Speaker #0Il n'y a rien à guérir. C'est tellement important à comprendre. Nous les êtres humains, on croit qu'on est brisés, mais il n'y a rien à guérir. Écoute bien. On me dit souvent, mais Olivier, je dois guérir mes blessures. Je dois transformer mes souffrances. Je dois me libérer de mon passé. Mais la question que je te pose, c'est qui est-ce qui a besoin de guérir ? Qui a besoin de guérir en toi ? Est-ce que c'est ce moi à l'intérieur qui s'est construit depuis ta naissance ? Souviens-toi un petit peu. Tu es né et tu n'avais pas encore de nom et de prénom. Tu ne savais même pas que tu avais des parents. Et tout d'un coup, les informations se sont empilées les unes sur les autres. Est-ce que ce n'est pas, en fin de compte, cet amas d'informations qui a besoin de guérir ? Toi, tu n'es que le berceau, le receptacle, la conscience, la présence, le silence infini dans lequel tout cela se présente. Moi, en tant qu'être humain, depuis toujours, j'ai cru que j'étais mon corps. mon mental mon histoire j'ai cru que j'étais les blessures que la vie m'a infligé mais si je regarde bien qui est-ce qui souffre qui est-ce qui est touché par ces douleurs est-ce que c'est vraiment moi ou le personnage que j'ai pris pour être moi-même Ça c'est une phrase que mon maître avait l'habitude de dire à Manama Archi. Le soi n'a ni blessure ni chaîne. Donc le soi pour nous c'est la présence, le silence intérieur. Le soi n'a ni blessure ni chaîne. Et écoute bien ça, c'est le plus important. Il dit, ce qui naît et meurt appartient au rêve. Ce qui a un début et une fin appartient à l'illusion. Moi, en tant qu'être humain, j'ai cru que pour être libre, je devais enlever quelque chose en moi. Je devais réparer quelque chose. Que je devais purifier mon esprit, guérir mon passé, transformer mes pensées. Mais dans cette quête, il y a toujours une idée qui est cachée derrière. Maintenant et ici, je ne suis pas encore assez bien. Il manque quelque chose. Je dois changer. Mais est-ce qu'au final c'est vraiment vrai tout ça ? Quand je m'assois en silence et que je dis stop, sans chercher à réparer quoi que ce soit, quelque chose devient évident. Tout a déjà sa place. Tout a sa place. chaque pensée, chaque émotion, chaque sensation elles surgissent et elles disparaissent en moi mais moi est-ce que je bouge ? non je ne bouge pas, je suis là, immobile, toujours présent et lorsque j'arrête de m'identifier à toutes ces choses-là je me rends compte que je ne suis que la présence dans lequel Toutes ces formes passent. Je ne suis que le ciel bleu dans lequel tous ces nuages passent. Mais le ciel ne se bat pas pour se faire de la place et pour qu'il n'y ait plus de nuages. Il s'en contrefout complètement. Moi, en tant que présence, rien ne peut me troubler. Sauf si je m'identifie à ce trouble. C'est une autre citation que Ramana nous enseigne. Ne cherche pas à changer quoi que ce soit. Découvre simplement ce qui est immuable en toi. Ne cherche pas à changer quoi que ce soit. Découvre simplement ce qui est immuable en toi. Et ce qui est immuable, c'est ton silence. C'est toi. C'est juste toi en fait. Tout ce qui est peut être tel qu'il est. Tout ce qui est peut être tel qu'il est. Cela inclut nos traumatismes et nos blessures. Si je ne m'identifie pas à elle, et en fait quand je comprends ça, un immense soulagement s'installe en moi, parce que je n'ai plus rien à faire, si ce n'est être exactement tel que je suis, maintenant et ici. J'ai plus besoin de me battre contre mes pensées, contre mes émotions, contre mes souvenirs, contre ma vie. Je peux tout accueillir, sans rien rejeter. Qui est-ce qui souffre au final ? Ce n'est pas moi, c'est seulement l'idée que je me suis faite de moi-même. Cette idée qu'il faudrait que je sois autrement, que je sois guéri, que je sois pur. Cette volonté de guérir et d'aller mieux, cette dynamique-là. C'est ça la tumeur en fait. Si j'arrête de vouloir aller mieux, alors ce mieux que je cherchais à atteindre, il est déjà accompli. La vérité, c'est que je suis déjà parfait tel que je suis, maintenant et ici. Là je te partage un verset de l'Ashtavakra Gita. L'illusion est de croire que tu es incomplet. La réalité est que tu es entier. L'illusion est de croire que tu es incomplet. La réalité est que tu es entier. Et ça tous les maîtres nous l'enseignent, les grands maîtres, les mystiques qui sont réalisés. Il suffit de voir pour savoir. Il suffit de voir. Il n'y a absolument plus rien à fuir, rien à réparer et rien à gagner. Il n'y a que mon propre silence à l'intérieur. Ce silence qui est vaste, qui est immense. Et qui laisse absolument tout être. Tout. Mes blessures, mes traumatismes, mes désirs, mes manques, mon bonheur. Absolument tout. Mon silence, il est à l'intérieur. Et moi, je suis ce silence. Ce que toi, tu cherches, c'est toi-même. Tu ne peux pas chercher quelque chose que tu n'as pas déjà maintenant. Et toi, tu es la destination de cette quête qui n'existe pas. C'est pour ça qu'à un moment donné, je m'arrête et je me rends compte que je suis la destination. Maintenant, ici, tout peut exister en moi sans que rien ne me définisse. La souffrance, en fait, n'a jamais été un problème. C'est seulement l'idée qu'elle ne devrait pas être là qui crée la lutte. Je te le répète, la souffrance n'a jamais été un problème. C'est seulement l'idée que cette souffrance ne devrait pas être là qui crée une souffrance en moi, qui crée cette lutte à l'intérieur de moi-même. Mais maintenant je peux choisir. Je peux choisir de ne plus lutter. Et je laisse tout être. Absolument tout. Et dans cet accueil, dans ce lâcher prise, dans cette acceptation, absolument tout se dissout naturellement. Ça c'est un passage du Tao, du Tao Te Ching. L'eau du fleuve n'a pas besoin d'être guidée pour rejoindre l'océan. L'eau du fleuve n'a pas besoin d'être guidée pour rejoindre l'océan. L'eau, elle n'a aucune résistance quand elle coule. Elle prend la direction qu'elle prend sans effort. Quand moi, je me réassocie à moi-même, sans essayer de faire quoi que ce soit, je suis guidé de la manière la plus parfaite qu'il soit. Alors maintenant, est-ce que je vais encore essayer de me guérir de quelque chose ? De me transformer ? Ou est-ce que simplement, je vais me reposer dans ce que je suis déjà ? Et qu'est-ce que je suis déjà ? Mais tout simplement moi-même, tout simplement moi-même, tel que je suis, maintenant et ici. Qui je suis maintenant et ici, tel que je le suis, sans essayer de me changer. Cela est parfait. La Bible nous l'enseigne, la Bible nous dit, je suis ce que je suis. Je suis ce je suis. Il n'y a rien d'autre à savoir. Tout est déjà parfait, tel que cela est maintenant. Je te remercie pour ton écoute et je te dis à très vite.