- Speaker #0
La vie est une aventure audacieuse ou rien. Chaque vendredi, j'accueille une personnalité pour discuter business, bien-être et développement personnel. Dans un monde en perpétuelle évolution, les intervenants du podcast apportent de l'inspiration et de l'information sur des sujets tels que le wellness, la parentalité, la carrière, le sport, l'alimentation, la beauté, la santé. Je suis Chloé Junico, bienvenue dans Audace. Bonjour Victoria !
- Speaker #1
Salut Chloé !
- Speaker #0
Merci d'avoir accepté mon invitation.
- Speaker #1
Merci à toi de m'inviter.
- Speaker #0
Je vais commencer par une question hyper simple, mais que je trouve ultra compliquée à répondre. Je vais te demander de te présenter. Dis-moi qui tu es.
- Speaker #1
On va commencer par les basiques. Je m'appelle Victoria, je suis bruxelloise, j'ai 34 ans. Je ne sais toujours pas très bien comment dire. et expliquer ce que je fais dans la vie, parce que ça a beaucoup changé et ça bouge toujours. En tout cas, pour l'instant, c'est une période un peu charnière. Je suis entre autres prof de yoga et je viens d'être aussi diplômée de physical coach. Donc, j'espère peut-être un jour pouvoir coacher les gens. Je suis entrepreneur. J'ai entrepris en tout cas quelques petits business autour du yoga et du sport. Sinon, je suis passionnée par la lecture et l'écriture, surtout. J'adore écrire. Mon rêve secret, c'est de pouvoir être écrivaine un jour. J'ai déjà commencé à écrire un livre, mais bon, ça prend du temps. Je suis triathlète aussi, passionnée de sport depuis toujours. Et j'ai vraiment mordu avec ce sport il y a deux ans, je pense, un peu plus de deux ans. Sinon, je fais du yoga. Et c'est tout.
- Speaker #0
C'est déjà pas mal. Tu peux me dire quel genre de petite fille tu étais ?
- Speaker #1
Alors, j'étais une petite fille parfaite, apparemment. En tout cas, c'est ce qu'on me dit. Et on dit aussi que ça a beaucoup changé depuis. J'étais une petite fille super sage. L'aînée, première petite sœur, est arrivée quand j'avais 3 ans et demi, presque 4 ans. Et apparemment, j'étais vraiment la petite fille parfaite, super sage, je demandais pour aller dormir, hyper gentille, hyper... Enfin, vraiment genre... Ma maman m'a dit, t'étais l'enfant de rêve. Et puis d'ailleurs, quand ma première petite sœur est arrivée, elle m'a dit, c'était un monstre. Et toi, t'étais genre le petit ange. Donc voilà, j'étais vraiment une petite fille hyper souriante. très facile apparemment et je pense que j'ai toujours été très sociable hyper ouverte je pense que ça en tout cas je le suis depuis que je suis toute petite assez dynamique mais qui pouvait vraiment se stirper quand j'étais fatiguée je me rappelle enfin je me rappelle pas, ma maman m'a dit depuis toujours que j'allais demander pour aller dormir le soir quand j'étais crevée ou bien si on était au resto je me glissais en dessous de la table et je prenais en dessous de la table
- Speaker #0
Oh le rêve Et donc vous êtes deux dans la famille ?
- Speaker #1
Non On est quatre filles. Alors, j'ai une vraie soeur, donc avec la même maman, le même papa. Et puis, mes parents se sont séparés, j'avais sept ans, assez jeune. Ma maman a très vite retrouvé quelqu'un, qui est mon beau-père, qui est toujours mon beau-père aujourd'hui. Ensemble, ils ont eu deux filles. Donc, on a grandi vraiment à quatre, quatre filles, parce que j'habitais en grande partie chez ma maman. Mais je m'entends super bien avec mon papa. J'ai toujours, enfin, on le voit super souvent, il venait nous chercher à l'école tous les matins pour nous déposer à l'école. Il a toujours voulu... habiter dans une rue à côté ou dans la même rue que nous. Donc ça, vraiment hyper chouette. On a une chance incroyable parce que toute notre famille s'entend super bien. Puis mon papa a aussi retrouvé quelqu'un, qui est ma belle-mère aujourd'hui. Et il a encore eu un petit garçon, qui est donc mon petit frère, qui aujourd'hui a 14 ans. Donc vous êtes cinq en fait. En fait, j'ai quatre frères et sœurs. Mais voilà, on va dire que mon noyau familial, c'est vraiment mes sœurs. Parce que mon petit frère et ma belle-mère habitent à Paris. Je ne les vois pas.
- Speaker #0
Quel était tes hobbies, petite fille ?
- Speaker #1
Tout. Je faisais vraiment tous les sports. J'étais quand même vachement créative et aussi très sportive. Donc, j'ai très vite fait de la danse, monté à cheval, joué au tennis. Puis, je passais par, je crois, franchement tous les sports. En danse aussi, j'ai tout essayé. Du jazz, des claquettes, du classique, genre tout. J'ai fait du théâtre, j'ai fait du chant. J'ai fait beaucoup de ski aussi depuis que je suis petite. Ok, aussi, j'ai fait, j'ai vraiment tout essayé. Donc, c'est vrai que même jusqu'à ma première année du NIF, j'avais... Un sport tous les jours. J'avais vraiment beaucoup. J'ai toujours eu beaucoup. Et ma maman nous a toujours poussé à faire beaucoup de sport. Mais du coup, j'ai toujours réussi à tout faire correctement et bien, mais jamais vraiment exceller dans un seul sport. Tu regrettes ? Un peu. Ce n'est pas un regret parce que je suis contente aujourd'hui d'avoir cette diversification sportive. Et le fait de, je pense que ça fait partie de cette envie, cette créativité, cette curiosité. Mais c'est vrai que parfois, je me dis, allez, j'étais quand même bonne dans ce sport-là. Et en fait, finalement, j'aurais pu être excellente dans plein de sports. Et donc, je trouve que c'est un peu un regret de ne pas m'avoir, en tout cas, initiée au choix. Parce que du coup, j'avais tous ces choix et j'ai continué en fait tous ces sports sans vraiment faire de choix et de me dire ok, je me dédie à un seul sport et je me surpasse vraiment dans ce sport. Donc j'étais bonne dans tout, mais pas excellente dans un.
- Speaker #0
Je comprends tout à fait. Pour revenir un peu sur ton parcours scolaire, tu peux nous en dire un peu plus ?
- Speaker #1
Alors j'ai étudié, j'étais à l'école en maternelle primaire humanité en néerlandais à Bruxelles, à Sint-Jan Bergmans College. J'ai fait 12 ans à Sint-Jan, mais j'ai raté ma quatrième. l'année où j'ai eu un accident de ski. J'ai eu un accident de ski quand j'avais 14 ans. Je me suis pris mon quart de ski dans la figure, coupé jusqu'à l'os. J'ai été défiguré 30 points de souture. Avec le recul, je me suis rendu compte que c'était quand même un gros traumatisme, mais qui a vachement été estompé, peut-être nié, renié, d'une certaine manière. Je pense parce que je suis optimiste déjà de nature. Et puis dans ma famille, c'est très, en fait, on va de l'avant. On ne se plaint pas, on ne pleure pas, on n'est pas faible. Ce qui est très bien dans plein de situations, mais ce qui parfois peut engendrer, on va dire, des retours de manivelles des années plus tard. Et donc, j'ai doublé ma quatrième humanité, que j'ai recommencé. Je pouvais passer en cinquième dans une autre école, mais j'ai envie de rester là parce que j'avais mes copains et c'était un peu l'ambiance. Je suis passée en cinquième et en cinquième, pareil, j'ai raté. Et donc, j'ai fini au jury central, au bois sauvage. J'ai passé mon jury et en fait, j'ai adoré. J'ai adoré cette année, alors que franchement, c'est... Hyper strict. Je ne sais pas si tu as déjà entendu parler de cette école, mais c'est super strict. Deux jours par semaine, on finit à 20 heures. On peut sortir de l'école que si on a réussi nos tests. Et le vendredi soir, si on ne réussit pas nos tests, on finit à 22 heures. Oui, c'était intense. Mais ça a fonctionné super bien pour moi parce qu'il y avait ce truc de la carotte. Et j'ai adoré étudier parce qu'on nous a appris vraiment à étudier. Et comme ce ne sont pas les professeurs qui nous enseignent une matière, qui nous interrogent, parce qu'on est interrogé par la communauté française, un peu comme le baccalauréat pour les Français. En fait, les profs sont avec toi et ils t'aident vraiment. Donc, si tu as une lacune quelque part, ils vont vraiment t'aider et faire en sorte que tu réussisses parce que, eux, forcément, ça leur donne aussi une meilleure notoriété de leur école parce qu'ils forment leurs élèves pour réussir les examens du jury central. Donc, j'ai fait ça et j'ai adoré. Et puis, je suis partie un an à Oxford, en Angleterre, en année pré-universitaire. Super chouette. mais bon voilà c'était un peu la fête j'habitais dans un appart avec une copine on a appris l'anglais c'était très bien on a appris plein de choses mais on a surtout fait la fête puis j'ai fait une année d'architecture à Saint-Luc, à Bruxelles et je pensais que je voulais faire un truc super créatif et en fait c'était, alors que je suis vraiment une mateuse à la base, mais c'était vraiment trop carré, trop fermé et au plus on faisait des choses carrées et strictes au mieux on avait, enfin au meilleur nos points et en fait moi je voulais faire des trucs super créatifs voilà donc ça n'a pas trop été donc j'ai arrêté et Et puis, j'ai commencé le CAD, College of Advertising and Design, à Bruxelles, en publicité et en graphisme. J'ai adoré mes études. Je n'ai pas terminé. Je pense que c'est un schéma chez moi. Je commence beaucoup de choses parce que je suis très curieuse. Et j'avais, en tout cas à l'époque, tendance à ne pas terminer les choses. Je ne savais peut-être juste pas très bien ce que je voulais faire. Et donc, je n'ai pas terminé ma deuxième année. Enfin, si, en fait, j'ai terminé ma deuxième année, mais je l'ai raté pour des... Bref, j'étais un peu absente cette année-là parce que j'ai eu un big heartbreak. et donc j'avais très bien réussi en fait tous mes points et tous mes projets parce que c'était vraiment des études que j'aimais mais par contre j'étais pas tout le temps en cours parce que voilà je suis vraiment passée par une année assez compliquée personnellement et puis en fait suite à ça je me suis inscrite au 75 qui est une autre école de graphisme parce que j'avais juste envie de suivre quelques cours et en fait j'ai très vite commencé à prendre des stages et puis je me suis lancée en fait toute seule dans le domaine Au début, j'ai bossé dans l'art, dans la mode. Je faisais un peu de freelance en graphisme, en copywriting. Et puis après, je me suis un peu lancée. Je n'avais jamais été employée avant. Avant, il n'y a pas longtemps. Et je me suis tout de suite lancée sur des missions, dans la mode, dans l'art. Rien à voir. C'est fou. Oui, rien à voir.
- Speaker #0
On peut revenir un peu sur ce chagrin d'amour que tu as eu ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ça avait l'air d'être une histoire intense.
- Speaker #1
C'était une histoire intense. Et d'ailleurs, c'est vraiment... D'ailleurs, quand je raconte un petit peu mon récit de vie, je parle beaucoup de cette personne et de cette histoire parce qu'elle a été charnière à plusieurs moments de ma vie. Donc, on a d'abord été ensemble pendant un an. J'étais super jeune. J'avais à peine 21 ans. J'allais avoir 21 ans quand on a commencé notre histoire. Ça a duré une année et ça a terminé une année plus tard. Ça a été vraiment un coup de massif. C'était vraiment super dur parce que j'étais méga jeune. Lui avait quelques années de plus, je crois trois ans de plus que moi. On était déjà en train de se projeter, on visitait des appartements pour habiter ensemble. C'était vraiment, t'es la femme de ma vie, t'es l'homme de ma vie, on va se marier, on va avoir des enfants, etc. Donc on était vraiment dans cette projection. Lui est artiste, il est musicien. Et donc il a vraiment cette sensibilité aux émotions, cette sensibilité que... j'ai toujours eu, mais que je pense, enfin pas que je pense, en fait je sais, que j'ai fort bloqué, que j'ai fort renfermé, parce qu'en fait je suis super sensible et ça m'a, j'imagine, beaucoup blessée dans les années qui ont précédé ça. Et donc avec le temps, j'ai un peu créé une grosse carapace et je me rappelle très bien qu'il me disait que, il me dit mais Vic, t'es tout le temps souriante, t'es tout le temps de bonne humeur, je sais pas, il y a quand même quelque chose de temps en temps qui va pas. genre j'aimerais bien que tu casses ta carapace que tu me montres tes failles etc et moi à l'époque je me dis mais de quoi il me parle ce mec je comprends rien et en fait on était juste pas sur la même je sais pas, pas sur la même fréquence à ce moment là et pourtant tout allait bien mais je crois que lui ce qui lui manquait chez moi c'était donc cette profondeur que j'avais mais que dont j'étais plus vraiment consciente parce que je l'avais vraiment bloqué mais ce qu'on l'aimait de côté Pour, je ne sais pas, survivre. Est-ce que c'est dû à mon accident ? Je ne sais pas trop.
- Speaker #0
Ton accident de ski ?
- Speaker #1
Oui. Est-ce que c'est dû à ça ? Je ne sais pas. Est-ce que c'est dû à plein de choses ?
- Speaker #0
Ton environnement familial ?
- Speaker #1
Sûrement.
- Speaker #0
Vous pouvez vous parler de vos sentiments ? Non,
- Speaker #1
pas du tout. On n'est pas très câlin, on n'est pas très...
- Speaker #0
Démonstratif.
- Speaker #1
Démonstratif. On n'est pas du tout dans tout ce qui est émotionnel et sans sensibilité. Et pourtant, on l'est quand même quasi tous. Mais on ne le montre pas. Et donc, je pense que j'ai vraiment grandi avec... Et je pense que ça peut être une force à beaucoup de moments, mais je pense que ça peut être compliqué aussi à d'autres, parce que pour évacuer, en fait, finalement, des milliards d'émotions qu'on a entassées pendant des années, un jour, en fait, ça explose, quoi. C'est un volcan qui explose. Et donc, je pense que c'est un peu compliqué parfois à lâcher et se rendre compte qu'il y a quelque chose qui bloque à l'intérieur de moi. Je ne sais pas ce que c'est. Et puis, en fait, il y a un jour, il y a tout qui lâche. Et en fait, à ce moment-là, je pense qu'assez rapidement après, il y a tout qui a lâché. Et donc, ça a fini un an plus tard, quand j'étais dans ma deuxième année de pub et de graphisme. Pour ce que tu as dit,
- Speaker #0
parce que tu ne montrais pas tes émotions.
- Speaker #1
Il disait que ce n'était pas le bon timing. Ce n'était pas le bon moment, ce n'était pas le bon timing, qu'on ne se retrouvait pas toujours au bon endroit. Voilà, il utilisait beaucoup de métaphores de musique. En disant que si on n'est pas sur la même fréquence, c'est la cacophonie. Ok, super. Je me rappelle qu'il a vraiment dit ça dans son mail de rupture. Oui, c'était vraiment hyper dur. Et c'était la première fois que j'avais vraiment un gros chagrin d'amour. Alors que j'avais déjà eu des histoires avant. J'avais déjà été casée deux ans, plus de six mois. Mais je n'avais jamais eu ça. Et donc, pour moi, pendant quatre ans, ça a été vraiment la descente aux enfers. C'était vraiment super dur. Je suis passée par plein de phases méga compliquées. Mais c'était vraiment compliqué. J'ai eu plein de troubles du comportement alimentaire. Je pense que j'ai d'office fait une forme de dépression. Je ne crois pas que ce soit du burn-out. Mais bon, voilà, j'étais au bout du touch, en gros. Je ne savais pas trop ce que je voulais faire de ma vie. Enfin, j'avais plus de... Enfin, c'était vraiment, voilà, vraiment dur. Mais grâce à ça, j'ai découvert le yoga. Parce qu'un jour, une copine m'a pris par la main. Viens, on va aller au yoga, ça va être trop bien. Je suis allée, j'ai pleuré pendant tout le cours. Et je me suis dit, oula, ok, c'est peut-être pas que du sport, en fait. Et donc, j'ai commencé à faire du yoga. Donc, pendant cette période où... Parce qu'on s'est remis ensemble après. Mais donc, pendant ces presque quatre années, entre nos deux histoires, j'ai découvert le yoga. Et je me suis vraiment plongée dans un... on va dire une redécouverte de moi-même dans un deep, deep développement personnel, un peu trop deep, je pense. Mais voilà, à recommencer, je le ferai peut-être différemment. Je ne conseillerais pas à ces gens de passer par les phases par lesquelles je suis passée, parce que c'est vraiment dur. Mais en même temps, je ne regrette pas du tout d'être passée par là, parce que j'ai appris mille choses. Et si je suis aujourd'hui qui je suis, c'est aussi grâce à tout ça et pas à cause.
- Speaker #0
Tu peux nous détailler les phases que tu as ?
- Speaker #1
Bien sûr. Tu vas en parler. Oui, avec plaisir. Je dirais que déjà, la découverte du yoga m'a vraiment permis une conscience physique et corporelle. Parce que je sentais, d'abord quand ça a été fini, j'ai vraiment pleuré toutes les larmes de mon corps. Et puis je suis tombée dans une vraie phase d'anorexie mentale, physique, tout. Je voulais juste disparaître. Donc j'ai arrêté de me nourrir. J'avais juste envie de disparaître. Je faisais la fête, je me bourrais la gueule. Voilà, cata, Et du coup, je n'allais pas beaucoup en cours. Et puis après, j'ai découvert le yoga. Et là, je suis vraiment retombée dans une... Parce que j'étais dans une phase aussi de... Je ne sais pas si tu as déjà vécu ça, mais de abstraction totale d'émotions. Tu ne ressens rien.
- Speaker #0
Oui, non.
- Speaker #1
C'est vraiment genre... C'est hyper... Moi, je n'avais jamais connu ça et j'étais là... C'est vraiment le vide total. Et c'est très dur parce qu'en fait, tu ne vis ni la tristesse, mais tu ne vis pas la joie non plus. Il n'y avait plus de... J'avais l'impression d'être amorphe, complètement. et donc le fait d'être allée à ce premier cours de yoga où j'ai pleuré, je me suis dit waouh, ok il y a des émotions déjà qui remontent, c'est déjà un bon signe et donc j'ai continué un petit peu à pratiquer déjà le yoga, je me suis entourée de beaucoup plus de personnes qui étaient dans cette quête de sens, comme on peut appeler ça dans ce développement personnel et spirituel aussi donc j'ai vraiment plongé dans ce truc très spirituel j'ai fait plein de trucs chamaniques plein de trucs, je pourrais en parler, j'ai vraiment expérimenté beaucoup, ça m'a fait énormément de bien... Par contre, avec le recul, je me rends vraiment compte que je suis allée un petit peu... Je ne sais pas si je peux dire trop loin, mais en tout cas, je suis restée un peu longtemps dans ce côté très spirituel. Et pour moi, cette phase était très de l'ordre du mental et était très perchée et elle n'était pas du tout ancrée. Donc, ça veut dire que j'étais très fort dans une recherche de compréhension de ce qui m'arrivait, de ce que je vivais, de ce que j'avais vécu, de pourquoi j'étais comme ça. Et du coup, je me suis vachement éloignée aussi de la vie. Donc, j'ai arrêté de boire. Je n'ai pas bu pendant presque cinq ans. Je ne sortais plus, je ne voyais quasiment plus personne, je faisais du yoga, je faisais mes trucs. Et j'avais des missions, je bossais aussi. Donc à ce moment-là, je bossais aussi dans des domaines qui n'étaient quand même pas faciles. La mode, l'art, c'était hyper intense. J'avais encore des troubles du comportement alimentaire. Je me suis un peu retirée de la société, d'une certaine manière. Et je me suis vachement isolée. Ça m'a fait du bien, parce que j'ai appris plein de choses sur moi. Mais je me suis rendue compte à un moment que c'était too much. Parce que je n'avais qu'envie d'avoir des conversations profondes. Je n'avais qu'envie d'être dans le développement, de comprendre encore et encore et aller creuser. À un moment, je me suis dit que ce n'était pas ça la vie. La vie, c'est ici et maintenant. C'est de pouvoir intégrer tout ce que tu apprends, mais de pouvoir le vivre. Et j'étais que dans ce besoin d'apprentissage, de compréhension. Je n'étais plus du tout dans la vie. Et puis, un jour... Franchement, ma vie allait beaucoup mieux. Je venais d'emménager dans un nouvel appart toute seule, alors qu'avant, j'habitais en coloc. Je venais d'emménager dans mon nouvel appart. Et en fait, pendant les quatre années qui ont séparé nos deux histoires avec mon ex, l'artiste, le musicien, pendant ces quatre années, j'ai toujours... J'ai saoulé tous mes potes avec ça. Je sais que je vais le retrouver. Je sais que c'est l'homme de ma vie. Je sais qu'on va se remettre ensemble un jour. Et en fait, comme j'avais besoin d'écrire, j'ai continué à lui écrire, mais sur une boîte mail que j'avais moi créée. qui n'était pas sa boîte mail, qui était juste une boîte mail que j'avais créée, et sur laquelle j'envoyais des mails tout le temps. Dès que j'avais besoin d'écrire, d'exprimer, de lui parler, je lui écrivais là-dessus. Et puis, en fait, un jour, j'ai recommencé à lui envoyer des messages. Et puis, finalement, on s'est écrits. Et puis, c'était l'année des attentats à Paris et à Bruxelles. Et je ne sais pas pourquoi, peut-être que c'est une prise de conscience que la vie, en fait, est courte et que ça arrive près de chez nous. Et lui était à côté, en fait, des attentats de Paris, à cette période où on a recommencé un peu à s'envoyer des messages. Puis, on s'est dit, OK, allons boire un verre. Donc on est allé boire un verre, puis en fait on a recommencé à se parler, se voir, et puis en fait on a recommencé une histoire pendant deux ans. Là j'avais 26 ans, je venais d'avoir 26 ans.
- Speaker #0
Ton état d'esprit avait changé entre ces années où tu t'es vraiment... T'as fait du développement personnel, donc tu connaissais mieux complètement. Là tu pouvais, j'imagine, exprimer tes émotions.
- Speaker #1
Voilà. Il devait être ravi.
- Speaker #0
Tu veux des émotions, tu en auras.
- Speaker #1
Exactement, genre tu veux des émotions, exactement, je vais te les partager. Oui, ça a quand même vachement changé. Je pense que j'avais un besoin aussi de lui prouver et de lui montrer que j'avais changé et évolué, qui n'était pas nécessaire, mais bon voilà, je sentais que j'avais besoin de ça. Et puis voilà, ça a très vite en fait embrayé sur notre deuxième phase du coup d'histoire. Il a emménagé chez moi direct. À ce moment-là, j'étais entre deux missions. Je venais de finir, je crois, une mission dans la mode ou dans l'art, je ne sais plus. Et lui, en fait, comme il est musicien et qu'il voyage dans le monde entier pour jouer de la musique. Bah en fait, on s'est assez rapidement dit, soit on bosse chacun de notre côté, mais il y aura des semaines et des mois où on se verra pas, soit on bosse ensemble, je bosse pour toi, et en fait on se lance là-dedans. Et comme on s'était retrouvés, c'était en mode, ok on s'est retrouvés, c'est pour la vie, bah la question s'est jamais vraiment posée, je me dis bah ok, évidemment, je me lance. Et donc j'ai commencé à bosser pour lui, avec lui, j'ai commencé à voyager partout avec lui, après je bossais... En aide, je ne faisais pas grand-chose. Je faisais un peu de compta, j'organisais un peu les voyages. Je ne faisais vraiment pas énormément. Et donc, en fait, je me suis retrouvée à 26 ans, femme au foyer, en gros. Et ce que je faisais pour moi, c'était je faisais du yoga et je montais mon cheval. Voilà, en gros, c'est ça.
- Speaker #0
Ta famille, par rapport à ça, ton statut à ce moment-là ?
- Speaker #1
Alors, ma famille a toujours été... Moi, j'ai vraiment une famille d'indépendants, d'entrepreneurs. Et donc, ma famille m'a toujours poussée, poussée, poussée à toujours être indépendante financièrement, quoi qu'il arrive. Et c'était un peu compliqué parce que quand on a aussi une différence financière, lui bossait mais en plus de ça il avait de l'argent aussi de famille, ce que je ne savais pas d'ailleurs jusqu'à 4 mois en déant notre nouvelle histoire. En fait te retrouver comme ça avec un décalage quand même énorme de toi tu dois pas bosser si tu veux pas, tu fais ce que tu veux pour ta passion mais en plus de ça tu gagnes ta vie et moi je suis vraiment 100% dépendante de lui. c'était quand même compliqué. Et donc je pense que ça a quand même mis une forme de stress et d'insécurité chez moi. Alors au début, on était dans notre idylle, donc on s'en foutait et on ne se posait pas de questions. Mais ma maman n'arrêtait pas de me dire reste indépendante, reste indépendante, reste indépendante J'ai eu de la chance, j'avais un petit salaire que lui me payait pour que je bosse pour lui. Et puis on a vite emménagé dans une maison, on a adopté deux chats. Et en fait, femme au foyer, tu te fais entretenir de A à Z du matin au soir. Et si je devais m'acheter une paire de chaussures, il fallait que si je n'avais pas d'argent, parce que je n'avais pas énormément d'argent non plus. Je payais mon cheval, je payais mes activités. Et donc, si je voulais m'acheter un truc et que je n'avais pas le budget, en fait, je devais demander à mon mec. Ce n'était pas très gai quand même comme situation. À l'époque, j'étais persuadée que c'est ce que je voulais. Je voulais être femme au foyer, je voulais avoir des enfants, je voulais me marier. C'était vraiment tout ce dont je rêvais comme une petite fille. Et j'étais persuadée que c'est ce dont je voulais. Donc, j'ai plongé dans cette vie pendant deux ans. Et après un an et demi, on a eu un petit quoi, qu'on s'est un peu engueulé. Voilà, un peu, j'imagine, on apprend à vivre ensemble, on apprend plein de choses l'un sur l'autre, encore même après des années de vie commune. Et je suis partie au Nicaragua, seule, chez ma cousine pendant trois semaines. Et elle est prof de yoga. Et on était paumées au milieu de la jungle. Tous les matins, on faisait du yoga, elle est prof aussi. Et en fait, je suis rentrée, je me dis, ok, en fait, j'ai trouvé ma vocation. Vraiment, je savais que c'est ça que je voulais faire. Et comme je faisais déjà énormément de yoga depuis toujours. Je me suis dit, depuis toujours, depuis quelques années, je me suis dit ok, je rentre et je trouve une formation à Bruxelles et je fais cette formation. Donc j'ai commencé à faire cette formation à Bruxelles, tout en étant dans la même situation qu'avant. Et moi je me sentais vraiment beaucoup mieux là-dedans. Mais il faut savoir qu'une formation de yoga c'est quand même aussi très introspectif, parce qu'il y a énormément de philosophie là-dedans. Et au début de notre formation, je me rappelle, le prof qui nous donnait cette formation nous a vraiment dit, je préfère vous prévenir, mais il y a beaucoup de... Il y en aura beaucoup d'entre vous, on était une vente, qui vont probablement avoir des grands changements dans leur vie après cette formation. Parce qu'en fait, ça invite vraiment à l'introspection, ça invite à plein de nouvelles choses. Donc il y en a plein qui ont quitté leur job, qui ont quitté leur relation, qui ont quitté plein de choses. Et donc j'ai senti, je sentais déjà qu'il y avait un petit changement, en tout cas d'énergie, que j'étais beaucoup moins investie aussi dans sa vie à lui. Et puis ça faisait quand même un an et demi que j'étais juste la femme d'eux et personne d'autre. Donc c'est vraiment la petite plante qui est posée à côté de quelqu'un. T'es qui ? La femme d'un et un peu personne d'autre. J'ai toujours eu envie de lancer des projets on the side, mais qui n'ont jamais vraiment abouti. Et puis, à la fin de cette formation, j'ai commencé à donner cours. Et là, tout a changé. Je me suis sentie beaucoup plus épanouie. Parce qu'avant ma formation, pendant ma formation, j'étais vraiment devenue très mince, beaucoup trop mince. J'avais l'impression d'avoir, avec le recul, je ne me rendais pas compte sur le moment même, mais j'avais quand même perdu vachement cette... cette étincelle de vie que j'avais à la base et que j'ai toujours eue, et je suis de nature assez solaire, j'ai envie de briller, c'est comme ça. Et donc j'avais vraiment perdu ça. Et grâce au yoga, et grâce à cette formation, je sentais que je retrouvais un peu un nouvel élan. Donc j'ai commencé à donner des cours, et donc je suis devenue indépendante, d'une certaine manière. Et du coup, lui s'est un peu senti aussi abandonné, et on s'est rendu compte en fait qu'on ne voulait pas les mêmes choses. Que lui avait besoin d'une femme au foyer.
- Speaker #0
Que tu sois à sa disposition.
- Speaker #1
Oui, et je comprends. Et je sais qu'il y a des femmes qui adorent ça. Et je pensais être cette femme-là. Et il y a aussi d'autres choses qui ont fait que je me dis, si ça ne marche pas, c'est que ça ne marche pas. On a essayé d'avoir un bébé aussi pendant un an, ça n'a pas marché. J'ai fait tous les tests possibles. Imaginez, c'est horrible d'ailleurs, tous les tests. Horrible, quelle douleur, mon Dieu. J'ai fait tous les tests. Ça n'a pas pris pendant un an. Et je me rappelle vraiment à l'époque, j'étais persuadée. C'est ce que je voulais. Je pleurais à chaque fois que j'avais mes règles. C'était horrible. Et finalement, toutes ces petites choses font que je me suis rendu compte que peut-être que ce n'est pas ça. C'est peut-être, probablement, encore aujourd'hui, je le dis, c'est sûrement ma grande histoire d'amour. Et jamais je ne regrette tout ce que j'ai vécu parce que finalement, c'est sept ans de ma vie. Et c'est les plus belles, les plus intenses et les plus shifting qui ont fait changer ma vie. Donc, je suis hyper, hyper, hyper reconnaissante. Mais par contre, le fait de se rendre compte que ce n'est pas ça que tu veux, c'était une grosse claque dans la gueule. Vous êtes toujours en contact aujourd'hui ? Non, on ne se parle pas. Mais en mai dernier, je l'ai revu pour la première fois. Et c'était ouf. Vraiment, ça a été une clôture de chapitres incroyable. Donc, il donnait une conférence au Mérode, qui est un business club à Bruxelles. Je suis membre là-bas, je donne aussi quelques cours de yoga là-bas. Et c'est ma sœur qui m'a dit T'as vu, il est dans les speakers et tout. Je me dis Mais non ! Et ça faisait pile 7 ans que c'était genre fini et qu'on ne s'était plus jamais vu. Jamais, on n'a pas de portes en commun. Et donc je me suis dit Il faut que j'y aille. Donc j'ai pris une de mes meilleures copines avec moi, Sophie. Et je suis allée.
- Speaker #0
En mode bombe ?
- Speaker #1
En mode non. Et en fait, c'est marrant que tu poses ça comme question. Mais je me rappelle à l'époque, je bossais dans la mode, j'étais hyper coquette. Je portais toujours des chapeaux, des jupes, des trucs et tout. Enfin genre, j'étais hyper coquette. Et aujourd'hui, genre... D'ailleurs, aujourd'hui, je me suis vraiment dit, tu vas t'habiller comme ce qui te représente le mieux. Et moi, c'est jeans, t-shirt blanc, basket. Et je suis tout le temps comme ça. Tout le temps. Puis après, je vais rajouter une petite veste, un petit blazer ou un truc. Mais en fait, je suis habillée comme ça et c'est mon uniforme. Et bien, je me rappelle que je me suis vraiment posé la question de comment est-ce que j'ai envie d'être devant lui. De me présenter. De me présenter. Et à l'époque, lui, il n'arrêtait pas de me dire, je te préfère tellement quand tu es juste en jeans, t-shirt. Et donc, il y a une partie de moi qui me disait, j'ai envie d'être comme ça. Et en fait, je me disais, mais en fait, c'est ce que je suis. En fait, c'est exactement ce que je suis. Et probablement que la personne que j'étais à ce moment-là était finalement une fausse image de qui j'étais. Parce qu'en fait, je sais que voilà, un peu un déguisement. Et en fait, la personne que je suis aujourd'hui, c'est juste jeans, t-shirt, blanc, basket. tout le temps. Et donc, j'y suis allée comme ça, juste avec un blazer. Donc, je me suis assise. T'as vu ? T'as repéré ? Ouais, il m'a assez rapidement repéré. J'ai écouté sa conférence. Comment tu te sens pour lui ? Ouais, je sais pas trop, en fait. Mais peut-être. Parce qu'en plus, sa femme était là. Donc, il s'est marié. Quand on s'est séparés, il s'est fiancé un an après, alors que nous... juste avant de nous séparer on a fait tout un tour de l'Italie en fait nos deux familles sont originaires d'Italie et de Venise, les deux de notre famille c'est quand même fou et donc on avait fait tout un énorme road trip juste avant notre séparation et on s'était dit ok où est-ce qu'on va se marier et donc on avait vraiment fait tout un road trip oui oui c'était vraiment genre on savait qu'on allait se marier et en fait un an après notre rupture il était déjà fiancé avec une autre meuf donc ça j'avoue ça a été vraiment rude et donc il était là avec sa femme qui je pense me déteste c'est ça C'est normal, on déteste toujours l'ex et la nouvelle meuf de quelqu'un. Mais je pense qu'ils sont très heureux aujourd'hui ensemble. Et vraiment, je leur souhaite et j'espère qu'ils sont heureux. Et donc voilà, en fait, il était là. J'ai écouté sa conférence et c'est hyper bizarre. Mais j'ai vraiment eu un sentiment d'apaisement incroyable. Incroyable. Et après, je me rappelle, j'ai un peu débriefé avec Sophie. Et vraiment, je me rappelle lui avoir dit, et j'avais une voix hyper calme, hyper sereine, j'étais hyper posée. Je lui disais, en fait, je suis tellement... reconnaissante de ce que j'ai vécu. Et comme j'ai dit, là, il y a quelques minutes, il fait tellement partie de mon histoire de vie qu'en fait, je ne le déteste pas, je vais continuer à, genre, d'office, l'aimer d'une certaine manière, en tout cas. Et il fait vraiment partie de tous les grands moments charnières que j'ai eus dans ma vie. Et donc, finalement, après, on s'est vite parlé, très rapidement. On était tous les deux hyper contents de se voir, mais ça a duré deux minutes, quoi. Et puis, c'est tout. Et puis, voilà. Mais par contre, ce soir-là... Je suis rentrée chez moi. Et comme je disais, mon rêve, c'est d'écrire un livre. Et ce soir-là...
- Speaker #0
T'as envoyé une lettre sur la resumé ?
- Speaker #1
Non. Mais j'ai envoyé un message. J'ai envoyé un message. Mais en fait, apparemment, mon numéro était bloqué. Il a changé le numéro, je ne sais pas. En tout cas, il a reçu ce message. Et en fait, j'ai commencé à vraiment écrire mon livre. Oh, wow ! C'est sorti tout seul. Voilà. Et donc, mon livre...
- Speaker #0
On veut lire le livre.
- Speaker #1
Oui, je sais. Il faut que je continue à l'écrire. mais donc voilà ça a été un grand moment et d'apaisement en fait de ouf parce que j'avais peur parfois tu dis une grande histoire d'amour ça va peut-être rester sur tes épaules ou dans ton coeur quelque part ou peut-être et en fait non vraiment chapitre
- Speaker #0
clos et avec beaucoup beaucoup de bienveillance et de gratitude donc ça je suis vraiment trop contente ça m'a vraiment fait du bien ouais alors je rebondis maintenant sur ton parcours entre les deux c'est passionnant moi j'adore en plus c'est une histoire d'amour une grosse J'ai rebondi sur ton parcours entrepreneurial. Donc, tu commences le yoga, tu te dis, ok, je vais enseigner. Est-ce que dans ta tête, parce que tu enseignes, mais pas que, tu as fait des tapis de yoga, tu as fait une plateforme en ligne. Dans ta tête, c'était clair depuis le début,
- Speaker #1
tu allais, je vais dire,
- Speaker #0
ce qu'elle est, pas ce qu'elle est, mais en fait, donner cours, tu dois être physiquement sur place et la logistique de la salle te permet, par exemple, d'avoir que 30 membres ou je ne sais pas combien en classe. Est-ce que pour toi, tu étais sûre que tu voulais aller plus loin que ça ?
- Speaker #1
En tout cas, au tout début, pas du tout. Je pense que c'était vraiment une vocation de transmettre.
- Speaker #0
et au début d'ailleurs j'étais full time yoga teacher quand j'ai commencé à donner cours, je donnais cours en privé je donnais cours à des petits groupes chez moi je donnais cours dans des salles dans des studios et puis là j'étais vraiment full time yoga teacher et j'ai vraiment j'aimais en fait cette transmission parce que je me suis dit le yoga m'a tellement aidée et j'ai envie de transmettre et de pouvoir partager, vraiment partager cette pratique qui est tellement beaucoup plus globale que juste une pratique physique,
- Speaker #1
à ce moment là qu'est-ce que c'est le yoga pour toi ?
- Speaker #0
Alors, je dirais en tout cas que c'est aujourd'hui, le yoga que je pratique n'est plus du tout le même que je pratiquais avant. Donc, je vais dire la description que je vais donner maintenant, c'est vraiment la description que j'aurais donné quand j'ai commencé. Pour moi, c'est vraiment une, enfin, c'est ce que c'est en soi à la base, mais c'est une philosophie de vie. Quand tu regardes en fait les piliers du yoga, il y en a huit. Et les deux premiers piliers, c'est la manière dont toi, tu te comportes avec toi-même et vis-à-vis des autres. Le troisième pilier, c'est les postures physiques. Et tous les autres piliers, c'est de l'introspection, de la méditation, de la respiration. Et en fait, on explique que le mouvement physique permet d'apaiser l'esprit et de se reconnecter au ici et maintenant. Parce que forcément, si tu as déjà fait du yoga, quand on te dit, tu dois mettre ta main gauche là, ton pied droit là, tu dois respirer, faire ça, ça, ça, en fait, tu es tellement occupé à te focaliser sur qu'est-ce que je dois faire là maintenant que tu lâches prise sur toutes les choses auxquelles tu te raccroches. que ce soit à tout douliste, que ce soit des angoisses, des stress, etc. Et donc cette pratique physique permet vraiment de revenir dans le ici et maintenant, donc dans l'instant présent, et du coup permet de lâcher tout le passé, tout le futur, et de vraiment être dans cette espèce de quiétude d'esprit, physiquement, mentalement. Donc au début, le yoga, en tout cas pour moi, était vraiment ça. Aujourd'hui, le yoga est devenu plus un outil, et toujours un outil de prise de conscience corporelle. prise de conscience émotionnelle aussi. Il y a encore tellement de fois où je pleure pendant les cours que je prends. J'en prends un peu moins qu'avant, c'est vrai. Mais c'est vraiment une pratique très holistique en fait. On arrive souvent au yoga en se disant on va juste faire du sport et puis en fait on découvre tout ça. Et ça, ça reste quand même quelque chose que j'aime bien enseigner tout en ayant un aspect peut-être un peu plus moderne du yoga. Parce que le yoga vient d'Inde et nous en fait, ça a d'abord commencé aux Etats-Unis et puis en Europe, mais on a vraiment très occidentalisé le yoga. On l'a rendu juste une pratique physique. Et c'est très, très bien. Je veux dire, la pratique physique est déjà incroyable. Prendre conscience de son propre corps, de sa respiration, de ce qu'on ressent physiquement, c'est déjà un énorme step. Et puis, il y a certaines personnes, en tout cas, qui découvrent plus que ça. Je pense que c'est très bien. C'est juste qu'aujourd'hui, le yoga n'est plus, n'est pas, en tout cas aujourd'hui en Occident, le yoga n'est pas ce qu'il est ou ce qu'il a été en Inde à la base et au noyau pur de finalement comment le yoga est né.
- Speaker #1
Pour venir sur la question de l'entrepreneuriat, excuse-moi, j'étais coupée. Donc tu enseignes d'abord le yoga, à quel moment tu sens que tu veux donner plus ou différemment ? Par exemple la plateforme, est-ce que c'était le Covid ou c'était avant le Covid ?
- Speaker #0
C'était le Covid, mais en fait j'ai eu cette idée depuis longtemps. Donc en donnant un cours de yoga, je me suis rendu compte que les gens viennent à un cours de yoga pour vivre une expérience. Ils ont envie de vivre une expérience parce qu'en fait ils ont envie de quitter leur vie, en tout cas pendant une heure. Ils ont envie de lâcher prise, comme je disais, ils ont envie de peut-être expérimenter cette quiétude. cette quiétude mentale. Et les gens qui viennent à un cours viennent donc pour de l'expérience. Et moi, en tant qu'élève et en tant que prof, j'étais très frustrée de ne pas pouvoir expliquer beaucoup plus de choses du point de vue anatomique, du point de vue mécanique du corps. Et donc, pendant longtemps, je me suis dit mais j'ai trop envie de créer un truc avec des vidéos où j'explique vraiment comment est-ce qu'on est censé vraiment positionner son corps, qu'est-ce qu'on est censé sentir, quels muscles engager. Et en fait, pendant un cours de yoga, qui est une expérience d'une heure, On n'a pas vraiment le temps de détailler tout ça. Et donc, c'était vraiment ce truc très... Je crois que je suis quand même dans l'âme très enseignante. Et j'avais envie d'enseigner un petit peu plus. Et que les gens prennent vraiment conscience. Parce que je voyais aussi beaucoup de gens se blesser, faire n'importe quoi. Quand j'étais élève, je voyais des cours, je me disais, mon Dieu, les personnes là, ils vont se flinguer les genoux, le dos. Et donc, j'ai voulu, depuis longtemps, j'ai envie de créer cette plateforme pour permettre aux gens de vraiment comprendre leur corps. Et comprendre comment ça fonctionne. La mécanique, la biomécanique du corps. La mobilité. Et donc, j'avais cette idée en tête. Et puis, quand j'ai un peu voyagé aussi, avant le Covid, je suis partie au Portugal quand j'ai appris que mon ex était fiancée avec une autre meuf. Je me suis cassée au Portugal comme ça, sur un coup de tête. Voilà, j'ai une copine qui habitait là. Oh, j'ai une chambre, si tu veux, viens m'y t'es là. Ok, j'arrive. Donc, j'ai bougé au Portugal. Il y a pas qu'une vie. Ouais, pendant neuf mois. Oh, ok. Après, je faisais beaucoup d'aller-retour parce que j'avais encore beaucoup de... Je donnais encore des cours en entreprise. J'avais encore beaucoup d'attaches à Bruxelles. Donc, je faisais beaucoup d'aller-retour. J'étais un peu entre Bruxelles et Lisbonne pendant neuf mois. Je suis rentrée. Je suis partie pendant deux semaines avec une de mes meilleures copines, Chloé. On est parties à Sydney. Elle, c'est une warrior mom entrepreneuse qui a lancé Coco Donuts, crème. Bisous à Bruxelles. Ouais. Je l'aime. C'est ma faveur. Je l'aime beaucoup sur le podcast. Elle est ouf. Tu dois trop l'inviter. Chloé, si tu nous entends. On va attendre. Et donc, on est partis à deux à Sydney, justement dans une envie entrepreneuriale. Donc, elle avait déjà lancé Coco Donuts et crème aussi, je crois. Et on avait envie d'aller s'inspirer. Et comme Sydney, l'Australie, est vraiment vachement en avance sur tout ce qui est bouffe, bien-être, yoga, etc. On s'est dit, OK, on va aller là pendant deux semaines. On va goûter, on va aller tester tous les bons restos. On va aller dans tous les sports, les salles de yoga et tout. C'était trop bien. Donc, on est resté deux semaines. Et on s'est dit... On ne va pas rentrer, on va rester 4 semaines. Quoi ? Non ! Et puis moi, en fait, je n'ai pas pris mon billet retour et je suis restée. Ce n'est pas vrai ! Je ne suis pas montée dans l'avion, je suis restée. C'est ouf ! C'était vraiment... C'était trop bien. Et donc là, en fait, j'avais déjà cette envie d'entreprendre. Donc il y avait déjà cette idée de plateforme, mais il y avait aussi cette idée, parce qu'en 2018, je suis allée visiter un endroit parce que j'avais envie d'ouvrir un lieu. Et Animaux n'existait pas, donc Animaux, c'est des boutiques, studios... de sport. C'est que des cours collectifs à Bruxelles. Il y en a trois maintenant. C'est là où je donne cours de yoga aujourd'hui. Et je donne cours depuis l'ouverture, en 2020. Animaux n'avait pas encore ouvert. Et d'ailleurs, j'ai appris il n'y a pas longtemps qu'Animaux avait visité le même espace que moi. Et donc, j'ai été aller visiter un espace incroyable, énorme à Bruxelles. Et en fait, mon rêve, c'était d'ouvrir un lieu là-bas. Donc, je m'étais inspirée de quelque chose qui existait déjà aux États-Unis. Et c'était un endroit, je ne sais plus comment ça s'appelle. où ils donnaient des cours de fitness. Donc, il y avait des cours en présentiel. Il y avait une caméra qui faisait du streaming sur Internet, comme ça, les gens qui ne peuvent pas être là peuvent le suivre en streaming. Et il y avait aussi des cours préenregistrés. Donc, je me dis, j'ai bien réfléchi. C'est un bon business model, ça. Il faut que ça fonctionne de trois revenus différents. Le premier, c'est en présentiel, en streaming et en...
- Speaker #1
En replay, quoi.
- Speaker #0
En replay. Et du coup, n'importe qui dans le monde entier peut participer à ce truc. Et donc, voilà, ça, c'était mon projet. Puis, finalement... Je suis donc partie en Australie, on s'est inspiré de 20 000 trucs, je suis restée en Australie.
- Speaker #1
Histoire d'amour là-bas ou pas du tout ?
- Speaker #0
Non, pas du tout. Vraiment, j'avais besoin de couper un peu avec la Belgique. Je crois que j'avais encore, je ne sais pas très bien, j'avais besoin un peu de cut-off. Et c'est vrai qu'en Australie, tu as 10 heures de décalage horaire. Donc déjà, tu n'es pas H24 en train de parler à tout le monde ou avoir des WhatsApp avec tout le monde et être au téléphone avec tout le monde. Et donc, ça m'a vraiment permis d'avoir un vrai cut.
- Speaker #1
T'as besoin de solitude parfois ? T'as besoin d'être seule ?
- Speaker #0
Ouais, hyper, hyper, hyper. Et en fait, dans le taf que je fais, prof de yoga, je partage beaucoup, je vois beaucoup de monde dans mon boulot. Tu donnes de toi en fait. Ouais, on se rend pas toujours compte, mais on donne quand même beaucoup.
- Speaker #1
Je viens croire.
- Speaker #0
Et donc, me ressourcer seule, c'est hyper important. Et donc là, j'ai vraiment eu besoin de ça. Et donc, j'ai débarqué là, j'ai rencontré du coup une copine de Chloé qui bossait dans l'horeca, qui était manager d'un bakery-café super beau, super stylé, genre trop cool quartier à Sydney. Elle avait une chambre dans son appart où elle vivait avec son mec. Et donc, j'ai loué la chambre. J'ai pris un taf chez elle, dans son bakery café. Et donc, je me levais à 4h du mat pour bosser à 5h, pour vendre du pain, faire des cafés et servir les gens. Et en fait, j'ai adoré cette expérience de vie.
- Speaker #1
Combien de temps de ta vie ?
- Speaker #0
Pas tellement longtemps, en fait. Trois mois et demi, parce que c'était 2020 et en mars, Covid.
- Speaker #1
Ok, Covid. Donc, retour.
- Speaker #0
Donc, retour au Berkaï. Voilà, maman qui était là, nous, on était toujours, c'est quoi le Covid ? On a pas entendu parler de ça, on est en Australie, on est sur notre île, on comprend rien de ce qui se passe chez vous là. Et ma mère m'appelle, voilà, genre, non, tu vas rentrer, je vais te prendre un billet maintenant. Ok, donc le lendemain, je suis partie. C'était un peu violent comme départ quand même. Le lendemain ou deux jours après, je suis partie. Je suis rentrée et en fait, là, j'ai commencé du coup à donner des cours de yoga en ligne, tous les matins sur Instagram.
- Speaker #1
J'allais venir dire, la place Insta, c'est quand que ça a démarré pour toi ?
- Speaker #0
Laila. J'avais en fait, parce que oui,
- Speaker #1
tu as toujours été active.
- Speaker #0
En fait, Instagram, je l'ai depuis longtemps, depuis que je bosse dans la mode et dans l'art. Et quand j'étais avec mon musicien, j'utilisais en fait déjà Instagram pour, j'avais besoin de m'exprimer. Parce qu'en fait, j'ai toujours, je ne sais pas pourquoi, mais j'ai toujours eu cette espèce de, j'ai toujours senti ce décalage entre ce que je renvoie comme image et ce que je vis vraiment intérieurement. Donc déjà, même petite. Mes parents, ma mère et mon père bossaient dans la mode. Mon beau-père, pas du tout. Donc, on a toujours été bien sapés. On a toujours été... Enfin, voilà, mes parents, je voyais voyager. Donc, on faisait déjà des grands voyages quand on était jeunes. Et même à l'école, je me rappelle, c'était toujours victoire à la pétasse. Charmant. Et donc, ça m'a toujours fort heurtée parce qu'en fait, je ne suis pas du tout une fille méchante. Je ne suis pas une peste. Enfin, souvent, je suis toujours trop gentille. Et ça m'a toujours fort heurtée. Et surtout que, en fait, j'avais l'impression que... L'image que je renvoyais ou que les autres recevaient n'était pas du tout celle qui était vraiment à l'intérieur de moi. Et en fait, à cette époque, quand j'étais avec mon musicien, je pense que je renvoyais une vie de moi très parfaite. Et j'ai voulu briser ça, casser ça et exprimer justement que c'était dur quand même. Et donc, j'ai commencé à parler sur Instagram, à expliquer, exprimer les choses que je ressentais. Comme j'ai toujours aimé écrire, j'ai écrit. Et j'adore prendre des photos. J'adore, j'adore, j'adore. Donc, je prenais des photos, j'écrivais. Et c'était compliqué aussi parce qu'à l'époque, la famille de mon ex me brimait hyper fort sur ce que je pouvais partager et ne pas partager sur Instagram. Et donc, c'était un peu ma manière d'être rebelle et d'être qui j'étais. sans avoir la pression de qui que ce soit, que ce soit sa famille à lui ou ma famille à moi. J'étais beaucoup, beaucoup, beaucoup critiquée au début, vraiment énormément, parce que je brisais un peu les codes d'Instagram, en tout cas à ce moment-là. Je parlais de manière hyper brute, hyper transparente. Je disais quand ça n'allait pas. Je parlais de topics quand même un peu poignants. Et je sais que ça a fort brusqué au début. Je sais que j'ai eu beaucoup de critiques, beaucoup de retours. Et en fait, je me suis dit non, je m'en fous. Le regard des autres,
- Speaker #1
toi, c'est important ?
- Speaker #0
Oui. hyper. Mais là, je sentais que c'était nécessaire.
- Speaker #1
C'était une espèce de revendication.
- Speaker #0
Complète. Et donc ça, Instagram, la place a déjà pris beaucoup de place dans ma vie à ce moment-là, pour justement exprimer toutes les choses que je ressentais et que je vivais, et qui n'étaient pas du tout en adéquation avec l'image que je pouvais renvoyer ou que les autres recevaient de moi. C'est toujours le cas, aujourd'hui ?
- Speaker #1
Tu utilises toujours Instagram comme ça ?
- Speaker #0
Pas toujours, mais quand même. J'ai d'autres comptes sur lesquels j'ai créé.
- Speaker #1
Je veux des comptes, je mettrai un descriptif de l'épisode.
- Speaker #0
Voilà, j'en ai d'autres. J'ai beaucoup de comptes sur mon Instagram.
- Speaker #1
Creepy, là, les 20 comptes.
- Speaker #0
Je m'exerce. Et donc voilà, ça a toujours quand même eu une grande place en ma vie. Et je pense que ça a eu une grande place, justement, de authenticité. J'avais ce besoin d'exprimer, en fait, arrêter de vous fier à ce qu'on voit sur Instagram. Et je pense que moi aussi, ça m'a fort blessée quand tu vois les vies des filles parfaites et tu dis, putain, moi aussi. Mon Dieu, en fait, ma vie, elle est nulle à chier. Et puis, je me suis dit, mais peut-être que les gens, ils pensent ça de toi aussi. Enfin, je sentais que peut-être c'était, si moi, je vivais ça avec d'autres gens, d'office que les gens vivent ça avec toi aussi. Et donc, j'ai voulu assez rapidement un peu briser les codes et être super authentique et hyper transparente et oser parler, en fait, de tout ça. Oser parler de rupture, oser parler de plein de choses. J'ai parlé de tes troubles alimentaires. Ouais. T'en as parlé aussi,
- Speaker #1
alors que c'est un sujet qui est un peu tabou.
- Speaker #0
J'ai vraiment parlé de tout ce qui était tabou, quoi.
- Speaker #1
La mode, c'est à quelle place pour toi ?
- Speaker #0
J'adore la mode. Tu viens d'une famille... On vient vraiment d'une famille, on est nés là-dedans. Mon papa, il a des... C'est un truc, un business familial depuis des générations. C'est dans la mode masculine, donc ça me parle un peu moins, mais j'ai quand même grandi dans les fringues. Ma maman a bossé beaucoup dans la mode aussi quand elle était plus jeune, jusqu'à il y a 15 ans. Maintenant, elle est décoratrice d'intérieur et architecte d'intérieur. On a toujours vécu dans le beau. La sensibilité à ça. À mort.
- Speaker #1
Elle est exigeante avec vous, votre maman ? Oui. Physiquement ?
- Speaker #0
Tout.
- Speaker #1
Le succès ?
- Speaker #0
Oui, tout. Vraiment, je pense qu'elle a eu une enfance très difficile. Et elle a vraiment... Ma maman, c'est une warrior. Je la vois, je me dis, c'est un dragon parfois, souvent, un lion. Mais c'est une warrior. Quand je vois aujourd'hui comme c'est dur d'être adulte. Comme c'est dur de tout gérer de front. Et encore, je n'ai pas d'enfant. Je ne sais pas comment elle a fait avec 4. Elle a toujours été très stricte et très difficile et très dure. C'est sa manière, très probablement. C'est une preuve d'amour. Ce n'est pas toujours reçu comme ça, forcément. Surtout qu'on a grandi dans des générations qui ne sont pas du tout les mêmes. Aujourd'hui, on grandit avec les réseaux sociaux. Ce n'est pas du tout la même chose. mais oui elle nous a vraiment éduqué on se plaint pas, on pleure pas on va de l'avant, on est indépendant on bosse, on taffe on doit toujours être nickel, bien habillée, bien sapée on doit être mince, on doit être intelligente, on doit être propre tout doit toujours être nickel alors là j'ai pas repassé mon t-shirt je suis sûre que si elle me voit, elle m'engueule t'as quelle relation avec elle toi ? on s'entend super bien mais c'est très conflictuel, ça dépend des périodes là on bosse sur un projet ensemble secret, je ne dirai rien. Mais on bosse sur un projet ensemble avec ma mère et ma sœur et ça explose bien. Je pense qu'on est très similaires, mais qu'on gère nos sensibilités et nos forces très différemment.
- Speaker #1
Tu as aussi fait un gros travail à notre inspection. Maintenant, peut-être que tu oses parler, tu oses dire.
- Speaker #0
J'ose. Là où avant,
- Speaker #1
j'étais un petit peu le piseur.
- Speaker #0
Et voilà, après, on s'entend quand même super bien. On est une famille hyper soudée. On passe notre vie ensemble, littéralement notre vie ensemble. Je pense que je vais chez mes parents 50 fois par semaine. C'est tout le temps. Avec nos sœurs, on s'entend toutes super bien, on s'en voit tout le temps. On a une très chouette relation, conflictuelle quand même, et pas toujours facile par rapport à justement l'estime de soi, le regard sur soi. Comme j'ai eu beaucoup trop du comportement alimentaire, c'était pas toujours facile, parce que j'ai vraiment fluctué de vraiment très très très très mince à beaucoup plus ronde que maintenant. C'était pas toujours facile d'avoir un regard doux et bienveillant sur moi-même, alors que je passais dans des périodes de vie dites compliquées. et ma maman elle a ce côté où elle est très elle est très disciplinée en fait très disciplinée tout en étant hyper chaotique et en fait dans cette discipline elle arrive à avoir quelque chose de très strict avec en fait j'ai mangé un burger hier et elle va le manger son burger elle va manger son burger elle va manger son américain frites elle va boire des sprites, fumer des clopes mais par contre le lendemain elle sait que ça va être on va manger une salade et une soupe le soir et donc elle est vraiment elle peut être très stricte et très dure... Mais de nouveau, je pense que c'est vraiment, pour elle, c'est une preuve d'amour. Mais je crois que ce n'est pas toujours facile dans une famille où il n'y a que des meufs et où le rapport au corps, le rapport à l'image peut être quand même assez fragile.
- Speaker #1
C'est quoi ton rapport aujourd'hui à toi-même ?
- Speaker #0
Toujours très compliqué, toujours pas super facile. À l'époque, le yoga m'a beaucoup aidée. Aujourd'hui, le sport, c'est vraiment ma bouée de sauvetage.
- Speaker #1
On va y venir au sport. Est-ce que c'est une compensation ou est-ce que c'est un besoin ?
- Speaker #0
Je pense qu'il y a les deux. Il y a vraiment les deux. Donc mon rapport au corps est toujours compliqué parce que je suis très critique envers moi-même. Je vais toujours me trouver toujours trop grosse, toujours pas assez musclée, il y a toujours quelque chose qui n'est pas assez belle, pas assez ça, pas assez ça. Donc je suis très critique par rapport à moi-même. Toujours encore aujourd'hui, alors que je me dis, mais mon corps, il est capable de faire des semis à grande main. Tu devrais être contente de toi. Franchement, ça va mieux. Ça va quand même mieux, là, depuis pas tellement longtemps, mais ça va quand même mieux. Je reste quand même très critique et je vais encore me restreindre, me restreindre quand même dans certaines choses, en tout cas alimentaires, à certains moments. Après aussi, on souffre tous d'un problème de la thyroïde. Donc ça n'aide évidemment pas. parce que parfois aussi, on a des fluctuations corporelles qui sont dues à cette thyroïde. Et donc, ce n'est pas toujours facile non plus de composer avec ça. Mais donc, je dirais que ça va déjà un peu mieux. Je pense, comme tu dis, comme tu posais la question, est-ce que c'est une compensation en partie ? Je le sais, j'en suis consciente et je sais que c'est en partie une compensation parce que je sais que si je vais courir 10 kilomètres, je vais brûler X calories. Et ce n'est pas grave, c'est parce que je vais être contente de l'avoir fait si j'ai mangé un burger hier. Donc je sais qu'il y a encore une partie de compensation. Par contre, j'ai vraiment découvert dans le triathlon, j'ai vraiment découvert, je ne sais même pas, c'est tellement dur à expliquer, j'ai vraiment découvert une pratique et une discipline disciplinaire en fait. Je pense que si je devais me décrire, je dirais que je suis un chaos, vraiment un chaos ambulant. Mais une de mes phrases préférées, c'est Nietzsche qui l'a dit, c'est dans le chaos connaissent les étoiles qui dansent Et ouais, je pense que cette discipline du triathlon, comme ces trois disciplines, comme quand on s'inscrit à un gros challenge comme un Ironman, même un semi, même un petit triathlon, on ne peut pas arriver à cette course pas préparée. Et donc, on est obligé de s'organiser, on est obligé de se structurer, de se discipliner. Et ce n'est pas grave de skipper un entraînement. Ce n'est pas grave. C'est juste que ça a des conséquences, forcément, à un moment. Et il faut organiser sa journée, son planning, sa vie sociale. Il faut tout organiser autour de ça. Et en fait, c'est surtout pour ça que je continue aussi. Forcément, sur le moment même, maintenant, c'est devenu... Je détestais courir. Vraiment, c'était un enfer. J'ai commencé à courir il y a deux ans et demi pour mon premier Iron. Et c'était l'enfer sur Terre. Je pleurais après trois kilomètres parce que j'avais mal partout, que c'était horrible. Et aujourd'hui, c'est mon gros kiff. Là, j'ai hâte, il fait beau, j'ai hâte d'aller courir tout à l'heure. Mais donc, c'est surtout devenu, en fait, cette continuité de m'inscrire à des challenges. C'est surtout parce que ça m'aide à avoir une structure, ça m'aide à avoir une rigueur, ça m'aide à avoir une discipline. Et ça m'aide à me dire, en fait, tu build up quelque chose. Et aujourd'hui, là, j'ai fait un semi-agronne dimanche qui s'est hyper bien passé. Je suis trop contente. Merci. Et je suis surtout super contente parce que je me suis rendue compte que de un, mon entraînement avait payé et qu'en fait, ma récupération est hyper facile. J'ai couru le lendemain, alors que j'ai fait du sport pendant cinq heures et demie, quoi. La veille. Et donc, je me rends compte que chaque petit pas, tous les jours, amènent à un plus grand changement plus tard. Et c'est surtout ça que ça m'apporte, le triathlon, finalement.
- Speaker #1
Comment t'es tombée dans le triathlon ?
- Speaker #0
Je faisais déjà du vélo de route pendant le Covid. Comme beaucoup de gens, on a commencé le sport pendant le Covid. Mon beau-père faisait du vélo de route. Il avait un deuxième vélo, son vieux vélo, donc il me l'a filé. Puis je suis allée avec lui et en fait, j'ai mordu direct. Et puis... Avec le challenge, le prestige ? Ben, c'est ça. J'y pensais pas encore. Pendant le Covid, j'ai été courir et j'étais là, laisse tomber, c'est pas pour moi. On abandonne, on va juste faire du vélo. J'ai roulé à vélo, je pense, pendant un an. Un de mes bons copains, un de mes meilleurs copains, Edouard, avec qui je roulais à vélo. Un jour, je me rappelle, j'étais bourrée de la veille. Ça m'arrive très rarement, très très rarement. Mais je m'étais bourrée la gueule la veille avec une copine qui venait de Paris pendant le week-end. On avait fait un cours de spinning le matin même. Enfin, on était rarement au bout du scotch. Et on va bruncher. Et là, je tombe sur Edouard. Je ne sais pas pourquoi, encore bourrée de la veille. Je lui dis, j'ai vraiment envie de m'inscrire à un triathlon. Super fun et tout. Et lui me dit, je viens de m'inscrire au semi Ironman de Luxembourg. Et je ne sais pas, je lui dis, moi, je vais faire un petit distance olympique qui est une distance plus courte. Il me dit, mais vas-y, laisse tomber, ne fais pas un distance olympique, fais l'Ironman avec moi. Ok, j'ai payé ma place en ligne, c'est quand même 380 euros. Donc, je me suis inscrite et j'étais là, bon, maintenant, il n'y a plus qu'à le faire. Donc, deux mois avant mon premier Ironman, j'ai dû commencer à courir.
- Speaker #1
Oh mon Dieu, deux mois. Et c'était un demi. Un demi.
- Speaker #0
Donc, 1,9 de natation, 90 à vélo et 21,1 de course à pied. Avant mon aéroman, je n'avais jamais couru de ma vie plus de 10 km. C'était un big challenge. C'est là que toute cette histoire de triathlon a commencé. Je pense que c'est aussi chouette de pouvoir se dire que mon corps est capable de faire des choses dont je n'avais même pas conscience que c'était possible. Pour moi, c'était impensable. Je n'étais pas très bien entraînée pour celui-là, un peu moins pour les autres. Il y a eu des blessures, il s'est passé beaucoup de choses pendant deux ans. Et puis, en fait, là, je me suis rendu compte qu'après plus de deux ans d'entraînement, en fait, maintenant, voilà, ça va.
- Speaker #1
Et donc quoi,
- Speaker #0
le full ? J'étais inscrite à un full en août, mais je me suis fait opérer de l'épaule en juin, donc j'ai dû déplacer toutes mes courses. J'avoue que dimanche, dans l'eau, je me suis dit Oh my God, je suis dans l'eau, je n'ai même pas encore fait 1.9 et pour le full, c'est deux fois ça, je vais mourir Mais c'est ce qu'on dit, c'est un peu comme l'accouchement, c'est une douleur qui s'oublie très vite. pense que je vais m'inscrire à un full. Voilà, je ne sais pas encore quand, on verra aussi avec le projet qu'on est en train de monter avec ma mère et ma sœur, le temps que je pourrais aussi allouer à ça. Ça restera d'office, je vais faire du triathlon d'office encore. Après, voilà, un full, c'est quand même minimum 12 à 15 heures d'entraînement par semaine, donc c'est beaucoup. Donc, on va voir. On va voir.
- Speaker #1
La petite anecdote, j'ai embarqué mon mari dans un full. On n'avait jamais fait de marathon, pardon, on n'a jamais fait de triathlon avant. Et pendant Covid, pareil, on s'est dit, allez go. Moi, je dis non. No way que je fais un semi. Donc, on s'est entraînés. Mais toi, t'as fait un full ? Non, pour l'histoire. Je suis tombée enceinte un mois. Donc, en août, je suis tombée enceinte de ma fille, Léa. C'est il y a deux ans, en fait. Et donc, il l'a fait seule. Il m'en parle encore. Donc, je lui dois un Ironman. Ah ouais ?
- Speaker #0
Ben, viens, on s'inscrit au prochain centre.
- Speaker #1
Laisse-moi un an.
- Speaker #0
Ben ouais, un an. Je viens d'accoucher de mon fils. Ça me va. Un an.
- Speaker #1
Il faut que je m'en améquille pour me périner. Mais normalement, il est bien rééduqué.
- Speaker #0
Non, ça me va.
- Speaker #1
Non, j'aurais pas le temps. Bon, on papote, on papote. Mais je veux juste finir sur ton parcours entrepreneurial. Donc, tu commences les plateformes en ligne. Ça, ça prend direct. C'est toujours d'actualité ?
- Speaker #0
Pour tous ceux qui sont encore sur ma plateforme, je suis désolée si je n'ai pas posté beaucoup. Non, ça tourne. Voilà, c'est passif pour l'instant. Ça a vraiment hyper bien pris post-Covid. Donc, j'ai... J'ai fait des lives sur Instagram une demi-heure tous les matins pendant trois mois.
- Speaker #1
Tu as pris beaucoup d'abonnés à ce moment-là ?
- Speaker #0
Sans jour de congé. J'ai pris beaucoup d'abonnés à ce moment-là.
- Speaker #1
C'est ce qu'on dit, c'est la consistance.
- Speaker #0
Oui, c'est vraiment la consistance. Et vraiment, il y a des jours où il y avait 60 personnes en ligne, alors que je n'avais même pas encore 10 000 abonnés à ce moment-là. J'en avais beaucoup moins. Donc, j'étais trop contente. C'était hyper gai. C'était un chouette moment. Donc là, forcément, mon Insta a un peu buzzé. Puis, je me suis dit, je vais créer à la sortie de ça, je vais créer un challenge gratuit. Donc, j'ai créé un challenge, j'ai filmé des vidéos. Et à la fin du challenge, c'était 30 jours de yoga gratuit. D'ailleurs, toutes les vidéos sont gratos sur YouTube, elles y sont. Et à la fin du challenge, je proposais un abonnement à ma plateforme. Et donc, j'ai enregistré des centaines de vidéos sur cette plateforme. Je continuais à faire des vidéos en live pendant tout un temps parce que c'était encore entre deux Covid. Les gens étaient encore chez eux. Les salles n'étaient pas spécialement ouvertes. Tous les gens n'osaient pas trop encore retourner en salle. Et puis, petit à petit, on a arrêté les lives parce que... parce que moi je donnais cours, mais il y avait aussi d'autres profs qui donnaient cours. Et il y avait de moins en moins de monde, donc on s'est dit, voilà, on va arrêter les lives. Enfin, je me suis dit, on va arrêter les lives. Et j'ai continué à faire des vidéos. C'est vrai que je ne l'alimente plus du tout pour l'instant. Mais c'est parce que je suis en grand revirement de plateforme. Et j'ai déjà changé le nom de ma marque et ma plateforme. Donc j'avais aussi lancé une marque d'accessoires de yoga, des tapis, des blocs, des sangles, etc. qui portait bêtement mon nom Instagram. Et j'aime pas trop en fait ce rapport à ce nom. J'avais envie de dissocier aussi le business de finalement mon Insta qui est quelque chose peut-être un peu plus perso. Et donc j'ai tout rebrandé. Ça s'appelle Aum, A-U-M-M, inspiré forcément du mantra de yoga. C'est super beau la définition. En fait, c'est le son universel. On dit que c'est le son qui a la création de tout. Le A, ça signifie le début, la naissance, le U, la continuité, la vie et le M, la fin, la destruction, mais pour une renaissance. Quand on chante le mantra Aum, ça invoque tout ce qui a existé, qui existe et tout ce qui est encore à venir. Je l'ai écrit différemment parce que chaque lettre veut dire quelque chose. Et donc j'ai envie de remoderniser un peu ma plateforme, ma marque. Donc voilà, c'est un peu en process, mais c'est vrai que j'ai beaucoup de trucs. J'ai été employée aussi entre-temps, ce que je n'ai jamais eu de ma vie. J'ai été employée chez Animaux. Je m'occupais de tout ce qui était hyper chouette. J'ai adoré, c'était mon premier job en tant qu'employée.
- Speaker #1
C'est mignon.
- Speaker #0
Oui, c'est vraiment mignon, genre à 32 ans.
- Speaker #1
Il n'y a jamais trop tard. Et alors ?
- Speaker #0
Et j'ai adoré, j'ai adoré parce qu'en fait, j'ai une équipe. En fait, il y a des gens avec qui bosser. Moi, j'ai toujours bossé alone et franchement... j'ai plus envie de faire ça plus jamais. Plus jamais je bosse toute seule, c'est trop dur. L'entrepreneuriat, c'est vraiment aujourd'hui ce que j'ai envie de partager comme expérience. C'est génial, mais c'est tellement dur. Vraiment, c'est tellement dur. On peut compter que sur soi-même. Donc, moi, je veux plus bosser seule, je veux être associée. Et je veux m'entourer de personnes et faire quand même des choses à côté.
- Speaker #1
Quel conseil tu donnerais à quelqu'un qui veut se lancer ?
- Speaker #0
Franchement, ça.
- Speaker #1
Entoure-toi.
- Speaker #0
Entoure-toi déjà. Après, je pense que ça dépend de... d'un caractère à l'autre. Mais je pense que si on a un esprit entrepreneurial, probablement on est très créatif. Donc peut-être qu'on est un peu plus chaotique que structuré et organisé. Donc entoure-toi de quelqu'un qui est structuré et organisé, qui peut t'aider à te cadrer, à créer des deadlines, à créer des agendas, parce que moi j'ai jamais eu ça de ma vie. Et genre je fais de n'importe quoi, enfin vraiment je fais de n'importe quoi. Donc le chaos, c'est très bien pour plein de choses, mais c'est important d'avoir une structure. Donc je dirais vraiment de s'entourer, de s'associer à quelqu'un qui est très complémentaire avec ce qu'on fait. ou alors de payer quelqu'un en freelance pas de problème mais en tout cas avoir quelqu'un bosser seule c'est trop dur et surtout arrêter de mettre l'entrepreneuriat sur un piédestal parce qu'en fait c'est vraiment dur et moi être employée ça a été waouh ça a été un souffle d'air frais quoi beaucoup les filles,
- Speaker #1
au cas juste avant elles disaient pareil voilà,
- Speaker #0
franchement c'est vraiment chouette ça fait du bien ça a finalement duré un peu moins d'un an mais j'étais super contente de l'avoir fait, d'avoir une équipe d'avoir une team hum Ça m'a trop fait du bien. Pourquoi arrêter ? Pour plein de raisons. Voilà. Mais en fait, ça s'est mis et tout s'est hyper bien mis. Et finalement, je me rends compte que la vie est bien faite parce qu'on lance ce projet maintenant avec ma mère et ma soeur. J'ai hâte de voir. Et donc, ça me dégage aussi un peu plus de temps. Donc, je garde mes cours. Je reste indépendante. Mais ça a quand même ce côté qui est moins peut-être libre parce qu'il y a des horaires fixes. Donc, j'ai quand même encore cette structure dans le boulot tout en ayant du temps pour redévelopper Home. Et pour lancer du coup ce projet. Oui,
- Speaker #1
ça devient tes deux activités principales en fait.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Je vais arriver aux petites questions sur la fin. Peut-être des questions un peu plus légères. Tu peux nous décrire une journée type pour toi ?
- Speaker #0
Le chaos, comme qui je suis. Je vais prendre une journée où je donne cours. Je ne donne pas cours tous les jours, mais j'aime beaucoup donner cours tôt le matin. Donc il y a deux fois par semaine où je donne cours à 7h du mat. Mon réveil sonne à 6h15. Je fais mon lit, première chose.
- Speaker #1
Tu as du matin ou du soir ?
- Speaker #0
Du matin. T'as toujours été ? Ouais. Non. Bon, je sais pas en fait. Je crois que ça dépend des périodes. Mais j'aime vraiment bien me lever le temps le matin. Donc je me lève à 6h et j'aime bien me lever à 6h. Même si c'est pas pour donner cours, pour aller faire mon sport. Donc soit je donne cours, soit je dors parce que je suis vraiment épuisée si je dois récupérer aussi de mes entraînements et tout. Mais souvent, j'aime bien me lever pour aller faire du sport pour moi le matin, quand il n'y a personne, quand la vie est calme.
- Speaker #1
Avant de traiter tes mails, avant de commencer à bosser, c'est vraiment un moment où tu sens le temps du sport. Ouais.
- Speaker #0
OK ? Après, je check évidemment, comme tout le monde. Je prends mon téléphone et je check quand même vite fait mes messages, etc. Je mets une petite playlist ou un podcast. Je fais mon lit, je prépare mes affaires pour la journée, parce que souvent, je ne rentre pas chez moi du matin au soir. Je prépare mes affaires pour la journée, je vais donner cours ou bien je vais faire mon sport pour moi. Je vais donner cours chez Animaux. Souvent, je vais m'attraper un petit café takeaway, soit chez Seven, à côté de chez Animaux à Bruxelles. Sinon, je viens chez Mix, où je suis membre. C'est un gym, wellness, hôtel.
- Speaker #1
On adore.
- Speaker #0
C'est un endroit de hoop.
- Speaker #1
On ne se cache pas qu'on est en direct là.
- Speaker #0
Voilà. De Chouki. Exactement. Je suis cliente là-bas. J'aime bien venir soit faire mon entraînement ici, soit même me poser avec mon ordi, bosser un peu ici. Comme maintenant, je bosse sur ce projet avec ma maman, c'est ma sœur. Je vais souvent chez mes parents. Je vais me poser là. Je me pose là avec mon ordi. Évidemment, j'ai mon entraînement à un moment dans ma journée, souvent une heure. Mais ça arrive souvent d'avoir deux entraînements sur la même journée. Je fais un cours de sport d'office, que ce soit chez Animaux, que ce soit mon entraînement. Puis le soir, franchement, je ne fais pas grand-chose. Je vais manger avec une copine, boire un verre, me poser chez moi, faire à manger. Ça arrive en fait très rarement parce que je déteste vraiment.
- Speaker #1
Et ton rapport à la nourriture ? Maintenant, c'est de l'essence pour carburer ? Ou tu as du plaisir à manger ?
- Speaker #0
Je ne suis pas une foodie. tu me donnes ça ou ça ou ça, je m'en fous. D'ailleurs, je me rappelle, ma psy m'avait dit ton premier devoir, ça va être, tu choisis sur la carte ce que tu veux manger. Parce que souvent, j'arrive au resto, je lâche pas, je sais pour moi, je sais pas quoi prendre. Et donc, je m'en fous un peu de ce que je mange. Oui, je vais manger parce que j'ai faim et je vais avoir un petit craving de chocolat, mais je suis pas une grosse foodie.
- Speaker #1
T'es pas sucrée, t'es pas des...
- Speaker #0
Je suis vraiment les deux. Je vais adorer aller me prendre un méga burger chez Rambo. où je vais adorer aller me prendre une grosse sucrerie genre banana bread je sais pas un truc comme ça mais en fait je m'en fous de la bouffe c'est pas un sujet non c'est pas tellement un sujet et aujourd'hui comme tu dis en fait c'est vraiment devenu j'ai compris comme j'ai fait ma formation de physical coach j'ai vraiment compris le besoin nutritif de ce que tu manges et donc maintenant c'est plus devenu ça et donc j'ai l'impression aussi que du coup mes troubles de comportement alimentaire sont déjà beaucoup Franchement, ça fait vraiment méga bien depuis deux ans. Et j'ai vraiment l'impression qu'aujourd'hui, c'est vraiment OK. En fait, j'ai compris à quoi servait chaque aliment, à ce qu'il fallait manger quand, en fonction de quoi, de comment je me sens, de ce que j'ai fait comme entraînement. Et donc franchement, je me fais plaisir si j'ai envie de me faire plaisir. Vraiment, je me flagelle pas. Et puis avec tout le sport que je fais, je sais que de toute façon, je vais brûler mes calories à un moment donné. Et puis on reste surtout des femmes avec des hormones aussi qui fluctuent. Donc voilà, je sais que mon corps fluctue un peu. Oui, oui. Je suis un peu moins durée que moi-même. Je continue à faire attention, évidemment. Mais voilà, je pense qu'on ne s'en sort jamais vraiment 100% quand on a eu des troubles du comportement alimentaire. Ça s'atténue. Je pense que ça reste toujours un peu sous-jacent. Mais voilà, en tout cas, aujourd'hui, j'en souffre pas.
- Speaker #1
T'en as déjà parlé un peu tantôt. T'as déjà donné un conseil de s'associer, en tout cas de s'entourer. Est-ce que t'en aurais un autre, un conseil que toi t'as reçu dans ta carrière qui t'a servi ?
- Speaker #0
Commence avant d'être prête.
- Speaker #1
À l'action alors.
- Speaker #0
Ah ouais, non mais en fait, oui.
- Speaker #1
C'est excellent.
- Speaker #0
Parce que je partage. On essaye d'être perfectionniste, mais en fait, rien ne sera jamais parfait. Et c'est en essayant qu'on voit ce qui fonctionne ou ce qui ne fonctionne pas.
- Speaker #1
Quelle est ta routine beauté ?
- Speaker #0
Oula ! Je n'en ai pas.
- Speaker #1
Victoria.
- Speaker #0
Non, je suis Kata.
- Speaker #1
Dis-moi que tu mets de la crème solaire.
- Speaker #0
Non. C'est le jour des jours. J'ai mis une crème trop bien en plus, mais apparemment qui convient pas du tout à ma peau parce que j'ai eu plein de boutons. Donc je me suis dit, vas-y, on oublie la crème solaire en tout cas. Je me nettoie évidemment le visage tous les soirs. Bien évidemment, très bien, en profondeur.
- Speaker #1
J'ai une question qui est super sérieuse, vraiment. Oui. Donc, tu fais beaucoup de sport, tous les jours. Comment tu gères tes cheveux ?
- Speaker #0
L'enfer ? L'histoire de ma vie. Tu l'avais les cheveux hier soir en me disant... Ok, donc demain matin, je vais donner cours de yoga, mais je n'aurai pas le temps de me laver les cheveux entre l'enregistrement du podcast et le truc. Donc, il faut que je me lave les cheveux. C'est une gestion de time incroyable. Champagne sec, ma vie.
- Speaker #1
Tu as une marque que tu recommandes ?
- Speaker #0
Authentic Beauty Concept. Incroyable. Il est canon, il sent méga bon, il est super beau. Ou Chlorane. Chlorane à la peste d'avoine. C'est vraiment comme du talc. C'est plus fait sur les blondes que sur les brutes. Mais incroyable. Donc moi, je fais mon sport, j'ai les cheveux mouillés, je les rince, je les sèche. je mets du shampoing sec je les resèche je les recoiffe nickel franchement nickel et puis maintenant sinon ma technique c'est je plaque mes cheveux en genre voilà un peu un peu huilé je mets de l'huile ou du gel comme ça ça passe au niveau inconnu on sait pas si c'est mouillé sale ou avec du gel t'as un podcast un livre ou un film que tu recommandes que tu veux partager ah oui tellement si je devais choisir t'as un podcast genre qui t'excite la semaine tu te dis oh ok on est jeudi par exemple ouais transfert de cellules de sort ou des choses comme ça ouais moi j'ai ça donc je comprends trop bah j'avoue que j'ai été un peu addict à un podcast mais qui est vraiment très axé sport qui s'appelle dans la tête d'un coureur j'ai appris tellement de choses avec ce truc je l'adore je vais le mettre en description moi aussi j'aime vraiment je suis fan moi aussi j'aime beaucoup fan j'ai découvert aussi le coeur sur la table j'ai adoré adoré j'ai tout bouffé en une semaine hum hum Sinon franchement Ah non si je sais Jay Shetty en anglais Jay Shetty Oh my god il est incroyable Il a été moine Il a écrit un livre Jay Shetty ça s'appelle Et sa femme qui est sublime Je ne me rappelle plus du nom de son podcast mais je te l'enverrai On purpose, exact. C'est ça ?
- Speaker #1
Ouais, non, elle est fou.
- Speaker #0
Incroyable. Un livre, moi, le livre qui a été un big shift dans ma vie et je ne sais pas pourquoi, je n'ai lu qu'une fois, mais c'est mon livre préféré au monde, ça s'appelle L'insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera. C'est bouleversant.
- Speaker #1
Génial.
- Speaker #0
J'ai adoré. Il y a un mélange de... C'est une histoire d'amour, donc il y a un mélange de... Quelque chose de... C'est un roman, entre guillemets, mais psychologique aussi. Donc déjà, le livre est divisé en deux. La première partie, c'est expliquer du point de vue de l'homme. Deuxième partie, expliquer du point de vue de la femme, ou l'inverse. Il y a à chaque fois un chapitre narratif, et puis un chapitre d'analyse. Incroyable, j'ai adoré. Kundera, je suis fan. Et vraiment, je l'ai adoré. Et sinon, pour l'instant, j'ai lu pas mal de livres récemment, il y en a plein que j'adore. Plein, plein, plein.
- Speaker #1
Tu nous ferais une petite liste ? Ouais,
- Speaker #0
avec plaisir. D'ailleurs, j'avais posté un... J'avais fait un post sur Insta, et je sais pas si c'était déjà arrivé, Insta a bugué, donc poste, n'hésite pas.
- Speaker #1
Ah non... Tu l'as enregistré ?
- Speaker #0
Je l'ai perdu. Je le partage. Non, je l'ai perdu. Trop triste. Mais je vais refaire une liste. Ouais. Parce que franchement, j'adore. Et voilà.
- Speaker #1
Je vais terminer avec une dernière question. Ouais. Ah ouais. J'ai peur. Non, c'est une question très, très conne, mais qui m'intéresse moi personnellement beaucoup. Quelles sont les marques en vogue pour le moment dans le monde du sport ? Déjà, niveau chaussures de running. Parce que là, je suis paumée.
- Speaker #0
Alors moi, vraiment,
- Speaker #1
mais… Bon, Urban Trisport, j'adore.
- Speaker #0
Voilà. je les adore Arnaud et Mathilde ouais je les aime trop ils me franchement ils conseillent hyper bien je suis trop contente j'ai acheté mon nouvel vélo de route là-bas beaucoup de chaussures dans mon vélo de route j'ai acheté là-bas moi mes chaussures préférées mais au monde c'est les Oka préférées
- Speaker #1
je les adore pour le confort ou pour le design ?
- Speaker #0
bah en fait un peu les deux c'était ma première paire de chaussures d'ailleurs la première fois que j'ai acheté une paire de chaussures de Oka je l'ai acheté ailleurs je tairai le nom mais on m'a hyper mal conseillé parce que On ne m'a pas dit que je devais prendre une taille au moins au-dessus de ce que j'avais. Donc, en fait, j'ai fait mon premier Iron Man avec des chaussures trop petites.
- Speaker #1
My God.
- Speaker #0
Incroyable. Mais Oka, je suis fan. J'adore leur drop, j'adore leur couleur, j'adore leur confort. Elles sont assez larges, donc elles sont assez confos. Je les aime vraiment, vraiment, vraiment, vraiment beaucoup. Et en fait, c'est mes number one. Après, j'en ai d'autres. J'ai acheté des On Running. Oui,
- Speaker #1
ça, c'est très sympa. Je vois ça partout.
- Speaker #0
Partout. Alors, elles sont encore neuves dans leur boîte. Je ne sais pas où essayer. J'ai trouvé hyper belles Et j'avais déjà fait des tests de running avec On, donc franchement elles sont très bien Pour du trail, je sais pas si tu fais du trail Non ça me passionne J'ai essayé une paire de chaussures Alors c'est un budget, je te l'accorde Mais Norda N-O-R-D-A, oh my god Et celles que j'ai achetées elles sont juste trop belles J'ai envie de les mettre tous les jours mais elles sont déjà dégueulasses Elles sont, mais des pantoufles Incroyable, et franchement Même nous ici on vit Euh pas très loin, enfin à Bruxelles, on n'est pas très loin de la forêt de soigne. Même en forêt de soigne, les petits sentiers, franchement, ils sont incroyables. Norda, je suis fan. Sinon, New Balance sont quand même pas mal. J'ai une paire de carbone pour les courses. Voilà, je dirais que ça, c'est rien.
- Speaker #1
Nike s'est dépassé ?
- Speaker #0
J'ai jamais couru avec des Nike.
- Speaker #1
Moi, j'ai couru quand même.
- Speaker #0
Moi, j'ai jamais couru. Après, je sais qu'il y en a plein qui courent avec Nike et qui sont hyper contents. Pour l'hôtel ?
- Speaker #1
Pour les fringues ?
- Speaker #0
Ah, très bonne question. En fait, je suis fan J'ai découvert New Balance en fringues et je suis fan.
- Speaker #1
Plus que Lululemon ?
- Speaker #0
Non, alors j'ai été une adepte de Lululemon et de Halo Yoga pendant des années, vraiment des années, pour tout ce qui est, je dirais...
- Speaker #1
Inside. Voilà,
- Speaker #0
tout ce qui est inside, je ne recommanderais que ça. Mais par contre, je trouve que vraiment niveau running, New Balance est incroyable. Alors, j'ai vraiment une liste de milliards de marques un peu sympas et un peu trendy et un peu différentes. Mais je dirais que ce sont plus des tenues de yoga, de pilates, de inside, du cycling, etc. qui sont très très bien. Mais aujourd'hui, je recherche vraiment plus la technicité aussi de pouvoir... Où est-ce que je mets mon téléphone quand je vais courir ? Où est-ce que je cours tout le temps avec une flasque avec de l'eau ? Où est-ce que je mets ça ? Enfin franchement, voilà. Puis Salomon pour quelques trucs quand même très techniques. Les plaquettes et tout ça. Les plaquettes d'hydratation, etc. Et je me fête. Alors là, je suis une grande fan de distance. Distance c'est un shop qui existe à Paris à Lyon et ils ont juste créé leurs chaussettes, donc il y a juste écrit Distance derrière mais les couleurs sont incroyables, j'ai toutes les couleurs x50, toutes mes chaussettes c'est ça aujourd'hui non je les porte pas mais même dans mes tenues de tous les jours je mets des chaussettes Distance, aujourd'hui j'ai mis des chaussettes à paillettes, mais sinon Distance pour les chaussettes, dingue, vraiment dingue c'est vraiment les vraies chaussettes, je crois qu'on les appelle les cycling socks à la base, donc très fines qui montent un peu haut, méga confort franchement j'adore
- Speaker #1
Parce que la mode sur du cycling, c'est devenu quelque chose. Ah ouais, ouais,
- Speaker #0
aussi.
- Speaker #1
On regarde les vélos à chaque fois. Ah ouais, non,
- Speaker #0
et le bon des vélos. Et les marques de vélos aussi.
- Speaker #1
Il y a que les cyclistes qui trouvent ça...
- Speaker #0
Moi j'adore, je trouve ça trop beau, trop sexy et tout, alors que franchement, je pense objectivement, c'est pas la plus chouine tenue de ce soir, mais bon.
- Speaker #1
Avec le casque. Avec le casque. Une lunette. Oui. Et quoi ? Auclay alors ?
- Speaker #0
Auclay. Ok.
- Speaker #1
Là-bas. Et la natation ? Il y a une reco ?
- Speaker #0
Franchement, non. Enfin, je ne m'y connais pas assez bien. J'avoue que... J'ai l'âge en maillot RS. Bon, voilà. Je viens de prendre de la mode, ok ? Oui. Un maillot qui tient très très bien. Sinon, j'ai un speedo forcément. Oui. Mais sinon, Arena est très bien.
- Speaker #1
des classiques bonnet,
- Speaker #0
lunettes je ne sais même pas quelle est la marque de lunettes mais j'aime bien les grandes il y en a qui nous regardent toutes petites moi j'aime bien les grandes lunettes j'essaie plutôt de trouver un truc dans lequel je n'ai pas l'air trop immonde clairement qu'on se dise on est très très moche quand on va faire de la natation bon
- Speaker #1
et bien merci beaucoup Victoria c'était passionnant merci beaucoup et je te souhaite ta meilleure décontinuation on a hâte d'avoir tous ces projets merci beaucoup j'ai hâte de vous les partager aussi et voilà cet épisode d'Audace touche à sa fin. Si celui-ci vous a plu, n'hésitez pas à le partager autour de vous et à me laisser 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée. C'est vraiment la meilleure façon de me soutenir dans ce petit projet passion. Si vous en voulez encore plus, rendez-vous sur Instagram à audace.podcast audace avec un O. Vous pouvez retrouver le contact de mon invité et toutes les références mentionnées dans l'épisode dans la barre de description de cet épisode. Je vous donne rendez-vous vendredi prochain. See you guys !