- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue dans Parlons Assurance, le podcast pour celles et ceux qui entreprennent. Je suis Elsa, animatrice de ce podcast, et je suis en compagnie de David Estève, agent général Swiss Life, spécialisé en assurance et gestion de patrimoine. Ensemble, nous allons évoquer tous les sujets qui concernent l'assurance et le patrimoine des entrepreneurs. Bonjour David.
- Speaker #1
Bonjour Elsa, ravi d'être ici et bonjour à nos auditeurs.
- Speaker #0
Alors aujourd'hui David, nous allons parler santé et plus particulièrement la protection avec la mutuelle. Alors pourquoi avoir choisi cette thématique aujourd'hui ?
- Speaker #1
La santé en fait c'est un sujet qui est très très important pour nos entrepreneurs. D'ailleurs, j'en donne pour preuve, lorsqu'on se souhaite nos voeux chaque année, est-ce qu'on ne se dit pas que la santé c'est le plus important finalement ?
- Speaker #0
Dans cet épisode, nous reviendrons sur le contexte actuel en termes de santé, avant de revenir sur le mécanisme des remboursements sécurité sociale et mutuelle. Et pour finir, nous vous donnerons des petits conseils pratiques et faciles pour vous permettre de vous protéger efficacement. Alors David, première question, pouvez-vous revenir un peu sur le contexte actuel de la santé en France ?
- Speaker #1
Alors je vais tout d'abord vous présenter un contexte qu'il est bon de rappeler. La santé regroupe différents acteurs, que sont le patient, la sécurité sociale, le praticien et enfin la mutuelle. Avant toute chose, permettez-moi de préciser que j'ai un immense et profond respect pour celles et ceux qui sauvent des vies tous les jours. Nos médecins, nos aides-soignants qui ont été applaudis tous les soirs à une certaine période, je partage énormément avec eux, certains font même partie de mes clients, et croyez-moi, c'est par os tous les jours.
- Speaker #0
Oui, je crois savoir que ce contexte est un peu sous pression en ce moment. Est-ce que vous pourriez nous en dire un peu plus ?
- Speaker #1
Le contexte de la santé est particulièrement tendu en France pour plusieurs raisons. Ça parle à tout le monde car nous sommes tous consommateurs au quotidien. En fait, on va observer trois phénomènes qui s'accentuent depuis des années avec notamment le Covid. Alors nous avons d'un côté un phénomène qui concerne les praticiens. Tout le monde constate une désertification médicale où les médecins manquent cruellement hors agglomération. Certains rendez-vous peuvent attendre 8 à 9 mois pour telle ou telle consultation. J'ai quelques patients qui ont été obligés de prendre un train, dormir à l'hôtel car il n'y avait aucun praticien dans leur commune. Donc on a ensuite les dépassements d'honoraires qui sont devenus complètement banals. Lorsque j'ai commencé moi ce métier il y a plus de 10 ans, bon bien sûr que ça existait, on parlait de centaines d'euros. aujourd'hui Il n'est pas rare d'atteindre 1000 euros. J'ai même eu le cas une fois sur mon record, je crois qu'il était de 4200 euros pour un dépassement d'honoraires. Donc voilà, ça prend de plus en plus d'ampleur. Après, il y a un autre phénomène qui est assez nouveau, mais qu'on doit aborder et qu'il faut retenir, parce qu'il va prendre de plus en plus d'importance, ça va être le transfert de charges. Le transfert de charges, qu'est-ce que c'est ? C'est lorsque la sécurité sociale décide de se désengager de tel ou tel poste de santé. Il y a eu le cas en octobre 2023, puisque du jour au lendemain, sans même réunir les acteurs concernés que sont les compagnies d'assurance, la Sécurité sociale a pris la décision de baisser le taux de ces remboursements de 70% à 60% sur le poste dentaire notamment. Donc il faut bien comprendre une chose, lorsque la Sécurité sociale prend de telles mesures, la différence repose donc sur les compagnies d'assurance qui peuvent répercuter cette différence sur les primes elles-mêmes.
- Speaker #0
Quoi qu'il se passe, le résultat c'est toujours le même, c'est le consommateur qui en paye les frais.
- Speaker #1
Vous avez tout à fait raison Elsa, votre contrat augmente, le mien aussi et ce de nos clients. Enfin, le troisième phénomène concerne le patient lui-même. On constate des dérives sur les augmentations des consultations elles-mêmes. Nous avons intégré depuis des années que notre système de santé ne nous coûtait rien et qu'il était bon, entre guillemets, d'utiliser notre forfait annuel. Il n'est pas rare que les consommations explosent au mois de décembre, surtout sur les postes optiques ou même de médecine douce. Alors attention, je ne veux pas mettre à dos tous nos opticiens et nos ostéos, je porte des lunettes depuis que j'ai 7 ans, donc je sais ce que c'est, mais je dis que ce temps est révolu, qu'il faut avoir une consommation responsable de notre forfait mutuel, et que même si, oui, on peut changer de lunettes tous les 2 ans, peut-être qu'on n'est pas obligé de changer la monture à chaque fois, on peut peut-être la changer une fois sur deux. Voilà, sincèrement, on a tous dans nos tiroirs des montures qu'on n'utilise plus et qui auraient pu faire peut-être un an ou deux.
- Speaker #0
Mais alors du coup, ça veut dire que tous ces paramètres ont des conséquences sur les tarifications de nos mutuelles ?
- Speaker #1
Oui, depuis plus d'une dizaine d'années, j'ai moi-même adapté mon discours. Et aujourd'hui, je ne commence pas un rendez-vous avant d'expliquer le contexte. C'est ce que j'appelle avoir du bon sens. Plutôt que d'avoir une stratégie punitive qui rend un service à personne, moi j'ai choisi la voie de la pédagogie.
- Speaker #0
Oui, d'ailleurs vous présenterez des bonnes pratiques en dernière partie de l'épisode. Maintenant que nous en savons un peu plus sur ce contexte, est-ce qu'on pourrait revenir sur les contrats que vous proposez, vous, les assureurs ? Parce qu'entre les différentes formules, les taux qui changent, tout ça, c'est un peu nébuleux. Vous pourriez un peu nous traduire ce charabia ?
- Speaker #1
Oui, c'est vrai, vous avez raison. J'en suis conscient, on va tenter quelque chose dans cet épisode, c'est que chaque auditeurice puisse calculer exactement un remboursement de soins et comprendre un peu la mécanique.
- Speaker #0
Ah bon ? C'est possible ça en quelques minutes ?
- Speaker #1
Ben on va essayer, nos entrepreneurs c'est des super héros on a dit non ? Vous allez voir un spécialiste qui adhérent à l'Optam. Optam qui veut dire option pratique tarifaire maîtrisée, en fait c'est un accord entre les médecins conventionnés et l'assurance maladie. Donc cet accord autorise les dépassements d'honoraires, mais ils sont encadrés. Quand on dit qu'ils sont non-optames, c'est des dépassements d'honoraires complètement libres, le praticien fait à peu près ce qu'il veut. Vous allez voir un spécialiste, la dépense réelle est de 52 euros. Pour calculer le remboursement, il va falloir s'intéresser à une chose, la base de remboursement. Alors elle diffère en fonction des codifications de chaque acte, et en fait c'est ça qui est compliqué, car on ne les connaît pas tous et chaque cas est différent. Dans notre cas, la base de remboursement est de 31,50 euros. On sait que pour une majorité de soins, la sécurité sociale rembourse 70% et la mutuelle 30% de cette base de remboursement. Donc vous avez un contrat qui vous garantit à 200%. Donc ma dépense, elle est de 52€, la base de remboursement de 31,50€. Donc la sécurité sociale vous rembourse 70% de 31,50€, soit 22,05€. Et concernant la mutuelle, avec une formule à 200%, en fait c'est le cumul sécurité sociale plus mutuelle. Donc en fait on va soustraire la part de la sécurité sociale. Donc 200% moins les 70, ça donne bien 130%. Et vous l'aurez compris, la Mutuelle va rembourser 130% de...
- Speaker #0
De la base de remboursement ?
- Speaker #1
C'est ça, de la base de remboursement. Donc 31,50€ x 130%. Donc dans ce cas, il n'y aura pas de reste à charge pour le patient.
- Speaker #0
Je suis sûre qu'il y a beaucoup de personnes qui auront une meilleure lisibilité de leur garantie.
- Speaker #1
D'ailleurs, pour ceux qui sont nuls en maths, et c'est mon cas, vous avez un simulateur qui est très bien fait dans l'application MySwissLife. qui vous permet de connaître exactement le taux de remboursement sans connaître tout ce petit mécanisme que je viens d'expliquer. Mais je pensais que c'était utile d'expliquer déjà comment fonctionne cette base de remboursement.
- Speaker #0
Au fait, du coup, est-ce que Swiss Life, il y a des petits plus dans les contrats ?
- Speaker #1
Oui, il y en a pas mal. Alors déjà, sur les niveaux de garantie elles-mêmes, je le dis souvent, nos clients sont des clients qui sont exigeants et qui peuvent avoir besoin de couverture haut de gamme. Alors nos formules peuvent aller jusqu'à 400%, voire 600% dans certains cas. Ensuite, le client peut moduler ses garanties en fonction de ses besoins. Et ça, c'est vraiment pratique. Par exemple, il peut choisir d'avoir 200% pour l'hospitalisation, 150% pour l'optique, s'il ne porte pas de lunettes par exemple, 250% pour le dentaire, etc. Il est assez libre en fait.
- Speaker #0
Ah oui, c'est pratique ça, oui.
- Speaker #1
Oui, c'est assez pratique. Autre chose qui a son importance en fait, donc Swiss Life a fait le choix de ne rien externaliser. Ce qui veut dire que nous gérons... en direct la mise en place du contrat, la gestion de celui-ci et même les prestations. Ce qui veut dire que nous ne dépendons pas d'un prestataire externe qui pourrait avoir une philosophie de service client différente de la nôtre. Je rappelle que la satisfaction client est notre priorité et ça passe par la gestion interne.
- Speaker #0
Au fait, est-ce qu'il existe des services d'assistance ?
- Speaker #1
Oui, ils sont nombreux et très pratiques. Je vais en évoquer certains. Déjà, il y a la téléconsultation qui fonctionne très bien 24h sur 24, 7 jours sur 7. Je l'ai moi-même testé personnellement. Un samedi matin, on avait quelqu'un de malade à la maison et en fait en 20 minutes on avait eu le médecin qui était un médecin inscrit à l'ordre des médecins, qui nous a délivré une ordonnance et ça permet d'avoir un contact rapide, ça permet d'éviter de surcharger les urgences et les cabinets médicaux et en plus c'est gratuit pour nos clients. On est également partenaire du réseau Carte Blanche, l'un des plus importants en France. Être partenaire du réseau Carte Blanche, ça va vous permettre par exemple de ne pas faire l'avance sur vos dépenses d'optique, pharmacie, labo, kiné, dentiste, etc. Les tarifs sont négociés avec plus de 7900 opticiens, 9500 chirurgiens dentistes et 5300 audioprothésistes. Nous avons un service qui permet aussi de géolocaliser les praticiens partenaires proches de chez vous, donc ça c'est assez pratique. Et de plus avec l'application MySwissLife, qui fonctionne parfaitement, vous pouvez tout faire depuis votre espace. Vous pouvez envoyer une facture, être remboursé rapidement, ajouter, retirer un bénéficiaire, retrouver les services d'assistance, suivre vos remboursements, etc. Vous pouvez tout faire avec et c'est vraiment confort. Je précise qu'il n'y a pas de sélection médicale, quel que soit l'âge de l'assuré. Pas de questionnaire de santé, on accepte tout le monde dans nos contrats mutuels. Et donc il n'y a pas de délai d'attente non plus, ça veut dire que vous pouvez être couvert dès le lendemain de la souscription. Et ce n'est pas une raison pour tomber malade.
- Speaker #0
On va essayer de rester en forme en effet, oui. Et si on passait aux bonnes pratiques, est-ce que vous pourriez donner des conseils aux entrepreneurs qui nous écoutent ?
- Speaker #1
Alors le contexte a évolué et en fait nous devons adapter nos réflexes. Concernant la consommation de soins, il faut être responsable et raisonnable. Donc déjà, utiliser la téléconsultation quand on peut. Ensuite, poser la question et se renseigner si le praticien est optable ou non optable. Ça permet d'éviter d'avoir des mauvaises surprises. Faire des devis comparatifs aussi, notamment sur l'optique ou le dentaire. Sincèrement, les tarifs évoluent d'un praticien à l'autre. Nos clients comparent bien leur mutuelle, ils peuvent bien aussi comparer les différentes tarifications des montures ou d'autres prothèses dentaires. Enfin, je dirais prendre 5 minutes de son temps sur l'application pour trouver des praticiens membres du réseau carte blanche. C'est assez pratique et au quotidien, c'est vraiment très confortable.
- Speaker #0
Et en ce qui concerne la cotisation, est-ce que nos auditeuristes peuvent faire des choses en particulier pour éviter que les prix ne s'envolent ?
- Speaker #1
Alors déjà, il faut se dire qu'on a le droit de consommer de la santé. Ce n'est pas déjà simple d'être malade, donc on ne va pas s'empêcher de consulter tel ou tel praticien et de faire de la prévention. Il faut garder en tête que si on n'a pas besoin de consulter, on ne consulte pas. Cela aura un impact sur vos dépenses et donc sur l'indexation de votre contrat. Autre chose, il est bon de regrouper vos contrats chez les mêmes assureurs. On n'est pas obligé de tout avoir chez un seul assureur, mais vous pouvez très bien confier la gestion de votre prévoyance, votre retraite et vos placements et votre mutuel chez le même assureur et une partie de vos assurances d'hommage, assurances voiture, habitation, multirisques, flotte, etc. dans une autre compagnie. Cela aura un impact également sur vos cotisations.
- Speaker #0
Merci David.
- Speaker #1
Merci Elsa, j'espère que ce sera plus clair pour tout le monde.
- Speaker #0
Merci à tous d'avoir écouté Parlons Assurance, le podcast pour celles et ceux qui entreprennent. Ce podcast est proposé par David Esteve, agent général Swiss Life spécialisé en assurance et gestion de patrimoine. Il est disponible sur toutes les plateformes d'écoute, Spotify, Apple Podcasts, Deezer, Amazon Music. Si vous avez apprécié cet épisode et que les sujets de gestion du patrimoine et de l'assurance vous intéressent, Abonnez-vous à ce podcast depuis votre plateforme d'écoute. Il est gratuit et vous ne manquerez aucun épisode. Prenez soin de vous et de votre entreprise.