Speaker #0Bonjour et bienvenue sur Parlons PMA, votre ressource autour du parcours de procréation médicalement assistée. Je suis Lisa Journiac et j'accompagne les femmes pendant leur parcours de PMA. Grâce à mon expérience dans ce domaine et mes compétences en coaching, j'ai pour mission de vous aider à mieux vivre vos essais bébés. Dans ce podcast, je vous propose des informations et des conseils à travers des témoignages de personnes ayant vécu ce parcours, d'interviews d'experts en fertilité et enfin d'outils et réflexions que j'utilise durant mes accompagnements. Si tout cela vous intéresse, alors bienvenue et n'hésitez pas à vous abonner à ce podcast pour ne manquer aucun épisode. Et maintenant, c'est parti pour l'épisode du jour. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de Parlons PM1. Aujourd'hui, je vais vous parler du DPI-A, le diagnostic préimplantatoire pour aneuploïdie. Avant de vous parler de ce fameux DPI-A, je voulais vous rappeler que vous pouvez télécharger gratuitement mon guide gratuit de mes 6 conseils pour se préparer au transfert d'embryons. Alors, vous avez peut-être entendu parler du DPA, Diagnostic Préimplantatoire pour Anoploïdie, qui n'est pas encore autorisé en France. Il y a des pétitions, des associations de patients, comme l'association Le Collectif BAMP, qui se battent pour que ça soit autorisé en France, pour que ça soit inséré à la loi de bioéthique, mais pour l'instant, ce n'est pas encore fait. Alors que c'est une technique qui est autorisée dans beaucoup d'autres pays voisins, comme l'Espagne par exemple, la Suisse, le Portugal, la Belgique. Et comme vous le savez, peut-être que je vis en Espagne et je travaille depuis plusieurs années avec des cliniques espagnoles où il est possible de réaliser cette technique. Et c'est vrai que je vois qu'il y a de plus en plus de patientes françaises qui viennent faire leur FIV en Espagne pour utiliser cette technique. Et donc aujourd'hui, j'avais envie de refaire un point sur le DPI-A que l'on retrouve aussi sous le nom de PGTA, donc Pre-Genetic Testing. Donc ça, c'est la version anglaise pour vous expliquer réellement ce que c'est, pour qui c'est fait, ce que ça porte vraiment et ce que ça ne peut pas faire. Donc déjà pour commencer, de quoi il s'agit ? C'est en fait un test que l'on va faire sur un embryon, des embryons, avant de le ou les transférer. Donc pour cela, en amont, on va devoir réaliser un traitement de FIF, donc une stimulation hormonale, une ponction des ovocytes. On va faire donc la fécondation ovocytes spermatozoïdes. Une fois que les embryons se sont développés, on va les laisser se développer jusqu'à G5 ou G6, au stade de blastocyste. Arrivé à ce moment-là, on va au laboratoire. Les biologistes vont prélever quelques cellules. C'est ce qu'on appelle une biopsie du trophoblast. Ces petites cellules sont envoyées dans un laboratoire de génétique. donc là je vous vois vous allez penser mais est-ce que cette biopsie n'abîme pas les embryons ? Il faut savoir que c'est une technique assez précise, que les biologistes ont l'habitude de la réaliser et que ça n'impacte pas les embryons. D'autant plus que c'est vrai que dans le passé, au début de cette technique, ça se faisait au deuxième, troisième jour du développement embryonnaire et qu'effectivement ça pouvait être un petit peu plus invasif alors qu'à l'étape du stade de blastocyste. C'est très peu invasif, si la technique est maîtrisée, il n'y a vraiment pas de problème. Donc une fois qu'on a réalisé cette biopsie, qu'on a envoyé les cellules dans un laboratoire de génétique, les embryons vont être congelés pendant ce temps-là. On va attendre les résultats, en général ça prend deux semaines environ. Et qu'est-ce que vont nous dire ces résultats ? Ces résultats vont nous dire si l'embryon est euploïde, c'est-à-dire avec un nombre normal de chromosomes, ou aneuploïde avec une anomalie ou plusieurs même anomalies chromosomiques. Pourquoi c'est important d'avoir cette information ? Parce qu'un embryon aneuploïde, dans la grande majorité des cas, ne va pas donner de grossesse. ou on va donner un début de grossesse qui malheureusement va s'arrêter plus ou moins tard, ou on va avoir un bébé avec des problèmes à la naissance. Donc c'est pas de votre faute, c'est pas parce que votre corps ne fait pas les choses correctement, mais du coup c'est parce que l'embryon n'était pas viable en fait dès le départ. Donc le DPI-A, qu'est-ce qu'il va faire ? Il va nous permettre de transférer les embryons e-pluides, les embryons normaux, ceux qui ont le plus de chances de donner une grossesse évolutive et d'éviter un échec d'implantation, des fausses courbes. Et donc, pour qui est syndiqué ? Alors, il faut savoir que les pratiques peuvent être un peu différentes d'un pays à l'autre. Moi, je vais vous parler de l'Espagne que je connais le mieux et où on va retrouver le DPA dans les indications suivantes pour les fausses couches à répétition. les échecs d'implantation répétés, c'est-à-dire qu'on fait des transferts d'embryons et il n'y a jamais d'accroche. Et chez les femmes, plutôt en général à partir de 40 ans. On peut l'envisager un petit peu plus tôt, mais c'est vrai qu'on sait que finalement, plus on avance en âge, plus le taux d'embryons anormaux est élevé. D'ailleurs, je vous donne quelques chiffres. On sait que ça reste des études, mais bon, environ à 30 ans, On sait que le taux d'embryons anormaux est de 23%, à 35% il est de 35%, à 40 ans il est de 58% et à 45 ans il est de 84%. Finalement, vous voyez bien que l'âge fait augmenter le taux d'embryons qui sont anormaux, aneuploïdes, et forcément on sait qu'on va avoir plus d'échecs d'emplacation. plus aussi de fausses couches et donc plus de difficultés à obtenir une grossesse. Ça va prendre plus de temps. Donc voilà un peu les indications. Après, je sais qu'il y a aux Etats-Unis, par exemple, c'est une technique qui est utilisée de manière un peu plus large aussi, tôt chez les femmes aussi. Après, c'est une technique, par exemple, qui dans certaines cliniques est proposée Merci. Dans le cadre d'un don d'ovocytes, moi je sais que la clinique avec laquelle je travaille ne le fait pas parce qu'on part du principe que les donneuses sont jeunes, elles ont en moyenne 26 ans, donc le taux d'embryons qui sont anormaux est très faible, donc c'est pas vraiment justifié de le faire. Voilà un petit peu les indications et finalement quel est le bénéfice de ce fameux DPI-A ? Comme vous l'avez bien compris, c'est la réduction du risque de fausse couche, l'amélioration des chances d'implantation par transfert. Et c'est vrai que pour des femmes qui ont vécu plusieurs fausses couches, dont on n'a pas d'explication, C'est souvent là que se trouve une partie de la réponse, parce que finalement ça peut être des embryons aneuploïdes qui n'auraient pas pu évoluer, et ça, quelle que soit la qualité du protocole, la préparation de l'endomètre. Attention, il peut y avoir d'autres causes pour les fausses couches, mais c'est vrai qu'on sait que souvent on a un problème de qualité embryonnaire. Mais c'est vrai que j'ai déjà vu passer des cas où on avait finalement fait le diagnostic suite à des fausses couches à répétition et que les embryons étaient normaux. Ce n'est pas du tout la majorité des cas, mais effectivement, ça peut arriver. Et là, on peut aller regarder vers des composantes plutôt immunologiques, par exemple. Mais c'est vrai que le bénéfice du DPA, il y a aussi un gros bénéfice psychologique qui est important de ne pas sous-estimer. parce que Si vous êtes en train d'écouter, peut-être que vous avez vécu une fausse couche, plusieurs fausses couches, et que vous savez bien l'impact psychologique que ça peut avoir. C'est important de savoir, de comprendre pourquoi, de ne plus se demander si c'est sa faute, et puis évidemment d'éviter de vivre des pertes qui sont traumatisantes. et ce n'est pas quelque chose qui est anodin. Donc ce qui est important quand même de préciser aussi ici, c'est que d'avoir des embryons qui sont euploïdes, normaux, ça ne garantit pas une grossesse. Ils peuvent aussi quand même ne pas s'implanter. Parce qu'il y a toujours d'autres facteurs qui peuvent rentrer en jeu, comme l'endomètre, la réceptivité utérine, des causes qui restent parfois inexpliquées. Mais comme vous l'avez compris, le DPI-A ne va pas permettre d'améliorer les embryons, c'est un diagnostic. Et ça nous permet de savoir s'il est normal. Parce que c'est vrai que parfois, on vous dit, pendant un transfert, que vous avez un bel embryon qui va être transféré. Mais c'est vrai que souvent, on vous parle du... En tout cas, si vous faites des traitements en France, par exemple, ou que vous n'avez pas fait de DPI-A, on va vous parler d'un point de vue morphologique, quand on regarde l'embryon, mais finalement on ne va pas connaître sa composition chromosomique. Enfin, je voulais juste terminer avec quelques chiffres de publication sur le DPI-A. Il y a une étude qui a été publiée en 2020 dans le journal Fertility and Sterility qui porte sur plus de 4000 transferts d'embryons normaux qui ont été analysés grâce au DPI-A. Et dans cette étude, on voit que les taux d'implantation, donc d'embryons qui se sont accrochés avec début de grossesse, après 3 transferts, est de 95%. Donc on voit bien que les taux sont très bons. Mais c'est vrai que ça rejoint aussi, vous voyez, ils ont fait sur trois transferts. Je ne sais plus quels sont les chiffres pour après un transfert puis deux transferts. Mais en tout cas, ce qui est important de retenir, c'est que aussi, si peut-être vous êtes parti à l'étranger ou peut-être que vous habitez en Belgique et que vous avez fait un DPI A, et qu'on fait un premier transfert d'un embryon qui a été testé, qui est normal et qui n'a pas de grossesse, il ne faut pas vous affouler, c'est quelque chose qui peut arriver. Comme je le disais précédemment, il y a d'autres facteurs qui peuvent entrer en jeu. Mais en tout cas, voici les bénéfices de cette technique. Et moi, ce que j'ai envie aujourd'hui que vous reteniez de cet épisode, c'est que le DPI-A, c'est un outil Oui. C'est un outil qui a sa place dans certains parcours. Ce n'est pas une solution magique, ce n'est pas une réponse à tout, mais ça nous permet d'avoir plus d'informations. Donc après, si vous vous demandez si c'est pertinent pour vous, vous pouvez en parler à votre médecin, voir ce qu'il en pense dans votre situation. En tout cas... C'est vrai qu'il y a un discours qui dit que le fait... En fait, si on compare un parcours de FIV où on va transférer tous les embryons versus un parcours où on va tester les embryons et transférer seulement les oploïdes, finalement, les taux de grossesse seront les mêmes à la fin. Mais par contre, il ne faut pas oublier qu'on aura évité toutes ces déceptions un... de faire des transferts et que ça ne s'accroche pas faire une grossesse biochimique d'avoir une grossesse arrêtée et ça je pense que c'est quand même des éléments qui sont importants donc après voilà c'est à valoriser selon votre âge, votre situation et c'est vrai que moi j'ai déjà eu des contacts avec de femmes qui Oui. Voilà, elle avait fait une fille, elle avait 7-8 embryons et elle avait fait un premier transfert d'embryons, donc sans diagnostic préimplantatoire, où on vit une fausse couche. Et c'est vrai que c'est quelque chose qui est impactant d'un point de vue psychologique et c'est vrai que selon le âge qu'on a, etc., on peut s'interroger sur... Combien de transferts d'embryons on va devoir faire sans avoir cette information ? Et c'est vrai que c'est frustrant. C'est pour ça qu'il y a actuellement ce débat en France d'autoriser le DPI-A, puisque, comme je vous le disais en début d'épisode, c'est proposé dans d'autres pays. Et pour le vécu du parcours de PMA, pour les femmes, les couples, ça peut vraiment être un outil très intéressant. C'est vrai que le DPI-A, c'est vraiment une partie concrète de ce qu'on appelle le diagnostic préimplantatoire de manière générale, parce qu'ici, on va vraiment rechercher les anopoïdies. C'est vrai que ce sont des techniques aussi où, On pourrait savoir par exemple le sexe de l'enfant et effectivement dans ces cas-là rentrer un petit peu dans des logiques d'eugénisme. Mais il faut savoir que c'est quelque chose qu'il suffit d'encadrer. En Espagne par exemple, ce n'est pas du tout possible de faire ça. C'est possible de le faire peut-être dans certains autres pays. Mais par exemple en Espagne, ce n'est pas possible de faire ça. Et donc, c'est vrai que si c'était autorisé en France, il suffirait de réguler tout cela. Je pense qu'effectivement, on est tout à fait capable de le faire. Donc, voilà. C'était mon petit point sur le DPI A. J'espère que ça vous sera utile. Et je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode de Parlons PMA. J'espère que cet épisode vous a plu. Si c'est le cas... N'hésitez pas à le partager autour de vous et à laisser une note ou un commentaire sur votre plateforme d'écoute préférée. Et si vous avez des questions ou bien si vous souhaitez échanger avec moi, n'hésitez pas à m'écrire à info.lisajoniacoaching.com Vous retrouverez mon adresse mail dans la description de l'épisode. A bientôt !