- Speaker #0
Imaginez un quai de gare, un train qui démarre, et une nouvelle vie au bout du voyage. Paris, je te quitte le podcast, c'est l'histoire de celles et ceux qui ont osé franchir le pas.
- Speaker #1
Des récits sans filtre, parfois plein de doutes, souvent plein de surprises, et toujours porteurs d'inspiration. Et si c'était à votre tour d'embarquer ? Installez-vous, l'épisode commence !
- Speaker #0
Tout commence souvent par une première expérience, pas forcément parfaite, parfois même un peu chaotique, mais assez marquante pour donner envie d'aller plus loin. Théodore est le fondateur de Dolce Via, une plateforme qui propose de voyager autrement. Dans cet épisode, il revient sur son premier voyage à vélo, sur la naissance de son projet et sur ce que ça change de découvrir un territoire à un autre rythme. Donc bonjour Théodore, merci beaucoup d'être avec nous.
- Speaker #1
Merci beaucoup de me recevoir.
- Speaker #0
Donc pour commencer, est-ce que tu pourrais te présenter un petit peu et parler de ton parcours ?
- Speaker #1
Alors oui, moi je m'appelle du coup Théodore, j'ai 31 ans et j'ai fondé Dolce Via il y a... deux ans et demi. Mais avant ça, j'ai travaillé pendant huit ans en finance avant de me lancer du coup dans l'entrepreneuriat et donc dans Dolce Via. Si je peux te dire quelques mots sur Dolce Via, notre but c'est vraiment démocratiser le voyage à vélo. On pourra revenir, mais c'est devenu une expérience personnelle. Et comment on fait ça ? On fait ça grâce à deux produits principaux. Le premier, c'est notre agence de location. Et le deuxième, c'est notre agence de voyage. Et dans les deux cas, la spécificité, c'est qu'on propose de louer son vélo, de fonctionner d'un point A à un point B, et pas seulement en boucle. Donc ça, c'est une vraie force qu'on a développée, parce qu'un des gros problèmes, ou en tout cas une des grosses peurs souvent justifiées, c'est le retour en vélo, le retour en train, qui peut parfois être très compliqué, voire impossible.
- Speaker #0
C'est sûr. Du coup, c'était quoi ce petit déclic perso que tu as eu ?
- Speaker #1
Pour l'anecdote, j'avais un ami qui était parti à New York du coup, on travaillait et on devait tous aller le voir en 2020 et finalement, le Covid est arrivé et donc on a dû trouver une autre solution pour ses vacances et c'est comme ça qu'on a trouvé du coup le voyage à vélo et j'ai tout simplement adoré tout savoir adoré sauf que ça a été une montagne de galères aussi bien logistique, matériel, itinéraire, on a un peu coché toutes les cases et je me suis dit que si je voulais refaire ce type de voyage avec ma famille par exemple, ça aurait été impossible. Donc je me suis dit qu'il y avait quelque chose à faire, d'autant qu'en plus de cette année personnelle, j'avais quand même commencé à m'intéresser, j'étais pas mal intéressé à forcément les évolutions de notre environnement, à l'impact qu'on pouvait avoir et donc j'ai toujours aimé. aimer voyager, j'ai même adoré ça, j'adore toujours ça, mais j'avais conscience que du coup, le fait de pouvoir voyager autant, ça avait forcément des implications négatives sur l'environnement, notamment à cause de l'avion. Donc je cherchais à voyager de manière différente, et le voyage à vélo s'inscrivait très bien dans cette volonté de voyager différemment, mais toujours de voyager énormément.
- Speaker #0
Ça marche. Donc tu nous as parlé un peu de ce que c'était Dolce Via et le concept derrière. Est-ce que tu pourrais nous dire à qui ça s'adresse ?
- Speaker #1
Ça s'adresse à peu près à tout le monde, en tout cas à toute personne qui souhaite voyager à vélo, mais plus spécifiquement aux gens qui en ont peu ou pas fait et qui ont un peu peur de se lancer. Nous, par exemple, on n'a pas de critères d'âge, on n'a pas vraiment de critères, je dirais, enfin de critères, ce n'est pas bon, mais on a des gens de tout âge. Les gens vraiment qui viennent chez nous, c'est avant tout des gens qui... Généralement, on commence le vélo avec le travail, ont une conscience écologique, en tout cas ont conscience des enjeux et s'interrogent sur leur manière de faire mieux. Et du coup, généralement, c'est comme ça que ces personnes-là, ces personnes arrivent dans le voyage à vélo. Et nous, on est là pour du coup les aider, leur permettre de réaliser ces voyages-là. Donc un de nos best-sellers, par exemple, à Paris, c'est le Paris-Mont-Saint-Michel, qui relie forcément deux... deux lieux touristiques très connus, mais à vélo, c'est totalement différent puisqu'en fait, on va vraiment voyager et découvrir ce qu'il y a entre les deux. Et c'est ça qui est super avec le voyage à vélo parce qu'en fait, on ne fait pas que traverser, vraiment, on voyage et du coup, on s'arrête le long de son trajet. Et ça, c'est vraiment une expérience de voyager que moi, j'aime beaucoup et que les gens qui essayent adorent. On voit vraiment une vraie récurrence une fois que les gens ont essayé. A fortiori avec nous, mais pas que. Ils souhaitent recommencer l'année suivante sur une autre région, un autre itinéraire. Vraiment, c'est quelque chose où on sent que les gens, ça rentre après progressivement dans leurs habitudes de vacances. Et une semaine par an, parfois plus, parfois un peu moins, il y a une volonté de faire son voyage à vélo annuel ou ses voyages à vélo quand on est vraiment un peu mordu.
- Speaker #0
Et du coup, on peut commencer un voyage de n'importe où ?
- Speaker #1
Alors, c'est une bonne question. Forcément, si toi, personnellement, tu veux commencer n'importe où, tu le peux. Mais si tu veux voyager avec Dolce Via, non, il faudrait commencer d'une des trois agences qu'on a. On a Paris, qui est l'agence historique. On a Annecy et Saint-Malo, qu'on vient d'ouvrir cette année. Et donc, forcément, le but, c'est de pouvoir, au départ de ces agences, partir par contre où tu veux. Ça, l'avantage, c'est qu'il n'y a pas de limite. On a eu des Paris-Rome l'an dernier, Paris-Amsterdam, Paris-Londres énormément. Ça, c'est un gros best-seller aussi.
- Speaker #0
C'est un gros voyage quand même.
- Speaker #1
Ouais, gros voyage. Après, je te vends ceux-là, mais il y en a des plus petits. Par exemple, il y a des Paris-Rombouillet qui sont très cool aussi à faire, Paris-Giverny, Paris-Chantilly, à la journée ou sur deux jours. Mais bon, ceux qui vendent vraiment plus du rêve et ceux qui sont où tu veux vraiment avoir une immersion, forcément, ça durera un peu plus longtemps. Mais voilà, tu vois, un Paris-Roum, ce n'est pas si long que ça. Ça met quelque chose comme 4, 5 jours dans ces horaires. Si tu vas assez vite, maintenant, ce n'est pas si loin en fait.
- Speaker #0
J'aurais pensé un peu plus quand même. Parce que ça n'a pas allé si loin, Londres, quand on se dit qu'il faut prendre le train et que c'est assez cher et assez long. Ce n'est pas à côté quand même.
- Speaker #1
Oui, ce n'est pas à côté. Mais tu vois, en fait, ce qui se passe avec le Paris-Mont, par exemple, tu fais un Paris-Diab, c'est 210 kilomètres de mémoire. Donc, c'est trois bons jours de vélo. Et après, tu fais ta traversée qui est une demi-journée jusqu'à New Haven. Et après, tu as encore 150 kilomètres, 200. selon par où tu passes. Et pareil, de nouveau, deux, trois jours de vélo derrière. Donc, ça tient une semaine facile.
- Speaker #0
Ok, trop bien. Tu parlais un petit peu de mobilité douce tout à l'heure. Est-ce que tu penses que ça change la perception du voyage pour les gens qui l'utilisent ?
- Speaker #1
Quand tu dis la mobilité douce, c'est-à-dire quand ils font un voyage à vélo ou quand ils font du vélo au quotidien ?
- Speaker #0
Non, voyage à vélo pour le coup.
- Speaker #1
Alors, je pense que c'était un des points que j'allais avoir à dire, je ne l'ai pas fait, mais on a beaucoup de clients, ils font déjà du vélo au quotidien, ils sont déjà un peu sensibilisés à ces mobilités douces, et on voit que finalement, nous, on est l'étape d'après, où ils ont envie de transcrire ces habitudes du quotidien dans leurs vacances aussi. On peut avoir le schéma inverse, qui est objectivement un peu moins fréquent, mais ça peut arriver, et pour le... les gens qui effectivement ont testé le voyage à vélo dans 100% des cas après en refont au quotidien parce que pourquoi ils n'ont pas fait auparavant c'est que souvent ils ont eu peur ou ils ont été pas habitués une fois qu'on a fait pendant sa vacances pendant plusieurs heures par jour en fait il y a cet a priori qui saute tout de suite et du coup ça débloque quelque chose chez les gens qui font qu'après au quotidien effectivement ils utilisent cette mobilité douce beaucoup plus facilement et avec beaucoup moins de peur que s'ils n'avaient pas fait de voyage à vélo. Il y a un autre point qui est intéressant, c'est en dehors, de manière plus générale, une des craintes qu'on peut avoir quand on fait du voyage à vélo, c'est le nombre de kilomètres qu'on peut réaliser par jour. Tu vois, par exemple, la première fois que tu vas faire un voyage à vélo, tu vas dire 50, 60, 70 kilomètres, c'est énorme. Oui, c'est énorme sur le papier. Et en fait, on se rend compte que finalement, ça va assez vite. Dans les villes, on est assez mal habitué parce qu'on fait tout le temps des stop and go avec les feux rouges, etc. Mais quand tu roules, tu roules facilement à 15 km heure sans vraiment forcer, facilement à 20, 21, 22 quand tu veux un peu plus pousser. Donc, ça va assez vite et finalement, ces 60, 70 kilomètres, tu les fais en 3, 4 heures sur une journée. Et donc, ça se fait très bien. Tu peux couper. Il y a aussi après cette barrière psychologique du nombre de kilomètres qui... qui sautent et du coup les gens vont plus facilement, pour des plus longs trajets, prendre leur vélo aussi derrière.
- Speaker #0
Ok. Du coup c'est aussi une autre façon de découvrir d'autres endroits en France, parce que je suppose que si on fait Paris-Londres en vélo, c'est pas forcément des endroits où on passerait habituellement, déjà si on prend l'avion c'est impossible, mais je veux dire même si on essaie d'y aller en voiture, on les appréhende pas du tout de la même façon.
- Speaker #1
Oui c'est certain, tu vois par exemple quand tu vas en voiture à Dieppe, tu le fais en 2h, 2h30, tu ne vas pas t'arrêter long de la route. Moi, un des exemples préférés, c'est Paris-Villeneuve-Saint-Michel. Tu passes par plein d'endroits par lesquels tu ne serais jamais passé en voiture ou en tout cas, tu ne t'arrêterais pas. Par exemple, le Berche, qui est magnifique, qui est très vallonné, qui n'est pas très loin de Paris. et qui méritent vraiment de prendre le temps de s'y arrêter. On découvre vraiment des zones, des régions qui sont peu connues et qui méritent vraiment qu'on s'y arrête, qu'on y passe un peu de temps, sans compter aussi à quel point tu as des pépites, mais même des spécialités culinaires que tu vas découvrir qui sont vraiment... méconnues et qui sont vraiment trop bonnes. C'est aussi ça, voyager à vélo, c'est prendre le temps de s'arrêter, déguster, manger, etc.
- Speaker #0
C'est sûr. En général, quand on voyage à vélo, quand on fait des pauses pour aller dormir, etc., ça se passe comment ? Est-ce qu'on se balade avec une tante ? Est-ce qu'on s'arrête dans un gîte ? C'est quoi, on va dire, le voyage type ?
- Speaker #1
Si tu fais tout seul, moi je serais tendance à dire de faire du bivouac. et là pour le coup tu loues juste le vélo chez nous et après tu crées ton truc c'est plutôt quand t'es un peu rude c'est un peu habitué ça c'est vraiment très cool comme manière de voyager par contre si c'est ton premier voyage à vélo et notamment tu te fais avec des amis ou même ta famille je sais pas si c'est avec tes parents qui parfois peuvent être un peu plus âgés moi je te compte, j'aime beaucoup le vide du gîte c'est pas forcément très cher et ça permet vraiment d'échanger avec eux aussi des bouquots d'apprendre des choses sur la région, et même de goûter des choses, encore une fois. Donc ça, c'est vraiment le truc qu'on favorise. Comme je te disais, c'est partie location, c'est partie agence de voyage. Et quand c'est dans l'agence de voyage, on a différents niveaux de standards d'hébergement, mais on favorise toujours, toujours, toujours, toujours des gîtes indépendants, de différents standards, mais toujours avec la volonté d'apporter quelque chose d'authentique et de spécifique sur le trajet. pour un peu vendre parfois cette France un peu imaginaire, mais qui en fait existe vraiment. Et ça, c'est vraiment hyper cool. On se rend compte qu'on a un super pays. Et on a beaucoup d'étrangers, notamment européens, qui passent par nous pour découvrir des régions. Et ils adorent vraiment. Ils en ont pour leur argent. Ils en ont pour leur prix pénal. Surtout, ils sont contents de pouvoir... ça se mérite et ils sont très contents de le faire à chaque fois. Donc non, ça c'est vraiment une spécificité, je ne sais pas, mais en tout cas c'est vraiment quelque chose qui est intrinsèque au vélo, c'est pareil, prendre le temps de s'arrêter dans des lieux où on ne s'arrêterait pas, chez des gens, dans des zones où on ne s'arrêterait jamais. Donc ça c'est vraiment trop trop cool avec le voyage à vélo.
- Speaker #0
C'est sûr, et puis ça doit permettre vraiment les rencontres très... Nature, très humaine, très simple. Ça va être très chouette.
- Speaker #1
Oui, exactement. C'est trop cool. Tu as déjà fait du voyage à vélo ?
- Speaker #0
Moi, non. Je vais finir par essayer car j'ai pas mal d'amis qui en font.
- Speaker #1
C'est comme ça que ça commence. Tu as une personne dans un groupe qui va un peu tirer tout le monde. Généralement, ils cherchent un partenaire pour le faire. On a beaucoup de gens dans ce cas-là. C'est trop cool parce que c'est comme ça que ça commence. C'est comme ça que tu commences à goûter et apprécier le voyage à vélo.
- Speaker #0
Justement, ça me fait penser, enfin je n'y avais pas encore pensé, mais pour les gens qui partent, qui n'ont pas de compagnon de route, est-ce que, je ne sais pas, vous mettez quelque chose en place pour faciliter les rencontres entre pédaleurs solos pour qu'ils fassent un bout de trajet ensemble ?
- Speaker #1
Alors, on n'a pas encore, c'est vrai qu'on a pas mal de demandes là-dessus, on n'a pas encore vraiment adressé. Je pense que la manière dont on aimerait bien le faire, sans réinventer la roue, sans demander le jeu de mots, ça serait de faire des voyages de groupe. avec des guides. On travaille pas mal avec Claude Droussan, qui est l'ancien directeur général de l'équipe, qui s'est reconverti en tant que guide à vélo. Et on aimerait bien lancer ça avec lui à l'occasion d'un voyage de groupe le temps d'un week-end pour un peu, effectivement, inclure des gens qui n'ont pas forcément de compagnie de route ou ne se sentent pas de partir tout seuls ou ont envie tout simplement de faire des rencontres. Donc, ouais, on travaille. On aimerait bien traiter ce problème. Ce n'est pas un problème, mais en tout cas, répondre à ce besoin et permettre à des gens de se lancer plus facilement derrière.
- Speaker #0
C'est sûr que ça fait un peu comme un guide de montagne qu'on suit en petit coup à travers tout le voyage. Là, ce serait le guide à vélo. Ce serait très chouette, je pense.
- Speaker #1
Oui, je pense que ça pourrait... En tout cas, c'est un projet qu'on explore, qui n'est pas encore... Très bien ficelé, mais c'est dans les tuyaux.
- Speaker #0
On attendra de voir ça, du coup.
- Speaker #1
Je tiens à le croire.
- Speaker #0
Pour parler un peu de ta partie plus entrepreneuriat, tu disais que Dolce Villa, tu l'as créée maintenant il y a quelques années. C'était quoi pour toi le moment le plus difficile pour lancer ce projet ?
- Speaker #1
Alors, du coup, je vais te parler un peu plus de comment j'ai lancé Dolce Via. Donc, je quitte mon ancien travail en juillet, le 13 juillet 2023. Le 14 juillet, je commence Dolce Via. Donc, j'ai pris zéro pause et un peu travaillé aussi en parallèle de mon ancien travail. Je fais une première saison un peu, voilà. vraiment en bootstrappant vraiment partout. J'ai commencé dans un garage avec une vingtaine de vélos. Ça se passe de manière OK, mais je sens que je n'ai pas encore tout à fait trouvé ma cible. C'est-à-dire que les gens ne comprennent pas encore bien comment fonctionne le One OS. On a quand même réalisé un peu de chiffre d'affaires, ce qui nous permet l'année d'après d'ouvrir une première agence. Je pensais que ça allait être simple. Ça a été vraiment très compliqué. Je suis passé à deux doigts d'arrêter. J'ai beaucoup de mal à trouver un partenaire bancaire. J'avais obtenu une subvention, j'avais obtenu un prêt sur l'honneur, j'avais même réussi à convaincre quelques proches, amis, anciens collègues, familles, de mettre un peu d'argent, mais je n'arrivais pas à trouver ce partenaire bancaire sans lequel ça n'avait grosso modo à rien de seul. On allait se planter si on ne faisait pas ça. Donc j'ai vraiment eu du mal et finalement... après genre 8 noms j'ai persévéré persévéré persévéré j'ai réussi à avoir un oui mais c'était vraiment un dernier essai sinon j'arrêtais et donc là c'était un moment où j'ai vraiment c'était vraiment dur ça a duré un mois, un mois et demi où c'était tu dors peu et tu sais pas que t'as du travail t'es angoissé de te dire que tu vas pas y arriver donc ça c'était c'était dur mais après Merci. Une fois que j'ai eu le oui de principe, tout s'est enchaîné très très vite et ça a fonctionné. Depuis qu'on s'est lancé, c'est plutôt bien passé et on n'a pas eu de gros coups de mou. Ça a plutôt bien suivi ce qu'on avait projeté. Donc ça, c'est le positif. C'est que pour l'instant, on suit le plan de développement sans trop d'aléas par rapport à ça. On verra ce que le futur nous dit. Je ne me préoccupe pas que ça se passe bien. Mais en tout cas, là-dessus, il n'y a pas eu trop de surprises.
- Speaker #0
Félicitations quand même, parce que ce n'est pas évident de créer une entreprise. Et du coup, aujourd'hui, maintenant que ça fait quand même quelques temps que ça fonctionne, c'est quoi qui te motive le plus tous les jours pour continuer ?
- Speaker #1
Moi, j'adore le fait de développer le projet. J'ai adoré lancer Paris. Maintenant, Paris, ça roule bien. On a fait une bonne année 2025, c'était une année facile. C'était une année de repos. Grosso modo, pour moi, si je caricature, bien sûr, il y a beaucoup de travail, mais en termes de stress, c'était beaucoup moins intense. Et là, en 2026, c'est deux, trois, quatre crans au-dessus. Avec le lancement des deux nouvelles agences, on se remet à risque, on recrée des équipes, on relance des projets, on recrée des partenariats. Il faut presque tout recommencer à zéro, tout ça fois deux. Donc ça, ça me motive énormément en ce moment, c'est réussir ce développement. qui est un vrai défi. Parce que lancer deux agences la même année, beaucoup me disent « Pourquoi tu n'en laisses pas qu'une ? » On aurait pu, mais moi j'avais envie d'accélérer vite, de pouvoir, de me lancer ce défi aussi, de pouvoir personnellement dire « On a réussi, avec pour le coup assez peu de moyens, à ouvrir deux nouvelles agences. » C'est aussi un test pour nous pour les années suivantes, voir si On arrive justement à éprouver ce modèle facilement, j'allais dire non, mais en tout cas de manière durable et de manière soutenable, sans que ça soit avec une consommation de capitaux démesurée. Donc ça, c'est vraiment le sujet de cette année, c'est ça qui me motive. J'ai tout le temps un GA d'être en septembre, un GA d'être en octobre, etc. pour avoir les résultats de cette année. En tout cas, c'est vrai que j'ai hâte que les deux agences soient bien lancées. Il y a une première phase à mi-mai où j'ai hâte de voir ce que ça aura donné. Et après, continuer à pousser, C'est sûr.
- Speaker #0
Et si tu pouvais ouvrir des agences dans n'importe quelle autre ville en France, tu aimerais lesquelles ?
- Speaker #1
C'est une bonne question parce que du coup, là, c'est pour le futur. Là, j'aimerais bien Strasbourg.
- Speaker #0
C'est une ville où ça roule beaucoup, beaucoup, en plus, à Strasbourg. Enfin, c'est la ville française avec le plus de pistes cyclables, non ? Ou quelque chose comme ça.
- Speaker #1
En tout cas, c'est celle avec le plus de... Comment tu dis ?
- Speaker #0
de trajet effectué en vélo.
- Speaker #1
Oui, exactement. À Paris, je crois que c'est 15 ou 20 %. À Strasbourg, c'est plus de 50 %. C'est énorme. Oui, c'est vraiment énorme. Les infrastructures sont déjà bien développées, les gens sont bien habitués à cette pratique. Mais tu as aussi tout ce qui va être vignoble, tu as le Rhin, tu as la Voie Bleue qui n'est pas très loin, dans l'Est. Bref, tu as beaucoup de choses à faire dans la région qui sont très cool. Donc je pense que j'aimerais bien de ce côté-là. Sinon, peut-être en Normandie. On n'a pas de point en Normandie. Aujourd'hui, on est vraiment soit en Bretagne, soit à Paris. Donc on est vraiment pris en sandwich. Mais pour l'instant, il n'y en a pas trop. Et peut-être un peu plus dans le sud aussi, voire même dans des pays mitrophes type Espagne, Italie, où là, il y a de très, très belles choses à faire aussi. Mais bon, c'est quand même… se lancer dans d'autres pays, c'est aussi un autre projet. Donc, il faut voir comment on peut réussir à le mettre en musique de manière intelligente.
- Speaker #0
C'est sûr. Donc là, toi, actuellement, tu vis à Paris, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Est-ce qu'un jour, tu as le projet de toi-même vivre ailleurs ?
- Speaker #1
Si je te réponds que je n'ai pas de projet, c'est un peu nul comme réponse. En vrai, je ne sais pas. J'aime bien Paris, mais je me verrais bien aussi vivre quelque part autrement. à Paris dans les prochaines années, que ce soit en région ou à l'étranger. J'ai toujours vécu à Paris, j'ai toujours beaucoup aimé, mais c'est vrai que quand je voyage, encore une fois ce que je disais tout à l'heure, j'adore ça. Donc j'irais même bien, je pense, peut-être poser mes valises ailleurs pendant un moment pour m'acculturer à d'autres choses. Et oui, ça serait un beau projet, Typiquement si on allait, je pense, ouvrir dans un pays étranger. Probablement que j'y passerai un peu de temps, pas que pour développer Dolce Via, mais aussi juste pour moi et aller voir d'autres choses. Je réponds à cette question de manière hyper vague, mais tout simplement parce que je ne sais pas. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que je n'ai pas du tout d'idée préconçue sur le fait de rester à Paris ou de partir. Je pense que je me laisserai plus guider vers où ça me mène.
- Speaker #0
Oui, une opportunité.
- Speaker #1
exactement,
- Speaker #0
ouais les rencontres on verra quoi on comprend bien on a pas mal de gens dans notre audience qui ont une envie d'ailleurs mais pas très précise donc ça ça va on connait pour finir je voulais te demander si tu pouvais recommander un itinéraire pour nos auditeurs soit ton itinéraire coup de coeur, soit un itinéraire pour débutants ou même les deux selon ce qui te vient Euh...
- Speaker #1
Je vais commencer par mon premier itinéraire qui je pense n'est pas le plus beau, alors si on entend dire que ça n'a pas été terrible, mais qui en tout cas est un historique, c'est le Paris de Ville. Moi c'est le premier que j'avais fait avec mes amis quand j'avais 18 ans. On avait une première expérience et pour moi il a une saveur un peu particulière parce qu'on était parti pour le coup vraiment à l'arrache et vraiment c'était éclaté. Voilà, celui-là, il a vraiment une connotation particulière. Et si je devais conseiller par contre un vrai itinéraire pour débutants, qui pour le coup est magnifique, je l'ai pas mal parlé durant ce podcast, mais c'est la Vélocénie. Du coup, entre Paris et Lens-Saint-Michel, lui pour le coup, il est vraiment... Enfin, il coche toutes les cases, quoi. Des paysages très variés, très bien balisés. Ça, c'est quand même important. Des hébergements de qualité sur tout le trajet. Et on ne parle pas de grandes chaînes, c'est vraiment justement cette idée de... de petits d'hébergement indépendant très authentique et puis forcément à l'arrivée c'est quand même grandiose, tu arrives avec le Mont-Saint-Michel derrière donc vraiment c'est pour moi l'itinéraire par excellence, surtout que quand on est parisien ce qui doit concerner je pense une partie des auditeurs c'est hyper pratique parce que tu pars en bas de chez toi et après tu tu n'as pas de Merci. transport en amont, c'est quand même pas mal, je ne sais pas.
- Speaker #0
Trop bien. Merci beaucoup d'avoir répondu à toutes mes questions.
- Speaker #1
Merci à toi de m'avoir invité.
- Speaker #0
C'est un plaisir. Et puis, j'espère que ça va donner envie à nos auditeurs de commencer à voyager à vélo ou du moins de continuer avec de nouveaux itinéraires.
- Speaker #1
J'espère, en tout cas, qu'ils n'hésitent pas à nous contacter s'ils ont le moins de questions. Notre site internet, c'est dolcevia.eu, Dolcevia en un seul mot. On a un homonyme en Ardèche, ne pas confondre avec l'Ardèche.
- Speaker #0
ça marche merci beaucoup je recommande très fortement aussi mais juste c'est pas nous on retire merci beaucoup à plus tard au revoir merci d'avoir voyagé avec nous pour ne rien manquer des prochains épisodes abonnez-vous au podcast et rejoignez-nous aussi sur les réseaux sociaux at parisjeuxdelequite car toutes vos envies d'ailleurs méritent d'être partagées