- Speaker #0
Au début de la formation, on n'avait qu'une idée de projet, mais c'est au fur et à mesure qu'on fait la formation qu'on a eu des compétences et qu'on a pu structurer nos idées.
- Speaker #1
J'ai été accompagnée durant tout mon parcours par la cellule universelle d'entreprise au niveau du Mayonique, qui nous formait sur les différentes parties de la création d'entreprises qui nous ont accompagnées jusqu'à l'enregistrement. au NINEA et au registre de commerce qui nous ont financé, qui nous ont accompagné jusqu'au démarrage.
- Speaker #2
Donc, je dis à tous mes camarades étudiants et étudiantes que si vous avez une idée, commencez à écrire dès maintenant. N'ayez pas le complexe. Si vous êtes une femme ou bien un homme séparé, chacun a le droit d'agir pour changer ce monde.
- Speaker #3
Parcours, trajectoire d'entrepreneurs inspirante. Bienvenue dans Parcours, le podcast qui met en lumière les femmes qui osent, qui créent, et qui innovent. Ici, on parle d'entrepreneuriat au féminin sans détour, de parcours inspirants, de défis relevés, de succès célébrés et de leçons précieuses à partager. Parce que réussir, c'est avant tout oser, apprendre, évoluer et inspirer les autres. Chaque femme que vous entendez ici a une histoire singulière. Et dans chaque expérience, il y a des apprentissages qui résonnent bien au-delà du parcours individuel. Les challenges rencontrés, les stratégies adoptées, les victoires remportées offrent des clés précieuses pour toutes celles et ceux qui souhaitent avancer. Pour retracer ces histoires, nous allons alors rencontrer partout au Sénégal, là où elles vivent et entreprennent. Chaque épisode est une immersion dans leur quotidien et dans un lieu qui les inspire. Un podcast pour s'inspirer, apprendre et surtout passer à l'action. C'est parti, bienvenue dans Parcours. Elles sont étudiantes et entrepreneurs. Elles créent des entreprises pleines de promesses et de sens. Découvrons leur parcours inspirant, celui de Aramsar, Mengengai et Menhao, accompagnés par l'incubateur Cellule Université Entreprise de l'Université de Bombay. Merci de nous retrouver pour cette deuxième partie. de ce parcours spécial Bombay. Nous sommes au sein de l'Université à Bombay, en compagnie dans cette deuxième partie de Aram Sarr, une sarène, tout va bien, on est côte à côte, de Menghe Nyaï et de Mben Ao. Merci de nous retrouver pour cette deuxième partie. Bienvenue.
- Speaker #2
Merci à vous. Merci.
- Speaker #3
Alors, je vais démarrer en vous présentant d'abord. Alors, Menghe. Mengé est née à Ngehor dans la région de Kaolac et a grandi entre plusieurs villes après avoir perdu son père très jeune. Étudiante en sciences agronomiques, spécialité eaux et forêts à l'ISFAR, elle est aussi cofondatrice de BioTito, un projet basé à Ndjouf. dans la région de Fatih. Biotito valorise le titonia diversifolia terme scientifique une plante envahissante souvent considérée comme une mauvaise herbe pour produire de l'aliment riche en protéines, de l'engrais biologique, des biopesticides naturels et du miel bio. Son ambition est d'exceller dans ses études jusqu'au doctorat et de faire adopter Biotito au Sénégal et dans la sous-région et de porter des solutions agricoles face aux changements climatiques. Merci d'être avec nous, Menghe.
- Speaker #2
Merci beaucoup.
- Speaker #3
Aram. Aram a un parcours académique en comptabilité, contrôle et audit jusqu'au Master 2 et elle est aujourd'hui entrepreneur et dirige sa PME dans le domaine de la restauration. Son ambition est de devenir une référence dans ce secteur. Elle cite sa famille et la cellule université-entreprise comme des soutiens importants dans son parcours entrepreneurial. On la décrit comme une personne disponible, travailleuse, inspirée par des modèles africains, comme Olivia, fondatrice de Dabali Express en Côte d'Ivoire. Merci d'être là, bienvenue à Rhum. Et enfin, Ben. Ben a grandi dans une famille où la solidarité et le respect des principes occupaient une place centrale. Après un baccalauréat L2, elle a étudié la santé communautaire et est sortie première de sa promotion. Elle poursuit aujourd'hui un master en suivi-évaluation des projets et programmes de santé avec l'ambition de devenir experte en santé publique. Elle est aussi cofondatrice de Cycle Propre, une entreprise qui propose des serviettes hygiéniques lavables et réutilisables. Malgré le retard d'un prix auquel... sur lequel ils espéraient pouvoir s'appuyer pour commencer. L'équipe a décidé d'avancer sur ses fonds propres, sur ses propres moyens, en cotisant pour formaliser leur entreprise et obtenir leur NINEA et leur registre de commerce, et commencer à vendre. MEN incarne un projet à la croisée de la santé, de l'entrepreneuriat et de l'impact social. Bienvenue MEN, merci d'être avec nous.
- Speaker #0
Merci beaucoup à vous aussi.
- Speaker #3
On est dans cette deuxième partie, on a eu un échange très inspirant avec Indou avant, qui nous a parlé de sa passion dans l'agriculture. Et vous venez vraiment d'écouter ce parcours-là. Moi, j'aimerais vraiment savoir, c'est une question que je vous pose à toutes les trois. Maintenant, vous êtes en train, Indou, on sait que c'est maintenant une grande sœur, elle est sortie déjà il y a quelques années. Vous, vous êtes encore dans ce chemin-là, en train de construire votre chemin. Qu'est-ce que ça vous évoque, en fait, tout ce que vous avez entendu lors de ces premiers échanges ? Quelle est votre première réaction ? Je vous laisse librement prendre la parole.
- Speaker #0
Bonsoir à toutes et à tous. Pour nous concernant, il y a beaucoup de choses que Mme Ndou a évoquées et que ça nous parle vraiment, à savoir l'impact. qu'elle voulait avoir sur la communauté. Nous, puisqu'on est issus de la santé publique, notre projet va dans ce même sens, parce que Cycle Propre veut évidemment impacter sur la santé de la communauté, notamment des femmes. C'est une entreprise qui est née des réalités, des réalités que vivent les femmes à travers leur cycle, à travers l'utilisation des serviettes hygiéniques. Le service hygiénique jetable cause beaucoup de problèmes sanitaires au niveau de l'environnement parce que les services jetables ne sont pas biodégradables et aussi au niveau économique, surtout pour les écoliers. Il faut savoir qu'une femme ne peut pas chaque mois s'assurer de s'acheter des services hygiéniques. Alors Cycle propre est une sorte de solution qui vient pour contribuer à ce problème-là. Et aussi Mme Ndou a évoqué le fait de dire aussi, elle a même dit le fait de commencer. Nous c'est ça que nous avons fait en quelque sorte, parce qu'on ne s'est pas laissé effrainer par le manque de financement et les financements qui devaient venir et qui ont retardé. Donc on s'est pris. De nos propres moyens, on a fait avec les moyens du bord, en cotisant en groupe, pour avoir notre propre NIA, Redis de commerce, et le nom officiel de notre entreprise, qui est certifiée depuis le 13 juillet 2026. Et c'est ça en fait en gros.
- Speaker #3
Très intéressant. Donc l'impact de toi, ça t'a parlé, ce que le fait de changer la vie des femmes est d'impacter. Et j'en profite pour parler de quelque chose dont on parle de plus en plus pour les femmes, c'est la taxe rose, ce qu'on appelle la taxe rose. C'est-à-dire qu'on est obligé de fait, on a nos règles, on est obligé d'acheter des protections. On va beaucoup plus investir dans la cosmétique pour se rendre belle. Donc cette taxe-là, elle est beaucoup plus lourde pour les femmes et elles vont avoir des besoins. Et pourtant, c'est des besoins quand même primaires. qu'elles vont devoir financer. Et donc toi, Ben, qu'est-ce que ce premier échange t'a évoqué ? Qu'est-ce qui t'a le plus parlé ?
- Speaker #2
D'accord. En fait, avant de commencer, je voulais préciser qu'Indo, on a fait la même école, à savoir l'histoire. Donc, je me suis identifiée en elle, à savoir le fait qu'elle a commencé avant de Jus. Moi, à l'histoire, j'ai commencé avant de l'Akara, avec... équipe de quatre filles, les deux sont là avec moi, il y a Marie et Fatounya. Donc le fait d'oser en étudiant et le fait de vendre quelque chose pour ses propres promotionnaires et tout ça, ça m'a beaucoup impactée. Il y a autre chose aussi, le fait qu'elle a soutenu les détenus qui sont des personnes vulnérables et la société les délaisse beaucoup, cela aussi m'a beaucoup marquée et le fait qu'elle a osé, savoir être femme c'est difficile, mais elle a osé s'impacter et Merci. Avoir une place dans l'entrepreneuriat et dans l'agriculture, ça va beaucoup plus marquer. Et bien plutôt s'inscrire dans cette logique aussi, de privilégier les femmes dans tout ce qu'on fait et tout ça. C'est inspirant, c'est un idole pour tout historien et toute femme historienne de prendre comme modèle Indosar parce que c'est un... C'est un startup de haut niveau, je veux dire, de haut temps.
- Speaker #3
En tout cas, on l'a vraiment senti et entendu et vu sur ce premier échange. Et toi, Aram ?
- Speaker #1
Bonjour tout le monde. Je félicite Mme Indou pour son parcours et je l'encourage pour qu'elle puisse continuer à aider l'ensemble des femmes, mais aussi des hommes, comme l'a dit Astanto. Je me retrouve aussi sur son parcours parce que les difficultés sont un dénominateur commun pour l'ensemble des entrepreneurs, mais aussi plus particulièrement sur la vente de jus. Parce que moi-même, j'ai démarré avec la vente de jus, de sachets d'eau, de boissons dans ma chambre, ici au 15A. Donc,
- Speaker #3
il y a déjà eu 15A.
- Speaker #1
On a presque le même parcours.
- Speaker #3
C'est intéressant de voir effectivement que vous toutes, vous avez ce dénominateur commun sur le fait de commencer à faire des petites choses. Et bon, j'imagine que le jus, tu vas acheter du bissap, tu fais bouillir de l'eau, tu fais ton jus, c'est assez simple. Et aussi, ce qui est intéressant dans ce que vous dites, c'est que finalement, vous êtes allé vers notre premier marché. Quand on est à l'université, notre premier marché, c'est les étudiants. Ensuite, c'est la famille. La famille, on les menace, on les force même. On leur dit achetez par force. Et c'est comme ça qu'on grandit. Il y a aussi, Aram, tu disais tout de suite que tu t'es vue dans ces difficultés. Comment ça résonne chez toi ? Dans quelles difficultés tu t'es reconnue ? Quelles sont celles que toi, tu as pu vivre en tout cas dans ton parcours jusqu'à présent ?
- Speaker #1
Tout au début, j'étais en groupe. Dans le concours de création d'entreprise, on était lauréat et financé par la cellule universelle d'entreprise. Au démarrage, les autres membres du groupe pensaient qu'ils devenaient grands au jour le jour. Pourquoi on a eu des difficultés dans la gestion ? Parce qu'ils voulaient être grands au jour le jour.
- Speaker #3
Du jour au lendemain ?
- Speaker #1
Du jour au lendemain.
- Speaker #3
Voilà, être grand quoi, nec djeloftikon.
- Speaker #1
Une grande entreprise.
- Speaker #3
Nek djeloftikon dès le départ.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #3
C'est ça.
- Speaker #1
Bon, on a eu des difficultés dans la gestion, on a eu des pertes pendant deux ans, je pense, et on s'est séparés. Ils ont pris leur part et je me suis retrouvée seule. Au début, j'avais plus confiance parce que je me suis dit que le fait que les autres ont abandonné, est-ce que moi aussi je ne devrais pas abandonner ? Mais je me suis juste dit que je vais persévérer pour leur montrer que le projet est faisable. J'étais seule, je suis allée prendre une pause. Je suis allée chez moi à Dakar. J'ai pris une pause, j'ai réfléchi à ce que je veux faire. J'ai pris un temps, j'ai réfléchi et je remercie mon mari qui a été là, qui a continué l'activité, qui m'a versé toujours les revenus et qui a continué l'activité jusqu'à mon retour. Vraiment, je le remercie solennellement. Je suis revenue. J'avais un projet précis en tête, mais je n'avais pas les fonds suffisants pour réaliser ce que je voulais faire. Donc, j'ai commencé par être au campus 2. Je vendais le soir seulement des fatales complètes, sandwichs et autres. J'ai eu un problème avec mon bailleur. Je suis retournée chez moi avec mes matériels. En plus, j'ai proposé de vendre du petit-déj au niveau du campus parce que tout au début, c'était l'idée. Parce qu'il n'y avait rien à l'université, il n'y avait pas assez de boutiques. Pour se restaurer, il fallait aller jusqu'en ville pour acheter un sandwich. Pour acheter un petit-déj, il n'y avait que le restaurant. Donc c'est d'où est partie l'idée. La restauration, c'est répondre à une demande. Je me souviens, au final du Mayannik, lorsqu'on en parlait dans mon projet, tous les étudiants étaient très heureux parce que c'était un manque. Je n'avais pas de quoi manger, seulement le resto. J'étais venue le premier jour où j'ai vendu le petit-déj. Tous les étudiants étaient ravis parce qu'ils voyaient quelque chose de nouveau. J'ai eu un peu de difficultés sur les problèmes d'autorisation au niveau du CRUS. Mais n'empêche, j'ai persévéré jusqu'à ce que le directeur m'accorde cette cantine qui m'a sert aujourd'hui de... Je pourrais dire, mais aujourd'hui, je rencontre un problème d'espace pour agrandir mon activité.
- Speaker #3
Alors, ça c'est un bon problème. Ça, comme on dit, c'est des bons problèmes. Il y a des problèmes qu'on évite et d'autres pas. Et c'est marrant parce que dans le monde universitaire, on en est toujours au même problème, en fait. Comment les étudiants mangent ? Comment ils se nourrissent ? Parce que moi, j'ai été à l'université il y a un peu longtemps et le problème était toujours le même. Moi, j'ai fait l'ESP, on avait notre petit réchaud dans notre chambre. Avec ma coloc. Et puis bon. Heureusement que la pomme de terre. Et les pâtes existent. Et les oeufs. Parce que c'est simple à faire. Il faut bouillir. Il faut bouillir ce truc. Et on a vécu de ça. Parce qu'effectivement. Il n'y a pas beaucoup de choix. On entend les difficultés qui proviennent. Du fait d'entreprendre. À plusieurs. La persévérance. Les problématiques. Comment dire. D'autorisation. Etc. Parce qu'elle. Elle a. Le problème dont elle parle, elle a toujours eu ces problèmes-là, sauf que le problème qui est vraiment le plus difficile, elle ne l'a jamais eu, c'est qu'elle a toujours eu des clients et un besoin qui est là. Et donc, pour vous, quelles sont les difficultés qui ont été les vôtres ?
- Speaker #0
Pour nous concernant, pour l'entreprise Cycle Propre, nous, nos difficultés étaient surtout axées sur le financement et aussi l'officialisation de notre entreprise. On a fait beaucoup de démence pour en arriver là. Par exemple, pour avoir des papiers, ici au Sénégal, c'est tout un tas de problèmes. Et on a fait nos investigations et aussi on a cotisé encore pour pouvoir obtenir des lignes et les registres de commerce, ainsi que le nom officiel de l'entreprise. Mais aussi, le problème venait du fait qu'il y avait certains qui nous disaient que votre entreprise, votre projet ne peut pas aboutir parce que ça ne peut pas être une demande réelle. Mais puisque nous, on est une équipe et on est motivés et on sait vraiment ce qu'on veut faire, là, on a juste fermé les yeux et on a foncé sur nos objectifs. C'est pour ça qu'on est arrivés là. Et aussi, je peux répondre sur le fait de connaître les besoins réels de nos cibles. Parce que Cycle Propre n'est pas juste né d'un jour au lendemain. On a fait une analyse situationnelle. On a demandé des conseils avec des organisations comme EFIC Afrique. Et aussi on est allé à l'encontre des étudiants qui nous ont fait part de leurs problèmes qu'elles vivent par rapport aux utilisations des services hygiéniques qu'elles ont. Et qu'elles disent que c'est un problème pour elles et que si on met en oeuvre ce projet là, ce sera vraiment bénéfique pour elles. Parce que déjà c'est un besoin. C'est un certain problème qui est douloureux, mais aussi un besoin qui est spécifique. Et si on met en œuvre notre projet, ça les aidera beaucoup. Parce qu'elles voulaient ce genre de service-là, mais elles ne pouvaient pas trouver d'altération avec d'autres... D'alternatives. Oui, d'alternatives.
- Speaker #3
Avec d'autres produits.
- Speaker #0
Avec d'autres... produits. Donc, elles sont obligées toujours, même avec leur budget aussi restreint, d'utiliser les serviettes qu'elles utilisent là, même si ça les cause des problèmes énormes au niveau de leur santé surtout.
- Speaker #3
C'est intéressant parce que tu parles d'accès à l'information, parce que visiblement pour formaliser la structure, vous avez eu, vous ne trouviez pas l'information et ensuite il a fallu trouver les fonds. J'aimerais comprendre pourquoi, en fait... Juste sur cette partie-là de formalisation, pourquoi vous aviez besoin de fonds pour constituer l'entreprise ? C'était la forme juridique que vous avez retenue qui nécessitait un apport ? Pourquoi en fait ?
- Speaker #0
Au début, c'était une forme juridique qui nécessitait un investissement en fait.
- Speaker #3
Un capital ?
- Speaker #0
Un capital. D'accord. Mais on s'est rendu compte que même si cet investissement-là n'a pas... tardent toujours, ça nous apporterait quelque chose parce que, puisque déjà on a déjà le nom de l'entreprise qui est officiel, donc on n'a pas fait ces efforts-là pour rien. C'est ça.
- Speaker #3
Et aussi, c'est intéressant de voir que toi aussi, enfin, tout votre groupe, vous vous êtes posé cette question-là d'aller parler directement aux utilisateurs et aux bénéficiaires pour vous assurer que le besoin était là. Et toi, pour toi, Menghe, c'était quoi les difficultés dans le parcours ?
- Speaker #2
D'accord. En ce qui concerne le biotutor, on sait qu'au Sénégal, il y a l'agriculture. Tu viens, tu proposes un nouvel engrais. Et les agriculteurs vont refuser ça parce que tout ce qu'ils connaissent, c'est les engrais chimiques. Donc, si tu viens, tu leur dis qu'il y a de l'engrais bio, ça, c'est un état assez difficile. Donc, il va falloir faire des préalables, faire des tests au laboratoire, des tests par cette pilote, avoir de bons résultats. pour avoir les arguments, pour convaincre les bailleurs, les incubateurs ainsi que les agriculteurs aussi. C'était difficile, on n'avait pas de moyens de financement, mais on a ainsi fait avec les moyens du bord. On s'est sacrifié, toute l'équipe de Biotuto, pour ensuite faire les tests au laboratoire, à l'ENSA de pièce, ensuite faire les tests sur des parcelles, cultiver nous-mêmes pour avoir de bons résultats, mais aussi, comme elles l'ont dit tous... essayer d'administrer le projet, avoir son propre néa et tout ça. Donc la principale difficulté pour là, nous avons la formation, la matière première nous l'avons, on a toutes les analyses nécessaires. Tout ce qui nous reste là, c'est un financement pour commencer la production à grande échelle, mais aussi à formaliser l'engrais, que les ministères le reconnaissent et tout ça, avant d'entrer sur le marché.
- Speaker #3
Donc de le référencer pour que ça soit, en tout cas dans Les produits autorisés, parce que quand on travaille dans l'agriculture, on travaille dans quelque chose où on va nourrir les êtres humains, donc c'est réglementé, c'est cadré. Et je trouve que dans la démarche, je pense que vous l'avez déjà, cette démarche-là qui est celle de commencer petit à petit. Et finalement, en fait, le financement à la grande échelle, on peut le trouver. De l'extérieur, mais aussi on peut le trouver en interne. Ce dont on parlait dans la première partie, c'est qu'on fait le maximum de ce qu'on peut faire avec ce qu'on a à chaque fois. Et ça, ça constitue un capital pour l'étape d'après, d'avancer petit à petit. Et c'est ensuite ça qui permet maintenant d'aller lever beaucoup plus de fonds.
- Speaker #2
Il y a une autre aussi, ça c'est un cri de cœur pour tous les entrepreneurs. par exemple, il y a les acatons. Tu y vas, tu gagnes des prix. Après, tu vas tourner au rang pour recevoir l'argent. Cinq jours, on te donne une nouvelle excuse. Cinq jours, une nouvelle excuse. Ça, c'est bon.
- Speaker #3
Est-ce que tu peux regarder la caméra et faire une annonce officielle ? Non, non, parce que c'est important. Il faut le dire. Vas-y.
- Speaker #2
D'accord. Il y a l'autre difficulté aussi, c'est un cri de cœur pour tout entrepreneur ici au Sénégal. Il y a ceux qui organisent les acatons et les concours de pêche et tout ça. Si tu gagnes le prix, c'est difficile de recevoir ton argent. À chaque fois, ils te donnent des excuses. On n'a pas encore reçu l'argent. Ça y est là, ça y est là. Il y a beaucoup de démarches. Donc toi, tu t'es investi, tu as pris ton temps. On a utilisé tes images pour dire que tu as gagné ça. Et toi, tu es en phase d'attente. Si tes agents venaient à temps plein, tu pourrais commencer à exceller et franchir une nouvelle étape aussi. Ça aussi, c'est une difficulté.
- Speaker #3
On entend vraiment un appel à la responsabilité de toutes ces structures qui accompagnent et qui s'engagent, d'aller jusqu'au bout de leur engagement. Et on va rester justement sur le cœur de votre activité. J'aimerais bien savoir, Aram, aujourd'hui, on a vu, on voit les membres de ton équipe Mobile Food, le branding est là, ils sont là, ils sont postés. On voit vraiment qu'il y a une présence par rapport à ça. C'est quoi concrètement aujourd'hui et où est-ce que tu en es de ton projet ? En quoi consiste l'activité concrètement ?
- Speaker #1
Mobile Food est un projet de création d'entreprise qui s'active dans la restauration rapide, mais aussi du service traiteur. Mon activité, je suis chaque jour ici pour faire la restauration rapide, c'est-à-dire vendre le petit-déj, vendre des fatales complètes, sandwichs et autres pour le déjeuner et le dîner. C'est ça. Et prendre des marchés pour faire la service traiteur.
- Speaker #3
Et tu parlais, je parlais de ton ambition dans ton introduction, tu donnais en référence une certaine Olivia au Côte d'Ivoire qui a lancé en fait une chaîne de restauration, mais sur un principe vraiment de notre culture gastronomique, la culture locale. Aujourd'hui, est-ce que c'est ce que tu vois dans ton propre... Parce que finalement, on peut imaginer la même chose dans cet univers universitaire où il y a encore une très grosse demande et un besoin qui n'est pas adressé dans la restauration des étudiants.
- Speaker #1
Toujours, il y a une demande qui n'est pas satisfaite. Parce qu'à l'université, aujourd'hui, on n'a que des pains. Les étudiants ne mangent que des pains. Matin, midi, soir.
- Speaker #3
Bourou, matin, midi, soir. C'est une salaine qui l'a dit. C'est pas moi.
- Speaker #1
C'est compliqué. Bon, il y a toujours un manque qui est là.
- Speaker #3
C'est ça, ça veut dire que c'est pas...
- Speaker #1
Parce que la production locale n'est pas présente au sein de l'université. Les garçons demandent le tchéré la nuit, mais il n'y en a pas. Le tchakri, il n'y en a pas. Et autres, et autres. La pâtisserie n'est pas... toujours présentes. On en fait des beignets fataya, mais ce n'est pas suffisant. Donc, à l'image d'Olivia, je vois un restaurant qui propose la production locale. C'est pourquoi je me suis investie sur le parcours de Hindu parce que j'aimerais investir dans le secteur agroalimentaire, accompagner des femmes De Bombay, pour faire de la production locale, soit le kéré, le chakri et autres, pour que ça soit accessible au niveau du campus, mais aussi... Créer d'autres locales pour que l'ensemble des étudiants aient l'accès. Voilà. Je prépare aussi à créer Mobile Express qui va permettre à chaque étudiant de pouvoir se faire ses ailes, commande Et recevoir à temps les produits qu'elle compte.
- Speaker #3
Oui, voilà.
- Speaker #1
Voilà, parce qu'on est au période de vente à l'eau.
- Speaker #3
Vous, on parle de manger, vous applaudissez. On parle de manger, vous applaudissez. Et surtout, en fait, je pense que des fois, on va chercher loin. On se dit, il me faut une voiture. Tu peux même employer les étudiants qui sont autour de toi. Tu peux même employer les étudiants qui sont autour de toi. C'est comme ça que les belles aventures entrepreneuriales démarrent. Donc ça c'est très intéressant. Et moi sur l'activité que tu mènes, Mengé, ce que je trouve vraiment très intéressant, c'est cette valorisation de quelque chose a priori qui est un déchet. Est-ce que tu peux parler un peu plus du processus de transformation et de valorisation de cette plante envahissante qui finalement devient une solution ?
- Speaker #2
En fait, on est dans un contexte où les engrais chimiques dominent le monde, la santé émane et les menaces et tout. Donc nous valorisons Biotuto qui est une plante envahissante. Elle est considérée comme une mauvaise herbe. Le nom scientifique c'est le titania diversifolia. Les noeuds verts, on a le soleil d'or ou bien le tournusol mexicain. donc c'est une plante qui se prolifère vite si tu veux s'appeler la production tu dois mettre une barrière car ça se prolifère très rapidement ça se multiplie par boutirage et tout, donc nous on utilise les feuilles pour produire de l'engrais sous forme à liquide et granulés, ce sont des engrais biologiques aussi mais aussi on utilise ces mêmes feuilles pour produire des pesticides qui bio qui n'ont aucun additif chimique aussi pour protéger les kéfirs contre toutes sortes de maladies en termes de prévention aussi donc on ne se limite pas à cela aussi ces mêmes feuilles renferment des vitamines et des protéines ce qui est très bon pour l'aliment de bétail donc on fabrique avec ça des bottes de foin pour donner de quoi manger aux bétails et tout ça,
- Speaker #4
du fourrage aussi.
- Speaker #2
En plus de ça ce sont pas uniquement les feuilles de titania qui sont C'est important. La couleur jaune des fleurs, elle attire les abeilles. Donc on compte installer des ruches dans les plantations pour pouvoir produire du miel bio, qui sera aussi naturel et à bas prix. Donc en plus de cela, on est au XXIe siècle et la technologie domine le monde. Donc on s'est dit qu'ici au Sénégal, tout le monde fait des engrais, tout le monde utilise des herbes et tout le monde utilise des plantes. Donc comment innover ? Pour ce faire, on s'est basé sur notre formation. Pour dire que les agriculteurs, à ce moment où je vous parle, ils utilisent les engrais chimiques sans cesse et cela détruise leur terre. Mais ils n'ont pas d'informations sur comment diagnostiquer leur terre. Pour ce faire, on a mis en place une sonde qui sera connectée à une application mobile qui va leur permettre de se renseigner à temps réel ces quatre paramètres, la température, l'humidité, l'éclairage et le pH du sol. Tout agronome sait que ces choses sont essentielles de le connaître. Cela leur permettra de prendre de meilleures décisions, à savoir comment et quand mettre cet engrais et d'optimiser le rendement aussi. Donc on met ça en gros modo et c'est un service de plus qu'on apporte aux agriculteurs. On est prêt à les accompagner, à les former et à être auprès d'eux et à tester gratuitement nos produits pour qu'ils voient l'intérêt en fait.
- Speaker #3
Donc aujourd'hui, vous avez commencé à tester ça, vous avez des terrains d'application, comment ça se passe ?
- Speaker #2
On a déjà des terrains d'application. Comme je vous ai dit, le projet s'est basé en Djoudjouf, qui se trouve dans la région de Faté, qui est au cœur du bassin à recidier. Donc là-bas, on commence à cultiver le titania, on a déjà la matière première, et on commence à utiliser l'engrais pour les plantations. J'ai même les produits ici.
- Speaker #3
Tu as amené les produits. Il faut montrer les produits. Parce que ça aussi, c'est un conseil que je donne à tous les entrepreneurs. Mais baladez-vous toujours avec des échantillons de vos produits. On ne sait jamais à quel moment on va croiser la bonne personne. Et donc, je te posais la question par rapport à comment dire le... Est-ce que vous avez démarré ? Parce qu'il n'y a rien de plus efficace que la preuve, en fait, de l'efficacité. parce que Ce à quoi tu vas être confronté, c'est tout ce qui est stéréotype, un problème d'adoption, des croyances limitantes, etc. Donc, pour que les gens changent d'habitude, c'est très compliqué. On change des comportements, donc ça, c'est très compliqué. Mais je pense que tout agriculteur qui voit par A plus B qu'en utilisant ton produit, en fait, son rendement augmente, il ne se posera plus de questions. Donc je pense que la preuve c'est important Encore une fois ce qu'on disait tout à l'heure de juste démarrer. Donc, je pense qu'aussi le partage permet d'identifier toutes les étapes-là qui vont vous amener vers le bon chemin, tout en gardant cette audace, le fait aussi de se lancer, qu'on a des nouvelles innovations qui sont dans nos têtes. Donc ça, vraiment, c'est assez intéressant. Et pour vous, quelles sont vos prochaines étapes ?
- Speaker #2
Pour moi, c'est la normalisation et ta commencer la production et vendre.
- Speaker #3
Quand tu dis normalisation, concrètement, c'est quoi ?
- Speaker #2
C'est aller au ministère de l'Agriculture pour avoir le papier qui te dit que tu es prêt à infliger le marché et de vendre tes ingrédients. L'autorisation de mise sur le marché.
- Speaker #3
Super !
- Speaker #2
Pour nous, ce sera de pouvoir élargir notre production,
- Speaker #0
de pouvoir aussi avoir notre propre... notre propre ski de production, mais aussi pour pouvoir élargir nos... pour que ça ne soit pas seulement les serviettes, mais aussi pour projeter à d'autres fabrications.
- Speaker #3
Super, super. Alors, je pense qu'on arrive à la fin de notre, en tout cas, échange à nous. Et ensuite, on va recueillir quelques questions des personnes qui sont là aujourd'hui avec nous. Je vais vous laisser juste chacune conclure avec un mot de la fin. Et surtout, qu'est-ce que vous laissez à tous vos camarades qui sont aujourd'hui là, venus vous écouter ?
- Speaker #1
Je remercie l'ensemble des étudiants. Ma famille, je pourrais dire, parce que je passe plus de temps à l'université que chez moi. Je ne fais que dormir chez moi, donc ce sont ma famille. Je les remercie et je les encourage à entreprendre, surtout dans le secteur agroalimentaire, parce que manger, c'est ce qu'on fait tous les jours. C'est primordial, c'est forcé. Donc c'est un secteur rentable, mais aussi bénéfique. Donc j'encourage tous les étudiants à s'entreprendre dans ce secteur et aussi à s'annoncer, parce que ce n'est pas facile à s'annoncer.
- Speaker #3
Merci beaucoup,
- Speaker #1
Aram. Merci. D'abord, je voulais remercier Paco de nous avoir donné l'opportunité de s'exprimer à travers la cellule de l'Université Entrepreneuriale de l'Université Al-Job,
- Speaker #2
à travers Mme Anne aussi, on la remercie beaucoup. Je remercie tous les historiens du monde entier, et aussi les étudiants de l'IADV d'avoir répondu présent, ce n'est pas facile du tout. donc je dis à tous mes camarades étudiants et étudiantes que si vous avez une idée commencez à écrire dès maintenant n'ayez pas le complexe si vous êtes une femme ou bien un homme c'est pareil, donc chacun a le droit d'agir pour changer son monde chacun a une vision qui lui est propre donc commencez comme l'a dit Hindu, commencez à écrire vos idées concrétisez, allez vers les bonnes personnes ça va les incubateurs vos professeurs ici tout le monde peut aider vos camarades, regroupez-vous en groupe et essayez de concrétiser et de commencer et d'agir pour l'avenir.
- Speaker #3
Moi, je prends le conseil. Merci beaucoup. Et Ben ?
- Speaker #0
Pour nous concernant, déjà, je vous remercie. Je remercie Parco pour cette belle opportunité qu'on nous a donnée pour nous exprimer. Mais aussi à Mme Sorna et à Mme Khadi Gaye. Ce que je voulais juste ajouter, c'est que... Il ne faut pas avoir peur, il faut vaincre ses peurs et aussi aller jusqu'au bout de vos idées. Si vous avez des projets dans la tête, il faut aller vers les personnes qui peuvent vous aider, les incubateurs comme l'a tantôt dit ma camarade, mais aussi pour que vos projets soient concrets. Mais aussi, il faut que vous ayez la motivation et la passion sur ce que vous faites et surtout aussi la patience. Parce que tout ne s'est pas fait d'un seul jour, donc il faut avoir la patience et se dire que je vais commencer par là. Et puisque c'est là-bas que je veux arriver, il faut que je commence étape par étape et ne pas se précipiter. Parce que ce n'est pas en se précipitant qu'on peut vraiment avoir de l'impact. Donc c'est ça.
- Speaker #2
Je voulais aussi ajouter quelque chose. En fait, c'est le camarade étudiant, éviter de faire le triangle, le restaurant. Les chambres et l'amphi. Parce que vous êtes là, vous vous dites quoi ? Je suis là pour apprendre, avoir des bonnes notes, ça c'est bien. Mais une fois après les études, c'est quoi ? C'est le sommage. Donc il faut bien structurer. Quand vous êtes étudiant, essayez de concrétiser vos idées. Une fois dehors, vous aurez quelque chose à faire, même si l'État ne recrute pas. Donc évitez ce triangle. Faites-vous des sacrifices. Prenez vos temps libres et essayez d'écrire. Essayez de lire. Essayez de faire des recherches. Et allez vers les 20 personnes pour investir.
- Speaker #1
Permettez-moi de remercier le CRUSS Yadebe, parce qu'aujourd'hui je suis dans ce cadre, c'est grâce à eux. Je remercie l'ensemble du personnel du CRUSS, c'est eux qui ont fait ma fierté, qui m'ont aidée dans les moments les plus difficiles. Mais aussi la cellule Université Entreprise qui m'ont soutenue et qui m'ont soutenue. Jusqu'à présent. Merci à vous.
- Speaker #3
Merci beaucoup. Et d'ailleurs, c'est bien que tu le dises parce que j'allais justement finir par ça en disant vraiment un grand merci à l'université, à l'UNJOP et la cellule entre entrepreneuriat de l'université qui accompagne, qui s'investit, qui s'engage. Et aujourd'hui, on est venu à la rencontre des étudiants, des étudiantes qui s'entreprennent parce que pour nous, c'était... évident, tout commence par par là et on a interviewé énormément de femmes et on a aussi ce dénominateur commun de beaucoup qui nous partagent que elles ont commencé tôt, jeunes, en faisant des petites choses à droite, à gauche, donc en fait la graine entrepreneuriale, elle démarre vraiment très tôt et quel beau vivier que de développer cette culture-là au sein du temple du savoir et là où vraiment on commence à construire sa vie future. Moi, en tout cas, j'ai beaucoup appris à vos côtés, avec beaucoup d'humilité. Je trouve que vous avez une maturité extrêmement belle et comme on dit, vraiment, on vous souhaite beaucoup de succès sur vos projets et nous, on va continuer les échanges avec le public et on vous donne un rendez-vous très très bientôt sur un nouvel épisode de Part. cours et à la rencontre d'autres femmes tout aussi inspirantes. Merci. Merci de nous avoir écoutées. Parcours vous est proposé par Smart Ecosystem for Women, agent spécialisé dans l'accompagnement du plan potentiel des femmes en Afrique. Ce podcast est rendu possible grâce au programme YBAC. Pour en savoir plus sur SIOU, cliquez sur les liens en description. A bientôt pour une nouvelle trajectoire de femmes inspirantes.