En fait, aujourd'hui, acheter un appart ici… je ne le paierais pas cher. Donc, on se dirait, waouh, j'ai un super appart pour moins cher que ce que je pourrais trouver en France même. Mais les loyers en face, ils ne sont pas super. L'intérêt d'avoir ça comme investissement, aujourd'hui, ce n'est pas forcément un prix au mètre carré intéressant dans le sens aussi où il y a très peu de marge de progression du mètre carré ici. Parce que même s'il y a des nouvelles tours qui se créent, Le centre-ville, globalement, il est fait. Il y a très peu de marge de progression. Et donc, il y a très peu de marge de progression également sur une éventuelle plus-value ou une hausse du coût de la vie. Les Malaisiens sont très conservateurs sur l'emploi. Donc, en fait, être expat à Kuala Lumpur, c'est vraiment une chance. Il y a très, très peu de place. Les Malais vraiment ont une politique du Malaisien en premier. Et si on prend un expat, c'est vraiment qu'on a dû justifier. que l'expat a des compétences supérieures ou complémentaires à celles du Malais. Et les Malaisiens n'ont pas des salaires extravagants comme on pourrait trouver chez des Émiratis à Dubaï, par exemple. Et donc, pour maintenir un salaire en face d'un niveau de vie, il faut maintenir des prix à la consommation, des prix du logement qui sont accessibles. Et donc, forcément, on est sur une ville qui est tout aussi luxueuse et prestigieuse qu'une grande ville. mondiales, mais avec des prix qui sont restés ceux de ce qu'on aurait pu trouver à Dubaï il y a 7 ans.
- Speaker #1
Avec un marché moins dynamique, du coup, tu ne peux pas avoir de revenus qui sont si importants ou une potentielle plus-value à terme. Ça n'a pas de sens sur le marché local.
- Speaker #0
Et du coup,
- Speaker #1
qu'est-ce qui s'est passé avec ta cliente ?
- Speaker #0
Très curieux de connaître un peu la zone dans laquelle ils sont actuellement. de se renseigner sur les placements qu'il pourrait y avoir d'intéressants quand même autour d'eux, puisqu'ils ont le temps, enfin, ils travaillent beaucoup, ils ont le temps de se pencher sur un marché qu'ils ne connaissent pas. Notamment le marché indonésien, on entend beaucoup parler de Bali, moi aujourd'hui je travaille surtout sur ce marché-là. Donc on parlait de ça, et ils me disaient, ben oui, en fait, on peut aller voir ce qui se passe, on peut avoir la curiosité, on est assez proche pour aller voir et aller au-delà des clichés que certains... pays, que certaines îles, que certains départements peuvent... peuvent avoir. Et en fait, si tu me parles d'une opportunité, on est d'accord de t'écouter parce qu'on a cette proximité géographique qui fait qu'on éloigne déjà un facteur risque de l'équation, à savoir une distance loin de son investissement.
- Speaker #1
Du coup, tout ce que tu dis, en fait, ça souligne le fait que vivre à l'étranger, ça ouvre aussi des portes pour investir en local. Là, tu donnes l'exemple d'investir dans la région en Imo. en Asie du Sud-Est, mais ça pourrait être aussi, je ne sais pas, je pars vivre aux Etats-Unis, j'ai accès à des super startups, je veux investir dans ces sociétés. Est-ce que tu as un exemple de client qui a fait un investissement qu'ils n'auraient jamais fait depuis la France ?
- Speaker #0
Le fait qu'il y ait beaucoup de préjugés qui s'effacent, j'ai envie de dire grâce à l'expatriation, mais ce n'est pas le fait de s'expatrier qui fait que les préjugés s'effacent, c'est le fait de s'ouvrir à d'autres cultures et de se rapprocher. géographiquement notamment, d'un lieu, mais du coup d'un secteur d'investissement. Et je suis désolée, mais je suis obligée de revenir sur Bali parce que c'est vraiment l'exemple typique. Aujourd'hui, il y a peu de gens qui, depuis la France, investiraient dans du private equity indonésien, enfin en tout cas, dont le sous-jacent immobilier... et fait à Bali sans avoir une espèce de proximité géographique et une compréhension du marché parce qu'avec toute la bonne volonté et toute la bonne pédagogie que je pourrais avoir, demander à un Français qui travaille en France et qui a accès à plein de choses super en termes d'investissement en Europe, d'envoyer plusieurs dizaines de milliers, voire centaines de milliers d'euros dans un fonds de private equity à Bali, il y a ce côté un peu effrayant parce qu'on peut avoir des préjugés. Quand on pense Bali, on pense soit c'est trop tard, il fallait y aller il y a 20 ans, parce que moi, quand j'y suis allée, c'était très vert. Et aujourd'hui, on ne voit que des vidéos avec plein de scooters, etc. Donc, c'est trop tard. Et donc, ça ferme une porte par préjugé. Ou soit c'est l'Asie du Sud-Est, une île, c'est sous-développé. J'ai peur de perdre mes sous. Et c'est souvent ça qui revient. Quand on se déplace, quand on voyage, quand on s'expatrie, c'est là où je dis que les préjugés tombent, parce qu'en fait, on dit « c'est pas trop tard » , et en fait, c'est pas le Far West, et en fait, il y a des super professionnels de l'immobilier, de la gestion de patrimoine, des fonds de managers qui font très bien leur travail, et dont c'est le métier de trouver des super opportunités. Et donc, on revient à ça, on revient à cette proximité géographique. que je trouve super, mais en même temps qui dessert certaines personnes qui n'ont pas l'opportunité de s'expatrier ou qui n'en ont juste pas la volonté. Ce n'est pas une tare de rester en France, bien au contraire, mais du coup, qui peuvent parfois avoir un peu de préjugés comme le classique « Dubaï, c'est trop superficiel » alors qu'à Dubaï... Il y a tout un côté nature. Ce n'est pas des palmiers et des très belles mers, mais c'est du désert. Il y a plein de choses à faire. Donc, c'est des clichés, c'est des préjugés. Il y en a dans toutes les zones du monde. Je pense que tu as dû en entendre aussi beaucoup te concernant avec ton expatriation en Afrique. Et donc, je pense que tu sais que même en Afrique, moi, je ne connais pas du tout les investissements là-bas, mais je suis sûre qu'il y a de super opportunités. encore faut-il avoir en face de soi le bon professionnel qui saura, d'une, t'expliquer les choses et à qui tu feras confiance. Parce qu'il y a aussi ce côté-là, c'est qu'on travaille entre humains et il y a une confiance qui repose en général sur celui qui va gérer les fonds. Que ça soit le fonds de manager, que ça soit le dirigeant d'entreprise dans laquelle tu vas investir, que ça soit l'expertise du gestionnaire de patrimoine à qui tu vas confier l'organisation de ton patrimoine. que ça soit ton fiscaliste, ton avocat. Enfin, voilà, on est des professionnels et on a tous forcément ce qu'on disait en préambule, en préparant notre interview d'aujourd'hui, mais on a tous forcément notre expertise, notre façon de voir les choses. Et donc, aujourd'hui, il y a aussi cette confiance qui doit s'installer et qui est très importante quand on veut placer son argent.
- Speaker #1
En fait, je pense que tu as raison dans le sens où quand tu arrives sur place, tu vas t'éduquer. intentionnellement ou pas, juste parce que tu contactes des gens, que ce soit l'IMO ou les produits financiers. On avait fait plusieurs épisodes, on a discuté du fait qu'en Asie, la culture sur place facilite l'accès à l'investissement sur tous les produits financiers, que ce soit en France par exemple, ou en Afrique, ou de toute façon. Ce n'est pas un sujet de conversation au bureau avec tes collègues locaux. Et en fait, cette question de l'éducation, du coup, te permet après d'aller chercher des investissements où tu es beaucoup plus à l'aise parce que tu comprends tout ce qui se passe. Encore mieux si tu es bien accompagné. Et je me souviens d'une conversation que j'avais eue avec quelqu'un qui faisait de l'IMO en club deal pour investir en Afrique. Ils avaient énormément de difficultés parce que tu avais tous les préjugés de l'instabilité économique. C'est un des continents qui a le plus de croissance. en termes démographiques, en termes économiques, tout se développe énormément. Et moi, je l'ai vu à travers plusieurs pays sur les 17 dernières années. Si tu es à l'extérieur, c'est très difficile de le voir, c'est très difficile de le comprendre. Et parce que, de l'autre côté, tu as toutes ces informations, comme tu disais, sur Bali, avec ses surbétonnés, ou Dubaï, il ne faut pas y aller, il n'y a rien à faire. Tu es matraqué sur les réseaux d'informations plus ou moins vraies, ou plus ou moins fausses. qui fait que du coup, c'est très difficile de se détacher si tu n'as pas été sur le pays, ça c'est sûr. Est-ce que tu as des cas où tu as des clients qui ont investi dans un seul pays ? Par exemple, ils ont tout mis en France ou tout dans leur pays d'accueil ?
- Speaker #0
Oui, il y en a. J'ai plusieurs clients qui, eux, ont vraiment tout mis en France, qui ont fait une diversification sectorielle, sous mes conseils, mais qui n'ont pas voulu s'ouvrir à la diversification géographique. parce qu'ils savaient qu'ils allaient rentrer en France, qu'ils allaient avoir un besoin en euros et pour qui, pour eux, c'était vraiment trop risqué de diversifier géographiquement. Ça les effrayait et c'est OK aussi. C'est-à-dire que l'argent, on le gagne et on n'a pas envie de le perdre. On n'est pas prêt à risquer de perdre un peu et donc on ne croit qu'en la France parce que c'est notre pays natal. connaît parce qu'on sait qu'on y a vécu, on y a travaillé, on va probablement y vivre et malheureusement y mourir et donc on n'a que de déplacements en France. Et ce n'est pas une mauvaise chose. Moi, mon conseil, c'est vraiment dans le monde dans lequel on se trouve le 3 août 2026, c'est vraiment d'aller chercher pour des gens qui ont envie et qui ont vraiment la volonté de faire fructifier cet argent gagné, de diversifier géographiquement. Maintenant, on peut être dans un seul pays. Si c'est un pays développé, stable, ce n'est pas forcément un pays qui va faire que le patrimoine se capitalise beaucoup, mais ça ne sera pas une perte d'argent. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, avoir plusieurs milliers, millions d'immobiliers en France, une assurance vie, quelques comptes-titres, etc., ce n'est pas dramatique. C'est juste que le patrimoine, il ne va pas faire un fois deux en dix ans. mais ce n'est pas grave. Si ce n'est pas la volonté recherchée, l'objectif, on en revient à ça du client, alors on est OK. Un client qui me dit, moi, voilà, aujourd'hui, j'ai 40 ans. Mon objectif, c'est de m'arrêter dans 20 ans. J'ai X milliers d'euros placés, pas placés, peu importe. Et dans 20 ans, pour ma retraite... Je veux avoir fait au moins un fois deux ou un fois trois, mais je veux mettre que du fonds euro et de l'immobilier à Paris. Bon, ça va être compliqué. Donc, c'est mon rôle après d'essayer de raisonner un peu. Donc, voilà, quand ce n'est pas possible, ce n'est pas possible. Donc, il faut choisir entre sécurité, prise de risque. Mais encore une fois, un rendement élevé n'est pas forcément égal à un risque élevé. Et c'est souvent aussi ça qui fait peur aux investisseurs peu aguerris. C'est qu'ils confondent rentabilité, ils confondent risque, ils confondent le fait qu'en effet, en France, en Europe, aujourd'hui, pour avoir un rendement élevé, en général, il faut aller chercher du risque. Puisqu'on est sur des marchés qui sont très matures, des pays qui sont développés, dont l'économie n'a plus rien à prouver, etc. Mais quand on va à l'étranger, ce n'est pas étonnant d'avoir des placements qui font plus de 10% par an. Parce qu'on est sur des pays émergents, on est sur des pays qui sont en train de se développer. Et donc, ce n'est pas forcément prendre un risque élevé que de placer son argent en Indonésie, par exemple, à condition de bien le placer et de s'entourer de personnes qualifiées pour le faire. Mais ce n'est pas étonnant d'avoir 10, 12, 13, 15%. de rentabilité sur des placements à sous-jacents immobiliers ou immobiliers en Asie du Sud-Est aujourd'hui. Alors qu'aujourd'hui, pour avoir 10, 12, 15 % sur de l'immobilier en France, c'est très compliqué, voire impossible. Mais ce n'est pas plus de risque, parce qu'un appartement, c'est un appartement. Une maison, c'est une maison. Peu importe où elle est.
- Speaker #1
Si je suis un auditeur aujourd'hui, je réalise que j'ai tous mes investissements en France ou dans mon pays d'accueil et que je me dis, c'est vrai que ce n'est pas faux cette histoire de... de performance, de stabilité de mon portefeuille à l'international en cas de choc et de crise. C'est quoi la toute première chose à faire cette semaine ?
- Speaker #0
Alors, ça dépend le montant du patrimoine. Si un auditeur se rend compte de ça et qu'il y a, je dirais, entre zéro et un petit million d'euros de patrimoine contre l'immobilier dedans, tout en France par exemple, c'est pas grave. L'idée, c'est quand même de regarder déjà dans un premier temps la diversification sectorielle. Est-ce que sur, admettons, 500 000 euros, au moins, on peut prendre 30 000, on peut prendre 500 000, on peut prendre 1 million, est-ce qu'il y a au moins une diversification sectorielle ? C'est-à-dire un peu d'immobilier, un peu de liquidité, un peu d'investissement sur un compte-titres. Aujourd'hui, c'est super facile en France d'ouvrir un compte-titres et de commencer un peu à apprendre à faire ça ou d'avoir un banquier qui s'en occupe. Donc voilà, premier point, c'est est-ce qu'il y a au moins une diversification sectorielle ? Maintenant, s'il y a plusieurs centaines de milliers d'euros, voire au-delà d'un million d'euros de patrimoine concentrés dans un seul et même pays, la question, c'est est-ce que j'ai envie ? Est-ce que je suis curieux ? Et est-ce que je suis d'accord de déplacer mes capitaux ? Est-ce que j'en serais à l'aise ? Parce qu'encore une fois, c'est ce qu'on disait tout à l'heure, il faut quand même se sentir à l'aise, avoir la curiosité, parce que la confiance, c'est bien. On peut se dire « Oh, waouh, on a écouté Kimmerley, elle est super ! » on va lui demander est-ce que c'est pertinent ou pas, machin, machin. Ok, mais si tu n'en as pas envie, si tu n'es pas prêt à dire que tu vas envoyer plusieurs centaines de milliers d'euros de ton compte à, peu importe où il est, à un compte à 3 000 ou 5 000 ou 10 000 kilomètres, et que tu vas dormir tranquille parce que tu as compris pourquoi tu le faisais, diversifie sectoriellement ton patrimoine dans une zone dans laquelle tu es à l'aise, etc. Ce qu'on se dit résonne aujourd'hui, et qu'il y a une envie d'aller explorer des zones du monde un peu différentes. Voilà, commencer un peu à regarder, ouvrir des discussions avec des professionnels qui proposent des investissements à l'étranger et surtout avoir des benchmarks, écouter plusieurs personnes, se renseigner sur plusieurs types d'investissements. Ça peut être des investissements financiers, ça peut être des investissements immobiliers et voir si c'est pertinent aujourd'hui dans les objectifs et dans le moment de vie dans lequel on est. C'est-à-dire que des expatriés qui ont une petite cinquantaine, donc les enfants, on va dire que si en moyenne ils ont été faits vers 30 ans. s'approche des études supérieures, que les enfants ont envie de faire des super écoles, etc. Ce n'est peut-être pas le moment de déplacer des centaines de milliers d'euros de capitaux si la volonté est de financer les études des enfants. Donc, c'est aussi une question de timing. Mais les questions là à se poser, quel timing, quel volume de capitaux aujourd'hui sont répartis dans quel secteur et dans quel pays, et quelle est la poche que je serais prêt à allouer à une autre zone géographique ? Et une fois que ces questions-là sont posées, prendre contact s'il y a une volonté avec un professionnel qui est en mesure de diversifier géographiquement un patrimoine.
- Speaker #1
Tout au début de l'épisode, on parle des objectifs, du statut, etc. Mais c'est aussi la question de qui tu es comme personne, ce que tu veux atteindre comme objectif. Mais aussi, est-ce que le timing est bon pour toi ou pas de déplacer une somme plus ou moins importante dans un pays que tu connais ou que tu ne connais pas ? mais pour lequel, du coup, il va falloir se renseigner, prendre le temps de bien comprendre tous les mécanismes pour être sûr que c'est le bon choix pour soi ou de trouver le bon professionnel qui pourra t'accompagner là-dessus. J'ai envie que ce professionnel, ce soit toi. Comment est-ce que je te contacte ?
- Speaker #0
Alors aujourd'hui, moi, je suis joignable sur LinkedIn, donc Kimberly Rulfo-Pamart. Vous pouvez, à l'issue de cette écoute, me poser vraiment toutes vos questions. Je serais ravie de pouvoir vous accompagner. J'interviens aujourd'hui avec les investisseurs privés. J'interviens auprès de family office et de conseillers en gestion de patrimoine qui souhaiteraient aussi éventuellement élargir leurs propositions auprès de leurs propres clients. Donc en fait, je travaille vraiment avec tous les professionnels de la gestion de patrimoine. Donc family office, conseillers en gestion de patrimoine et investisseurs privés qui souhaiteraient diversifier leur patrimoine.
- Speaker #1
Surtout sur l'IMO en Asie du Sud-Est, du coup ?
- Speaker #0
Oui, surtout sur l'IMO en Asie du Sud-Est.
- Speaker #1
Je te remercie. Je vais mettre dans la description les liens pour qu'on puisse te contacter sur LinkedIn si il y a besoin. Moi, si aujourd'hui, je voulais qu'on fasse cet épisode toutes les deux, c'était justement pour comprendre vraiment c'est quoi la diversification géographique, comment est-ce que je peux le mettre en place et ce qui correspond vraiment à ma situation et avoir une compréhension un peu de ce qui se passe. en fonction des zones et de la typologie d'expatriés que tu peux rencontrer. Grâce à toi aujourd'hui, on a vraiment compris que l'important a été de déjà bien comprendre sa situation en tant qu'expatrié, qu'est-ce qu'on veut atteindre, quels sont les objectifs de mon expatriation d'un point de vue financier, pourquoi je dois diversifier de manière géographique, c'est-à-dire pour éviter de concentrer tous ces investissements dans une zone qui pourrait du jour au lendemain se retourner, comme on a pu le voir dans plusieurs pays ces dernières années. et de permettre du coup d'absorber les chocs géopolitiques, environnementaux, économiques, qui peuvent arriver sur une zone précise, et du coup avoir un patrimoine qui est beaucoup plus solide. Dis-moi Kimberly, est-ce que tu appliques toutes ces règles dans ton propre patrimoine ? Tu l'as mis dans combien de pays ?
- Speaker #0
Mon patrimoine est réparti dans trois pays. Les trois pays dans lesquels j'ai habité, donc la France, les Émirats et... Pour le troisième, ce n'est pas très vrai parce que je n'ai pas investi en Malaisie, mais j'ai investi du coup à Bali, en Indonésie. Et pourquoi ces trois zones ? Parce que la France, c'est bien d'avoir quelques billes placées chez soi. Je ne sais pas combien de temps je vais rester expatriée. Mais cela dit, moi, j'ai quitté la France tout de suite après mes études. Donc, je suis expatriée depuis toujours. Je n'ai jamais travaillé en France. Donc, j'ai pris la décision immédiatement. de créer mon patrimoine, de capitaliser sur mes revenus, sur mon épargne et donc, moi, la retraite française, je pense que je ne la connaîtrais jamais. Donc, aujourd'hui, je dois tout créer. Donc, mon besoin de capitaliser et de créer mon propre patrimoine pour pouvoir en jouir plus tard, il est primordial et donc, c'est ce que j'essaye de véhiculer, c'est ce que j'essaye de... d'expliquer à travers aussi ce podcast. Oui, je l'applique, évidemment.
- Speaker #1
Merci, Kimberly. J'ai adoré enregistrer cet épisode avec toi. Et merci de nous avoir écoutés. Je vous donne rendez-vous au prochain épisode.