Speaker #0Bonjour et bienvenue sur le podcast de la Parentalité Intégrative, l'espace dédié au développement psychologique et émotionnel de votre enfant. Comment l'accompagner vers la meilleure version de lui-même en respectant vos propres besoins et l'équilibre de la famille ? Comment créer cet environnement dans lequel il pourra se sentir en sécurité et ainsi grandir heureux, bien avec lui-même et bien avec les autres ? Et comment vous aider, vous, parents, à guérir les blessures de votre passé et à transformer l'héritage familial quand tout cela semble entraver la parentalité que vous aspirez pourtant à construire ? Je m'appelle Nathalie Griez, je suis thérapeute familiale et systémique et je mets mon expérience au service de votre parentalité. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode. Aujourd'hui, nous allons parler de deux forces intérieures qui sont absolument essentielles pour l'épanouissement de votre enfant, l'estime de soi et la confiance en soi. Je fais le choix aujourd'hui pour cet épisode de parler de ces deux dimensions car elles se rejoignent et elles se soutiennent l'une et l'autre. En les explorant ensemble, il vous sera plus facile d'aider votre enfant à les intégrer dans sa construction psycho-émotionnelle. Je vous propose donc pour cet épisode d'explorer la confiance en soi et l'estime de soi, qui, il faut le dire, sont souvent confondues. Le concept de confiance en soi est plutôt bien connu. Dans ma pratique, des parents viennent souvent me consulter pour leur enfant qui, selon eux, manque de confiance en lui-même. Le manque de confiance en soi est plutôt visible. Un parent attentif peut constater assez facilement le manque de confiance en soi chez son enfant. L'enfant se montre alors hésitant à essayer de nouvelles choses, il pense qu'il ne va pas y arriver. L'autre concept, l'estime de soi, est peut-être un peu moins connu du grand public. Il est pourtant tout aussi essentiel. En fait, ces deux notions, la confiance en soi et l'estime de soi, présentent des similitudes mais aussi des différences importantes. Et surtout, elles se rejoignent, comme pour former les deux ailes qui permettront à votre enfant de s'envoler avec aisance. dans sa vie. Sans ces deux ailes, il ne pourra pas vraiment prendre son envol. Il lui faut les deux, solidement développés, pour naviguer avec assurance et avec sérénité à travers les défis et les opportunités qui se présenteront à lui dans sa vie d'enfant et plus tard d'adulte. Aujourd'hui, je vous propose donc d'explorer ces deux concepts en parallèle. Nous allons voir ce qui les différencie, comment ils se nourrissent l'un et l'autre, et surtout, comment vous pouvez, en tant que parent, aider votre enfant à développer ces deux forces intérieures qui sont si importantes pour son épanouissement psycho-émotionnel. Commençons par l'estime de soi. Si je devais la comparer à quelque chose, ce serait peut-être aux fondations d'une maison. C'est la base, c'est ce qui va soutenir tout le reste de la construction de votre enfant. L'estime de soi, c'est l'image globale qu'il a de lui-même. Pas juste à un moment donné, pas uniquement dans une situation précise, mais plutôt de façon générale. C'est l'impression qu'il a de lui-même, c'est une sensation profonde de sa valeur. C'est ce qu'il pense de lui-même, de sa personne, de son apparence, de ses capacités et enfin de sa place dans le monde. Une bonne estime de soi, ou certains diraient une estime de soi positive, qu'est-ce que ça veut dire concrètement ? Quand il se sent digne d'amour et de respect, peu importe les succès ou les difficultés qu'il rencontre, on peut dire qu'il a de l'estime de lui-même. Quand il entend cette petite voix intérieure qui pourrait lui dire « Tu as de la valeur, tu es important, tu mérites d'être aimé, exactement tel que tu es » , alors votre enfant possède une bonne estime de lui-même. Avant tout, le concept de l'estime de soi ne peut se développer chez votre enfant que lorsqu'il a conscience de lui-même. Un bébé ne peut pas encore avoir d'estime de lui-même, puisqu'il ne sait pas encore vraiment qu'il existe individuellement. Et pourtant, l'estime qu'il aura de lui-même prend ses racines profondes déjà dans cette période de son existence. Nous reviendrons sur ce sujet dans un autre podcast. Pour aujourd'hui, nous parlons de l'enfant qui a déjà atteint une certaine conscience de lui-même. Prenons alors un exemple du quotidien. Imaginez votre petite fille qui rentre de l'école avec un dessin qu'elle a fait. Elle n'a pas gagné le concours de dessin, mais elle est toute excitée de vous montrer son œuvre. À ce moment-là, vous l'écoutez. Vous lui montrez que vous appréciez son effort et ce qu'elle a créé, même si elle n'a pas gagné. C'est ainsi que vous nourrissez son estime de soi. Vous lui dites à travers votre réaction que sa valeur ne dépend pas d'un prix ou d'une récompense. Vous lui faites savoir qu'elle est précieuse pour ce qu'elle est. Une autre situation, par exemple votre fils, imaginons qu'il ait du mal avec une matière à l'école. Au lieu de vous attarder sur ses notes, qui elles ne sont pas fameuses, vous lui parlez de sa persévérance, de sa capacité à essayer, à ne pas abandonner. Vous lui dites que vous êtes fier de le voir travailler pour essayer de s'améliorer. Vous valorisez alors son attitude plutôt que de le juger sur ses résultats. Et ainsi, vous l'aidez à se sentir bien dans sa peau. Vous l'aidez à construire une bonne estime de lui-même. Alors pourquoi est-ce si important l'estime de soi ? Eh bien, les enfants qui ont une bonne estime d'eux-mêmes ont tendance à se connaître. Ils reconnaissent leurs points forts et aussi leurs faiblesses, sans se sentir mal pour autant. Ils ne se laissent pas abattre par une mauvaise note, par un match perdu, parce qu'ils savent que ces événements ne définissent pas leur valeur. Ils osent aussi dire ce qu'ils pensent et demander ce dont ils ont besoin, parce qu'ils se sentent dignes d'être entendus. Et ils gèrent mieux leurs émotions, car ils comprennent qu'ils ont le droit de ressentir et d'exprimer ce qu'ils éprouvent. A l'inverse, un enfant qui aurait une mauvaise estime de soi, ou enfin une estime de soi fragile, pourrait devenir trop dépendant de l'approbation des autres. Il serait alors hésitant à essayer de nouvelles choses, par exemple par peur de l'échec, ou encore susceptible de se sentir triste et insatisfait de lui-même. Maintenant, parlons un peu de la confiance en soi. Si l'estime de soi est la fondation, la confiance en soi, ce serait un peu comme l'équipement que votre enfant porterait pour explorer le monde autour de lui. La confiance en soi, c'est le niveau de foi que votre enfant a en lui-même pour réussir des tâches précises et relever divers défis. C'est important de bien comprendre la différence. Contrairement à l'estime de soi qui, elle, est générale, plutôt stable, la confiance en soi est spécifique à chaque situation. Elle peut varier d'un jour à l'autre et surtout face à une situation ou à une autre. Votre enfant pourrait avoir confiance en lui quand il fait du vélo, mais pas du tout confiance en lui quand il s'agit de construire sa maquette de bateau. Il peut être très confiant pour résoudre un problème de mathématiques. mais beaucoup moins pour écrire sa rédaction. C'est normal, la confiance en soi se construit expérience par expérience, compétence par compétence. Elle se nourrit des succès de votre enfant, bien sûr, mais aussi, et ça c'est important, des échecs qu'il apprend à surmonter. Prenons un exemple à nouveau. Votre fille vient juste de finir de lire son tout premier livre toute seule. Son sentiment de fierté, son excitation sont les signes d'une confiance en soi en plein essor. Elle a compris qu'avec de l'effort, elle peut arriver à déchiffrer tous les mots et à comprendre ainsi toute l'histoire de ce livre. Elle a compris qu'elle peut y arriver par elle-même. C'est ça la confiance en soi. Prenons un autre exemple, celui d'un petit garçon qui lui aurait peur de l'eau. Avec votre soutien et quelques leçons de natation, il commence peu à peu à jouer avec vous dans la piscine. Il vous éclabousse, il vous montre qu'il peut flotter, et finalement, il arrive à nager par lui-même et même sans les bouées de secours. Chaque petit progrès a fait boule de neige, et il a appris à se faire confiance pour développer ses capacités à maîtriser cette nouvelle compétence. La confiance en soi est vraiment importante pour le devenir de votre enfant. Les enfants confiants ont le courage d'essayer de nouvelles choses, même s'ils ne sont pas sûrs de réussir immédiatement. Ils se relèvent après un échec, ils peuvent comprendre que l'échec fait partie de l'apprentissage. Ils sont plus susceptibles de défendre leurs idées et de participer activement à des activités de groupe. Et ils sont mieux équipés pour gérer le stress et les défis parce qu'ils croient en leur capacité à trouver des solutions. Comme je vous l'ai annoncé, nous regardons aujourd'hui comment ces deux notions fonctionnent ensemble. L'estime de soi et la confiance en soi sont liées, elles s'influencent mutuellement. Imaginez que l'estime de soi est le terreau fertile d'un jardin, elle est constante et fournit les nutriments de base pour que tout ce qui pousse dans ce jardin puisse s'épanouir. La confiance en soi, elle, ce serait plutôt les différentes plantes qui poussent dans ce jardin. Certaines vont être plus grandes et plus robustes grâce aux soins et à l'attention qu'on leur apporte, Merci. D'autres peuvent avoir besoin d'un peu plus d'aide pour atteindre leur plein potentiel. L'estime de soi, c'est cette voix intérieure qui rappelle à votre enfant qu'il est digne, capable et qu'il est précieux, peu importe les obstacles qu'il rencontre. Cette voix lui dit « tu es intelligent, tu es aimé, tu es important » . Lorsque cette fondation est solide, les enfants sont mieux préparés à faire face au revers sans perdre de vue leur propre valeur. La confiance en soi, elle, se construit sur cette base. C'est souvent l'estime que votre enfant a de lui-même qui lui permet de se lancer dans l'action, d'essayer, d'expérimenter. Et quand il réussit quelque chose, sa confiance en lui grandit. Et cette réussite vient également renforcer l'estime qu'il se porte à lui-même. Je suis capable, je peux apprendre, je peux progresser. Si au contraire votre enfant ne s'estime pas bien, s'il n'a pas une bonne estime de lui-même, ses échecs peuvent rapidement devenir des catastrophes à ses yeux. Il peut se dire « je n'y arrive pas, donc je ne vaux rien » . A l'inverse, avec une bonne estime de lui, un échec reste un échec, pas une remise en question de toute sa personne. Il se dit plutôt « je n'ai pas réussi cette fois-ci, mais je reste quelqu'un de valeur et je vais réessayer » . Et c'est pour ça qu'il est essentiel de travailler sur les deux fronts en même temps. Alors concrètement, comment pouvez-vous aider votre enfant à développer une bonne estime de lui-même ? Dans le cadre de cet épisode, je vais vous donner quelques pistes, et bien sûr il y en a beaucoup d'autres, mais le temps de cet épisode étant limité, nous y reviendrons. Une première piste serait que vous pourriez être précis dans les félicitations que vous lui faites. Au lieu de lui dire simplement « tu es gentil » , vous pourriez lui dire « j'ai bien aimé la façon dont tu as partagé tes jouets avec ton frère aujourd'hui » . Vous voyez la différence ? En étant spécifique, vous l'aidez à comprendre exactement ce qui est apprécié dans son comportement. Et ça renforce son sentiment de compétence. Ce n'est pas quelque chose d'abstrait comme « tu es gentil » , même si c'est un joli compliment. Vous avez vu qu'il a partagé ses jouets et il se sent important à vos yeux. Vous lui montrez que vous l'avez observé et c'est tout son être que vous félicitez. Deuxièmement, vous pourriez l'écouter en lui donnant toute votre attention. Quand votre enfant vous parle, si vous posiez votre téléphone, si vous le regardiez dans les yeux, vous lui montreriez que ses pensées et ses sentiments comptent pour vous. Cette vraie présence à lui est un message qui est très fort. Tu es important. Ce que tu ressens compte pour moi. Parce que vous faites de lui votre priorité, il ressent qu'il a de la valeur. Il ne vit pas juste à côté de vous, mais il fait partie de ce qui compte pour vous. Alors il se donne lui-même aussi de la valeur. Un troisième point serait de prendre conscience à quel point vous êtes son modèle. Vous pourriez être un peu clément avec vous-même lorsque vous faites des erreurs et parler de vous avec respect devant lui. Si vous vous critiquez constamment, votre enfant va intégrer que c'est normal de se traiter durement. Au contraire, si vous dites « Ah, j'ai fait une erreur, mais ce n'est pas grave, je vais essayer autrement » , vous lui montrez alors comment avoir de la compassion envers soi-même. Et puis, il y a quelque chose de fondamental, c'est l'acceptation inconditionnelle de qui il est. C'est un principe essentiel pour renforcer l'estime de soi chez votre enfant. Cela signifie qu'il doit ressentir qu'il est aimé et valorisé pour son essence même, indépendamment de ses succès, de ses erreurs ou de son comportement à un moment donné. Imaginons un autre exemple. Il vient de perdre avec son équipe un match de foot. Bien sûr, il se sent déçu, peut-être même qu'il se juge sévèrement. L'acceptation inconditionnelle interviendrait à ce moment-là. Vous, son parent, vous êtes là pour le consoler. Et pour ce faire, vous ne minimisez pas la défaite de son équipe, mais vous séparez le résultat du match de la valeur personnelle de votre enfant. Je suis fière de toi, j'ai vu que tu as fait de ton mieux, et bravo pour cela. Peu importe le score que vous avez fait, tu t'es bien défendu et c'est ça qui compte. Et c'est exactement ce genre de message qui nourrit son estime de soi et sa résilience aussi. Votre enfant comprend ainsi qu'il est précieux, avec ou sans trophée, et qu'il est digne d'être aimé, peu importe les circonstances. Maintenant, pour la confiance en soi, c'est un peu différent. Un premier conseil serait que vous pourriez encourager l'exploration et le jeu. Cela lui permettra de se tester et de développer ses compétences dans un environnement sûr. Laissez grimper, construire, créer, se tromper, recommencer, en veillant bien entendu à sa sécurité. Un deuxième serait que vous pourriez célébrer ses petites victoires. Chaque nouvelle étape, même petite, est une occasion de renforcer la confiance qu'il se porte. Tu as réussi à lasser tes chaussures tout seul aujourd'hui, bravo ! Ces petits encouragements s'accumulent et construisent pas à pas la confiance qu'il a en ses capacités. Un troisième point qui est vraiment important serait que vous pourriez lui montrer comment gérer l'échec. Vous pourriez parler des erreurs comme des opportunités d'apprentissage, pas comme des fins en soi. Ah, tu n'as pas réussi à construire ta cabane cette fois, tout s'est effondré, oh là là ! Qu'est-ce que tu pourrais faire différemment la prochaine fois pour la consolider ? Est-ce que tu as une idée ? Ou veux-tu qu'on en trouve ensemble ? Ce genre d'approche va l'aider à transformer l'échec du moment en étape d'apprentissage. Et puis, vous pourriez être son plus grand supporter. Vous pourriez l'encourager à persévérer, même lorsque les choses se corsent. Je sais que c'est difficile, mais je crois en toi. Continue d'essayer, tu vas finir par y arriver. J'en suis certaine. Mais attention, et c'est vraiment important, il faut absolument lui offrir des opportunités de réussite qui sont bien adaptées à son niveau. Si vous lui donnez un défi trop facile, il va s'ennuyer et il ne progressera pas. Et si c'est trop difficile par contre, il risque de vite se décourager. Le secret, c'est de trouver ce qu'on appelle la zone proximale de développement, c'est-à-dire un défi qui le fait un peu sortir de sa zone de confort, mais qui reste atteignable avec des efforts. Considérons pour ce faire un environnement familial où l'expérimentation est encouragée. Un enfant qui apprend à faire du vélo est acclamé pour chaque petite progression, même s'il ne parvient pas encore à pédaler sans les petites roues par exemple. Chaque étape franchie est une belle étape dans la construction de la confiance qu'il se porte à lui-même. Ce sentiment de compétence, ce « je peux le faire » est renforcé à chaque fois qu'il monte sur son vélo et se rend compte qu'il maîtrise un peu plus cette pratique. Je voudrais vous parler maintenant de la gestion de l'échec. C'est un sujet qui peut effrayer certains parents, et pourtant, une bonne gestion de l'échec est fondamentale pour le développement de l'estime de soi chez votre enfant. Voici comment vous pourriez guider votre enfant à percevoir l'échec, non pas comme une fin en soi, mais comme une étape d'apprentissage dans son développement. D'abord, vous pourriez réorienter sa perspective. Vous pourriez lui expliquer que l'échec n'est pas un mur, mais un tournant. Chaque faux pas est une chance de regarder autour de soi et de découvrir une nouvelle voie qui mènera, c'est certain, à la réussite. Vous pourriez lui dire par exemple, « Tu sais, même les meilleurs footballeurs ont raté des milliers de tirs avant de marquer leur plus beau but. » C'est en s'entraînant encore et encore qu'ils deviennent si forts. Et quand tu as appris à marcher, toi-même tu es tombé des dizaines de fois, voire même plus avant de réussir à marcher. Mais tu as continué et maintenant tu cours presque plus vite que moi. Ensuite, selon son âge, vous pourriez discuter ouvertement avec lui sur ce qu'est l'échec. Vous pourriez dédramatiser l'échec, lui poser des questions comme « qu'as-tu appris de cette expérience ? » ou bien « que ferais-tu différemment la prochaine fois ? » Cela va l'aider à intégrer la notion d'apprentissage continu. Et encore une fois, vous êtes son modèle. Vous pouvez lui montrer par l'exemple en partageant vos propres échecs et les leçons que vous avez apprises. Lorsque votre enfant voit que les adultes qu'il respecte ont eux aussi des revers qu'ils arrivent à surmonter, alors il peut comprendre que l'échec fait partie de la vie. Cela est normal de ne pas réussir à tous les coups. « Tu sais, aujourd'hui au travail, j'ai fait une erreur dans mon projet. J'étais bien embêtée, mais j'ai réfléchi à comment améliorer mon travail. Et finalement, j'ai fini par avoir une meilleure idée. Et j'y suis arrivée. » Il pourrait être intéressant de féliciter l'effort et la persévérance plutôt que le résultat. « Je suis fière de toi. Je suis fière de toi d'avoir continué à t'entraîner même quand c'était difficile. » Cette phrase a un impact bien plus important que « tu es le meilleur, tu vas y arriver » . Cela renforce l'idée que l'engagement et la ténacité sont bien plus importants que le succès immédiat. Et enfin, vous pourriez aussi lui fournir un appui émotionnel, le soutenir émotionnellement lorsqu'il fait face à l'échec. Vous pourriez écouter ses ressentis, lui témoigner de l'empathie, lui montrer ainsi que son ressenti est important, que vous comprenez, mais que cela ne définit pas son identité, qui il est. Quand vous mettez en œuvre cette façon de l'accompagner, votre enfant apprend à aborder l'échec non plus avec crainte ou avec honte, mais avec curiosité et courage. Il comprend que l'échec est juste une étape et qu'il peut améliorer ses compétences pour finalement réussir ses projets. Les mots que vous employez font souvent la différence. Bien des parents félicitent de façon un peu générale. Ils veulent bien faire et disent à leur enfant « tu es intelligent » ou bien « tu es formidable, tu es le meilleur » . Ces compliments partent d'une bonne intention, mais ils sont en fait bien moins efficaces que des félicitations spécifiques. On l'a vu un peu plus haut. Quand vous dites à votre enfant « tu es intelligent » , après qu'il ait réussi un exercice de maths, vous le félicitez pour un trait général. Le problème, c'est que le jour où il va échouer un exercice, il pourrait se dire « donc je ne suis pas intelligent finalement » . A l'inverse, si vous dites « j'ai remarqué que tu as pris ton temps pour comprendre chaque étape du problème et tu as vérifié ton travail à la fin » , c'est vraiment une bonne méthode. Cela t'a permis de bien réussir ton devoir. Là, vous mettez en lumière les actions spécifiques qui ont mené au succès. Et ça, c'est beaucoup plus puissant pour sa construction intérieure. En mettant en lumière les actions spécifiques qu'il a faites, vous l'aidez à cartographier le chemin de son succès. Il peut reconnaître et réitérer ses comportements qui le mènent à des résultats positifs. C'est un moteur puissant de croissance qui soutient la confiance en ses capacités actuelles, mais qui lui permettra aussi de garder sa motivation pour développer de nouvelles compétences. Comme je vous en ai parlé tout à l'heure, vous êtes son modèle. En tant que parent, vous êtes son modèle. votre propre attitude envers vous-même et le miroir dans lequel votre enfant se regarde pour se construire. Si vous vous critiquez constamment, si vous vous dévalorisez, si vous montrez que vous n'avez pas confiance en vous, alors devinez ce que votre enfant va apprendre. Il apprendra que c'est comme ça qu'on doit se traiter soi-même. À l'inverse, si vous cultivez et affichez une estime de vous-même positive et une confiance sereine en vos capacités, Votre enfant va intégrer ce modèle. Vos actions et votre assurance deviennent ces modèles. Ça ne veut pas dire que vous devez être parfait ou prétendre que vous ne doutez jamais. Au contraire, vous pouvez lui montrer que vous avez parfois des difficultés, mais que même au milieu de difficultés, vous vous traitez avec compassion. Vous lui montrez que vous essayez de nouvelles choses, même si vous n'êtes pas sûr d'y arriver. Et surtout, vous lui montrez que vous savez apprendre de vos erreurs. Et ça, c'est un modèle, c'est un bon modèle pour lui. Nous arrivons au terme de cet épisode. L'estime de soi et la confiance en soi sont vraiment les fondations sur lesquelles se construit la personnalité de votre enfant. Ce sont les ressources qui vont lui permettre d'affronter beaucoup de défis auxquels il doit faire face dans sa vie d'enfant. Comme je vous le disais dans l'introduction, ces deux ailes travaillent de concert pour qu'il puisse s'élever vers plus d'autonomie, vers la sensation d'épanouissement et pour lui permettre de savourer ses réussites. En tant que parent, votre rôle pourrait donc être de l'aider à développer ces deux ressources intérieures qui sont nécessaires pour que ces ailes finissent par se déployer pleinement. Chaque jour vous offre l'occasion de semer des graines de bien-être, de courage et de résilience qui avec le temps germeront en lui. Les graines d'une bonne estime de soi et de la confiance en soi. Vous avez ce privilège immense de participer à ce processus au quotidien, d'observer avec fierté chaque petit pas de votre enfant vers son indépendance. Merci d'avoir été là pour cet épisode. Merci pour votre engagement, votre présence, votre écoute. Et merci d'avoir rejoint la communauté de la parentalité intégrative le temps de ce podcast. Une communauté de parents en chemin, sensibles aux liens, à la croissance intérieure, au respect de l'enfant. dans la richesse et la sensibilité de son être. Avant de nous quitter, je vous laisse avec ces quelques mots, comme une invitation à explorer un autre chemin. Le parent intégratif ne façonne pas l'enfant, il s'emploie à protéger le lien dans lequel sa lumière peut rayonner librement. A bientôt !