Speaker #0Notre corps en sait bien plus long sur notre vie que notre mental ou nous-mêmes. Il connaît la qualité de la vie qu'on expérimente parce qu'il est le seul endroit où toute notre vie se déroule. Il enregistre et ressent chacune de nos expériences, de nos adaptations, de nos apprentissages. Il influence bien plus qu'on l'imagine la manière dont on vit, dont on aime, dont on entreprend, dont on répond à notre vie. Il influence bien plus qu'on le voudrait sûrement. la manière dont on fait l'expérience même de notre vie. Alors dans l'épisode d'aujourd'hui, je t'invite à poser un autre regard sur cette machine incroyable. Hello, bienvenue dans Osébrier. Je suis Karine Popo, fondatrice d'Anaya et experte en ingénierie intérieure. Je travaille avec les personnes qui veulent entreprendre leur vie ou leur business avec plus de sens, de passion et d'ambition. Dans chaque épisode, je te partage des clés et des expériences pour que tu développes le système intérieur qui te permettra d'exprimer pleinement qui tu es et la vision que tu portes. Pendant plus de 20 ans, j'ai vécu dans un état d'anxiété très avancé. J'ai absolument tout essayé pour que ça change, les anxiolytiques, le sport, les petites phrases positives du matin devant le miroir, « Allez aujourd'hui, meuf, ça va aller, allez aujourd'hui, c'est cool, je vais y arriver. » J'ai essayé de vivre avec. de plus y penser, de gérer, surtout de vivre sans que ça se voit. Parce que je me disais, en regardant à l'extérieur, que ma vie avait tout pour être heureuse. J'avais un travail stable, je gagnais correctement ma vie, ma fille était en bonne santé. Sur le papier, j'avais une belle qualité de vie. Mais dans mon corps, c'était pas du tout la même histoire. Je vivais avec une sensation de danger que personne ne percevait. J'avais souvent la sensation d'étouffer, mon cœur s'emballait sans raison. Et surtout, je sentais que progressivement, mon monde se refermait autour de moi. Alors je pouvais vivre de très beaux moments avec ma fille, mais je n'arrivais jamais à les vivre pleinement. Mon état intérieur venait toujours s'interposer entre ma vie et moi. Et je me disais, mais en fait, ma vie, elle peut paraître magnifique comme ça, mais ma vraie vie, ma vraie qualité de vie... elle est profondément dégradée, parce que je ressens à l'intérieur. Et ma dernière attaque de panique m'a conduite aux urgences, et je l'en remercie d'ailleurs, parce que le lendemain, je suis sortie avec une sensation de refus. Je me suis dit, mais à partir d'aujourd'hui, je refuse de continuer à vivre comme ça. Je refuse de faire semblant que tout va bien, alors qu'à l'intérieur, je me sens ensurvie et attaquée tout le temps. Je refuse aussi de continuer à gérer mon anxiété parce que je refuse cette anxiété et je refuse de lutter contre mon corps. J'ai pris cette décision de devenir la version de moi Karine 2.0. En fait je me dis je ne veux pas avoir une belle vie sur le papier, je veux avoir une belle vie, je veux que mon corps se sente bien, je veux me sentir épanouie, je veux m'amuser, je veux m'éclater. Je veux profiter de tous les moments que la vie va me donner. Je ne veux plus continuer à ressentir ce que je ressens. Et j'ai vraiment compris que ce que je ressentais était fondamental. Jusqu'ici, j'avais essayé de changer ma vie et mon état avec mon mental. Mais je me suis dit, ouais, mais mon corps, lui, j'ai beau me dire ce que je veux dans mon mental et être hyper motivée, mon corps, lui, continue à fonctionner avec les mêmes automatismes et les mêmes sensations. Alors je suis partie à la recherche. de solutions durables qui m'ont permis de comprendre quelque chose qui a changé fondamentalement ma vie, c'est tant que mon corps ne changeait pas sa manière de répondre à la vie, ma vie, elle, elle ne pourrait pas changer. Et dans les accompagnements que j'ai pu faire, dans les mentors que j'ai pu rencontrer, ça m'a permis de changer ma connaissance du corps, mais aussi ma relation au corps, de mieux comprendre d'abord ce qu'est le corps. Je ne sais pas pour toi, mais moi j'ai longtemps considéré mon corps comme un véhicule. Quelque chose qui doit avoir une apparence. Quelque chose qui doit être beau. En tout cas que je dois juger beau. Mais aussi quelque chose que je ne dois pas trop considérer. Il faut tenir, il faut se pousser, il ne faut pas trop s'écouter. Et surtout quelque chose qu'il faut réparer quand ça dysfonctionne. Alors tu vas me dire, tout ça ce n'est pas faux. Ben non, tout ça ce n'est pas faux. C'est sûr que notre corps il nous emmène là où on veut. à peu près en tout cas, qu'on aime bien se sentir belle ou beau. Il faut bien aussi, même dans les périodes compliquées, arriver à se bouger. Mais ce n'est pas tant le corps que nous qu'on bouge en fait. Mais tout ça, c'est incroyablement réducteur. C'est incroyablement réducteur et surtout, ça nous empêche, quand on reste là-dedans, de construire autre chose. Et ça nous empêche d'avoir accès à une relation beaucoup plus bénéfique et beaucoup plus profitable pour les deux parties. Parce que le corps, il n'est pas qu'un véhicule ou un temple. C'est le seul endroit où se déroule notre vie. C'est le seul endroit qui nous fait prendre conscience de comment se déroule notre vie. Donc c'est notre premier outil de conscience. Sans le corps, on n'a pas conscience de ce qui se passe. Mais ce n'est pas qu'un outil pour moi. Pour moi, mon corps et moi, on est dans la même équipe. Je me suis répété ça pendant cinq ans, tous les jours. Mon corps et moi, on est dans la même équipe. Ça veut dire que mon corps, c'est mon associé, c'est mon copilote. Quand on est associé à quelqu'un, que ce soit professionnel ou plus personnel, on respecte la personne, on l'écoute. Elle est importante pour nous. Ce n'est pas que quelque chose à faire bouger et à faire avancer comme on veut. Ce n'est pas quelque chose qu'on contrôle. C'est une personne qu'on va écouter, qui a un vrai rôle dans notre vie. Et j'aime beaucoup cette vision. que mes apprentissages m'ont appris. Parce qu'en fait, elles changent tout. Elles nous permettent de développer une vraie relation de confiance, une vraie relation tout court d'ailleurs, avec notre corps. Qu'elles nous permettent de prendre de meilleures décisions, de meilleures décisions pour notre santé aussi, qu'elles soient physiques, émotionnelles ou mentales. Elles nous permettent de jouer dans la même équipe. Elles nous permettent de savoir ce qui est bon pour nous, parce que le corps, il nous envoie des informations. Et elles nous permettent de détecter plus vite ce qui va nous éloigner de nous-mêmes, ce qui est moins bénéfique. Parce que le corps, en fait, il nous parle en permanence. Et même si le corps, une partie en tout cas, est une somme d'habitude, et j'y reviendrai plus tard, c'est aussi un organisme vivant d'une intelligence innée incroyable, qu'on n'arrive même pas à comprendre complètement. Il sait réparer, il sait s'adapter, il sait compenser, il sait régénérer. Il n'a pas besoin de nous pour respirer, il n'a pas besoin de nous pour digérer. Nos ongles poussent, notre peau se répare, tout notre fonctionnement vivant se fait sans nous. Depuis notre toute première cellule, le corps travaille avec la vie. Il participe aussi, il fait partie du mouvement permanent du vivant, comme toutes les plantes, comme tous les animaux. Il a une dimension bien plus grande que ce qu'on lui accorde. Rien que pour ça, je crois qu'il mérite davantage notre confiance que notre contrôle. Rien que pour ça, il est le meilleur partenaire que nous ayons dans notre vie. La seule difficulté qu'on rencontre en fait, c'est comme quand on parle avec quelqu'un dont on ne comprend pas vraiment le langage, c'est d'arriver à apprendre son langage. Parce que parfois on ne comprend pas ce que veut le corps. on ne comprend même pas qu'il nous parle. Mais le corps, il nous parle tout le temps. Il nous parle par nos sensations, qu'elles soient purement physiques ou émotionnelles. La fatigue, la manière dont on respire, ou qu'on ne respire pas d'ailleurs. Les tensions qu'on peut ressentir. Est-ce qu'on a de la mobilité ou est-ce qu'on perd un peu en souplesse ? Est-ce qu'on sent qu'on a mal au dos ? Est-ce qu'on se sent même motivé ? Est-ce qu'on a envie ou pas envie ? Et puis toutes les émotions qui viennent. et qui sont aussi des sensations. Et en général, si on aime les sensations qui sont plutôt cool, on va vouloir éliminer les sensations moins cool ou inconfortables, notamment la douleur ou les sensations de stress aigu ou comme moi j'avais d'anxiété. On veut faire taire les messages qu'on juge... inconfortable ou qui ne nous arrange pas. Et pour prendre l'exemple de la douleur, on veut toujours faire taire la douleur. Mais la douleur en elle-même, elle n'est jamais le problème. La douleur, elle est un message, elle est un signal. Elle est quelque chose, un feedback que le corps nous envoie sur quelque chose qui est en train de nous arriver. Je ne dis pas qu'il ne faut pas prendre d'antidouleur parce que c'est nécessaire de temps à autre. On ne peut pas vivre dans des hauts niveaux de douleur non plus. Ça peut être trop intense pour lui, donc c'est complètement ok. Et ce n'est pas ce que je dis, mais... C'est bien de s'autoriser à écouter plus des messages du corps, à s'autoriser à ressentir plus. Parce que mieux on accueille, plus on va ressentir. Même on va ressentir plus de joie, plus d'excitation, plus d'amour, plus d'enthousiasme. Tout ça, ça crée des sensations qui peuvent aussi être très intenses. Et dans notre relation au corps, lui permettre de s'exprimer, nous permettre de prendre le temps de le comprendre, c'est primordial parce que... Quand on supprime systématiquement une douleur ou un inconfort, ça ne nous permet pas de trouver la racine. Qu'est-ce qui vient générer en vrai cet inconfort ou cette douleur ? Quelle est la racine du message ? Et puis, moins on écoute un message, plus il a tendance à revenir fort parce que le corps, il travaille pour nous, il est là pour nous, il veut nous montrer quelque chose. Il est à notre service, c'est notre associé. Et donc il va continuer à parler, continuer à parler plus fort, voire continuer à parler ailleurs. Si on n'a pas entendu dans l'épaule, peut-être qu'on va entendre dans le genou ou dans la hanche. Si on n'a pas entendu le stress, peut-être qu'on va entendre le mal au ventre. Peut-être qu'on va entendre l'anxiété. Peut-être qu'on va entendre la sensation d'étouffer. Et tout ce qu'on prend contre nous, en fait, n'est jamais contre nous. Ça, je trouve que c'est un point qui est essentiel. Comprendre que le corps ne joue jamais contre nous. Le corps ne nous trahit jamais. Il nous aide tout le temps à naviguer dans notre vie. Il nous montre nos besoins, nos limites. Il nous montre nos conditionnements. Il est là, en fait, pour nous montrer que la vie qu'on vit, elle n'est pas bénéfique. pour nous, qu'on pousse trop ou qu'on se retient trop, on est trop dans le sacrifice ou on est trop dans la lutte, que la qualité de notre vie n'est pas celle que peut-être notre mental essaye de nous faire croire. Le corps, il a toujours eu cette place-là pour nous, même si nous, on n'a pas toujours eu cette position-là pour lui. Le corps, il a toujours joué dans notre équipe et nous, on n'a pas toujours eu conscience que le corps jouait. dans notre équipe. Mais ça ne se passe pas toujours de cette manière-là. C'est-à-dire que le corps a beau être notre associé et faire tout ce qu'il peut, il a aussi enregistré des expériences qu'ils font rester dans un certain niveau de vie. Et j'ai compris une chose fondamentale, c'est que pour changer notre vie, il faut changer ce que notre corps connaît de notre vie. Oui, c'est un associé absolument dévoué. Il a une intelligence innée qu'on n'est même pas capable de comprendre complètement. Donc on peut lui faire confiance. Mais on lui a aussi appris des choses. Il est aussi un super ordinateur avec une mémoire. Et pour changer notre vie, on a besoin de passer par le corps. Le mental ne suffit pas. Et changer notre vie, ce n'est pas simplement changer notre niveau de santé. Ça peut être aussi changer... notre capacité à aimer, à entreprendre, à créer, à décider, à diriger. Parce que tout ça passe par le corps. Et le corps, il répète ce qu'il connaît. Et ça, c'est le deuxième point hyper essentiel pour moi, c'est que le corps, il est un peu le résultat de notre histoire. Il est le résultat de tout ce qu'il a enregistré de notre vie, nos blessures, nos réussites. nos peurs, nos conditionnements, toutes nos prophéties intérieures. À chaque fois qu'on se dit mais la vie c'est comme ça ou je suis comme ça, le corps s'adapte à nos mots, il répond à nos mots. C'est pour ça que c'est hyper important en fait de travailler avec le corps pour lui apprendre une autre réalité, pour utiliser son intelligence innée pour nous, pour lui permettre de sortir de la boucle. Alors bien sûr on peut s'entraîner. Mentalement, on peut faire des formations, on peut décider de voir la vie autrement, on peut se remotiver peut-être, on peut changer de job, partir se former. Tout ça c'est utile mais ce n'est pas suffisant. Il faut aussi entraîner le corps à vivre la réalité qu'on veut. Il faut lui apprendre une nouvelle expérience. Il faut lui permettre de vivre dans un nouveau niveau de sécurité. Il faut lui permettre de vivre à travers de nouvelles prophéties. Et ce changement peut être tout simple, ça peut être simplement passer de « je suis timide » Avec toutes les sensations que ça va ramener et le corps qui va agir de cette manière-là. Je suis timide à... Je parle avec confiance. Et plus on va parler, plus on va se rendre compte qu'on n'est pas timide en fait. C'est juste une habitude du corps. Et qu'on peut transformer ça. Et on passe beaucoup de temps, je trouve, à pousser notre corps. On passe beaucoup de temps à ne pas l'écouter. Pour ne pas s'écouter. Mais ne pas s'écouter... c'est ne pas écouter nos besoins, c'est ne pas répondre à nos besoins. Notre corps, il a besoin d'être renforcé, c'est sûr, mais il a aussi besoin de se relaxer. Il a besoin d'être entraîné à augmenter sa capacité à soutenir notre vie. Et notre rôle, c'est aussi de lui apprendre à contenir davantage de vie. Le corps, il n'est jamais un frein, même s'il nous freine souvent. Il est un contenant aussi. Et plus ce contenant va s'agrandir, plus on va lui permettre de grandir d'une manière bénéfique en fait. Plus la vie qu'on peut créer va s'agrandir avec lui. À chaque fois qu'on a envie de vivre quelque chose de nouveau, on ne peut pas seulement apprendre de nouvelles compétences avec notre mental. On doit aussi permettre à notre corps d'apprendre une nouvelle manière d'habiter cette expérience. Et pour moi, ça passe par ça, installer une nouvelle relation, une nouvelle vision du corps. Comprendre que toutes les sensations sont sa manière de nous parler et que plus on va les accueillir, même si on a de l'aide extérieure parfois pour les atténuer un peu, mais plus on va les accueillir, plus on va les comprendre mieux, on va leur répondre. Que le vrai coup de ne pas écouter, c'est que ça parle plus fort. Que le corps est hautement intelligent, mais qu'il est aussi le résultat. de nos expériences passées et que pour créer du nouveau dans notre vie, on a besoin de passer par le corps. Je vais te laisser avec cette idée. Jusqu'au prochain épisode, je t'invite à une expérience. Plusieurs fois par jour, arrête-toi quelques secondes et pose-toi cette question. Qu'est-ce que je ressens dans mon corps là ? Et de quoi ai-je vraiment besoin maintenant ? Tu verras que ton corps te parle beaucoup plus souvent que tu l'imaginais. Et surtout, souviens-toi, ton corps est toi. Vous êtes dans la même équipe. J'espère que cet épisode t'aura offert une nouvelle manière de regarder les choses. Si tu penses qu'il peut être utile à une personne de ton entourage, n'hésite pas à le lui partager. Si une idée a particulièrement résonné en toi, je t'invite à l'observer, à l'expérimenter. Et si tu en as envie, viens me partager ce qu'elle a fait bouger chez toi. Je serai vraiment ravie d'échanger avec toi. On se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode. En attendant, prends grand soin de toi et surtout... Ose briller