- Speaker #0
Bienvenue dans Oser recommencer, le podcast qui accompagne les femmes prêtes à réinventer leur carrière avec audace et alignement. Je suis Lorraine, psychologue du travail et fondatrice des Audacieuses Académies. Mon but ? Vous aider à construire une vie pro et perso qui vous ressemble vraiment sans concession. Chaque semaine, seule ou avec des invités, je vous partage des parcours audacieux, des conseils concrets, des outils pratiques. pour vous aider à transformer vos doutes en déclics,
- Speaker #1
une dose d'inspiration, un brin d'audace, et si c'était le moment pour oser vous lancer. Aujourd'hui,
- Speaker #0
j'ai le plaisir de recevoir Léa. Léa est maman de jumeaux et son parcours pro n'a rien de linéaire. Dans cet épisode, on va parler d'erreurs de trajectoire, de maternité, de doute, mais surtout de liberté, d'ajustement et de courage. Alors installe-toi confortablement et laisse-toi inspirer. Léa, bienvenue, ravie de te recevoir au micro, comme pour toutes mes invitées. Eh bien, je te laisse te présenter en quelques mots.
- Speaker #1
Oui, bonjour Lorraine. Écoute, merci beaucoup pour l'invitation. Alors, pour me présenter en quelques mots, je m'appelle Léa, j'ai 33 ans, j'habite en Bretagne et ça fait maintenant deux ans et demi que je suis à mon compte, donc dans différents domaines, après avoir été salariée pendant une petite dizaine d'années. Donc, un parcours... pas linéaire, mais qui petit à petit m'amène un peu plus proche de ce que j'ai envie de vivre et d'expérimenter. Donc, pas linéaire, mais très chouette.
- Speaker #0
Merci beaucoup pour cette petite présentation. On va aller un petit peu plus dans le détail à présent. Alors, explique-moi, tu as commencé par quoi ? Qu'est-ce qui, à un moment donné, t'a bloqué ? Quel a été l'élément déclencheur qui a fait que tu as envie de faire autre chose ? Raconte-moi un petit peu ton parcours.
- Speaker #1
Alors, écoute, moi, de base, je me suis formée dans le social. J'ai un diplôme d'éducatrice de jeunes enfants. Donc, j'ai eu ce diplôme-là en 2015. Moi, en fait, j'avais vraiment la vision de « il me faut un CDI » . La maison, le chien, le CDI. Vraiment, le truc classique pour moi, c'était ma vision de la chose. Et bon, du coup, j'ai le mari, les enfants, le chien, la maison. Mais par contre, en fait, je me suis très vite rendue compte que... ce que je pensais être une ligne toute tracée pour ma vie pro, ce n'était pas le cas. Je suis sortie de ma formation d'éduc. J'ai eu du coup mon premier contrat. Et déjà, dès ce premier jour de ce premier contrat, je rencontre du coup ma directrice et à qui je dis, qu'est-ce que tu attends de moi du coup concrètement ? Je sortais de l'école, j'étais toute jeune. Et elle répond, écoute, j'attends rien. Et là, je me suis dit, OK, toute ma vision déjà de ce début de la vie active. Bon, j'avais eu des jobs étudiants avant, mais tu vois, tout de suite, ça m'a mis dans un mood où je me suis dit, ça ne va peut-être pas être comme j'ai prévu, en fait. Et du coup, j'ai fait ce remplacement pendant ce premier été. J'ai fait quelques mois en tant qu'éduc. J'ai signé un CDI et je suis tombée enceinte. Donc, je suis tombée enceinte de jumeau. Je venais juste de signer mon CDI.
- Speaker #0
Tu as signé un CDI du coup avec une grande conviction en ce métier ou c'était un peu pour cocher cette fameuse case du « Ok, je signe un CDI, comme ça je me mets bien sécure. »
- Speaker #1
Pour cocher la case, réellement. Je n'ai eu à aucun moment du plaisir, je me souviens très bien, de juillet à février, je n'ai pas eu une seconde de plaisir dans le métier que je faisais. Je me souviens que... toutes les heures, je regardais l'horloge. Dans les crèches, tu as une grande horloge parce que tu as les horaires avec les biberons, les machins, les siestes, etc. C'était atroce, réellement. Et donc, du coup, je signe le CDI. J'étais au tout début de ma grossesse. Je ne savais même pas encore que j'attendais des jumeaux, tout ça. Donc, évidemment, je ne l'ai pas dit parce que ça faisait, je ne sais pas, peut-être trois semaines que j'étais enceinte. Mais imaginons, ça ne tient pas. Je ne vais pas le dire, ne potentiellement pas avoir de CDI alors que je cherchais vraiment ça. Et finalement, du coup, c'était des jumeaux. Et finalement, au bout de trois semaines de poste, quand on travaille en crèche, on doit faire des examens médicaux, dont une radio des poumons, sauf que si t'es enceinte, tu fais pas de radio. Donc, j'ai dû dire à ma directrice, écoute, je ferai pas la radio pulmonaire et je suis enceinte, quoi. Mais je pensais continuer, sauf que du coup, j'ai dû m'arrêter très, très vite pour différentes raisons, vu qu'ils étaient deux, c'était un peu compliqué, etc. Donc, je me suis retrouvée très tôt à la maison. Et quand j'ai repris le travail quasiment un an après, puisque j'étais arrêtée tôt dans ma grossesse et qu'avec des jumeaux, c'est un congé mat forcément deux fois plus long, j'ai bossé 15 jours et j'ai démissionné.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc, parce que plus à ma place, quoi. Vraiment, mon corps me parlait et je me disais, mais faire garder mes enfants 7 heures, 8 heures par jour pour m'occuper des enfants des autres, ce n'est pas ok. Et là, du coup, j'ai eu ce premier pas de dire, tu sors de ce que tu imaginais et tu sors de la sécurité et tu sors de ce parcours que tu avais imaginé, quoi.
- Speaker #0
Et c'était quoi ton ressenti, du coup, face à cette prise de conscience ?
- Speaker #1
Moi, je me sentais hyper bien, hyper soulagée. J'ai eu beaucoup de mal par rapport à mes parents parce que tu vois, tu as fait des études. J'étais jeune, j'avais 23 ans, je venais d'avoir des enfants. Enfin voilà, j'avais peur de les décevoir. Donc ça, ça a été le truc où à chaque fois que j'ai eu une décision à prendre, c'était un vrai sujet en moi. Qu'est-ce qu'ils vont penser ? Qu'est-ce qu'ils vont dire ? Ils m'ont toujours soutenue, tout ça, mais quand même la peur de décevoir. Mais je me suis sentie hyper alignée et je n'ai regretté à aucun instant de ma vie d'être partie.
- Speaker #0
Trop bien, c'est bien là le principal.
- Speaker #1
Oui, c'est sûr.
- Speaker #0
Et c'est encore mieux si derrière tes parents, on finit par approuver ta décision. Mais c'est vrai que parfois, les parents, leur avis a quand même un gros poids. Donc, ça ajoute une difficulté dans l'équation. J'imagine que ça n'a pas dû être très simple.
- Speaker #1
Oui, c'est en fonction de l'éducation que tu as eue, de ce qu'on t'a transmis aussi. Quelle est la vision de la vie professionnelle que tu auras après ? Moi, mes parents, ils ont été en CDI toute leur vie. Et donc, d'où le fait que je n'ai pas questionné ça. Moi, tu m'aurais dit, tu vas être entrepreneuse. Non, pas du tout, en fait. Et finalement, de fil en aiguille, j'en suis arrivée là. Donc, voilà comment déjà je suis sortie de cette direction que je pensais être la mienne.
- Speaker #0
OK. Et à quel moment, du coup, tu te dis, « Attends, peut-être que finalement, l'entreprenariat, c'est pour moi. » C'est quoi la suite après ta démission du salariat ?
- Speaker #1
Alors, ça n'a pas été tout de suite. Du coup, là, je me suis orientée vers des postes administratifs. Alors d'abord, dans la petite enfance, toujours, mais dans un bureau. Donc déjà, je m'y retrouvais beaucoup plus. Là, j'appréciais mes journées. Je ne regardais pas l'heure, j'étais contente d'y aller. Et rien que ça, je me suis dit, « Bon, on est peut-être sur la bonne voie. » Donc, j'ai tout appris sur le tas, en fait, parce que moi, je n'étais pas du tout formée de base là-dedans. Donc, j'ai évolué sur différents postes. D'abord, j'étais sur un temps partiel d'assistante administrative. Et puis après, je me suis dit, bon, il y avait un poste d'assistante RH dans une thalasso, pas très loin de chez moi. Je me dis, bon, ça a l'air chouette. Je tente, mais vraiment. En plus, j'ai vu cette annonce-là, tout bête. Ce n'est même pas vraiment une annonce que j'ai vue. J'allais acheter du pain. et tu sais, devant les boulangeries, tu as... des fois les titres des journaux, et c'était « L'Atalasso recherche » alors je ne sais plus combien de saisonniers, et je me dis « Oh, peut-être qu'ils cherchent des personnes dans l'administratif » . Et donc j'ai appelé, et on m'a dit « Ah bah oui, on cherche quelqu'un dans les ressources humaines » donc vraiment le hasard, ce n'était même pas une annonce que j'ai vue pour ce poste-là. J'ai postulé, et j'ai passé toutes les étapes, alors que de base, je n'ai pas de diplôme là-dedans, je n'ai pas de master dans les ressources humaines, rien du tout. gros recrutement avec la DRH du groupe, des vidéos, etc. Et je me suis retrouvée, mais ça, je l'ai su qu'après, les autres personnes qui passaient les entretiens, il y avait des filles qui avaient 50 ressources humaines comme études derrière elles, des masters et tout ça. Moi, j'étais là, j'étais arrivée un peu par hasard là-dedans et j'ai eu ce poste du coup en CDI.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui a fait que, selon toi, C'est toi qui as été recrutée face aux autres femmes qui avaient les diplômes entre guillemets requis.
- Speaker #1
Oui. Et bien, honnêtement, je pense qu'il y avait beaucoup de feeling. Tu vois, on s'est bien entendues. Bon, après, c'est des postes sur lesquels il faut des personnes dynamiques, des personnes qui osent discuter, etc. Donc, je pense que mon tempérament a fait beaucoup. Et oui, parce que même après, quand j'en ai discuté, tu vois, avec les personnes qui m'avaient recruté, c'est ce qui avait fait la différence. Les autres personnes ont partagé le même bureau, on était quatre dans le même bureau. Donc, il fallait que ça passe en termes d'énergie. Et les autres personnes, c'était un petit peu moins le cas. Donc, c'est ce qui a fait la différence et ça s'est hyper bien passé. J'ai appris beaucoup de choses. J'ai appris à faire des payes en étant là-bas, alors que normalement, tu fais une formation de gestionnaire de paye, tu vois. Et moi, c'est quelque chose que j'adore apprendre. Quand le temps que je n'apprends plus, je m'ennuie. Et donc du coup, c'était aussi positif pour eux. Parce qu'il commençait avec quelqu'un qui avait encore beaucoup de choses à apprendre, mais qui avait envie. Donc, je suis restée là-bas plusieurs années. Donc ça, ça a été un peu mon trajet administratif.
- Speaker #0
Ah, mais parce que du coup, le job saisonnier s'est transformé en job à long terme ?
- Speaker #1
Non, alors en fait, si tu veux, l'annonce sur le panneau publicitaire, c'était des contrats saisonniers qui cherchaient pour tout ce qui était dans la restauration, dans l'hôtel, parce que c'était une talasso, il y avait quasiment 200 personnes. Mais le fameux poste en ressources humaines, c'était un CDI, c'était quelqu'un qui quittait son poste. Ah oui,
- Speaker #0
d'accord, je n'y étais pas du tout. Alors déjà, je trouvais bizarre un saisonnier en RH, mais ok, j'ai bien remis les pièces du puzzle. Mais du coup, hyper intéressant ce que tu dis. Ce que tu précises, et ce que je précise aussi très fréquemment aux femmes que j'accompagne, c'est que parfois, le diplôme est obligatoire, oui, mais parfois pas. Et il ne faut jamais hésiter à postuler, parce que les recruteurs, ils cherchent certes quelqu'un avec des savoir-faire, des compétences, mais pas que. Ils cherchent aussi un profil, une personnalité avec qui travailler au quotidien. Et effectivement, je suis intimement convaincue, et tu en es la preuve vivante, que face à deux profils à compétences. qui ne sont pas égales du coup, parce qu'entre celle qui est diplômée et celle qui ne l'est pas, on n'est pas exactement sur les mêmes savoir-faire spécifiques, bien au contraire. Et la preuve est que c'est ta personnalité, ta personne qui l'a remportée. Donc, c'est hyper important de ne pas se restreindre, se mettre des barrières face à des postes qui potentiellement peuvent nous intéresser et où on se dirait, ben oui, mais non, je ne suis pas sûre parce que je n'ai jamais fait ou quoi ou qu'est-ce. Oui,
- Speaker #1
complètement. et c'est vrai que c'est pas évident je pense de dépasser cette peur là parce que on est conditionné tu vois une annonce avec les compétences, les diplômes demandés tu te dis ah ouais mais il y a 2-3 cases que je coche pas non ça sert à rien et j'ai encore un exemple mais on pourrait y venir après, hier il m'est arrivé un truc complètement improbable qui est encore la preuve que on sait pas ce qui nous attend derrière et du coup il faut oser et une fois qu'on a un premier signe Merci. que ça peut fonctionner quand tu oses. Bon, après, tu oses plus facilement. Mais du coup, j'ai jamais regretté d'avoir été acheter du pain ce jour-là et d'avoir vu, tu vois, sur le petit truc devant la boulangerie parce que ça a été une super expérience. Et donc là, c'était, on va dire, la fin du salariat. Je me suis arrêtée là-bas, du coup, dans cette thalasso.
- Speaker #0
OK. OK, d'accord. Et après ? Et d'ailleurs, qu'est-ce qui t'a fait arrêter aussi ?
- Speaker #1
Ben, en fait, j'aimais ce que je faisais. Mais j'étais rendue à un stade où je diminuais mon temps de travail parce que j'avais ce projet de me lancer à mon compte à côté. Mais je faisais la même quantité de travail, du coup en étant moins payée, puisque j'avais un contrat avec moindre à ma demande. Et en fait, je me suis dit, à un moment donné, je sentais que je n'étais plus réellement faite pour ce moule-là parce que je sais que si j'aime, je m'investis et il y a du résultat. Et du coup, forcément, dans l'entrepreneuriat, si tu t'investis et que tu fais des choses, tu sais que derrière, tu peux avoir du résultat à la hauteur de ton investissement. Et c'est vraiment ce qui m'attirait de me dire, je peux avoir peut-être plus de liberté, plus de temps, aussi peut-être plus d'argent, même si ça, j'ai bien conscience que ça ne tombe pas tout seul rapidement. Mais j'étais attirée par tout ça. Donc en fait, j'ai diminué mon temps de travail petit à petit. Je me suis d'abord formée au coaching parce que c'était un domaine qui m'intéressait beaucoup. Je suis une grande fan de développement personnel et j'ai voulu tenter. J'ai adoré cette formation-là, mais j'ai senti que ce n'était pas ma place professionnellement. Donc, des apprentissages vraiment qui me servent encore aujourd'hui, tous les jours dans mon quotidien. Mais j'ai su m'écouter, entre guillemets, m'observer et sentir. Tu vois que la place n'était pas encore la bonne. Je ne me sentais pas légitime et cette notion de légitimité a une grosse place chez moi. Et quand je ne me sens pas légitime, le doute est très présent et peut me freiner fort fort. Donc là, je sentais que ce n'était pas la juste place pour moi, en tout cas à ce moment-là. Du coup, je me suis lancée dans l'immobilier. Ça n'a rien à voir, mais c'était un domaine qui m'intéressait aussi.
- Speaker #0
Pour quelles raisons ? Qu'est-ce qui t'a attirée dans l'IMO ?
- Speaker #1
Nous, après, avec mon mari, de notre côté, c'était un domaine qui nous intéressait, l'investissement, etc. J'avais, tu vois, un intérêt pour ce domaine. Et en fait, je me suis lancée du coup en tant que mandataire, c'est-à-dire que dans un réseau où tu as un cadre, tu ne te retrouves pas lâchée dans la nature et ne connaissant rien à ce métier-là, je pouvais être formée dans ce réseau. Donc, hyper intéressant. Moi déjà qui aime apprendre et me former et de savoir que j'allais être entourée d'une équipe aussi. Je serai indépendante, mais entourée. Hyper important pour faire une transition entre le salariat, où j'ai les mêmes collègues tous les jours, et le fait que ça y est, je suis à mon compte. Et c'était le bon format pour moi. Ça vibrait. Et ça, c'est hyper important pour moi que ça vibre. Sinon, je n'y vais pas.
- Speaker #0
Et donc, tu te formes à l'immobilier, tu te mets donc à ton compte. À ce moment-là, tu n'as plus du tout de filet de sécurité, entre guillemets, d'un point de vue salariat ?
- Speaker #1
Alors, j'en ai encore au début. Et en fait, j'ai réussi à avoir une rupture conventionnelle. Donc, j'ai quand même eu une sécurité. Alors, c'est tout un contexte. C'est encore des choses que tu ne maîtrises pas. Mais quand je suis arrivée dans cette fameuse thalasso, on m'a dit, dans quelques années, on va faire des travaux pendant un an. On va fermer. et donc en fait... Il y a eu beaucoup de mouvements cette année de fermeture-là. Et moi, c'était un peu l'année de la transition. Et je me suis dit, bon, est-ce que je saisis l'opportunité de partir maintenant ou pas ? Je l'ai saisi. Je n'ai pas eu de regrets parce que du coup, je suis partie au bon moment pour moi, je pense. Donc, j'ai eu cette sécurité du chômage. Donc, j'avais quand même un filet qui, mine de rien, fait la différence.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Mais bon, tant qu'à faire, autant profiter de ce filet-là. Ça tombait à pic. C'était le bon moment pour toi, comme tu viens de le dire. Et donc, une fois que tu as exercé en tant qu'agent IMO, est-ce que tu t'y es retrouvée ? Est-ce que ça a vibré ?
- Speaker #1
Alors, ça a vibré pendant pas mal de temps, avec quand même des choses inconfortables où je me doutais que ça n'allait pas changer. Tu vois, tout ce qui est prospection, c'est quelque chose que je n'ai jamais aimé. Mais quand tu fais de l'immobilier sur toi, ton compte, il faut en faire. Et j'avais beau gagner en expérience, je sentais qu'à cet endroit-là, il y avait vraiment une friction pour moi. Je sais que jamais de ma vie, je vais m'éprospecter. Soit il faut trouver des solutions pour pallier à ça, soit tu fais autre chose. Donc, j'ai beaucoup appris. Il y a beaucoup de choses qui m'ont plu. Et puis, pour après des événements personnels, j'ai complètement arrêté de prospecter. Tu ne prospectes plus, tu n'as quasiment plus de mandat qui rentre ou vraiment que dans le bouche à oreille. Et donc là, c'était l'année dernière, c'était en 2025. Année vraiment particulière. Et du coup, je me suis dit, bon, là, je ne pourrai plus faire de l'immobilier, on va dire, à source de revenu principal. Donc, il va falloir se bouger et trouver autre chose. Et j'étais aussi dans une période où, comme c'était compliqué personnellement, j'adore apprendre, j'adore me former encore une fois. Et j'avais envie d'apprendre quelque chose de nouveau. Donc, le coaching, c'était quelque chose que j'avais beaucoup aimé, mais dans lequel je ne m'étais pas lancée. Et le bilan de compétences, c'est un sujet dont j'avais entendu beaucoup parler. J'ai eu des personnes autour de moi qui en ont fait. Mon mari en a fait un. Mes meilleurs amis en ont fait. Enfin, voilà. Et je me suis dit, en fait, est-ce que ça ne peut pas être quelque chose qui correspond à ce que j'aimais dans le coaching, mais avec un cadre totalement différent ? Et puis, bon, je me suis lancée. Je me suis formée, du coup, au bilan de compétences. Formation hyper intéressante. Et quand j'ai commencé à pratiquer avec... les trois premières femmes que j'ai accompagnées, mon corps a parlé, il a parlé mon corps. Et c'est à nouveau flagrant, mon énergie, j'étais hyper boostée quand ça y est dans l'idée de commencer, d'avoir mes premiers rendez-vous. Et puis le premier rendez-vous arrive, c'est plutôt de la découverte, donc ça c'est assez confortable. Et le deuxième rendez-vous déjà, hop, je suis descendue d'un cran dans mon énergie. Troisième rendez-vous, hop, je suis descendue. Et mon mari m'a dit, mais je l'ai vue physiquement. il y avait quelque chose qui n'allait pas. Donc, il m'a fallu un petit temps pour accepter. Mais encore une fois, je me suis dit, ce n'est pas un échec. Ce n'est pas un échec. J'ai appris beaucoup de choses. J'ai découvert des choses. J'en avais besoin à ce moment-là aussi. Et finalement, ça m'a amenée là où j'en suis aujourd'hui. Donc, tu vois, à chaque fois, c'est comme le coaching. Quand j'avais fini cette année de formation, où j'ai investi beaucoup d'argent, je me suis dit, mais je n'ai rien perdu. Parce que je sais que ça me servira forcément, ou professionnellement ou personnellement, mais... il n'y a rien qui est perdu, que ce soit les rencontres, les apprentissages. Et tu vois, même pour le bilan de compétences, même si la durée de la formation était beaucoup plus courte, tout de suite, je l'ai pris comme ça.
- Speaker #0
Oui, et du coup, ta formation en coaching, elle te sert encore aujourd'hui ? Peut-être même inconsciemment dans tes relations, dans ta façon de communiquer, etc.
- Speaker #1
Complètement. Mais vraiment, je le vois dans mes relations pro, même avec mes clients, ça me sert beaucoup. Dans l'immobilier, il y a beaucoup Il faut souvent prendre du recul parce que les gens ont des fois une mauvaise image des agents immo. Je l'ai découvert en pratiquant ce métier-là. Et ce n'est pas évident quand toi, tu es quelqu'un de bonne foi, qui veut faire les choses bien ou tu fais les choses avec le cœur, etc. Et que les gens te prennent de toute façon pour un marchand de tapis, ça, ça a été dur. Et donc du coup, tout ce que j'ai appris en coaching m'a aussi beaucoup servi à me dire, mais en fait, ils ne me jugent pas moi. Ils ont juste une image de cette profession. Montre-leur que ça peut être différent. donc Oui, ça me sert réellement tous les jours.
- Speaker #0
Hyper intéressant, là encore, ce que tu dis. Chaque action qui est faite, même si tu n'envoies pas les bénéfices directs, concrètement, eh bien, rien n'est jamais perdu, en fait. Tu as fait la formation coaching, tu as fait du bilan. Tout ça, ça t'a permis de tirer bénéfice par-ci, par-là, de tirer des conclusions et de t'aider à avancer dans tes réflexions. Et c'est trop bien. Et du coup, il n'y a pas de notion d'échec. J'adore entendre ça. C'est comme les personnes qui souvent disent, comme toi d'ailleurs, j'ai fait tant d'années d'études, je ne vais quand même pas partir sur un job qui ne nécessite pas autant d'années. Pourquoi pas ? À un moment donné, tu as fait cette formation pour des raisons qui te sont propres. Tu en avais besoin sur ce temps-là. Aujourd'hui, tu as évolué, tu n'as plus besoin de ça ou en tout cas, tu n'as plus envie de ça. Et c'est OK en fait. Et je pense qu'il ne faut pas se mettre la pression. Déjà, se reconvertir, ce n'est pas simple. Et si en plus, on se pressurise en disant « Oui, mais attends, tu as fait ça par le passé, tu ne vas quand même pas aller par-ci ou par-là » , c'est se mettre des bateaux dans les roues.
- Speaker #1
Oui, complètement. Et puis, ça veut dire que potentiellement, tu te retrouves, tu as 40, 50 ans, je ne sais pas, ça fait 20, 30 ans que tu fais un métier, mais où tu t'es conditionné à un truc qui ne te plaisait pas, qui ne te faisait pas vibrer. Et il y en a, c'est OK, tu vois, ils finissent leur carrière. Bon, bah oui. J'ai fait ça toute ma vie. Bon, mes collègues étaient sympas et je n'ai pas cherché plus. Et c'est OK. Mais quand tu te forces, je trouve ça horrible. Après, je pense que tu vois, ce n'est pas le cas de tout le monde d'avoir envie de vibrer pour son métier. Je sais que, par exemple, j'ai ma meilleure amie. À chaque fois, elle aime bien ce qu'elle fait, mais ce n'est pas une passion. Elle m'a dit, jamais de ma vie, je chercherai un métier passion. Moi, voilà, je veux une sécurité, je veux une stabilité, je veux des horaires. Et moi, j'étais en mode, mais si moi je m'ennuie ? 5 jours par semaine assise sur ma chaise, ce n'est pas possible. Je ne peux pas, je m'en vais. Et en fait, c'est vraiment une question de priorité, de valeur, comment tu vois la sécurité, quelle énergie tu as envie de mettre dans ton travail. Et c'est des curseurs où en fait, plus je... Je ne sais pas si je dois dire si je grandis ou plus je vieillis, mais en tout cas, tu vois, je me rends compte que on prend tous des chemins différents et tant que c'est fait en conscience, tu vois... En fait, c'est là que c'est complètement OK. Par contre, quand tu subis et que tu ne te rends pas compte que tu fais le truc un peu en automatique, c'est là où tu peux avoir des regrets derrière. Mais si tu te dis, moi, je suis OK de ne pas être passionnée, si tu es OK avec ça, tant mieux. Moi, je ne suis pas OK avec le fait de ne pas être passionnée. Et donc, je prends des risques très inconfortables. Je dors très souvent mal, mais je sais pourquoi je le fais. Tu vois, j'ai envie de kiffer. Et ça, c'est vraiment le moteur principal de tous ces risques-là. Oui,
- Speaker #0
ça fait partie de toi et on a chaque... chacune, chacun, nos raisons de nous lever le matin. Il y en a, on va aller travailler parce qu'on a des factures à payer, on a, comme tu dis, des horaires plutôt confort. Voilà, ça s'en arrête là. Et il y en a d'autres qui recherchent autre chose, qui recherchent la flamme, qui recherchent la passion dans leur job. Et c'est OK, chacun a ses propres curseurs, en fait.
- Speaker #1
Oui, clairement.
- Speaker #0
Bon, alors revenons à nos moutons. Donc Tu fais du bilan, tu accompagnes trois femmes et tu te rends compte que ce n'est pas ton truc, ça ne vibre pas.
- Speaker #1
Oui. Là, je me dis concrètement, je ne peux pas continuer. Je sais la place que ça peut avoir un bilan de compétences dans une vie. Et je me suis dit, tu ne peux pas te forcer si ce n'est pas ta place. Donc, j'ai tout arrêté. Mais vraiment, dans la semaine où je me suis dit, Léa, ce n'était pas pour toi. J'ai prévenu ma formatrice, j'ai prévenu les personnes avec qui j'étais en formation, j'ai prévenu les personnes de mon entourage, etc. Vraiment, j'ai mis un stop direct. Et là, je suis rentrée un peu dans une phase, je dirais, d'autobilan, justement, de compétences. Donc, d'où l'intérêt aussi d'avoir fait ça. J'ai repris tout mon parcours parce qu'on l'a fait aussi en formation. Et je me suis tout simplement rendue à l'évidence. Je me suis dit, mais Léa, en fait, ce que tu faisais quand tu étais salariée, tu n'as jamais pas aimé ce que tu faisais. T'aimais quand t'étais assistante, tu prenais plaisir, t'allais pas à reculons au travail. C'est le cadre qui te convenait plus. Finalement, en fait, il y a des personnes qui sont assistantes à leur compte. Et là, je me suis dit, bon, donc j'ai creusé, je me suis renseignée, j'ai regardé sur les réseaux, j'ai regardé les formations. Je me suis dit, en soi, il n'y a rien qui est incompatible avec ce que je fais aujourd'hui. Pourquoi pas ? Moi, ça va assez vite. Quand j'ai une idée, soit en deux jours, elle est bazardée, ou soit dans deux jours, je fonce. Là, tous les voyants étaient au vert. Je me suis dit, allez, c'est parti. Là, par contre, je n'en ai parlé à personne. J'ai dit, mets-toi dans ta bulle, parce que les gens vont vraiment te prendre pour une bipolaire. Reste avec toi-même et tu verras. Je me suis renseignée, j'ai contacté des personnes pour des formations. Je me suis lancée, j'ai payé une formation hyper intéressante. Je me suis dit que le métier d'assistante salariée dans une boîte n'est quand même pas du tout le même qu'assistante freelance, assistante digitale, etc. Je me suis formée, hyper intéressant, parce qu'il y a plein d'outils que j'utilisais pour l'immobilier qui servent à plein d'autres entrepreneurs. J'ai beaucoup appris sur cette formation-là. et puis après je me suis lancée j'ai commencé à communiquer un petit peu sur les réseaux sociaux aussi en local du coup avec les entrepreneurs du coin que je connais et puis ça s'est lancé comme ça donc je me suis lancée fin 2025 j'ai commencé à communiquer en novembre et puis aujourd'hui je l'ai signé mon premier contrat donc là j'étais contente j'ai signé mon premier contrat en janvier
- Speaker #0
Félicitations Merci.
- Speaker #1
Oui, j'étais contente. Et donc, comme je te disais tout à l'heure, qu'il arrive des fois des choses complètement improbables et qu'il faut des fois aller plus loin que le cadre qu'on peut lire sur une annonce. Et ça peut se retranscrire sur plein d'autres domaines, mais là, dans le cadre d'une recherche d'emploi. Hier, journée compliquée, je casse la voiture de mon mari. Bref, la journée commence très mal. Et je me dis, bon, là, peut-être qu'il faut que je regarde un peu les offres d'emploi salariées à temps partiel.
- Speaker #0
Pour quelle raison, du coup ?
- Speaker #1
Le stress financier. Le stress financier qui commence à reprendre un peu le dessus. Puis je casse la voiture de mon mari quand même. Donc bon, il y a des frais derrière. Donc vraiment, j'étais un peu dans cette dynamique-là. Et je vois une offre d'emploi, un deux jours semaine payé quasiment au SMIC. Je me dis, bon, allez, c'est à deux minutes de chez moi. J'envoie un mail. c'était Il demandait des compétences en IMO et en administratif. Donc, je me dis, bon, peut-être un signe de l'univers, je ne sais pas. J'envoie un mail. La personne m'appelle genre une demi-heure après. Je lui dis, vous êtes disponible cet après-midi. Mais il me dit, vous êtes freelance ? J'avais mis dans mon mail que j'étais assistante freelance. Mais en soi, pour moi, je postulais pour quelque chose de salarié, tu vois. Et je lui dis, oui. Il me dit, OK, venez, 15h, c'est bon, tout ça. Je vais du coup, hier après-midi, le rencontrer. et je sors de là au bout d'une heure et demie. À la base, c'était donc un deux jours par semaine pour de l'administratif quasiment payé au SMIC. Et je sors de là, finalement, avec une validation pour un contrat freelance de deux jours par semaine avec un taux horaire vraiment chouette. Le truc complètement improbable. Et si je m'étais arrêtée, tu vois, à l'annonce, en me disant « Attends, Léa, là, on parle d'un taux horaire quasiment au SMIC. Tu ne vas pas te bloquer deux jours par semaine pour, entre guillemets... si peu puisque quand tu fais le ratio, le temps que tu y passes et du coup le temps que tu ne passes pas à développer ton entreprise, dans l'autre tu peux vite être perdant quoi. Et je suis allée au-dessus de ça et finalement improbable. La personne quand je l'ai rencontrée me disait « Non mais moi le freelance je suis pas du tout fermée à ça, donc il faut oser quoi, il faut essayer, il faut creuser. » Et là encore une fois je pense que le feeling a fait beaucoup tu vois.
- Speaker #0
Oui, c'est trop bien. Le feeling mais aussi le fait d'oser, le fait de se dire « Bon bah... » Ok, après, toi, tu y allais vraiment en disant, bon, potentiellement, je vais être salariée. Après, signe de l'univers, finalement, on te dit, bon, ben non, vous êtes free, je vous prends en free, donc trop bien,
- Speaker #1
quoi.
- Speaker #0
Mais le mot à retenir, effectivement, c'est oser. Donc, trop bien, donc tu as ce contrat-là et tu vas développer ton activité aussi en side pour acquérir, j'imagine, de nouveaux contrats.
- Speaker #1
Oui, l'idée, c'est ça, c'est de développer. Après, je pense que là, je vais déjà avoir un temps d'adaptation parce que de repasser avec deux jours de présentiel, même si c'est en freelance, c'est du présentiel, donc il faut être là. Donc, tu n'as plus totalement cette souplesse-là. Mais je me dis, dans la balance, c'est ça aussi. C'est à un moment donné, les pour, les contre, qu'est-ce que tu veux ? Là, aujourd'hui, je cherche plus de récurrence. C'est une aubaine de folie, 60 heures par mois, c'est énorme. Je vois bien, je suis dans des communautés d'assistantes. où on signe beaucoup de petits contrats. Et donc, du coup, là, je me dis, je saisis l'opportunité. Je ne sais pas où ça me mènera, tu vois. Mais à aujourd'hui, dans ma situation, je me dis, ce n'est pas arrivé là pour rien. C'est ça. Donc, mais ouais, oser, ouais.
- Speaker #0
Et ne t'es pas gravée dans le marbre. C'est-à-dire que demain, si tu as une récurrence, toi, via tes contrats en side, tu pourras peut-être prendre la liberté de te dire, bon bah Ok, ce contrat-là que j'ai à 60 heures par mois, je vais peut-être pouvoir m'en délester tout doucement. Parce qu'en parlant de filet de sécurité d'ailleurs, aujourd'hui le chômage, tu n'en as plus ?
- Speaker #1
Je n'en ai plus à partir de demain.
- Speaker #0
Ah oui, incroyable !
- Speaker #1
Non mais vraiment, 14 février, c'est terminé.
- Speaker #0
Incroyable ! Et donc, du coup, tu as ton nouveau filet de sécurité. C'est trop bien. Et moi, je conseille toujours aux personnes, justement, qui peuvent prendre plus ou moins de risques, de s'assurer un filet de sécurité. On n'est pas obligé de faire le grand saut dans le vide. On peut s'assurer des filets de différentes manières. Et toi, tu le fais vraiment à la perfection. Tu analyses, tu prends le temps d'analyser tes besoins, tes impératifs à date. Et tu mets en place des choses en face qui te permettent de te sentir alignée. Oui,
- Speaker #1
complètement. C'est vrai que le filet de sécurité, quand tu te lances dans l'inconnu, il y a déjà tellement de paramètres qui changent par rapport à une vie salariée classique, entre guillemets. Déjà, tu... Ça te coûte en énergie mentale parce que c'est beaucoup d'inconnus, c'est du stress, etc. Donc, il faut apprendre à gérer ça. Mais la pression financière, le stress financier, quand tu as un filet, même minime, moi, je n'avais pas un chômage, enfin, je n'avais pas, je n'ai pas parce que c'est jusqu'à aujourd'hui, un chômage énorme. Eh bien, mine de rien, ça te permet quand même de tester. Et comme tu dis, il n'y a rien qui est gravé dans le marbre. évidemment, si je me dis, est-ce que dans deux ans, j'ai encore envie d'avoir un présentiel deux jours par semaine à tel endroit en faisant ça ? J'en sais rien. Mais aujourd'hui, ça convient. Et puis, je pense que l'univers fait bien les choses aussi des fois. Et il faut écouter. Enfin, tu vois, là, quand je me suis dit, je vais regarder les offres d'emploi salarié, j'ai écouté. Et si je m'étais dit, non, Aléa, regarde pas les offres d'emploi salarié, c'est pas ça que tu veux, je serais passée à côté de cette opportunité-là. Donc, je trouve que... Moi, en tout cas, le fait d'avoir appris à m'écouter, écouter mon intuition, écouter mes ressentis, ça m'a guidée énormément de fois. Après, c'est propre à chacun, mais moi, en tout cas, ça a été un super indicateur sur toute ma vie professionnelle depuis maintenant un peu plus de 10 ans.
- Speaker #0
Moi, ce que je retiens dans ce que tu viens de dire, Léa, et ce que je trouve très important de mettre en lumière, c'est que quand tu as fait ton auto-bilan de compétences, tu t'es rendu compte que les missions propres à l'assistanat RH, te plaisait, mais que c'était finalement l'environnement de travail dans lequel tu évoluais qui était un peu désaligné avec toi, tes besoins, tes aspirations. Et ce que je veux dire par là, c'est que quand on envisage une reconversion, une transition professionnelle, on pense tout de suite au virage à 360. Mais c'est pas forcément ça la réalité. On n'est pas forcément heureuse en prenant un grand virage. Parfois, en ajustant encore une fois seulement quelques curseurs, et en l'occurrence en modifiant, l'environnement de travail dans lequel on évolue, on peut se sentir 100% épanoui. Donc voilà, bien avoir en tête ça. Je trouve que c'est important de rappeler qu'une reconversion, ce n'est pas forcément changer du tout au tout. C'est parfois réajuster juste quelques curseurs et ça repart.
- Speaker #1
Je suis carrément d'accord avec cette idée-là et sur les différents postes administratifs que j'ai eus, il y en a eu un que j'ai eu sur une très courte période, justement entre deux CDI. et où là, c'est moi qui ai demandé à renouveler ma période d'essai, et après, du coup, j'y ai mis fin. Les missions en soi étaient les mêmes que ce qui me plaisait, mais là, pour le coup, le cadre... En plus, j'étais quasiment seule dans une agence, du coup, je ne voyais personne, ça ne me convenait pas du tout. Mais le même travail aurait été à un autre endroit, avec d'autres personnes, ça aurait pu me convenir. Et du coup, c'était vraiment cette notion de cadre, alors que les missions étaient... étaient globalement les mêmes dans les grandes lignes que ce que j'aurais pu faire auparavant. Donc, cette notion de reconversion n'est pas forcément, comme tu dis, un virage à 360 et où on chamboule forcément tout. Donc, je partage cette réflexion.
- Speaker #0
Et ce n'est pas parce qu'on est salarié qu'il faut absolument se plier en 10. Tu vois, là, tu viens de le dire, c'est moi qui ai demandé à reprolonger ma période d'essai. Oui ? Parce que c'est un droit, en fait, que l'employeur et que le salarié a. Donc, autant en jouir pleinement. L'employeur, la période d'essai, ça lui permet de voir si le profil qu'il a recruté correspond bien à ses attentes, à ses besoins. Mais pour le salarié, c'est aussi un temps pour voir si le poste correspond bien à l'image qui s'en était faite, à la représentation qui s'en était faite, si ça correspond bien à ses besoins, à ses impératifs. Donc, il faut aussi se rappeler qu'on est libre. De dire, OK, moi, j'ai besoin d'un petit peu plus de temps pour me rendre compte si ce job est fait pour moi ou pas. Et s'il n'est pas fait pour moi, négocions une porte de sortie. Mais voilà, bien profiter aussi de ces droits et de se dire que... L'employeur, il a des attentes, mais il ne faut pas non plus oublier ni même effacer nos propres attentes. Ça, c'est hyper important.
- Speaker #1
Oui, clairement. Ce n'est pas simple, mais quand on le fait, après, on est vraiment…
- Speaker #0
C'est libérateur.
- Speaker #1
Complètement, c'est libérateur. Et puis, du coup, tu es aligné, ça te soulage. Et oui, ça veut dire que tu perds, avec de grands guillemets, une potentielle sécurité que tu aurais pu avoir, mais à quel prix, en fait ? Si c'est pour y aller en dépression tous les matins. Prenons un petit peu plus de risques et cherchons autre chose.
- Speaker #0
Tu vas forcément gagner quelque chose derrière. Déjà, tu vas te délester d'un poids. Et donc, déjà là, tu es gagnante. Après, la suite, elle se travaille, elle se réfléchit, elle se conscientise. Je reviens sur notre sujet du début, à savoir tes parents et plus globalement ton entourage dans tous ces revirements de situation-là. Quelle posture ils ont fini par adopter ?
- Speaker #1
Mes parents, par rapport à toute cette notion de reconversion, au début, ça n'a pas été le plus simple possible pour eux parce que c'était plus de la peur, tu vois, de se dire, mais attends, elle a fait ces études-là, qu'est-ce qu'elle va devenir, quoi ? Mais tant que j'étais dans le monde du salariat, bon, ils voyaient que je me débrouillais, que si je décidais de quitter un poste, j'en avais un qui arrivait derrière, donc pas... pas vraiment de grosses inquiétudes par rapport à ça. Par contre, quand je leur ai dit que je passais à temps partiel parce que j'avais comme projet de me lancer en tant qu'indépendante, quel que soit le domaine, là, ça a été plus difficile parce que pour eux, cette notion de sécurité avec le CDI, c'est ancré, quoi, tu vois. Mais maintenant, aujourd'hui, que ça fait deux ans et demi que j'ai commencé à être à mon compte, et là, du coup, que j'ai mon chômage qui s'arrête demain, c'est OK. Parce qu'en fait, ils ont vu toutes les ressources que j'avais et ils ont compris qu'en fait, je faisais partie, entre guillemets, de cette génération qui n'était pas la leur ou si ça ne nous plaît pas, on a beaucoup plus de facilité à se mettre en mouvement et à se dire, mais je vais trouver autre chose. Aujourd'hui, il y a plein d'employeurs qui cherchent des personnes, qui cherchent de la stabilité parce que les gens bougent beaucoup plus qu'avant. Et donc, ils ont compris, parce qu'ils ont vu aussi dans mon entourage, mes amis, etc., qu'on était beaucoup à se dire, ça ne me plaît plus, écoute, je m'en vais, en fait. Je vais trouver autre chose. Donc, ils ont vu que ce n'était pas que moi. Voilà. Donc, ils sont plus OK avec ça aujourd'hui. Mais évidemment, ils ont toujours cette appréhension de se dire, ah oui, non, mais là, il n'y a plus de CDI, quoi. Eh non, je n'ai plus de CDI. Mais j'ai toujours le mari, la maison, les enfants, le chien, et ça va, tu vois.
- Speaker #0
Mais plus de CDI. Bon, super. C'était vraiment un partage hyper riche, hyper inspirant, qui sort du cadre et ça fait du bien parce qu'on a été, en fait, je ne sais pas, on a un peu été élevés comme ça. CDI, voiture, maison, etc. Bref, on ne va pas refaire la chanson. Pour terminer, quel message tu aurais envie de passer aux femmes qui nous écoutent ?
- Speaker #1
Ah, le message que j'aurais envie de faire ? passer, c'est que en osant, vraiment en osant sortir de sa zone de confort, en gros, ce qu'on fait, c'est juste l'agrandir. Moi, je l'ai compris ça à un moment donné, c'est que t'as ton petit quotidien, ton petit confort plus ou moins confortable, tu vois. Et quand tu sens que cette zone-là, c'est plus vraiment l'équilibre que t'as envie, déjà l'écouter, accepter. que cet équilibre-là, il ne te convient plus forcément parce qu'il y a plein de gens qui ferment les yeux. Quand tu passes déjà cette première étape d'accepter, bon, et après, rien que de faire un tout petit pas, comme on disait tout à l'heure, tu n'as pas besoin de virer à 360 degrés. Et voilà, tu fais juste un petit pas en dehors de ta zone de confort. Et en fait, tu l'agrandis. Et après, tu fais un deuxième pas et tu l'agrandis et tu l'agrandis. Et en fait, tu t'ajustes toujours. Et ça, je trouve que c'est super. Et on a les ressources en nous, évidemment. Il y a des situations qui font que c'est plus facile de prendre des risques. Il y en a où c'est compliqué. Mais quand on a vraiment la motivation, l'envie et la conviction qu'il y a peut-être autre chose qui nous attend ailleurs, je pense qu'il faut prendre ce risque-là. Et c'est vraiment, j'allais dire, un plaisir au quotidien. Il y a des jours où ce n'est pas un plaisir. Mais globalement, ça paye. Ça paye même énergétiquement, émotionnellement, mentalement, de savoir que... Tu te mets en mouvement, tu te mets en action et tu te rapproches un peu plus tous les jours de ce que tu vises.
- Speaker #0
Très beau message. Merci beaucoup. J'adore. Si toutefois les auditrices veulent te retrouver quelque part, elles peuvent te retrouver ou si elles veulent te poser des questions ou même si elles veulent faire appel à tes services aussi, pourquoi pas d'assistante administrative.
- Speaker #1
On peut me retrouver sur Instagram. Mon compte Instagram, c'est lea.assistante. C'est mon compte pro où on peut me retrouver.
- Speaker #0
Super, je ne manquerai pas de le remettre dans la description de l'épisode. Léa, merci beaucoup pour ce parcours riche d'enseignements, ce partage hyper précieux. Je te souhaite une superbe continuation.
- Speaker #1
Merci, merci beaucoup pour l'invitation. C'était super chouette en tout cas. Merci à toi.