- Speaker #0
Bonjour et bienvenue au sein du podcast Où ça mène quand on s'aime, celui qui donne la parole aux conjoints d'agriculteurs. Elles sont femmes de céréaliers, d'éleveurs, de viticulteurs, en bio, en conventionnel, en raisonnée. Elles viennent de toute la France. Certaines sont tombées dans l'agriculture toute petite. D'autres la découvrent jour après jour. Elles jonglent entre la ferme, la famille, leur métier, et portent une force incroyable. Moi c'est Marion, et avec ce podcast, j'espère que certaines d'entre vous se reconnaîtront dans leurs propos, trouveront des conseils, des échos à leur vie. Prendront peut-être un peu de recul, trouveront du soutien, ou simplement verront une mise en lumière de ce qui se vit, souvent dans l'ombre, au cœur des fermes. Ici, c'est de la good vibes, de la sororité, du partage, et un vrai souffle de girl power en agriculture. Alors, à votre avis, où ça mène quand on s'aime ? Aujourd'hui, je reçois Marine, femme de vigneron et de céréalier en Bourgogne, et secrétaire indépendante à son compte pour des agriculteurs et viticulteurs. On vient tout juste de faire connaissance toutes les deux et je suis ravie de partager ce moment avec toi. Pour commencer, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ?
- Speaker #1
Bonjour à tous, je suis Marine, j'habite en Bourgogne, j'ai 31 ans, je suis mariée à un viticulteur et céréalier en Bourgogne, il a une exploitation et moi je suis secrétaire indépendante à mon compte pour agriculteurs et viticulteurs. Et je suis maman d'un petit garçon qui a 3 ans et demi.
- Speaker #0
Trop chouette ! Avant de parler un peu plus de toi, est-ce que tu peux nous décrire un peu où tu vis, avec qui, comment se présente la ferme de ton mari, les principales activités, le mode de production, la taille de l'exploitation, etc.
- Speaker #1
Nous on vit en Bourgogne, on a une exploitation céréalière et en vigne. Mon mari est tout seul, en SCEA. Avant il était en guêque avec ses parents, son papa et sa maman, qui sont en retraite depuis 4 ans. Donc maintenant il se retrouve tout seul, on a 3 salariés à temps plein. dont principalement, ils ne font que de la vigne. Donc, il y a 320 hectares de céréales et 18 hectares de vignes. Alors, dans la vigne, on fait du blanc, du rouge et du crément. En appellation, on a différentes appellations, différents cépages.
- Speaker #0
Ok. Et en Bourgogne, vous êtes où un peu plus précisément ?
- Speaker #1
Dans le sud de la Bourgogne.
- Speaker #0
Ok, ça marche. Maintenant qu'on voit un peu mieux le décor, on va parler un peu plus de toi. D'où viens-tu initialement et as-tu grandi dans un lieu agricole ?
- Speaker #1
Moi, j'ai toujours vécu dans le village où je vis avec mon mari. Mon mari est du même village aussi. On était voisins, donc on n'a pas changé de village. Moi, j'ai toujours été du milieu agricole. Mon père était agriculteur et il était acheteur en vache. Et ma maman travaille dans une cave coopérative où nous, on apporte notre récolte. Elle est responsable des caveaux de vente.
- Speaker #0
D'accord, donc tu baignais déjà bien bien dans ce milieu-là.
- Speaker #1
Voilà, exactement. Je suis née dedans et je reste dedans. Après, quand on aime, c'est vrai que c'est un très beau métier. Donc, voilà.
- Speaker #0
Et alors, quel a été ton parcours professionnel ? Quel était ton projet ? Et quelles études ou formations as-tu faites ?
- Speaker #1
De base, j'ai fait un bac pro commerce, qui au final n'a pas servi du tout à ce que je fais actuellement. Après, mon bac pro commerce, j'ai travaillé dans la cave coopérative où on est. J'ai commencé en tant qu'au service adhérent, en fait. Donc c'est au service où on s'occupe de tous les papiers des adhérents à la cave et on s'occupe des rémunérations, des plantations, de tout l'administratif. Et donc j'ai commencé comme ça, dans la compta. J'ai séparé pas mal de petits dans différentes activités de la cave. Et après, on est venu me demander pour faire des papiers sur des exploitations. Et c'est là que je me suis dit, en fait... Pourquoi pas me lancer à mon compte ? Et puis depuis, je suis à mon compte, je fais des agris, des vitis, et je fais tout l'administratif, la saisie de la compta, la préparation des payes, et l'administratif courant d'une exploitation.
- Speaker #0
Ok, et du coup, tu fais aussi celle de la ferme de ton mari, je suppose ?
- Speaker #1
Oui, voilà, exactement. Je fais celle aussi de mon mari, qui prend encore un petit peu plus de temps sur le planning, on va dire.
- Speaker #0
Mais donc, tu as quand même une part sur l'exploitation, une part de travail non négligeable.
- Speaker #1
Oui, après, du coup, je fais tous ces papiers. Je gère le personnel un petit peu. Et après, quand il y a besoin, je vais dans la vigne. Je vais l'aider dans les champs. Moi, mes parents ont de la vigne aussi à côté. Donc, c'est vrai que j'essaye d'aider un peu les deux, mes parents et mon mari. Donc, on fait ce qu'on peut.
- Speaker #0
Justement, j'allais te demander, qu'est-ce que tu fais quand tu vas aider ? Est-ce que tu le fais par nécessité, par envie ?
- Speaker #1
Alors je le fais par plaisir parce que j'aime ça et j'adore ça. Donc je le fais vraiment par plaisir. Alors dans la vigne, c'est plus manuel parce qu'on fait tout manuellement, à part bien sûr l'enjambeur, quand on passe les intercepts, les choses comme ça et les choses qu'on ne peut faire qu'à l'enjambeur dans la vigne. Et après dans les champs, c'est pareil, je donne la main quand il y a besoin. Après c'est vrai que moi en travaillant déjà toute la semaine dans mon entreprise, c'est plus les week-ends que j'aide mon mari ou les soirs après le travail. C'est vraiment un plaisir d'aller sur la ferme et d'aider quand il y a besoin. C'est un plaisir.
- Speaker #0
Et du coup, le fait de t'être mis à ton compte, est-ce que ça facilite aussi votre vie de couple, votre vie de famille vis-à-vis de l'exploitation ?
- Speaker #1
Au début, j'avais dit que je me mettais à mon compte. Comme ça, j'aurais un peu plus de temps libre. Mais en fait, pas du tout. Parce que mon entreprise, avec le bouche à oreille, a bien grandi. Donc, j'ai plus de travail. C'est un feuillet du travail par-dessus la tête. Et donc, du coup, je vais aider mon mari quand je peux, quand j'ai le temps, parce que du coup, c'est vrai que les soirs, je finis assez tard, on va dire. Et heureusement, j'ai ma belle famille à côté pour m'aider à m'occuper de Louis, parce que c'est vrai que les soirs, il faut le récupérer de la garderie, tout ça. Donc, gérer tout à côté, c'est un peu compliqué avec nos deux emplois du temps bien occupés.
- Speaker #0
Est-ce que tu t'es déjà posé la question de rejoindre la ferme ? Pourquoi ? Pourquoi pas ?
- Speaker #1
Alors oui, ça aurait pu se faire, vu que mes deux beaux-parents partaient à la retraite en même temps. J'aurais pu m'installer avec mon mari. Mais c'est un choix déjà. Mon mari ne souhaite pas que je rejoigne l'exploitation, et moi non plus. Là, pour le coup, on est vraiment d'accord les deux. Parce qu'on ne sait pas comment le monde va aller. Il y a des années où on fait des bonnes années, des années où c'est très moyen. Et du coup, c'est quand même bien de ramener un salaire à côté. Et je me dis que le jour où l'agriculture, ça va, ça vient, c'est quand même compliqué en ce moment, on ne va pas se cacher quand même. Et c'est quand même bien de ramener un salaire à côté de l'exploitation.
- Speaker #0
Je comprends, c'est vrai qu'on en parle souvent de cette stabilité que peut apporter aussi le conjoint. Je trouve que c'est important de le dire. Maintenant qu'on voit un peu ton parcours de vie, j'aimerais qu'on parle de votre vie à deux et à trois et de ce que représente le quotidien quand on vit. avec un agriculteur, et donc dans ton cas également viticulteur. Tu te souviens de comment vous vous êtes rencontrés quand tu as su qu'il était agriculteur, viticulteur, ou qu'il allait le devenir ? Qu'as-tu ressenti ?
- Speaker #1
En fait, avec mon mari, on s'est toujours connus, parce que nos parents sont voisins, voisins d'un kilomètre, parce qu'on habite vraiment dans des endroits un petit peu perdus. Donc on s'est toujours connus, et c'est vrai que j'ai toujours dit que je ne me mettrais jamais avec lui. Jamais. Et puis au final, on s'est retrouvés à une soirée à la cave d'ailleurs. À la cave coopérative, on fêtait les 80 ans de la cave. Et puis voilà, il s'est passé ce qui s'est passé. Et puis on s'est rapprochés. Et puis depuis, on ne s'est pas quittés. Et donc du coup, ça fait 14 ans qu'on est ensemble. On va fêter nos 10 ans de mariage l'année prochaine. Et du coup, on a eu un petit garçon Louis. Il a 3 ans et demi. qui est passionné d'agriculture, qui est baigné là-dedans depuis tout petit, vraiment. J'ai accouché en pleine vendange. Donc depuis qu'il est sorti de la maternité, il a tout de suite été dans les vignes avec maman, dans la poussette. Et c'est vrai que depuis tout petit, il est dans les champs, dans les vignes, dans les tracteurs. Il va chez les tontons, les tatas qui sont aussi agriculteurs. Donc c'est vrai que du coup, il est baigné là-dedans. Donc voilà, depuis tout petit, il aime ça. Après, c'est vrai qu'un enfant, sur une exploitation, il faut faire très attention. On ne peut pas faire ce qu'on faisait avant. Il faut bien se le dire quand même. C'est un bonheur de le voir grandir dans ce milieu-là, par contre.
- Speaker #0
Trop bien. Et qu'est-ce qui faisait que tu te disais, je ne me mettrai jamais avec lui ? Est-ce que c'était lié à son futur métier ?
- Speaker #1
Alors non, parce que quand on s'est rencontrés, il était déjà installé avec ses parents en GAEC. Bon, je savais déjà très bien ce qu'il faisait. C'était plus le fait que... On était déjà copains et je me disais, je ne me mettrai jamais avec un agriculteur.
- Speaker #0
Il y a quand même un lien avec ce métier-là. Est-ce que c'est le fait d'être toi-même baigné dans ce milieu et de côtoyer des viticulteurs autour de toi qui disaient que tu avais certaines craintes ?
- Speaker #1
Déjà aussi, il y a la crainte du fait qu'ils ne sont pas souvent présents, vraiment, à certaines périodes. C'est vrai que nous, en plus, on a deux productions qui donnent énormément de travail. L'hiver, c'est la vigne. À partir du printemps, c'est vrai que les deux productions demandent énormément de travail. Et donc, c'est vrai qu'il n'est pas souvent présent. Donc, c'est vrai que je me disais, en tant qu'agriculteur, j'ai trop vu mon père. ne pas être trop présent à la maison.
- Speaker #0
Ok, c'est compréhensible. Et depuis le temps que tu partages ta vie avec lui, est-ce que tu as eu des surprises, qu'elles soient bonnes ou mauvaises ?
- Speaker #1
Alors, il y a le fait aussi que du coup, on peut partager quand même beaucoup de choses ensemble. Je vois comme quand c'est la grosse période des moissons, moi j'ai sitôt fini le travail, hop, on va dans les tracteurs, on suit les moissons. C'est vrai que c'est la grosse période, on aime la période des moissons, c'est la plus belle période de l'année, comme on dit. Les vendanges, c'est pareil, après dès qu'on a fini le travail, on va en vendange. Le week-end, souvent on fait des créments, on les fait à la main. Donc là, c'est des bandes de copains, on est tous ensemble et tout. C'est vrai que par contre l'agriculture là-dessus, on voit beaucoup de monde, on partage beaucoup de choses. Nous, on adore avoir du monde à la maison, des amis, recevoir, c'est hyper convivial. L'agriculture, c'est vraiment ça, je trouve. Certes, c'est du travail, il y a des grosses périodes, ça demande énormément de boulot et tout. Mais à côté de ça, on fait des super rencontres, des gens passionnés. Donc, c'est vrai qu'on crée des liens à côté de ça qu'on n'aurait peut-être pas créé dans d'autres travails.
- Speaker #0
Et alors, est-ce que vous vivez sur l'exploitation ou à côté ?
- Speaker #1
Alors, nous, on vit à 500 mètres de l'exploitation. Donc, on n'est vraiment pas loin. Sur l'exploitation, j'ai toujours mes beaux-parents qui vivent dans la maison d'exploitation. Donc un jour, on sera amenés à vivre sur l'exploitation de toute façon.
- Speaker #0
Ok. Ça, tu as envie ? C'est un choix ?
- Speaker #1
Ah oui, oui, j'ai envie. Là-dessus, il n'y a aucun souci. En plus, c'est très, très bien placé. C'est un très, très beau corps de ferme et tout. Donc là-dessus… Et je le savais depuis le début, de toute façon.
- Speaker #0
Oui, ça faisait partie du deal, c'est ça ?
- Speaker #1
Du deal, voilà, c'est ça.
- Speaker #0
Sur le temps de famille, comment est-ce que vous organisez ? Est-ce que vous arrivez à partir un petit peu en vacances, en week-end ?
- Speaker #1
Alors, on ne part jamais en vacances. Déjà du fait que les deux productions, du coup, les récoltes et les travaux au quotidien sur l'année ne se font jamais en même temps. Donc, c'est vrai que... On pourrait partir plus l'hiver, mais déjà, on n'est pas des gens qui aiment les vacances. On n'a jamais été habitués, soit l'un ou soit l'autre, à partir en vacances petits. Et je pense que du coup, c'est pas qu'on n'aime pas ça, mais c'est que du coup, on n'est pas habitués à partir. On préfère des fois rester chez nous parce que vu qu'on n'y est pas beaucoup, du coup, on apprécie d'être chez nous, d'être au calme à la maison. Et c'est vrai que non, par contre, les vacances, c'est pas trop notre truc, on va dire.
- Speaker #0
Ok, je comprends. Et autour de vous, est-ce que vous avez des amis, de la famille ? Est-ce que tu te sens plutôt bien entourée ou parfois un petit peu seule ou isolée ?
- Speaker #1
Alors, on est très, très bien entourée. Tous nos amis sont autour. Nos parents habitent à côté de l'exploitation. Mes parents, ils habitent à côté. Nos copains, ils sont tous dans le milieu agricole principalement. C'est vrai qu'on est très bien entourés. On a vraiment une bonne bande de copains, des amis en or. On peut toujours compter sur eux. Mon mari, souvent, il s'aide aussi sur les exploitations. Des fois, quand il y en a un qui a besoin de ça ou qui a besoin de l'autre, il s'aide. C'est vraiment top, ça.
- Speaker #0
Est-ce que cet entourage est uniquement dans le milieu agricole ou pas spécialement ?
- Speaker #1
Non, pas spécialement. Des copains, ils ne sont pas du tout du milieu agricole.
- Speaker #0
Et ça t'aime bien aussi ? Ça vous fait du bien de parler un petit peu d'autre chose ?
- Speaker #1
Alors, ça fait du bien parce que quand on se retrouve avec des copains, c'est top, mais c'est vrai qu'ils sont tous du milieu agricole. Donc, c'est vrai qu'il y a des histoires. Ils ne parlent que de ça. Il n'y a pas d'autres. Des fois, c'est vrai qu'ils ont du mal à sortir de leur travail, ce que je comprends. Et du coup, c'est vrai que ça fait du bien quand il y a des personnes qui ne sont pas du tout là-dedans de ce métier. Et du coup, on parle d'autres choses. Ça change un peu de conversation.
- Speaker #0
Oui, je comprends bien. Comment est-ce que vous gérez les enfants au quotidien et surtout pendant les périodes agricoles assez denses ?
- Speaker #1
Alors, comment on gère le petit ? On s'organise beaucoup avec ma belle-mère qui est du coup en retraite. Donc ça aide beaucoup. Déjà les matins, moi j'essaye de l'emmener à l'école quand je peux, sinon c'est garderie. Et malheureusement c'est vrai qu'on gère comme on peut. Je le récupère souvent de la garderie le soir. Ou des fois la période de l'hiver c'est mon mari qui le récupère de la garderie, parce que l'hiver c'est vrai que c'est la période de taille. Donc du coup c'est un peu plus calme pour pouvoir récupérer Louis. Et donc du coup il le gère un peu plus l'hiver. Par contre à partir du printemps c'est vrai qu'il faut que je le gère toute seule. J'essaie de m'organiser avec des copains ou des copines qui puissent le récupérer. Voilà comment on s'organise.
- Speaker #0
Je comprends bien. Et alors, si on parle un peu des enfants, on va parler maternité. Comment s'est passé l'arrivée des enfants ? Est-ce que tu as eu de l'aide ? Comment est-ce que ça s'est passé ?
- Speaker #1
Alors, du coup, moi, j'ai couché en pleine vendrange. Donc, c'est vrai que mon mari n'était pas très présent. Il venait me voir le soir à la maternité. Après, quand je suis rentrée à la maison, ça s'est très bien passé, le retour à la maison. Mais c'est vrai que la journée, vu qu'il travaillait, c'était moi la nuit qui me levais, donc toutes les nuits pour donner les biberons. C'est vrai qu'au début, déjà du fait de se retrouver à la maison, je suis une fille qui aime bien aller dehors, qui aime bien bouger, voilà. Donc se retrouver à la maison avec un nouveau-né, c'est vrai que ça change, voilà. Après, j'ai été très bien entourée par ma mère, ma belle famille, les copains, les copines, d'une aide très précieuse pour les conseils et tout. Mais c'est vrai que ça chamboule quand même une vie. On ne va pas se le cacher. Il y a des choses qu'on faisait qu'on ne fait plus. Et puis, on pense aux enfants avant de penser à nous. Et on s'organise en fonction d'eux, vraiment. Par contre, tout le monde m'a grossé s'il a été présent. Le jour de l'accouchement aussi, pas de souci. Après, c'est vrai que c'est le fait aussi que ça soit tombé dans une période où il y a guère le temps, parce que c'était les vendanges et puis après, on a rattaqué sur les semis d'automne. Donc du coup, c'est vrai que c'était un peu compliqué. Le début a été un peu compliqué, on va dire.
- Speaker #0
Oui, je vois, c'était un peu mal calculé, mais bon.
- Speaker #1
Oui, voilà, ça arrive, malheureusement.
- Speaker #0
C'est ça. Avec du recul, est-ce que pour toi, il y a une fierté ou une satisfaction particulière ? à vivre aux côtés d'un agriculteur ?
- Speaker #1
Moi je suis fière de vivre avec un agriculteur parce que déjà ils nous font manger déjà, ils produisent sans rien demander ils font des heures à gogo et aussi d'un côté je suis fière de vivre avec un agriculteur parce que quand je vois mon fils la fierté qu'il a pour son père et pour le métier même moi j'ai la fierté pour le métier pour tout ce qu'ils font au quotidien pour nous en fait Parce que les agriculteurs, ils font beaucoup de choses. Il y a certaines personnes qui ne s'en rendent pas compte, mais ils font énormément de choses.
- Speaker #0
Oui, bien sûr, c'est très, très complet. Et c'est vrai que je pense qu'il faut en parler pour que le regard change aussi. Qu'est-ce qui, toi, te rend heureuse au quotidien dans cette vie-là ?
- Speaker #1
Ce qui me rend heureuse, c'est les fils des saisons dans notre campagne. Voir la nature changer, les activités changer. Plein de choses. Je veux dire, c'est vrai que c'est une fierté de vivre en campagne, de voir la nature tous les jours changer. Et puis, notre savoir-faire. Je vois, on est entouré de vaches, de céréales, de vignes. On habite vraiment au milieu de tout ça. Et c'est vraiment... C'est une vie que je ne changerai pas.
- Speaker #0
Je comprends trop bien. Écoute, merci beaucoup, Marine, pour ta sincérité et pour ton temps.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
Ton témoignage en joint celui de nombreuses femmes qu'on entend peu, et il est donc précieux. À bientôt.
- Speaker #1
À bientôt.
- Speaker #0
C'est la fin de notre échange. Merci de l'avoir écouté jusqu'au bout. Si cet épisode vous a plu, je vous invite à découvrir tous les autres. Vous pouvez également noter le podcast sur votre plateforme d'écoute préférée. Et pour suivre l'aventure au quotidien, retrouvez-moi sur les réseaux sociaux, et surtout sur Instagram où je suis très active. N'hésitez pas à vous abonner, liker, partager. C'est grâce à vous que ce projet prend forme et qu'il peut continuer à grandir. Et mesdames, si vous avez envie de raconter votre histoire, rejoignez-moi dans un prochain épisode. A bientôt !