- Speaker #0
A la suite de tes événements de basket, tu as déjà deux projets à ton actif, dans ta vingtaine.
- Speaker #1
Oui, dans la vingtaine, mi-vingtaine. On s'arrête là, du coup la vision 5 ça se termine. Moi, je rebondis direct sur une marque de vêtements.
- Speaker #0
Dat Punk, je me rappelle. La Rose. La
- Speaker #1
Rose. Un logo avec une rose au milieu. Ou un gros logo avec une rose au milieu.
- Speaker #0
Avec un oeil. Là, tu as trois projets. Enfin, tu démarres ton troisième projet. Mais tu as quand même... Parce que là, tu vas me dire que l'entrepreneuriat, c'était une thérapie. Mais je ne vais pas te mentir. Tu étais quand même à un pied dans l'entrepreneuriat. Et tu avais quand même un pied aussi dans le checks-on un peu quand même.
- Speaker #1
Moi, j'ai toujours été dans le Tchexon. J'avais le choix. Mes parents sont dans le Tchexon, je suis dans le Tchexon. Mais à ce moment-là, je fais des tris aussi. Je commence à faire des petits tris. Moi, je suis occupé à développer ma marque de vêtements. En même temps, je commence à travailler. Je traîne, mais plus dans l'idée de traîner. Je traîne parce que je vais revoir mes amis d'enfance avec qui je parle et tout. On commence déjà à s'écarter de ça. Et la marque de vêtements, c'était une suite logique pour moi parce que comme j'étais dans... J'étais quelqu'un qui était vraiment inspiré par Nipsey. Donc, Nipsey, directement, en fait, j'avais vu qu'il avait fait sa marque Kencho. Tu vois, Stosson, tout ça. Je me suis dit, bah, je me suis fait en marque de vêtements, tu vois. Donc, l'idée, c'était ça.
- Speaker #0
T'as vraiment quelqu'un qui t'a inspiré. Ouais, il m'a mis...
- Speaker #1
Après, il y avait lui, il y avait Shen Kan, qui avait fait une marque de vêtements. Il y avait aussi 50 Cent, J-Unit.
- Speaker #0
J-Unit.
- Speaker #1
Tu vois, il y avait toutes ces choses-là aussi qui... Je me suis dit, la marque de vêtements, c'est aussi un moyen de... Enfin, c'est un côté d'entrepreneuriat que j'aimais, que... où je me voyais dedans. Tu vois, pendant que je connaissais la mode. Parce que nous, on parle de marque de vêtements et c'est après que je découvre qu'en fait, ce n'est pas comme ça. Ce n'est pas que tu lances une marque de vêtements.
- Speaker #0
Il y a une phase cachée de l'iceberg.
- Speaker #1
Il y a une phase cachée de l'iceberg où quand même, les choses, elles sont organisées quand elles sortent. Il y a des gestions de stock, des coloris à respecter selon les saisons. Il y a une stratégie marketing de communication. On avait la communication. Mais c'était... Mais si le reste ne suit pas, et c'est ce qui s'est passé, c'est qu'à un moment donné, il y avait la qualité aussi des produits. On commence, on a une qualité KO. Vraiment, KO. On commence, pour l'instant, je vais à Clignancourt faire des t-shirts. Pour nous, c'est ouf, les t-shirts KO. J'ai un frère à moi, Drix, il en a un quand même chez lui. Ensuite, après, on se rend compte que c'est K.O. Donc, on essaie d'eux. On rencontre des personnes qui nous aident ou pas. Il y a des personnes qui sont venues. On va vous aider, les gars.
- Speaker #0
K.O.
- Speaker #1
Ils n'ont rien. Ils n'ont rien. Ils n'ont pas aidé. Ils ont même ralenti sur certains plans. Donc, voilà. Parce que là, on était un peu plus…
- Speaker #0
Vous avez de la bouteille, en vérité.
- Speaker #1
Voilà. Donc, les gens commençaient à venir vers nous pour bosser avec nous. Ils venaient vers moi. Rudi, j'aimerais bien bosser avec toi.
- Speaker #0
On a tes anciens projets. Ils parlaient pour toi.
- Speaker #1
Ils parlaient pour moi. Et ça, ça a arrêté au bout de deux ou trois ans. Parce que derrière, comme je t'ai dit, mauvaise gestion financière, mauvaise gestion de stock. On était quatre dans le projet aussi. Donc, quatre visions différentes. T'en as qui arrêtent parce qu'ils commencent à faire des enfants. T'en as qui veulent approfondir leurs études. Donc, on s'arrête. On ne comprend pas vraiment bien le système. Mais comme je t'ai dit, il y a une connaissance dans la mode. Moi, je ne voulais pas forcément que cette marque s'arrête au quartier. Je voulais vraiment viser. Je m'appelle Dapem. J'aimais bien regarder les marques comme Supreme, ce type de marque-là, et j'aimais bien me calquer un peu à eux. J'essayais du moins.
- Speaker #0
C'est leur cible. Voilà,
- Speaker #1
du coup, ça n'a pas fonctionné parce qu'on n'était pas prêts, en fait. Pas prêts, on n'avait pas les connaissances.
- Speaker #0
Ce serait bien que tu approfondisses ça parce que comment, toi, quand un jeune adulte, tu décides de te lancer dans la mode qui est un secteur où il y a vraiment des pionniers. Comme tu as dit, tu as dit suprême. En vérité, on va se parler français. Comment tu vas dire à quelqu'un que toi, tu crées ta marque, au-delà de donner de la force aux gars du quartier, mais moi, je peux préférer acheter un truc Nike en vérité qu'un truc d'après. Comment tu vends ton truc ? Comment tu vas parler avec les fournisseurs ? Comment tu gères ton stock, etc. ? Je pense que c'est quelque chose qui pourrait intéresser.
- Speaker #1
En fait, la communication, on va dire, c'est un peu inné. J'avais déjà un peu d'expérience par rapport à ce que je faisais avant. La communication, ce n'était pas forcément notre point faible. On savait communiquer, on avait fait beaucoup de contacts à travers mes anciens projets. Donc, on avait des modèles qui étaient prêts à poser pour nous. Et ça, c'était pas vrai. On avait toujours des bons modèles. Au début, on commençait avec une mauvaise qualité. Ensuite, on se renseigne, on se renseigne. On se rend compte que voilà, on veut de la bonne qualité, un bon rapport qualité-prix. Bon, on va du côté de la Chine. On se rend compte que, ouais, effectivement, un rapport qualité-prix, c'est pas mal. Derrière, il y a des sites Internet comme AliExpress, Alibaba qui émergent grave. On se sert de ça, tu vois. Donc, on part de ça et on fait venir quelques produits. On fait des tests et on choisit le produit qu'il faut, tu vois. La gestion stock. Une fois qu'on fait ça, on part sur de l'agent stock,
- Speaker #0
on se rend compte qu'on n'a aucune maîtrise. Ok, donc ça a été vraiment ça le premier…
- Speaker #1
Ça a été une gifle. Tu vends tes produits, mais derrière, tu n'as rien pour restocker. Donc, tu dois attendre deux, trois semaines, parce que le temps qu'ils t'envoient, le temps de ceci, tu mélanges même ton bénéfice avec ton chiffre d'affaires, avec ceci, avec ta marge. Tellement, tu ne sais même pas un truc. Après, effectivement, on avait un comptable. Mais ce n'était pas un comptable qui a clarifié les choses dans notre situation. On ne nous a pas forcé. Lui, il prenait seulement son argent. Et pareil, on a peut-être fait aussi l'erreur de ne pas nous renseigner auprès de ceux qui avaient déjà une marque de vêtements. Peut-être qu'on aurait dû le faire à l'époque aussi. On a un peu fait comme ça. Une fois qu'on avait trouvé le produit de qualité, on revient sur la communication, comment le vendre. On commence à faire un storytelling, la marque. Elle est comme ça maintenant. Tout ça, les modèles, on commence à bien choisir les modèles, à ne pas faire de bêtises sur les modèles, tu vois. Parce que ça joue énormément, ça attire et tout. Et on essaie de maintenant trouver notre cible. Parce qu'en fait, ta marque de vêtements, au départ, on l'a fait pour les amis. Enfin, on se dit que c'est les amis qui vont booster. Mais après, à un moment donné, il faut pousser le truc plus large. Et là, du coup, il faut une nouvelle stratégie, l'argent que tu mets, une nouvelle collection, l'argent que tu mets pour monétiser tout ça. Et ça, c'est des choses qu'on a apprises sur le tas.
- Speaker #0
Parce que c'est important de préciser que, en vérité, tu lances tous ces projets, mais tu n'as aucune formation dans l'événementiel, aucune formation dans la mode, etc. C'est vraiment le tas sur la vente.
- Speaker #1
Simplement, je n'en ai pas, tu vois. Et derrière,
- Speaker #0
je n'ai vraiment parti de rien.
- Speaker #1
De rien,
- Speaker #0
juste un exemple,
- Speaker #1
un modèle plan. Tu vois, j'avais un modèle plan et j'ai fait.
- Speaker #0
D'une certaine manière, tu as un exemple que tu peux partir de rien et monter. monter un truc. Franchement,
- Speaker #1
tu peux partir de rien et monter un truc. Il faut juste, à un moment donné, te dire, bon, là, je suis limité dans ça.
- Speaker #0
Trouver des gens qui sont complets.
- Speaker #1
Trouver des personnes et pas négliger la personne qui peut t'apporter de l'aide si tu sens que c'est la bonne personne. C'est juste ça, tu vois. Une fois que tu as, tu te mets ça en tête, go. Mais au départ, ouais, c'est ça, tu vois. Au départ, t'es impressionné, mais en même temps, tu y vas, t'as ton côté, c'est un peu, c'est pour ça, c'est pour t'en faire bon hasard. Faut pas le perdre.
- Speaker #0
C'est important de rester authentique.
- Speaker #1
Il y a la fougue, c'est bien d'être authentique. Des fois, il y a des choses, tu te dis, non, j'ai vécu des choses un peu plus compliquées, ça, ça va. On y va. Là, c'était ça un peu. Mais malheureusement, il y avait trop de choses qui faisaient que cette marque, on n'allait pas réussir. Encore, l'événementiel était un peu armé. Maintenant, c'est beaucoup moins armé. Et là, j'avance. Là, on commence à grand. Un an de plus, deux ans, c'est plus pareil.
- Speaker #0
Donc, en soi, on peut dire que Dapunz a été ton... premier, entre guillemets, échec.
- Speaker #1
Deuxième, moi, je trouve. Le deuxième, c'était la fermeture de Vision 5. Parce que je pense que Vision 5 avait un gros potentiel. Et suite à ça même, je me rappelle qu'après ça, on voit des personnes comme... Ah, j'ai oublié son nom, mais dans l'événementiel qui sont plus dans le mariage. Après, nous, on voit des gens péter. Donc ouais, on voit que ça pète pour les autres et tout. Donc on est aussi de ce côté-là. Et même à Ivry, là, on voit Makandiska. Ça devient une grande star. La jeunesse derrière, les cobaladés. On voit, en fait, il y a quelque chose qui se passe autour de nous. Il y a plein de gens qui commencent à monter. Et nous, on commence ces projets, mais on ne les finit pas avec le potentiel que ça a. Donc, ça fait une frustration quand même.
- Speaker #0
Il faut leur donner leur fleur aussi parce que derrière eux, ils ont ramené une certaine lumière dans la vie.
- Speaker #1
Ils ont fait du bien, il faut être honnête. Ils ont fait du bien. Au début, on le voyait en mal. Pourquoi pas nous ? Mais après, on prend du recul. En fait, non. Il ramène des gens éveris, il ramène de la lumière. Retirez. C'est vrai. Ça, c'est pas l'immaturité. Parce que quand t'es dans un cercle fermé, dans un quartier fermé...
- Speaker #0
Ça a été notre problème.
- Speaker #1
Ça a été aussi notre problème. C'est qu'on a du mal à s'ouvrir aux autres. Mais après, quand tu prends du recul, businessment parlant, en fait, c'est trop bien. On nous interpelle, vous faites des trucs, on vous dit salut. Et c'est cool.
- Speaker #0
Le tips qu'on peut aussi soulever dans les dernières phrases que tu dis, c'est l'importance aussi du réseautage.
- Speaker #1
Faut du réseau. Il faut du réseau, il faut du réseau. Il faut créer du réseau. Quand tu as l'opportunité, il faut la saisir. Il ne faut négliger personne, tout simplement. La personne qui te dit « Ah, mais j'ai peut-être une idée pour toi. » Tu ne peux pas abuser en disant « Non, mais c'est mon projet, il est déjà fait. » Écoute. Si tu as quelque chose à apprendre qui est bon, tu prends. Si tu n'as pas à apprendre, tu ne prends pas. Mais écoute quand même. Prends-toi des côtés parce que la personne, elle a peut-être été sensible par ton concept, ton projet. Et toi, tu la coupes comme ça. Et si une autre personne, elle voit une autre personne qui a un projet qui ressemble au tien et qu'elle donne ce tips,
- Speaker #0
cette idée à l'autre personne,
- Speaker #1
ça peut faire la différence. Et celui qui est perdant, c'est toi. C'est pour ça, moi, c'est vrai que dans ma personnalité, je ne néglige pas les gens. Donc, je suis content par rapport à ça. Il y en a qui ont un peu de bouteilles, un peu de trucs. Ils sont là, non, mais c'est bon, je connais mon projet. Non, mais c'est bon. Oui, tu connais. Mais il y a des gens qui peuvent t'apporter. Ça fait dix minutes que tu regardes cette vidéo. Merci d'être resté jusqu'ici. N'hésite pas à liker, partager et à t'abonner. Donc, voilà. Le réseau, moi, après, c'était ma forme. J'ai toujours eu du réseau. Et avec la Vision 5, avec Tapunk. Mon réseau faisait plus de grossir. Grandir, grandir, grandir, se développer, se développer. Tu vois, il y avait même des gens, carrément, pour te dire... Il y a des gens, j'arrivais même plus à savoir si je les avais vus lors d'une soirée, lors d'un tournoi ou lors d'un tournage pour une pub par rapport à notre marque de vêtements, tu vois.
- Speaker #0
Donc du coup, à la suite de Da Punk et de ce deuxième revers, du coup, qu'est-ce qui se passe ensuite pour toi ?
- Speaker #1
Je suis frustré. Je suis frustré. Je me dis, vas-y, je commence mon projet. Ils finissent pas vraiment. En même temps, professionnellement... je commence à découvrir le métier d'éducateur. Je me dis, je vais dessus. Et l'entreprenariat, je le laisse un peu. C'est peut-être plus fait pour moi. Ça a été une période difficile quand même. Parce que moi, j'ai développé à côté. Tu as même des idées pour les autres. Et toi, tu es là. Tu as des idées pour toi, mais tu n'as plus envie de te...
- Speaker #0
Tu as développé peut-être une forme de crainte,
- Speaker #1
non ? Oui, je pense à ça aussi. Je pense qu'il y a ce truc-là de encore un projet qui ne va pas fonctionner. Encore un projet avec qui je vais le faire. C'est aussi ça, on a toujours été en groupe, en meute. Et là, oui,
- Speaker #0
plus personne ne veut se mouiller.
- Speaker #1
Si, mais tu te mouilles, mais pas entièrement. Quand on saute dans l'eau tout pleinement, là, tu mets ton petit pied pour sentir la température, ce qui est normal parce que derrière, il y a des familles qui se créent. Il y a tout ça. Il y a aussi des enjeux au niveau du travail, de ces choses-là. Quand tu travailles, ça te demande du temps et tu es payé. Nous, on fait des choses et on n'est pas forcément rémunérés.
- Speaker #0
C'est l'héritage de tout projet entrepreneurial aussi.
- Speaker #1
C'est vrai, mais c'est facile de le dire. Et après, quand ça arrive, c'est compliqué. Ils sont là, ils te découragent. Toi, tu fais tout ça, mais tu ne gagnes pas d'argent. Il y a des gens qui sont dans ces réflexions-là. Et si tu n'es pas fort mentalement, ça peut te toucher et te travailler aussi. Ce n'est pas qu'il te défend une question de force. Des fois, tu te dis, c'est vrai quand même.
- Speaker #0
On a fini par perdre ses défenses en vérité.
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
Comment tu arrives ? à te protéger de ça et rebondir après face à tout ça ?
- Speaker #1
Moi, comme je t'ai dit, j'ai fait une période où je me suis mis en retrait. En étant dans l'éducation, tu commences à avoir des contacts avec des plus jeunes. Que ce soit des collègues ou même les jeunes que tu encadres. Donc, ils ont une autre vision.
- Speaker #0
Plus fraîche.
- Speaker #1
Donc, qu'est-ce que tu fais ? Tu tires des idées. Ils réfléchissent comme ça. Ils réfléchissent comme ça. Et tu vois aussi des petits frères à toi qui commencent. fort dans l'entrepreneuriat. Parce qu'ils nous ont vus, nous, ils se sont aussi documentés, ils ont travaillé leur projet. Et quand ils y vont, ils y vont plus fort que quand nous, on est arrivés.
- Speaker #0
Ils ont appris des erreurs.
- Speaker #1
Voilà. Ah ouais, le petit, il est chaud. On va regarder le petit, comment il fait. Et ça donne envie aussi de revenir. Et c'est moi, c'est ce qui s'est passé, tu vois. C'est les gens autour de moi qui ont lancé des business qui m'ont donné envie de revenir. Donc, ça a pris le temps que ça devait prendre. Il fallait quand même qu'il y ait... On se retire. Après, comme je t'ai dit, j'ai perdu un frérot. J'ai perdu aussi un grand cousin. Donc, ça m'avait infecté aussi, tu vois. Le frérot, surtout, qui était mon grand cousin, qui me soutenait dans tout ce que je faisais, tu vois. Et derrière, t'as le frérot qui lui faisait toute la communication. Il était impliqué. Et là, il n'est plus là. Donc, c'est une gifle, tu vois. Ouais. Une gifle.
- Speaker #0
Je comprends, Je commence à devenir éducateur.
- Speaker #1
Oui, je deviens éducateur. Je commence à kiffer mon taf. J'étais surveillant avant. J'avais les premiers rapports avec les jeunes. C'était cool. Surveillant, c'était cool et tout. Après, même ça, je commence à saturer. Même dans le côté professionnel, j'essaie toujours d'aller dans la jeunesse. Regarder ce qui a été fait avant, pourquoi. et qu'est-ce qu'on peut développer, tu vois. Moi, j'aime beaucoup ça dans tous les secteurs d'activité, tu vois.
- Speaker #0
Savoir la trajectoire. La trajectoire,
- Speaker #1
ouais. Je suis vraiment, comme je te dis, j'aime beaucoup planifier, tu vois. Donc, c'est pour ça, tu vois, c'est pour ça que la nouvelle génération, tu vois... dans l'entrepreneur, je les ai vus arriver. Donc, il y en a même qui me consultaient.
- Speaker #0
On a quand même des précurseurs,
- Speaker #1
tu vois. C'est-à-dire, il y en a beaucoup qui m'ont consulté. Rudy, on a un projet, comment t'as fait ? Et en fait, ça m'a donné un rebousse, tu vois. Donc, je reviens dans l'entrepreneuriat avec Vision Lab. Donc, de base, Vision Lab, je le fais avec deux frérots à moi et très vite, on se sépare. Très vite, on se sépare parce qu'on sent très vite que... Là, on a passé un cap de toujours être ensemble, de toujours faire les choses ensemble. Et pour toujours préserver nos amitiés, on se sépare très vite. Et après, je continue par...
- Speaker #0
Je pense que tu accélères un peu vite. Qu'est-ce que Vision Lab ?
- Speaker #1
Justement, j'allais en venir. De base, on se sépare. Mais en fait, c'est à ce moment-là que je redéfinis vraiment le projet Vision Lab. Quand on était avant de se séparer, on était plus sur un groupe de paroles, plein de sujets divers et tout.
- Speaker #0
Et même, pour moi, ça, j'y ai plus vécu. J'étais plus en âge. de comprendre les choses, etc. Et même, je te voyais même en pseudo incubateur. Ouais,
- Speaker #1
ouais, grave, grave. C'était ça, en fait. On voulait partir sur un incubateur de projets et tout. J'ai compris que ça allait être compliqué pour moi de mobiliser les gens sur l'entrepreneuriat et tout. Donc, ça m'a un peu freiné. Et tout de suite, comme on avait un espace, un bureau, un local, je me suis dit, bon... Il y a mon frérot qui avait déjà installé une partie du studio photo. Je me suis dit, c'est quoi, je vais un peu délaisser ça et je vais me concentrer plus sur la planification des créneaux pour le studio photo. Et on va retravailler le studio photo. Et donc après, j'ai fait un revirement comme ça.
- Speaker #0
C'est vraiment, tu passes du tout au tout.
- Speaker #1
Ouais, Vision Lab, c'était passé d'un groupe de paroles où on parlait de tout et on faisait des activités.
- Speaker #0
Des activités, des classes même.
- Speaker #1
C'est ça, tu vois. Avec des intervenants et tout. Écoutez, ça sera du studio photo, vidéo. Et franchement, je n'ai pas regretté parce que dans le 91, il n'y a pas beaucoup de studios photo. Là, il y en a beaucoup aujourd'hui. Mais quand on commence dans le secteur de Corbaison, il n'y en a pas ou pas beaucoup. Je comprends très vite les choses. Tout de suite, je me dis, je vais faire ça. Je vais planifier les créneaux. Je vais organiser des shootings. La communication, je vais créer moi-même des shootings avec des thèmes. Donc, je me suis rapproché de plein de photographes sur les réseaux sociaux pour avoir du support, de quoi communiquer. Et derrière, en fait, tous ces éléments-là nous permettent d'avoir de la demande. Parce qu'en fait, ils tombaient sur les contenus. Et ils disaient, mais c'est quoi ce studio ? Ah, le studio, il est bien. J'avais mis en mode Instagramable le studio et tout. Je savais que ça allait attirer du monde et tout. Et c'est ce qui s'est passé. Et franchement, trop bien parce que j'ai rencontré des nouvelles générations d'entrepreneurs, des jeunes. Et ils m'ont grave donné... Franchement, ils m'ont grave donné du... Du ressource. Ouais, vraiment. Ils étaient très admiratifs de ce que je faisais, de mon parcours. Parce que je prenais le temps de discuter avec eux et tout, tu vois. Quel que soit ton âge et tout. Je discute.
- Speaker #0
Non, mais ça, je le confirme parce que toi et moi, on n'a pas le même âge. Moi, je suis le pote à ton petit frère. De base, c'est quelque chose que j'ai beaucoup apprécié chez toi. Depuis tout petit, tu as toujours été le bon conseiller et tu as toujours été dans le mindset seul, vraiment le marathon. Tu nous as toujours poussé à voir plus loin que nos barrières, nos cases du quartier. On vient de tel quartier, etc. Si tu nous... T'as essayé de faire en sorte que même nous, plus jeunes, on puisse essayer de s'élever, prendre conscience qu'on vaut plus que ce qu'on pense.
- Speaker #1
Mais tu sais pourquoi ? Parce que quand moi, je vois...
- Speaker #0
Je vais te donner des fleurs pour ça aussi.
- Speaker #1
Merci, franchement, merci. Ça fait plaisir. Quand je vous voyais, vous, moi, je vous trouve plus intelligents que vous. Tu vois, quand je vois la nouvelle génération, comment ils font les choses, pour moi, vous avez deux trains d'avance par rapport à nous. Peut-être que notre génération n'était pas prête sur certaines choses. où il n'y avait pas assez d'ouverture, pas assez de moyens. Mais vous, je trouve qu'avec Internet, vous n'avez pas peur de vous déplacer, pas peur de faire des rencontres, pas peur de parler avec les anciens. Nous, on avait peur de parler avec les anciens. Les anciens nous faisaient peur. On disait, ah non, l'ancien, tu vois déjà, il te regarde, il ne donne déjà pas envie d'aller lui parler. Mais tu vois, nous, on a une autre approche. Donc du coup, c'est vrai que moi, comme je t'ai dit, mon côté un peu social fait que... J'ai pas eu peur d'aller vers les gens, tu vois. Et j'ai pas eu peur d'aller vers les plus jeunes. Là où les gens, ils avaient des réticences. Ouais, mais les jeunes, quand tu parles avec eux, ils prennent la confiance, patati patata. Non, tout dépend de ton positionnement. C'est vrai.
- Speaker #0
Et t'as toujours eu le respect en vérité.
- Speaker #1
Toujours, tu vois. Moi, il n'y avait pas de je suis un grand, vous êtes... Non. Je suis un grand, t'es un jeune, on va communiquer. On va peut-être pas être d'accord sur tout, mais on va communiquer.
- Speaker #0
C'est vrai que c'est quelque chose que j'ai jamais ressenti venant de toi dans le sens où... Tu nous fais ressentir que tu es au-dessus de nous. Moi, je suis l'ancien. Vous devez m'écouter. C'était vraiment la relation et le respect dans les deux sens.
- Speaker #1
Parce que c'était important. C'était important parce que, en fait, comme je t'ai dit, moi, je n'ai pas eu de mentor, donc je ne pouvais pas m'appuyer sur des grands qui ont fait ça avec moi. Mais je savais qu'il y avait des grands qui étaient très réticents et tout. Moi, je ne m'attendais pas à grand-chose des grands de mon quartier. Tu vois ? C'est comme si j'avais déjà mes modèles, en fait.
- Speaker #0
Voilà,
- Speaker #1
tu vois ? Et je me suis dit, la jeunesse, ils n'ont pas eu peur de venir me voir en me disant « Eh, j'aime trop ce que tu as fait. » Je me suis dit « Ah ouais, eux, ils sont tranquilles. Donc, pourquoi pas aller dans la tranquillité avec eux ? » C'est pour ça que mon projet de Vision Lab Studio, c'était un plus. J'ai dû fermer le studio.
- Speaker #0
Avant de parler de la fermeture, encore une fois les tips. On peut voir que tu as quand même cette capacité et force de savoir rebondir d'une situation défavorable ou d'un échec à la retransformer en quelque chose de positif ou de meilleur. Là, on a cité... Le premier échec que tu considères, la fermeture de Vision 5, la fermeture de Dapin, qui est un peu moins de vêtements. Tu reviens. Pour moi, je vais te donner mon avis. La première version de Vision Lab en mode incubateur, etc., je pense qu'elle avait un plus gros potentiel et une plus grosse portée que le studio photo. Je pense que d'une certaine manière, tu aurais pu le prendre aussi comme un échec ou comme une frustration. Et tu as réussi à rebondir. derrière, ne pas perdre le... Disons là, tu as fait Richard le rebrander en fait.
- Speaker #1
Mais parce qu'en fait, dans mon mindset, j'ai commencé à comprendre qu'en fait, tout se complète. Avant, j'étais plus en mode, ça s'arrête. J'étais dans l'arrêt. Là, j'étais dans le...
- Speaker #0
C'est dans le mode scientifique. Rien ne se perd, tout se transforme.
- Speaker #1
Voilà, en fait, j'ai commencé à mieux comprendre cet aspect-là. Que tout ce que tu as fait là, ce n'est pas perdu. Ça, c'est dans ta tête. Ça, ça ramène. Ça, ça ramène. Ça fait amour aujourd'hui. Ça fait amour story. Si tu regardes bien directement... C'est la première version de Vision Lab. C'est vrai. Jusqu'à ce que le format n'est pas le même. Là, on est devant une caméra, on est dans le salon. C'est la même chose qu'on faisait en fait.
- Speaker #0
Transmission sociale. C'est un passage de témoin en vérité.
- Speaker #1
Exactement. Et ça, j'ai commencé à le comprendre très tard. En fait, ça, ça amène ça, ça amène ça, ça amène ça. Il faut laisser le temps au temps. Tu as le droit de te tromper. Je ne sais pas, aujourd'hui, c'est parce qu'on roule avec des GPS. On ne se trompe pas. Mais même quand tu as... Tu vois, on a le droit de se tromper. On a le droit de faire demi-tour.
- Speaker #0
Les gens ont cette peur en vérité. Comment ? Les gens ont cette peur. C'est peut-être aussi lié aux réseaux sociaux. Parce que c'est un phénomène aussi...
- Speaker #1
Les conditions des réseaux sociaux, les réseaux sociaux ne nous montrent que de la réussite, tu vois.
- Speaker #0
C'est un exemple d'une personne qui a eu échec, échec, échec,
- Speaker #1
échec. Je suis authentique. Et c'est ma force aussi, tu vois. Je n'aime pas... J'aime ce qui est beau, ce qui peut briller, mais je n'aime pas montrer que ça. je suis pas dans ça, même dans le discours avec les jeunes les gars j'ai fait des conneries comme vous, j'ai fait ça comme connerie j'ai fait ça, j'ai fait ça, j'ai fait ça je suis pas parfait, on est tous imparfaits maintenant il faut pas toujours reproduire les mêmes erreurs à un moment donné t'apprends l'erreur, tu sais, t'apprends, tu la fais plus donc voilà le tip c'est vraiment c'est de se dire que tout ce qu'on fait rien n'est perdu et que tout peut se compléter se compléter, se compléter ce que tu as fait en 2010 peut être utile en 2020 ... Mais dix ans, ce serait écoulé entre les deux. Mais ce n'est pas grave.
- Speaker #0
De toute façon, si je peux compléter ton tips, en vérité, ça devient un échec quand tu ne retiens rien derrière.
- Speaker #1
Moi, je t'ai dit, j'ai eu un moment où j'ai beaucoup réfléchi. Je me suis dit, là, non, si tu reviens, reviens fort. Et reviens, et même si ça ne marche pas sur certaines choses, ce n'est pas grave, tu rebondis. Donc, tu vois, quand j'ai fait le studio, après un moment donné, il y a eu des barrières. Je ne suis pas photographe, tu vois. Donc, je vois l'énergie que ça me prenait. Et tout, j'ai vu que c'est en termes de rapport qualité-prix, l'énergie aussi, je ne me retrouvais plus. Donc, j'ai préféré arrêter avant d'être déçu et de commencer à proposer un mauvais service. Je ne voulais pas du tout qu'on dise à Rudy, il propose un mauvais service. Je fais attention à mon image, je fais attention à ma communication. Donc, j'ai préféré arrêter. Et derrière... Avec ma maman, on se lance, et mes frères, tu vois.
- Speaker #0
Big Up à eux.
- Speaker #1
Big Up à eux, Kevin, Arnaud, la maman à la Francisca. Et
- Speaker #0
Big Up.
- Speaker #1
La maman se lance dans la vente de beignets Mikate, et on la accompagne. Et on prend toutes les expériences que... Moi, je prends tout ce que j'ai eu avant pour pouvoir faire les choses. En plus, comme c'est quelque chose de familial, ça touche encore plus, tu vois.
- Speaker #0
Tu le tiens plus à cœur.
- Speaker #1
Tu le tiens plus à cœur. Donc voilà, maman, à l'époque, j'avais fait ça comme ça, c'était pas bon. il faut qu'on fasse ça comme ça, il faut qu'on fasse ça comme ça, il faut qu'on se structure comme ça. Et tu vois, tout ce que j'avais fait avant, tout s'aligne. On a de plus en plus de commandes, de plus en plus de personnes qui nous sollicitent pour des événements.
- Speaker #0
On livre.
- Speaker #1
Dans quelle zone ? On est autour du cadre. On est autour d'Evry encore. On est autour d'Evry. Là, on veut s'ouvrir dans le 7-7. Voilà, on veut s'ouvrir dans le 7-7. Et puis voilà, tu vois. Et on est content de travailler comme ça. Tu vois, il y a mes deux petits frères entre temps qui font de la photo, qui font de la vidéo. Ça appuie encore plus la communication. Par rapport à mes autres projets, c'est le premier projet familial.
- Speaker #0
Tu es un peu plus en confiance. Tu ne pars pas de zéro. Tu dis que le grand frère peut toujours m'aider. Il a un premier pas dans le truc.
- Speaker #1
Moi, je dis plus que ça aussi. Les gars, venez, on fait des choses. Toi, tu es bon dans ça, va dans ça. Toi, tu es bon dans ça, va dans ça. Mais ça n'empêche pas qu'à côté, travaillez, faites vos affaires. La maman, pareil, elle travaille, mais à côté, elle fait ça. Mais bien évidemment, l'idée, c'est que plus tard, la maman ne se retrouve que dans ça. C'est quelque chose qu'elle aime. Et nous, on aime aussi la compagnie dans ça.
- Speaker #0
Ça revient même à ce que je disais plus tôt aussi, c'est qu'à tout âge, en vérité,
- Speaker #1
tout âge, là,
- Speaker #0
toi, tu as lancé un projet, tes frères sont plus jeunes, ils ont lancé des projets, la daronne est plus âgée, elle a lancé un projet. C'est vraiment le marathon, en vérité.
- Speaker #1
Le marathon. Et au fur et à mesure, quand je parle avec ma maman, et quand je dessine un peu le format familial, en fait, il y avait des entrepreneurs un petit peu dans la famille, même mon grand-père, tu vois. Mon grand-père, tout ça. Donc, tu vois. Tu l'as appris sur le tas. Mes deux grands-parents, même, en vrai. Ils étaient un peu dans l'entrepreneuriat du côté du bled, tu vois. Donc, avec d'autres réalités, bien évidemment. Mais ils étaient dans ça, tu vois.
- Speaker #0
Autre réalité,
- Speaker #1
autre époque. Ma grand-mère, elle-même, elle vendait des... J'ai su ça il n'y a pas longtemps. Elle-même, elle vendait des beignets. Et c'est de là que ma maman aussi a bien fait les beignets. Parce qu'elle l'aidait. Donc, il y a toute une histoire qui s'est transmise. Ce côté entrepreneuriat, ça s'est transmis aussi indirectement. C'est pour ça que je disais au début, ça n'a pas été forcément des modèles. Mais en grandissant aujourd'hui... En fait, je te dis, le puzzle, il commence à se faire. Ah ouais, comme ça. Donc vraiment, ça, on a lancé la Francisca. À côté, j'ai un jeune frère qui est venu me voir pour que je l'aide dans sa musique. Donc, Nébi S. Pareil, moi, je n'étais pas trop musique. Tu vois, j'entendais trop d'histoires.
- Speaker #0
Tu étais plus producteur. Ouais,
- Speaker #1
j'entendais trop d'histoires de producteurs, artistes. Compliqués, tu vois.
- Speaker #0
Les fameux managers.
- Speaker #1
Les fameux managers et tout. Et lui, il me demande ça. Il me demande de le manager, de le produire un peu. En tout cas, de co-produire. C'est quand même un jeune que j'ai aimé parce que de lui-même, il était en mode, je le dis, je veux produire aussi ma musique. En fait, moi, c'était plus en mode, je te donne tous mes contacts. Et après, tu fais ce que tu veux. Mais en fait, il m'a fait comprendre qu'il avait besoin de mon appui aussi. Et l'approche qu'il a eue envers moi, j'ai aimé. J'ai vu qu'il était sérieux dans sa démarche, qu'il était passionné. Ça m'a fait rappeler moi plus jeune quand j'étais passionné dans l'entrepreneuriat. Dans l'événementiel et tout, je me suis dit, par la vie, on y va. On n'a rien à perdre. On met tout ça en prière et les secours.
- Speaker #0
C'est intéressant ce que tu dis parce que c'est un jeune, si je ne me trompe pas, qui est même plus jeune que moi.
- Speaker #1
Il y a une génération même de mon petit frère Arnaud. Il est plus jeune même que mon petit frère Arnaud.
- Speaker #0
Ok, ok. L'importance de savoir demander. On ne va pas se mentir que certains, des fois, ont cette réticence de demander aux gens qui peuvent tout faire tout seuls. Toi, comme tu l'as démontré, tes projets, tu n'étais pas tout seul.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Tu t'es fait aider, tu es allé voir des gens.
- Speaker #1
J'ai été délégué, j'ai été allé voir des gens.
- Speaker #0
Tu as tous nos limites.
- Speaker #1
Voilà, exactement. Quand tu sais ça, tu vas plus loin.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Et lui, j'ai bien aimé, il est venu. Il avait déjà, je pense qu'il m'avait dit, il avait déjà... Oui,
- Speaker #0
il devait te voir d'un point de vue.
- Speaker #1
Il avait déjà su que j'étais dans ça. Et il s'est dit, bon, vas-y, en fait, je n'ai rien à perdre, je lui demande. Et moi, c'est ce côté-là que j'ai aimé, le spontané. C'est ça aussi que j'aime les Américains, c'est des opportunistes aussi, tu vois. Et lui, il était dans ça, en mode, vas-y, je vais te demander, tu dis oui, tu dis oui, tu dis non, tu dis non,
- Speaker #0
tu vois. Et en fait,
- Speaker #1
il m'a fait confiance. C'est-à-dire que moi, quand je lui ai dit, non, ta musique, elle va dans ça, et c'est pas forcément le public ciblé, vidé.
- Speaker #0
T'es en mode DJ. Ah ! J'étais en mode,
- Speaker #1
hé, la vision. La vision, le visionnaire, tu vois. DJ, c'est DJ, le visionnaire, c'est le visionnaire, tu vois. Et après, c'est ce que je lui ai apporté, puis voilà. Et franchement, aujourd'hui, on continue. Tout ce qu'on fait, on aime. Toujours un côté chill aussi, tu vois. Je prie chaque jour pour que le projet avance et pour que nos chemins ne se séparent pas, tu vois.
- Speaker #0
Ça te fait quand même une palette.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
T'as fait de l'événementiel, de la mode. Un incubateur studio photo. Et plus, tu es en mode... Vas-y, je ne vais pas dire DJ, mais tu amènes du prix, on va dire.
- Speaker #1
En mode le visionnaire. Parce que là, on ne sait pas. Ils ont trempé là et tombé. C'est un mode le visionnaire.
- Speaker #0
Quelle est la suite de ton parcours ?
- Speaker #1
La suite, c'est qu'entre-temps, je mets un pied dans l'immobilier.
- Speaker #0
Comment tu mets un pied ?
- Speaker #1
En fait, j'ai un frérot à moi, Landry Drix, qui lui, entreprend, enfin, met aussi un pied dedans. En fait, il me donne toutes les tips. Je lui dis, mais comment tu as fait pour entreprendre dans l'immobilier ? C'est impossible, ça.
- Speaker #0
C'est comme l'immobilier, on le met vraiment de loin. Je lui dis,
- Speaker #1
mais non, c'est faisable. Tu fais ça comme ça, tu fais ça comme ça. Il me donne la liste, tout. Tu connais moi. Je ne vais pas trop vite. Je ne perds pas de temps sur ça. Tu sais quoi ? Il faut que je trouve un taf stable. Et j'étais dans un travail stable, tu vois, tant qu'éducateur. Donc, directement, en fait, j'ai fait ce que lui l'a fait. En fait, je suis parti voir... Encore lui-même, il a été dans la profondeur. Lui, il a cherché un investissement, donc un crédit auprès des banques. Lui-même. Moi, j'ai fait appel à une courtière.
- Speaker #0
Quelle est la différence pour ceux que ça intéresse ?
- Speaker #1
Une courtière, c'est une personne qui a déjà des contacts avec des banquiers et qui va parler de ton projet pour que la banque accepte de te financer.
- Speaker #0
Mais ça, c'est un coût supplémentaire. C'est un coût.
- Speaker #1
Et justement, lui m'avait expliqué que lui, dans son investissement qu'il avait fait, c'est qu'il avait investi 100 mètres d'apport. Donc, il avait de l'argent, il avait une stabilité professionnelle, mais il n'a pas mis d'apport. Moi, ça m'a fait kiffer. Ça me dit, ah ouais, pas d'apport. Vas-y, let's go. Donc, j'ai fait en sorte que tous mes comptes soient propres, carrés, tu vois. Je suis parti voir la courtière, elle m'a vérifié tout ça, elle m'a dit, c'est bon. Elle m'a dit, je te laisse trouver le bien et quand tu as le bien, j'interviens. Ok, donc j'ai trouvé un bien.
- Speaker #0
C'est toi qui as fait la recherche toi-même ?
- Speaker #1
Ouais, j'ai fait la recherche de bien moi-même.
- Speaker #0
Parce que c'est possible aussi de passer par un...
- Speaker #1
C'est possible de passer par une agence qui peut t'aider à trouver un bien selon ce que toi tu recherches.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Mais moi, comme je t'ai dit, le frérot, il était à mes côtés. C'est-à-dire, il me donnait des tips et il m'a accompagné aussi, tu vois. Dès que je trouvais des choses, il me donnait son avis, tu vois.
- Speaker #0
Encore une fois, t'étais accompagné.
- Speaker #1
Toujours, tu vois. C'est-à-dire, quand il y a quelqu'un qui a une bonne vibe, qui a un bon truc, il faut y aller. Et là, le frérot, il était dans ça et il avait comme une bonne maîtrise. Et je fais confiance. Et je n'ai pas eu le temps de lui faire confiance parce qu'il m'a super bien aiguillé. J'ai trouvé un bien. Je suis parti voir la courtière. Elle m'a dit, OK, je crée un profil auprès des banques. Je m'appuie sur ta gestion financière, sur toutes ces choses-là, sur ta profession et tout. Et j'envoie aux banques. Et une banque l'accepte de financer. Du coup, à 110 %, on appelle ça comme ça. Donc, en gros, le bien, le prix du bien, tous les frais notaires, c'est frais à elle. Tu sais ce qu'elle a pris dedans ? Les travaux.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Elle a pris ça dedans. Ouais, si j'oublie pas, il y a tout ça, tu vois. Et la banque accepte. Je signe les contrats et le crédit vient et l'aventure commence, tu vois. J'investis dans un premier bien, je le mets en location pour des étudiants. En fait, je prends un bien où il y a une chambre, un salon. Le salon, je transforme en chambre. Et du coup,
- Speaker #0
c'est entre guillemets le tips connu, quoi. Voilà,
- Speaker #1
le tips, tu vois. Plus de revenus, plus de cash flow. Après, c'est une gestion qui demande du cardio et du temps. En fait, il faut passer tous les mois, il faut veiller à ce que chacun d'entre eux respecte les lieux, se respecte entre eux. Voilà, répondre aux besoins de ces personnes-là. C'est des personnes qui, la plupart, les deux que j'avais venaient de l'étranger. Ok. Donc,
- Speaker #0
la difficulté,
- Speaker #1
je crois. C'était notre réalité, mais super respectueux. C'est ça aussi, tu vois. Et franchement... Ils sont partis, c'était mal. Ils payaient bien, ils étaient cool. C'était vraiment cool. Mais tu connais aussi, c'est mon cycle. Et toi ? De toute façon, quand c'est des étudiants, c'est des jeunes travailleurs, c'est le cycle. À un moment donné, ils ne vont pas rester trop longtemps non plus. Moi aussi, je change d'entreprise.
- Speaker #0
Professionnellement ?
- Speaker #1
Professionnellement. Donc, en fait, je n'ai plus le temps.
- Speaker #0
De gérer ?
- Speaker #1
De gérer, tout ça. Tout ça, ça commence à... Donc, qu'est-ce que je fais ? Je me dirige vers une société de gestion. Sauf qu'eux, ils rechangent mon projet. Ils me disent, nous, on ne fait que de la... En fait, toutes les sociétés de gestion, c'est beaucoup plus de la poule. Du logement entier, la cohabitation. Je rechange mon projet. J'en fais un peu moins de cash flow, mais j'en fais quand même un peu. Je me dis, au moins, je ne gère pas ça. J'accepte de travailler avec eux. On crée un compte et tout. Ils me trouvent des profils. Je valide, c'est moi qui ai validé. J'ai validé la personne, pas fallu rentrer. Depuis, je suis assez tranquille. Ce qui m'a permis d'investir dans un deuxième. J'ai investi dans un deuxième, toujours dans la même démarche.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc après, je ne peux pas rentrer dans les détails parce que c'est hyper long. Et pareil, tu vois, j'ai investi dedans. Pareil avec la même courtière, sauf qu'il y a des péripéties qui rentrent entre-temps. Les banques, elles sont un peu plus fermes, mais trop fortes, la courtière. Trop fortes. Donc, elle trouve le moyen d'eux. Et j'ai un coup de cœur sur un deuxième bien. à paris on y va on va sur de l'achat d'accord sur de l'achat deuxième bien acheté, donc satisfaction. Franchement, de réussite quand même. C'est un accomplissement. Surtout que le deuxième, on a bataillé, ça n'a pas été simple par rapport au premier. Pareil, l'idée c'est de mettre en location aussi. Après, de toute façon, je pense qu'on fera une autre partie pour vraiment approfondir. Démarche, c'est quelque chose qui prend du temps et il faut vraiment que...
- Speaker #0
Avoir des connaissances, des notions.
- Speaker #1
Voilà, les gens ont besoin de se nourrir de ça, ceux qui veulent entreprendre dans... Dans l'immobilier, ils ont besoin de plus de détails. Donc, je pense qu'il faudrait qu'on fasse une seconde partie de l'expert. Et c'est comme ça que je mets un pied dans l'immobilier. Donc, vraiment, gros big up Drix, Alan aussi, qui m'a donné pas mal de conseils, Marvin aussi. Eux étaient dans la démarche avant moi aussi.
- Speaker #0
D'accord, je vois bien. Mais du coup, tout ton parcours dans l'entrepreneuriat, qui n'a pas été si simple. Après, il est à l'image d'une vie en vérité. Il y a des hauts, des bas. C'est un long fleuve tranquille. Il peut y avoir du stress, de la dépression, des moments de joie, etc. Comment, toi, au niveau santé, parce que je pense qu'il faut en parler, physique, mental ?
- Speaker #1
Il y a une transformation, tu vois ? Une transformation dans les deux sens. Le premier, c'est malgré tout, je me réfugie dans la nourriture. Je prends beaucoup, beaucoup de poids. Je ne sais pas au départ pourquoi, tu vois. Il y a un mal-être quand même, malgré tout, il y a un petit mal-être. Les échecs en ont fait partie. En fait,
- Speaker #0
c'est une manière de consoler, si je peux dire.
- Speaker #1
Je me suis consolé dans la nourriture, sur ma bouffe. Même dans le déni, je ne me voyais plus. Je savais que j'avais pris énormément de poids, mais je n'arrivais même plus à me voir dans le miroir. Et je me suis réfugié dans la nourriture, vraiment. Donc, c'était un plus, au début, plus 10, J'ai totalisé au moins plus 40 kilos en 10 ans. C'est énorme.
- Speaker #0
C'est énorme.
- Speaker #1
Quand je reviens en fait dans l'entrepreneuriat, j'ai aussi cette volonté d'être une autre personne, une nouvelle personne.
- Speaker #0
Une meilleure personne, une meilleure version de toi-même.
- Speaker #1
Toujours.
- Speaker #0
Parce qu'on peut dire qu'en vérité, ta carrière, on va parler en termes sportifs, ta carrière dans l'entrepreneuriat, elle a... T'as fait une Jordan quoi, t'as eu une première partie. Ouais, ouais,
- Speaker #1
grave, grave. C'est vrai, t'as bien joué,
- Speaker #0
bien joué.
- Speaker #1
T'allais dire qu'il n'y a pas son âge. Tu vois, mais ouais, effectivement. Effectivement, mais c'est vrai que sinon, c'était en deux parties, tu vois. Comme je t'ai dit, j'ai pris énormément de poids.
- Speaker #0
Tout ça, c'était dans ta première partie du coup.
- Speaker #1
Ouais, ouais, vraiment. À l'âge adulte, j'ai pris du poids. Vraiment, 17 ans, paf. Jusqu'à 30 ans, tu vois.
- Speaker #0
En vérité, c'est plus à cette période-là que moi je te connais.
- Speaker #1
C'est ça, tu vois. Et vraiment, même quand je vois les photos, je vois que je prends vraiment du poids, tu vois. Et à un moment donné, après, tu te dis stop. T'en as marre d'être vu toujours comme le gros, comme celui qui prend toujours peu de poids. comparaison au business ouais même il y en a qui pensent limite de manger l'argent de mon business tu vois j'ai trop mangé tu vois tu manges bien j'avais des réflexions comme ça tu manges bien l'argent des gens donc non vraiment après m'ont donné stop fatigant et surtout je savais que C'était pas moi. Et après, à la santé, tu vois, je me blesse. Et en fait, partout où je vais médicalement, on me dit que non, c'est ton poids qui fait tout ça. Donc, en fait, stop, c'est bon. J'ai commencé par perdre du poids moi-même.
- Speaker #0
De quelle manière ? Moi-même,
- Speaker #1
c'est mieux en faisant beaucoup de sport.
- Speaker #0
L'alimentation,
- Speaker #1
c'est vraiment important. Vraiment, tu vois.
- Speaker #0
Et tu fais les fast-foods, du coup.
- Speaker #1
Ouais, et réduire déjà. En premier temps, il faut toujours réduire. Tu ne peux pas tout couper. Tu réduis, tu compenses par le sport.
- Speaker #0
Après, moi, on m'a toujours dit, après, moi, je n'ai pas ce problème-là, mais pour perdre du poids, il faut mieux manger. Pas à ne pas manger, mais mieux manger.
- Speaker #1
Donc, réduire les quantités et mieux manger. Avant, faire des assiettes composées de bonnes choses, tu vois. Et après, je n'étais pas totalement satisfait de ma perte de poids. Je me trouvais encore très gros, j'avais encore du mal à me voir. Et de là, je me suis dit, je vais faire une opération. Opération, j'ai réduit l'estomac. C'était dur d'accepter. C'était une slive ? Slive, oui. Ça a été dur de l'accepter moi-même.
- Speaker #0
OK. Tu as pris le courage d'accepter que tu avais un point qui ne te correspondait pas et de faire la démarche. C'est ça. C'est honorable aussi.
- Speaker #1
Oui, c'est honorable. J'ai vu ça après, vraiment. C'était une période difficile d'accepter tout ça, de faire la démarche, d'aller au rendez-vous, de suivre le processus pour le faire. Ça a été long. Ça a été cinq, huit mois.
- Speaker #0
C'est une exclue parce que moi, il y était beaucoup.
- Speaker #1
Je n'en parle pas. Franchement, là, les gens vont le découvrir réellement. J'en ai pas beaucoup parlé, je m'étais un peu coupé des réseaux sociaux. Et effectivement, j'ai fait l'opération. Quand j'ai fait l'opération, ça s'est super bien passé, le service médical au top. Dieu merci. Dieu merci. Et puis let's go, je suis parti faire l'opération, ça s'est bien passé, je suis sorti de là.
- Speaker #0
Il y a peut-être un hôpital à conseiller aux personnes qui...
- Speaker #1
Je ne me trompe pas, c'était l'hôpital Saint-Hilaire, je crois. Saint-Hilaire sur Paris, ils sont un peu implantés partout, mais moi j'étais parti à Paris, tu vois. Ok, ok. Bah direct, en fait, pendant toute cette période-là, aussi, il y a une conscientisation sur la nourriture. Ça m'a nourri. Et quand je suis sorti de l'opération, je disais, je vais faire attention à ce que je mange, je vais faire du sport. Et puis voilà, et en même temps, ton corps, il change.
- Speaker #0
Je passe de la boîte en mode, je rigole pas là.
- Speaker #1
Je rigole pas, j'ai encore beaucoup de choses à travailler, tu vois. Je pense que je peux encore mieux faire. Pas dans le fait de maigrir, mais dans le fait d'être encore mieux au niveau de ma santé. Je pense que je peux encore mieux manger. Mais au moins, tu as vu déjà, j'ai du plaisir à me voir, à me regarder. Je n'ai pas honte. Je m'aime encore plus, tout simplement.
- Speaker #0
C'est important aussi dans la vie de s'aimer.
- Speaker #1
Exactement. Tu vois, là, j'ai passé par une période où je ne m'aimais plus. Là, je me kiffe. Mais pas que la perte de poids, je me kiffe parce que je sais que ma santé va mieux, surtout. Tu vois, comme je t'ai dit, l'élément déclencheur, c'est quand je vais voir les médecins qui me disent, c'est ton poids qui t'empêche ça, qui t'empêche ça. J'entendais moins pendant un moment. Donc, c'est dû à ton poids. Je m'étais fait mal à la cheville. Tu auras du mal à t'établir vite parce que ton poids est conséquent, donc il appuie sur la blessure. Plein de petites choses comme ça qui fait que non, j'ai commencé à craquer. Et même, mon poids me rendait aigri, un peu dur avec les gens. Il y avait un mal-être, une frustration que je n'arrivais pas à dégager. Et en fait, je dégageais par mon caractère. Donc vraiment, toutes les personnes qui écoutent l'émission, quand vous avez senti que j'étais un peu aigri ou dur, principalement, c'est dû à ça aussi. Et derrière aussi, j'ai vécu, parce qu'avant d'être très gros, j'étais assez mince. Je suis passé par être très gros. Et là, j'ai massi. Et en fait, je me suis rendu compte qu'on vit dans un monde grossophobe, vraiment. Tu vois, là,
- Speaker #0
toi, t'as dû ressentir les critiques,
- Speaker #1
tu es tombé. J'ai mangé des critiques, je ne mange plus aujourd'hui, tu vois. Mais j'en ai mangé, mangé, mangé, des comparaisons. Tu manges, c'est limite ton regard plus tôt en train de manger parce que tu prends de la place. Et les gens, ils ont peur limite que tu finisses tes buffets. Tu connais chez les Congolais, chez les Noirs, il faut faire attention quand tu vas vers la table. Même quand t'as faim, il ne faut pas montrer que t'as trop faim. Il y a ces critiques-là. Donc tout ça, c'était dur aussi. Et quand je parle de grossophobie, c'est ça. C'est vraiment les gens qui sont... Ils sont vraiment...
- Speaker #0
Même actuellement encore là,
- Speaker #1
tu te rends compte ? On essaie de... Non, les gens dans le discours sont en mode... On accepte tout le monde comme ils sont, mais c'est faux. Moi, je trouve aucun personnellement de mon expérience. C'est faux, tu vois. On a camouflé ça par le...
- Speaker #0
Body positive.
- Speaker #1
Body positive, mais c'est camouflé. Body positive, ça veut aussi dire aux gens... on vous apprécie comme vous êtes. C'est du marketing. Parce qu'à l'époque, parce qu'à ce moment, s'habiller large, c'est la mode. Pour s'habiller large, ça touche aussi ceux qui sont gros, rentrent dedans. Ceux qui sont minces, rentrent dedans. Et en fait, ils ont réussi dans leur démarche marketing. Mais le dispositif, ça n'arrange pas les problèmes de santé.
- Speaker #0
C'est ça. Moi, je trouve que... Ça fera peut-être polémique, mais ça s'élimine parce qu'il y a la réalité de la santé.
- Speaker #1
La réalité de la santé, être gros, c'est pas être en bonne santé. On ne peut pas dire le contraire. Tu vois ? Quand on te dit que tu as un pré-diabète et tout, mon gars, tu ne peux pas dire body positive après ça. Non, basta.
- Speaker #0
Va courir,
- Speaker #1
va faire du sport, fais une opération. C'est vraiment ton dernier recours, tu vois ? Il ne faut pas critiquer, c'est un raccourci. Mais derrière, il y a une discipline derrière cette opération-là. Ce n'est pas que tu fais l'opération et il y en a qui l'ont fait, ils ont replongé. d'autres qui ont gardé une ligne. Parce qu'en fait, c'est de la discipline derrière, c'est mental. C'est aussi maintenant affronter les nouveaux regards. On te regarde, tu as minci, tu as moins 50 kilos. Toi, tu as moins 50. Moins 50, ça peut être. Je ne suis vraiment plus la même personne. Donc tu vois, on te regarde, des fois même, tu regardes les gens,
- Speaker #0
les gens ne te reconnaissent plus.
- Speaker #1
Donc c'est tout ça aussi à gérer. Et tu penses que tu perds du poids, mais ça va arranger les choses. Non, ce n'est pas que ça. Parce qu'en fait, la blessure, ce n'est pas que l'aspect physique, il y a l'aspect santé, il y a aussi les traumas de quand tu étais jeune. Donc j'ai dû travailler sur tout ça. Et après, pour finir, vraiment, ce qui m'a beaucoup aidé, c'est mon rapport avec Dieu. Je suis passé par plein de... plein de choses après même cette opération et pendant l'opération. Et franchement, s'il n'y a pas eu Dieu dans toute cette histoire, ça aurait été compliqué pour moi.
- Speaker #0
T'as vraiment rapproché.
- Speaker #1
Ouais, j'ai vraiment... Difficilement, parce que moi, j'étais très rétractaire au départ à la prière, à ces choses-là. Pour moi, tiens, c'était pas pour moi, tu vois. J'avais une mauvaise attitude, un mauvais rapport avec la religion, le christianisme et tout. Et en fait, à un moment donné, il y a eu des réflexions. J'ai dit, mais Dieu m'a donné plein de choses, en fait. Il m'a donné tout ce qu'on a évoqué. C'est énorme. Il m'a donné tout ça.
- Speaker #0
La capacité de voir en vérité ce que tu avais et pas de penser à ce que tu n'as pas.
- Speaker #1
Voilà. Moi, j'étais beaucoup sûr. Ah, je n'ai pas ça, je n'ai pas ça. Mais en fait, quand je regarde derrière, j'ai 31 ans. Tu vois,
- Speaker #0
je me remporte la vie de 20 ans.
- Speaker #1
J'ai encore peut-être du temps devant moi. Tu vois, il y a 31 ans, sans prétexte, sans prétention, pardon. Il n'y a pas beaucoup de gens qui peuvent dire j'ai fait tout ça comme parcours. Tu vois ce que je veux dire ? Et ça, c'est quelque chose que j'ai pu dire depuis la vie.
- Speaker #0
Dans la vie de quartier, il y en a même qui ne sont même pas arrivés jusqu'à cet âge-là déjà.
- Speaker #1
Déjà, tu vois, entre-temps, il y a des gens qui meurent. Il y a ceux-ci, ceux-là. Tu vois, il y a des gens qui tombent malades. Moi, j'ai la chance. Donc vraiment, la spiritualité, elle est rentrée dans tout ça et ça m'a fait un bien fou. Aujourd'hui, je suis encore dedans. Dieu merci. Je travaille pour développer cette relation, pour nourrir la relation. Je suis même dans une phase où j'ai envie que d'autres frères me suivent avec le temps, quand ils sont prêts, de la même manière où moi ça a pris du temps et j'ai senti que c'était le bon moment. Voilà, c'est pour ça que je parle aujourd'hui d'être chrétien en toute heure parce que maintenant, c'est vraiment Dieu que je mets au centre. Alors qu'avant, j'étais plus moi l'humain. Moi, je... Aujourd'hui, quand je fais un projet, je prie avant, pendant, après. Je place Dieu au centre. Ça me permet aussi de me discipliner et ça me permet aussi à un moment donné de me consulter avec Dieu, de savoir aussi si je vais dans le bon chemin ou pas, si j'entreinte le bon chemin ou pas. C'est ma façon de faire. Chacun a sa façon de faire. Moi, c'est la mienne. C'est pour ça que j'ai insisté au début de l'émission en disant que je suis chrétien en toute heure parce que vraiment, je ressens trop de choses à travers la religion et je sens que c'est un impact vraiment sur l'entrepreneuriat.
- Speaker #0
Ça a été un plaisir en tout cas. On a échangé beaucoup de choses.
- Speaker #1
Popcorn, hein ?
- Speaker #0
On a retracé beaucoup de choses. Moi-même, j'ai appris des choses. Quel tips tu devrais, dans l'ensemble, donner aux auditeurs, en vérité ?
- Speaker #1
Moi, mon slogan, c'est « Pays à l'amour » . Voilà pourquoi tout projet, c'est ça. C'est « Pays à l'amour » . Parce qu'en fait, moi, je le disais depuis longtemps, mais c'est qu'à 31 ans que j'ai compris ce que c'était vraiment la paix. et la profondeur de l'amour, par le pardon, par la bienveillance, la relation avec Dieu, l'amitié, toutes ces choses-là. Je pense que dans tout ce qu'on fait aujourd'hui, en tout cas j'espère que les gens qui entreprennent, ceux qui n'entreprennent pas, mais qui sont vraiment dans la paix, dans l'amour, dans la bienveillance, et tout ça, ça emmène des ondes positives qui font que derrière, la santé suit. Tout ça suit. La remise en question, tu vois. Moi, dans tout ce que j'ai fait, je me suis toujours remis en question. Sinon, je n'aurais pas pu rebondir. Et la transmission. Ce qui est arrivé à toi, de positif ou négatif, transmets-le. Et c'est pour ça que ce processus-là de Paix et Amour Story, il est primordial. Moi, comme tu dis, c'est le projet de ma vie aussi. Parce que c'est une transmission. Et je sais que c'est que le début d'une aventure. Et ce que je peux vraiment dire à la nouvelle génération, c'est croyez en vos rêves. avancer, mettez tout en prière parce que voilà on est amené à être dans des moments de doute, dans des moments où tu ne sais pas si tu es dans la bonne trajectoire ou pas, mais voilà tout ça faut qu'on arrive à surmonter ça, à surpasser ça et aller de l'avant quoi, n'hésitez pas à aller voir les gens, à se documenter, à prendre conseil chez tout type de personnes, il ne faut pas non plus, il ne faut pas négliger les gens, il faut être rétractable, voilà tout ça. Donc c'est tous ces conseils-là que je transmets à la nouvelle génération, tout simplement.
- Speaker #0
Je te suis sur ça. Et que c'est un marathon.
- Speaker #1
Ouais, le marathon.
- Speaker #0
Les premiers n'auront pas forcément les premiers à la fin. Les derniers non plus ne seront pas forcément les derniers. Continuez votre rythme. avancer, avancer. L'impact que vous faites aujourd'hui, c'est un pas de plus que vous avez à hier.
- Speaker #1
Et vraiment, pour compléter ce que tu dis, c'est l'impact. Qu'est-ce que tu laisses derrière ? Moi, c'était vraiment aussi la question, c'est qu'est-ce que je laisse derrière ? Et c'est pour ça que pour moi, cette conversation-là, ces tips-là qu'on donne, cet entretien, tout ce qu'on peut dire de ce qu'on vit là actuellement, c'est ça, c'est l'impact. Moi, je ne suis même pas dans la... je suis dans la qualité mais je ne suis pas dans la quantité tu vois si ça touche une seule personne c'est une victoire pour moi donc ce projet c'est vraiment le but c'est d'imparer l'impact positif pour que les gens puissent se développer se construire et avancer tout simplement avancer et que quand tu es dans des moments d'outres et que tu peux tomber sur ce projet
- Speaker #0
là que tu dis ah ouais en fait moi j'ai quelqu'un que j'ai entendu qui m'a donné de la motivation tu vois qui était imparfait comme moi et qui a réussi à se remonter et on est toujours imparfait il y a toujours eu
- Speaker #1
quelque chose à travailler. Là, je suis toujours dans ça. On travaille toujours, mais on commence à stabiliser les choses.
- Speaker #0
Enfin. Très inspirant, en tout cas. Merci.
- Speaker #1
Bon ensemble.
- Speaker #0
Bon ensemble. Et amour. Enfin,
- Speaker #1
on balance les pop-corns.