- Speaker #0
Bienvenue dans le podcast « Oser l'aventure d'être soi » . Je m'appelle Tiffen Gualda, passionnée par l'entrepreneuriat, le voyage, mais aussi par l'humain et son potentiel infini d'exploration et de transformation. J'ai commencé jeune, ma quête de sens, et mon engagement dans des projets à impact positif m'a amenée dès mon adolescence à parcourir le monde. Aujourd'hui, je crée chaque jour la vie et le métier qui m'inspirent profondément et qui contribuent positivement au monde. et j'accompagne d'autres personnes à le faire. Je suis convaincue que la plus grande des aventures est celle qui nous invite à plonger au cœur de ce que nous sommes et de ce qui nous anime véritablement. À travers ce podcast, j'invite chacun à explorer avec moi ce qui le rend vivant, vibrant et à dépasser ses peurs pour oser pleinement la grande aventure d'être soi. Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de podcast en duo. Aujourd'hui j'ai la joie d'accueillir de nouveau à mon micro pour la deuxième fois Odile Chabriac que j'avais reçue il y a un an à l'occasion également de l'arrivée du printemps. On avait enregistré un épisode de podcast où on revenait sur le best-seller « Âme de sorcière » et comment se reconnecter à la sorcière en soi. Et aujourd'hui nous allons avoir une... conversation en lien avec son dernier ouvrage, L'Invisible à la rescousse qui est paru l'année dernière aux éditions Anime. En quoi est-ce que ce relais à l'invisible peut nous aider à mieux naviguer les défis que nous traversons collectivement, actuellement ? Bonjour Odile, merci d'être parmi nous, d'avoir accepté de nouveau mon invitation.
- Speaker #1
Bonjour Tiffaine, merci pour celle-ci, c'est une joie vraiment.
- Speaker #0
Je suis ravie de te retrouver. On avait donc enregistré ce premier épisode que les auditeurs auront l'occasion d'écouter. C'est le numéro 75 que je mettrai en descriptif de celui-ci. Pour les personnes qui ne te connaissent pas encore, est-ce que tu veux bien te représenter à nous ? Tu oeuvres à travers de multiples facettes, de multiples casquettes. Tu es à la fois auteur, naturopathe, journaliste. thérapeute, également fondatrice d'une école de naturopathie, donc tu as plein de casquettes. Et l'angle sous lequel j'ai envie de te suggérer de te présenter, c'est de nous partager surtout à quoi est-ce que tu as à cœur de contribuer profondément à travers ces différentes facettes ?
- Speaker #1
C'est une jolie question. Pour moi, vraiment, le cœur de mon engagement, c'est le collectif. Donc, c'est de dire que je ne peux pas exister après les autres. peut-être, sans le collectif. Et donc, je pense qu'il y a un fil d'or qui fait qu'autant je peux être parfois solitaire, autant ce sera toujours pour mettre quelque chose dans le chaudron du groupe. Et effectivement, tu évoquais dans l'introduction la complexité des temps qu'on traverse, et en même temps qu'on traverse, en tout cas pour ma part, dans une situation extrêmement privilégiée. Comment arriver à danser ça pour que ce soit juste ? à la fois pour moi, à la fois pour le groupe. Comment faire communauté, comment faire famille, comment faire société ? Je pense que ça va être un énorme enjeu des années à venir. Et déjà maintenant, dans le sens où avant, il y avait des règles extrêmement précises. Et puis maintenant, on est un peu libre d'inventer et ce n'est pas si simple.
- Speaker #0
Alors justement, ta proposition dans ton dernier ouvrage, c'est d'appeler l'invisible à la rescousse. Tu avais annoncé, ou en tout cas peut-être intérieurement, tu t'étais dit que tu n'écrirais plus. L'écriture est un processus coûteux. Moi qui suis en train de terminer l'écriture de mon premier ouvrage, je te comprends. C'est effectivement un engagement important. Et la question que j'ai envie de te poser, c'est vraiment qu'est-ce qui a fait que malgré cette décision que tu avais prise, tu t'es sentie appelée à écrire ce livre ? Pourquoi est-ce que selon toi, nous avons tant besoin de nous reconnecter à l'invisible dans les temps que nous traversons ? Et d'ailleurs, qu'est-ce que tu mets derrière ce mot, l'invisible ?
- Speaker #1
Il y a plein de questions, je ne sais pas si je me souviendrai de tout. Alors oui, pour moi, l'écriture, ce n'est jamais quelque chose de simple. Donc, il faut vraiment que la vie m'y pousse, m'y contraigne. Et ce qui est amusant, c'est que ça ne s'arrange pas avec le temps. Ça n'empire pas non plus, mais ça reste toujours extrêmement engageant et ça nécessite une détermination sans faille. Donc ce livre, il s'est imposé à moi, de la même manière que parfois on se retrouve dans des situations où on se jure qu'on ne nous y retrouvera plus. Et finalement, ce n'est pas un concours de circonstances parce qu'il n'y a rien qui relève du hasard dans cette histoire. Mais c'est en même temps ce côté, mais si je veux tenir le coup, si je veux tenir le cap, je vais avoir besoin d'aide. Et finalement, je l'ai appelé à moi de multiples expériences que j'ai faites et qui venaient me confirmer et me reconfirmer que, quelque part, je n'étais pas toute seule et que si j'avais besoin d'aide, je pouvais demander de l'aide.
- Speaker #0
Ce que tu décris justement au début de ton ouvrage, c'est qu'on vit une époque qui est challengeante pour beaucoup d'entre nous collectivement. Tu mentionnes les guerres, tu mentionnes le dérèglement climatique, le climat anxiogène dans lequel on baigne. Tu as écrit ça il y a... un an, c'est d'autant plus d'actualité un an plus tard, et justement ce sentiment d'impuissance qu'on peut ressentir parfois, cette sensation de ne pas être soutenu finalement. Et donc justement tu évoques en quoi est-ce que l'invisible peut être un espace de soutien, un espace d'espoir aussi presque de foi, même si c'est une foi laïque. Qu'est-ce que tu entends par la notion d'invisible ?
- Speaker #1
Alors, le terme d'invisible, pour moi, c'est ce dont je n'ai pas conscience, que je ne maîtrise pas. C'est un ensemble d'hypothèses qui peuvent m'appartenir, ça peut appartenir au fonctionnement de mon cerveau, de ma conscience, comme ça peut être à l'extérieur de moi. Et en fait, je n'ai pas vraiment envie de définir cette notion-là, parce que je pense que l'être humain, quand il commence à définir l'invisible, il est très dans l'illusion de toute puissance, il se raconte plein d'histoires, il va... dans le sens qu'il arrange, il y a des enjeux de pouvoir, etc. Mais en fait, moi, j'ai toujours la croyance qu'on est... Je ne sais pas si on est un moucheron. Ce n'est pas de moi cette expression, mais je l'aime beaucoup. On est un peu la mouche sur l'écran de télé. Donc, on voit les choses se dérouler. Ça nous paraît des fois énorme, des fois, ça nous paraît à une distance importante. Mais on n'a pas forcément tous les câbles pour tout comprendre et pour faire des hypothèses sur tout. Moi, je le prends vraiment avec légèreté. Il y a des gens qui peuvent faire du travail sur l'histoire des religions, tout ça. Ce n'est pas du tout mon propos. Moi, mon propos, c'est ce qui est en dehors de moi et qui peut quand même avoir de l'impact sur ma vie.
- Speaker #0
Néanmoins, je trouve que dans tes livres, on sent que tu as quand même une connexion avec l'histoire. Et tu mentionnes typiquement au début de cet ouvrage-ci, tu parles de l'histoire des béguines. Tu reviens, tu évoques ces femmes qui ont tracé. dans leur temps, dans leur époque, un chemin spirituel qui était en dehors des cadres établis, en dehors notamment du cadre religieux. Typiquement, elles n'ont pas cherché peut-être à définir, mais à trouver leur propre voie, leur propre chemin. Est-ce que tu peux nous rappeler qui elles étaient et en quoi est-ce que finalement leur parcours, ça vient aujourd'hui nous enseigner aussi la différence qu'il y a entre la religion et la spiritualité pour mieux... connecté aussi à ces différentes notions ?
- Speaker #1
Alors, oui, c'est vrai que j'aime bien toujours regarder en arrière pour regarder en avant. Pour moi, il y a toujours, on peut toujours s'inspirer de l'histoire et puis en plus, moi, j'aime honorer les personnes et en particulier les femmes que l'histoire a oublié, enfin a fait le choix d'oublier. Parce que quand on pose la question à des tas de gens, c'est est-ce que vous avez déjà entendu parler des béguines ? L'immense majorité des gens n'en ont jamais entendu parler ou sur un côté éventuellement un peu péjoratif dans les pays du Nord parce que dans les pays du Nord, il y a encore des béguinages qui sont entiers, je veux dire des bâtiments qui contenaient des béguinages. Donc, c'est vrai que moi, j'aime bien les saluer, quoi, dire maintenant, en fait, on est dans la même chaîne humaine et en même temps, on vit des aventures de femmes et pourquoi ne pas s'inspirer de ce que vous avez traversé ? Donc voilà, les béguines, c'était des communautés de femmes, en fait. Alors, c'était des femmes qui étaient non religieuses, ça veut dire qu'elles n'étaient pas ordonnées, d'accord ? Et donc, elles étaient libres d'entrer et de sortir du béguinage. Elles avaient souvent une fonction sociale, elles enseignaient, elles soignaient, mais effectivement, il y en avait aussi qui avaient un vrai rôle spirituel, elles pensaient, elles donnaient des conférences, elles écrivaient des livres. Et effectivement, pendant un 20 ans, les béguinages ont été protégés par les États ou par les royaumes. On est plus dans des histoires de royaumes à l'époque. Et puis, un jour, elles sont dérangées, elles commencent à être trop organisées. Il y a une historienne italienne qui parle de première république féministe et je pense que pour le coup, c'est tout à fait vrai. C'était un fonctionnement non hiérarchique. Alors, ça ne veut pas dire qu'il n'y avait pas une supérieure, mais cette supérieure, elle était élue, les décisions étaient prises à la majorité. Dites-vous qu'on est au milieu du Moyen-Âge, donc c'est totalement délirant. Et puis il y avait aussi une forme de liberté, alors potentiellement sexuelle, mais il ne faut pas non plus se raconter plein d'histoires. Mais les béguines, elles avaient le droit de recevoir des hommes chez elles. Mais en revanche, le béguinage, la nuit était fermée pour qu'elles soient en sécurité et les hommes n'avaient pas le droit de rester. Mais moi, ce qui m'intéresse, c'est à la fois ce qu'on évoquait tout à l'heure, c'est qu'elles sont au cœur du collectif. Si on va au béguinage d'Amsterdam, on voit que le béguinage, il est en... plein cœur de la ville, mais en même temps il est fermé, il y a deux portes, il y a encore des gens qui y habitent, il n'y a plus de béguines. On est dedans-dehors et ça moi c'est une position que j'aime beaucoup, qui m'intéresse. Et puis il y a aussi une dimension sociale qui m'intéresse parce que les béguinages ont probablement il y a eu plein de raisons qui expliquent la création des béguinages, mais l'une des raisons c'est que les hommes étaient partis aux croisades. Donc les femmes se sont retrouvées seules et celles qui n'avaient pas les moyens de rentrer dans des couvents, dont les familles n'avaient pas les moyens de mettre au couvent, elles se sont un peu retrouvées à la rue et finalement elles se sont organisées entre elles, les femmes. Et j'aime aussi le côté individuel et collectif à la fois, un béguinage. Il y avait un béguinage à Bruxelles. Dans beaucoup de villes du Nord, ils sont restés parce que l'interdiction a duré moins longtemps, parce qu'il y a eu des tas d'enjeux avec les rois, les papes. Mais ce qui est très chouette, c'est que c'est à la fois. Chacune avait sa petite maison. Et à la fois, on est dans un collectif, et il y avait des salles communes, et il y avait une église, et il y avait des salles de réflexion, etc. Et il y avait aussi des salles pour les personnes qui n'avaient pas les moyens d'avoir leur petite maison et qui étaient quand même hébergées au sein du béguinage. Et puis, il y a cette dimension culturelle. Les béguines, elles réfléchissaient, elles pensaient, et en particulier, elles pensaient par rapport à la religion, ce qui les a un peu, enfin beaucoup même, qui les a condamnées. C'est parce qu'elles ont commencé à penser, à écrire, à faire des conférences, à faire des tournées de conférences en Europe, que finalement le clergé a commencé à prendre peur. Et que, voilà, pour des tas d'histoires, en plus elles faisaient des conférences non pas en latin, qui était la langue du clergé, mais en langue verniculaire, donc dans la langue de l'époque. Donc ils ont commencé à se dire, mais on va perdre de notre pouvoir. On leur a demandé d'arrêter, elles ont refusé, etc. Puis voilà, la première femme brûlée. en place publique en France, est une béguine sur la place de grève, donc la place de l'hôtel de ville. Donc moi je trouve ça hyper important de les saluer à travers l'histoire, de saluer ce qu'elles ont fait, ce qu'elles ont osé faire, et je pense que c'est une jolie source d'inspiration, ce collectif individuel, cette pensée, et en même temps très inscrite dans la société de leur époque, on est sur les premières villes au Moyen-Âge. Et oui, et ça nous amène vraiment à cette différence religion-spiritualité, parce que justement, elles osaient. dépassé, dites-vous que la réforme n'a pas eu lieu, donc le protestantisme n'est pas encore arrivé en Europe, et elles ont osé dire, non, pourquoi on vous écouterait, nous en fait on va recevoir nos ordres et nos consignes directement de Dieu, et vous, votre parole pour nous, et donc vous imaginez bien, quoi que le clergé, il n'a pas adoré qu'on lui dise qu'il n'était pas tout puissant, et donc elles n'ont pas respecté ou elles n'ont pas totalement, parce qu'il ne faut pas les voir non plus comme des anarchistes, même si j'adore l'anarchie, mais c'est beaucoup plus tard l'anarchie, elles n'ont pas respecté ce cadre religieux, et qui est extrêmement contraignant pour les femmes, et qui pensaient que les femmes ne pouvaient pas penser justement, etc. Elles n'ont pas respecté ce cadre pour commencer à inventer une forme de spiritualité, c'est-à-dire un chemin individuel dans la foi. et qui pouvaient être basées néanmoins sur des religions écrites, mais avec leur propre interprétation et leur propre vécu par rapport à ces religions.
- Speaker #0
Merci, effectivement, je trouve que c'est précieux de pouvoir leur rendre hommage et puis voir où est-ce que cette spiritualité laïque prend aussi quelque part racine. Tu parlais, Odile, de remettre aussi de la légèreté dans ce lien avec la spiritualité, dans ce lien avec l'invisible. Dans ton livre, tu dis que tu vois la foi comme un jeu de pistes. La foi est un jeu de pistes, un sentier que l'on suit étape après étape, épreuve après épreuve et surprise après surprise. Et ça me donne envie de te demander, est-ce que tu pourrais nous partager un moment de ta vie, une anecdote de ta vie où tu t'es sentie peut-être guidée, peut-être secourue par l'invisible, un moment ? où tu as dû faire preuve de cette foi et peut-être tu t'es laissé porter aussi par les synchronicités, par les messages autour de toi.
- Speaker #1
Oui, alors deux choses. Déjà, moi, je ne suis pas dans le cadre d'une spiritualité laïque, dans le sens où, moi, le mot spiritualité, pour moi, il se suffit à lui-même. Il n'est pas forcément posé sur une religion. Quand on parle des béguines, effectivement, elles avaient quand même une culture, on va dire catholique et chrétienne à minima. Puis après, il y en a eu qui étaient plus protestantes. Merci. Dans la notion de laïcité, il y a la notion quand même de, pas d'un refus, mais d'un questionnement extrêmement intellectuel de la transcendance. Moi, j'admets l'idée d'une transcendance et qu'en plus, je ne la maîtrise pas et que je ne la contrôle pas et que j'ai même du mal à la définir. Alors après, oui, je vais donner un exemple qui m'est extrêmement précieux et que je raconte dans le livre. Il y en a plein parce que dans la vie, on en a tous plein de ces moments de miracles un peu. où finalement on doute de tout et puis le nœud se dénoue à l'endroit où on ne pensait pas que c'était possible qu'il se dénoue, etc. Il y a vraiment cette notion-là. Mais moi, j'étais sur le chemin de Saint-Jacques avec des amis, c'était en été, donc il faisait très très chaud. Quand on arrivait dans les villages, fin de matinée, début d'après-midi, on avait souvent des températures de 40 degrés, on traverse un désert et tout ça, donc c'est vraiment une épreuve pour le corps. dans certains endroits et sous certains climats, attention. Et donc, on se lève très tôt à cause de la chaleur. Et un matin, on se lève très tôt, on part, j'étais avec des amis italiens, et je me rends compte, au bout de quelques kilomètres, assez rapidement, mais pas assez rapidement pour faire demi-tour, que j'ai oublié de remplir mes gourdes d'eau. Et là, c'est un péché, je ne vais pas dire mortel, mais c'est un péché sur le chemin de Saint-Jacques, ne pas avoir d'eau, c'est quand même... Et... C'est vrai que je me suis dit, il y a plein de gens. On est sur la partie espagnole. En ce moment, il y a encore plus de monde maintenant, mais à l'époque, il y avait déjà du monde. Je ne vais pas mourir de soif. Je savais que quoi qu'il arrive. Mais en même temps, je ne voulais pas partager ma situation avec mes amis parce que je ne voulais pas qu'ils se sentent obligés, redevables de quelque chose. Donc, tant que je n'avais pas soif, je n'avais pas soif. Et puis, je me suis dit, on verra. Laissons faire. Oui. Le jour commence à se lever, on est dans des situations qui sont magnifiques, qui sont hyper bouleversantes. Il faut imaginer, c'est un sentier, il y a des gens à la queue leu-leu, alors il n'y a pas 200 personnes non plus, mais 40 ou 50 personnes puisqu'on vient de quitter un gîte, un village, et puis on chemine dans la campagne et dans le désert. Et donc c'est des balais de lampes torches, de lampes frontales, il fait beau, le jour se lève, donc ça veut dire... Et je vois une voiture au loin. Il n'y a jamais de voiture sur le chemin de Saint-Denis. Et qui remonte le chemin, donc qui vient vers nous. Et je vois qu'il y a des attroupements autour de la voiture. Je me dis, quoi, pareil ? Tu sais, tu ne te dis rien, tu regardes, tu te dis, oh tiens, qu'est-ce que c'est ? Et en fait, ce que c'était, c'était un gîte qui faisait de la publicité et qui avait collé son nom sur des bouteilles d'eau. Et ça n'est jamais arrivé après, ça n'est jamais arrivé avant, c'est même, je trouve, une très bonne idée. Et j'ai donc eu de l'eau, puis j'en ai pris plusieurs bouteilles, et c'était réglé jusqu'à l'arrivée du prochain village, et voilà. Donc, oui, pour moi, on est dans l'ordre de la magie, de l'ouverture, j'étais pas dans une situation de tension, j'étais pas inquiète. Après, on se pose la question, comment je vais faire, mais c'était pas... Un sujet, ça ne m'a pas empêché de marcher, et de marcher avec joie et foi.
- Speaker #0
Avec joie et foi. Oui, j'adore ces clins d'œil de l'univers. Et comme tu dis, il y a plein de situations. J'ai une cliente qui me partageait récemment qu'elle a un carnet depuis deux ans, où elle note toutes les synchronicités. Elle a des carnets entiers de synchronicités, je crois même depuis plus d'années encore. Et c'est comme si ça venait nous rappeler aussi que quoi qu'on traverse, on est soutenu.
- Speaker #1
Mais c'est ça ! Et c'est exactement pour ça que j'ai écrit ce livre, mais j'ai d'abord écrit pour moi, pour se rappeler que la magie, elle est là, parce qu'effectivement, le nombre de personnes qui ne devaient pas prendre un avion, puis qui finalement le prennent, et puis voilà, le nombre de situations où les gens nous racontent, et on se dit, OK, donc il y a un moment où les énergies s'alignent, et facile à dire et pas si facile à faire, et je pense que plus on est dans l'ouverture du cœur, Plus les synchronicités peuvent se danser, mais après, je comprends aussi tout à fait qu'on peut être tendu aussi à un moment, perdre la foi, parce que c'est la vie, et parce que la vie, elle est intense, difficile, et puis elle vient nous cogner. Elle vient aussi, quelque part, nous briser, mais dans le sens briser l'ego, pour nous enseigner, pour... Vraiment, quand je parle d'ouvrir le cœur, moi, j'ai eu plusieurs événements dans ma vie qui ont fait que... C'était hyper explicite que j'étais plus sage après qu'avant, quoi. Et ce n'est pas forcément des événements agréables.
- Speaker #0
Alors, on vit dans une société aussi en Occident. On essaie beaucoup de rationaliser, de comprendre intellectuellement. On est dans un univers où on évolue de manière très mentale. On cherche à comprendre, justement, et pas être dans cette grande curiosité, cette acceptation aussi du mystère. Et ça me donne envie de te poser la question. comment est-ce qu'on se connecte à l'invisible ? Et dans ton livre, tu parles énormément de l'importance du corps, justement de sortir du mental et de revenir au corps. Et en quoi est-ce que justement le corps peut être vraiment une porte d'entrée pour accéder à l'invisible et à ces dimensions-là ?
- Speaker #1
Oui, pour y accéder, pour accéder aux messages finalement et aux messages qui ne nous font pas forcément plaisir. Alors, en tout cas, c'est mon choix parce que c'est aussi le reflet de mon chemin. moi je suis quelqu'un qui a un mental très puissant, je viens d'une famille très contrôlante, etc. Donc, je peux me raconter tout ce que je veux avec ma tête et j'aurai du mal à me contredire, tu vois. En revanche, quand mon corps me dit quelque chose, ça peut être non, ça peut être oui, ça peut être via de multiples techniques, finalement, pour moi, de mon expérience, ça m'évite de tricher ou en tout cas, ça limite énormément la triche. Je parle beaucoup de techniques qui tournent autour des techniques de trance, des techniques de libération émotionnelle, mais aussi de reconnexion spirituelle. Quand on est dans ces dimensions-là, j'appelle l'état élargi, parfois modifié de conscience, on est sur des techniques qui sont suffisamment intenses et parfois suffisamment désagréables pour que les images ou les... Les narrations qui s'imposent à moi, elles peuvent être beaucoup moins, je ne dis pas qu'elles ne peuvent pas, mais elles peuvent être beaucoup moins le fruit de mon imagination. Donc voilà, dans cette quête de solution, dans cette quête d'acceptation aussi, je trouve que, parce que le corps il nous ramène aussi à l'ici et maintenant, à une forme d'ouverture, à une forme de célébration, de joie, etc. Et lui finalement, tout ce qui nous bloque, tout ce qui nous castre, tout ce qui nous limite, il n'aime pas, c'est nos têtes qui nous imposent ça. Donc, ces techniques, elles vont permettre souvent, et en ce qui me concerne, je ne dis pas que tout le monde a besoin de ça, mais de me libérer de certaines entraves que j'ai moi-même mises, ou mon éducation, ou la société, comme tu disais très justement. Et donc, ça permet de passer ce stade de libération émotionnelle et libération presque structurelle, d'accéder à une dimension. que moi j'appelle spirituelle parce qu'on est effectivement dans de la paix, dans l'amour et peut-être déjà l'amour de soi, mais aussi se rendre compte que finalement les frontières avec les autres, elles ne sont pas si importantes que ça et si marquées que ça dans cette dimension énergétique. Et donc voilà, c'est pour ça qu'effectivement moi je privilégie ce genre de technique parce que je les trouve à la fois extrêmement puissantes, libératrices et en même temps... apaisante, quoi. Il y a quelque chose qui nous dit « Waouh, la vie est belle et la vie est complète. » Et quelque part, je me souviens, j'étais rentrée de Saint-Jacques en disant ça, les gens se marraient parce qu'il n'y a rien à réparer. Voilà. Et pour moi, c'est quand même, même si je pense qu'on a nos blessures et qu'on peut mettre du baume dessus, mais en même temps, tel qu'on est, c'est quand même très chouette, quoi.
- Speaker #0
Oui, et puis comme tu le dis, le corps c'est à la fois la porte d'entrée de ces expériences, de ces états élargis de conscience, et même à travers les expériences qu'on peut se faire vivre, comme le chemin que tu as vécu de Saint-Jacques de Compostelle, certains voyages qui sont des voyages aussi initiatiques, que ce soit dans le monde ou que ce soit des voyages intérieurs, le corps reste cette porte d'entrée, cette manière aussi d'expérimenter à travers les sens. et de pouvoir vivre aussi cette spiritualité de manière incarnée. Ce que tu soulignes justement dans ton livre, c'est aussi l'importance de l'ancrage et d'avoir une structure intérieure qui soit suffisamment solide, notamment quand on vient expérimenter certaines pratiques. Donc tu en mentionnes beaucoup dans ton livre, la respiration allotropique, tu parles de la transe que tu as mentionnée, la danse soufie, certaines plantes médecines. En quoi est-ce que selon toi cet ancrage, il est indispensable ?
- Speaker #1
Ce que tu évoques, c'est tout l'enjeu, en fait, dans le sens où, pour moi, dans mon expérience, j'ai la croyance très profonde que toutes ces pratiques, et Dieu sait s'il en existe, l'être humain a été fécond dans cette direction, elles ne sont pas destinées à nous faire fuir l'existence. L'enjeu, il est au contraire de pacifier, toujours et toujours plus, avec notre vie telle qu'elle est, avec nos limites telles qu'elles sont. et donc euh euh Et c'est pour ça que le corps et l'ancrage sont des bons gardiens. Parce que si on écoute, en tout cas, ça nous impose d'embrasser la vie toujours plus. Moi, j'ai coutume de croire que les maîtres spirituels, hommes ou femmes d'ailleurs, enfin moi, s'ils ne sont pas profondément heureux dans leur vie et en lien avec les autres, et célébrer la nourriture. la nature, le collectif, justement. Pour moi, ce ne sont pas des maîtres spirituels. Alors, ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas être un ermite. Ça peut vraiment être un choix d'incarnation aussi. Mais je pense que, en tout cas, c'était par mon karma. Et puis, pour moi, l'enjeu, il est de célébrer la matière. On dit spiritualiser la matière. Donc, ce n'est vraiment pas créer une opposition entre justement le corps et l'esprit et l'âme. mais au contraire de créer de l'unité dans tout ça. Alors effectivement, il y a des moments où, quand on est sur le chemin de Saint-Jacques, on va être plus, alors même si c'est une expérience très, très corporelle et incarnée, mais on n'est quand même pas complètement dans le monde non plus, c'est un monde à part. Et c'est bien aussi d'aller pouvoir respirer sur ce type de territoire pour revenir après, être confronté à la réalité du quotidien qui est... extrêmement engageante.
- Speaker #0
Justement, tu parles du lien avec la matière. Donc la matière, c'est à la fois notre corps, mais c'est aussi la matière autour de nous, le vivant autour de nous, la nature, l'environnement dans lequel on est. Évidemment, ça résonne très fort avec mon approche. Moi, je parle beaucoup d'entreprendre au service du vivant en soi et autour de soi, d'honorer le vivant en soi et le vivant autour de soi. Dans ton livre, tu parles d'un concept dont je n'avais jamais entendu parler. Tu parles de la biophilie. qui est l'amour du vivant. Nous avons chacun des environnements de vie, des espaces vivants qui sont naturellement plus au service de ce qui est vivant justement à l'intérieur de nous. Et tu rappelles qu'en naturopathie, on parle de milieu d'élection. Et donc moi, ça m'a intriguée parce que depuis adolescente, j'ai été très fort appelée par le continent africain qui est la terre sur laquelle je vis aujourd'hui entre le Sénégal et l'Afrique du Sud. Et aussi par l'appel de l'océan. Aujourd'hui, je n'imagine plus vivre loin de l'océan. J'adore aller surfer. Pour moi, le surf est d'ailleurs pratiquement une pratique plus spirituelle que sportive. C'est vraiment la manière dont je le vis et dont je l'expérimente. Et d'ailleurs, tu évoques le surf dans le livre. Et donc, ma question pour toi, c'est justement, qu'est-ce que c'est qu'un milieu d'élection, justement, en naturopathie ? Et comment est-ce qu'on le fait ? Moi, c'est vraiment un appel très fort que j'ai ressenti. Quand on n'a pas forcément cet appel, comment est-ce qu'on fait pour savoir quel est notre milieu d'élection ? Pour trouver.
- Speaker #1
Alors, je ne sais pas, il n'y a pas de guide pour savoir, mais c'est vraiment, je dirais, ça se joue presque au niveau cellulaire. C'est on sent dans quel endroit nos cellules, tout d'un coup, elles palpitent de joie. Et c'est hyper intéressant parce que, tu vois, moi, j'ai fait énormément de planches à voile à l'époque, etc. Mais pourtant, l'océan n'est pas mon milieu d'élection. Je n'ai jamais pensé m'installer. Je peux y aller, je peux avoir du plaisir, mais ce n'est pas un territoire où mon corps se sent. presque en sécurité pour moi, c'est trop salé, trop quoi, tu vois, alors je ne suis pas en insécurité non plus, mais voilà, donc, hors moi, voilà, moi j'ai besoin des champs, j'ai besoin du vert de la campagne, j'ai besoin de la terre, j'ai besoin de la forêt, voilà, et il y a d'autres gens, ça va être la montagne, et d'autres personnes, ça va être le désert, alors je pense que c'est vraiment quand même sentir ce qui nous appelle et sentir là où notre corps se dépose aussi, il y a quelque chose de... Vraiment de respecter ce soulagement que le corps peut exprimer sur certains territoires. Je pense que ça parle de nos ancêtres, ça parle d'une histoire à la fois familiale et individuelle. Après, ça peut parler de vie antérieure ou de mémoire akashique qu'on a récupérée dans la grande encyclopédie du monde. Ça parle de plein de choses comme ça. Oui, moi je pense que c'est un concept extrêmement important et c'est intéressant que tu parles de l'Afrique. Moi, je me souviens très bien d'une cliente qui était venue me voir et elle était née en Afrique. Elle était blanche, mais est née en Afrique. Elle avait été élevée là-bas, elle avait fait ses études là-bas et la genre, elle était venue travailler à Paris et elle se met...
- Speaker #0
Il y avait quelque chose de la perte ?
- Speaker #1
Il s'était nié.
- Speaker #0
Exactement, mais c'était presque moléculaire. Donc, elle venait pour une consultation de nature au normal. J'ai fait la consultation de nature au normal. Puis à la fin, je lui ai dit, on a parlé de ça. Je lui ai dit, mais vous savez, moi, je pense que vous n'irez jamais bien ici, en fait. Et elle m'a dit, je suis d'accord avec vous. Et quelques temps plus tard, elle m'avait donné de ses nouvelles en me disant qu'elle avait trouvé du travail en Afrique. Et parce que, voilà, c'était à la fois dans ses mémoires, bien sûr, individuelles, mais je pense qu'il y a des lieux qui résonnent en nous. C'est un appel extrêmement profond.
- Speaker #1
Exactement. Ah, j'adore. Odile, dans ton livre, tu parles de la puissance du cœur. Là encore, tu vois, ça m'a émue parce qu'en France, justement, on est, en tout cas en Occident, on est beaucoup justement dans cette idée mentale, on est beaucoup dans l'intellect, dans l'esprit. On dit volontiers en France, les esprits se rencontrent. Ici, au Sénégal, en Rolof, on dit « holdegise » , c'est les cœurs, les cœurs se rencontrent, les cœurs se voient. J'adore cette expression. Et dans ton livre, tu parles de la puissance du cœur. Tu rappelles que le cœur est un organe qui génère le plus grand champ. électromagnétique de tout le corps, 5000 fois plus puissant que celui qui est émis par le cerveau, c'est incroyable, avec une portée autour de nous de plusieurs mètres. Et donc moi, ça me fait vraiment penser, et tu vois que dans une société qui valorise l'intellect, faire le choix de revenir au cœur, c'est vraiment un choix qui est presque subversif. Et tu me racontes que même si tu as voyagé à travers le monde en quête Merci. d'expériences spirituelles parfois spectaculaires, parfois audacieuses. Néanmoins, il y en a une que tu as mis en pratique ces dernières années et qui est extrêmement puissante pour toi, qui est très simple, qui est gratuite, dont chacun peut se saisir, et c'est la cohérence cardiaque. La puissance du cœur et de cette harmonie. que l'on crée, est-ce que tu veux bien nous en parler ? Est-ce que tu veux bien nous expliquer ? Qu'est-ce que c'est ? Comment est-ce que toi, tu le pratiques ? Et quel impact est-ce que ça a sur nous, sur notre système nerveux, sur les personnes qui nous entourent et qui sont dans notre champ ?
- Speaker #0
Oui, alors je pense qu'il y a plusieurs choses très importantes dans ce que tu viens d'évoquer. D'abord, effectivement, dans le domaine de la spiritualité, on peut aussi, et je m'inclus dans ce « on » , parfois se retrouver, alors je ne vais pas dire dans des impasses, mais il y a des modes. Il y a des... Effectivement, on va chercher à faire des choses spectaculaires, genre « Ah, ça, tu l'as fait aussi ! » « Ah, ça, tu l'as pas fait ! » Voilà, comme si on devait cocher un programme sur une liste. Donc, je dis bien, attention, je ne juge personne, je suis la première concernée. Et on peut avoir aussi un appel à goûter, à se nourrir aussi de tout ce que les êtres humains ont inventé. mais effectivement j'ai été hyper surprise de la... de la puissance de la cohérence cardiaque. Alors la cohérence cardiaque, pour faire simple, on retient le terme 365, donc comme 365 jours. En fait, on le pratique trois fois par jour et on fait cinq minutes de respiration sur cinq temps. Alors en fait, on utilise des applications. Moi, j'utilise une qui s'appelle Respirelax. Ce sont des applications qui sont gratuites. Pourquoi ? Parce que ça donne le tempo. D'accord ? Après, on peut faire preuve d'un peu de créativité. Et l'idée, c'est comme un métronome, ou un diapason peut-être plus, de réharmoniser le cœur. Et en prenant ces cinq minutes trois fois par jour, alors d'abord, c'est un retour dans son corps. Et ce qui est hyper intéressant, c'est qu'il y a justement toutes les dimensions qui viennent s'inviter chez nous. Donc d'abord, on revient dans son corps, ça calme. voilà quoi, ça apaise notre mental et Dieu sait s'il en a besoin, mais après on va effectivement se rendre compte que on vient quoi, nous c'est un exercice qu'on fait régulièrement à l'école, on démarre les cours et bien on fait cinq minutes de cohérence cardiaque, voilà, on vient vibrer à l'unisson, ça peut être aussi avec notre famille etc, et puis après on se rend compte que finalement le corps et le cœur ils vont s'ouvrir et on va on va partir dans des dimensions quoi voilà c'est on va vibrer avec la vie, en fait. Et c'est vraiment un tout petit outil qui est extrêmement puissant, qui est en plus, comment dire, très équilibrant, qui a un impact sur le nerf vague, etc. Mais voilà, moi, j'aime cette idée qu'un outil... extrêmement simple. Et le paradoxe, c'est que... Alors, c'est thérapeutique dans le sens, comme je l'ai dit, physique, physiologique, avant même que ce soit émotionnel, énergétique, voire spirituel. Mais le paradoxe, c'est que quand on dit aux gens « Est-ce que vous êtes OK pour faire de la cohérence cardiaque ? » parce que les gens, ils sont stressés ou ils sont loin de leur corps, ils sont à côté de leur corps. Les gens, ils disent « Mais non, mais moi, trois fois cinq minutes par jour, je ne peux pas. » Et je me dis toujours à Wow ! Donc, dans quel monde est-on pour avoir le temps de, je ne sais pas, passer une heure sur les réseaux sociaux par jour ? Et encore, pour beaucoup de gens, je suis en dessous de la vérité. Et pas trois fois cinq minutes à s'offrir. C'est un temps de pause, c'est un temps de paix, c'est un temps de réalignement. Moi, ce que je sens, c'est vraiment le côté « je me réaligne avec l'univers » . Voilà, il y a des pratiques spirituelles qui vont vraiment… pour aller dans cette même direction, des prières, des choses comme ça. Mais là, on est vraiment, pour le coup, sur une pratique très laïque, très physiologique, mais qui nous rappelle aussi que notre cœur et notre corps, ils sont dieux. Et puis, par rapport à ce que tu disais aussi, moi, c'est pour ça que je dis toujours que j'aime en yoga, à la fin, quand on dit Sat Nam et on s'incline et on met la tête sur le sol, et on dit que c'est une pratique hyper importante parce qu'on met la tête plus bas que le cœur pour se rappeler que c'est le cœur qui... doit nous diriger.
- Speaker #1
J'adore, magnifique. Magnifique, et comme tu le rappelles dans le livre, tu dis, je me sens un minima responsable de mon champ énergétique, de créer cette bulle de cohérence, d'harmonie autour de moi. Et c'est vrai que dans le monde dans lequel on vit, on peut parfois se sentir démuni, se sentir impuissant. On a la responsabilité de notre champ d'énergie. Et quand on met en œuvre ces pratiques qui sont si simples, tellement accessibles de régulation, de régulation de notre système nerveux, de notre corps, de notre physiologie. C'est aussi ce qui permet de pouvoir avoir des relations qui sont plus apaisées, d'évoluer dans des communautés, des sociétés qui sont plus apaisées. Et donc, on a vraiment aussi cette responsabilité-là en tant qu'individu.
- Speaker #0
Oui, et puis de proche en proche, finalement, c'est résolutif. Ça pourrait être résolutif. Oui, oui, c'est exactement ça. Entre le macro et le micro, c'était ce film de Colline Serrault, « Solution locale pour un désordre global » , et là, on est vraiment dans une solution extrêmement locale, mais en même temps extrêmement puissante. Exactement.
- Speaker #1
Extrêmement globale, potentiellement. Oui. On arrive, Odile, à la fin de cette interview. Je ne résiste pas à te poser une dernière question qui est justement on partage cette vision de la spiritualité et Toi et moi qui est une spiritualité incarnée et qui est aussi une spiritualité au service du collectif, comme tu le disais, l'enjeu n'est pas de se retirer du monde, mais bien au contraire peut-être d'élargir sa capacité à accueillir le monde tel qu'il est en se sentant plus apaisé, en se sentant soutenu par la vie et de ce fait de pouvoir se relier à sa contribution et à sa manière de s'engager au service du collectif. J'aimerais bien que tu nous partages avec tes mots, selon toi, en quoi est-ce que justement cet accès à l'invisible ou à la spiritualité peut vraiment être un levier de contribution positive quand on reprend cette puissance-là ?
- Speaker #0
Parce que si je fais la paix avec moi et à l'intérieur de moi et avec mon pourquoi quelque part, je peux offrir... Moi je me rends bien compte, tu parlais de régulation du système nerveux, moi je me rends bien compte... que les moments où je suis le plus alignée, c'est les moments aussi où je contribue le mieux, puisque je ne réponds pas aux autres, ou je réponds moins aux autres par le bien de mes névroses, ou de mes peurs, ou de tout ça, de mon égo. Alors que quand je suis en paix et que je ne suis plus dans l'attente que le monde vienne me considérer, me confirmer, me reconnaître, Je peux arriver en toute humilité à faire ma part, à ne pas désespérer. Et finalement, moi j'ai une phrase, alors que je dis toujours qu'il ne m'appartient pas, qui est une phrase de la directrice de mon école de psychothérapie que j'ai faite il y a très longtemps. Et c'est soutenir la lumière, ne pas combattre l'ombre. Donc tant que je suis obsédée par l'ombre, et Dieu sait si parfois ça m'arrive, j'avoue, mais finalement je ne fais que la renforcer cette ombre. Alors que, voilà. Tu vois, tu as utilisé plusieurs fois dans notre échange le mot impuissant. Et c'est vraiment, quand j'ai commencé l'écriture de ce livre, c'est vraiment le sentiment que j'avais de me dire, mais on ne va pas s'en sortir. Vraiment, en disant, mais c'est énorme, c'est énorme. Et à plein de niveaux, je n'aurais jamais pensé vivre ça au cours de mon existence. Et quand on incarne une spiritualité juste pour soi, on est on est Plus dans l'impuissance, on n'est ni dans l'impuissance, ni dans l'illusion de toute puissance. On est dans la capacité à être et à faire. ça part avec les autres et pour les autres.
- Speaker #1
Maraïeux. Merci Odile. Merci pour ta sagesse. Merci. Où est-ce qu'on peut te retrouver ? Où est-ce qu'on peut découvrir ton livre ? Est-ce qu'il y a une actualité dans ton paysage que tu aurais envie de mettre en avant avec l'arrivée du printemps ?
- Speaker #0
Oui, alors pour trouver mon livre, vous le trouvez chez tous les libraires. Donc il est assez facile à trouver. Moi, vous pouvez me voir se trouver sur mon compte Instagram. Dans l'actualité, si vous êtes intéressé par la naturopathie, alors là, c'est cette semaine, mais tu m'as dit que ça sortait vendredi. Donc vendredi soir, samedi soir et dimanche soir, je vais donner trois cours d'initiation gratuite à la naturopathie. Parce que je pense qu'il est aussi de ma mission de faire comprendre aux gens ce qu'est la naturopathie, loin d'écrire fureur des médias et de comprendre un peu la base théorique et comment en profiter pour eux, pour leur famille. Voilà, voir où on se situe. Et puis après, voilà, c'est l'actualité du moment.
- Speaker #1
Merci, je mettrai les liens, tu m'enverras le lien de la Masterclass, je le mettrai en descriptif de l'épisode. Merci Odile et je te souhaite une merveilleuse saison avec cette énergie du printemps qui est en train de jaillir.
- Speaker #0
Autant pour toi. Merci Tiffaine, à très bientôt.
- Speaker #1
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