- Speaker #0
Bonjour et bienvenue au sein du podcast « Tout s'amène quand on s'aime » , celui qui donne la parole aux conjoints d'agriculteurs. Elles sont femmes de céréaliers, d'éleveurs, de viticulteurs, en bio, en conventionnel, en raisonnée. Elles viennent de toute la France. Certaines sont tombées dans l'agriculture toute petite. D'autres la découvrent jour après jour. Elles jonglent entre la ferme, la famille, leur métier, et portent une force incroyable. Moi c'est Marion, et avec ce podcast, j'espère que certaines d'entre vous se reconnaîtront dans leurs propos, ouvront des conseils, des échos à leur vie, prendront peut-être un peu de recul, ouvront du soutien, ou simplement verront une mise en lumière de ce qui se vit, souvent dans l'ombre, au cœur des fermes. Ici, c'est de la good vibes, de la sororité, du partage et un vrai souffle de girl power en agriculture. Alors, à votre avis, où ça mène quand on s'aime ? Aujourd'hui je reçois Lucille, que vous connaissez sans doute, une célèbre conjointe d'agriculteurs maraîchers. Elle ne travaille pas sur l'exploitation, c'est une maman au foyer créatrice de contenu. Jérôme est installé sur une ferme familiale où il produit des céréales, des pommes de terre, des légumes. Il ne fait pas d'élevage et il produit en agriculture raisonnée. Ils sont situés dans la région Auvergne-Rhône-Alpes et ils sont ensemble mariés et ont trois enfants. Pour commencer... est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ?
- Speaker #1
Alors, en quelques mots, donc, Lucille. Le public m'a découvert via la célèbre émission de L'Amour est dans le Pré. Donc, je suis mariée à Jérôme depuis 2022, mais on est ensemble depuis bientôt six ans. Donc, effectivement, on a trois enfants, trois beaux-enfants ensemble maintenant. La petite dernière, elle a quatre mois depuis hier. Et moi, j'ai eu 37 ans hier.
- Speaker #0
Encore joyeux anniversaire.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Avant de parler de toi un peu plus en détail, est-ce que tu peux nous décrire un petit peu où tu vis, avec qui, comment se présente la ferme de ton mari, les principales activités, etc.
- Speaker #1
Nous, on est sur la petite ville de Jon, qui est à l'est de Lyon. On est à une grosse demi-heure de voiture de Lyon. On a une petite ferme familiale où on a à peu près deux hectares de maraîchage et tout le reste en céréales. Donc, Jérôme cultive tout ce qui est maïs, orge, blé, soja, colza, toutes les céréales à peu près classiques. Et donc, on fait des paniers de légumes à la ferme toutes les semaines, donc en vente directe. Donc, les gens viennent chercher leurs légumes qui sont frais, récoltés du matin, donc que Jérôme aura récoltés. Et moi, du coup, je suis principalement au foyer. C'est-à-dire qu'après, je suis un petit peu femme à tout faire. Je peux aider sur l'exploitation. Je suis aussi à gérer tout le foyer, donc tout ce que ça implique, plus nos trois enfants, donc tout ce que ça implique. Et puis, à côté de ça, j'ai également mon entreprise et nos réseaux sociaux à gérer, donc tout ce qui est Instagram, Facebook, TikTok, avec ce que ça implique là aussi, donc des collaborations et toutes ces choses-là.
- Speaker #0
Ok, donc un quotidien très divers et varié, mais très dense. aussi.
- Speaker #1
Exactement, ouais. Très dense, c'est vrai que les journées ne se ressemblent pas du tout, on sait jamais trop quelle sauce on va être mangé chaque journée parce que du coup, c'est ça qui est bien aussi, c'est le côté imprévu mais par contre, c'est des vies à 100 à l'heure.
- Speaker #0
Ouais, ouais, je comprends bien. Ok, alors maintenant qu'on voit un petit peu mieux le décor, on va parler un peu plus de toi. D'où viens-tu initialement et as-tu grandi dans un milieu agricole ?
- Speaker #1
Alors moi, je suis bretonne d'origine, donc je suis née en Bretagne, dans le Morbihan, à Pleumeur exactement. Je ne suis pas issue du milieu agricole, mes parents sont médecins, donc rien à voir. Par contre, je vivais plutôt en campagne au tout départ. Et puis ensuite, mes parents ont divorcé, donc je suis allée en ville du côté de l'Orient. Et ensuite, j'ai fait mes études, j'ai fait une première année de médecine, donc j'ai doublé. Et après, je suis partie en BTS esthétique et cosmétique. Et donc, un petit peu avant d'encontrer Jérôme, j'ai été... J'avais fini un peu mon cursus en tant que spa manager. J'avais été spa manager à la thalassothérapie de Quibron.
- Speaker #0
D'accord, ok. Et quel était donc ton projet professionnel initial et comment s'est fait donc ce changement de vie ? Je suppose que c'est avec ton installation sur la ferme de Jérôme. Est-ce que tu aurais pu par exemple trouver du travail à côté dans ton domaine et rester dans ce domaine de l'esthétique ? Comment s'est fait ce changement ?
- Speaker #1
Oui, alors en fait, c'est vrai que quand j'ai rencontré Jérôme, évidemment, tout est un peu imprévu parce que quand on rencontre quelqu'un dans la modern press, ce n'est pas des choses qu'on a prévues. On tente l'expérience et puis là, il s'avère que ça a été vraiment un coup de foudre. Et donc, du coup, je suis restée, je ne suis pas du tout repartie. Et de toute façon, moi, je n'avais pas d'appartement, je n'avais pas de maison à laisser ou quoi que ce soit. On sortait du Covid et j'avais profité du Covid pour quitter mon poste. Et je comptais me réorienter dans le maraîchage.
- Speaker #0
Ah ok.
- Speaker #1
Ouais, donc vraiment, c'était vraiment une rencontre aussi de centre d'intérêt et de passion. J'avais postulé dans une formation sur hier, parce que quand j'ai rencontré Jérôme, j'étais chez mes parents dans le sud. Et j'avais été acceptée, tout. Mais en fait, au moment de rentrer dans cette formation, c'était aussi le moment de savoir si je voulais rester dans la région lyonnaise avec Jérôme ou pas. Donc du coup, j'ai choisi l'amour. Donc je suis restée et donc en arrivant sur la ferme, effectivement, moi j'avais quand même mon BTS et mon diplôme et j'étais déjà spa manager. Ça faisait déjà 7 ans que j'étais spa manager, donc j'avais les valises et l'expérience. Donc j'avais postulé sur Lyon dans pas mal de grands hôtels spa. J'avais eu des propositions et en fait, ce qui nous a arrêtées, parce que c'était quand même une décision commune... À un moment donné, c'est que nous, on avait envie d'une vie familiale, la ferme, une vie familiale où on n'est pas stressé par des embouteillages ou du quotidien vraiment citadin. Donc du coup, on s'est dit, je vais rester, je vais travailler à la ferme. Et en fait, au début, ce n'était pas prévu, mais il s'est présenté cette opportunité sur les réseaux sociaux.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
nous, ce n'était pas du tout quelque chose, évidemment, auquel on avait pensé. On ne pensait même pas que c'était possible de gagner de l'argent en travaillant sur les réseaux sociaux. Donc forcément, avec un petit peu la notoriété, tout ça, on nous a approchés, on nous a contactés et on a découvert tout ce monde-là et qu'effectivement, on pouvait en faire un métier. Donc là, forcément, je me suis dit que c'est peut-être l'occasion parce qu'en plus, ça me plaisait. La gestion des réseaux sociaux, on ne s'en rend pas forcément compte, mais ça prend beaucoup de temps, ça prend beaucoup de compétences, de différents types de compétences. en fait ça peut allier beaucoup de choses et du coup ça m'intéressait énormément et je me suis dit c'est... pile poil pour pouvoir rester à la maison, m'occuper des enfants sans avoir tout le côté négatif, des embouteillages en allant sur Lyon, de toutes ces choses-là. Donc, on s'est lancé de ce côté-là aussi sur les réseaux sociaux.
- Speaker #0
C'est quand même tout un cheminement qui s'est fait avec Jérôme et avec la ferme aussi de ce que je comprends bien.
- Speaker #1
Oui, bien sûr, parce qu'on est une équipe. C'est une famille. À partir du moment où on est en couple, on ne peut pas prendre des décisions seul. Et sachant que nous, Capucine est quand même, je suis tombée enceinte six mois après notre rencontre. Donc, les décisions se sont faites vite de façon familiale. Ce n'est pas un sujet d'aller réfléchir que pour moi.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Non, non, mais c'est vrai qu'on voit vraiment la construction du couple, de la vie de famille et de votre parcours professionnel. En fait, en même temps, c'est ça qui est vraiment chouette. Et sur le côté créatrice de contenu, qu'est-ce que tu partages ? Comment est-ce que tu dissocies ce que vous voulez garder pour vous, votre vie intime et familiale de ce que tu publies ? Comment est-ce que ça s'est construit tout ça ? Quel est le regard aussi d'un agriculteur sur les réseaux ?
- Speaker #1
C'était une découverte pour nous deux, parce que moi, quand je l'ai rencontré, j'avais 31 ans, je n'avais pas du tout d'Instagram, tout ça. Ce n'était pas du tout ma tasse de thé. C'était limite, je ne veux pas de ça, moi. Et en fait, c'est vrai que le Covid aussi m'a apporté ça. C'est-à-dire qu'à un moment donné, les gens, pendant le Covid, pour... pour communiquer entre eux, les réseaux sociaux, ils ont explosé. Donc moi, c'est pareil. Chez mes parents, je me suis mise à faire leur potager, tout ça, et à en discuter sur les réseaux sociaux avec les gens. Et c'est là où j'ai appris un peu à manier l'outil. Et donc, quand je suis arrivée à la ferme, j'ai dit à Jérôme, tu devrais te faire compte Insta, ce serait pas mal pour les paniers de légumes et tout. Et en fait, avec l'émission, évidemment, ça a explosé. Lui, clairement, au début, il était sceptique. C'est un agriculteur. Bien qu'il ait une formation quand même de management, donc il n'est pas que dans l'agriculture depuis le début de sa vie. Jérôme, il a fait plein d'autres choses. Il n'était pas non plus complètement arriéré sur le sujet. Mais voilà, il voyait pas trop l'intérêt. Et effectivement, après, quand on a découvert tout ce que ça impliquait, que c'était pas si simple que ça et que c'était un métier, il s'est un peu plus intéressé au sujet. Alors après, pour savoir ce qu'on montre et ce qu'on ne montre pas, en fait, moi, je fonctionne beaucoup avec le cœur. C'est-à-dire que si j'ai filmé quelque chose dans la journée, déjà, je poste jamais immédiatement. Je me donne toujours le temps de la réflexion, puis en plus, je n'ai pas le temps en journée avec les enfants. Si jamais, en visionnant la vidéo, mon cœur me dit que je ne peux pas montrer ça, je ne le fais pas en fait. C'est aussi donc que ça. Et puis, il y a des sujets que j'estime qui sont personnels, dont je ne parle pas. Par exemple, si mes enfants sont malades, les gens n'ont pas à savoir de quoi ils sont malades. Parce que je me dis, mes enfants, quand ils auront 18 ans, je me mets à leur place. OK, partager du quotidien familial sympa, mais aller exposer des choses trop personnelles, ils vont peut-être me dire, maman, t'as abusé, quoi. J'essaie d'équilibrer tout ça, mais en même temps, les gens, ils nous suivent aussi parce que je pense qu'ils aiment notre côté authentique, tout ça. Donc, il est hors de question d'aller cliner la maison de fond en comble pour avoir des vidéos complètes. complètement lisses, comme on peut voir sur beaucoup de comptes. Nous, on ne fait pas du montage, on ne montre pas notre vie, on la montre telle qu'elle, mais j'essaie de protéger mes enfants. On ne verra jamais des photos de cabussines en maillot de bain, par exemple, sur notre compte. Il y a plein de choses que je refuse de montrer pour la protection des enfants, en fait.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai que c'est important. Je trouve que c'est ce qui est hyper authentique dans votre compte, c'est aussi le côté parler de maternité de manière décomplexée. On en parlera un petit peu après dans mes questions. mais de montrer voilà il y a aussi des façades difficiles et comme tu le dis c'est pas que tout beau tout rose et la maison est pas toujours propre avec le coup parfait les enfants tout ça j'ai tout et je trouve ça vachement chouette et justement je trouve que tu montres aussi un petit peu ton statut de conjointe d'agriculteur et justement un peu ce quotidien là est-ce que Jérôme maintenant avec du recul il trouve que c'est important d'utiliser les réseaux sociaux et votre notoriété pour parler d'agriculture pour un peu revaloriser cette image Oui, spécialement.
- Speaker #1
Oui, je pense que depuis six ans, il a bien compris que maintenant, les gens, il n'y a qu'à regarder quand on va dans un train ou dans un bus ou un métro. Les gens sont tous sur leur téléphone. Donc, la communication, elle passe énormément par les réseaux sociaux. Et c'est vrai que maintenant, il a envie, ça s'est beaucoup développé cette dernière année, il a envie de communiquer aux gens son travail. Pourquoi pas aller dans certaines fermes et discuter ? Il a plein de projets en tête pour développer les réseaux sociaux. Et puis, c'est aussi que c'est le seul moyen parfois d'atteindre les jeunes. Il y a certains qui ne se renseignent que comme ça, qui ne regardent même pas les infos à la télé ou autre. Des fois, la seule source d'information des gens, c'est les réseaux sociaux. Donc oui, il comprend bien l'importance. Et c'est là aussi où on a une responsabilité, je trouve, dans ce qu'on communique.
- Speaker #0
Oui, clairement.
- Speaker #1
à communiquer n'importe quoi, mais même sur des choses basiques. On a une certaine image à montrer aux gens et un exemple, comme si on était un exemple. Il y a des gens qui vraiment l'écrivent quand ils nous écrivent des messages, comme quoi on est un exemple et tout. Donc quand on nous dit ça, on a forcément une responsabilité d'image et on ne peut pas jouer avec ça et dire n'importe quoi.
- Speaker #0
Est-ce que ça, tu l'appliques aussi sur le côté agricole ? de te dire je vais montrer la ferme mais il faut que je fasse attention à ne pas montrer ça, ça, parce que ça peut être des sujets de discussion problématiques ou au contraire à montrer d'autres choses pour revaloriser ou dire voilà regardez comment on fait en fait ça se passe comme ça contrairement à ce que vous pensez etc.
- Speaker #1
Quand moi je m'en occupe de montrer le côté agricole c'est quand même des choses plus légères et des choses agréables du pétage plus en famille tout ça, là Jérôme lui il a décidé plus sur TikTok. par exemple d'aller partager plus son quotidien un peu compliqué la moissonneuse et ben elle tombe en panne en plein milieu du champ ou voilà des choses un peu plus dures mais moi je reste aussi entre guillemets à ma place je suis pas agricultrice je suis femme d'agriculteurs donc j'estime que s'il ya des choses à communiquer vraiment dans l'agriculture pure ce sera lui qui en parlera quoi ouais bien sûr puis de montrer un peu dans le trac
- Speaker #0
acteurs, etc. sont au quotidien allumés. C'est super complémentaire. Trop chouette. Ok. Est-ce que tu donnes quelques coups de main sur l'exploitation, sur les légumes ? J'ai vu aussi que vous faisiez des pots sur la préparation des paniers. Quel est un peu ton rôle au quotidien sur l'exploitation ?
- Speaker #1
Quand on n'avait pas d'enfants, je m'occupais beaucoup de la boutique. Donc c'est moi qui faisais la vente des paniers de légumes toutes les semaines. Voilà, je m'occupais de tout ça. C'est vrai que du coup, avec trois enfants, c'est devenu un peu compliqué de rester à la boutique parce que si je suis à la boutique, forcément, je ne suis pas avec les enfants. Et sinon, il faut les faire garder. Enfin bref, c'est un peu compliqué en termes d'organisation. Donc je m'occupe moins de la boutique, mais j'espère que quand les enfants sont un peu plus grands, je pourrai y retourner. un peu plus. Et effectivement, au début, pareil, j'allais dans les champs, je ramassais des légumes avec Jérôme, tout ça. C'est des choses que j'aimerais bien reprendre une fois que les trois seront à l'école, peut-être. J'ai plus de temps. Et après, sinon, on fait effectivement des bocaux de caviar de légumes. On appelle ça des caviar de légumes. C'est des produits à tartiner à l'apéritif. Donc, on a par exemple du chou-fleur au gingembre, de la betterave au piment, tout ça tartiné sur des toasts ou avec du fromage frais. à manger avec des tortillas. Donc tout ça, on les vend lors de nos marchés, les marchés de l'amour, en collaboration avec M6. Donc c'est des marchés qu'on fait toute l'année en France. Et lors de ces marchés-là, on vend ces pots-là, tout simplement parce que vendre des légumes frais dans toute la France, c'était pareil, au niveau organisation et logistique, impossible. Donc on s'est dit, on va garder les invendus de légumes pour faire ces bocaux. Donc voilà, c'est des petites choses qui cartonnent. Et donc, jusqu'à l'année dernière, jusqu'à la naissance de Lily Rose, jusqu'à mes huit mois à peu près de grossesse, j'allais sur les marchés encore. Donc, je vendais avec Jérôme. Donc, ça implique des week-ends entiers aussi où on part un petit peu à l'aventure tous les deux. Mais là, cette année, ça va encore changer. Du coup, je pense que Jérôme sera plus souvent seul sur les marchés. Alors, je viendrai sûrement faire un petit coucou avec les enfants et on l'accompagnera dans les régions. Mais c'est pareil, je pense que je resterai avec les enfants pendant les marchés plutôt.
- Speaker #0
Ça reviendra aussi, mais trop chouette ce projet de diversification pour valoriser un peu les amendus, les humes moches. Je trouve ça super intéressant et très sympa. Et je trouve que justement, ça utilise à bon escient ce côté notoriété télévisuelle. pour revaloriser des produits différemment. Je trouve ça super intéressant.
- Speaker #1
Le marché de l'amour, c'est vraiment un moyen d'aller au contact des gens aussi parce que c'est bien les réseaux sociaux, c'est bien la télé, mais il y a toujours un écran. On peut leur parler aussi d'agriculture parce que sinon, c'est vrai que c'est toujours pareil, derrière un écran, tout ça. Donc c'est bien. C'est bien de pouvoir aller à la rencontre des gens et de pouvoir leur parler du métier d'agriculteur.
- Speaker #0
Ok, trop bien. Alors maintenant qu'on voit un peu plus ton profil et ton parcours, J'aimerais qu'on parle un petit peu plus de votre vie à deux et votre vie de famille et de ce que représente le quotidien quand on vit avec un agriculteur. Quand tu as écrit à Jérôme et que tu savais qu'il était agriculteur, maraîcher, qu'est-ce que tu as ressenti ? Est-ce que tu avais des excitations ou des craintes par rapport à ce métier ?
- Speaker #1
Rien du tout. Je pense que j'étais inconsciente. Franchement, le métier ne m'a pas spécialement apeurée. Alors après, comme je te disais, mes parents sont médecins. Donc déjà, c'est des professions où il n'y a pas d'horaire classique. C'est-à-dire qu'on ne part pas à 9h, on ne rentre pas à 17h. Mes parents, moi, j'ai souvent été habituée à ce qu'ils rentrent à 21h. Ce n'était pas déconnant. À manger seule avec mes frères et sœurs, c'est des choses... J'étais élevée comme ça. Donc en fait, d'arriver dans la ferme et d'avoir Jérôme qui rentre tard ou qui ne rentre pas le midi parce qu'il doit moissonner... Ou d'être seule, d'être autonome. Ça ne m'a jamais perturbée parce que c'est ma vie depuis le début. Je n'ai pas eu d'appréhension là-dessus.
- Speaker #0
Oui, puisque tu étais déjà fille d'un métier qui a certaines contraintes. Vous vivez maintenant sur l'affaire ?
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Est-ce que c'est un choix ? Comment est-ce que ça, tu l'as vécu ? Est-ce que tu trouvais ça chouette ? Est-ce que tu avais un petit peu peur ?
- Speaker #1
C'est pareil. Tu vas dire, je n'ai jamais peur. mais je... Je suis un peu fonceuse quand même. Je suis un bélier, donc je réfléchis souvent après. Je n'ai pas eu peur de ce côté, parce qu'on vit aussi en famille. Il y a les parents de Jérôme qui sont dans la ferme aussi, et son frère qui vit en face aussi. Donc on a chacun nos maisons, mais on est dans la même cour. Au contraire, je pense que ça m'a donné envie, en fait, ce côté clan familial.
- Speaker #0
Proximité.
- Speaker #1
Ouais, ce côté cocon, et d'abord les parents qui sont en face, tout ça. Moi, je suis quand même fille de divorcée. donc j'ai quand même des petites voilà des douleurs d'enfance de séparation tout ça donc je pense que ça m'a attiré ce côté vie familiale tous ensemble en fait.
- Speaker #0
Et alors quels sont tes liens avec ta belle famille ? Est-ce que ça se passe bien ? Est-ce que vous arrivez à garder chacun votre intimité ?
- Speaker #1
Oui ça se passe super bien tout le monde respecte l'intimité de l'autre et c'est pour ça que ça fonctionne justement. Après on a beaucoup d'aide aussi des grands-parents des parents de Jérôme Et puis, c'est vrai qu'avec la mère de Jérôme, Fabienne, on se reconnaît toutes les deux parce que je pense qu'elle, elle a été femme d'agriculteur aussi. Donc, elle sait ce que je vis. Donc, elle est très aidante et elle est toujours à l'écoute. Et puis, ça a tout de suite matché avec Fabienne dès que je l'ai rencontrée.
- Speaker #0
Ok, trop, trop cool. Et comment est-ce que vous vous organisez pour garder un équilibre de couple dans cette vie-là, à côté de cette vie familiale et de ce travail sur la ferme ?
- Speaker #1
On s'organise pas. Non, non, on... De toute façon, on sait que tout passe en fait. Quand on a des enfants, on apprend ça. C'est-à-dire qu'il y a des périodes pour tout. Donc là, c'est une période où c'est les enfants en priorité. Et après, ils vont grandir et on aura plus de temps pour nous ou pas. Mais de toute façon, on n'a pas choisi cette vie pour être non plus collés ensemble avec Jérôme. On est des personnes très indépendantes tous les deux. Donc en fait, on a besoin aussi d'avoir... On se voit quand même toute la journée. moment, mais on se retrouve la journée. Mais le reste du temps, on fait notre vie, en fait. On a besoin de ça aussi. On est amoureux, mais on n'est pas dans une passion. On a besoin d'être collés serrés, quoi.
- Speaker #0
Ok, ouais, ouais, je comprends bien.
- Speaker #1
Bien sûr, on se retrouve, il y a des petits moments où on sent qu'on a besoin de se retrouver, où on va demander un peu de l'aide à notre entourage pour garder les enfants, et puis on va se faire un petit resto. Ça, c'est notre grand truc, par exemple. On a une passion, tous les deux, pour la nourriture. donc on se fait pas souvent de restos mais quand on se fait des restos on va se faire des étoilés et voilà ça nous fait des souvenirs tout le temps, on essaye de prioriser la qualité plutôt la quantité des moments et de toute façon on est des accros au boulot avec Jérôme donc on a besoin de ça, on a besoin de travailler tous les deux et on le sait c'est vraiment un carburant pour nous et du coup on a toujours des projets qui s'amènent Et je crois que ça stimule aussi toujours notre cohésion de couple, parce que du coup, on est en phase sur tout ce qu'on a envie. Et puis Jérôme, il a toujours une idée qui sort de son cerveau. Et moi, ça me plaît parce que je suis à chaque fois et ça me permet de faire de nouvelles choses tout le temps. Donc je crois qu'on est en phase et on va toujours dans la même direction tous les deux. Par contre, on s'est toujours dit que ça a commencé avec nous deux et et entre guillemets, on finira que nous deux. On a des enfants, on va les élever pour qu'ils grandissent et qu'ils puissent quitter le nid avec les plus belles armes possibles pour la vie. Mais une fois qu'ils ne seront plus là, ce ne sera plus que nous deux. Donc en fait, on sait que tout le monde est heureux dans la famille si nous deux, on est fort soudés et que tout va bien.
- Speaker #0
Ok, c'est un super équilibre entre vos activités à l'un et à l'autre, mais vos projets communs aussi. On sent bien cet équilibre trouvé entre vous deux.
- Speaker #1
Et puis après, on s'est connus à travers l'écran. On ne s'est pas connus avant. Il n'y a pas eu de avant ni de... Après, nous, ça a toujours été... On s'est connus via l'amour et dans le pré. Donc, on s'est construits autour de ça. Notre activité, donc moi, la mienne, elle est construite sur les réseaux sociaux parce qu'on a eu cette notoriété, entre guillemets. Tout est construit autour. Tout est mêlé. Vie familiale, vie professionnelle. Il n'y a pas de... On travaille le week-end. C'est un jour comme un autre. Jérôme, il vous dira que le soleil, il se lève tous les jours. Donc...
- Speaker #0
tout est mélangé vraiment et sur le côté de l'émission est-ce que t'avais pas des craintes toi au côté caméra au fait de passer à la télé de vivre quelque chose de très intime diffusé à l'heure de grande écoute enfin de de grande otima je pense
- Speaker #1
que j'étais vraiment inconsciente vraiment je suis allée vu que j'ai pas tout trop penser à l'impact de tout ça. En fait, j'étais vraiment, quand j'ai vu le portrait de Jérôme, c'était une évidence, en fait. J'ai pas cherché plus loin. Donc, en fait, j'ai écrit, et puis il se trouve que mon cœur, il me disait d'y aller, de foncer, quoi. Donc, j'ai pas trop réfléchi à ça. Et puis, de toute façon, quand on se rend compte, alors certes, il y a les caméras qui nous filment. Moi, je suis pas trop gênée, parce que... J'étais un métier dans la vente aussi, donc j'étais un peu toujours en exhibition, entre guillemets. Donc, je n'ai pas de gêne. J'assume assez facilement l'image que je renvoie. Et après, on n'est pas en direct devant la France. On a été diffusé deux, trois mois après. En plus, c'est une joyeuse colonie de vacances, la moindre prix quand même, parce qu'au début, il y a un peu le fait que ça se fasse avec l'agriculteur. Mais une fois qu'on est en couple, Franchement, c'est des amis. Les caméramans, ça devient des amis. Nous, il y en a certains, ils étaient à notre mariage. On a vraiment vécu des moments hors du temps, en fait.
- Speaker #0
Oui, je comprends bien. Et sur le côté géographique, donc tu as quitté ta région pour rejoindre Jérôme. Est-ce que tu as des amis maintenant et de la famille dans le coin ? Comment est-ce que tu as reconstruit cette vie sociale ? Est-ce que ça t'arrive de te sentir parfois un petit peu seule, isolée ou plutôt bien entourée ?
- Speaker #1
Oh non, alors nous, la chance qu'on a, c'est qu'on n'est pas à une ferme perdue au beau milieu de la campagne vraiment dure. Il y a des agriculteurs qui sont vraiment seuls et où il n'y a pas de maison à des kilomètres à la ronde. On n'est pas du tout dans cette situation. Nous, on est aux portes de Lyon quand même. La ferme, elle est dans le village à Jon. Donc moi, je vais à pied à l'école. Enfin, ça n'a rien à voir comme situation. Donc déjà, niveau isolé, on va dire, d'un point de vue... géographique, vraiment. Après, je suis quelqu'un aussi de très solitaire et donc je cherche pas forcément à multiplier les connaissances des amis. Et en plus, j'ai pas le temps, clairement. J'ai pas le temps. Avec tout ce qu'on fait, j'ai pas le temps de penser à ça. Et puis après, ça se fait aussi au fur et à mesure. C'est-à-dire que Jérôme, bon, il a des amis depuis très très longtemps. Pareil, il en a pas des milliers, mais il les connaît depuis 30 ans. Donc forcément, certains sont devenus mes amis. Leurs femmes, surtout, avec qui j'ai sympathisé. Il y a aussi, quand on emmène nos enfants à l'école, on sympathise avec d'autres parents, donc on se fait des amis là aussi. C'est vraiment un concours de circonstances, mais par contre, je ne cherche pas à rencontrer des amitiés. J'ai aussi mes amitiés à moi de longue date, qui sont plus en Bretagne, mais que je peux joindre quand j'ai envie, quand j'ai besoin. Donc non, franchement, je ne me sens pas du tout seule.
- Speaker #0
Ouais, ça construit ton petit coin avec sa famille, avec tes amis, les siens, etc.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Ok. Tout à l'heure, on parlait un petit peu de maternité. Je voudrais qu'on parle un petit peu de l'arrivée des enfants dans des périodes agricoles, peut-être parfois un petit peu denses. Comment est-ce que ça s'est passé, l'arrivée des enfants sur la ferme ? Et comment est-ce que tu l'as vécu ?
- Speaker #1
Ben, écoute, Capucine, elle est née en octobre et c'était en pleine moisson d'automne. Donc en fait, Jérôme, il repartait la journée, il allait moissonner et il revenait quand il avait fini sa moisson. Donc déjà, dès la naissance, il y avait des moments où j'étais un peu seule. Un papa qui pourrait normalement rester un peu plus, Jérôme ne pouvait pas. Après, Adonis, il est né en juillet, donc là, les moissons étaient... Enfin, on y était encore un petit peu, mais ils étaient un peu plus terminés, donc un peu plus tranquilles. Et Lily Rose, elle est née en novembre. On était en pleine préparation du marché de Noël. Donc c'était pareil. Jérôme n'était pas trop disponible. Il est clair que pendant un mois, s'il m'a fait une couche, c'était le bout du monde. Et c'est comme ça, en fait. Je me suis mariée avec lui. J'ai embrassé tout ce que ça représentait. On ne peut pas aller avec un agriculteur ou d'ailleurs pour d'autres métiers, ça doit être la même chose, et dire à la personne ensuite, ça, ça ne me correspond pas. Il faut que tu fasses des efforts sur ça. Il ne peut pas, en fait. Il y a des choses, il ne peut pas, quand il fait beau, il est obligé d'aller travailler. Il y a des moments où il n'a pas le choix de laisser sa famille et de faire. Donc, ce n'était pas un sujet, dès le début, c'était certain que c'était accepté.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai qu'on est assez fataliste là-dessus. Et on sait très bien les contraintes de nos conjoints agriculteurs. Et puis, tu parlais de tes parents, de médecins, de gardes et de plein d'autres métiers. Mais c'est vrai que même si on le sait, parfois, ça peut être aussi un peu difficile à vivre, surtout dans un post-partum, ou de se retrouver un petit peu seule à la maternité, etc. C'est un peu pour ça que je te posais la question de dire est-ce qu'au moment où les enfants sont arrivés, c'était une bonne période ? Est-ce que tu as été seule ? Comment est-ce que tu l'as vécue ? Parce que je trouve que c'est des sujets sur lesquels on se rejoint beaucoup aussi.
- Speaker #1
Oui, mais ça ne veut pas dire que parce que je l'accepte, ce n'est pas dur.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Il y a forcément des moments où... C'est dur quand même parce qu'on peut avoir l'aide quand même de personnes autour. Le mari, ça reste le mari, ça reste le père des enfants. Forcément, c'est un soutien qu'on attend aussi. Il y a eu des périodes, là, à l'arrivée de Lily Rose, où par exemple, Adonis nous a fait des très grosses crises parce qu'il perdait sa petite place de dernier.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Puis, il est en plus en plein dans l'âge des deux ans, donc les fameuses Terrible Two. Je pense que ça a fait un bon cocktail explosif. Il y avait des périodes où c'était très difficile. En plus, il ne réclamait que son père, il ne voulait plus moi. Il y avait des moments pour tout mener de front, c'était un peu dur. Mais j'ai la chance d'avoir un mari qui l'écoute et qui sent quand il y a un malaise et que c'est trop pour sa femme et qui sait poser les choses et me dire... Je pense que là, tu as besoin peut-être de prendre une nounou de temps en temps pour prendre du temps pour toi, pour avoir un peu de recul. Puis pour nous aussi, pour que ce soit plus sain aussi dans notre couple tout le temps.
- Speaker #0
Ok, je comprends bien. Avec du recul, pour conclure un peu cet échange toutes les deux, est-ce que selon toi, il y a une fierté ou une satisfaction particulière à vivre aux côtés d'un agriculteur ?
- Speaker #1
Oui, clairement. Moi, je suis très fière de lui parce qu'un agriculteur, on en a besoin. Trois fois par jour, on va dire tous. Le matin quand on prend le petit-déj, le midi et le soir. Alors on ne pense jamais à l'agriculteur quand on mange notre assiette, mais on devrait. Parce que sans eux, en fait, il n'y a rien. Sans eux, on ne mangerait pas. Donc, oui, je suis très fière qu'ils participent à tout ça. Je vois ce que ça représente d'investissement physique. Physiquement, c'est très dur. Donc, c'est des personnes quand même qui sont solides. Et psychologiquement, c'est une charge mentale énorme de gérer une ferme parce qu'ils n'ont pas la main sur les prix de vente. Ils n'ont pas la main sur la météo. ils ont la main sur rien, en fait, sur le prix de ce qui peut être des engrais, tout ça. En fait, le résultat, pour eux, il n'est jamais sûr. Donc, en fait, psychologiquement, c'est hyper dur. C'est-à-dire qu'ils peuvent passer une année et puis tout va tomber à l'eau parce qu'il va y avoir de la grêle. Enfin, psychologiquement, c'est hyper dur. Et puis parce que, je ne sais pas, il va y avoir une guerre à l'autre bout du monde et que, du coup, les prix vont s'effondrer. psychologiquement c'est le yo-yo émotionnellement là dessus je trouve qu'ils sont solides alors pour certains malheureusement on le sait que trop il y a des fois où ça marche plus il y en a ils arrivent à bout mais je trouve que Jérôme est solide là dessus et je trouve que c'est un très grand chef d'entreprise parce qu'il a beaucoup de clairvoyance et une façon de gérer la ferme qui est géniale il arrive toujours à se dépatouiller quand il sent que la ferme est en danger et... Il va trouver un nouveau projet pour essayer de remonter les choses. Il n'a pas les deux pieds dans le même sabot. Donc, je suis très fière de lui et de tout ce qu'il fait au quotidien. Et en plus de ça, je suis fière de lui parce qu'il arrive, en plus de ça, à être un super papa. Et ça, c'est quand même génial parce que vraiment, je serais tentée de dire qu'il n'a pas le temps, normalement. Il n'a pas le temps d'être un super papa, mais n'empêche qu'il y arrive.
- Speaker #0
C'est un super message que tu passes pour lui et pour le métier d'agriculteur. Et je trouve que c'est important aussi de dire que tous ces aléas jouent évidemment sur le métier, sur l'agriculteur, mais aussi sur tout le couple, sur la famille. Et que tout le monde subit les bons et les mauvais côtés de tout ça aussi. Pour finir cet échange, qu'est-ce qui, toi, te rend heureuse dans ce quotidien et dans cette vie-là, aux côtés d'un maraîcher ?
- Speaker #1
Notre liberté. Je pense que c'est ça qui nous rend le plus heureux. C'est notre liberté, c'est que certes il y a des côtés très difficiles dans l'agriculture, mais à un moment donné Jérôme il est seul, il n'y a personne qui est derrière lui en train de lui dire « fais ci, fais ça » . C'est qu'on est quand même libre, même si l'impact des choses est fort sur l'agriculteur. Il va se lever le matin quand il veut, il n'est pas à la minute près. Enfin voilà, il y a toutes ces choses-là, la liberté. La liberté je pense que c'est le plus beau et puis on vit aussi... Dans un contexte où on peut faire grandir nos enfants dans la nature, on peut leur faire connaître des choses que je ne suis pas sûre que tous les enfants en pleine ville connaissent tous les légumes à deux ans. Il y a plein de choses qu'on est heureux de pouvoir leur apprendre, de grandir dans un beau paysage.
- Speaker #0
Chouette. Merci beaucoup pour cet échange et pour ton temps.
- Speaker #1
Merci à toi, Marion. Et à bientôt. Oui, à bientôt.
- Speaker #0
C'est la fin de notre échange. Merci de l'avoir écouté jusqu'au bout. Si cet épisode vous a plu, je vous invite à découvrir tous les autres. Vous pouvez également noter le podcast sur votre plateforme d'écoute préférée. Et pour suivre l'aventure au quotidien, retrouvez-moi sur les réseaux sociaux et surtout sur Instagram où je suis très active. N'hésitez pas à vous abonner, liker, partager. C'est grâce à vous que ce projet prend forme et qu'il peut continuer à grandir. Et mesdames, si vous avez envie de raconter votre histoire, rejoignez-moi. dans un prochain épisode. A bientôt !