Speaker #0bienvenue dans le podcast oser l'aventuré d'être soi je m'appelle tiffaine gualda passionnée par l'entrepreneuriat le voyage mais aussi par l'humain et son potentiel infini d'exploration et de transformation j'ai commencé jeune maquette de sens et mon engagement dans des projets à impact positif m'a amusée amener dès mon adolescence à parcourir le monde. Aujourd'hui, je crée chaque jour la vie et le métier qui m'inspirent profondément et qui contribuent positivement au monde et j'accompagne d'autres personnes à le faire. suis convaincue que la plus grande des aventures est celle qui nous invite à plonger au cœur de ce que nous sommes et de ce qui nous anime véritablement. À travers ce podcast, j'invite chacun à explorer avec moi ce qui le rend vivant, vibrant et à dépasser ses peurs pour oser pleinement la grande aventure d'être soi. Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de podcast. Je me réjouis de vous retrouver aujourd'hui après une pause d'un mois qui m'a fait le plus grand bien et qui m'a permis de réaliser à quel point cet espace m'a manqué, à quel point vous m'avez manqué et a priori c'est réciproque puisque vous avez été tout aussi nombreux qu'habituellement à écouter le podcast. Pendant cette pause de nouvelles personnes, on continuait de le découvrir, on continuait de le... partager, ont continué de rejoindre mes espaces de coaching depuis le podcast. Et donc merci infiniment pour votre présence parce qu'elle me fait vraiment très chaud au cœur, d'autant plus qu'aujourd'hui c'est symbolique pour moi de reprendre le micro. J'enregistre le 1er octobre et il y a 3 ans, jour pour jour, le podcast était mis au monde depuis Cape Town, depuis les Table Mountain, depuis Merci. cet endroit magnifique face à l'océan et donc ça fait déjà trois ans qu'on parcourt ce chemin ensemble. Merci à celles et ceux qui sont là depuis le début, merci à celles et ceux qui continuent de nous rejoindre, qui continuent de découvrir le podcast et de le faire grandir. Ça n'est que le début de l'aventure. Dans l'épisode d'aujourd'hui, j'ai à cœur de vous partager de l'importance de chérir le processus. autant que les résultats, si ce n'est davantage que les résultats. Et c'est intéressant parce qu'à l'origine, j'avais envie de vous parler de comment accueillir la déception. Et donc vous allez voir que c'est un épisode qui va être à la croisée de ces deux thématiques. Mais pour moi, chérir le processus, c'est quelque part l'étape d'après. Une fois qu'on se fait traverser la déception, comment est-ce qu'on revient dans l'importance de se relier au processus et dans la compréhension de ce que le processus nous apporte. C'est vraiment un thème qui est important pour moi parce que parfois on se dit que certains résultats sont longs à arriver. Parfois on a la sensation de ne pas être assez avancé, d'avoir du mal à y arriver, de rater, on se casse la figure. Et ce que j'ai envie d'explorer avec vous, c'est vraiment cette idée de, non pas seulement de faire confiance au processus, parce que vous savez, on entend souvent « trust the process » . Et c'est précieux. de faire confiance au processus, mais au-delà de lui faire confiance, ma proposition pour vous, c'est vraiment de tomber en amour avec le process. Fall in love with the process. Et donc, ce que je vais vous partager dans l'épisode d'aujourd'hui, c'est deux histoires récentes de ma vie. Ces derniers mois où j'ai ressenti la déception, je me suis fait traverser la déception. Et comment est-ce qu'au-delà du résultat qui n'a pas été À la hauteur de ce que j'avais envisagé, comment est-ce que je me suis fait traverser cette vague de déception en me reliant au processus et en valorisant ce que le processus m'apporte ? Donc je vais vous partager ces deux histoires, pourquoi j'ai été déçue, les leçons que j'en ai retirées, comment je me suis fait traverser la déception et comment je me suis reliée à l'importance de traverser le processus. Ma première vague de déception est survenue au mois d'août, lorsque j'ai participé pour la troisième année à la Muse, qui est une compétition de surf en Afrique du Sud. C'est d'ailleurs la plus grande compétition de surf féminin du continent africain, c'est une compétition de longboard, et c'est un événement qui est absolument magnifique, qui est vraiment tourné autour de la sororité, de la célébration des femmes. C'est d'ailleurs un événement qui a lieu le jour. où les femmes sont célébrées au niveau national en Afrique du Sud. Et c'est aussi un événement qui célèbre la médecine de l'océan et l'importance évidemment de le préserver. Cette année, je pensais réellement que j'avais le niveau pour arriver en finale de ma catégorie, qui est une catégorie intermédiaire qui s'appelle Style Starter. Et j'ai fini première au premier tour, donc les premières poules. Et puis ensuite, j'ai été... éjecté aux portes, je crois, des quarts de finale ou en quart de finale, alors que l'année précédente j'étais allée jusqu'aux demi-finales et donc je n'ai pas pu poursuivre en demi-finale et en finale alors que je pensais vraiment que j'avais le niveau pour. Et je m'étais entraînée toute l'année pour obtenir ce niveau et arriver à ce résultat. Ce que ça m'a appris, c'est parce que le premier les jours de la compétition, les conditions étaient absolument magnifiques. excellé dans ce décor. J'ai terminé première à nouveau de ma poule et le deuxième jour et troisième jour, les conditions étaient absolument chaotiques. Et donc c'était fort intéressant parce que ce que ça m'a appris, c'est qu'il ne suffit pas d'être bon quand les conditions sont bonnes. Il s'agit aussi d'être bon parfois quand les conditions sont mauvaises. C'est pour moi une leçon de self-leadership. Quelque part c'est facile de garder notre calme, de garder notre leadership, de garder notre ancrage quand les conditions sont favorables. Mais comment est-ce que je parviens à garder ce niveau de sérénité, ce niveau de verticalité quand les conditions sont aussi challengeantes ? Et l'une des participants de la compétition me rappelait que Mike Flavery, qui est un grand champion sud-africain, s'entraîne tous les jours. Quelles que soient les conditions, no matter what. Et c'est aussi à ça qu'on reconnaît un champion, c'est aussi à ça qu'on parvient à la maîtrise dans un domaine. C'est pas simplement d'aller s'entraîner quand les conditions sont réunies, d'enregistrer l'épisode de podcast quand on a bien dormi la veille, de faire un live Instagram ou de faire une offre quand toutes les conditions autour de nous sont réunies, mais aussi comment est-ce que je show up quand les conditions sont plus... difficile. Et selon moi, c'est vraiment la différence entre notre puissance personnelle et notre puissance circonstancielle. La puissance circonstancielle, c'est vraiment l'art de créer les meilleures conditions pour soi, pour sa vie, pour sa relation, pour son entreprise, pour pouvoir se sentir bien et pour pouvoir se donner les meilleures chances possibles. et c'est déjà extraordinaire de pouvoir créer de la puissance circonstancielle autour de nous, d'arranger sa vie, d'arranger son entreprise, de prendre soin de sa santé, de vraiment créer le cadre soutenant et favorable, propice à pouvoir donner son meilleur. Et notre puissance personnelle, c'est qui est-ce que je suis et comment est-ce que je parviens à donner mon meilleur ? Comment est-ce que je show up quand les conditions sont challengeantes ? quand je suis activée. quand je suis stressée, quand j'ai mal dormi, quand il pleut des cordes à l'extérieur, quand je me suis levée du mauvais pied. Tout ceci est absolument important parce que c'est là qu'on reconnaît le vrai leadership et c'est ce qui nous permet de pouvoir aller dans notre vie au grand d'après. Le deuxième événement où je me suis fait vivre la déception, Le mois dernier, ça a été le sujet de l'appartement. L'appartement Gate, l'appartement que nous étions en train d'acheter avec Erwann A. Kepton. Donc ça faisait plus d'un an qu'on convoitait cet appartement et ça faisait trois mois que nous avions enclenché le processus d'achat. Nous avions signé l'accord de vente avec la propriétaire, des centaines d'heures investies entre les allers-retours avec la notaire, avec la propriétaire, avec la courtière, avec le courtier en devise, la création d'un trust pour pouvoir faire acheminer les fonds de l'Europe vers l'Afrique du Sud, les contacts avec nos futurs locataires puisque nous avions déjà des locataires qui étaient dans l'appartement. Et donc on était vraiment très engagés dans le processus et ce qui s'est passé c'est que la banque a refusé notre dossier. Parce qu'elle demandait des documents complémentaires qu'on n'était pas en mesure de fournir, qui étaient en lien avec notre situation qui est assez complexe, puisque l'on est français, résident au Sénégal, avec deux entreprises immatriculées au Royaume-Uni, et on était en train d'acheter un appartement en Afrique du Sud. Et donc, évidemment, ce n'est pas le genre de situation avec lesquelles les banques ont l'habitude de composer. Et on nous a demandé en dernière minute des documents qui n'étaient pas initialement dans ce qui était prérequis, qu'on n'a finalement pas été en mesure de fournir dans les temps. Et donc le prêt a été refusé et Erwan et moi avons décidé d'acheter l'appartement cash. Ça a été un stretch parce que ça signifiait mettre une immense partie de nos économies dans l'achat de cet appartement. Et néanmoins, c'est ce qu'on a choisi de faire. Sauf que... Plot twist, retournement de situation, en toute dernière minute, la propriétaire a décidé d'augmenter le prix de l'appartement et légalement elle était en droit de le faire puisque notre accord initial qui était censé parvenir à travers l'accord du prêt bancaire a été considéré caduque. et la valeur du bien immobilier ayant... évolué à la hausse d'environ 10 à 20% sur les 3 mois depuis notre signature, la propriétaire a décidé d'augmenter le prix et erronément, on a choisi de se retirer. On aurait pu continuer à surenchérir et on a choisi que ça n'était pas juste pour nous, que ça n'était pas aligné et on était dans la confiance que quelque chose de plus aligné arriverait à la fois pour nous et quelque chose de plus aligné arriverait aussi pour la propriétaire. Ça a été évidemment une déception, notamment en regard du temps phénoménal qui a été consacré à ce processus d'achat. Et en même temps, on a décidé de ne pas prendre la décision depuis l'espace où on choisissait de surenchérir simplement pour ne pas avoir perdu notre temps, ou bien par peur du manque et par peur qu'une opportunité comme celle-ci ne se représente pas par la suite. Et donc ça aussi, ça a été une belle leçon parce que déjà pour moi, ce qui compte, ce n'est jamais quel est le choix que l'on fait, mais toujours depuis quel espace est-ce que je fais ce choix. Et je pourrais d'ailleurs vous renvoyer à cet épisode que j'adore, comment faire le bon choix. Je vous partage un certain nombre de questions quand on se demande, qu'est-ce que la vie me demande, qu'est-ce que la vie a en stock pour moi, quel est le choix qui serait le choix le plus aligné, le plus ajusté. Et pour nous finalement, cet appartement, ça n'était pas un choix de vie. C'était vraiment un choix d'investissement, d'investissement locatif. Ça n'était pas un coup de cœur, c'était davantage une belle opportunité. C'était aussi une belle histoire parce que c'était l'appartement dans lequel on est arrivé quand on est revenu s'installer en Afrique du Sud pour la toute première fois. Et en même temps, des belles opportunités et de belles histoires à écrire. Il n'y en a pas qu'une seule, il y en a des centaines en potentiel. Et donc pour moi, accueillir la déception, ça demande aussi de se relier au champ des possibles et d'être dans la confiance que quelque chose de mieux arrive. Ça n'est pas une invitation de la vie pour nous dire stop, renonce, arrête de surfer, arrête de choisir, arrête d'avoir cette envie d'investir, d'avoir un appartement, mais c'est vraiment une invitation de la vie, de se mettre à l'écoute, de tiens. Qu'est-ce que la vie a de disponible pour nous et comment est-ce qu'elle peut nous surprendre encore plus ? Comment est-ce qu'elle peut nous offrir encore plus et peut-être même davantage que ce que l'on avait imaginé ? Alors quel a été mon processus pour me faire traverser ces deux déceptions ? Pour moi la première chose quand on ressent la déception, je dirais que c'est comme dans toute situation, feel the feeling. Les émotions sont faites pour être ressenties. Et donc, l'idée, ça n'est pas de se mettre en mode déni spirituel, d'arriver tout de suite à se dire quelque chose de mieux nous attend, parce que c'est vrai, quelque chose de mieux nous attend, et on a le droit de se raconter cette histoire-là, qui est effectivement une histoire plus soutenante. Néanmoins, dans le corps, dans le cœur, il y a une vraie vague de déception qui nous traverse, et pour moi, c'est important de l'accueillir. C'est important de la ressentir et c'est important de l'honorer. Pourquoi ? Parce que la déception vient nous montrer que quelque chose d'important comptait pour nous. Elle vient nous montrer que nous avions un désir dans notre cœur, que nous avons donné notre meilleur et que ça n'a pas suffi, que ça n'a pas marché. Et parfois peut-être que nous aurions été moins déçus si... Nous avions fait les choses à moitié. Si nous n'avions pas donné notre meilleur, si nous ne nous étions pas investis autant dans un projet, dans une compétition, dans une relation, on serait moins déçus si on s'était moins investis. Et d'ailleurs, parfois, pour ne pas ressentir la déception, on va comme discréditer la chose en se disant « c'est pas grave, c'était pas si important » . Après tout, je ne tenais pas vraiment à cette relation, je ne tenais pas vraiment à cet appartement, je ne tenais pas vraiment à cette compétition. Alors que ce n'est pas vrai. Quand on fait des choses, on les fait parce que ça compte pour nous. Et donc quand ça compte, c'est normal de ressentir la déception. Et c'est important d'apprendre à ressentir la déception, d'autant plus s'il y a des personnes entrepreneurs parmi vous qui m'écoutez. Pourquoi ? Parce que souvent, pour ne pas être déçue, on va jouer plus petit. pour ne pas avoir à ressentir cette émotion, la déception qui est en plus la grande blessure du féminin. Et pour moi c'est dommage parce que plutôt que de jouer petit par peur d'être déçu, autorisons-nous à rêver grand, autorisons-nous à donner notre meilleur et à nous faire traverser la déception si ça n'est pas assez, si ça n'est pas encore maintenant. Plutôt que de se dire on va pas trop se réjouir à l'avance, on va pas trop célébrer à l'avance parce que c'est pas encore sûr, on va pas être trop enthousiaste en amont, pour moi ça sert à rien de se dire ça parce qu'en réalité j'aurais pas été moins déçue si j'avais pas moins célébré. En revanche, tous les moments où j'ai célébré, notamment les moments où on a célébré la signature avec Erwann, les moments où on a célébré la signature avec nos amis sud-africains, je n'aurais pas créé tous ces beaux souvenirs. Si je m'étais dit, oulala, attention, il faut attendre que ce soit finalisé pour pouvoir célébrer. Et donc parfois on a des grands rêves et des grands désirs, et c'est aussi ok d'être déçu. Accueillir l'émotion, se faire traverser, pleurer si on a besoin de pleurer, faire de l'EFT, du tapping pour faire circuler les émotions, et puis faire aussi quelque part le deuil de ce qu'on avait projeté, laisser partir ce qu'on avait imaginé, laissé partir le scénario qu'on avait envisagé et... faire le deuil de cette réalité-là, de cette ligne du temps possible, en ayant confiance que quelque chose d'autre arrive. Et donc pour moi, par exemple, pour l'appartement, je me suis laissée 24 heures, 24 heures de tristesse, 24 heures pour traverser la vague. J'ai d'ailleurs quand même enregistré un épisode de podcast pendant ces 24 heures-là, qui était voir les autres puissants. Donc je me suis lidée à travers cette déception. Néanmoins, j'ai vraiment ressenti cette vague de tristesse, la tristesse qui est une émotion d'ailleurs, qui nous invite à laisser partir quelque chose, qui nous invite littéralement à faire le deuil. Et puis, à l'issue de ces 24 heures, je me suis posé la question, est-ce que j'ai besoin de plus de temps ici ou est-ce que je peux passer à autre chose ? Et la réponse était très claire, move on. Ça y est, tu as ressenti l'émotion, il est temps de passer à autre chose. Le deuxième point que j'ai envie d'aborder avec vous, c'est vraiment l'importance de chérir et de valoriser le processus au-delà de la perspective des résultats. Pourquoi ? Parce que si je repense à ma compétition de surf Flammeuse, comment est-ce que je peux me relier au fait que même si... J'ai pas atteint la performance que j'avais envisagée. Je valorise les rencontres extraordinaires que j'ai faites encore cette saison, notamment la rencontre d'une femme auteur qui vient de publier un livre sur la montée du surf féminin en Afrique du Sud depuis l'Apartheid, un livre qui est absolument magnifique. Je valorise toutes les sessions d'entraînement, je valorise le coaching que mon amie Kaye... m'a offert qu'une championne sud-africaine et qui a permis d'augmenter significativement mon niveau de surf. Je valorise et je chéris le soutien extraordinaire que j'ai reçu pendant cette période de la part d'Erwan, qui m'a accompagnée pendant toutes les sessions, qui a pris soin de moi, qui m'a préparé des petits plats, qui m'a prise en photo, qui a été vraiment très très présent pour moi. Et je chéris aussi toutes ces sessions d'entraînement qu'on a partagées ensemble. Celle où on a surfé au milieu des dauphins, celle où on a surfé avec les otaris, celle où on s'est levé pendant toute cette année à 6h du matin avant l'aube au Sénégal pour aller surfer au lever du soleil en marchant avec notre planche sous le ciel étoilé. J'ai tellement de souvenirs du processus au-delà des trois jours de compétition. Et donc pour moi ça compte encore plus évidemment. que la performance le jour J, c'est tous les petits moments qui m'ont amenée à ce jour-là. Et puis concernant l'appartement, c'est la même chose parce qu'il y a une part de moi qui voyait toutes les heures investies alors que ça n'a pas abouti. Mais en réalité, si je me relie à l'importance de chérir le processus, alors ce que je peux observer, c'est que je valorise le fait d'avoir pendant cette période. développer mes compétences immobilières. Je valorise d'avoir compris comment fonctionne le processus d'achat alors qu'avant de m'y engouffrer pour la première fois, c'est quelque chose qui était relativement opaque. Je valorise le fait d'avoir élargi mon réseau, de savoir exactement parmi tous les différents acteurs avec qui est-ce que j'aurais envie de collaborer à nouveau à l'occasion d'un prochain achat et avec qui Je n'ai finalement peu apprécié la collaboration et ça me permettra de rencontrer des interlocuteurs encore plus pertinents, encore plus qualifiés. Je chéris et je valorise toutes les conversations sur l'argent que cet achat a ouvert avec Erwan. J'ai eu de la gratitude de réaliser que, oh waouh, on avait la possibilité d'acheter cash. Ce n'était pas l'option qu'on avait envisagée, mais finalement, entre l'épargne qu'on avait de côté, Et les résultats aussi extraordinaires que mon entreprise a connus cette année, on avait la possibilité d'acheter l'appartement content, de la gratitude aussi d'avoir reçu la proposition d'aide de nos familles pour nous aider et pour nous soutenir et éventuellement nous prêter de l'argent dans ce processus. Et donc tout ça c'est vraiment important parce que comment est-ce que je peux chérir ce qui s'est passé même si ça n'a pas abouti ? Et d'ailleurs ce qui était aussi intéressant à vivre dans ce processus, c'est qu'au moment où on a signé fin mai avec Erwan, j'ai ressenti une contraction dans mon corps. Contraction qui pour moi souvent est le signe que mon intuition me dit « this is not the place » . Et pour autant ça faisait longtemps qu'on aspirait et achetait cet appartement, on avait d'ailleurs déjà fait une première offre dessus. Et donc je m'en suis un petit peu quand même remise à mon intuition initiale et j'ai décidé de tout de même... Aller rencontrer ce processus, avoir de la curiosité pour ce qui allait s'inviter. Et donc c'est intéressant parce que finalement mon intuition avait raison, le processus n'a pas abouti. Et en même temps parfois c'est ok de pas toujours suivre son intuition parce que parfois on a besoin de faire l'expérience et d'apprendre la leçon et de grandir à travers le processus qu'on aspire tout de même à se faire vivre même si on sait au fond que ça n'est pas forcément le bon espace pour nous. Enfin, ce qui m'a aussi aidée à prendre de la hauteur et à traverser cette déception, c'est de dézoomer et de revenir à une vision de long terme. Chérir le processus pour moi, c'est se replacer dans une vision qui est une vision qui inclut le temps long. C'est ok de ne pas être arrivée en finale de la Muse parce que la réalité, c'est que je prévois de participer à cette compétition toute ma vie. tant que je vivrai en Afrique du Sud. Il y a des femmes, notamment dans la catégorie Lady Legends, qui ont plus de 60 ans dans cette compétition. Et c'est pour moi d'ailleurs une source immense d'inspiration. Et donc évidemment, si je me dis, waouh, il faut que j'arrive au final l'année prochaine ou l'année d'après, ça crée comme une contraction, parce que je contracte le temps. Alors que si je suis en possibilité d'étirer le temps et de me relier au temps long, J'ai le temps d'arriver à cette position et ça va me permettre de raffiner mon art au fur et à mesure. C'est la même chose pour l'appartement, c'est ok de ne pas avoir obtenu tout de suite l'appartement que l'on convoitait parce que j'ai confiance que quelque chose de mieux nous attend et que peut-être ce ne sera pas un seul appartement mais si c'était plusieurs. Et pour moi ce sont des leçons qui sont précieuses et qui sont essentielles, notamment quand on est entrepreneur. Parce que parfois on se dit ça n'a pas marché comme je l'avais escompté. Et en même temps c'est ok que ça ne marche pas tout de suite parce que quand on est entrepreneur, et notamment toutes les personnes qui ont à cœur d'impacter le monde positivement, on est là pour durer. Et donc dans ce laps de temps, entre le moment où l'on essaye et les résultats, on va pouvoir grandir. Le processus c'est ce qui nous permet de pouvoir grandir. On va pouvoir grandir en humilité, on va pouvoir grandir en persévérance, en détermination, en compétence, en connaissance, en réseau, en qualité d'être. Parce que ce qui compte finalement, ce n'est pas seulement le résultat, mais c'est qui est-ce que je deviens à travers le processus. Quelle est la femme que je deviens, quelles sont les qualités d'être que je vais déployer. que je vais affiner, que je vais raffiner en chemin. Il y a une citation qui me touche beaucoup et qui m'a beaucoup accompagnée ces dernières années sur mon chemin entrepreneurial. C'est une citation de Robert Louis Stevenson qui dit « Ne juge pas une journée aux graines que tu as récoltées, mais en fonction de ce que tu as semé. » Ne pas juger une journée en fonction des fruits qui ont été récoltés, mais en fonction des graines que l'on a semées. Et pour moi, c'est tout l'art de chérir le processus, c'est d'avoir confiance que dans ce laps de temps, on a planté des graines, qu'on a tissé des relations, qu'on a grandi en compétence, qu'on a créé des souvenirs extraordinaires, qu'on est en train d'affiner notre art avec la confiance que toutes les graines que l'on a plantées vont fleurir. Un autre exemple que je pourrais vous partager et qui est d'actualité pour moi, c'est celui de mon livre « Entreprendre durablement » que j'ai terminé d'écrire au mois d'avril. Et évidemment qu'il y a une part de moi qui est déçue de ne pas avoir encore rencontré la maison d'édition qui va porter ce livre. Il y a une part de moi qui est frustrée parce que je sais l'importance de ce livre, je sais l'importance de délivrer ce message auprès de tous les entrepreneurs qui aspirent à pouvoir concilier l'impact, la prospérité économique avec une activité qui soit écologique pour soi. Et en même temps... Je chéris aussi le processus parce qu'il me permet de rencontrer des auteurs, d'élargir mon réseau, d'affiner le choix des mots que je pose sur cet ouvrage, de recueillir du feedback de la part de mes clientes qui ont déjà lu certains chapitres. Et je chéris, je valorise toutes ces différentes étapes, je valorise aussi le fait d'être en chemin et de ne pas savoir et d'avoir de la curiosité pour la manière dont... La solution va émerger, dont la solution va me rencontrer, et c'est un état d'esprit, selon moi, qui nous amène beaucoup plus loin, plutôt que celui qui consiste à regarder uniquement le chiffre, uniquement les résultats, uniquement les preuves, plutôt que d'être dans la confiance qu'on peut bâtir les preuves en chemin. Un disclaimer que j'aimerais faire avec cet épisode, c'est que je ne dis pas que les résultats ne sont pas importants, selon moi, ils le sont. De la même manière que c'est important pour moi que ce livre soit publié, c'est important quand on s'engage dans des projets de cœur qu'ils puissent effectivement voir le jour. Mais quand bien même c'est un... Est-ce que je peux m'offrir la possibilité de chérir les étapes, de chérir le chemin, plutôt que de sacraliser la destination, de chérir la progression, de me voir évoluer, de me voir me déployer au fur et à mesure ? Cette année, pour la toute première fois, mon entreprise va franchir le cap des 6 chiffres annuels en termes de chiffre d'affaires. Comme je dis souvent, les résultats ne m'intéressent pas si je ne me suis pas honorée dans le processus. Pour moi, ce qui compte, ce n'est pas simplement que mon entreprise réalise six chiffres annuels. Qu'est-ce que ça signifie d'ailleurs ? Qu'est-ce qu'on met derrière cette réalité-là ? Pour moi, ce qui compte, c'est que le succès et le déploiement de mon entreprise se fassent depuis un espace de joie, depuis un espace d'alignement. depuis un espace de plaisir où je me sens profondément nourrie par mes clientes, où je me sens profondément inspirée par les espaces que je crée en amour avec les thèmes que je transmets, où je sens que lorsque je prends du recul sur certains espaces de mon entreprise comme le podcast, ce sont des espaces qui me manquent parce que ce sont des espaces qui sont nourrissants pour moi, qui sont fertiles pour moi. Et donc c'est vraiment cette... La manière de vivre et d'entreprendre que j'ai envie de vous proposer, c'est comment est-ce que l'on crée une activité, comment est-ce que l'on crée une expérience de vie, où au-delà des résultats que l'on crée, des résultats extérieurs qui sont visibles par les autres, on apprend aussi à s'impressionner en chemin, à muscler notre leadership, notre courage, notre engagement, nos qualités d'être, parce que in fine, ce qui compte, ce n'est pas simplement ce que l'on a. accompli, mais c'est surtout qui est-ce que l'on est devenu. Et pour conclure cet épisode, j'aimerais rappeler à chacun, chacune, que le résultat dans notre vie, c'est ponctuel. C'est à un moment donné, je peux dire mon entreprise a franchi ce chiffre-là. À un moment donné, je peux dire ce jour-là, j'ai remporté la compétition. À un moment donné, je peux dire ce jour-là, la vente a été acceptée, certes. Mais sachez que nous passons l'immense majorité de notre vie dans l'entre-deux. L'immense majorité de notre vie dans le processus. Un entrepreneur peut passer 6 mois à préparer un lancement pour quelques jours de vente, pour quelques jours de résultat. On peut passer 3 ans à développer un podcast pour atteindre un certain niveau d'audience. Si on met simplement son attention sur les chiffres, et si on voit simplement le fait que ça n'est pas assez, alors on se prive de la possibilité d'apprécier le processus, et d'autant plus que selon moi c'est un piège sans fin, un petit peu comme si on avait une carotte devant les yeux qui nous amenaient à continuer à avancer parce qu'en réalité quand on aura atteint le résultat qu'on souhaitait atteindre, on sera déjà en train de contempler l'objectif suivant. Lorsqu'on aura atteint le chiffre d'affaires que l'on désire, on sera déjà en train de contempler comment franchir le prochain palier. Lorsqu'on aura obtenu l'appartement, lorsqu'on aura obtenu la relation, lorsqu'on aura... Obtenu la maison d'édition, on sera déjà en train de contempler l'objectif, le palier, la marche suivante. Et donc si on n'est pas en mesure de se réjouir du processus, de célébrer le processus, de le chérir, alors c'est dommage parce que c'est là que se joue l'immense majorité de notre vie. C'est là qu'est forgée la qualité de nos existences. Et elle ne tient qu'au fait d'être en capacité de prendre du plaisir dans le fait de créer au-delà de la perspective des résultats. J'espère que cet épisode vous a plu, j'espère qu'il a été nourrissant pour vous. Merci à toutes et à tous d'être parmi nous. Je vous invite à continuer, à partager le podcast, à le noter. à le faire découvrir à votre communauté, à vos proches, parce que c'est ce qui permet vraiment de continuer à le faire grandir. Et je chéris le processus que l'on crée ensemble de pouvoir continuer à propager ce message à travers le monde. Je vous embrasse et je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Bye ! Merci pour votre présence. Si cet épisode vous a plu, je vous invite à le partager avec vos proches pour continuer à semer ensemble des graines d'inspiration. Vous pouvez également noter le podcast sur Apple Podcasts ou Spotify pour contribuer à le rendre plus visible et vous abonner pour être tenu au courant des prochains épisodes. Enfin, pour suivre mes aventures et connaître l'actualité de mes programmes et accompagnements, retrouvez-moi sur la page Instagram Tiffaine Gualda. À très vite !