Speaker #0Bienvenue dans le podcast « Oser l'aventure d'être soi » . Je m'appelle Tiffaine Gualda, passionnée par l'entrepreneuriat, le voyage, mais aussi par l'humain et son potentiel infini d'exploration et de transformation. J'ai commencé jeune, ma quête de sens, et mon engagement dans des projets à impact positif m'a amenée dès mon adolescence à parcourir le monde. Aujourd'hui, je crée chaque jour la vie et le métier qui m'inspirent profondément et qui contribuent positivement au monde. et j'accompagne d'autres personnes à le faire. Je suis convaincue que la plus grande des aventures est celle qui nous invite à plonger au cœur de ce que nous sommes et de ce qui nous anime véritablement. À travers ce podcast, j'invite chacun à explorer avec moi ce qui le rend vivant, vibrant et à dépasser ses peurs pour oser pleinement la grande aventure d'être soi. Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans ce nouvel épisode de podcast en solo. Aujourd'hui, on va parler de la présence, on va parler de cultiver la présence et je vais vous partager mes différentes clés pour pouvoir apaiser un mental agité. Si vous avez la sensation d'avoir un mental qui tourne en boucle, d'avoir du mal à débrancher votre cerveau, d'avoir des pensées qui sont constamment en train de vous envahir, en train même éventuellement de vous stresser, de vous angoisser, cet épisode est résolument pour vous. Le thème de la présence, c'est un sujet que j'ai abordé à la fois en filigrane sur le podcast, mais je ne l'ai jamais vraiment dédié un épisode entier. Aujourd'hui, j'ai envie de vous en parler à la fois parce que c'est un thème qui est beaucoup ressorti, notamment avec une cliente que j'accompagne en ce moment individuellement, et ça m'a vraiment fait prendre conscience à quel point ce sujet, il est vraiment au cœur, il est vraiment à la racine de mon cheminement. Et on me demande souvent comment est-ce que j'ai réussi à créer cette vie. extraordinaire entre deux pays, le Sénégal et l'Afrique du Sud, à pouvoir mener cette vie de voyage et d'aventure en me sentant profondément ancrée, sans avoir peur de l'inconnu, sans avoir peur de l'imprévu. Comment est-ce que j'ai réussi aussi quelque part à m'affranchir de certaines normes, à croire que c'était possible pour moi de pouvoir créer mon activité de cette manière-là, avec un agenda spacieux. Vraiment, en fait, tout ce que j'ai réussi à créer jusqu'à aujourd'hui, et à co-créer aussi avec Erwan, mon compagnon, je pense que ce qui a été profondément à la racine de ce cheminement, c'est le fait de comprendre que ma qualité de présence est un facteur clé de succès immense. Et ça, j'en ai pris conscience assez tôt dans mon parcours et j'ai vraiment compris que ça allait être un sujet important, challengeant, parce que clairement je partais de loin, comme je pense beaucoup de personnes, mais que ça valait vraiment la peine de mettre mon attention à cet endroit-là et de cultiver la présence. Donc dans cet épisode, je vais vous partager mon chemin. avec la présence, mon chemin de réconciliation pour cultiver la présence. Je vais vous partager pourquoi est-ce que c'est si difficile de réussir à vivre dans le moment présent, pourquoi est-ce que notre mental est programmé pour finalement nous dévoyer de la présence et pourquoi est-ce que c'est en revanche un levier extraordinaire à la fois d'épanouissement mais aussi de prospérité, notamment si vous êtes entrepreneur. Et puis je vais vous partager quelles sont mes pratiques, mes clés au quotidien pour pouvoir... cultiver cette qualité de présence. Donc déjà, j'ai vraiment envie de vous partager le fait que ça n'a pas toujours été mon chemin, c'est vraiment quelque chose que j'ai dû revendiquer, c'est une pratique que j'ai dû intégrer dans ma vie, dans mon quotidien, ça a été laborieux, ça a été difficile, j'ai dû vraiment prendre soin, en fait, de cet espace-là comme un jardin à cultiver et je me souviens que notamment dans le début de ma vingtaine, pendant mes études quand j'étais en prépa, Je pense que c'est ici que j'ai commencé à prendre conscience que j'étais très angoissée, que j'étais très anxieuse à l'idée du futur, de ce qui allait advenir. Je voyais ma vie, je voyais tous les potentiels. Je ne savais pas quel métier j'avais envie d'exercer, je ne savais pas dans quel pays j'avais envie de vivre. Je ne savais pas avec qui est-ce que j'allais partager ma vie. Il y avait tellement d'inconnus, tellement de choses sur lesquelles je sentais que je n'avais pas la main. Et ça me donnait vraiment cette sensation de vertige et d'angoisse. Et puis par la suite, quand je suis rentrée en école de commerce, j'ai intégré une association d'entrepreneuriat social pour laquelle j'ai travaillé deux ans et que j'ai présidé pendant un an avec six entreprises sociales qu'on avait à la fois en France et en Afrique de l'Ouest. Et j'ai adoré me retrouver si jeune avec autant de responsabilités, être déjà un petit peu ma propre boss en quelque sorte. Et j'étais complètement engagée pour mon équipe à tel point que je ne m'étais jamais de limite, que je ne comptais jamais mes heures, que j'étais... toujours disponible pour les membres de mon équipe, j'avais une équipe de 35 personnes, jusqu'au jour où je me suis retrouvée hospitalisée pour suspicion d'AVC. Et ça a vraiment été pour moi une douche froide, parce que j'ai réalisé ce jour-là à quel point on peut aussi faire un burn-out d'une activité qu'on aime bien, d'une activité qui a du sens, d'une activité qu'on s'est choisie, dans laquelle on s'épanouit, mais dans laquelle on ne va pas prendre soin de soi. Et moi, mon mental était constamment actif. actif, constamment en train d'anticiper les besoins de mon équipe, d'être en train de penser aux futurs projets, à tout ce qu'il y avait à faire. J'étais vraiment dans cette énergie du faire, de l'action en permanence. Il n'y avait aucune pause, il n'y avait aucun espace, il n'y avait aucune respiration finalement dans ma vie. I was all about doing, Et donc cette prise de conscience et cette suspicion d'AVC, ça a été le moment déclencheur où je me suis dit Tiffaine, il va falloir que tu apprennes à ralentir. Si tu as à cœur d'avoir un impact dans le monde, dans la durée, ça va être essentiel que tu apprennes à prendre soin de toi. Et ça va passer par le fait d'apprendre à... apaiser ton mental. Et à ce moment-là, une amie, Lily, Lily Gros, que j'ai invitée sur le podcast l'année dernière, il me semble, m'avait recommandé une application de méditation qui s'appelle Petit Bambou. Et donc, j'ai commencé à méditer avec Petit Bambou. Et dans l'année qui a suivi, un livre est arrivé dans ma vie. Et s'il y avait un seul livre que j'ai à cœur de recommander à toutes les personnes qui m'écoutent, c'est celui-ci. C'est Le pouvoir du moment présent, d'Edgar Tolley qui est un auteur allemand. Et ce livre a complètement transformé ma vie. C'est un livre qui n'est pas si facile que ça à lire. Il est un petit peu indigeste, il n'est pas facilement accessible en termes de contenu. Mais si on prend le temps de plonger dans ce qu'il a à nous offrir, ce livre est un trésor extraordinaire. Et au moment où je l'ai lu, j'étais sur le point de partir vivre en Malaisie pour six mois, un semestre entier à l'étranger. J'étais avec mon compagnon de l'époque avec qui je sentais dans le fond. que ce n'était pas la personne qui me correspondait, avec qui j'avais envie de partager ma vie. Et donc j'avais déjà beaucoup d'angoisse et d'anxiété sur comment allaient se passer les voyages, comment allait se passer le retour. J'ai vraiment pris conscience finalement à travers ce livre que mon mental était en permanence dans le futur et dans ce qui allait se passer. Et c'est le moment où j'ai pris conscience que l'angoisse est une émotion qui n'existe que dans le futur. Ça n'est que parce que l'on est en train de se projeter. dans une expérience future qu'on anticipe qui plus est, comme pouvant mal se passer, avec des scénarios catastrophes pour lesquels notre mental est un champion absolu, qu'on va déclencher la sensation d'angoisse dans notre corps. Parce qu'en réalité, ce qui est très important de comprendre, c'est que ce sont nos pensées qui créent nos émotions. Et donc quand on ressent de l'angoisse, la première question à se poser, c'est qu'est-ce que je suis en train de penser ? Et souvent, observez, vous verrez que... votre mental est parti dans le futur. Vous êtes en train d'anticiper quelque chose futur sur lequel potentiellement en réalité vous n'avez même pas la main. Et donc apprendre à me ramener dans le présent, ça a été une clé immense et c'est quelque chose que j'ai beaucoup cultivé par la suite notamment en venant m'installer au Sénégal puisque le Sénégal est un pays par excellence qui vient nous faire travailler la relation au temps, la relation à la présence, qui nous apprend à ralentir. à être en connexion avec les éléments, avec la nature, avec les gens. J'ai un ami très cher ici, Faudé, qui dit souvent en Europe, vous avez des montres ici, nous avons le temps. Et donc c'est vraiment l'art de revenir dans une temporalité. Et le sujet du rapport au temps, c'est vraiment un sujet qui est fascinant. Je vais me concentrer sur mon sujet du jour parce que je pourrais vous en parler pendant des heures. Et d'ailleurs, je crois vraiment qu'il y a un programme qui est en train de naître en moi, depuis plusieurs mois déjà, sur la relation au temps et qui pourrait éventuellement voir le jour d'ici la fin du printemps et le début de l'été. Donc je reviens, je me ramène au présent et je me ramène à mon sujet. Donc pourquoi est-ce que c'est si difficile d'être dans le moment présent ? Ce que j'étais en train de vous partager c'est justement le fait que notre mental est une machine à voyager dans le temps. Notre cerveau humain en réalité il n'est pas conçu pour notre paix intérieure, Il n'est pas conçu pour notre plus grand. épanouissement, pour que nous puissions réaliser nos grands rêves et nos grands désirs. Il est vraiment conçu pour la survie. Et donc il est conçu pour analyser ce qui s'est passé dans le passé et pour anticiper ce qui pourrait se passer dans le futur. Ce qui fait qu'on est en permanence en train de voyager entre ces deux espaces, le passé et le futur, qui ne sont évidemment pas l'instant présent. Et il y a un TED Talk magnifique. d'une femme qui s'appelle Sonia Shapiro sur la méditation de pleine conscience. Le titre du TED Talk c'est « What you practice grows stronger » dans lequel elle explique que notre mental est, je crois que c'est 45% du temps, en train d'anticiper le futur ou d'analyser, de repenser, de ressasser le passé. Ce qui signifie qu'on passe quasiment la moitié de notre temps et donc la moitié de notre vie déconnecté de l'instant présent qui est pourtant le terreau, le creuset, le seul espace-temps qui existe en réalité. La seule chose qui existe, c'est ici et maintenant, c'est moi en train d'enregistrer cet épisode pour vous, c'est vous en train de le recevoir et de l'écouter et c'est la seule chose qui existe vraiment. Et le moment présent c'est en réalité la seule temporalité sur laquelle on a la main pour agir, soit pour soigner le passé, soit pour Créer le plus beau futur possible, mais pour ça, on a véritablement besoin de venir s'ancrer dans le présent. Et donc, prendre conscience que notre mental est parti dans le futur ou est en train de ressasser le présent, et pouvoir se ramener ici et maintenant, c'est une clé extraordinaire. Et c'est tellement difficile parce que notre cerveau est programmé, quelque part, pour voyager dans ces deux espaces-temps qui ne sont pas l'instant présent. Ce qui se passe aussi, c'est qu'on a vraiment cette tendance à s'identifier à notre mental et à s'identifier à nos pensées. C'est-à-dire par exemple, et je repense à la jeune femme que j'accompagne en ce moment, qui a beaucoup d'angoisse et beaucoup d'anxiété. Et quand on est une personne très anxieuse et très angoissée, on peut finir par se raconter l'histoire que c'est ce que l'on est. Je suis une personne anxieuse. Je suis une personne angoissée, ça devient une partie de notre identité. Ou bien on va se raconter des histoires par rapport à notre famille. Je suis le mouton noir de la famille. Je suis en décalage avec les autres. Je suis incomprise. Je suis x, y, z. Et on finit par croire que c'est ce que l'on est. On s'identifie à notre pensée. Je suis pauvre, je suis riche, je suis malade. Parfois on s'identifie à notre maladie. Vous pouvez prendre ce que vous voulez comme exemple mais on a tendance à s'identifier à ce que l'on pense. Or, nous ne sommes pas nos pensées, nous sommes la conscience qui les observe. Un petit peu comme si nos pensées étaient des nuages qui traversent le ciel et nous, nous sommes le ciel tout entier, l'espace qui contient tout. Et donc apprendre à se mettre dans cette métaposition, dans cette position un petit peu plus omnisciente, comme si on était vraiment ce contenant plus vaste qui observe et qui met à distance les pensées et prendre conscience que nous ne sommes pas nos pensées, c'est aussi une clé immense. Parce que ce qui se passe, c'est qu'il y a vraiment une identification mentale très forte qui se fait et c'est la raison pour laquelle c'est aussi difficile d'en sortir et de revenir dans l'instant présent, de revenir dans la conscience qui est en réalité le seul espace depuis lequel nous pouvons être le créateur, la créatrice. conscient de notre réalité. Sinon, en permanence, c'est notre inconscient, c'est notre mental, c'est notre identité qui vont façonner notre vie et qui vont évidemment les façonner de sorte à ce que notre réalité colle aux histoires que l'on se raconte et souvent ce sont des histoires qui, soyons clairs, ne sont pas à notre service. Ensuite, c'est tellement difficile de s'affranchir de ce mental parce que notre mental, il cherche en permanence à résoudre l'incertitude, à contrôler ce qui pourrait se passer, à prévenir des imprévus, prévenir des inconnus, prévenir de tout ce qui pourrait finalement se passer. Et là encore, c'est important de réaliser, d'accepter, d'accueillir que la vie est une aventure. Et si on a envie de pouvoir vivre cette grande aventure, ça va demander de lâcher prise sur la manière dont les choses vont se dérouler et de revenir sur la seule et unique chose sur laquelle nous avons la main qui est en réalité nos pensées. Whatever happens, quoi qu'il se passe, la seule chose sur laquelle j'ai la main, c'est qu'est-ce que je choisis d'en penser et comment je choisis de me sentir vis-à-vis de cette situation. Et donc, revenir encore une fois dans l'instant présent, ne pas chercher à prévoir, à anticiper, parce que de toute façon, ça n'est pas dans notre champ d'action, ça n'est pas dans notre champ d'influence. Et je crois vraiment que Merci. l'une des raisons pour lesquelles j'arrive à accomplir tout ce que j'accomplis, c'est que je ne passe pas de temps, je ne dédie pas de temps à essayer d'anticiper des scénarios qui de toute façon ne sont pas dans mon champ d'influence possible. Et ce que j'ai vraiment réalisé, c'est que quand on a un mental qui est programmé par défaut, et qu'évidemment on peut programmer à l'inverse, mais qui est vraiment programmée par défaut pour anticiper les problèmes du futur. C'est comme si on se place là dans le présent, mais on utilise notre temps présent pour anticiper le futur. Alors quand le futur arrive dans le présent, notre mental lui reste programmé sur qu'est-ce qui pourrait se passer dans le futur. Quels sont les problèmes que je vais devoir résoudre dans le futur ? Comment est-ce que je peux contrôler ce qui va se passer dans le futur ? Et donc... quand bien même le futur arrive dans le présent et qu'on a la sensation que ce mode de pensée va nous permettre de mieux vivre le futur parce que de mieux pouvoir le contrôler, en réalité quand le futur arrive dans le présent, on est encore en train d'observer les problèmes futurs qu'il pourrait y avoir puisque c'est notre mode de pensée par défaut. Alors que quand on fait ce travail de déprogrammation et de reprogrammation que j'ai fait, et c'est pas si facile de le faire mais c'est possible de le faire, et qu'on adopte un mode de pensée par défaut qui est dans le présent, ici et maintenant, tout va bien. Dans le présent, ici et maintenant, je suis en sécurité. Et si quelque chose arrive, j'ai les ressources pour y faire face. J'ai les ressources pour dépasser cet obstacle. Ou bien pour mobiliser les ressources, mobiliser mon écosystème pour dépasser cet obstacle. Alors quand le futur arrive dans le présent, mon mode de pensée... reste, et même quand c'est quelque chose potentiellement challengeant comme situation qui arrive dans le présent, mon mode de pensée reste, ici et maintenant, tout va bien, j'ai les ressources pour faire face, j'ai la capacité de mobiliser les ressources. Donc ça pour moi c'est vraiment hyper important, parce que c'est vraiment l'art de vivre au jour le jour avec la confiance que quoi qu'il arrive dans le futur, j'ai la capacité d'y faire face. Et puis la dernière raison pour laquelle c'est si difficile de réussir à... apaiser notre mental, au-delà du fait qu'évidemment, on vit dans une société qui nourrit cette agitation mentale, on vit dans une société qui a pour but de capter notre attention, on est dans cette vitesse permanence, cette accélération, cette course à la performance, donc on vit dans une société qui nous pousse, qui pousse notre mental à être actif en permanence, avec les informations continues, etc. Mais au-delà de ça, il y a vraiment aussi cette idée que notre mental, le fait de passer notre vie dans notre tête et dans notre mental, c'est aussi un moyen de ne pas ressentir nos émotions et de ne pas finalement être connecté à notre corps, ne pas ressentir de la peur, ne pas ressentir de la tristesse, peut-être certains deuils qui n'ont pas été processés, de ne pas ressentir une forme de fatigue, de ne pas faire face parfois aussi quelque part à une forme de vide existentiel. une forme de non-sens dans notre travail, dans notre relation, de ne pas aller regarder finalement ce qui ne nous convient plus et un petit peu comme si on mettait cette intuition, ces émotions, sous le tapis, sous la surface, pour ne pas avoir à ressentir. Parce qu'on se dit que ça va nous permettre de rester productif, de maintenir notre vie telle qu'elle est, de contrôler notre vie, notre travail, nos relations telles qu'elles sont. Et en réalité évidemment c'est un mauvais calcul parce que notre corps détient toujours toutes les réponses et parce que c'est quand on fait vraiment ce travail d'alignement profond à nos ressentis, à notre corps, à notre intuition, à ce qui est, qu'on va pouvoir cheminer vers une vie qui va être profondément épanouissante. Donc le mental peut-être que ça nous conduit vers une forme de performance, mais la présence elle va nous conduire vers l'épanouissement et vers la prospérité. Et c'est ce que j'ai envie de vous partager dans la suite de l'épisode. Pourquoi ? Déjà parce que quand on cultive la présence, on crée un espace entre ce qui arrive, entre les événements, et entre la manière dont on choisit d'y répondre. Quand on n'est pas dans la présence, quand on est en pilote automatique, on dit que 90% de nos actions sont dictées par notre inconscient, donc c'est énorme. Si on ajoute ça aux 45% de notre mental qui est en train de voyager dans le présent et dans le futur, ça laisse très très très peu d'espace à la présence et c'est vraiment quelque chose que l'on doit choisir avec intentionnalité de déployer. Parce que quand on est dans ce pilote automatique, au moment où il survient quelque chose, un conflit, un événement, on va avoir tendance à réagir au lieu de répondre à la situation. Et c'est Viktor Frankl qui disait, qui a cette phrase qui est magnifique, qui dit Entre le stimuli et la réponse, il existe un espace. C'est dans cet espace que se trouve notre pouvoir d'agir et c'est dans ce pouvoir d'agir que se trouve notre liberté. Cultiver la présence, ça nous permet de ne plus réagir aux événements mais d'apprendre à créer un espace pour pouvoir choisir, pour pouvoir décider consciemment de quelle manière est-ce que j'ai envie de répondre à cette situation. Et ça, ça nous permet de faire des choix différents de ceux que l'on a toujours fait jusqu'à présent et donc de venir bâtir un futur différent puisque notre futur est la somme des choix. que nous faisons dans le présent. Et notre présent est la somme des choix que nous avons faits dans le passé. Et donc c'est uniquement dans le présent qu'on a la main pour transformer notre futur. Mais ça, ça nous demande de déployer cette qualité de présence qui nous permet d'avoir l'espace de poser des choix qui sont des choix différents. Différents de la norme, différents de ce qu'on a toujours fait, différents de ce que notre famille a fait. différent parce que fait en conscience. Ensuite, la présence, elle améliore. considérablement la qualité de nos décisions. Parce que justement, on va pouvoir ouvrir cet espace. On va pouvoir se connecter à notre intuition. On va pouvoir apprendre à cultiver la relation avec notre intuition. Moi j'ai longtemps cru que je n'avais pas d'intuition. En réalité j'en avais une mais je ne l'écoutais pas. C'était tellement caché sous un mental omniprésent. Et puis surtout, ce que mon intuition avait à me dire, qui était qu'il fallait que je me sépare de cette relation dans laquelle j'étais et qui ne me convenait plus, n'arrangeait plus. pas du tout mon scénario mental. Et donc il a vraiment fallu que j'apprenne à accueillir cette part de moi. Donc on a la possibilité d'accéder à notre intuition, d'avoir des perceptions qui vont être beaucoup plus fines, d'avoir une clarté d'esprit quand on a l'impression qu'on manque de clarté, que tout est brumeux, c'est parce que notre mental est agité, c'est parce qu'il y a plein de nuages dans notre ciel intérieur. Et la présence, c'est un petit peu, vous savez aussi cette métaphore d'une boule à neige. qu'on agiterait en permanence et on a besoin de poser cette boule à neige pour que tous les flocons de neige descendent et d'un seul coup on a de la clarté sur le paysage, sur le monument qui est représenté à l'intérieur, qu'on ne pouvait pas voir avec une telle précision quand le mental était vraiment agité. Donc la présence nous permet de revenir à cette clarté intérieure et dans l'entrepreneuriat c'est vraiment absolument stratégique parce que se connecter à nos perceptions, ça va nous mener sur la voie de la prospérité. Si je reprends l'exemple de l'écosystème et de ce lancement extraordinaire de début janvier entre l'écosystème et le mastermind, j'ai vraiment été guidée parce que j'ai fait ce travail de présence, de régulation du système nerveux, de vraiment élargir ce contenant que je suis. Et ça m'a permis une lecture beaucoup plus fine de mes perceptions, de mes intuitions, des messages qui m'ont été soufflés par mon corps. qu'avant j'entendais mais sur lesquelles je n'avais pas vraiment la main. Et plus on cultive la présence, plus on les entend, et plus on a la capacité de s'en saisir, et c'est ce qui nous amène à des endroits que notre mental n'aurait même pas pu imaginer. Évidemment la présence c'est aussi ce qui va nous permettre d'entreprendre, de vivre de manière écologique pour nous, parce que quand on est déconnecté du présent, on ne ressent plus, la fatigue on ne ressent plus, nos besoins, on ne ressent plus nos limites et donc on va les outrepasser et risquer à terme un burn-out, une crise de sens, une forme de figement, d'épuisement professionnel. Et donc la présence c'est vraiment ce qui va nous permettre de ralentir, ce qui va nous permettre de dire non, ce qui va nous permettre d'honorer nos besoins, d'honorer notre énergie, notre énergie qui est notre outil de travail numéro un quand on est dans des activités notamment. qui sont des activités liées à l'humain, qui sont des activités liées aux vivants. Et donc pour moi, la présence, c'est vraiment une condition essentielle pour pouvoir entreprendre durablement et entreprendre sans s'épuiser. Ensuite, je dirais que la présence, c'est vraiment un outil, c'est presque un outil stratégique, mais c'est pas pour ça qu'on le fait. On le fait parce que ça nous permet d'avoir une vie qui est plus riche, qui est plus savoureuse, qui est plus belle, qui est délicieuse, dans laquelle il y a de la vie, dans laquelle il y a vraiment de la saveur du jus. Néanmoins, la présence et cultiver la présence, ça m'a énormément permis d'améliorer mes compétences en coaching et en accompagnement. Au début, quand j'ai démarré le coaching, j'étais dans un espace un petit peu mental et pendant que mes premières clientes me parlaient, je me voyais en train d'essayer d'anticiper quelle était la prochaine question que j'allais poser, où est-ce qu'il fallait que je les emmène et déjà je m'entends dans cette formulation, qu'est-ce que je dois faire, qu'est-ce qu'il faut faire à chaque fois qu'on s'entend dire ça. On est dans la voie du mental, on n'est pas dans la voie de la présence et du cœur. Et d'apprendre à cultiver la présence, ça m'a vraiment permis d'arriver comme une page blanche dans mes séances et d'être 100% ouverte à ce que la personne m'amène et d'arriver à capter des signaux que je ne pouvais pas capter tout simplement avec mon mental et qui se capte avec un champ de conscience qui est beaucoup plus élargi et qui va nous permettre d'amener la personne non pas où son mental a envie d'aller, nous pas non pas où mon mental croit qu'elle a envie d'aller et qu'il faudrait que je l'amène, mais vraiment d'être disponible pour amener la personne là où son âme sait qu'elle est prête à aller. Et donc ça permet d'être dans une finesse, dans une perception qui est beaucoup plus puissante, qui est beaucoup plus profonde, et de pouvoir transcender des non-dits, des blocages, des choses dont on n'avait même pas conscience et dont moi non plus finalement j'avais pas conscience avant de vivre cette séance-là. Et donc la présence évidemment. Ça améliore aussi nos compétences en tant que thérapeute, qu'accompagnant, que coach. Et évidemment, l'intégralité de nos relations, puisqu'on améliore notre capacité d'écoute, de ressenti, d'empathie et de perception. Et puis évidemment, et je pense que c'est pour moi la raison principale de pourquoi cultiver cette qualité d'être qui est tellement, tellement précieuse. Et pour moi, la présence, c'est la clé de tout. C'est la clé de tout. C'est parce que la présence nous permet d'habiter la vie que l'on bâtit. combien d'entrepreneurs, et c'est pour ça que pour moi mon programme Entreprend Durablement est tellement précieux pour le monde et tellement précieux pour les entrepreneurs, combien de personnes vivent entrepreneurs ou non avec cette carotte du futur, avec cette carotte du prochain objectif, du prochain lancement, du prochain chiffre d'affaires, du prochain palier à atteindre. Et de la même manière qu'on peut passer notre vie à anticiper ce qui pourrait se passer dans le futur, on peut en permanence dans le présent être en train de vivre pour un objectif futur de chiffre d'affaires, de nombre d'abonnés, de nombre de clients, etc. Et quand le futur arrive dans le présent, on a un nouvel objectif. Et donc c'est sans fin. Si on ne parvient pas à être épanoui avec 2000 euros de chiffre d'affaires, quand on sera à 5000 euros, ce sera la même chose. Quand on sera à 10 000 euros, ce sera la même chose. On sera en train de regarder le palier d'après. constamment. Et donc idéalement, ce dont on a envie pour notre vie, c'est de pouvoir marcher avec un pied dans le présent, un pied vraiment ancré, qui a de la gratitude pour ce qu'on est en train de vivre, qui célèbre ce qu'on a accompli déjà, qui vraiment habite pleinement la vie que l'on bâtit, et un pied qui est en marche vers notre réalisation future, qui est connecté à nos désirs, qui est connecté à notre potentiel. Mais on a vraiment besoin de pouvoir avancer sur ces deux niveaux-là, parce que si on est en permanence en train de regarder uniquement les objectifs futurs, alors on passe notre vie à construire une réalité que l'on n'est même pas en train de savourer dans le présent. Et on est dans cette fuite en avant constante de ça ira mieux quand j'aurai atteint le prochain objectif. Et on délègue quelque part le pouvoir du présent au futur et on délègue souvent d'ailleurs à l'argent. à des facteurs extérieurs, quand j'aurai atteint ce chiffre d'affaires-là, alors je me sentirai en sécurité. Ça fonctionne dans l'autre sens. C'est quand je me sentirai en sécurité dans le présent, alors je serai un match pour pouvoir attirer à moi cette réalité future. Voilà ce que j'avais envie de vous partager dans l'épisode d'aujourd'hui et je vais vous laisser avec les cinq clés, avec les cinq pratiques qui m'aident à cultiver la présence au quotidien. Alors évidemment, des pratiques, il y en a... plein et elles évoluent, mais on va dire qu'il y a des grandes tendances. La première, c'est vraiment d'être l'observatrice consciente de mes pensées, d'observer mes pensées. Ça, c'est vraiment quelque chose que je fais quotidiennement et parfois de m'attraper, de me choper en train de me raconter une histoire qui n'est pas du tout alignée à ma vision, qui n'est pas du tout alignée à la femme que je sais que je suis et que j'ai envie de laisser éclore davantage et donc observer mes pensées. Au début, c'est beaucoup passé par la méditation. J'ai beaucoup utilisé cette application que j'avais découvert, Petit Bambou, que je n'utilise plus aujourd'hui, mais je l'ai fait vraiment pendant presque des années. Au début, quotidiennement, et puis ensuite, c'est devenu une habitude. Je n'ai plus eu besoin d'utiliser ce support-là. En revanche, je continue à observer régulièrement mes pensées, parfois à l'écrit, parfois simplement en contemplant. Et nos pensées créent notre réalité. Ça, c'est vraiment fondamental à comprendre. Et donc... quand on n'est pas en train de vivre la réalité que l'on souhaite vivre, c'est important de venir observer quelles sont les histoires que je me raconte. Ensuite la deuxième clé pour moi c'est d'accueillir ce qui est. de ne pas résister à ce qui est, de ne pas résister à la réalité. Ça, ça m'a énormément aidée, notamment pour vivre une vie d'aventure. Quand on est en voyage, il y a toujours des imprévus, il y a toujours des déconvenus. Parfois un avion qui a quatre heures de retard, parfois une pièce sur la moto qui lâche pendant qu'on est dans le désert en Afrique du Sud. Et plutôt que de se dire « Ah, on n'a pas de chance ! » et de vraiment être en train de résister à l'expérience qu'on est en train de vivre, de pleinement accueillir, de, sur le coup, pivoter. de twister, simplement accueillir finalement cette réalité et faire que ça y est, c'est ma nouvelle réalité. Par exemple, quand on est à l'aéroport et qu'on nous annonce le vol aura 3 heures de retard, 4 heures de retard, moi je me réjouis parce que plutôt que de me dire que je vais perdre 4 heures, je vois qu'il y a 4 heures qui s'ouvrent devant moi. C'est comme si la vie m'offrait 4 heures pour avancer sur mon livre, moi qui suis super créative dans les aéroports, pour lire, pour prendre le temps d'appeler une amie. J'ai 4 heures qui s'ouvrent devant moi, voyez ? Et en plus, potentiellement, je vais voyager au frais de l'univers parce que mon vol sera remboursé avec 4 heures de retard. Et donc, accueillir la réalité, accueillir le fait que tout arrive dans mon sens, tout arrive pour une bonne raison, the universe has my back. Accueillir l'expérience que je suis en train de vivre et me lider à travers cette expérience. Revenir dans le présent, je n'ai pas la main sur ce que je vis. En revanche, j'ai la main sur... ce que je choisis d'en penser et comment je choisis de ressentir, de me faire vivre et de me faire traverser cette situation-là. Une clé immense pour moi pour apaiser le mental, et c'est tellement évident, c'est revenir dans le corps. Revenir dans le corps, dans la sagesse du corps. Avoir des pratiques qui nous ramènent dans le corps, pour moi ça passe immensément par le surf. Ça passe aussi par le yoga, mais ça peut m'arriver de faire des séances de yoga où j'étais encore dans mon mental, notamment si je fais du yoga en fin de journée. Ça m'arrive moins quand je fais du yoga le matin, c'est pour ça que maintenant je privilégie des séances le matin parce que mon mental n'est pas agité de tout ce que j'ai accompli et tout ce que j'ai fait dans la journée. Donc revenir dans le corps et parfois c'est pas forcément par une activité physique, ça peut être simplement aller dans son jardin, mettre les pieds dans la terre, mettre les pieds dans l'herbe fraîche, ressentir le printemps qui est en train d'arriver en Europe, ressentir l'odeur du gazon fraîchement coupé. ressentir l'odeur du linge frais qui sent bon quand vous êtes en train d'étendre votre machine. Tout simplement revenir dans notre corps quand on est en train de cuisiner, de voir les aliments, de les ressentir, de vraiment cultiver la présence. Pour moi, ça passe beaucoup par le toucher, par les odeurs. Mais vous avez, voilà, peut-être que pour certains, c'est certains sons, le bruit, écoutez le bruit de la pluie sur un Vélux. Voilà, vous connectez finalement un feu, le chant d'un feu qui crépite. et d'être dans ce moment. de présence, de revenir dans le corps et ça passe par les sensations physiques. Ensuite, je dirais que l'une de mes clés phares, c'est l'art de ralentir, de s'offrir des espaces de pause, des espaces de respiration, de cultiver un agenda spacieux, d'accueillir le vide, d'accueillir les saisons, d'accueillir les saisons d'hiver, même si elles nous font peur parce que notre mental se dit qu'il faut continuer à faire rentrer du chiffre d'affaires, qu'on a des choses sur notre to-do list. accueillir le ralentissement. Parce que dans ces moments-là, les idées jaillissent, dans ces moments-là, on est capable de faire des bons en avant qu'on n'aurait même pas soupçonné possible en réalité. Et quand on continue à être dans cette course en avant, dans cette suite en avant, on se coupe de la possibilité de devenir un terreau fertile pour accueillir la prochaine idée, la prochaine million dollar idea presque. Voilà, c'est l'image en tout cas qui me vient ralentir. cultiver l'art de ralentir et puis enfin voilà d'avoir des micro moments de présence, des micro moments de conscience dans sa journée, si ça passe pas par une session de serve de 3h par une grande balade à l'extérieur comme je vous disais simplement de se poser, pour moi aujourd'hui ça passe beaucoup par mes pratiques de régulation du système nerveux et parfois c'est 2 minutes c'est 3 minutes mais ça fait une grande différence de simplement se dire ok là je me pose et pendant 3 minutes vous pouvez mettre un chrono Vous pouvez faire l'exercice, c'est juste après cet épisode qui est sur le point de se terminer. Vous mettez un chrono et pendant cinq minutes, vous laissez le silence. Vous laissez un espace de silence. Et peut-être que vous prenez le temps de vous poser, de vous dire « Ok, là je viens d'écouter un épisode de 30 à 40 minutes. Qu'est-ce que j'ai envie de garder ? Quelle est l'intention que j'ai envie de poser ? Si je reviens dans la présence, dans comment je me sens ici et maintenant, qu'est-ce qui est disponible pour moi ? » Et je vous invite à faire l'exercice. pour celles et ceux qui ont la possibilité de le faire maintenant. Voilà pour l'épisode du jour, j'espère qu'il aura été nourrissant pour vous. Je vous invite vraiment à prendre conscience que la vie que vous aspirez profondément à créer commence par le fait de revenir dans l'instant présent. Et plus vous allez cultiver votre qualité de présence, plus ça va être facile, plus ça va être naturel, plus ça va devenir votre mode de penser par défaut, d'être et d'incarner cette créatrice. consciente, ce créateur conscient de votre vie. Je vous souhaite une belle fin de journée et je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Merci pour votre présence. Si cet épisode vous a plu, je vous invite à le partager avec vos proches pour continuer à semer ensemble des graines d'inspiration. Vous pouvez également noter le podcast sur Apple Podcasts ou Spotify pour contribuer à le rendre plus visible et vous abonner pour être tenu au courant des prochains épisodes. Enfin ! pour suivre mes aventures et connaître l'actualité de mes programmes et accompagnements. Retrouvez-moi sur la page Instagram Tiffen Gualda. A très vite !