- Speaker #0
Personne ne te dit vraiment ce que ça fait, ce que ça change dans ton corps, dans ta tête, ce que ça bouleverse et tout ce que ça révèle. La maternité, ce n'est pas juste un moment suspendu entre deux clichés de bébé endormi. C'est un avant, un après, des doutes, des rires, du chaos, des élans d'amour démesurés et une force nouvelle, qu'on découvre parfois sur le fil. Je suis honorée d'avoir été reçue par le centre périnatal du Brabant-Oualon. et de tendre mon micro à quatre professionnels de santé pour parler sans détour et sans tabou de ce que nous traversons en tant que femmes, en tant que mères, en tant qu'êtres humains. Parce que vous le savez, transmettre, c'est ce qui me guide. Donner la parole, faire circuler l'information, ouvrir des espaces d'écoute, c'est ma mission à travers Audace. Et dans ces épisodes, cette mission prend tout son sens. Vous entendrez au fil de ces discussions Des voix expertes, humaines, engagées, qui partagent des clés, des vérités, des repères et des éclairages, dans lesquels, peut-être, vous vous reconnaîtrez. Et si ces épisodes existent aujourd'hui, c'est aussi grâce au soutien de Doumou, une marque belge profondément engagée auprès des femmes, qui accompagne la maternité avec douceur, justesse et respect. Des produits pensés pour le quotidien, utiles, confortables, bienveillants. mais aussi une vraie volonté de soutenir les femmes et de leur donner ou redonner confiance en agissant au-delà du matériel. À travers leur blog Nobody Told Me, Dumu donne la parole à celles qui ont vécu cette aventure pour aider celles qui s'y préparent. Une safe place pour dire ce qu'on n'entend pas assez, ce qu'on garde souvent pour soi. Des récits sans filtre, des expériences vécues, qui résonnent, qui rassurent, qui inspirent. et qui glisse entre les lignes ce souffle dont on a parfois besoin, tu n'es pas seul et tu t'en sors très bien. Merci à Doumou de sponsoriser cet épisode et de contribuer à leur façon à faire circuler l'information et la parole. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir Morgane Carlier, sage-femme passionnée et fondatrice du Centre Périnatal du Brabant-Hallon. Avec elle, on va parler accouchement, postpartum, baby blues, péridural, mais surtout de tout ce qu'on ne lit pas dans les livres. Tu sais, ces infos qu'on aurait aimé recevoir d'une copine, sans filtre, sans pression, avec bienveillance. Je suis Chloé Genico, bienvenue dans Audace, le premier podcast belge francophone dédié au wellness. Des conversations sans filtre pour t'aider à te sentir alignée, outillée et bien informée. Ici, je tends le micro à des experts. des entrepreneurs et des invités au parcours fort qui partagent des récits vrais et des clés concrètes. Et si les sujets abordés dans Audace te parlent, abonne-toi pour être sûr de ne rien manquer et partage le podcast autour de toi afin de continuer à le faire grandir et rayonner. Bonne écoute ! Salut Morgane !
- Speaker #1
Coucou Chloé ! Je suis !
- Speaker #0
ravie de t'avoir pour une seconde fois sur le podcast.
- Speaker #1
Et merci à toi de m'accueillir. Avec plaisir.
- Speaker #0
Tu as été adorée par les auditrices. Et il y a de quoi, parce que tu es la sage-femme, sans filtre, hyper cash, hyper authentique, hyper honnête. Et c'est apprécié.
- Speaker #1
Super. Eh bien, tant mieux.
- Speaker #0
On va essayer de faire la même chose cette fois-ci. Oui. Et donc, l'épisode que j'ai monté aujourd'hui, j'avais envie que ce soit un épisode que tu puisses envoyer à ta meilleure pote, à ta best friend, avant l'accouchement. genre Troisième trimestre, tu vois, tout ce qu'il y a à savoir pour le jour J et pour l'après.
- Speaker #1
Parfait.
- Speaker #0
Mettons-nous en condition. D'abord Morgane, je vais quand même te laisser te présenter. Qui es-tu Morgane ?
- Speaker #1
Moi je suis Sachem depuis plus de dix ans et je suis la fondatrice du centre périnatal du Brabant-Hallon à Genap, où on a réuni une soixantaine de pros spécialisés justement dans la périnatalité, la parentalité, pour essayer d'accompagner un suivi un peu plus que... personnalisés. Pourquoi ? Parce que maintenant, les parents accouchent et ils sortent très vite. Ils ont 48 heures à l'hôpital. Et donc, tout l'enjeu est la préparation en amont avec des ateliers, des pros de qualité aussi, parce que ce n'est pas toujours le cas. Et puis, là, on a formé une chouette équipe qui nous permet de pouvoir faire des réunions, de se rassembler, de créer aussi du lien avec les parents, créer une communauté, un village, parce que ça, c'était important pour moi de pouvoir le faire. Donc, voilà.
- Speaker #0
Je te mets en contexte. Imagine, il est 3h du mat. Tu te réveilles, tu es enceinte et tu as des contractions. Comment tu fais ? Comment tu sais si c'est vrai et qu'est-ce que tu dois faire ?
- Speaker #1
Déjà, les contractions, on peut en avoir avant que ce soit le bon moment.
- Speaker #0
Avant que ce soit le bon travail. Même si on a le terme de faux travail.
- Speaker #1
Les contractions Braxton, on appelle ça aussi. Ce n'est pas qu'elles ne sont là pour rien, je rassure. Elles sont là déjà pour préparer le corps, préparer le bébé aussi à cette naissance. la plus physiologique et la plus sereine possible. Et à la maison, on peut déjà faire beaucoup de choses. Donc tant que les contractions, elles ne sont pas régulières, pas spécialement intenses ou douloureuses, c'est que ce n'est pas le bon moment. Et ce qu'on peut faire, c'est prendre déjà un bain, un bain chaud. On se met dans le contexte, petite lumière tamisée, petite bougie. Ça, il faut venir en préparation à la naissance. C'est le papa ou l'accompagnant qui va pouvoir permettre ce petit moment de détente. Et effectivement, si ça se calme, on reste encore à la maison. On peut faire du ballon, du reboson en fonction de la préparation qu'on a suivie, l'hypnose. Il y a pas mal de choses déjà à faire à la maison. Tant que ce n'est pas régulier, pas besoin d'y aller.
- Speaker #0
On ne se précipite pas à l'hôpital ?
- Speaker #1
Non, autant rester dans son petit cocon, c'est chouette aussi. Maintenant, j'ai des parents qui sont très stressés et qui se sentent rassurés d'aller à l'hôpital. C'est OK aussi en fait. Donc, juste informer au début. Vous pouvez aussi demander le numéro de la maternité. pouvoir les appeler à tout moment et savoir est-ce qu'on vient, est-ce qu'on ne vient pas, où ça s'achefame, ça c'est en fonction. Mais il y a déjà des petites choses à savoir à la maison. Il y a la rupture de poche aussi qui peut arriver. S'il n'y a pas de contraction, qu'on a un streptococque qui est négatif en fin de grossesse, qu'on sent le bébé bouger, que le liquide est clair, on peut encore rester un peu à la maison. Et donc ça c'est vraiment au cas par cas.
- Speaker #0
Quelques heures ou quelques jours ?
- Speaker #1
Quelques heures, oui bien sûr. Et à un moment il faut appeler. normalement Dans la physiologie, les contractions vont se lancer, mais parfois ça peut mettre 24 à 48 heures. On vous informera pendant la grossesse qu'il faut quand même mettre des antibiotiques à partir d'un certain moment. Parfois 12, 18 heures en fonction des maternités. Donc ça, on vous en informe en prénatal.
- Speaker #0
Est-ce qu'on a le droit de manger, de boire ?
- Speaker #1
Alors à nouveau, ça c'est là où vous allez accoucher. Maître au monde qui est vraiment différent. En général, une fois que la péridurale par exemple est posée, Les anesthésistes demandent de ne plus manger. Il y a des maternités qui permettent d'avoir des biscuits secs, de l'aquarium, des choses un peu comme ça. Mais ça, c'est à vraiment préparer en amont. Et à la maison, normalement, on peut manger aussi ce qu'on veut, mais à éviter les choses lourdes. Parce que le corps reste en travail. Il va manger des choses légères qui sont bonnes pour vous, tant que le médical le permet. Oui,
- Speaker #0
bien sûr. Et disons, ok, je sens que ça se prépare, ça devient un peu plus intense, je vais partir à la maternité. Comment ça se passe ? Comment je suis reçue ? Comment je suis accueillie ? Où est-ce que je vais ?
- Speaker #1
Alors, en général, on va directement, on ne passe pas par les urgences, on va directement en salle de naissance. Et dans la plupart des cas, la sage-femme va poser un monitoring pour écouter le cœur du bébé, évaluer les contractions et aussi examiner le col. Ça, c'est en maternité. À la maison, là, vous appelez la sage-femme référente qui vient vous accompagner. Au cocon, à Erasme aussi, par exemple, c'est une maternité à Bruxelles qui est gérée par les sages-femmes, mais dans l'hôpital. Ça, c'est un exemple. Mais voilà, il y a aussi des sages-femmes référentes. Donc, c'est vraiment des modèles complètement différents. Mais en général, dans une maternité, on va vous examiner, poser le monitoring. Et on réévalue une heure après, s'il y a une dilatation qui se passe, qu'on passe de 3 à 4. Effectivement, on peut dire qu'on est en travail. Et là, la sage-femme va accompagner la maman en salle de naissance et lui permettre d'aller au bain, de faire du ballon. Et vraiment d'essayer d'accompagner la maman, aller le plus loin possible sans la péridurale, jusqu'au moment où c'est son choix, si elle en a envie. Mais péridurale ne veut pas dire pas de mouvement.
- Speaker #0
Elle ne veut pas dire pas de douleur. On va en parler après l'apéritif. On en parlera après. Pourquoi tu recommandes d'attendre un maximum avant de la poser ?
- Speaker #1
Parce que si on la pose trop tôt, ça va endormir et donc ça peut ralentir les contractions, ralentir la physiologie. Et parfois, on va devoir mettre... Moi, j'y suis passée quand je suis allée en salle de naissance. Alors, on met une perfusion avec de l'ocytocine, des contractions artificielles. Et là, on rentre évidemment dans un cercle un petit peu vicieux finalement. parce que on sort de ce côté hormone naturel à 100%. Donc, on essaie quand même, dans les maternités maintenant, de le préserver aussi le plus longtemps possible.
- Speaker #0
Sauf si c'est trop douloureux pour la patiente.
- Speaker #1
C'est le cas par cas, comme d'habitude. C'est le cas par cas à nouveau. C'est pour ça qu'on rêverait d'avoir une femme en travail, une sèche-femme. Parce que ça demande une maman qui est en travail sans péridurale de pouvoir être accompagnée dans ses mouvements, sa respiration. Alors on a des accompagnants comme des papas qui sont déjà super chouettes et qui viennent aux ateliers, aux prépas et donc qui sont des piliers, mais ils ne sont pas formés non plus à 100% pour ça.
- Speaker #0
Et moi, j'avais envie d'une femme. J'avais envie d'une femme à côté de moi. Enfin, c'est trop bizarre, j'adore mon mari et ce n'est pas du tout du côté, je ne voulais pas qu'il me touche parce que ça, je n'avais pas. J'ai beaucoup de copines qu'il ne fallait pas les toucher. Moi, je n'avais pas, mais j'avais vraiment besoin de la sororité féminine.
- Speaker #1
C'est ça,
- Speaker #0
oui. C'est bizarre.
- Speaker #1
Et donc, maintenant, ici, on a des équipes, justement, avec les sages-femmes, qui font les naissances, qui accompagnent. Et puis aussi, on a des doulas, des kinés, qui viennent en salle de naissance, accompagner en plus. Ça, c'est toléré, maintenant ? Alors, à nouveau, au cas par cas. Mais de plus en plus, on essaye de travailler ça, effectivement, parce qu'on voit cette nécessité et ce besoin des femmes d'être accompagnées. Et souvent, elles disent, comme toi, une sororité. On sait que ça augmente aussi les chiffres au niveau physiologique, ça diminue plein de choses comme les épisiotomies, le taux de forceps, d'être accompagnée. Ce n'est pas juste un désir de la femme d'avoir quelqu'un juste pour elle. Non, c'est vraiment un but aussi médical de diminuer toutes ces pathologies à la naissance.
- Speaker #0
Tu recommandes donc de rester en mouvement ?
- Speaker #1
Évidemment, ça c'est un des secrets. de l'accouchement pour ma part, le mouvement. Pourquoi ? Parce que la tête du bébé n'est pas soudée et va s'adapter au bassin. Mais s'il est mal positionné, on va demander à ce que son dos soit vers l'avant. S'il est vers l'arrière et qu'on se couche sur le dos, il y a peu de chances que ce bébé se positionne bien pour rentrer dans le bassin, présenter ses plus petits diamètres et donc faciliter les choses à la naissance. Donc le mouvement, la sage-femme en examinant par exemple, peut sentir les fontanelles et se dire « Ah ben tiens, le bébé est positionné comme ça, on va te conseiller plutôt de faire du quatre-pattes ou d'aller sur le ballon. » Alors, il faut que tu t'écoutes. Tant que tu n'as pas la péri, ton corps sait normalement ce que tu dois faire. Ça, c'est un des secrets, la mobilisation. Tu peux, justement, le yoga prénatal, moi j'en donne. Déborah, elle fait le pilates prénatal de Gasquet. De se préparer à la mobilisation, c'est beaucoup plus facile le jour J aussi. On sait beaucoup plus facilement aller. Il y en a, quand je leur disais en salle de naissance, il faut que tu te mettes en quatre pattes. Le papa me regarde, elle me regarde, mais pourquoi faire ? Quand tu l'as expliqué en pré-natale, c'est déjà beaucoup plus facile et plus logique. Elles le font déjà d'elles-mêmes à la maison le dernier mois. Et donc, on voit que les choses sont plus faciles aussi. Il y a en deuxième lieu la respiration. La respiration, une respiration ventrale qui va ouvrir le diaphragme, détendre. Parce que dans le stress, la douleur, on peut être prise au niveau thoracique. Et on dit aussi que la mâchoire, c'est la jumelle du col, bouche molle, col mou. Et donc, ça, c'est une petite astuce. Si vous êtes stressé, on va vous conseiller de mettre une sucette, du coup, en bouche ou de mâcher quelque chose pour détendre la mâchoire et ouvrir le col. Combien de séances avec ta sage-femme tu recommanderais avant le jour J ? Alors, c'est vraiment au cas par cas à nouveau. Il y a plus d'une dizaine de séances qui est prévue avec la sage-femme.
- Speaker #0
S'en rembourser.
- Speaker #1
qui peuvent être remboursées, pas à 100%, en fonction de si elles sont conventionnées ou pas, que ce soit en France ou en Belgique, il y a des choses complètement différentes. Mais normalement, c'est assez soutenu par nos soins de santé, de moins en moins malheureusement, mais il y a quand même encore des codes à aller chercher. Et la sage-femme, moi par exemple, si tout va bien, je les rencontre une première fois en début de grossesse, parfois même en préconceptionnel, elles se posent des questions sur la grossesse, elles veulent anticiper les choses. En tant que sage-femme, on peut les rencontrer aussi. Et puis, pendant la grossesse, on va ouvrir le dossier puisqu'on a quand même un rôle médical. On est de l'art de guérir en tant que sage-femme. Et donc, on doit monter des anamnèses. On peut prescrire certaines choses pour certaines et accompagner tout le suivi de grossesse. Il y a juste les échographies T1, T2, T3 qui doivent être faites par le gynéco. Mais les mamans ont des suivis complètement différents. Elles vont parfois avoir le gynécologue plus leur sage-femme, parfois la sage-femme plus le gynéco. Et c'est en plus de ça, avec des équipes pluridisciplinaires, qu'on y arrive, psychologues, cliniques, ostéopathes,
- Speaker #0
discrétionnistes,
- Speaker #1
on est en première ligne. Et donc, ça me permet, avec mon équipe, de pouvoir rediriger super facilement en fonction du besoin. Je ne suis pas formée en tout. Je connais beaucoup de choses, mais je n'ai pas des spécificités ou des spécialités. Et donc ça, d'avoir cette équipe ici, ça me permet vraiment facilement de pouvoir gérer des situations rapidement avant que ça tourne parfois. Il y a une chute hormonelle qui tourne en mauvais baby blues, malheureusement. J'ai des psys ici super spécialisés dans cette prise en charge, qui sont hyper rapides et qui aident tout de suite les mamans. Donc ça, c'est rassurant pour moi aussi de travailler comme ça.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Revenons à nous, Mouton. Revenons au jour J. Mon travail est entamé. j'ai un petit moniteau branché Bon, la douleur, les vagues, comment ça se fait ? Intense, tsunami à débarque. Qu'est-ce que je peux faire pour soulager la douleur ? Bon, péri, bien sûr, on va l'évoquer plus en détail. Mais au-delà de ça, le bain, tu l'as dit, bain chaud, des femmes adorent, des femmes détestent. Ballon.
- Speaker #1
Ballon. Il faut tout tester parce qu'en fait, arriver avec une fiche et se dire on fait comme ça, comme ça, ça ne sert absolument à rien. Moi, j'étais persuadée que ma soeur sur le ballon allait être super. Et en fait, ça me faisait très, très mal. Et je restais dans une position douloureuse. Ce n'était pas utile. Je venais de sortir de l'école de sages-femmes. Je n'avais pas encore cette expérience aussi. Mais donc, tant que tu n'as pas cette pérille, tu vas écouter ton corps, soulager ton dos si ton bébé est mis derrière. Du coup, d'être libre du mouvement, de choisir un lieu de naissance où tu as la possibilité d'aller dans le bain, la possibilité de faire du ballon, de bouger. Tu se pendres aussi, mais ça maintenant en général, c'est dans l'air du temps en tout cas chez nous et ça se fait de manière régulière en tout cas. Les mamans se préparent et testent aussi plein de choses avec la kiné, en pilates, justement en yoga, soins informés. Et les gynécos aussi sont formés au libre choix, Ausha éclairé des patients et à ces nouvelles méthodes de mécanique obstétrique, de position, de mouvement pendant le travail. Ça c'est chouette, il y a une vraie collaboration avec eux maintenant. Et donc, les choses changent, évoluent.
- Speaker #0
Si ce n'est pas le cas, il ne faut pas avoir peur d'exprimer son désir.
- Speaker #1
Tout à fait. Ce n'est pas un échec de mettre une péridurale. On peut avoir un travail qui est déclenché, qui est plus long, parce que le bébé est mal positionné. Et donc, la sage-femme qui accompagne cette maman va lui dire, à partir de ce moment, on peut la mettre si tu veux. Ou là, c'est le dernier moment, parce qu'il y a un moment donné aussi, c'est trop tard. On a un peu cette phase de... des espérances à la naissance. Et donc, on peut craquer parce qu'on sait qu'elle est là. Donc, certaines mettent dans le projet, même si je vous la demande, vous me dites non.
- Speaker #0
Ok, maintenant, on pose la péridurale. Donc, elle est posée. Est-ce que tu sens encore ton corps ? Est-ce que tu peux bouger ?
- Speaker #1
Alors, normalement, évidemment, si c'est une péridurale classique, on va endormir l'utérus, donc tout le ventre, jusqu'au niveau des pieds. Moi, je me rappelle cette sensation de ne plus pouvoir me mouvoir et d'être dépendante du papa de mon fils et de mes collègues était très spéciale. J'ai trouvé ça bizarre d'être vraiment coupée de mon corps. Donc, j'ai demandé à ce qu'on n'injecte plus jusqu'à l'accouchement parce que j'avais besoin de ressentir les choses. Mais j'étais jeune aussi et pas du tout formée. On sent ça, on ne parle pas.
- Speaker #0
patine d'expérience, j'ai accouché en 2022 puis en 2024. Les deux fois, j'ai eu le péridural, mais je savais me mettre à quatre pattes. Je savais dire au douleur.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. Et donc maintenant,
- Speaker #0
on a évolué.
- Speaker #1
Mais demandez, parce que toutes les maternités ne le font pas. Il faut un anesthésiste qui est formé, des protocoles, évidemment. J'ai de tout et c'est pour ça qu'il faut se préparer à la gestion de la douleur en prénatale. avec l'accompagnant, le papa ou une amie qui va venir ou s'accompagne. Donc ça, c'est hyper important. Pourquoi ? Parce que ça permet d'être informé, d'être plus à l'aise le jour même. Il y en a qui sont formés à l'hypnose, qui sont préparés à ça. On les voit dans leur bulle. Là, on n'intervient pas. On les laisse. L'ocytocine aussi, c'est notre allié. C'est l'hormone magique de l'accouchement, l'hormone de l'amour, de la détente. Ça paraît un peu bizarre parce que c'est elle aussi qui nous donne l'attraction. Voilà, exactement. C'est puissant, c'est puissant cette citocine. Oui, donc voilà, d'être informée de ça aussi, tu sais que ça t'aide. Oui,
- Speaker #0
ça t'aide. Quand on parle justement d'être informée, survient un code rouge ou un code orange. Explique-nous, qu'est-ce que c'est que ce fameux code ?
- Speaker #1
Mais là, ça veut dire qu'en général, dans les pays ici, les bébés sont surveillés pendant le travail. Une fois qu'on commence à médicaliser, ils sont même surveillés en continu, ce qui nous permet d'anticiper et de voir si le bébé, si pendant une contraction, on voit que son petit cœur descend, ça peut être un signe de procédence du cordon, enfin de cordon autour du cou. Si la poche se rond, si on va surveiller son petit cœur. Il y a plein de choses qui peuvent se passer. On a quand même la chance de pouvoir surveiller tout ça de près, finalement. Non, bien sûr. Parce que je l'ai travaillé dans des pays où on a... pas du tout cette surveillance et on ne sait pas agir comme on peut le faire ici, donc c'est une chance franchement. De surveiller le bébé, ça c'est vrai que c'est un avantage. D'anticiper du coup et... Le code rouge, c'est quand on ne va pas pouvoir se dire qu'il va sortir, par exemple, en voie basse. On est à 3 cm, on voit que son petit cœur descend et ne reprend pas. Là, il faut le sortir tout de suite et très vite. Donc, ça peut paraître très perturbant, ce code rouge, pour les parents, parce que c'est très rapide. On n'a pas le temps d'informer et d'expliquer ce qui se passe. Dans cette maternité, le papa ne peut pas rentrer en salle d'op. Et donc, les portes se ferment derrière lui et c'est très stressant de ne pas savoir ce qui se passe. Et donc, ça, c'est à travailler aussi en postpartum. En pré. En pré, déjà, mais surtout en post. Ah oui, pour faire un peu de deuil. Pour pouvoir reparler et faire un peu de deuil en fonction des traumatismes, effectivement. Ça reste une opération pour certaines mamans. Bien sûr, bien sûr. Elles n'avaient pas du tout anticipé ça ou préparé ça. Et donc, voilà, il y a eu des autres vécus dans la famille aussi. Et donc, tout ça, on a des psychologues qui sont spécialisés dans cette prise en charge.
- Speaker #0
Oui, 100%. On y viendra après, d'ailleurs, au postpartum. Mais non, mais... avant le Code Rouge est lancé, c'est vrai que c'est bien, durant les rendez-vous avec la sage-femme en amont, de parler, et surtout au papa.
- Speaker #1
Oui. En fait, oui, ce n'est pas de vendre un monde des bisounours,
- Speaker #0
comme tu dis.
- Speaker #1
C'est d'expliquer qu'effectivement, chez nous, on a quand même 8 naissances sur 10 qui sont physiologiques, mais par voie basse. Et puis expliquer, c'est quoi un forceps ? C'est quoi une ventouse ? Et c'est quoi une césarienne ? Une césarienne non-urgente et une césarienne urgente.
- Speaker #0
Tu peux détailler ?
- Speaker #1
Et donc, la césarienne non-urgente, on se dit, tiens, la dilatation, elle stagne. Le bébé ne trouve pas son chemin. Et après, dans certaines maternités, après 3-4 heures de toucher qui ne bougent pas, on a essayé de rompre la poche, de mobiliser la maman, de remettre une péridurale ou plein d'autres choses. Et ça ne fonctionne pas. On va devoir faire une césarienne parce que là, voilà. Alors, dans certaines autres maternités, ils sont plus souples. Ils vont aller un peu plus longtemps, stopper les choses, calmer et reprendre doucement. Il y a vraiment plein de cas de figure.
- Speaker #0
C'est même à la demande de la maman.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Mais la demande d'une césarienne pour la maman n'est rarement acceptée, sauf si de nouveau un vécu déjà traumatisant et une discussion en préalable avec le médecin qui va la suivre. Et puis,
- Speaker #0
ce n'est pas je suis épuisée. Non,
- Speaker #1
faites-moi une césarienne, ça, ce n'est pas possible.
- Speaker #0
Non, pas possible.
- Speaker #1
Non, parce que quand même, il y a des risques avec la césarienne. Donc voilà, la récupération, elle n'est pas aussi facile.
- Speaker #0
On en parle justement, parce que ça aussi, il y a beaucoup de méconnaissances par rapport à ça.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
La césarienne. Tu peux juste, avant qu'on attaque le postpartum, détailler les autres techniques avec les outils ?
- Speaker #1
Oui, ce qu'on peut utiliser. Donc tu as la césarienne non-urgente et l'urgente. Mais ça, c'est comme j'ai expliqué, on va tout de suite, parce qu'on voit que le bébé ne récupère pas. Et alors, il y a le bébé qui est déjà engagé, mais qui est mal positionné et qui n'avance plus. Ou une forme de bassin, parfois un peu plus étroite. On ne peut pas toujours le savoir à l'avance. Alors, on ne mesure pas les bassins des mamans avant. Sinon, peut-être qu'il y en a peu qu'on laissera coucher au bas. Et donc, autant laisser faire la nature parce que ce bassin, justement, il bouge. Se mettre sur le dos tout de suite, ça, je ne l'ai pas expliqué. Mais on vient bloquer, justement, le bassin. Il faut libérer tout l'arrière du bassin, le coccyx, parce que c'est ce qui va... aider le bébé à avancer. Et donc, la position sur le dos, les jambes écartées. Quand on écarte les jambes, on vient fermer sur la tête du bébé. Donc, c'est perdre de la place. On va plutôt demander aux mamans de fermer maintenant les genoux à l'accouchement.
- Speaker #0
Donc, genoux l'un contre l'autre. Voilà. On va ouvrir au maximum le bassin.
- Speaker #1
Oui. De toute façon, tu vas voir une femme qui accouche sans péril. Jamais elle va se coucher sur le dos, les jambes écartées. Elle est souvent debout en cas de... de pattes, justement, pour venir libérer son bassin au maximum et s'aider. Dans les cas d'une péridurale, on peut tout à fait maintenant faire une naissance physiologique. On se couche sur le côté et on va mettre le pied en top sur l'étrier. On laisse les genoux coller l'un à l'autre et ça nous permet d'avoir un maximum de place, même si elle ne sent pas les choses, elle ne sait pas se mettre debout. On change maintenant. Oui, c'est très bien,
- Speaker #0
tu fais bien de le mentionner. Donc, on espatule et on... Voilà,
- Speaker #1
donc quand ce bébé est coincé, on vient soit avec deux grandes cuillères autour de la tête du bébé pour venir le rediriger dans la bonne direction, ou avec une ventouse sur le haut de la tête où ils viennent juste faire une petite pression. Parfois, ils coincent au niveau de l'os de la symphyse pubienne et hop, il vient juste se décoincer et on demande à la maman de continuer à pousser. Mais ça peut être effectivement très, très impressionnant. Et le périnée va aussi subir quand même un... Parlons-en.
- Speaker #0
Épizio, déchiffrure, quelles sont les recommandations aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors, il n'y a plus du tout cette recommandation d'épizio. Ça, de nouveau, c'est au cas par cas. En général, au moment de la naissance, on va regarder comment va le périnée et s'il devient blanchâtre et qu'on voit qu'il commence à se déchirer. Au niveau de l'anus, c'est à ce moment-là où ils vont couper, en fait, faire l'épisiotomie, mais sur le côté, de manière latérale.
- Speaker #0
Pour éviter une déchirure complète ?
- Speaker #1
Voilà, exactement, parce que ça peut quand même... Mais en général, tout ça, moi, je n'ai jamais vu une déchirure complète en 12 ans.
- Speaker #0
Donc complète,
- Speaker #1
c'est du périnée jusque là. Donc on va aller toucher le sphincter de l'anus. Ça, c'est vraiment ce qui pourrait arriver de plus grave. et donc, À l'époque, il y a quelques années encore, ils faisaient ces épisiotomies de prévention. C'est souvent ça. Les mamans viennent en consultation me disant on ne va pas couper d'office. Et donc, je dis non, non. Là, maintenant, plus du tout. Et d'ailleurs, on prépare ce périnée. Maintenant, on en parle, que ce soit au pilates, avec Déborah, que ce soit au yoga avec moi, avec le gynéco, avec la kiné en prénatale aussi. Ce n'est plus un sujet qui est tabou. Et on peut le masser, ce périnée. Donc ça, avec la sage-femme ou votre kiné qui vous prépare, vous allez en parler. effectivement, de ce massage du pré-renais en prénatal pour aller assouplir le muscle et éviter des déchirures et donc une épisiotomie. Ça, ça réduit le risque aussi. La mobilité, évidemment. Ça, c'est hyper important. À nouveau, la mobilité, la respiration, relâcher la mâchoire, les épaules, être cool, quoi.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai que sur le papier, c'est un sursaint, mais le jour venu, t'as l'impression, boum, t'oublies tout, tout ce que t'as préparé.
- Speaker #1
Oui, mais c'est pour ça que d'être entourée de l'équipe des professionnels que tu as choisi, tu te sens aussi beaucoup plus rassurée, tu es informée, formée et tu sais que tu as le projet d'essence que tu as fait qui va être respecté aussi. Donc ça, c'est important.
- Speaker #0
Oui, je pense que c'est une bonne préparation. D'ailleurs, c'est pour ça que cet épisode existe, pour vraiment informer, être au courant de la réalité des faits et ne pas fantasmer cet accouchement et en fait être vraiment, après, un peu parfois traumatisé. parce que ça n'a pas été comme espéré ce qu'on fait. Ok, maintenant, postpartum. Bébé est là. Dis-nous un peu, les premiers jours, disons, on reste en maternité. Moi, je suis restée très peu d'heures. Avec Mathis, je suis restée vraiment 10 heures et puis je suis partie, ça allait très bien. Mais on reste de moins en moins longtemps à l'hôpital, pardon.
- Speaker #1
En général, oui, 48 heures. 48 heures, c'est ça.
- Speaker #0
Tu sais nous raconter les premières heures avec bébé.
- Speaker #1
On va conseiller maintenant, et ça, c'est dans la plupart des cas, de faire du pot à pot. Si tout va bien, le bébé sort. On va le mettre en pot à pot sur maman et on va juste lui mettre des essuies, le sécher. Et voilà, la transition doit être vraiment douce parce qu'il vient de passer aussi lui par une étape difficile d'un milieu complètement différent. Et même si pour nous, il fait très chaud, pour lui, en salle de naissance, souvent on me demande aussi pourquoi il faisait si chaud. Parce que lui, il vient d'un milieu à 37 degrés. On va essayer d'avoir des températures pas à 18°C pour pas qu'ils se refroidissent. Ce pot à pot, justement, on va le rassurer. C'est une chaleur qu'il connaît. Le bruit du cœur, l'odeur, la chaleur. Et puis, il va se mettre en place ces petits réflexes. Si la maman souhaite allaiter, on va proposer cette première tétée au bébé. Certaines qui souhaitent ne pas allaiter font quand même aussi une tétée d'accueil avec le colostrum. Parce qu'on n'a pas tout de suite le lait.
- Speaker #0
C'est un petit liquide un peu jaunâtre.
- Speaker #1
Voilà, bien épais, bien condensé. qui suffit au bébé parce que quand il naît, il a vraiment un estomac aussi gros qu'un oeil de cerise. Donc ça, je rassure aussi tout le monde parce que même celles qui souhaitent donner le biberon, elles me disent, on n'a donné qu'un petit fond, il doit être mort de faim. Mais voilà, les quantités vont s'adapter en fonction de la demande du bébé aussi. Et donc, au fur et à mesure, et ça, tu l'as connu, près 24, 48, 72 heures, la montée de l'Est, la Java. Et avant ça, on a cette nuit de la Java. En général, pourquoi ? Parce que ce bébé, plus il vient têter, Et puis, il vient lancer la machine et la production. Donc, bien le mettre au sein, ça, c'est vraiment hyper important.
- Speaker #0
Oui, donne les gros, gros, gros conseils parce que ça, c'est super important. Ennui de la java, il y a beaucoup de mamans qui sont déstabilisées en disant mais qu'est-ce qu'il y a, ce petit bébé, il ne fait que pleurer.
- Speaker #1
Voilà. Alors déjà, ce qui se passe, c'est que les premières 24 heures, il va se reposer. Déjà, beaucoup de l'accouchement.
- Speaker #0
Évidemment. Et nous, on va récupérer aussi.
- Speaker #1
Oui. On va parler avec les hormones. Voilà, on surveille notre bébé.
- Speaker #0
J'ai dormi comme un lourd.
- Speaker #1
Ah mais c'est bien Éclate,
- Speaker #0
éclate Mon bébé était Collé à moi, j'étais éclatée.
- Speaker #1
Non, ça ne m'a pas dormi. Lui, il dormait et moi, j'étais là. Ah ouais, en se survisant. Parlons-en.
- Speaker #0
Parlons-en après la survigilance. Disons, on accouche. Déjà, bébé dort. Nous, notre périnée, qu'est-ce qu'on peut faire ? Moi, j'avais une forte, forte douleur. Pesanteur.
- Speaker #1
Alors, oui, le bébé vient de passer par là. Donc, il faut se préserver au niveau du périnée. Pas trop faire. et en fonction à nouveau d'une essence qui est rapide ou plus compliquée, se coucher. Ça, c'est clair. C'est allongé, pas trop de pression. Pas faire trop de pression. Et s'il y a un hématome, de mettre du froid. Ça, c'est vrai que ça aide beaucoup. D'aller mettre de la glace au niveau du périnée. En fonction d'une déchirure ou pas, on peut nous mettre de l'argile blanche, par exemple, pour cicatriser. Voilà, ça, ça aide bien. Et si vraiment ça ne passe pas, on peut donner des antidouleurs aussi au moment.
- Speaker #0
Pour nettoyer quand on va à la toilette ?
- Speaker #1
Alors, tu prends une petite douchette. Maintenant, il y en a qui sont vraiment bien faites. Tu mets un peu d'eau tiède. Parfois, on a des petites éraillures, des petites déchirures au niveau vaginal, mais qu'on ne vient pas suturer parce que c'est vraiment... Mais ça peut piquer très, très fort quand on va à la toilette. Donc, on conseille de se pencher un peu plus en avant et en même temps d'arroser avec cette petite douchette. Ça fait toujours du bien. Moi, c'était plutôt mon cas.
- Speaker #0
Oui, il faut vraiment se faire du bien à ce moment-là.
- Speaker #1
Il ne faut pas jouer la guerrière. Et on le fait servir. Voilà,
- Speaker #0
Donc bébé dort confortablement. Les gros points, mais ça c'est évident que les sages-femmes guident, mais garder bébé au chaud, un bonnet. À nouveau en fonction de la température de la pièce.
- Speaker #1
À la maternité, il va faire un peu plus chaud, mais à la maison, on va dire 18 à 20 degrés. Ça, c'est les températures qu'on doit avoir. Là, comme aujourd'hui, j'ai des bébés qui sont en pampers à la maison. et donc oui En fonction, c'est de surveiller sa température à lui, entre 36,5 et 37°C.
- Speaker #0
Le thermomètre, c'est un bon truc à avoir.
- Speaker #1
Voilà, et d'adapter, vraiment.
- Speaker #0
Ok, nuit de la Java, parlons-en.
- Speaker #1
Cette nuit de la Java, comme je le disais, c'est un bébé qui va rester collé. Elle nous appelle en disant qu'il ne dort pas, qu'il n'arrête pas de pleurer, qu'il ne veut que manger, qu'il n'a pas assez de lait. Voilà, c'est un peu ça.
- Speaker #0
Très bien.
- Speaker #1
C'est vraiment, je me rappelle, être rappelée dans ces chambres de maternité, ces mamans qui ne sont pas informées. Je n'ai pas assez de lait.
- Speaker #0
C'est une fausse croyance.
- Speaker #1
Alors, tu peux voir déjà une consultante en lactation en pré-natale ou ta sage-femme et on va t'expliquer, évidemment, et si on a une conférence où on invite les parents à venir avec le papa, on explique justement cette mise en place de l'allaitement, le rythme d'éveil, de sommeil du bébé qui va changer. Les premières 24 heures, on récupère. Cette deuxième nuit, Java, où là, il va... J'ai une maman qui m'avait dit qu'on dirait un grimlins. Et c'est là où peuvent apparaître les crevasses, les douleurs au niveau du sein. Si on est fatigué, qu'on le positionne mal par exemple, s'il prend mal en une tétée, ça peut créer des douleurs. Et après, c'est pas gai en fait cet allaitement. Appelez la sage-femme à la maternité. Dès que vous mettez au sein, dès que vous voyez les signes d'éveil, on n'attend pas qu'il pleure. Et cette nuit-là, vous le mettez en peau à peau. En fait, laissez-le contre vous. Il n'a besoin que de ça. Mais ça, on n'est pas toujours non plus informé.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
J'envoie, elle dit non, mais il va aller dans son lit. Sinon, je vais l'habituer. Mais il est habitué à être dans ton ventre.
- Speaker #0
Donc là,
- Speaker #1
il doit se déshabituer, ton bébé, tout doucement. Et d'ailleurs, on parle du quatrième trimestre de Groupe.
- Speaker #0
Détaille-nous, c'est quoi ce quatrième trimestre ?
- Speaker #1
Alors, ce quatrième trimestre de grossesse, c'est les trois mois qui vont suivre cet accouchement. C'est ces trois mois qui vont être le moment pour s'apprivoiser, apprendre à se connaître, que notre corps aussi récupère tout doucement, hormonalement. Et encore, les trois mois, ce n'est pas fini. Il faut bien plus que ça. Mais c'est aussi le temps d'arriver à comprendre son bébé, à mettre en place ses choses. Il n'y a pas encore d'habitude ou de routine à ce moment-là. et donc... Oui, c'est de pouvoir sécuriser son bébé. Dans les pays que j'ai fait, elles le mettent en portage, elles ne le lâchent pas. Ces bébés sont super bien après, super ancrés, bien sécurisés. Il n'y a pas de souci.
- Speaker #0
On oublie les croyances. Tu le portes trop. C'est ça. Tu l'as lait trop. Tu l'as lait trop. On fait à la demande.
- Speaker #1
Laisse-le pleurer.
- Speaker #0
Quoi ?
- Speaker #1
Voilà, mais c'est chouette, on est une génération, même avec l'information, nos voyages aussi, le portage revient énormément et donc ça sauve beaucoup.
- Speaker #0
C'est très bien aussi pour la digestion, l'écolique, tous ces enfants.
- Speaker #1
T'as porté toi ?
- Speaker #0
Moi, je n'ai fait que ça. Une nacelle, je n'ai pas utilisé. Je ne faisais que du portage. Et Charles d'abord, et puis préformé.
- Speaker #1
Et ton mari aussi ?
- Speaker #0
Mon mari, pas pour la première. mais pour le deuxième, je n'ai pas eu le choix. Deux bébés proches, mais non. J'ai explosé, j'ai éclaté. Là, il n'a plus le choix et il a adoré.
- Speaker #1
Mais oui, les papas, de plus en plus aussi. On a des ateliers maintenant parce qu'on ne sait jamais avec tout ce qu'il y a sur le marché, avec quoi je vais être confortable, comment bien installer son bébé. Tout ça, tu as des ateliers qui existent aussi.
- Speaker #0
Ça, c'est encore une fois, pas dans le cadre d'une césarienne. Là, la post-opération peut être plutôt douloureuse. Est-ce qu'on peut toucher un mot là-dessus ? sur quoi faire en cas de césarienne ?
- Speaker #1
En cas de césarienne, il faut bien sûr se préserver aussi parce que ça reste une opération. Moi, en tant que sage-femme, ça dépend s'il y a des fils ou des agrafes. On va les retirer entre au cinquième, dixième jour, en fonction de ce que le gynécologue demande aussi. On va continuer son suivi à domicile pour aller voir sa cicatrisation. Mais en fonction, à nouveau, il y a des mamans qui récupèrent super bien d'une césarienne et très rapidement. elles vont aller aussi chez la kiné mais souvent elles continuent les antidouleurs quand même un peu plus longtemps On rééduque le périnée même en cas de césarine ? Tout à fait, parce que le périnée a été sollicité pendant la grossesse donc on doit aussi faire la rééducation malgré tout
- Speaker #0
On peut en toucher un mot mais il y a une psy qui va passer dans le podcast qui est spécialisée là-dedans, mais le baby blues comment on le reconnaît et on le différencie d'une dépression postpartum ?
- Speaker #1
Alors déjà, je dirais que le gros avantage que moi j'ai, c'est de connaître mes patientes en prénatal. Tu connais et que tu es proche de tes patients, tu vois tout de suite en post-natal et puis tu crées une relation avec le papa ou l'accompagnante et tout de suite, ils vont se confier. Je la trouve vraiment très triste aujourd'hui, elle a des idées noires. Alors le fait déjà qu'elle soit accompagnée, soutenue, qu'elle puisse avoir une équipe autour d'elle, moi ici, des vraies, vraies dépressions post-natales, j'en ai vraiment très, très rarement. Et puis, ça peut aller très vite. Tu le vois, parce qu'une petite dépression, tu vois le petit baby blues, tu rigoles, tu pleures. Voilà, et puis ça passe et tu te dis, mais pourquoi j'ai crié comme ça ? Pourquoi je me suis énervée ? En fait, ça va, mon bébé, il est beau et je l'aime. Et après, mais pourquoi ? Je ne vais jamais y arriver. C'est trop compliqué. Est-ce que j'aime ça ? Est-ce que je suis faite pour ça ? En fait, c'est toutes ces petites questions. C'est une chute hormonale aussi.
- Speaker #0
Qui dure dix jours, trois semaines.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Tout au moins ici, moi. Les mamans sortent après 48 à 72 heures, je vais au domicile dès le lendemain. Et on a déjà ce petit baby blues au fait d'être rentrée, de ne plus avoir la sonnette, la sage-femme qui arrive dès qu'on appuie sur le bouton. Pour certaines, c'est très stressant. Mais justement, d'avoir maintenant mis en place ce suivi à domicile et d'avoir des équipes dès qu'on dépiste quoi que ce soit, je lui dis, écoute, là, t'es vraiment pas bien. Une des psys va passer ou je te mets en contact avec une des psys. Et puis, on a aussi des institutions dans la région avec lesquelles on est en collaboration, par exemple, si ça va plus loin, avec des unités mère-enfant, par exemple. Ça, ce n'est pas ma spécialité. Donc, à nouveau, c'est des pros qui sont spécifiques là-dedans.
- Speaker #0
Donc, tu rentres chez toi. Quelles sont, selon ton expérience, un peu les galères les plus fréquentes et comment peut-être... Et préparer les jeunes parents au mieux.
- Speaker #1
Alors, souvent, j'ai la flemme de faire à manger. Ils n'ont pas anticipé les repas. C'est super important. Quand tu as accouché, il faut bien manger. Ça, c'est vraiment... Et surtout, en postpartum, tu as perdu du sang, tu as été en travail. Là, tu allais être peut-être aussi... Donc, ton corps, il continue à être en production. Et d'anticiper, de préparer des repas à l'avance. Quand tu cuisines, tu les mets au congélateur. Ça te permet d'éviter de sortir une pizza... ou une lasagne congelée. Et donc déjà de bien manger. Ça, anticiper, c'est quelque chose de très chouette. L'organisation aussi. Mettre un plan de change un peu partout. Tu sais, ton petit panier avec les pampers et ton liniment et lingette. Prévois de changer ton bébé là où c'est le plus facile pour toi pour ne pas faire des allers-retours dans sa belle chambre. Organise aussi les visites.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Pourquoi ? Parce qu'à la maison, ça va, ça vient. Mais toi, tu dois faire des siestes. Ton bébé ne va pas dormir huit heures d'affilée. Et donc, tu dois accompagner ton bébé dans son sommeil si tu veux récupérer. Et les visites, il ne faut pas hésiter à les mettre dehors si c'est le moment de la sieste pour toi et que tu es fatigué. Parce que parfois, on a des familles ou des amis qui peuvent être un peu imposants. Alors, s'ils viennent, qu'ils font le ménage, qu'ils font la cuisine et qu'ils repartent avec des lessives, c'est OK. Mais ce n'est pas toujours le cas.
- Speaker #0
Oui, tout à fait.
- Speaker #1
Donc ça pour moi c'est aussi quelque chose à anticiper, à organiser à l'avance. Et les pleurs du bébé. Ça on me rappelle énormément, énormément. Parce qu'il pleure, je ne sais pas quoi faire. Il y a plein de raisons pour lesquelles ton bébé va pleurer. Et donc déjà on va regarder, est-ce qu'il est changé ? Tout ça tu auras déjà appris à la maternité. Est-ce qu'il a mangé ? Est-ce qu'il a une bonne température ? Une bonne clinique ? Comment je sais que mon bébé va bien ? Il a fait pipi régulièrement, il est bien rose, il s'éveille spontanément. Là il a changé de coloration, il n'a pas une bonne température. il est Voilà, les hypotoniques, évidemment, on n'attend pas. On va tout de suite aux urgences. On n'appelle pas la sage-femme, on n'attend pas qu'elle réponde. De toute façon,
- Speaker #0
au moindre doute, on consulte.
- Speaker #1
Mais si ta clinique va bien, ton bébé peut avoir des douleurs, des coliques, ses intestins qui se mettent en route, pleurs de décharge. Voilà, on a les poussées de croissance aussi.
- Speaker #0
Oui, 3, la règle des 3.
- Speaker #1
3, 6, oui. 3, 6 semaines. Et moi aussi.
- Speaker #0
3 semaines, 6 semaines. 3 mois, 6 mois, 9 mois. C'est un peu la règle des 3. Et ça, c'est quoi ? C'est vraiment un pic de croissance ?
- Speaker #1
C'est un pic de croissance. Ton bébé, peut-être qu'il demandait 7 à 8 tétés sur la journée. Là, il va passer de 11 à 12 tétés. Il est très demandeur. Alors, quand on donne les biberons, on sait qu'on augmente de 30 ml à tant pis, en fonction du besoin du bébé. Là, il va en fait... Lui, c'est le principe d'offre et de la demande. Effectivement, à un moment donné, il n'a plus assez. Et donc pendant 2-3 jours, il va venir réactiver cet été, dire à notre cerveau, là, il faut nous envoyer un peu plus, moi j'ai plus assez. Et donc oui, il va t'aider de manière rapprochée, mais la nature fait bien les choses en général. Et donc si on laisse ce bébé être le chef d'orchestre, normalement c'est OK.
- Speaker #0
Tu donnerais ça comme conseil général, c'est vraiment de faire confiance, laisser le bébé, s'il a besoin d'être au sein, il n'y a pas...
- Speaker #1
Tant que la clinique et que tout est OK, et c'est pour ça que ça fait prendre des réguliers avec le pédiatre, le stage femme, ici en Belgique on a l'ONU aussi qui passe. Donc, On ne vous lâche pas dans la nature, mais non, justement, on a toute une équipe et tout un suivi qu'on va espacer ou rapprocher en fonction du besoin des parents et de la demande.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a des astuces de survie que tu donnerais aux jeunes parents, notamment concernant le sommeil ? Des choses que tu as expérimentées ou que tu as vues chez ta patientèle qui a bien fonctionné ? Est-ce que c'est faire un roulement ?
- Speaker #1
Faire une équipe, effectivement. J'ai beaucoup de mamans qui arrivent en consultation en disant « Je donnerai des biberons la nuit, comme ça, il peut se lever. » Mais papa, il va quand même reprendre le boulot, peut-être assez rapidement. Et donc, si on peut lui épargner une partie de la nuit, ou de toute façon, si toi, tu y allaites, on va t'apprendre, aller te coucher avec ton cododo et récupérer. Et papa, il peut être efficace en rentrant du boulot. Toi, tu peux aller faire une sieste dans ta chambre. Ça, ça marche bien parce que moi, je dormais à côté de mon bébé. J'étais tout le temps en éveil. Et donc, quand il rentrait du boulot, il m'arrivait d'aller faire une sieste toute seule dans ma chambre. Je savais que mon bébé était avec lui, surveillé. Et là, vraiment, en une heure ou deux, je récupérais beaucoup plus. Parce qu'on a une magie hormonale qui nous fait. Oui,
- Speaker #0
l'allaitement, ça aide beaucoup pour ça.
- Speaker #1
Voilà, pour ça, c'est bien. Tout à fait. Donc, ça, c'est une astuce. C'est, voilà, chacun à son rythme. J'ai des papas qui n'ont jamais veillé de nuit. Et pour eux, se lever une heure la nuit, c'est perdre 4 heures au total dans leur journée. Et ils sont vachement plus efficaces. On trouve, on discute. Ça, c'est vrai que tant que la maman est avec le bébé, je dis à l'aide la nuit. Ne le réveille pas, laisse-le tranquille. Et après, le soir, il peut faire à manger, il peut faire le bain du bébé et tout. C'est bien, tu vois.
- Speaker #0
Oui, oui.
- Speaker #1
On vient pas promis.
- Speaker #0
À fond. Et si tu as un sentiment de te sentir nulle avec ton bébé ? Comment tu rassures tes patientes qui se sentent vraiment nulles ? Genre ne pas comprendre, ne pas y arriver ?
- Speaker #1
Déjà, pourquoi elles se sentent nulles ? Il y a plein de raisons pour lesquelles ça peut être un sentiment familial qui est ancré. Ça peut être parfois par le compagnon. Ça peut être pour plein de choses. Un professionnel qui lui a fait une remarque et qui a parfois culpabilisé le parent. Et ça, c'est important d'en parler tout de suite. Moi, par exemple, j'ai une relation très proche. Si elles ont un doute, elles m'écrivent un message. Morgane, tu peux me confirmer ou pas ? Et après, elle se sent rassurée. C'est toujours d'avoir quelqu'un de confiant, un pilier finalement. Et puis son village aussi. Oui,
- Speaker #0
c'est ce qu'on a parlé avec Débora aussi. Si le village, on ne l'a pas à la maison, c'est vrai qu'au centre périnatal, c'est ce que vous offrez. C'est un village de professionnels, mais aussi d'autres parents.
- Speaker #1
D'autres parents. Donc il y a des chercheurs, des chercheurs, le maman-bébé.
- Speaker #0
Il y a des relations qui se créent, des synergies qui se créent entre les parents. Et ça, ça soulage. On vit les mêmes choses de façon synchronisée. paix avec ses choix, sans pression, sans culpabiliser. Donc, je décide d'allaiter, je décide de pas allaiter, je décide de prendre une pérille, je décide de pas prendre une pérille. Comment arriver à être culpabilisé ?
- Speaker #1
Eh bien, ça, de nouveau, ça va dépendre de ton entourage, je le vois beaucoup. J'ai des mamans qui n'ont pas du tout envie d'allaiter et le papa est pro-pro-allaitement, elles se mettent une pression de dingue et quand t'as pas envie, ça va pas le faire. et ces mamans-là, c'est un gros travail à nouveau, on a le psy qui peut vraiment aider aussi à déculpabiliser les cercles d'échange avec d'autres mamans qui n'ont pas réussi, qui n'ont pas voulu et puis les pros autour de toi moi en tant que sage-femme, je vais vraiment lui dire, non mais là, il faut que t'arrêtes c'est l'accompagnement l'information aussi mais l'entourage fait beaucoup, ça c'est sûr pression
- Speaker #0
Si tu devais dire une chose à ta meilleure pote qui va accoucher dans deux semaines, ce serait quoi ?
- Speaker #1
Prépare-toi. Prépare-toi, pas que ta valise et pas que des réels. Vraiment, prépare-toi, va à la rencontre des pros, d'autres parents justement, comme on met ici des ateliers. Forme-toi, informe-toi et fais tes choix, tes propres choix à toi. Éclaire et informe-toi sur là où tu vas mettre au monde ton bébé. les compétences et les qualités de ton équipe qui va être autour de toi, est-ce qu'on va respecter tes choix ? Ça, c'est vraiment très important, dans les limites, bien sûr, du possible. Mais il y en a beaucoup qui ne connaissent pas. Tiens, je pouvais accoucher sur le côté ou en quatre pattes. Si j'avais su, mais non, mais moi, on m'a mis sur le dos. Non, mais dans ton projet de naissance, tu as des choix qui sont respectés, ça, c'est hyper important. Et puis aussi, prépare-toi à être puissante, même dans les moments où tu doutes, finalement. parce que c'est quand même un moment magique je vais dire que tous les moments en tant que maman ne sont pas magiques ça c'est certain mais moi je vois mon fils il a 11 ans maintenant il a reçu son CEB là tu vois et je me dis waouh quoi c'est juste il est où mon bébé ? profiter vraiment de chaque instant moi étant sage femme le nouveau né c'est quand même quelque chose qui me parle énormément oui mais c'est ok aussi de pas aimer cette période là Et c'est complètement ok. Et si ce n'est pas ok et que tu n'aimes pas ça, on est là pour t'aider aussi. J'ai des papas qui nous appellent. Je ne me sens pas ok dans mon rôle de père.
- Speaker #0
Je n'ai pas de connexion avec bébé.
- Speaker #1
Voilà, mais ma femme ne me laisse pas de place. Et pourquoi ? Elle, finalement, ne laisse pas de place. Parce qu'il a fait ça un jour, je ne lui fais plus confiance. Donc, en fait, d'être tout le temps entourée. La communication dans ce couple, elle est super importante.
- Speaker #0
Très bien. S'il y a un mythe qu'on devrait enterrer, une bonne fois pour toutes, sur la maternité ? Tu serais lequel, selon toi ?
- Speaker #1
Justement, cette maternité, ce n'est pas un monde de bisounours, finalement, et que tu ne peux pas y arriver toute seule. En tout cas, il y a plein de moments où on a des failles en tant que femme, de la fatigue, des doutes. Et donc, d'être entourée, c'est très, très bien, mais entourée des bonnes personnes. Ce n'est pas parce que ta maman a eu cinq enfants qu'elle sait mieux que toi. Ça aussi. Ça, parce que c'est vraiment super. classique, non mais moi j'ai eu 5 enfants, les grand-mères tu devrais faire comme ça, pas comme ça quoi.
- Speaker #0
Moi j'ai jamais allaité, moi j'étais par Césariel. Ouais, c'est ça.
- Speaker #1
Donc voilà.
- Speaker #0
Merci Morgane, je mettrai évidemment toutes les informations du centre et les tiennes dans la barre de description. Merci beaucoup pour ta transparence. Et merci à toi encore une fois pour ce très bon partage. Avec plaisir. Merci du fond du cœur. Merci pour votre écoute. Cet épisode a été rendu possible grâce à au centre périnatal du Brabant-Ouallon et au soutien de Doumou, une marque belge engagée auprès des femmes. Je vous invite à découvrir leur blog Nobody Told Me, une mine d'or de témoignages vrais et puissants sur la maternité et la parentalité. Je mets le lien direct en barre de description. Et si l'épisode vous a touché, pensez à le partager autour de vous et à laisser quelques étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée.