Speaker #0Bonjour et bienvenue sur Parlons PMA, votre ressource autour du parcours de procréation médicalement assistée. Je suis Lisa Journiac et j'accompagne les femmes pendant leur parcours de PMA. Grâce à mon expérience dans ce domaine et mes compétences en coaching, j'ai pour mission de vous aider à mieux vivre vos essais bébés. Dans ce podcast, je vous propose des informations et des conseils à travers des témoignages de personnes ayant vécu ce parcours, d'interviews d'experts en fertilité, Et enfin, d'outils et réflexions que j'utilise durant mes accompagnements. Si tout cela vous intéresse, alors bienvenue. Et n'hésitez pas à vous abonner à ce podcast pour ne manquer aucun épisode. Et maintenant, c'est parti pour l'épisode du jour. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de Parlons PMA. Et surtout merci d'être toujours là après cette grande pause estivale. Aujourd'hui, je veux vous parler d'un sujet qu'on apprend peu avant de commencer un parcours de PMA. Le deuil du bébé conçu naturellement, sous la couette. Et je vais vous montrer aujourd'hui que ce deuil, une fois qu'on le traverse, devient une vraie force pour la suite. Alors avant le premier rendez-vous, avant le premier protocole, il y a toujours cette image dont vous devez vous détacher. Une image comme un soir sous la couette, sans calendrier, sans application d'orulation. Et cette idée que ça arriverait comme ça, naturellement, presque par surprise. Et personne ne vous dit que quitter cette image du bébé sur la couette, c'est en fait un deuil. On va vous parler de dosage, de protocole, mais finalement, jamais de ce qui est en train de se passer en vous, avant même que tout commence. Mais traverser ce deuil, ce n'est pas un signe de faiblesse. C'est une première étape finalement qui va vous rendre plus solide pour tous ceux qui suivent. Concrètement, ça va ressembler à ça. Vous êtes dans une salle d'attente de la clinique, entouré d'autres femmes qui regardent leur téléphone pour ne croiser le regard de personne et vous pensez « je ne devrais pas être ici, ce n'est pas comme ça que ça devrait se passer » . C'est également la boîte de médicaments posée sur le plan de travail de la cuisine. qui vous rappelle chaque matin que votre corps est devenu un protocole. C'est aussi un mensonge poli au travail. J'ai un rendez-vous médical, alors qu'en réalité, vous sortez d'une échographie de monitorage et que vous devez remettre votre visage de collègue normal en sortant de la consultation, de la clinique. Il y a aussi des moments où vous avez une amie qui annonce sa grossesse sur Instagram. Et là, votre vente se serre avant même d'avoir fini le lien de message. Et vous avez cette pensée. Elle, elle l'a eue sous la couette. Un soir, sans y penser. Et elle n'aura jamais besoin de faire ce que je m'apprête à faire ou ce que je suis en train de faire. Vous remplissez aussi les dossiers administratifs de la clinique, une ligne de papier, des consentements à signer. Et là, vous vous dites, c'est officiel, ce bébé ne se fera pas sous la couette. Votre partenaire et vous aussi un soir avant de commencer, allongés dans le noir, vous vous dites on ne saura jamais ce que c'est faire un bébé comme ça sans y penser. Et vraiment il n'y a rien à répondre à ça. Parce que tout ça c'est réel et le vivre ne veut pas dire que vous partez sur de mauvaises bases. Ça veut dire que vous êtes honnête avec vous-même et c'est exactement ce dont vous avez besoin pour tenir la distance dans ce parcours. Ce deuil-là, en fait, il est invisible. Il n'y a personne qui va vous dire « Je suis désolée, vous devez continuer à travailler. » Et en fait, si vous ne traitez pas ce deuil avant de commencer, finalement, il va vous suivre à chaque étape. Au premier consentement signé, à la première injection que vous faites seul, debout devant le miroir de la salle de bain, à chaque fois qu'on va vous demander de vous essayer depuis quand, à chaque prise de sang du matin avant d'aller travailler. La bonne nouvelle, c'est que ce poids-là, il n'est pas obligatoire. Il faut le poser, il faut le nommer. Et si je vous parle de deuil aujourd'hui, Ça ne veut pas dire qu'il faut fermer complètement la porte à toute surprise. Certainement, entre vous le savent, il arrive parfois qu'une grossesse naturelle survienne alors même qu'un parcours de PMA est en cours ou juste avant qu'il commence. Évidemment, ce n'est pas systématique et ce n'est pas forcément quelque chose sur lequel il faut compter pour avancer plus légère, mais ça existe aussi. Faire ce deuil, en fait, ce n'est pas décréter que médicalement c'est impossible pour vous, c'est simplement arrêter. d'en faire le scénario que vous attendez pour pouvoir vous investir pleinement dans celui que vous êtes en train de construire avec la PMA. Et aujourd'hui, j'avais envie d'en parler parce qu'il y a beaucoup de femmes qui débutent le parcours de PMA et finalement qui passent directement aux étapes où il faut être forte, il faut positiver, il faut se concentrer sur le protocole. Et je le comprends, parce que c'est ce qu'on attendait dès le premier jour. Mais le résultat, c'est que finalement elles commencent leur parcours avec un poids qu'elles n'ont jamais posé. Celui de ce bébé sous la couette, dont elles n'ont jamais vraiment fait le deuil. Et ce poids-là, il peut ressortir plus tard, à un moment où on s'y attend le moins. Et vous, en écoutant cet épisode maintenant, vous avez une longueur d'avance. Parce que vous pouvez le poser avant qu'il ne s'accumule tout au long de ce parcours. Aujourd'hui, j'avais envie de vous proposer quelque chose avant que tout commence, ou si vous n'avez jamais vraiment pensé à cette question du deuil du bébé sur la couette, c'est d'une part de le nommer à voix haute ou par écrit, en disant je fais le deuil de l'idée que j'avais du bébé conçu sur la couette. Faites-le avant votre premier rendez-vous. ou si vous avez déjà commencé avant votre prochain rendez-vous. Et pas seulement dans vos têtes pendant que vous êtes en train de conduire ou faire la vaisselle. Vraiment, il est important de le nommer parce que c'est déjà dans une certaine mesure de reprendre le contrôle sur votre parcours. Dans un singleton, j'ai envie de vous dire qu'il faut vous autoriser les phases de ce deuil. Maintenant. Vous avez le droit d'être en colère contre votre corps, contre l'injustice, d'être en colère en voyant une grossesse annoncée autour de vous, ou de ressentir ce sentiment d'injustice. Vous avez le droit à cette négociation avec vous-même. Et si j'avais essayé plus tôt, et si j'avais fait attention à ça, vous avez le droit d'être triste, très triste, et pas juste avoir une petite déception. Aucune phase finalement n'est à sauter pour être prête plus vite. Et chacune de ces phases, une fois traversées, elles vont vous laisser plus légère pour la suite. Parce que vous êtes autorisé à ressentir tout ça. Ensuite, avant de passer la porte de la clinique, faites de la place à l'histoire que vous allez écrire à partir de maintenant. Les injections, les rendez-vous, les prises de sang, la patience. Et dites-vous que ce chemin n'est pas moins légitime, il va être différent. Et une fois que vous avez fait la paix, avec ce bébé sous la couette que vous ne concentrez pas forcément, vous pouvez entrer dans votre parcours de PMA avec les mains libres, prêtes à vous concentrer sur ce qui compte vraiment, votre projet de bébé, tel qu'il va réellement se construire. Si vous vivez ce deuil-là en ce moment, juste avant de vous lancer, ou même si vous êtes en plein milieu du parcours parce que personne ne vous a laissé le temps ou vous a parlé de ce deuil avant, vous n'êtes pas fragile, vous vivez exactement ce que traverse chaque femme, chaque couple qui passe par la PMA, et vous pouvez le traverser. Ce n'est pas un obstacle sur votre chemin, c'est le passage qui vous prépare à tout ce qui vient après. y compris les bonnes nouvelles. J'espère que cet épisode vous aura aidé à mieux comprendre ce passage, ce deuil de la conception du bébé sous la couette, et qu'il vous aura fait du bien. Je vous remercie d'avoir écouté, et si vous connaissez une femme qui est sur le point de se lancer, ou qui est en plein dedans, n'hésitez pas à le partager, ça peut vraiment l'aider également. Et moi je vous retrouve très vite. pour un nouvel épisode de Parlons PMA. J'espère que cet épisode vous a plu. Si c'est le cas, n'hésitez pas à le partager autour de vous et à laisser une note ou un commentaire sur votre plateforme d'écoute préférée. Et si vous avez des questions, ou bien si vous souhaitez échanger avec moi, n'hésitez pas à m'écrire à info-lisajonia-coaching.com Vous retrouverez mon adresse mail dans la description de l'épisode. A bientôt !