- Speaker #0
Bonjour et bienvenue au sein du podcast que s'amène quand on s'aime, celui qui donne la parole aux conjoints d'agriculteurs. Elles sont femmes de céréaliers, d'éleveurs, de viticulteurs, en bio, en conventionnel, en raisonnée. Elles viennent de toute la France. Certaines sont tombées dans l'agriculture toute petite. D'autres la découvrent jour après jour. Elles jonglent entre la ferme, la famille, leur métier et portent une force incroyable. Moi c'est Marion et avec ce podcast, j'espère que certaines d'entre vous... se reconnaîtront dans leurs propos, pour vous rendre des conseils, des échos à leur vie, prendront peut-être un peu de recul, pour vous rendre du soutien, ou simplement verront une mise en lumière de ce qui se vit, souvent dans l'ombre, au cœur des fermes. Ici, c'est de la good vibes,
- Speaker #1
de la sororité, du partage, et un vrai souffle de girl power en agriculture. Alors, à votre avis, où ça mène quand on s'aime ?
- Speaker #0
Aujourd'hui, je reçois Alice, on vient... Tout juste de faire connaissance toutes les deux et je suis ravie de partager ce moment avec toi. Pour commencer, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ?
- Speaker #1
Donc moi c'est Alice, j'ai 33 ans, je suis maman de deux enfants, j'habite en Aveyron et donc je suis en couple avec Damien, mon compagnon, depuis bientôt 15 ans, qui est donc agriculteur.
- Speaker #0
Et alors avant de parler un peu plus de toi en détail, est-ce que tu peux nous décrire un petit peu l'exploitation de Damien ? Comment se présente sa ferme ? Quelles sont les principales activités ?
- Speaker #1
Donc du coup, Damien, il est à un GEC avec ses parents. Donc c'est un GEC à trois. Il y a trois productions sur exploitation. Donc il y a pas mal de travail. Donc on est sur une zone d'élevage. Donc en fait, on a des brebis viandes. On a 400 brebis viandes. On a 300 brebis laitières. Donc un AOP Roquefort. Petite fierté, cette année, c'était les 100 ans quand même de l'AOP. Et ensuite, on a aussi un atelier hors sol de goût de boucherie. Voilà, sur à peu près une surface de 96 hectares. principalement surface fourragère. Et on fait un petit peu de céréales qui, en fait, tout est consommé pour le troupeau. Et donc, voilà, trois productions. Donc, ça veut dire beaucoup de travail et peu de temps de repos.
- Speaker #0
En effet, oui. Alors, qui travaille sur l'exploitation ? Donc, ses parents, lui ?
- Speaker #1
Oui, voilà. Et donc, moi, j'apporte mon aide aussi bénévole, on va dire, entre guillemets. Donc, moi, je ne suis pour le moment pas sur l'exploitation.
- Speaker #0
Oui, tu files des coups de main.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça.
- Speaker #0
OK. Tu nous dis pour le moment, on va creuser ça un petit peu après. Alors maintenant qu'on voit un peu mieux le décor, on va parler justement de toi. D'où viens-tu initialement et est-ce que tu as grandi dans un milieu agricole ?
- Speaker #1
Moi, je suis aussi de l'Aveyron, pas du moins au point que d'année. Je suis donc issue du milieu agricole. Mes parents étaient agriculteurs. Mes grands-parents étaient agriculteurs. En fait, ma famille vient essentiellement de la tour. Donc voilà, je suis vraiment issue de ce milieu. Donc j'ai grandi dans un milieu agri avec mes frères et soeurs. Donc on était en production bovine.
- Speaker #0
Ok, et alors quel a été ton parcours professionnel et qu'est-ce que tu fais maintenant ?
- Speaker #1
Bon l'agriculture m'a toujours plu, petite ça me plaisait, mais je ne me destinais pas forcément à travailler dans le milieu agricole. Donc quand j'ai été au lycée, je suis partie sur un bac général parce que moi je me destinais plus à faire des études supérieures dans l'économie ou les sciences politiques. Voilà, donc pas du tout dans l'agricole. puis finalement à la fin du lycée quand il a fallu choisir son orientation je me suis rendue compte que Je ne me voyais pas trop partir faire mes études dans une grande ville. Je ne me voyais pas trop partir de mon département de l'Aveyron. J'avais quand même cet attachement à la terre. Et donc, j'ai décidé finalement de partir sur des études agricoles et de faire un BTS, analyse et conduit des systèmes d'exploitation agricole. J'ai rencontré Damien, mon compagnon, qui m'a fait aussi connaître la production ovine, que je connaissais beaucoup moins. Et de ce fait, après, j'ai décidé de me spécialiser dans cette production, puisqu'en fait, j'ai fait une licence professionnelle dans les ovins. Parce que c'est vrai que pour trouver du travail en Aveyron, la filière ovine est quand même bien implantée, surtout avec le fait qu'il y a la OP Roquefort, etc. Donc, il y a beaucoup d'organismes qui travaillent autour de la filière ovine. Donc, je savais aussi que ce serait normalement pas trop compliqué pour trouver du travail dans ce domaine-là.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Juste avant la fin de ma licence, j'ai trouvé un emploi de technicienne conseil troupeau dans un organisme d'appui technique pour les éleveurs au Véné. Donc,
- Speaker #0
ça marche.
- Speaker #1
Je suis toujours dans cette entreprise, encore, où j'ai par contre évolué, où je suis maintenant responsable. d'une équipe et d'une zone géographique spécifique, qui est en fait la zone globale du Ségala, c'est une zone naturelle, où je gère en fait une équipe de techniciens que j'accompagne, que je forme, à peu près 160 élevages qui sont suivis. Donc, c'est un poste à responsabilité. Donc, ce n'est pas évident d'arriver à gérer et ce poste, et les enfants, et l'exploitation.
- Speaker #0
Je comprends bien. Et du coup, tu voudrais commencer après à te rapprocher de la ferme. mais est-ce que c'est parce que... Est-ce que tu veux travailler sur l'exploitation ? Est-ce que c'est aussi pour faciliter ta vie de famille ?
- Speaker #1
Alors du coup, j'ai toujours voulu m'installer. C'était un peu un projet d'ailleurs avec mon compagnon, qu'on soit tous les deux un jour installés, parce que ça me plaît et que ce serait pour moi un accomplissement. Et aussi, c'est vrai qu'au niveau de la vie de famille, je pense que pour moi, ça serait quand même beaucoup plus simple. Et donc, en fait, le projet, ça y est, il est dans les tuyaux. J'ai pris un temps de réflexion très important. Mais en fait, j'ai posé ma démission. Donc en fait, le projet va être lancé de m'installer. Donc j'ai pas encore à y croire parce que je suis tellement à fond dans mon travail. Voilà. Puis dans mon travail, c'était très compliqué. J'ai eu deux années qui ont été très difficiles là. Parce qu'en fait, on a des gros problèmes de recrutement qui sont liés. C'est un problème, on va dire, dans toutes les filières. Et donc en fait, j'ai une très, très grosse charge de travail et une très, très grosse charge mentale. qui font qu'il a fallu que je prenne une décision parce que c'était trop compliqué d'arriver à lier tout. Et il y a aussi le fait que mon beau-père, il va bientôt avoir la retraite. Et donc du coup aussi, vu qu'on a un projet qui est quand même assez conséquent avec mon installation, il faut aussi que je prenne le temps de bien réfléchir ce projet-là parce que sinon, je ne vais pas faire tout trop vite et après regretter. Je préfère avoir du temps et pouvoir anticiper comme il faut le projet.
- Speaker #0
Les choses s'alignaient un peu, quoi. C'était un trop-plein à côté, ton beau-père qui va lâcher aussi la ferme. C'était un peu peut-être le bon moment, même si ce n'est pas forcément évident de prendre la décision et de se lancer dans l'aventure, je pense.
- Speaker #1
Oui. Ah oui, non, non. Puis voilà, c'est un métier que je sais faire, où je suis, enfin voilà, je ne vais pas dire experte, mais voilà, c'est un métier que ce que je fais, je sais le faire. Et donc voilà, et puis voilà, c'est aussi... Je gère une équipe et voilà, mon équipe, il y a un peu du sentimental aussi qui rentre en jeu. Mais bon, je pense qu'aussi, à un moment donné, il faut penser à soi et penser à ses projets aussi. Et je pense que c'était le moment, de toute façon, pour moi de prendre un autre cap au niveau de ma vie professionnelle.
- Speaker #0
Ok. Et alors, sur la ferme, comment est-ce que tu te projettes ? Quelles vont être tes missions ? Quelles activités tu vas prendre en main ? Comment va se passer ton installation ?
- Speaker #1
Alors, en fait, du coup, il y a un gros questionnement, puisque ce que je disais au début, c'est qu'il y a trois productions. Ils sont trois. Donc, en fait, entre guillemets, chacun est chef d'un atelier, entre guillemets. Donc, Damien, il est, entre guillemets, le chef de l'atelier brebis des tiers. Mon beau-père a des brebis viandes et ma belle-mère, de l'atelier veau de boucherie.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Parce qu'en fait, ça fait qu'il y a souvent peu de temps de répit. Notre projet, c'est de simplifier tout le système de l'exploitation. et de se retrouver à terme avec une seule production, c'est du coup la production Ovenley, qui nous plaît à tous les deux, qui potentiellement plaît aussi à mon beau-frère, qui travaille avec moi, qui est technicien, qui potentiellement aussi peut-être peut-être pour revenir plus tard. Et voilà, l'idée c'est de simplifier le système, pour avoir plus de temps, pouvoir couper plus facilement aussi. puisqu'il faut savoir que dans la production au Valais, nous, on a une chance, c'est qu'on ne traie pas toute l'année. Donc, en fait, on traie de mi-novembre jusqu'à mi-juillet. Donc, l'été, on a quand même une coupure. Et donc, ce n'est pas négligeable. Sauf qu'actuellement, en fait, la coupure, on ne l'a pas forcément parce qu'entre temps, fin juillet, en fait, on a des mises bas sur les brebis viandes. Donc, en gros, c'est toujours un peu compliqué pour avoir du temps, du temps libre, du temps avec les enfants, etc. Donc, l'idée, c'est de tout simplifier. Mais en fait, il y a aussi derrière beaucoup d'investissements, personnels mais aussi financiers, pour que ça fonctionne.
- Speaker #0
Et tu dis de tout simplifier. Donc, vous allez garder uniquement des brubis laitières. Est-ce qu'il y a un projet de transformation fromagère sur la ferme ?
- Speaker #1
Du tout. Du tout, non. On livre la totalité de notre lait à une des sept laiteries qui produit du Roquefort. Il y a sept laiteries. Donc, on livre du lait à une de ces laiteries. Et non, il n'y a pas de projet de transformation.
- Speaker #0
Ok. Et alors, à l'heure actuelle, ou du moins quand tu travaillais, tu me disais que tu allais filer des coups de main. Qu'est-ce que tu allais faire exactement sur l'exploitation ?
- Speaker #1
Et puis là, tu vois, on commence à avoir l'annulage, donc les mises à bas des propriétaires. Donc la semaine prochaine, j'ai pris une semaine de congé pour l'annulage.
- Speaker #0
Ok. Pas trop bien.
- Speaker #1
Donc oui, je venais en aide pour l'annulage essentiellement. Et après, je viens filer des coups de main le week-end pour... Donc, distribuer le fourrage, très rare. Et aussi, des fois, il y a des week-ends où, quand il part au foot, qu'il part loin, je fais un jouet assez loin. Mais voilà, c'est moi qui le remplace. Et ensuite, au mois de mai, quand il y a la période des fenaisons, il m'arrive quand même assez régulièrement d'aller l'aider le soir, surtout pour aller très rare, puisqu'en fait, il est dans les champs. Voilà, donc j'essaye de jongler entre ça et mon travail. Voilà, j'ai la chance d'avoir un travail qui me permettait de m'organiser comme je voulais. Donc voilà, c'était quand même un plus par rapport à la ferme et aux enfants.
- Speaker #0
De pouvoir être un peu flexible et accorder un peu de temps à la ferme, aux enfants, à ton travail, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ok. Eh bien, écoute, trop bien. J'aimerais maintenant qu'on parle un peu de votre vie à deux et de ce que représente le quotidien quand on vit avec un agriculteur. Comment est-ce que vous vous êtes rencontré avec Damien ?
- Speaker #1
Du coup, on s'est rencontré en BTS. Voilà. Et depuis, on s'est rencontré.
- Speaker #0
Trop bien. L'un de vos études, alors. Et alors, quand tu as su qu'il était agriculteur, fils d'agriculteur et qu'il voulait s'installer, qu'est-ce que tu as ressenti ?
- Speaker #1
Rien, ça ne me dérangeait pas. Après, à la base, quand je suis partie en BTS, j'avais pour projet peut-être de m'installer sur la ferme familiale avec mon frère. J'ai rapidement su que finalement, ça ne serait pas envisageable. Donc du coup, moi, qu'il soit agriculteur, ça ne me dérangeait pas. Qu'il ait pour projet de s'installer, ça ne me dérangeait pas. Ce qu'on savait, c'est que ses parents étaient jeunes, donc ça ne serait pas pour de suite. Et donc, je savais que d'emblée, il faudrait que je travaille dans le milieu, dans le parc agricole. que je ne pouvais pas m'installer un jour peut-être avec lui de suite. Et lui c'était aussi pareil. Ok,
- Speaker #0
je comprends. Ça attire beaucoup ma curiosité et j'ai plein de questions mais on va commencer par le début. Est-ce que le fait d'être fille d'agriculteur t'a donné envie ou t'as fait peur de perdre ta vie avec un agriculteur ?
- Speaker #1
Ça m'a pas donné envie, ni pas envie. Ce que je savais c'est que si j'étais avec un agriculteur, moi j'ai pas eu la chance, on partait pas en vacances avec mes parents. parce qu'ils n'en avaient pas forcément le temps ni forcément les moyens. Moi, c'était quelque chose sur lequel, si on avait des enfants ensemble, pour moi, c'est quand même une obligation, au moins de partir une semaine en vacances. Pour les enfants, je trouve que c'est quand même hyper important. À ce niveau-là, il était quand même assez d'accord avec moi. Pour lui, c'était aussi pareil. Ses parents ne partaient pas trop en vacances. Mais on avait quand même tous les deux cette idée de se dire que, Oui. il peut être agriculteur, même moi, mais il faut quand même derrière qu'on puisse avoir du temps avec nos enfants et qu'on puisse arriver à partir au moins une semaine en vacances.
- Speaker #0
Le fait de connaître un peu les contraintes et les joies de la vie de famille au sein d'une ferme, ça ne t'a fait ni peur, ni envie d'être un agriculteur, mais tu connaissais un peu les ajustements que tu voulais pour ta vie à toi. Oui, c'est ça. Ok, trop chouette. Je comprends bien. Et alors, qu'est-ce qui a fait que tu n'as pas pu t'installer sur la ferme de ton papa avec ton frère ?
- Speaker #1
Bon, après, ce n'était pas une grande exploit. Et de toute façon, c'est à plus d'une heure de là où il y a l'exploitation de mon compagnon.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Donc, de toute façon, je ne voulais pas à terme faire une heure de route. Non. Voilà. Et puis, finalement, avec mon compagnon, on s'entend quand même vachement bien. On est sur la même longueur d'onde. Et je pense que... Enfin voilà. Notre projet,
- Speaker #0
on s'était dit que c'était possible de travailler ensemble.
- Speaker #1
Voilà, on se voyait bien travailler aussi ensemble. Donc voilà, c'est comme ça. Ok,
- Speaker #0
trop bien. Vous avez tous les deux travaillé en dehors de l'exploitation avant de vous installer. Est-ce que tu penses que c'est un point fort ? Mais qu'est-ce que ça vous a apporté ? Et qu'est-ce que toi, ça va t'apporter aussi là sur ton installation, le fait d'avoir vu autre chose et d'avoir travaillé à côté de l'exploitation ?
- Speaker #1
Pour moi, c'est hyper important. Déjà, quand on a travaillé ailleurs, on sait pourquoi on revient. C'est un choix, à mon sens. Parce que moi, par exemple, j'aurais pu continuer de travailler si j'étais épanouie dans mon travail. Pour moi, c'est hyper important d'aller voir ailleurs. Parce que quand après, on fait le choix, parce que c'est un choix de s'installer, on sait qu'aussi, on le fait en connaissance de cause. Et après, moi, aujourd'hui, j'ai travaillé, j'ai accompagné plein d'éleveurs en production au Vinlay. mais en fait tout ce qu'ils m'ont apporté ça me... confort dans mon souhait de m'installer et grâce à eux j'ai appris tellement de choses mais je sais voilà c'était ça a été tellement enrichissant que je trouve que c'est ce serait obligatoire presque bon il ya des fois des on peut passer on peut pas aller à travers l'extérieur mais ça apporte tellement il me semble que ça apporte vraiment tellement de choses une ouverture d'esprit un regard extérieur pour moi c'est hyper important et ça m'a vraiment apporté ça Et je vois mon installation de manière positive parce que j'ai appris tellement de choses auprès de tous les agriculteurs que j'ai rencontrés que c'était hyper enrichissant. Et pour Damien, lui, il a travaillé 7 ans à l'extérieur. Donc, il a été salarié agricole. Donc, lui, en production, il était en vache laitière. Donc, production, à la base, il ne connaissait pas. Et en fait, ça lui a apporté plein de choses aussi. Déjà, il ne connaissait pas du tout finalement la production laitière. Donc, il a appris par les vaches laitières. Ça lui plaisait vraiment. Les vaches laitières, c'est une production qui lui plaisait. qui lui plaisait vraiment. Ça lui a eu une ouverture d'esprit. Et puis, ça lui a permis aussi d'avoir de l'expérience et de se dire qu'il était capable aussi de reprendre une exploitation puisque finalement, son ancien patron, il n'avait pas du tout de stress à lui laisser partir en vacances et à lui laisser gérer l'exploit pendant une semaine. Bon, c'est une semaine, mais... Ça fait des expériences. Je pense que c'est hyper important. Parce que quand on a 20 ans et qu'on s'installe, il faut se dire qu'on cotise 40 ans. Et moi je vois trop d'élevages aujourd'hui, des éleveurs qui se sont installés très jeunes et qui à 50 ans ou 55 ans, ils arrêtent parce qu'en fait ils... ils en ont marre, ils n'en peuvent plus, et en fait, ils en ont marre, et donc ils arrêtent d'être agriculteurs. Et ça, c'est quelque chose qu'on ne voyait pas il y a quelques années. Et moi, je vois le secteur là, vraiment, c'est quelque chose qui arrive maintenant assez régulièrement. Donc je pense que c'est hyper important d'avoir eu aussi une vie, un bout de vie peut-être, avant d'être agriculteur, pour se dire que... Pour être sûr de soi, et se dire que quand... Je ne sais pas, à 20 ans, se dire... C'est à l'avantage parce que quand même c'est dur. il faut avoir les épaules et c'est pas évident il faut quand même avoir on va dire quelqu'un à côté ses parents ou une personne qui est déjà présente parce que c'est pas évident je comprends c'est pour ça que je rebondissais sur le sujet oui puis bon après je pense qu'aussi les études c'est hyper important aujourd'hui parce qu'en fait agriculteur je le dis à mon fils des fois c'est pas que conduire un tracteur derrière en fait il faut être éleveur il faut quand même aussi avoir des notions d'agronomie, il faut avoir des notions de gestion et comptabilité. Enfin, c'est vraiment pluridisciplinaire, finalement, le métier d'agriculteur, comme d'autres métiers. C'est vraiment hyper important quand même de faire des études et d'aller travailler aussi à l'extérieur, parce qu'en fait, aujourd'hui, c'est quand même un métier qui est assez complexe.
- Speaker #0
De toute façon, vous êtes chef d'exploitation, c'est une vraie gestion de projet et puis d'envergure. Et alors, comment est-ce que vous vous organisez pour garder un équilibre de couple dans ce rythme-là ?
- Speaker #1
Vaste question. En fait, depuis qu'il s'est installé, Damien, on a passé quand même 2-3 années un peu compliquées. La mise en place, apprendre aussi de savoir faire de nouvelles productions. Voilà, c'était un peu compliqué. Donc, les moments de couple, on essayait de partir 1 à 2, 2 à 3 jours chaque année. Bon, j'avoue que là, ça fait quelques années que c'est compliqué. on a pu repartir à... Cette année, pendant deux jours. Après, nos moments de couple, de manière générale, moi, le midi, je rentre manger. Donc souvent, on mange ensemble le midi. Donc on parle de choses et d'autres. On essaye aussi de temps en temps de se faire des restos. Donc ça, après, il faut qu'on s'arrange aussi avec mes beaux-parents pour nous garder les enfants. Bon, maintenant, ils commencent à grandir, donc c'est plus simple. Mais voilà, on essaye de se trouver des fois des petits temps tous les deux. Et donc là, le fait que quand même je revienne sur l'exploitation, je pense que on arrivera à avoir un peu plus de temps et même à se dire des fois pendant la période hivernale aller se faire un resto le midi en ville ou je sais pas, ça sera largement envisageable que ce que ça allait être ok,
- Speaker #0
je t'ai pas posé la question mais vous vivez sur l'exploitation ?
- Speaker #1
là maintenant on vit sur l'exploitation la ferme familiale en fait on a fait construire notre maison et on a vécu avant à peu près à 10-15 minutes des deux exploitations pendant 3 ans et ça ça a été quand même Très compliqué. Oui, ça a été très difficile. Parce qu'on n'était pas sur l'exploit et que Damien ne pouvait pas tout le temps faire des allers-retours. Et donc, ça a quand même été une période difficile pour moi où je me suis sentie un peu seule. Parce que je vivais, en fait, c'était dans un amont, mais à côté, il y avait juste une autre maison où c'était des personnes âgées. Et donc, ça a été quand même une période un peu compliquée pour moi parce que je me suis sentie un peu seule, isolée. Et c'est vrai que depuis qu'on habite sur la ferme familiale, c'est un grand amont. où il y a une autre ferme, où il y a un couple voisin, qui ne sont pas agriculteurs, mais issus du milieu agricole, qui ont des enfants du même âge que nos enfants. Et en fait, c'est le fait de voir du monde. Ça, c'est hyper important, je trouve, le lien social. Et c'est vrai que les trois années où on n'a pas vécu à côté, où on était un peu isolés, ça a été quand même dur.
- Speaker #0
Oui, je comprends. Ça a marché. Donc, tu parlais de tes enfants. Ils ont quel âge ?
- Speaker #1
Donc, Marius, il a huit ans. Et Émilie, il va avoir cinq ans à la fin de l'année. Donc, ils commencent à être grands.
- Speaker #0
Oui, oui. OK, 8 et 5, ça marche. Qu'est-ce qu'ils pensent de la ferme ? Est-ce qu'ils y vont un petit peu ? Est-ce qu'ils sont piqués complètement ?
- Speaker #1
Ils sont piqués. Ils sont vraiment piqués. Surtout Marius, qui est le plus grand. Après, on ne les force pas à aller à la ferme. S'ils n'ont pas envie d'y aller, ils n'y vont pas. C'est vrai qu'ils sont à un âge où maintenant, ils peuvent suivre leur père. Donc, ça, c'est bien aussi. Ils jouent. Je veux dire, en fait, ils ont des jouets. de toute façon ils jouent dehors, etc. Après, ils feront ce qu'ils voudront. C'est vrai que ça leur plaît vraiment beaucoup. Mais par contre, s'ils n'ont pas envie de faire ce métier-là, ce n'est pas grave. On ne les forcera pas. Ils ont envie de le faire.
- Speaker #0
De toute façon, ils connaîtront les contraintes, ils connaîtront le bonheur et l'épanouissement d'être agriculteur. Ils feront leur choix, c'est ça ?
- Speaker #1
Ils feront leur choix, voilà. Ça, par contre, on ne les forcera pas. Voilà, s'ils ont envie, ils le feront. Mais s'ils n'ont pas envie, ce n'est pas grave.
- Speaker #0
C'est drôle, tu vois, parce que tu réponds à la question avant même que je ne la pose. Je trouve ça super intéressant que vous précisiez toutes, parce que ça fait une paire de fois que je l'entends. Ils feront ce qu'ils veulent et je crois que c'est hyper important de le dire. J'ai l'impression qu'il y a vraiment un changement là-dessus, sur le côté pas d'obligation de reprendre une exploitation, etc. Tu vois, là, tu m'en as parlé, sans que je t'en parle, je trouve ça super évocateur, justement.
- Speaker #1
Que vous soyez... Plein d'éleveurs, quand je te parlais des éleveurs qui arrêtent à 50-55 ans, je pense que c'est des personnes qui n'avaient pas forcément envie de faire ce métier-là, qui l'ont fait par obligation ou parce qu'ils ont eu des pressions familiales. Très souvent, les parents sont décédés ou sont très vieux, etc. Et du coup, en fait, ils arrêtent parce qu'ils ont plus de pression. Ils se disent « moi j'arrête, j'ai envie de profiter, j'ai fait ce métier parce qu'on m'a pas trop laissé le choix » . Et je pense que c'est pas la solution de forcer. des personnes à faire ça, parce que les gens, ils sont pas bien. Moi, j'ai vu des éleveurs, ils font ce métier, mais voilà, on les sent, on sent qu'ils sont pas épanouis et tout, et je pense qu'il faut surtout pas obliger nos enfants à mettre cette pression sur nos enfants, quoi. Ça sert à rien, quoi. Il faut qu'ils soient où qu'ils veulent, et s'ils ont envie de le faire, et voilà, que ce soit vraiment leur choix, quoi.
- Speaker #0
Je comprends, ça marche. Et alors, tu parlais tout à l'heure de ta belle famille, donc, qui travaille sur l'exploitation. Qu'est-ce que toi, tu penses, donc, de travailler avec eux. Alors même si tu disais qu'ils vont prendre leur retraite, est-ce qu'il y aura un moment où vous allez travailler ensemble ? Quels sont tes liens avec eux ? Est-ce qu'ils sont géographiquement proches ? Est-ce que vous arrivez à trouver votre rythme chacun ? Comment ça se passe ?
- Speaker #1
Du coup, on est géographiquement proches. Donc je m'entends très très bien avec mes beaux-parents. Ils ne sont pas du tout invasifs, mais ils sont là quand on a besoin d'eux. C'est vrai que pour les enfants et tout, c'est quand même bien pratique. Après, travailler avec eux, ça ne me dérange pas du tout. Ils sont super. À la limite,
- Speaker #0
ce n'est pas un sujet.
- Speaker #1
Non, vraiment. C'est une chance.
- Speaker #0
Tant mieux, c'est clair. C'est ce que j'allais dire.
- Speaker #1
Ce qu'il faut savoir, c'est que ma belle-mère, elle n'est pas originaire du milieu agricole. Elle a grandi à Paris. Elle avait de la famille sur le village où est mon beau-père. Elle venait en vacances. Elle n'était pas du tout destinée à être agricultrice. C'est une Parisienne. C'est vrai que ma belle-mère, je me dis, elle est née à Paris, elle a grandi à Paris. Aujourd'hui, elle est agricultrice. je tire mon chapeau parce que c'est pas évident et puis qui pusait, elle elle arrivait là dans les années 80 c'était pas les mêmes générations il y avait aussi beaucoup d'a priori etc elle s'est pas installée de suite je pense que pour elle ça a dû être beaucoup plus compliqué que pour moi, bon moi je suis du milieu mais c'est vrai que pour le coup mes beaux-parents ils sont super avec les enfants aussi c'est super je suis vraiment contente que mes enfants ils puissent vivre avec une partie de leurs grands-parents à côté parce que c'est ce que j'ai vécu moi j'ai eu la chance d'avoir des mes grands-parents paternels qui vivaient à côté de la maison de mes parents. D'avoir une relation quand même aussi particulière, c'est super.
- Speaker #0
C'est bien de le dire, en effet. Et alors, tu parlais un petit peu de tes enfants. On va parler du coup un peu de maternité. Comment ça s'est passé l'arrivée de tes enfants ? Est-ce que c'était dans des périodes agricoles compliquées, plutôt calmes ? Comment est-ce que tu t'es sentie à ce moment-là ? Est-ce que tu as eu de l'aide ? Est-ce qu'il a pu être présent ? Est-ce que tu veux nous parler un petit peu de l'arrivée d'enfants dans un contexte agricole ?
- Speaker #1
Alors du coup, bon... Donc Marius, il arrivait en juillet 2017. Donc en fait, Damien était encore salarié. Donc en fait, ça a été très simple. Enfin, très simple. Il a eu ses 11 jours de congé paternité à l'époque. Et il a eu trois semaines de congé, puisqu'il prenait toujours trois semaines de congé en juillet. Donc c'est vrai qu'il a été là. C'était super. Voilà, ça, c'était hyper... Enfin, voilà, ça a été super simple. Vraiment, ça s'est super bien passé. Après, il a repris son travail. Mais ça, c'est plutôt... Enfin, voilà, ça a été... Enfin, ça a été sur les routes de suite. Nickel. Après Emile, il est né en décembre 2020. Donc ça a été complètement différent. Puisque Damien était installé, et c'était une période quand même importante sur l'exploitation. On venait de démarrer juste la traite. Damien a démarré sa deuxième campagne laitière. Donc on était encore sur le début. Donc ça a été quand même plus compliqué. Et en plus de ça, l'arrivée d'Emile a été quand même un peu mouvementée. Puisque du coup, j'ai accouché à la maison. Je n'ai pas eu le temps de partir. Ça a été assez rocambolesque.
- Speaker #0
Ok, en effet.
- Speaker #1
Ça nous a bien marqués. Et donc, Damien, il n'a pas pu être aussi disponible que pour Marius, quand il m'est arrivé. C'est jour à maternité, j'étais seule. Il venait tous les jours. Il faisait la route tous les jours, mais il ne pouvait pas rester dormir parce qu'il fallait s'occuper des brebis. Comme je t'ai dit, ils sont trois, trois productions. Donc voilà. Et mes beaux-parents ne traient pas. À 55 ans, on n'a pas leur demandé d'apprendre à traire les brebis aussi.
- Speaker #0
je comprends bien
- Speaker #1
Voilà, quand même, la chance que l'ancien propriétaire de l'exploitation, Damien, s'est installé, est venu l'aider, quand même. Ça a été compliqué, qui plus est, en fait, donc, moi, j'ai eu deux super grossesses, donc, mon projet maternité pour Emile, j'étais, en fait, tout le temps sur la ferme. Et donc, quand j'ai accouché, en fait, j'ai eu, avec les hormones, etc., j'ai eu vraiment un peu un côté où j'ai, en fait, je ne vais pas dire que c'était de la dépression, mais, en fait, où j'ai beaucoup culpabilisé. Parce qu'en fait, j'aidais beaucoup Damien. Et en fait, au moment où j'ai accouché, je ne pouvais plus aller l'aider comme je voulais. Donc, je culpabilisais parce que c'était compliqué. Il mettait du temps, mais non. Il a pris ses habitudes. Il est beaucoup plus productif, entre guillemets. Il est à sa deuxième campagne. Donc, j'ai culpabilisé à me dire que je l'abandonnais. Je n'étais plus là pour l'aider. On était très heureux d'avoir notre deuxième enfant. Mais j'ai eu ce côté-là. Je ne sais pas pourquoi. Et après, Emile, ça a été un bébé qui a été un peu plus compliqué, qui a eu un reflux, un RGO, qui ne dormait pas beaucoup. Ça a été très dur, très, très, très dur. Heureusement qu'on était solides tous les deux, parce qu'on n'a pas assez d'ennuis à ne pas dormir. Et par rapport à ça, quand même, Damien, il se levait aussi. On était tous les deux, mais Damien, il était quand même présent. Et pour lui, ça a été quand même une période aussi difficile, parce qu'il n'a pas beaucoup dormi et il fallait aller aussi travailler à la ferme. Ça a été quand même dur. En plus, il a eu des problèmes de sommeil jusqu'à très longtemps. Il n'a pas dormi jusqu'à... Le sommeil, il se réveillait quasiment toutes les nuits, jusqu'à quasiment trois ans, trois ans et demi. Donc ça a été dur. Et maintenant, il grandit. Donc c'est plus simple. Très honnêtement, l'arrivée du deuxième enfant a été très difficile. Et si on n'avait pas été un couple solide, je pense qu'on aurait pu se séparer. C'était très dur.
- Speaker #0
Ok, je comprends bien. Est-ce que du coup, tu avais des amis dans le coin, ou même, qui n'étaient même pas dans le coin, mais pour te soutenir, pour t'aider dans cette période-là ? Est-ce que tu te sentais assez seule, ou plutôt quand même bien entourée, épaulée ? Même si, évidemment, tu précisais que Damien faisait tout son possible pour t'aider dans les nuits, à la mater en venant, etc. Bien sûr.
- Speaker #1
Du coup, quand même, j'ai mes beaux-parents qui m'ont aidée. Après, mes parents, ils étaient... Moi, j'habitais à plus d'une heure de route. Mes parents, ils n'étaient plus âgés. Ma maman, elle avait des problèmes de santé. Donc, me garder les enfants, ce n'était pas possible. Et ensuite, j'ai des frères et sœurs. Donc, j'ai deux sœurs, mais qui n'habitent pas à côté non plus. Donc, elles savaient que c'était compliqué, que c'était difficile pour moi. Elles n'habitaient pas à côté. Donc, ça a été dur. Après, j'avais mes beaux-parents. et puis euh
- Speaker #0
J'avais aussi à l'époque, dans mon entreprise, l'ancienne directrice qui m'avait dit surtout, si ça ne va pas, ne reprenez pas de suite parce que c'est très dur. Moi, je sais ce que c'est. J'ai vécu la même chose. Par contre, qui m'a dit de prendre mon temps. Mais après aussi, ça m'a fait du bien quand même de reprendre le travail parce que ça fait aussi du bien de voir du monde. Parce que quand on est en congé maternité, si on ne voit pas beaucoup de monde aussi, ça fait aussi du bien de voir du monde.
- Speaker #1
C'est aussi un peu pour ça que je posais la question. C'était pour savoir si, du coup, t'arrivais à avoir le contre-pied avec une vie sociale. Moi, je comprends bien. Alors, avec un peu de recul, sur tout ce qu'on vient d'échanger, qu'est-ce qui te fait du bien dans cette vie-là au quotidien ? Est-ce qu'il y a une satisfaction particulière à vivre aux côtés d'un agriculteur ?
- Speaker #0
Finalement, il y a une satisfaction dans le sens de se dire que malgré tout, on arrive toujours à trouver des petits moments dans la journée ou même le week-end avec les enfants où ils le voyaient... quand même beaucoup finalement que s'il avait un boulot où il attaque à 8h et qu'il finit à 18h. Je veux dire, on arrive toujours à trouver quand même des moments. Aussi, c'est de vivre au grand air, la chance de pouvoir vivre autour de la nature. Puis la fierté de produire des produits de qualité et de transmettre quand même aussi certaines valeurs à nos enfants, la valeur de la terre, la valeur du travail, des valeurs qui sont, à mon sens, hyper importantes.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu dirais à une femme, en tant que fille et conjointe d'agriculteur, qu'est-ce que toi tu lui conseillerais ou tu lui dirais, alors qu'elle est en train de soit s'installer avec lui, soit juste se mettre en couple avec un agriculteur ?
- Speaker #0
Ce que je dirais à une fille, c'est de bien connaître l'exploitation et le niveau de travail qu'il y a dessus. Est-ce que l'exploitation, est-ce qu'il y a les moyens humains par rapport à tout le travail qu'il y a à faire dessus ? Je crois que c'est hyper important. Il ne faut pas être deux pour une exploitation, il faut être trois, à mon sens, parce qu'à la fin, ça finit, ça peut mal se terminer. Il faut aussi communiquer, je pense que c'est hyper important. Moi, quand il y a des choses qui ne me vont pas, je les dis à Damien. Il y a des choses, on n'est pas tout le temps d'accord. Et je pense que la communication, c'est aussi hyper important. Le lâcher prise aussi, essayer à des moments de leur dire stop, ça, ce n'est pas urgent, tu peux le faire la semaine prochaine. Il y a des choses qu'on ne peut pas décaler, mais il y a des choses qu'on peut décaler. Et je pense aussi, alors ça c'est mon point de vue à moi, le regard aussi de personnes qui, de côtoyer bien des leveurs, il faut aussi... pas tout le temps regarder ce que font les autres, les voisins. Mais ça, c'est général, et ce n'est pas forcément par rapport à mon compagnon. Chaque ferme est un cas, chaque ferme a une histoire, une historique. Et en fait, la comparaison avec les autres, ça ne sert strictement à rien. Ça ne sert à rien de se mettre de la pression par rapport à d'autres exploitations voisines, etc. Parce qu'en fait, l'histoire d'une exploitation, elle est particulière à elle-même. Je pense que... Nous, les femmes, on a cette capacité aussi à toujours prendre de la hauteur. Je trouve des fois, prendre de la hauteur et se dire là, stop, il y a des choses qui ne vont pas. Ça, ça peut atteindre, etc. Que des fois, les hommes, ils ont tendance à vouloir tout faire. Et nous, on a cette capacité, je dirais, et on a toujours l'habitude de gérer plein de choses. Il faut amener de la relativité sur beaucoup de choses, finalement.
- Speaker #1
Trop bien, ça finit par une touche de girl power. Donc, ça me va tout à fait. Merci beaucoup pour ta sincérité et pour ton temps.
- Speaker #0
Parole à nous donner la parole.
- Speaker #1
Avec grand plaisir. C'est la fin de notre échange. Merci de l'avoir écouté jusqu'au bout. Si cet épisode vous a plu, je vous invite à découvrir tous les autres. Vous pouvez également noter le podcast sur votre plateforme d'écoute préférée. Et pour suivre l'aventure au quotidien, retrouvez-moi sur les réseaux sociaux et surtout sur Instagram où je suis très active. N'hésitez pas à vous abonner, liker, partager. C'est grâce à vous que ce projet prend forme et qu'il peut continuer à grandir. Et mesdames, si vous avez envie de raconter votre histoire, rejoignez-moi pour un prochain épisode. A bientôt !