- Speaker #0
NR dans l'air, parlons numérique, innovons responsables.
- Speaker #1
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast NR dans l'air par Enter. Un podcast tourné vers l'avenir pour sensibiliser, partager et décrypter le numérique responsable. Ce podcast proposé par le pôle de compétitivité Enter et soutenu par le programme Alt-Impact, comporté par l'ADEME, le CNRS et l'INRIA. Sa réalisation est rendue possible par la contribution de Capgemini, des membres et partenaires du Pôle. 4,4% ! Cette donnée, vous la connaissez peut-être, elle nous est proposée par l'ADEME et l'ARCEP dans la dernière mise à jour de leur évaluation de l'impact environnemental du numérique en France. Il s'agit de la part des émissions carbone émises par le numérique dans l'empreinte carbone nationale. Et dans le détail, 42% de ces émissions carbone sont liées à la fabrication de nos équipements numériques. Face à ce constat, le législateur agit de façon inégale. Les lois AGEC et REN imposent notamment des obligations en matière de réemploi et plus largement de numérique responsable aux acteurs publics. Mais côté secteur privé, pas d'obligation réelle pour les entreprises, la démarche se veut plutôt volontaire. Pourtant, est-ce qu'il n'y aurait pas plus à aller chercher ? Et si le réemploi n'était pas seulement une case de conformité à cocher, mais un véritable levier de compétitivité ? En clair ? Comment les organisations peuvent-elles transformer un argument écologique en avantage stratégique ?
- Speaker #0
Faire du réseau. Coopérer.
- Speaker #2
Co-créer.
- Speaker #0
Accélérer. Innover.
- Speaker #2
Numérique responsable.
- Speaker #1
Bonjour à tous les deux, bienvenue sur cet épisode de podcast. Je vous remercie pour votre présence aujourd'hui. Julia Maxime, tu es dirigeante de l'entreprise Ecomicro que tu as reprise en 2014. Aujourd'hui, je crois que vous fêtez les 30 ans de l'entreprise. L'entreprise est basée en Nouvelle-Aquitaine. Elle agit pour collecter, réemployer et réutiliser les équipements électroniques et informatiques. Tu es aussi engagée depuis 2024 au sein du pôle Enter, où tu incarnes une vision du réemploi comme levier de souveraineté et de compétitivité.
- Speaker #3
Absolument.
- Speaker #1
Mathias, bonjour. Tu es adjoint au directeur du numérique et des systèmes d'information de Bordeaux Métropole. Tu as notamment en charge le pôle pilotage des communs numériques qui agit en DSI mutualisé pour les communes de la métropole. Et depuis 2023, tu es également en charge de la politique, de la mise en place de la politique numérique responsable de la ville. Et justement, Mathias, on... Je vais me permettre de te poser une première question. Tu es aujourd'hui ici, finalement, en tant que représentant d'une organisation publique. Je voulais savoir qu'est-ce qui a incité, finalement, Bordeaux Métropole à mettre en place une politique numérique responsable et à y intégrer notamment le réemploi au sein de cette politique ?
- Speaker #2
Merci déjà de votre accueil aujourd'hui. donc le réemploi effectivement c'est s'inscrit directement dans notre politique numérique responsable. Elle résulte d'une intention qui a été posée, une intention stratégique posée par nos élus en 2023. Ça fait bien longtemps qu'on fait du numérique responsable. Par contre, il y a une volonté d'accélérer, d'aller un cran plus loin sur ce sujet. Ça a pris la forme d'une délibération en septembre 2023 pour ancrer une politique numérique responsable sur le territoire. Donc ça, c'est la première volonté finalement dans laquelle le Réemploi a toute sa place aujourd'hui pour... pour agir dans cette lignée-là, d'agir pour un numérique choisi et non subi. Le deuxième volet, c'est que, et je pense qu'on en reparlera, c'est le réglementaire. On a aujourd'hui, au travers des réglementations, que ce soit Rennes, que ce soit AGEC, aujourd'hui un certain nombre d'éléments nationaux qui nous fixent des orientations, justement, autour de ce cycle de réemploi et de l'achat reconditionné. Le fait de pouvoir mettre dans nos circuits, dans nos parcs, du reconditionné, puis de pouvoir contribuer ensuite avec notre propre parc à une seconde vie. Et puis le troisième élément peut-être qui a germé, c'est que tout de suite, cette politique et ces éléments, ils ont fait écho auprès de nos agents. Parce qu'il y a des convictions fortes quand on est citoyen au quotidien, que finalement, ça résonne et que donner une deuxième vie à des équipements, d'ailleurs qu'ils soient numériques ou autre chose, ça fait du sens et ça s'inscrit dans... dans quelque chose de positif pour le territoire et à l'échelle nationale.
- Speaker #1
Ok. Et on entend en fait qu'il y a une certaine démarche assez active de la part de la métropole, de prendre le sujet à bras-le-corps et... de proposer des actions parce que justement les citoyens mais aussi l'organe politique le demandent. Toi Julien Maxime, est-ce que tu rejoins un peu cette vision ? On sent que la métropole est dans une démarche assez proactive. Est-ce que c'est quelque chose qui est généralisable à toutes les organisations privées ou publiques ? Ou est-ce que l'évolution est encore à faire à ce niveau-là ?
- Speaker #3
Je vais répondre par non, ce n'est pas généralisé. Pour aller plus loin, la position de la métropole avec qui on échange et on travaille depuis un sacré nombre d'années est totalement exemplaire sur ce sujet. Il y a une volonté d'être précurseur à cet endroit de la résilience numérique qui aujourd'hui est un sujet méconnu. Pour plein de raisons, c'est que souvent le réemploi ou le recyclage du numérique ou de l'électronique en général ne fait pas partie de la chaîne de valeur d'une organisation. C'est à côté. On n'a pas besoin, pour bien fonctionner au quotidien, de... s'assurer qu'on fait parfaitement réemployer ou recycler ses équipements alors que ce n'est pas le cas pour acheter des feuilles de papier pour imprimer des courriers. Voilà, à part cette anecdote, la posture de Bordeaux Métropole aujourd'hui permet d'avoir un exemple pour d'autres organisations, que ce soit publiques ou privées. Et l'endroit du réemploi dans ce qui est fait aujourd'hui, dans ce qu'on observe, il est double en fait, en tout cas il s'exprime à deux endroits. Le réemploi a de la valeur. quand on commence à regarder la fin d'utilisation, fin de vie, fin d'utilisation de son parc. Parce qu'aujourd'hui, si je donne quelques chiffres, c'est 1,4, 1,7 millions, ça dépend des statistiques, de tonnes par an en France de produits numériques et électroniques qui arrivent en fin d'utilisation ou en fin de vie. Traditionnellement, à peu près tout partait en recyclage ou broyage. C'est extrêmement dommage. Et donc, c'est là où je dis que la posture de Bordeaux Métropole est vraiment... Hyper intéressante, c'est de se dire que quand nos équipements arrivent en fin d'utilisation, on leur donne une seconde vie. Parce que, tu le disais en introduction, ce qui coûte cher à la planète, c'est la production de ces équipements hardware. Donc si on prolonge de quelques années la vie d'un équipement, ça évite l'achat d'un neuf. Donc on a quelque chose d'hyper intelligent à cet endroit-là. Le deuxième sujet, il est de se dire comment est-ce qu'on verdit son parc installé. Et c'est là où les achats reconditionnés sont un deuxième levier de réemploi. Donc pour venir introduire à ce moment-là des équipements de seconde vie.
- Speaker #1
Ok. Et ça me fait un lien. Tout à l'heure, Mathias, tu parlais avant tout, première étape pour la métropole, c'était une vision politique. J'imagine que par contre, passé de cette vision politique à la mise en œuvre, il y avait quand même un pas à franchir. Comment ça s'est traduit en interne pour vous ?
- Speaker #2
Alors le premier cliquet, la première intention qu'on a activée, qu'on a mis en place, c'est articulé autour de la mesure. L'enjeu c'était de pouvoir poser une mesure concrète, j'ai envie de dire tangible, scientifique, de ce que représente l'impact environnemental du numérique pour la métropole et les communes. Donc le premier enjeu ça a été de poser cette mesure et de le faire. On a fait le choix à ce moment-là de le réaliser avec un acteur qui s'appelle Aguaro et une solution qui s'appelle MyIT Footprint pour poser cette mesure et qu'elle soit dynamique. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, j'ai un T0, j'ai une photo de cette mesure de l'impact environnemental. Et puis, je sais si je fais bouger tel ou tel curseur, que ce soit au niveau de mon parc ou au niveau même applicatif. Je sais dire comment je vais influer sur ma mesure d'empreinte carbone. Donc ça, ça a été le premier pilier. Ça, ça nous a permis à la fois de faire un T0, une photo, et puis ça nous a permis d'identifier là où on avait potentiellement des axes de travail, des axes d'amélioration. Et derrière, ça s'est décliné en un plan d'action. Donc, premier levier, c'est de la sensibilisation et de l'accompagnement. Ça vaut pour nos agents, ça vaut pour nos élus, ça vaut pour les citoyens. Donc là, on mène beaucoup d'actions pour faire en sorte de dire qu'aujourd'hui, il ne faut pas raisonner forcément par « je veux tel matériel, je veux tel » , mais par l'usage, le besoin. et du coup de mettre le juste matériel en face du besoin adapté. Donc ça, c'est le premier volet. Le deuxième volet, ça a été d'allonger la durée de vie de nos équipements, notre propre parc, que ça soit PC fixe, que ça soit PC portable, que ça soit smartphone. Dans cet allongement derrière, pouvoir leur donner une seconde vie. Donc c'est là où on a travaillé et on travaille depuis maintenant de nombreuses années avec Ecomicro, effectivement, pour... pour donner une seconde vie, que ce soit auprès d'associations, de personnes en difficulté, ou que ce soit par de la revente de nos équipements. Et puis l'achat reconditionné qui effectivement est un dernier levier qu'on active et qu'on commence à activer. On en reparlera un petit peu plus longuement tout à l'heure.
- Speaker #1
Et justement, tu parles... De cette mise en place, des outils que vous avez paramétrés, de la démarche qui a été mise en place, est-ce qu'il y a des difficultés qui ont été rencontrées, peut-être certains freins exprimés au départ ? Comment ça a été pris en charge par toi et les équipes et comment vous accompagnez justement ces sujets ?
- Speaker #2
Je dirais que, je l'ai un peu évoqué, le premier frein c'est vraiment d'arriver à passer d'une logique de je veux tel matériel Je veux tel le dernier cri. Ah, en fait, moi, pour mon quotidien, dans mes besoins, j'ai tel besoin et du coup, tel équipement peut répondre à mes besoins. Donc ça, c'est vraiment le premier qu'on va rencontrer très, très fréquemment et sur lequel il faut réussir à agir pour dire qu'on va tous aussi dans le même sens, finalement, et qu'on cherche à un moment tous la même finalité. Ça, c'est le premier. Le deuxième, c'est de se dire que le marché du réemploi, il est... Il est vaste. C'est un marché aujourd'hui d'opportunités. Il y a un certain nombre d'acteurs. Et du coup, il faut arriver à ajuster peut-être sa démarche pour avoir un niveau d'exigence peut-être au début important pour tester le marché, tester les fournisseurs, à la fois sur qu'est-ce qu'ils vont nous fournir, la qualité de ce qu'ils vont nous fournir, l'ancienneté de ce qu'on va récupérer. Et en même temps, à un moment, si on voit que le marché n'a plus de réponse, n'a pas de réponse, à un moment peut-être... ajuster ces processus aussi en interne pour essayer de trouver des solutions et d'avancer dans le bon sens. Donc, vraiment avoir un peu d'agilité vis-à-vis du marché, vis-à-vis des fournisseurs pour mettre des curseurs. Et puis après, en interne avec les équipes, en échangeant aussi, pouvoir ajuster ça à la réalité de ce qu'on peut trouver.
- Speaker #1
Mais c'est beaucoup du test and learn régulier.
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #1
OK. Là-dessus, Julien-Maxime, est-ce que la filière, elle est outillée pour répondre ? À la demande qui est exprimée par les organisations, comment on accompagne les clients pour leur permettre de transitionner vers un peu plus de réemploi ?
- Speaker #3
La filière s'organise encore. Je vais te faire une réponse en deux temps. Le premier sujet qui est de la réponse technique ou matérielle. Derrière cet enjeu-là, c'est la question d'une organisation industrielle, donc d'une filière industrielle qui est relativement nouvelle sur le territoire français, qui veut dire qu'il y a des usines qui font du PC de seconde main en masse. Ça aujourd'hui, ce n'est pas mature. On est peu d'acteurs en France à faire ce métier-là et il y a besoin de passer à l'échelle pour être capable de répondre à des quantités d'un acheteur qui souhaiterait 100, 200, 1000, 2000 machines pour équiper ses installations. Donc ça, c'est un premier sujet. Le deuxième, effectivement, il est comment on crée la rencontre. C'est vrai dans plein de sujets. Et là, en l'occurrence, on va avoir une direction informatique qui exprime un besoin technique, souvent. Et des acheteurs qui vont les formuler, notamment à travers des consultations et des appels d'offres. Mais ce n'est pas évident parce qu'on est tous habitués, j'ai envie de dire, c'est le système de consommation et c'est aussi la réassurance technique. C'est-à-dire, tiens, le dernier processeur le plus puissant, c'est une forme de protection en se disant je suis sûr qu'il répond aux usages. Et en fait, c'est là où le deuxième volet intervient pour les professionnels, c'est d'être capable de dialoguer avec les clients, de leur expliquer qu'est-ce qui se cache derrière la puissance affichée ou la technique d'un tel ou tel composant, et est-ce que ça adresse ou pas le besoin. Et cette question du besoin, de l'usage, elle est assez fondamentale aujourd'hui dans nos sujets. Ça veut dire aussi... qu'on casse aussi un peu de marketing. C'est là où c'est la société de consommation qui opère. Parce que je le vaux bien, il me faut le dernier modèle super joli, qui brille et tout ça. Et on s'est retrouvés, nous aussi, face à des clients qui nous disaient, mais moi, je ne peux pas, sur 100 écrans, il y a deux ou trois modèles différents. Ce n'est pas possible. Parce que, vous comprenez, j'ai ma collègue de la Compta qui est jalouse de mon collègue de la logistique. Et peu importe si son écran est mieux ou moins bien, pourquoi lui, il a autre chose ? Et inversement. Et donc c'est là où il faut qu'on travaille sur de la pédagogie par rapport à nos collaborateurs, tout simplement dans les organisations, pour leur expliquer que derrière il y a un geste économique, un geste environnemental qui mérite qu'on passe outre le fait que celui-ci brille un peu plus que celui-là, parce que l'important c'est de pouvoir travailler avec le produit. Souvent en plus les équipements finissent cachés sous un bureau si c'est des caissiers fixes, donc il n'y a pas de gros enjeux en fait à l'uniformisation, mais ça reste un enjeu en revanche. de notre côté en tant qu'industriel.
- Speaker #1
En fait, j'ai...
- Speaker #2
Peut-être pour rebondir, je voulais un petit rebond. Effectivement, je pense que pour démarrer, il y a aussi peut-être des paliers de maturité à atteindre. Donc, je pense qu'il y a des équipements qui posent moins de questions pour démarrer, les écrans... Je pense que c'est quelque chose que, bon, on voit moins à l'œil nu finalement une différence. Des équipements plus techniques peut-être en back-office qu'une DSI maintient, mais que l'utilisateur voit moins. Voilà, il y a des paliers. Et effectivement, après, quand on arrive sur les équipements les plus connus utilisés, même dans la vie quotidienne, que ce soit le smartphone, le PC portable, c'est là où on arrive vraiment dans le vrai sujet, effectivement sur lequel... Donc il y a besoin d'opérer ce mouvement pour passer à une logique de besoin. On y arrive sur... Après, il ne faut pas se mentir aussi, on y arrive, je pense, sur un certain volume d'agents, pas pour tout le monde, mais finalement, c'est aussi quelque chose qui va progresser, sur lequel le soutien aussi, à un moment, à une certaine forme de hiérarchique et de l'organisation est important.
- Speaker #1
En fait, c'est presque un changement de culture qu'il faut opérer avant toute chose. de... au sein des entreprises, mais même au niveau sociétal, dans le quotidien de tout un chacun, pour arriver à faire adopter cette logique de réemploi.
- Speaker #2
Peut-être que je mettrais un bémol juste, c'est oui, il faut faire ça. Le avant toute chose, peut-être pas. C'est-à-dire que je pense qu'on peut quand même enclencher, peut-être pour les organisations qui nous écoutent, on peut quand même enclencher et aussi essayer d'y aller en marché, déclencher au fur et à mesure. Voilà, il faut peut-être... Parce que si on attend que toutes les planètes soient tout de suite alignées, ça peut prendre du temps.
- Speaker #3
D'ailleurs, comme en tout sujet de changement, il y en a toujours qui sont naturellement convaincus dès le départ. Il y en a qui sont un peu plus attentifs, d'autres qui traînent les pieds. Mais j'ai envie de dire, c'est vrai pour ce sujet comme pour d'autres. Donc, il faut s'appuyer sur les enthousiastes. Oui,
- Speaker #1
et accompagner le changement et le faire en effet au fur et à mesure. Je voulais te faire rebondir, Julien Maxime. Tout à l'heure, tu parlais de sécurité. Est-ce que, quand on parle justement un petit peu de difficultés ou peut-être de fausses croyances que peuvent avoir les organisations, la sécurité c'est souvent un point abordé, qu'est-ce qu'on met en place ? Toi, qu'est-ce que tu mets en place pour justement déverrouiller ce sujet de la sécurité ? Notamment, tu parlais des serveurs, comment on accompagne les entreprises sur ce sujet-là ?
- Speaker #3
C'est vrai qu'il y a cette dimension réassurance. est-ce que mon équipement, au-delà du fait qu'il soit joli ou bleu ou vert ou rose, est-ce qu'il est techniquement fonctionnel dans la durée ? C'est effectivement, tu as parfaitement raison, un point d'attention hyper fort côté DSI. Nous, la façon dont on répond à ce besoin de réassurance, c'est en leur expliquant clairement ce que l'on fait, en leur décrivant notre processus industriel de reconditionnement, qui passe par l'identification de tous les composants. On crée des fiches articles pour chacun des produits qui passent dans l'usine jusqu'à avoir le numéro de série de chacun des composants, qui permet d'aller dans quelque chose de très détaillé et d'être presque dans un processus de refabrication. Derrière, d'avoir un outil de diagnostic qui permet aussi d'évaluer le cycle de vie de chacun des composants qui composent le matériel et se dire, tiens, tel composant a un peu trop vécu.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #3
Un disque dur, par exemple, pour prendre un exemple facile. Et à ce moment-là, d'être capable, chez nous, de faire de la maintenance préventive et de changer un composant qui nous paraît très vieillissant pour qu'à la fin du processus de reconditionnement, tout soit parfaitement certifié. La dernière étape, une étape plus immatérielle, c'est l'effacement de l'ancienne vie numérique, qui est importante à la fois pour garantir à l'ancien utilisateur, qui nous a confié son équipement, que tout ça est à nouveau vierge. Mais également pour le nouvel utilisateur qui fait comme une sortie d'usine, va pouvoir réinstaller tous ses logiciels à partir de quelque chose de parfaitement vierge. Je dirais juste que la suite logique de ça, nous on a des normes très arrêtées sur notamment la filière D3E par rapport à la préparation, la réutilisation d'un équipement numérique. Mais ça c'est une norme européenne. Au niveau national, il y a un petit peu moins de cadres ou de législation arrêtée là-dessus. C'est là où on voit un point d'amélioration, c'est de se dire demain, quelles certifications on pourrait proposer à nos clients, pour les assurer tout simplement que ça vient d'une usine qui fait tout comme il faut.
- Speaker #1
D'accord. Justement, je pense qu'on touche du doigt là un point important, c'est qu'il y a une certaine transparence en fait sur le matériel que j'achète. Pour une entreprise c'est assez important, pour une organisation publique ou privée c'est... C'est un point très important. Quels peuvent être les autres gains financiers ou opérationnels qu'on peut venir chercher en adoptant du réemploi, en l'intégrant dans sa politique d'achat ? Je pose la question à tous les deux.
- Speaker #2
Donc il y a... Un aspect effectivement d'alignement avec une plutôt sociétale, donc ça on en a largement parlé. Sur le volet financier, peut-être un petit focus là-dessus. De la même façon qu'on parlait de test and learn, d'apprentissage, je pense que sur le volet financier, on est un peu dans les mêmes ordres de grandeur, sur lequel on sait aujourd'hui que les équipements et l'augmentation des prix est quelque chose d'assez dynamique et de vivant aujourd'hui. Le réemploi et l'utilisation d'équipements reconditionnés peut, dans certains cas, être une option qui me permet justement de faire des économies. Par contre, j'ai deux points d'attention. C'est un, il faut regarder ça sur une durée d'amortissement, enfin une durée un peu longue. C'est-à-dire que si j'achète un équipement qui, aujourd'hui, a déjà une vie de 3 ans et que je ne le fais vivre que 3 ans, il faut regarder le coût que je vais avoir une fois que je vais l'avoir renouvelé versus quelque chose que j'aurais eu neuf et que j'aurais fait vivre 6 ans. et on n'est pas toujours dans des équilibres contrairement à peut-être ce qu'on peut penser, on n'est pas toujours dans quelque chose d'avantageux sur le reconditionné par contre il faut l'examiner opportunité par opportunité cas par cas donc ça je pense que c'est test and learn, examiner ces opportunités, il peut y avoir des intérêts financiers, directs ou même en l'inscrivant dans la durée mais pas systématique
- Speaker #1
Quand je t'entends finalement le point central c'est à chaque fois la mesure évaluer, piloter et suivre.
- Speaker #2
Exactement. Et c'est là où la transparence, finalement, nous, quand on a posé notre marché, pour aller faire derrière nos demandes, nos exigences aux fournisseurs, on a posé un certain nombre de curseurs qui nous permettent d'aller demander cette forme de transparence, qui nous permet d'aller juger c'était quoi l'ancienneté, c'est quoi l'état de vétusté de l'équipement qu'on va récupérer. On pose des caractéristiques techniques. Est-ce que ce que vous me proposez va répondre à ces caractéristiques-là ? Et puis derrière, un coût, évidemment, un engagement sur une maintenance aussi. Et puis derrière, on prend une décision éclairée avec l'ensemble des éléments dont on dispose.
- Speaker #3
Pour compléter sur le volet financier, je segmenterai en deux morceaux les pratiques qui reviennent à faire reprendre son ancien parc. La revente, si on le dit en termes simples, de son ancien parc versus certains qu'il envoyait encore dans des broyeurs hier, là, le volet financier est hyper clair. On gagne forcément plus d'argent et en plus, il y a un gain environnemental qui, dans certains cas, par exemple, on produit des estimations, des bilans RSE carbone qui permettent d'estimer combien on a économisé en termes de gâchis évités, tout simplement, et en termes à la fois de carbone et de ressources naturelles. Donc ça, ça répond aux financiers, même à l'extra-financier. Le deuxième sujet, je rejoins parfaitement Mathias sur les achats reconditionnés, c'est à regarder de près parce qu'effectivement, des équipements, notamment des équipements qui contiennent des batteries, il y a un cycle de vie qui naturellement se dégrade. D'accord. Du PC portable, du smartphone, c'est des sujets où il faut qu'on ait une attention particulière pour savoir est-ce qu'on est capable de maintenir un niveau de qualité permanent sur 5, 6... 5-6 années supplémentaires, ce qui est quand même un challenge de l'autre côté, tout en ayant un coût économique hyper raisonnable, c'est-à-dire qu'il ne faut pas que ça coûte aussi cher que du neuf. Là où, en revanche, sur des produits, et on commençait tout à l'heure à en parler un petit peu de la partie infrastructure, notamment serveurs réseau, là, il n'y a pas de batterie, parce que ça fonctionne connecté aux prises, et on est sur des produits d'une grande robustesse, avec 10 Les coûts économiques à l'achat neuf qui sont parfois démentiels. Et là, l'achat en seconde main, ce n'est pas juste moins 20 ou moins 30 % par appui neuf, ça peut être divisé par deux, voire divisé par trois.
- Speaker #1
Mais c'est colossal.
- Speaker #3
Et donc, nous, c'est un peu le maillon qu'on essaie de faire, c'est de se dire qu'on travaille avec les data centers sur des équipements extrêmement puissants qui répondent à des besoins très particuliers, qui au bout de quatre ans sont renouvelés. et un serveur qui vient de datacenter quand on le reconditionne nous et quand on le recommmercialise à une petite collectivité ou à une PME c'est souvent un équipement qui n'aurait pas pu imaginer en fait se le payer et donc là il y a un gain assez évident Il y a un gros levier de compétitivité là pour les entreprises Mais gros levier ça permet de faire des transitions digitales qui sans ça ne seraient pas permises ça permet d'acheter une Rolls IT là dessus qui est intéressante et là il y a un enjeu aussi de réassurance qui est là de maintenir le produit Merci. Les conditions satisfaisantes.
- Speaker #1
Donc tout ce que tu expliquais tout à l'heure, les process que vous mettez en place aussi pour garantir dans le temps que l'outil va fonctionner.
- Speaker #3
C'est ça et effectivement pour aller plus loin, là en l'occurrence... Pour ce sujet très spécifique, l'accompagnement qu'on met en place, il est assez complet parce qu'il y a un accompagnement avec vraiment une AMOA, une ESN préalable qui va qualifier le besoin.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #3
En se disant, mais tiens, quel est votre usage ? Alors, pour un parc de PC portable, c'est assez facile. Pour une infrastructure serveur réseau, c'est un peu plus complexe. Donc, on a vraiment un tiers de confiance avec qui on... D'ailleurs, qui est membre du pôle, qui est l'agence Smart Industry. qui nous aide à faire ce diagnostic préalable. Ensuite, nous, on s'occupe du hardware. Et derrière, on fait intervenir un tiers mainteneur qui va être capable d'apporter le même niveau de garantie et de sécurité que si l'équipement était neuf.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #3
Donc, le client, c'est ISO en termes de performance et de sécurité. En revanche, on arrive à résoudre un problème qui est par exemple aujourd'hui l'approvisionnement sur lequel on va attendre certains serveurs entre 12 et 48 mois.
- Speaker #1
C'est ça, c'est ce que j'allais te dire aujourd'hui avec... La question de la pénurie de certains matériaux et les délais d'approvisionnement, il y a aussi un gros avantage à miser sur un équipement de seconde main pour justement un peu casser ces complexités que peuvent rencontrer les organisations.
- Speaker #3
À l'heure où les frontières commencent, ça dépend, il y a des saisonnalités, mais on l'avait connu il y a quelques années sur les composants, on le re-rencontre sur les équipements et surtout on peut imaginer que demain c'est quelque chose qui se durcit. Sans surprise, les mines de terres rares, de silicium ou de métaux hyper critiques pour faire des composants ne sont pas chez nous. Elles sont faites à l'étranger. Les équipements d'ailleurs sont fabriqués également principalement en Asie. Et si demain les frontières se ferment, donc là on a effectivement un sujet de souveraineté fort, il est important qu'on ait une filière avec des acteurs qui soient capables de capter la ressource, ce gisement de produits qui a eu une première vie. De les reconditionner parfaitement et d'apporter la solution servicielle pour dire que demain, les acteurs français, collectivités, entreprises, sont capables de pouvoir bénéficier d'équipements dans des délais très courts pour répondre à des besoins d'infrastructures locales, souveraines, efficaces et économiquement pertinentes.
- Speaker #1
Ok. Mathias, tu parlais tout à l'heure du fait qu'en termes d'achat, la métropole commençait à investir ce sujet. Ça concerne du coup plutôt le parc informatique ou vous réfléchissez aussi à ce type de matériel dont parlait Julien Maxime ?
- Speaker #2
Alors pour l'instant, c'est vrai qu'on l'a focalisé plutôt sur tout ce qui va être PC, fixe, portable, écran, smartphone. donc moins sur les... peut-être qu'on y viendra mais pour l'instant on n'en a pas et après on est vraiment dans toute la logique que j'ai exposée, c'est-à-dire que on a mis des exigences alors au début relativement alignées avec ce qu'on pouvait connaître avec le neuf en étant aussi raisonnable quand même sur l'ancienneté parce que ce qu'on souhaitait c'est par exemple que quand on récupère je vais prendre un PC qui a une durée de vie de 6 ans Alors... Je prends cet exemple-là. On souhaite en récupérer qui ont peut-être vécu déjà au moins trois ans maximum. Parce que derrière, je sais que sinon, j'ai un acte de renouvellement qui va arriver très fréquemment. Ce qui nous met, quand on est sur des volumes de parc comme on l'est chez nous, autour de 14 000 PC, tout de suite dans des dimensions colossales. Donc, on essaie de poser ces curseurs, ces caractéristiques, bouger comme on le disait tout à l'heure et puis tester. tester. On a eu des bonnes expériences sur des lots de matériel. Au début, on fait des lots plutôt pas unitaires, mais des lots de l'ordre de 50, 100, 200 équipements. On teste. On a eu des bonnes expériences et d'autres un peu moins bonnes. Je pense que le marché évolue aussi. Je pense que sur les smartphones, par exemple, on a essayé il y a quelques années. C'était peut-être un peu moins mature que ça. Ça ne l'est aujourd'hui. Donc, on apprend aussi un peu en marchant, clairement.
- Speaker #1
Ok. Julien Maxime, du coup, tu accompagnes la métropole sur ses enjeux, sur une partie des... Sur la réforme. Sur la réforme des équipements informatiques. Est-ce que toi, tu as quelque chose en plus à ajouter sur ce cas d'usage-là ou peut-être sur un autre cas client que tu rencontres aujourd'hui ?
- Speaker #3
Écoute, j'en profite pour te répondre à deux exemples. Sur la métropole, effectivement, parce qu'il y a quelque chose qu'on n'a pas forcément nommé, mais qui est hyper intéressant d'un point de vue posture territoriale, c'est qu'on profite de notre partenariat ensemble sur cette réforme et ce réemploi de produits pour également en prélever une partie et s'en servir pour faire des dons tous les ans. Donc ensemble, on donne 300 équipements tous les ans à des bénéficiaires qui sont dans les... situation de fragilité excessive, d'exclusion numérique, et surtout socialement, qui ont besoin d'un PC pour reprendre une formation, pour trouver un emploi, pour accéder aux droits, pour créer une asso. En fait, sans cet équipement, le projet tombe à l'eau. Donc c'est vrai qu'on...
- Speaker #2
C'est vrai que c'est un pont intéressant, et c'est un pont intéressant fait entre un enjeu environnemental et finalement comment... Parce que c'est aussi dans notre politique numérique responsable qu'on a ces enjeux-là qu'on pose. sur des enjeux plutôt sociaux et d'accompagnement de populations en fragilité ou en fracture numérique.
- Speaker #3
C'est vrai qu'aujourd'hui, on ne mesure pas les gains d'après-coup, notamment grâce au retour à l'emploi, grâce à l'accès aux formations. Ça, on n'a pas le temps jusque-là de le faire ensemble. Mais ce serait intéressant de se poser la question parce que je pense qu'il y a des bénéfices secondaires vraiment significatifs à cette action-là. Donc ça va l'avoir assis là-haut. Tout à l'heure, je parlais d'exemplarité. Ce sont des choses qui sont quasiment uniques en France, ce qu'on fait à cet endroit, ce que porte la métropole. Le deuxième sujet serait un cas d'usage client qu'on a eu il n'y a pas très longtemps sur l'installation d'une infrastructure serveur. Là, c'était un des plus gros sujets qu'on a traité. C'était un parc serveur qui avait une valeur, il y a 4 ans, de 1,8 million d'euros. Bel équipement. sur laquelle on a accompagné une structure et le dimensionnement en seconde vie était plutôt aux alentours de 400-450 000 euros pour acquérir ce parc-là et pour l'installer chez eux. On a tout vérifié que techniquement ça allait fonctionner pendant les 4 ou 8 prochaines années sans aucune difficulté d'y être maintenu. Mais on se rend compte que le gain économique est spectaculaire. Ce sont des cas assez rares sur des volumes aussi importants.
- Speaker #1
Mais en fait, il y a un gain, bien sûr, financier, mais il y a aussi des gains opérationnels et des gains, si je puis dire, environnementaux, sociaux, qui sont très certains et qui sont importants d'un point de vue, notamment collectivité territoriale, de pouvoir mettre en place et de pouvoir suivre.
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #3
C'est ce que tu disais, Mathias, sur rendre mesurable et visible. C'est là où aujourd'hui, on a du travail.
- Speaker #2
Et c'est vrai qu'on a beaucoup parlé... Peut-être un petit complément, on a beaucoup parlé de toute la dynamique plutôt sur nos propres équipements, que ça soit en achat, que ça soit en réforme, que ça soit en allongement de durée de vie. On a également toute une grande action au travers d'un événement qui s'appelle le mois de la collecte numérique sur le territoire, qui est plutôt adressé là pour le coup à l'ensemble du territoire. Les agents évidemment, mais aussi les citoyens ouverts et les écoliers d'ailleurs à l'échelle dans l'ensemble du territoire, dans cette dynamique-là.
- Speaker #1
Si on essayait maintenant de mettre un petit peu les choses en perspective, qu'est-ce qui pourrait être selon vous les prochains enjeux de la filière du réemploi ? Notamment, Julia Maxime, qu'est-ce que tu penses nécessaire aujourd'hui pour que la filière puisse avancer et être plus adoptée par les organisations ?
- Speaker #3
Je répondrai le référentiel qualité que j'ai un petit peu évoqué tout à l'heure. Il y a un sujet qui est traité aujourd'hui par la DGE, qui doit devenir le référentiel national pour les usines de reconditionnement. Je pense que c'est à la fois ce qu'ont besoin les industriels pour organiser la filière en France, mais ont surtout besoin aussi les clients pour s'assurer qu'il y a de la traçabilité, de l'origine française et du process au bon niveau derrière tout ça.
- Speaker #1
D'accord. Mathias, est-ce que selon toi, tu as quelque chose de l'ordre de la perspective ou peut-être du défi ?
- Speaker #2
Je pense que le défi, c'est que finalement, au fur et à mesure, on est peut-être de plus en plus d'organisations qui montent à bord pour que la filière devienne de plus en plus mature, que ce soit au niveau des fournisseurs, que ce soit au niveau du volume, des volumes aussi. Et tout ça dans une échelle aussi sur laquelle l'enjeu de travail à l'échelle locale ou régionale est important. Parce qu'on peut aussi parler international, mais on a un enjeu aussi d'essayer... que le reconditionnement se fasse dans des circuits plutôt relativement courts. Donc je dirais ça, et après peut-être une perspective, en tout cas quelque chose, sur lesquels pour l'instant on n'a pas avancé, qui est peut-être d'écran autour de la réparation, des axes de se dire finalement comment on peut peut-être réparer de façon plus... Alors pas tout au sein d'un équipement, mais peut-être certaines pièces de façon plus efficiente, plus directe, pour essayer d'encore minimiser finalement le... Le recours à changer un matériel, à renouveler. Peut-être qu'il y a un axe à travailler sur cette dimension-là.
- Speaker #1
Si je résume bien, un axe réglementaire très fort pour... Faciliter l'adoption et rassurer, si je puis dire, le consommateur. Et un axe aussi qui est de l'ordre de la maturation et le dynamisme du marché. Je vous remercie à tous les deux pour vos propos très éclairants sur le sujet. Il nous reste une dernière partie. C'est notre temps, minute de la fin. Le but de ce petit temps, c'est de vous poser des questions. courte, qui amène à des réponses également courtes. Je vais vous poser à tous les deux les mêmes questions. L'idée, c'est que vous puissiez me répondre de façon brève sur le sujet. Alors, première question. Quel objet connecté avez-vous supprimé de votre quotidien ?
- Speaker #3
Montre.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #2
J'ai eu une toute petite période, j'ai arrêté. Eh bien, je ne vais pas être original, mais la même. Je vous la montre aussi.
- Speaker #1
Vous en êtes revenu. Voilà. Quel âge a votre smartphone ?
- Speaker #2
Le mien a 6 ans.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #2
Le mien doit avoir 4 ans.
- Speaker #1
4 ans, ok, donc on est sur des durées de vie quand même assez longues.
- Speaker #2
On attend la fin de vie. Clairement, on attend la fin de vie, il n'y a pas d'autre règle.
- Speaker #1
À titre perso, quel produit de seconde main achetez-vous le plus facilement ? Alors, produit de seconde main, ça peut être du numérique, bien sûr, mais ça peut être aussi autre chose.
- Speaker #2
Ben moi, pour l'avoir expérimenté, écran, assez classiquement. Smartphone, on a, voilà, avec de la même façon que dans le pro, il y a eu des tentatives, des réussites et puis d'autres moins, mais voilà.
- Speaker #3
Je ne me souviens plus quand est-ce que j'ai acheté du neuf. Je dirais qu'effectivement, toute la partie IT est naturelle de l'acheter en reconditionné. Aujourd'hui, on sait acheter des voitures d'occasion sans aucun problème. C'est une partie des mœurs. On n'a pas encore passé le cap sur la partie numérique.
- Speaker #1
Mais comme quoi, on est capable de le faire. Une dernière question. En un mot, qu'est-ce que signifie pour vous le numérique responsable ?
- Speaker #2
Mais la définition qu'on a, c'est un numérique qui apporte davantage de valeurs que peuvent porter des impacts collatéraux, que ce soit environnementaux, sociaux, sociétaux.
- Speaker #1
Que vous avez beaucoup rappelé aujourd'hui d'ailleurs.
- Speaker #3
Oui, je dirais résilient et souverain, c'est un peu facile, mais c'est pour parler d'économie et d'environnement en même temps.
- Speaker #1
Ok, merci. Merci à tous les deux.
- Speaker #3
Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci à tous les deux pour vos propos très éclairants sur le sujet du réemploi. Pour conclure cet épisode, nous retiendrons que le réemploi ne se résume pas à une question d'économie sur une facture, c'est aussi une réponse concrète aux tensions d'approvisionnement, de performance pour ces infrastructures et un levier d'image, notamment d'un point de vue marque-employeur, de plus en plus regardé par les collaborateurs aujourd'hui. Et surtout, nous l'avons vu, cette logique ne s'arrête pas aux terminaux numériques. Merci. Elle concerne tout autant les serveurs et l'infrastructure au sens large, là où ces enjeux de performance et de sécurité, justement, se posent avec d'autant plus d'acuité. Si cet épisode vous a plu, vous pouvez nous laisser un avis ou un commentaire. Ça nous aide à améliorer le podcast et à toucher plus de personnes intéressées par le sujet. Merci à vous de nous avoir écoutés. Nous vous donnons rendez-vous sur notre site internet et sur LinkedIn pour découvrir les initiatives, les outils et les prochains rendez-vous du réseau.