Description
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Transcription
Bonjour à toutes et à tous et ravi de vous retrouver dans Parole d'expert sur H24. Comme d'habitude, vous savez, c'est une émission qui nous permet d'analyser ensemble et de vous permettre de décrypter ce qui fait l'actualité, qu'elle soit internationale, qu'elle soit nationale, qu'elle soit économique, qu'elle soit sociale, qu'elle soit politique. Et l'actualité d'aujourd'hui, eh bien, elle est sociale, elle peut être économique, elle est sanitaire aussi et elle est humaine. On va parler de la problématique des chiens errants. au Maroc avec un petit focus aussi sur une région du Maroc qui s'appelle Darboaza parce qu'on a eu pas mal de de une actualité assez chargée en la matière et avec des faits divers qui sont arrivés malheureux dans tout le Maroc que ça soit à d'Arla que ça soit avec des attaques de chiens errants qui ont eu des dénouements parfois dramatiques et on va essayer de comprendre comment pourquoi cela arrive comment et pourquoi cette situation n'est pas réglée Et avant qu'on commence cette émission, j'aimerais juste préciser qu'il y a des sujets qui sont délicats, qui peuvent être difficiles à traiter d'un point de vue politique, d'un point de vue géopolitique international, qui sont sensibles. On n'a jamais eu autant de mal à avoir du monde sur le plateau pour en parler. Et je sais qu'il y a des intervenants, il y a des associations, il y a des vétérinaires, il y a des autorités qui sont censées gérer le sujet. Eh bien, je peux vous dire que des gens se sont désistés, des gens ont peur de venir sur le plateau pour parler de la problématique des chiens errants. Ça faisait très, très, très, très longtemps, depuis que j'anime des émissions, que ce soit même en direct à la radio ou à la télévision, que j'avais eu autant de craintes. Donc, on va essayer de comprendre ce qui se passe. Pourquoi est-ce que c'est un sujet aussi sensible, aussi délicat, et qui empêche des gens et qui fait peur à des gens ?
de venir en parler par les experts spéciales chéran c'est tout et
s'il y en a un qui n'a pas peur de se faire mordre et bien c'est hamid faridi qui est avec moi que j'ai beaucoup de plaisir à recevoir. Ça va Hamid ? Oui,
très bien.
Alors Hamid, le problème c'est qu'à chaque fois que je t'amène pour parler de quelque chose ou qu'on en discute, il faut que je trouve la casquette. Donc on va te présenter ce que tu es, ton ADN. C'est auteur-réalisateur, ça c'est ta base. Sur les médias, on t'a né comme observateur aiguisé de les situations politiques. Tu as été ex-conseiller d'un ex-ministre. Et tu es surtout un défenseur de la cause animale. Je peux dire que tu es un éleveur de chevaux. Tu es un éleveur ou pas ? Oui, voilà. Tu es un éleveur de chevaux. Tu es aussi à l'initiative du festival ACED de Tzboreda, qui est ta passion, passion, passion, passion, passion. Et ça, je tenais à le préciser, parce que pour connaître la cause animale et la défendre jusqu'au bout des ongles, je pense que tu es vraiment la personne idoine et je suis ravi que tu aies accepté de venir en parler. Avant qu'on parle... de la situation des chiens errants, parce que tu as aussi, les chiens, c'est aussi une partie de ta vie, que ce soit en refuge, que ce soit en soins, et tu vas nous expliquer pourquoi il y a une telle crainte, une telle omerta sur, finalement, un problème qui est commun à beaucoup de pays, je suis allé swinner, que ce soit la Turquie, que ce soit la Bosnie-Herzégovine, que ce soit d'autres, en Europe aussi encore, en Europe orientale, on a... on a des pays qui sont... l'Algérie, à côté, la Tunisie, bref. Mais pourquoi c'est aussi problématique et aussi sensible ?
Parce qu'on a toujours du mal à comprendre ce qu'on ne respecte pas. À partir du moment où vous méprisez les chiens, et que culturellement, quelqu'un a dit un jour que les chiens étaient sales, c'était sale, ce n'est pas haram. Alors que le Coran dit totalement le contraire, ce que vous ne respectez pas, vous ne pouvez pas le comprendre. On ne pouvait même pas le gérer. Et c'est exactement ce qui se passe avec les chiens errants et les Ausha, les animaux errants en général. C'est qu'on les laisse de côté et puis on considère que c'est un sujet mineur jusqu'au jour où ça devient un sujet majeur et que ça menace même l'image de ton pays et que ça menace la sécurité des citoyens dans les quartiers et dans les villages et que ça devient un sujet majeur. Pourquoi ? Parce qu'on n'a jamais pris réellement la mesure de ce qu'est la gestion des animaux errants. Les villes grandissent. les villes débordent, vont sur les campagnes. Donc généralement, ce sont les villes qui vont chez les chiens et pas l'inverse. Et en allant dans l'univers ou l'environnement naturel d'un animal errant, l'animal qui était dans son village devient un animal errant. Beaucoup d'animaux qui étaient juste dans leur petit village, à côté de Darboisa ou à côté de Casablanca ou de Rabat, quand la ville s'est étendue, l'animal, personne ne s'en est occupé, et il est devenu errant.
Mais surtout, il faut... Alors, pourquoi Darboisa ? Parce que c'est vrai que ça a été une... C'est un excellent exemple. Une urbanisation sauvage, avec on construit, on construit, construit, n'importe comment, ça sera l'objet d'une autre émission, ça on y reviendra. Pour qu'on prouve. Non mais, il y a des chantiers, et dans les chantiers, vous avez les ouvriers qui restent souvent sur les chantiers, et ils prennent les chiens. Ça c'est un des phénomènes, il faut essayer de comprendre. Et une fois que le chantier est fini, et bien le chien, et bien on le bazarde. Ça, c'est une des explications, mais c'est ce qui fait qu'il y a beaucoup de chiens et des grands chiens. Ça aussi, il faut comprendre parce que ce sont des chiens de garde à la base. On a un chiffre qui est estimé à 1, 2, 1, 5 millions de chiens. Ce n'est pas commun. Après, c'est une estimation. Je ne sais pas d'où ça vient, mais en tout cas, c'est ce qu'on retrouve dans la littérature. Avant, encore une fois, qu'on s'attaque au problème et à la manière avec laquelle le gérer, avoir autant de chiens dans la rue... Est-ce que c'est dangereux ? On a eu des cas avec la mort de gens qui se sont fait attaquer par des meutes. Le chien social est un animal de meute. Et souvent, ça arrive quand il y a une meute et pas quand il y a un chien isolé, sauf s'il a la rage.
Tout être vivant qu'on laisse de côté, qu'on ne gère pas, dont on ne s'occupe pas, devient dangereux. Prenez un quartier périphérique, prenez une population de jeunes, de 15 à 25 ans, d'humains, d'êtres humains. Ne leur consacrez aucune attention, ne mettez pas l'éclairage public, ne les aidez pas à se faire soigner, ne vous occupez pas d'eux, ils deviendront dangereux. Ce n'est pas l'animal qui est par essence dangereux, c'est le fait de ne pas s'en occuper. C'est le fait de consacrer de l'argent par des budgets de l'État à travers les communes pour lutter contre ce qu'on appelle les nuisibles, qui ne comprennent pas qu'on ne peut pas tuer indéfiniment tous les chiens, on ne peut pas tuer tous les Ausha et ce n'est pas une solution. Et continuer dans l'erreur, même si beaucoup d'associations, moi j'ai appris en lisant aussi le commentaire des associations, et continuer dans la même voie en pensant qu'on peut venir à bout des animaux errants en les tuant. Or, aujourd'hui, la science, l'expérience nous apprend que...
On va arriver à ça pour qu'on comprenne justement comment on les traite. Est-ce qu'il y a finalement fait que... On a déjà fait, je pense, deux émissions sur le sujet, je pense, dans Parole d'experts, sur ces cinq dernières années. Pas beaucoup, mais ça nous a permis d'en parler. Et finalement, le problème n'est pas réglé. Si on prend Dalboisa ou d'autres régions, mais Dalboisa, encore une fois, on se concentre dessus, parce que c'est là où il y en a énormément, je pense, en concentration.
Tous les éléments du phénomène.
Voilà, et tous les éléments du phénomène. Il y a eu une agression d'une présidente d'association qui s'est fait agresser d'une manière assez incroyable. D'ailleurs, on l'a sollicité, puis elle est assez traumatisée par l'expérience. lorsque... Lorsqu'on décide et qu'on dit aux autorités qu'il faut aller nettoyer la zone, entre guillemets, nous qui aimons les animaux, qui aimons les chiens, moi j'en ai quatre, toi tu dois en avoir une bonne centaine dont tu t'occupes tous les jours, tout le monde s'inquiète. Tu es bien placé pour savoir qu'aujourd'hui les animaux domestiques, et c'est quelque chose qui est quand même assez intéressant, le marché des animaux domestiques... a explosé au Maroc, alors qu'avant, jamais on se serait dit que les Marocains auraient des chiens. Alors là, par contre, ça a explosé. Les franchises de l'alimentation animale, etc., les vétérinaires, bref, tant mieux. Mais lorsque les autorités décident de s'attaquer au problème, on tue les chiens avec une manière qui est tout simplement horrible et inhumaine.
Parce qu'on n'a pas compris comment le monde a changé.
Comment on les tue ? Je suis désolé, on va être cru parce que c'est... Il y a un moment donné, il faut juste qu'on sache comment on les tue, ça peut être aussi dangereux pour les riverains.
Il y a eu plusieurs phases. Il y a eu la phase horrible où on a fait appel à des prétendus chasseurs pour tirer à balle réelle sur des chiens dans la rue.
Donc on a fait comme des battues administratives pour les battre du côté de l'île.
Sauf qu'on l'a fait dans l'irrespect total de la loi parce qu'on tire à côté de rassemblements humains, d'habitations, de résidences. tuer des chiens, mais on en a blessé plusieurs qui sont offris avec des blessures, avec des pattes en lambeaux. Moi, j'ai eu parmi les chiens que j'ai eu à gérer, j'ai eu un chien qui n'avait plus de gueule, il y avait tous les dents, etc. Et cette phase-là, je pense qu'elle est arrêtée, parce que je pense que le ministère de l'Intérieur a donné le holà, a dit stop, on arrête, parce que c'est inhumain, parce que c'est abject pour l'image du Maroc. Encore une fois, encore une fois, c'est de l'image du Maroc que je n'entends pas. Oui,
je sais, mais je veux juste arrêter. Quand Et là, on pense à la famille des gens qui ont perdu quelqu'un parce qu'ils ont été attaqués par les chiens. Il y a de l'émotion. C'est horrible ce qui s'est passé. On ne peut même pas imaginer. Après, directement derrière, les gens disaient « What's up ? »
Oui, mais bon, ce cheminement ne peut pas être le cheminement d'un responsable politique ou d'un gestionnaire.
À l'échelle du d'un responsable.
Ça ne peut pas être le raisonnement du ministre de l'Intérieur. Ça ne peut pas être le raisonnement des parlementaires. Ça ne peut pas être le raisonnement. des présidents de communes. Sauf que c'est le comportement typique des gens, des responsables, qui se font déborder par un problème. Et quand une fois, quand je dis qu'on n'a pas géré un problème pendant des années et que maintenant on le prend dans la figure, je m'excuse du terme, on essaie de trouver des solutions. Parmi les solutions qui viennent, surtout pour un président d'une commune rurale ou d'une petite commune quelque part, agit, c'est chien qui nous font problème, on va les éliminer. Allez, le 2-3 chasseurs du coin, je vous achète des cartouches, on fait une razzia le petit matin et c'est fini. Sauf que ça... ça génère des effets.
On a bien vu que ça ne fonctionne pas.
Ça ne marche pas.
Déjà, enlevant le côté émotionnel, horrible et sauvage. Il n'y a pas d'émotionnel,
c'est ce que tu es en train de dire.
Ça ne marche pas ?
Non. Pourquoi ? Parce que techniquement, il y aura un ou deux chiens qui auront vécu à cela, ou trois chiens. Ils vont commencer à avoir peur des chasseurs, ils vont commencer à sentir l'odeur des cartouches, et ils s'en vont avant que la tuerie ne commence. Mais vous savez qu'une chienne peut produire, une chienne qui a une vie de rue. elle va vivre jusqu'à 8 ans, elle va produire entre 50 et 100 chiots.
Avec un taux de mortalité élevé, mais ça reste combien de chiots ?
Non mais je dis que là-dedans, s'il ne reste que 50 chiots, c'est déjà 50 chiens qui vont se reproduire dès l'âge de 6 mois. Donc une chienne peut repeupler une région de milliers de chiens. Une chienne. Ça veut dire que ça ne sert à rien de les tuer. Ce qu'il faut, c'est arrêter la production de chiots. C'est arrêter d'avoir des naissances de chiots. C'est responsabiliser les gens qui ont des chiens pour que leurs chiens ne deviennent pas, encore une fois, les gens l'oublient. Vous savez que parmi les chiens errants, il y a plein de chiens de race.
Il y a des chiens abandonnés. Oui,
il y a des chiens abandonnés et des chiens de race qui ont été achetés en animalerie ou qui ont été achetés ailleurs et qu'au bout d'un moment, on lâche l'animal et l'animal devient un chien errant. Chien errant, ce n'est pas une race. Chien errant, ce n'est pas le chien beldi de la rue. Ce n'est pas une race. Et le pire danger de tout ça, c'est le jour où on réalise qu'en continuant à faire à l'aveuglette, On a arrêté l'abattage par tir de carabine, mais on est arrivé à l'abattage d'une autre manière. Puis quelqu'un a trouvé l'idée d'envoyer tous les chiens de Casablanca à la décharge de Mediona. Comme si la décharge était une solution. Et quand je posais la question, mais la décharge, il y a quoi ? Il y a un refuge ? Oui, il y a un refuge.
Sur ce qui est censé ne plus exister. Oui,
elle n'existe plus généralement. J'ai bien lu qu'elle n'existait plus. Mais on envoie les chiens là-bas, je ne sais pas pourquoi. Et puis je me dis que ces chiens-là qu'on envoie, qui ne sont pas stérilisés ni rien, Ils vont produire des milliers de choux qui vont revenir en ville, premièrement, avec plus de réflexes de survie. Ça veut dire qu'ils vont essayer de survivre en échappant.
Et avec plus de pathologies, j'imagine.
Plus de pathologies, plus d'instincts de survie, plus de prudence vis-à-vis de l'homme et plus de dangerosité. Parce que quand ils sont nombreux et qu'il y a un cadrage, c'est tout le monde qui est en malade, que tout le monde qui contracte le virus, donc la transmission à l'homme est possible. Et en même temps, ces animaux-là deviennent dangereux parce qu'ils vont vivre en meute, ils vont chercher à se nourrir. Et tout ce qui peut représenter de la bouffe, un troupeau de moutons, de chèvres, ils vont manger. Ceci étant dit, moi j'ai observé depuis les derniers mois, tous les cas, j'ai essayé d'avoir une information sur les cas d'attaque des humains.
Alors c'était quoi ?
Très souvent, d'abord c'est des fake news parce qu'on dit, ah un enfant a été attaqué dans tel village. Quand je réalise, on ne sait jamais, personne n'a été fouillé si cet enfant a été mordu parce qu'il était par terre blessé par une autre cause ou parce que les chiens l'ont attaqué. Généralement les chiens attaquent parce qu'ils sont dans un effet de meute. Mais en même temps, j'aimerais bien qu'un jour, on arrête de croire que c'est très facile de justifier une blessure ou une attaque de chien par le fait que les chiens existent. C'est par le fait que les chiens ne sont pas gérés. Et dès qu'on commence à gérer, comme certains pays l'ont fait, la Turquie, etc., l'animal devient un auxiliaire de santé. Et cette idée-là, elle est essentielle pour moi. J'aimerais bien en parler avec vous.
On va en parler. Il y a aussi le comportement des... nos comportements, le comportement des enfants vis-à-vis des chiens. On a l'impression que quand on voit, et moi je l'observe... de qui connaissons bien les chiens et qui, voilà, avec une certaine expérience, on sait garder notre sang-froid et on sait reconnaître le comportement d'un chien qui est vraiment agressif ou un chien qui a seulement peur ou un chien qui essaie juste d'avoir un précarité. Souvent, on voit que le comportement humain peut provoquer un état. Mais ça, c'est autre chose. Les solutions qui ont été... Je vois des benchmarks qui sont à travers le monde. Alors, ce fameux... TNVR, c'est en anglais, c'est Trap, c'est Capture, Noter, Stérilisation, Vaccinate, Vaccination et Return, Remise en liberté. Donc on est dans une démarche. Mais pourquoi ? Non mais voilà, on les prend. on les vaccine, on les stérilise, on les vaccine et on les remet en liberté. Ça, c'est quelque chose qui a été fait, je regarde, en Thaïlande. En Thaïlande, il y a une fondation qui a mis en place le programme de stérilisation. C'était dans la région de Phuket, donc très touristique. On revient au même, donc vous imaginez bien ce que ça pouvait donner comme problème. Ça a réduit la population de chiens errants de 80 000 à 6 000. C'est énorme. Alors vous imaginez, rien que 80 000 chiens dans la région de Phuket, c'est énorme. C'est déjà beaucoup plus que ce qu'on peut trouver dans la région de Darwaza. Ça a été fait en Bosnie-Herzégovine. Ça a diminué le cas de rage et les attaques. Et la Turquie. Alors il y a une loi qui oblige les municipalités à capturer, vacciner, stériliser et relâcher. Donc c'est ce qu'on vient de vous dire. Et puis il y a eu un scandale. Parce que pareil, il y a eu des manières de faire qui ont été jugées extrêmement agressives. Et si vous êtes, moi je suis allé à Istanbul en janvier, on voit encore des chiens. Alors il n'y en a pas beaucoup.
Bon santé.
Mais baguets, en plus c'est des très gros chiens, parce que les races de cette partie de l'Europe et de l'Asie, Berger d'Anatolisme fait partie des chiens les plus gros, ils sont là, des gros nounours qui sont dans la rue sans aucun problème. Cette technique-là, ça demande du pognon. On va dire ça comme ça, ça demande des moyens. Donc, combien ça coûte ? de stériliser un chien, une chienne, et de les remettre dans la rue.
Je vais essayer de ne pas faire dans la fausse modestie celle qui caractérise généralement les gens qui prennent la parole et qui finissent par ne rien dire. Vous savez, j'ai lu, j'ai trouvé...
Je vais garder cette phrase. Oui, bien sûr.
Malheureusement, malheureusement, au Maroc, nous avons beaucoup de situations comme ça où les gens essaient de faire de la fausse... Vous savez que la ville de Casablanca, par exemple, a signé un accord avec Casabea pour, je crois, 20 millions d'Iraans par an, et j'ai vu que c'était en 2019. Donc un petit calcul, combien de millions de dirhams ont été transmis et pour quels résultats ? C'est là où on doit commencer à poser la question aux responsables de la chose publique. Quels résultats avons-nous obtenus ? Les responsables de la chose publique, ça va du président de la commune à l'élu parlementaire, à la présidente de la ville de Casablanca, au vétérinaire, le plus petit vétérinaire de Casablanca, doit pouvoir donner la réponse. La réponse est claire, dans la rue, il y a plein de chiens, on est obligé encore de les gérer de manière barbare. Vous savez, moi je ne suis pas contre le fait d'attraper certains chiens et de les éliminer. Je ne suis pas contre ça. Pourquoi ? Ça doit se faire juste dans le respect de la dignité d'un animal ou d'un être vivant. L'euthanasie est une solution pour certains.
Un chien enrasé, on n'a pas le choix.
Avant même de le chien enrasé, il y a des chiens réellement agressifs, qui sont très peu nombreux. Mais ces chiens réellement agressifs à l'humain et qui peuvent représenter un danger, moi je n'ai aucun problème à les euthanasier, mais dans la douceur. parce qu'il devient une menace pour tout le monde, y compris pour les autres chiens. Mais dans la rue, vous savez quand je reçois un animal, et que cet animal, ce chien, il n'y a pas trois jours, j'ai reçu trois chiens chez moi pour m'en occuper parce qu'ils allaient être tués. Ils n'ont pas mangé le premier jour, ils n'ont pas mangé le deuxième jour. Ils ont commencé à toucher, comme disent ces chiens, ils m'aboyaient dessus. Au troisième jour, ils viennent lécher ma main, ils viennent chercher des caresses. Le chien est fait par Dieu pour vivre près des autres. C'est comme mettre un chien dans un grand parc d'un hectare. Il viendra vivre à côté du portail. Pourquoi ? Parce qu'il a envie d'avoir du contact humain. La seule grande qualité du chien, c'est qu'il a envie, vraiment, de croire en l'homme encore et encore. Et nous, on considère que ce chien qui se déplace en meute et qui est errant est une menace parce qu'on ne le gère pas. C'est notre défaillance qu'il faut juger, pas le chien. Aujourd'hui, pourquoi la technique, le benchmark de capturer, stériliser, vacciner, relâcher ? Parce qu'on ne peut venir à bout des animaux errants et des animaux en général. que à travers cette technique-là. Un, parce que cette technique suppose du respect et suppose que cet animal a un rôle. C'est comment transformer les chiens. Vous savez, ici à Riviera, il y a 4-5 chiens qui sont tagués, vaccinés et tout. Ils sont là depuis 5 ans, 6 ans, 7 ans. Il n'y a plus aucun chien qui vient à Riviera. Pourquoi ? Ces chiens sont devenus des auxiliaires de santé publique. Ces chiens, une fois vaccinés, vont empêcher des chiens errants, d'autres, de venir. C'est leur territoire. Donc, on va figer les animaux. Ils vont être dans leur territoire. La nuit, si vous passez avec votre chien, ils vont vous aboyer dessus. sans jamais aller au-delà. Pourquoi ? Parce qu'ils ne veulent pas d'un intrus dans le territoire. Ça, même si on devait payer les chiens, on ne les paiera pas assez pour assurer cette veille sanitaire. Et vu qu'ils sont vaccinés, vu qu'ils sont suivis, tagués, normalement, on devrait aussi avoir un fichier informatique national de tous les chiens, qu'on ne fait pas pour je ne sais pas. Vous savez, 20 millions d'Irams par an, je vous le dis très clairement, c'est pas rien. Je pense qu'avec 20 millions d'Irams sur 5 ans, j'aurais réduit sensiblement les animaux errants de Casablanca.
Alors, juste pour qu'on soit factuel. vaccination, stérilisation. La stérilisation, c'est devenu une opération chez le vétérinaire qui va très vite. Sauf s'il y a des complications qui peuvent arriver.
Et même qu'il y a d'autres techniques de dégâts qu'on n'utilise pas encore, mais qui sont encore plus rapides.
Combien ça coûte par chien ?
Chez un vétérinaire privé ? Oui. Pour la protection du mâle, il est autour de 310 rangs pour un mâle et plutôt de 510 rangs pour une femelle.
300, 500. Oui. Ça c'est pour une opération unitaire. Si on a une convention pour faire un truc, on peut descendre à...
Pourquoi est-ce qu'on fera une convention ? Il y a les vétérinaires diplômés qui cherchent du travail au Maroc. On pourrait avoir une très belle équipe d'une centaine de vétérinaires.
Qui ne fassent que ça.
Qui ne fassent que ça. et ce sera une très belle expérience de l'OMV, supervisée par des vétérinaires. plus expérimenté et on pourra faire peut-être 200, 300, 1000 chiens par jour. Vous savez, on peut le faire avec le même budget de 20 millions d'irambes. Mais quand on utilise 20 millions d'irambes pour payer des fonctionnaires qui vont travailler 3 heures par jour, ça ne marchera pas. Il faut qu'il y ait un vrai travail. Ça, c'est une cause nationale. Les chiens erront, les animaux erront. C'est une cause nationale. Au même titre que toutes les autres causes nationales du Maroc. Pourquoi ? Parce qu'il y va de l'image du Maroc, de la crédibilité du Maroc. Nous sommes... Vous savez la Turquie ? Pourquoi la Turquie a géré ses chiens ? Ce n'est pas parce qu'ils sont plus amoureux des chiens que nous, c'est parce qu'ils ont l'industrie du tourisme qui compte. Vous ne pouvez pas aujourd'hui prêter le flot pour qu'on vous attaque, qu'on vous tape dessus en Allemagne, en France, aux Etats-Unis, au Canada, pour en disant ce chien est barbare avec les animaux, alors que vous avez les moyens techniques, humains, de faire autrement.
On va finir l'émission en reprenant la question que j'ai posée au départ. Ceci étant dit, pourquoi est-ce que c'est un sujet aussi sensible ? Tu m'as répondu au démarrage en me faisant une belle... Une belle digression philosophique. Là, j'aimerais, d'un point de vue concret, qu'est-ce qui se passe ? Il y a du détournement d'argent, il y a des gens qui ont un intérêt à ce que les associations, ou pseudo-associations, parce qu'il y a des associations qui ne sont pas totalement formées d'un point de vue légal. Donc bon, après, elles font ce qu'elles peuvent, ça ne veut pas dire qu'elles font n'importe quoi. Ça veut dire que d'un point de vue administratif, elles n'existent pas sur le papier, des choses qu'on a vérifiées, peu importe. Quel est le problème ? Je n'ai jamais eu autant de... Encore une fois, je le rappelle, je l'ai dit au début de l'émission, on traite de sujets extrêmement sensibles, on n'a jamais eu autant de problèmes à avoir quelqu'un sur le plateau.
Parce que c'est un sujet qui dérange.
Non mais ça j'ai compris.
Il dérange à quel niveau ? Les associations ont du pain sur la planche, elles doivent se remettre à un niveau, elles doivent refaire leur...
Administrativement.
Administrativement, pardon.
Ça c'est la première chose.
Et quand elles sont comme ça, elles n'arrivent pas à justifier la gestion de leurs fonds. D'accord. Deuxièmement, les pouvoirs publics, Le ministère de l'Intérieur Je pense que la décision est prise de gérer différemment.
Je pense,
je viens de l'apprendre il y a deux jours, que le ministère de l'Intérieur demande aux grandes villes, notamment, d'avoir des unités mobiles et de faire ce travail de capture, etc. Mais, encore une fois, vous savez, la différence entre ce qui se décide au lieu et ce qui se pratique sur le terrain est très grande, dans tous les CGU en Maroc, pas seulement pour ça. Parce que, justement, quand j'ai vu ce qui s'est passé à Dalboisa, quand j'ai vu des voitures flambant neuves, trois véhicules, trois, etc., je me suis dit, mais qui sont ces gens ? Des fonctionnaires ? Des grands bras ? des auxiliaires, des gens qui travaillent à la journée. D'abord, il faut clarifier que ceux qui gèrent la chose publique en matière d'animaux errants doivent être clairement mentionnés, doivent porter des uniformes, que ces gens-là soient régis par un code de déontologie. Pourquoi ?
Question. Est-ce que la solution, ce n'est pas de faire passer ça, si on prend ça à bras le corps, de faire des appels d'offres et de passer par des entités privées ?
La solution, c'est un union. Pour voir public. ONG et organisme privé. C'est pourquoi le privé va vers l'efficacité. Les ONG vont aller vers le respect, la dignité et l'éthique. C'est ça leur boulot, c'est ça leur rôle. Et le pouvoir public, c'est financer et encadrer, émettre des textes de loi. Vous savez, demain, je veux qu'il y ait un texte de loi qui oblige tout propriétaire de chiens à identifier son animal et à tenir un carnet de vaccination. Tant qu'on a des animaux non identifiés, on produira des chiens errants.
Et tenez vos gros chiens en laisse. Tenez vos chiens en laisse. Ça aussi, c'est extrêmement important parce que des fois, lorsque vous avez des chiens qui arrivent, vous ne savez pas vous comporter et beaucoup de morsures arrivent quand on veut intervenir entre des chiens alors que les chiens, pour les laisser se débrouiller entre eux, qu'ils soient grands ou petits, ils savent exactement quelle est la place de l'autre. Merci beaucoup Hamid d'avoir été avec nous. Ça nous a permis vraiment de décrypter les choses et j'espère qu'on referait une émission avec d'autres intervenants aussi, avec toi aussi, pour qu'on voit et qu'on fasse un point, c'est un point extrêmement important. Et n'hésitez pas à réagir. Si vous préférez la parole aux images, vous savez que vous pouvez retrouver ce podcast en audio sur toutes les bonnes plateformes. Et nous, on se retrouve très vite sur H24 pour un autre Parole d'Expert. Bye bye.
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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Bonjour à toutes et à tous et ravi de vous retrouver dans Parole d'expert sur H24. Comme d'habitude, vous savez, c'est une émission qui nous permet d'analyser ensemble et de vous permettre de décrypter ce qui fait l'actualité, qu'elle soit internationale, qu'elle soit nationale, qu'elle soit économique, qu'elle soit sociale, qu'elle soit politique. Et l'actualité d'aujourd'hui, eh bien, elle est sociale, elle peut être économique, elle est sanitaire aussi et elle est humaine. On va parler de la problématique des chiens errants. au Maroc avec un petit focus aussi sur une région du Maroc qui s'appelle Darboaza parce qu'on a eu pas mal de de une actualité assez chargée en la matière et avec des faits divers qui sont arrivés malheureux dans tout le Maroc que ça soit à d'Arla que ça soit avec des attaques de chiens errants qui ont eu des dénouements parfois dramatiques et on va essayer de comprendre comment pourquoi cela arrive comment et pourquoi cette situation n'est pas réglée Et avant qu'on commence cette émission, j'aimerais juste préciser qu'il y a des sujets qui sont délicats, qui peuvent être difficiles à traiter d'un point de vue politique, d'un point de vue géopolitique international, qui sont sensibles. On n'a jamais eu autant de mal à avoir du monde sur le plateau pour en parler. Et je sais qu'il y a des intervenants, il y a des associations, il y a des vétérinaires, il y a des autorités qui sont censées gérer le sujet. Eh bien, je peux vous dire que des gens se sont désistés, des gens ont peur de venir sur le plateau pour parler de la problématique des chiens errants. Ça faisait très, très, très, très longtemps, depuis que j'anime des émissions, que ce soit même en direct à la radio ou à la télévision, que j'avais eu autant de craintes. Donc, on va essayer de comprendre ce qui se passe. Pourquoi est-ce que c'est un sujet aussi sensible, aussi délicat, et qui empêche des gens et qui fait peur à des gens ?
de venir en parler par les experts spéciales chéran c'est tout et
s'il y en a un qui n'a pas peur de se faire mordre et bien c'est hamid faridi qui est avec moi que j'ai beaucoup de plaisir à recevoir. Ça va Hamid ? Oui,
très bien.
Alors Hamid, le problème c'est qu'à chaque fois que je t'amène pour parler de quelque chose ou qu'on en discute, il faut que je trouve la casquette. Donc on va te présenter ce que tu es, ton ADN. C'est auteur-réalisateur, ça c'est ta base. Sur les médias, on t'a né comme observateur aiguisé de les situations politiques. Tu as été ex-conseiller d'un ex-ministre. Et tu es surtout un défenseur de la cause animale. Je peux dire que tu es un éleveur de chevaux. Tu es un éleveur ou pas ? Oui, voilà. Tu es un éleveur de chevaux. Tu es aussi à l'initiative du festival ACED de Tzboreda, qui est ta passion, passion, passion, passion, passion. Et ça, je tenais à le préciser, parce que pour connaître la cause animale et la défendre jusqu'au bout des ongles, je pense que tu es vraiment la personne idoine et je suis ravi que tu aies accepté de venir en parler. Avant qu'on parle... de la situation des chiens errants, parce que tu as aussi, les chiens, c'est aussi une partie de ta vie, que ce soit en refuge, que ce soit en soins, et tu vas nous expliquer pourquoi il y a une telle crainte, une telle omerta sur, finalement, un problème qui est commun à beaucoup de pays, je suis allé swinner, que ce soit la Turquie, que ce soit la Bosnie-Herzégovine, que ce soit d'autres, en Europe aussi encore, en Europe orientale, on a... on a des pays qui sont... l'Algérie, à côté, la Tunisie, bref. Mais pourquoi c'est aussi problématique et aussi sensible ?
Parce qu'on a toujours du mal à comprendre ce qu'on ne respecte pas. À partir du moment où vous méprisez les chiens, et que culturellement, quelqu'un a dit un jour que les chiens étaient sales, c'était sale, ce n'est pas haram. Alors que le Coran dit totalement le contraire, ce que vous ne respectez pas, vous ne pouvez pas le comprendre. On ne pouvait même pas le gérer. Et c'est exactement ce qui se passe avec les chiens errants et les Ausha, les animaux errants en général. C'est qu'on les laisse de côté et puis on considère que c'est un sujet mineur jusqu'au jour où ça devient un sujet majeur et que ça menace même l'image de ton pays et que ça menace la sécurité des citoyens dans les quartiers et dans les villages et que ça devient un sujet majeur. Pourquoi ? Parce qu'on n'a jamais pris réellement la mesure de ce qu'est la gestion des animaux errants. Les villes grandissent. les villes débordent, vont sur les campagnes. Donc généralement, ce sont les villes qui vont chez les chiens et pas l'inverse. Et en allant dans l'univers ou l'environnement naturel d'un animal errant, l'animal qui était dans son village devient un animal errant. Beaucoup d'animaux qui étaient juste dans leur petit village, à côté de Darboisa ou à côté de Casablanca ou de Rabat, quand la ville s'est étendue, l'animal, personne ne s'en est occupé, et il est devenu errant.
Mais surtout, il faut... Alors, pourquoi Darboisa ? Parce que c'est vrai que ça a été une... C'est un excellent exemple. Une urbanisation sauvage, avec on construit, on construit, construit, n'importe comment, ça sera l'objet d'une autre émission, ça on y reviendra. Pour qu'on prouve. Non mais, il y a des chantiers, et dans les chantiers, vous avez les ouvriers qui restent souvent sur les chantiers, et ils prennent les chiens. Ça c'est un des phénomènes, il faut essayer de comprendre. Et une fois que le chantier est fini, et bien le chien, et bien on le bazarde. Ça, c'est une des explications, mais c'est ce qui fait qu'il y a beaucoup de chiens et des grands chiens. Ça aussi, il faut comprendre parce que ce sont des chiens de garde à la base. On a un chiffre qui est estimé à 1, 2, 1, 5 millions de chiens. Ce n'est pas commun. Après, c'est une estimation. Je ne sais pas d'où ça vient, mais en tout cas, c'est ce qu'on retrouve dans la littérature. Avant, encore une fois, qu'on s'attaque au problème et à la manière avec laquelle le gérer, avoir autant de chiens dans la rue... Est-ce que c'est dangereux ? On a eu des cas avec la mort de gens qui se sont fait attaquer par des meutes. Le chien social est un animal de meute. Et souvent, ça arrive quand il y a une meute et pas quand il y a un chien isolé, sauf s'il a la rage.
Tout être vivant qu'on laisse de côté, qu'on ne gère pas, dont on ne s'occupe pas, devient dangereux. Prenez un quartier périphérique, prenez une population de jeunes, de 15 à 25 ans, d'humains, d'êtres humains. Ne leur consacrez aucune attention, ne mettez pas l'éclairage public, ne les aidez pas à se faire soigner, ne vous occupez pas d'eux, ils deviendront dangereux. Ce n'est pas l'animal qui est par essence dangereux, c'est le fait de ne pas s'en occuper. C'est le fait de consacrer de l'argent par des budgets de l'État à travers les communes pour lutter contre ce qu'on appelle les nuisibles, qui ne comprennent pas qu'on ne peut pas tuer indéfiniment tous les chiens, on ne peut pas tuer tous les Ausha et ce n'est pas une solution. Et continuer dans l'erreur, même si beaucoup d'associations, moi j'ai appris en lisant aussi le commentaire des associations, et continuer dans la même voie en pensant qu'on peut venir à bout des animaux errants en les tuant. Or, aujourd'hui, la science, l'expérience nous apprend que...
On va arriver à ça pour qu'on comprenne justement comment on les traite. Est-ce qu'il y a finalement fait que... On a déjà fait, je pense, deux émissions sur le sujet, je pense, dans Parole d'experts, sur ces cinq dernières années. Pas beaucoup, mais ça nous a permis d'en parler. Et finalement, le problème n'est pas réglé. Si on prend Dalboisa ou d'autres régions, mais Dalboisa, encore une fois, on se concentre dessus, parce que c'est là où il y en a énormément, je pense, en concentration.
Tous les éléments du phénomène.
Voilà, et tous les éléments du phénomène. Il y a eu une agression d'une présidente d'association qui s'est fait agresser d'une manière assez incroyable. D'ailleurs, on l'a sollicité, puis elle est assez traumatisée par l'expérience. lorsque... Lorsqu'on décide et qu'on dit aux autorités qu'il faut aller nettoyer la zone, entre guillemets, nous qui aimons les animaux, qui aimons les chiens, moi j'en ai quatre, toi tu dois en avoir une bonne centaine dont tu t'occupes tous les jours, tout le monde s'inquiète. Tu es bien placé pour savoir qu'aujourd'hui les animaux domestiques, et c'est quelque chose qui est quand même assez intéressant, le marché des animaux domestiques... a explosé au Maroc, alors qu'avant, jamais on se serait dit que les Marocains auraient des chiens. Alors là, par contre, ça a explosé. Les franchises de l'alimentation animale, etc., les vétérinaires, bref, tant mieux. Mais lorsque les autorités décident de s'attaquer au problème, on tue les chiens avec une manière qui est tout simplement horrible et inhumaine.
Parce qu'on n'a pas compris comment le monde a changé.
Comment on les tue ? Je suis désolé, on va être cru parce que c'est... Il y a un moment donné, il faut juste qu'on sache comment on les tue, ça peut être aussi dangereux pour les riverains.
Il y a eu plusieurs phases. Il y a eu la phase horrible où on a fait appel à des prétendus chasseurs pour tirer à balle réelle sur des chiens dans la rue.
Donc on a fait comme des battues administratives pour les battre du côté de l'île.
Sauf qu'on l'a fait dans l'irrespect total de la loi parce qu'on tire à côté de rassemblements humains, d'habitations, de résidences. tuer des chiens, mais on en a blessé plusieurs qui sont offris avec des blessures, avec des pattes en lambeaux. Moi, j'ai eu parmi les chiens que j'ai eu à gérer, j'ai eu un chien qui n'avait plus de gueule, il y avait tous les dents, etc. Et cette phase-là, je pense qu'elle est arrêtée, parce que je pense que le ministère de l'Intérieur a donné le holà, a dit stop, on arrête, parce que c'est inhumain, parce que c'est abject pour l'image du Maroc. Encore une fois, encore une fois, c'est de l'image du Maroc que je n'entends pas. Oui,
je sais, mais je veux juste arrêter. Quand Et là, on pense à la famille des gens qui ont perdu quelqu'un parce qu'ils ont été attaqués par les chiens. Il y a de l'émotion. C'est horrible ce qui s'est passé. On ne peut même pas imaginer. Après, directement derrière, les gens disaient « What's up ? »
Oui, mais bon, ce cheminement ne peut pas être le cheminement d'un responsable politique ou d'un gestionnaire.
À l'échelle du d'un responsable.
Ça ne peut pas être le raisonnement du ministre de l'Intérieur. Ça ne peut pas être le raisonnement des parlementaires. Ça ne peut pas être le raisonnement. des présidents de communes. Sauf que c'est le comportement typique des gens, des responsables, qui se font déborder par un problème. Et quand une fois, quand je dis qu'on n'a pas géré un problème pendant des années et que maintenant on le prend dans la figure, je m'excuse du terme, on essaie de trouver des solutions. Parmi les solutions qui viennent, surtout pour un président d'une commune rurale ou d'une petite commune quelque part, agit, c'est chien qui nous font problème, on va les éliminer. Allez, le 2-3 chasseurs du coin, je vous achète des cartouches, on fait une razzia le petit matin et c'est fini. Sauf que ça... ça génère des effets.
On a bien vu que ça ne fonctionne pas.
Ça ne marche pas.
Déjà, enlevant le côté émotionnel, horrible et sauvage. Il n'y a pas d'émotionnel,
c'est ce que tu es en train de dire.
Ça ne marche pas ?
Non. Pourquoi ? Parce que techniquement, il y aura un ou deux chiens qui auront vécu à cela, ou trois chiens. Ils vont commencer à avoir peur des chasseurs, ils vont commencer à sentir l'odeur des cartouches, et ils s'en vont avant que la tuerie ne commence. Mais vous savez qu'une chienne peut produire, une chienne qui a une vie de rue. elle va vivre jusqu'à 8 ans, elle va produire entre 50 et 100 chiots.
Avec un taux de mortalité élevé, mais ça reste combien de chiots ?
Non mais je dis que là-dedans, s'il ne reste que 50 chiots, c'est déjà 50 chiens qui vont se reproduire dès l'âge de 6 mois. Donc une chienne peut repeupler une région de milliers de chiens. Une chienne. Ça veut dire que ça ne sert à rien de les tuer. Ce qu'il faut, c'est arrêter la production de chiots. C'est arrêter d'avoir des naissances de chiots. C'est responsabiliser les gens qui ont des chiens pour que leurs chiens ne deviennent pas, encore une fois, les gens l'oublient. Vous savez que parmi les chiens errants, il y a plein de chiens de race.
Il y a des chiens abandonnés. Oui,
il y a des chiens abandonnés et des chiens de race qui ont été achetés en animalerie ou qui ont été achetés ailleurs et qu'au bout d'un moment, on lâche l'animal et l'animal devient un chien errant. Chien errant, ce n'est pas une race. Chien errant, ce n'est pas le chien beldi de la rue. Ce n'est pas une race. Et le pire danger de tout ça, c'est le jour où on réalise qu'en continuant à faire à l'aveuglette, On a arrêté l'abattage par tir de carabine, mais on est arrivé à l'abattage d'une autre manière. Puis quelqu'un a trouvé l'idée d'envoyer tous les chiens de Casablanca à la décharge de Mediona. Comme si la décharge était une solution. Et quand je posais la question, mais la décharge, il y a quoi ? Il y a un refuge ? Oui, il y a un refuge.
Sur ce qui est censé ne plus exister. Oui,
elle n'existe plus généralement. J'ai bien lu qu'elle n'existait plus. Mais on envoie les chiens là-bas, je ne sais pas pourquoi. Et puis je me dis que ces chiens-là qu'on envoie, qui ne sont pas stérilisés ni rien, Ils vont produire des milliers de choux qui vont revenir en ville, premièrement, avec plus de réflexes de survie. Ça veut dire qu'ils vont essayer de survivre en échappant.
Et avec plus de pathologies, j'imagine.
Plus de pathologies, plus d'instincts de survie, plus de prudence vis-à-vis de l'homme et plus de dangerosité. Parce que quand ils sont nombreux et qu'il y a un cadrage, c'est tout le monde qui est en malade, que tout le monde qui contracte le virus, donc la transmission à l'homme est possible. Et en même temps, ces animaux-là deviennent dangereux parce qu'ils vont vivre en meute, ils vont chercher à se nourrir. Et tout ce qui peut représenter de la bouffe, un troupeau de moutons, de chèvres, ils vont manger. Ceci étant dit, moi j'ai observé depuis les derniers mois, tous les cas, j'ai essayé d'avoir une information sur les cas d'attaque des humains.
Alors c'était quoi ?
Très souvent, d'abord c'est des fake news parce qu'on dit, ah un enfant a été attaqué dans tel village. Quand je réalise, on ne sait jamais, personne n'a été fouillé si cet enfant a été mordu parce qu'il était par terre blessé par une autre cause ou parce que les chiens l'ont attaqué. Généralement les chiens attaquent parce qu'ils sont dans un effet de meute. Mais en même temps, j'aimerais bien qu'un jour, on arrête de croire que c'est très facile de justifier une blessure ou une attaque de chien par le fait que les chiens existent. C'est par le fait que les chiens ne sont pas gérés. Et dès qu'on commence à gérer, comme certains pays l'ont fait, la Turquie, etc., l'animal devient un auxiliaire de santé. Et cette idée-là, elle est essentielle pour moi. J'aimerais bien en parler avec vous.
On va en parler. Il y a aussi le comportement des... nos comportements, le comportement des enfants vis-à-vis des chiens. On a l'impression que quand on voit, et moi je l'observe... de qui connaissons bien les chiens et qui, voilà, avec une certaine expérience, on sait garder notre sang-froid et on sait reconnaître le comportement d'un chien qui est vraiment agressif ou un chien qui a seulement peur ou un chien qui essaie juste d'avoir un précarité. Souvent, on voit que le comportement humain peut provoquer un état. Mais ça, c'est autre chose. Les solutions qui ont été... Je vois des benchmarks qui sont à travers le monde. Alors, ce fameux... TNVR, c'est en anglais, c'est Trap, c'est Capture, Noter, Stérilisation, Vaccinate, Vaccination et Return, Remise en liberté. Donc on est dans une démarche. Mais pourquoi ? Non mais voilà, on les prend. on les vaccine, on les stérilise, on les vaccine et on les remet en liberté. Ça, c'est quelque chose qui a été fait, je regarde, en Thaïlande. En Thaïlande, il y a une fondation qui a mis en place le programme de stérilisation. C'était dans la région de Phuket, donc très touristique. On revient au même, donc vous imaginez bien ce que ça pouvait donner comme problème. Ça a réduit la population de chiens errants de 80 000 à 6 000. C'est énorme. Alors vous imaginez, rien que 80 000 chiens dans la région de Phuket, c'est énorme. C'est déjà beaucoup plus que ce qu'on peut trouver dans la région de Darwaza. Ça a été fait en Bosnie-Herzégovine. Ça a diminué le cas de rage et les attaques. Et la Turquie. Alors il y a une loi qui oblige les municipalités à capturer, vacciner, stériliser et relâcher. Donc c'est ce qu'on vient de vous dire. Et puis il y a eu un scandale. Parce que pareil, il y a eu des manières de faire qui ont été jugées extrêmement agressives. Et si vous êtes, moi je suis allé à Istanbul en janvier, on voit encore des chiens. Alors il n'y en a pas beaucoup.
Bon santé.
Mais baguets, en plus c'est des très gros chiens, parce que les races de cette partie de l'Europe et de l'Asie, Berger d'Anatolisme fait partie des chiens les plus gros, ils sont là, des gros nounours qui sont dans la rue sans aucun problème. Cette technique-là, ça demande du pognon. On va dire ça comme ça, ça demande des moyens. Donc, combien ça coûte ? de stériliser un chien, une chienne, et de les remettre dans la rue.
Je vais essayer de ne pas faire dans la fausse modestie celle qui caractérise généralement les gens qui prennent la parole et qui finissent par ne rien dire. Vous savez, j'ai lu, j'ai trouvé...
Je vais garder cette phrase. Oui, bien sûr.
Malheureusement, malheureusement, au Maroc, nous avons beaucoup de situations comme ça où les gens essaient de faire de la fausse... Vous savez que la ville de Casablanca, par exemple, a signé un accord avec Casabea pour, je crois, 20 millions d'Iraans par an, et j'ai vu que c'était en 2019. Donc un petit calcul, combien de millions de dirhams ont été transmis et pour quels résultats ? C'est là où on doit commencer à poser la question aux responsables de la chose publique. Quels résultats avons-nous obtenus ? Les responsables de la chose publique, ça va du président de la commune à l'élu parlementaire, à la présidente de la ville de Casablanca, au vétérinaire, le plus petit vétérinaire de Casablanca, doit pouvoir donner la réponse. La réponse est claire, dans la rue, il y a plein de chiens, on est obligé encore de les gérer de manière barbare. Vous savez, moi je ne suis pas contre le fait d'attraper certains chiens et de les éliminer. Je ne suis pas contre ça. Pourquoi ? Ça doit se faire juste dans le respect de la dignité d'un animal ou d'un être vivant. L'euthanasie est une solution pour certains.
Un chien enrasé, on n'a pas le choix.
Avant même de le chien enrasé, il y a des chiens réellement agressifs, qui sont très peu nombreux. Mais ces chiens réellement agressifs à l'humain et qui peuvent représenter un danger, moi je n'ai aucun problème à les euthanasier, mais dans la douceur. parce qu'il devient une menace pour tout le monde, y compris pour les autres chiens. Mais dans la rue, vous savez quand je reçois un animal, et que cet animal, ce chien, il n'y a pas trois jours, j'ai reçu trois chiens chez moi pour m'en occuper parce qu'ils allaient être tués. Ils n'ont pas mangé le premier jour, ils n'ont pas mangé le deuxième jour. Ils ont commencé à toucher, comme disent ces chiens, ils m'aboyaient dessus. Au troisième jour, ils viennent lécher ma main, ils viennent chercher des caresses. Le chien est fait par Dieu pour vivre près des autres. C'est comme mettre un chien dans un grand parc d'un hectare. Il viendra vivre à côté du portail. Pourquoi ? Parce qu'il a envie d'avoir du contact humain. La seule grande qualité du chien, c'est qu'il a envie, vraiment, de croire en l'homme encore et encore. Et nous, on considère que ce chien qui se déplace en meute et qui est errant est une menace parce qu'on ne le gère pas. C'est notre défaillance qu'il faut juger, pas le chien. Aujourd'hui, pourquoi la technique, le benchmark de capturer, stériliser, vacciner, relâcher ? Parce qu'on ne peut venir à bout des animaux errants et des animaux en général. que à travers cette technique-là. Un, parce que cette technique suppose du respect et suppose que cet animal a un rôle. C'est comment transformer les chiens. Vous savez, ici à Riviera, il y a 4-5 chiens qui sont tagués, vaccinés et tout. Ils sont là depuis 5 ans, 6 ans, 7 ans. Il n'y a plus aucun chien qui vient à Riviera. Pourquoi ? Ces chiens sont devenus des auxiliaires de santé publique. Ces chiens, une fois vaccinés, vont empêcher des chiens errants, d'autres, de venir. C'est leur territoire. Donc, on va figer les animaux. Ils vont être dans leur territoire. La nuit, si vous passez avec votre chien, ils vont vous aboyer dessus. sans jamais aller au-delà. Pourquoi ? Parce qu'ils ne veulent pas d'un intrus dans le territoire. Ça, même si on devait payer les chiens, on ne les paiera pas assez pour assurer cette veille sanitaire. Et vu qu'ils sont vaccinés, vu qu'ils sont suivis, tagués, normalement, on devrait aussi avoir un fichier informatique national de tous les chiens, qu'on ne fait pas pour je ne sais pas. Vous savez, 20 millions d'Irams par an, je vous le dis très clairement, c'est pas rien. Je pense qu'avec 20 millions d'Irams sur 5 ans, j'aurais réduit sensiblement les animaux errants de Casablanca.
Alors, juste pour qu'on soit factuel. vaccination, stérilisation. La stérilisation, c'est devenu une opération chez le vétérinaire qui va très vite. Sauf s'il y a des complications qui peuvent arriver.
Et même qu'il y a d'autres techniques de dégâts qu'on n'utilise pas encore, mais qui sont encore plus rapides.
Combien ça coûte par chien ?
Chez un vétérinaire privé ? Oui. Pour la protection du mâle, il est autour de 310 rangs pour un mâle et plutôt de 510 rangs pour une femelle.
300, 500. Oui. Ça c'est pour une opération unitaire. Si on a une convention pour faire un truc, on peut descendre à...
Pourquoi est-ce qu'on fera une convention ? Il y a les vétérinaires diplômés qui cherchent du travail au Maroc. On pourrait avoir une très belle équipe d'une centaine de vétérinaires.
Qui ne fassent que ça.
Qui ne fassent que ça. et ce sera une très belle expérience de l'OMV, supervisée par des vétérinaires. plus expérimenté et on pourra faire peut-être 200, 300, 1000 chiens par jour. Vous savez, on peut le faire avec le même budget de 20 millions d'irambes. Mais quand on utilise 20 millions d'irambes pour payer des fonctionnaires qui vont travailler 3 heures par jour, ça ne marchera pas. Il faut qu'il y ait un vrai travail. Ça, c'est une cause nationale. Les chiens erront, les animaux erront. C'est une cause nationale. Au même titre que toutes les autres causes nationales du Maroc. Pourquoi ? Parce qu'il y va de l'image du Maroc, de la crédibilité du Maroc. Nous sommes... Vous savez la Turquie ? Pourquoi la Turquie a géré ses chiens ? Ce n'est pas parce qu'ils sont plus amoureux des chiens que nous, c'est parce qu'ils ont l'industrie du tourisme qui compte. Vous ne pouvez pas aujourd'hui prêter le flot pour qu'on vous attaque, qu'on vous tape dessus en Allemagne, en France, aux Etats-Unis, au Canada, pour en disant ce chien est barbare avec les animaux, alors que vous avez les moyens techniques, humains, de faire autrement.
On va finir l'émission en reprenant la question que j'ai posée au départ. Ceci étant dit, pourquoi est-ce que c'est un sujet aussi sensible ? Tu m'as répondu au démarrage en me faisant une belle... Une belle digression philosophique. Là, j'aimerais, d'un point de vue concret, qu'est-ce qui se passe ? Il y a du détournement d'argent, il y a des gens qui ont un intérêt à ce que les associations, ou pseudo-associations, parce qu'il y a des associations qui ne sont pas totalement formées d'un point de vue légal. Donc bon, après, elles font ce qu'elles peuvent, ça ne veut pas dire qu'elles font n'importe quoi. Ça veut dire que d'un point de vue administratif, elles n'existent pas sur le papier, des choses qu'on a vérifiées, peu importe. Quel est le problème ? Je n'ai jamais eu autant de... Encore une fois, je le rappelle, je l'ai dit au début de l'émission, on traite de sujets extrêmement sensibles, on n'a jamais eu autant de problèmes à avoir quelqu'un sur le plateau.
Parce que c'est un sujet qui dérange.
Non mais ça j'ai compris.
Il dérange à quel niveau ? Les associations ont du pain sur la planche, elles doivent se remettre à un niveau, elles doivent refaire leur...
Administrativement.
Administrativement, pardon.
Ça c'est la première chose.
Et quand elles sont comme ça, elles n'arrivent pas à justifier la gestion de leurs fonds. D'accord. Deuxièmement, les pouvoirs publics, Le ministère de l'Intérieur Je pense que la décision est prise de gérer différemment.
Je pense,
je viens de l'apprendre il y a deux jours, que le ministère de l'Intérieur demande aux grandes villes, notamment, d'avoir des unités mobiles et de faire ce travail de capture, etc. Mais, encore une fois, vous savez, la différence entre ce qui se décide au lieu et ce qui se pratique sur le terrain est très grande, dans tous les CGU en Maroc, pas seulement pour ça. Parce que, justement, quand j'ai vu ce qui s'est passé à Dalboisa, quand j'ai vu des voitures flambant neuves, trois véhicules, trois, etc., je me suis dit, mais qui sont ces gens ? Des fonctionnaires ? Des grands bras ? des auxiliaires, des gens qui travaillent à la journée. D'abord, il faut clarifier que ceux qui gèrent la chose publique en matière d'animaux errants doivent être clairement mentionnés, doivent porter des uniformes, que ces gens-là soient régis par un code de déontologie. Pourquoi ?
Question. Est-ce que la solution, ce n'est pas de faire passer ça, si on prend ça à bras le corps, de faire des appels d'offres et de passer par des entités privées ?
La solution, c'est un union. Pour voir public. ONG et organisme privé. C'est pourquoi le privé va vers l'efficacité. Les ONG vont aller vers le respect, la dignité et l'éthique. C'est ça leur boulot, c'est ça leur rôle. Et le pouvoir public, c'est financer et encadrer, émettre des textes de loi. Vous savez, demain, je veux qu'il y ait un texte de loi qui oblige tout propriétaire de chiens à identifier son animal et à tenir un carnet de vaccination. Tant qu'on a des animaux non identifiés, on produira des chiens errants.
Et tenez vos gros chiens en laisse. Tenez vos chiens en laisse. Ça aussi, c'est extrêmement important parce que des fois, lorsque vous avez des chiens qui arrivent, vous ne savez pas vous comporter et beaucoup de morsures arrivent quand on veut intervenir entre des chiens alors que les chiens, pour les laisser se débrouiller entre eux, qu'ils soient grands ou petits, ils savent exactement quelle est la place de l'autre. Merci beaucoup Hamid d'avoir été avec nous. Ça nous a permis vraiment de décrypter les choses et j'espère qu'on referait une émission avec d'autres intervenants aussi, avec toi aussi, pour qu'on voit et qu'on fasse un point, c'est un point extrêmement important. Et n'hésitez pas à réagir. Si vous préférez la parole aux images, vous savez que vous pouvez retrouver ce podcast en audio sur toutes les bonnes plateformes. Et nous, on se retrouve très vite sur H24 pour un autre Parole d'Expert. Bye bye.
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Description
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Bonjour à toutes et à tous et ravi de vous retrouver dans Parole d'expert sur H24. Comme d'habitude, vous savez, c'est une émission qui nous permet d'analyser ensemble et de vous permettre de décrypter ce qui fait l'actualité, qu'elle soit internationale, qu'elle soit nationale, qu'elle soit économique, qu'elle soit sociale, qu'elle soit politique. Et l'actualité d'aujourd'hui, eh bien, elle est sociale, elle peut être économique, elle est sanitaire aussi et elle est humaine. On va parler de la problématique des chiens errants. au Maroc avec un petit focus aussi sur une région du Maroc qui s'appelle Darboaza parce qu'on a eu pas mal de de une actualité assez chargée en la matière et avec des faits divers qui sont arrivés malheureux dans tout le Maroc que ça soit à d'Arla que ça soit avec des attaques de chiens errants qui ont eu des dénouements parfois dramatiques et on va essayer de comprendre comment pourquoi cela arrive comment et pourquoi cette situation n'est pas réglée Et avant qu'on commence cette émission, j'aimerais juste préciser qu'il y a des sujets qui sont délicats, qui peuvent être difficiles à traiter d'un point de vue politique, d'un point de vue géopolitique international, qui sont sensibles. On n'a jamais eu autant de mal à avoir du monde sur le plateau pour en parler. Et je sais qu'il y a des intervenants, il y a des associations, il y a des vétérinaires, il y a des autorités qui sont censées gérer le sujet. Eh bien, je peux vous dire que des gens se sont désistés, des gens ont peur de venir sur le plateau pour parler de la problématique des chiens errants. Ça faisait très, très, très, très longtemps, depuis que j'anime des émissions, que ce soit même en direct à la radio ou à la télévision, que j'avais eu autant de craintes. Donc, on va essayer de comprendre ce qui se passe. Pourquoi est-ce que c'est un sujet aussi sensible, aussi délicat, et qui empêche des gens et qui fait peur à des gens ?
de venir en parler par les experts spéciales chéran c'est tout et
s'il y en a un qui n'a pas peur de se faire mordre et bien c'est hamid faridi qui est avec moi que j'ai beaucoup de plaisir à recevoir. Ça va Hamid ? Oui,
très bien.
Alors Hamid, le problème c'est qu'à chaque fois que je t'amène pour parler de quelque chose ou qu'on en discute, il faut que je trouve la casquette. Donc on va te présenter ce que tu es, ton ADN. C'est auteur-réalisateur, ça c'est ta base. Sur les médias, on t'a né comme observateur aiguisé de les situations politiques. Tu as été ex-conseiller d'un ex-ministre. Et tu es surtout un défenseur de la cause animale. Je peux dire que tu es un éleveur de chevaux. Tu es un éleveur ou pas ? Oui, voilà. Tu es un éleveur de chevaux. Tu es aussi à l'initiative du festival ACED de Tzboreda, qui est ta passion, passion, passion, passion, passion. Et ça, je tenais à le préciser, parce que pour connaître la cause animale et la défendre jusqu'au bout des ongles, je pense que tu es vraiment la personne idoine et je suis ravi que tu aies accepté de venir en parler. Avant qu'on parle... de la situation des chiens errants, parce que tu as aussi, les chiens, c'est aussi une partie de ta vie, que ce soit en refuge, que ce soit en soins, et tu vas nous expliquer pourquoi il y a une telle crainte, une telle omerta sur, finalement, un problème qui est commun à beaucoup de pays, je suis allé swinner, que ce soit la Turquie, que ce soit la Bosnie-Herzégovine, que ce soit d'autres, en Europe aussi encore, en Europe orientale, on a... on a des pays qui sont... l'Algérie, à côté, la Tunisie, bref. Mais pourquoi c'est aussi problématique et aussi sensible ?
Parce qu'on a toujours du mal à comprendre ce qu'on ne respecte pas. À partir du moment où vous méprisez les chiens, et que culturellement, quelqu'un a dit un jour que les chiens étaient sales, c'était sale, ce n'est pas haram. Alors que le Coran dit totalement le contraire, ce que vous ne respectez pas, vous ne pouvez pas le comprendre. On ne pouvait même pas le gérer. Et c'est exactement ce qui se passe avec les chiens errants et les Ausha, les animaux errants en général. C'est qu'on les laisse de côté et puis on considère que c'est un sujet mineur jusqu'au jour où ça devient un sujet majeur et que ça menace même l'image de ton pays et que ça menace la sécurité des citoyens dans les quartiers et dans les villages et que ça devient un sujet majeur. Pourquoi ? Parce qu'on n'a jamais pris réellement la mesure de ce qu'est la gestion des animaux errants. Les villes grandissent. les villes débordent, vont sur les campagnes. Donc généralement, ce sont les villes qui vont chez les chiens et pas l'inverse. Et en allant dans l'univers ou l'environnement naturel d'un animal errant, l'animal qui était dans son village devient un animal errant. Beaucoup d'animaux qui étaient juste dans leur petit village, à côté de Darboisa ou à côté de Casablanca ou de Rabat, quand la ville s'est étendue, l'animal, personne ne s'en est occupé, et il est devenu errant.
Mais surtout, il faut... Alors, pourquoi Darboisa ? Parce que c'est vrai que ça a été une... C'est un excellent exemple. Une urbanisation sauvage, avec on construit, on construit, construit, n'importe comment, ça sera l'objet d'une autre émission, ça on y reviendra. Pour qu'on prouve. Non mais, il y a des chantiers, et dans les chantiers, vous avez les ouvriers qui restent souvent sur les chantiers, et ils prennent les chiens. Ça c'est un des phénomènes, il faut essayer de comprendre. Et une fois que le chantier est fini, et bien le chien, et bien on le bazarde. Ça, c'est une des explications, mais c'est ce qui fait qu'il y a beaucoup de chiens et des grands chiens. Ça aussi, il faut comprendre parce que ce sont des chiens de garde à la base. On a un chiffre qui est estimé à 1, 2, 1, 5 millions de chiens. Ce n'est pas commun. Après, c'est une estimation. Je ne sais pas d'où ça vient, mais en tout cas, c'est ce qu'on retrouve dans la littérature. Avant, encore une fois, qu'on s'attaque au problème et à la manière avec laquelle le gérer, avoir autant de chiens dans la rue... Est-ce que c'est dangereux ? On a eu des cas avec la mort de gens qui se sont fait attaquer par des meutes. Le chien social est un animal de meute. Et souvent, ça arrive quand il y a une meute et pas quand il y a un chien isolé, sauf s'il a la rage.
Tout être vivant qu'on laisse de côté, qu'on ne gère pas, dont on ne s'occupe pas, devient dangereux. Prenez un quartier périphérique, prenez une population de jeunes, de 15 à 25 ans, d'humains, d'êtres humains. Ne leur consacrez aucune attention, ne mettez pas l'éclairage public, ne les aidez pas à se faire soigner, ne vous occupez pas d'eux, ils deviendront dangereux. Ce n'est pas l'animal qui est par essence dangereux, c'est le fait de ne pas s'en occuper. C'est le fait de consacrer de l'argent par des budgets de l'État à travers les communes pour lutter contre ce qu'on appelle les nuisibles, qui ne comprennent pas qu'on ne peut pas tuer indéfiniment tous les chiens, on ne peut pas tuer tous les Ausha et ce n'est pas une solution. Et continuer dans l'erreur, même si beaucoup d'associations, moi j'ai appris en lisant aussi le commentaire des associations, et continuer dans la même voie en pensant qu'on peut venir à bout des animaux errants en les tuant. Or, aujourd'hui, la science, l'expérience nous apprend que...
On va arriver à ça pour qu'on comprenne justement comment on les traite. Est-ce qu'il y a finalement fait que... On a déjà fait, je pense, deux émissions sur le sujet, je pense, dans Parole d'experts, sur ces cinq dernières années. Pas beaucoup, mais ça nous a permis d'en parler. Et finalement, le problème n'est pas réglé. Si on prend Dalboisa ou d'autres régions, mais Dalboisa, encore une fois, on se concentre dessus, parce que c'est là où il y en a énormément, je pense, en concentration.
Tous les éléments du phénomène.
Voilà, et tous les éléments du phénomène. Il y a eu une agression d'une présidente d'association qui s'est fait agresser d'une manière assez incroyable. D'ailleurs, on l'a sollicité, puis elle est assez traumatisée par l'expérience. lorsque... Lorsqu'on décide et qu'on dit aux autorités qu'il faut aller nettoyer la zone, entre guillemets, nous qui aimons les animaux, qui aimons les chiens, moi j'en ai quatre, toi tu dois en avoir une bonne centaine dont tu t'occupes tous les jours, tout le monde s'inquiète. Tu es bien placé pour savoir qu'aujourd'hui les animaux domestiques, et c'est quelque chose qui est quand même assez intéressant, le marché des animaux domestiques... a explosé au Maroc, alors qu'avant, jamais on se serait dit que les Marocains auraient des chiens. Alors là, par contre, ça a explosé. Les franchises de l'alimentation animale, etc., les vétérinaires, bref, tant mieux. Mais lorsque les autorités décident de s'attaquer au problème, on tue les chiens avec une manière qui est tout simplement horrible et inhumaine.
Parce qu'on n'a pas compris comment le monde a changé.
Comment on les tue ? Je suis désolé, on va être cru parce que c'est... Il y a un moment donné, il faut juste qu'on sache comment on les tue, ça peut être aussi dangereux pour les riverains.
Il y a eu plusieurs phases. Il y a eu la phase horrible où on a fait appel à des prétendus chasseurs pour tirer à balle réelle sur des chiens dans la rue.
Donc on a fait comme des battues administratives pour les battre du côté de l'île.
Sauf qu'on l'a fait dans l'irrespect total de la loi parce qu'on tire à côté de rassemblements humains, d'habitations, de résidences. tuer des chiens, mais on en a blessé plusieurs qui sont offris avec des blessures, avec des pattes en lambeaux. Moi, j'ai eu parmi les chiens que j'ai eu à gérer, j'ai eu un chien qui n'avait plus de gueule, il y avait tous les dents, etc. Et cette phase-là, je pense qu'elle est arrêtée, parce que je pense que le ministère de l'Intérieur a donné le holà, a dit stop, on arrête, parce que c'est inhumain, parce que c'est abject pour l'image du Maroc. Encore une fois, encore une fois, c'est de l'image du Maroc que je n'entends pas. Oui,
je sais, mais je veux juste arrêter. Quand Et là, on pense à la famille des gens qui ont perdu quelqu'un parce qu'ils ont été attaqués par les chiens. Il y a de l'émotion. C'est horrible ce qui s'est passé. On ne peut même pas imaginer. Après, directement derrière, les gens disaient « What's up ? »
Oui, mais bon, ce cheminement ne peut pas être le cheminement d'un responsable politique ou d'un gestionnaire.
À l'échelle du d'un responsable.
Ça ne peut pas être le raisonnement du ministre de l'Intérieur. Ça ne peut pas être le raisonnement des parlementaires. Ça ne peut pas être le raisonnement. des présidents de communes. Sauf que c'est le comportement typique des gens, des responsables, qui se font déborder par un problème. Et quand une fois, quand je dis qu'on n'a pas géré un problème pendant des années et que maintenant on le prend dans la figure, je m'excuse du terme, on essaie de trouver des solutions. Parmi les solutions qui viennent, surtout pour un président d'une commune rurale ou d'une petite commune quelque part, agit, c'est chien qui nous font problème, on va les éliminer. Allez, le 2-3 chasseurs du coin, je vous achète des cartouches, on fait une razzia le petit matin et c'est fini. Sauf que ça... ça génère des effets.
On a bien vu que ça ne fonctionne pas.
Ça ne marche pas.
Déjà, enlevant le côté émotionnel, horrible et sauvage. Il n'y a pas d'émotionnel,
c'est ce que tu es en train de dire.
Ça ne marche pas ?
Non. Pourquoi ? Parce que techniquement, il y aura un ou deux chiens qui auront vécu à cela, ou trois chiens. Ils vont commencer à avoir peur des chasseurs, ils vont commencer à sentir l'odeur des cartouches, et ils s'en vont avant que la tuerie ne commence. Mais vous savez qu'une chienne peut produire, une chienne qui a une vie de rue. elle va vivre jusqu'à 8 ans, elle va produire entre 50 et 100 chiots.
Avec un taux de mortalité élevé, mais ça reste combien de chiots ?
Non mais je dis que là-dedans, s'il ne reste que 50 chiots, c'est déjà 50 chiens qui vont se reproduire dès l'âge de 6 mois. Donc une chienne peut repeupler une région de milliers de chiens. Une chienne. Ça veut dire que ça ne sert à rien de les tuer. Ce qu'il faut, c'est arrêter la production de chiots. C'est arrêter d'avoir des naissances de chiots. C'est responsabiliser les gens qui ont des chiens pour que leurs chiens ne deviennent pas, encore une fois, les gens l'oublient. Vous savez que parmi les chiens errants, il y a plein de chiens de race.
Il y a des chiens abandonnés. Oui,
il y a des chiens abandonnés et des chiens de race qui ont été achetés en animalerie ou qui ont été achetés ailleurs et qu'au bout d'un moment, on lâche l'animal et l'animal devient un chien errant. Chien errant, ce n'est pas une race. Chien errant, ce n'est pas le chien beldi de la rue. Ce n'est pas une race. Et le pire danger de tout ça, c'est le jour où on réalise qu'en continuant à faire à l'aveuglette, On a arrêté l'abattage par tir de carabine, mais on est arrivé à l'abattage d'une autre manière. Puis quelqu'un a trouvé l'idée d'envoyer tous les chiens de Casablanca à la décharge de Mediona. Comme si la décharge était une solution. Et quand je posais la question, mais la décharge, il y a quoi ? Il y a un refuge ? Oui, il y a un refuge.
Sur ce qui est censé ne plus exister. Oui,
elle n'existe plus généralement. J'ai bien lu qu'elle n'existait plus. Mais on envoie les chiens là-bas, je ne sais pas pourquoi. Et puis je me dis que ces chiens-là qu'on envoie, qui ne sont pas stérilisés ni rien, Ils vont produire des milliers de choux qui vont revenir en ville, premièrement, avec plus de réflexes de survie. Ça veut dire qu'ils vont essayer de survivre en échappant.
Et avec plus de pathologies, j'imagine.
Plus de pathologies, plus d'instincts de survie, plus de prudence vis-à-vis de l'homme et plus de dangerosité. Parce que quand ils sont nombreux et qu'il y a un cadrage, c'est tout le monde qui est en malade, que tout le monde qui contracte le virus, donc la transmission à l'homme est possible. Et en même temps, ces animaux-là deviennent dangereux parce qu'ils vont vivre en meute, ils vont chercher à se nourrir. Et tout ce qui peut représenter de la bouffe, un troupeau de moutons, de chèvres, ils vont manger. Ceci étant dit, moi j'ai observé depuis les derniers mois, tous les cas, j'ai essayé d'avoir une information sur les cas d'attaque des humains.
Alors c'était quoi ?
Très souvent, d'abord c'est des fake news parce qu'on dit, ah un enfant a été attaqué dans tel village. Quand je réalise, on ne sait jamais, personne n'a été fouillé si cet enfant a été mordu parce qu'il était par terre blessé par une autre cause ou parce que les chiens l'ont attaqué. Généralement les chiens attaquent parce qu'ils sont dans un effet de meute. Mais en même temps, j'aimerais bien qu'un jour, on arrête de croire que c'est très facile de justifier une blessure ou une attaque de chien par le fait que les chiens existent. C'est par le fait que les chiens ne sont pas gérés. Et dès qu'on commence à gérer, comme certains pays l'ont fait, la Turquie, etc., l'animal devient un auxiliaire de santé. Et cette idée-là, elle est essentielle pour moi. J'aimerais bien en parler avec vous.
On va en parler. Il y a aussi le comportement des... nos comportements, le comportement des enfants vis-à-vis des chiens. On a l'impression que quand on voit, et moi je l'observe... de qui connaissons bien les chiens et qui, voilà, avec une certaine expérience, on sait garder notre sang-froid et on sait reconnaître le comportement d'un chien qui est vraiment agressif ou un chien qui a seulement peur ou un chien qui essaie juste d'avoir un précarité. Souvent, on voit que le comportement humain peut provoquer un état. Mais ça, c'est autre chose. Les solutions qui ont été... Je vois des benchmarks qui sont à travers le monde. Alors, ce fameux... TNVR, c'est en anglais, c'est Trap, c'est Capture, Noter, Stérilisation, Vaccinate, Vaccination et Return, Remise en liberté. Donc on est dans une démarche. Mais pourquoi ? Non mais voilà, on les prend. on les vaccine, on les stérilise, on les vaccine et on les remet en liberté. Ça, c'est quelque chose qui a été fait, je regarde, en Thaïlande. En Thaïlande, il y a une fondation qui a mis en place le programme de stérilisation. C'était dans la région de Phuket, donc très touristique. On revient au même, donc vous imaginez bien ce que ça pouvait donner comme problème. Ça a réduit la population de chiens errants de 80 000 à 6 000. C'est énorme. Alors vous imaginez, rien que 80 000 chiens dans la région de Phuket, c'est énorme. C'est déjà beaucoup plus que ce qu'on peut trouver dans la région de Darwaza. Ça a été fait en Bosnie-Herzégovine. Ça a diminué le cas de rage et les attaques. Et la Turquie. Alors il y a une loi qui oblige les municipalités à capturer, vacciner, stériliser et relâcher. Donc c'est ce qu'on vient de vous dire. Et puis il y a eu un scandale. Parce que pareil, il y a eu des manières de faire qui ont été jugées extrêmement agressives. Et si vous êtes, moi je suis allé à Istanbul en janvier, on voit encore des chiens. Alors il n'y en a pas beaucoup.
Bon santé.
Mais baguets, en plus c'est des très gros chiens, parce que les races de cette partie de l'Europe et de l'Asie, Berger d'Anatolisme fait partie des chiens les plus gros, ils sont là, des gros nounours qui sont dans la rue sans aucun problème. Cette technique-là, ça demande du pognon. On va dire ça comme ça, ça demande des moyens. Donc, combien ça coûte ? de stériliser un chien, une chienne, et de les remettre dans la rue.
Je vais essayer de ne pas faire dans la fausse modestie celle qui caractérise généralement les gens qui prennent la parole et qui finissent par ne rien dire. Vous savez, j'ai lu, j'ai trouvé...
Je vais garder cette phrase. Oui, bien sûr.
Malheureusement, malheureusement, au Maroc, nous avons beaucoup de situations comme ça où les gens essaient de faire de la fausse... Vous savez que la ville de Casablanca, par exemple, a signé un accord avec Casabea pour, je crois, 20 millions d'Iraans par an, et j'ai vu que c'était en 2019. Donc un petit calcul, combien de millions de dirhams ont été transmis et pour quels résultats ? C'est là où on doit commencer à poser la question aux responsables de la chose publique. Quels résultats avons-nous obtenus ? Les responsables de la chose publique, ça va du président de la commune à l'élu parlementaire, à la présidente de la ville de Casablanca, au vétérinaire, le plus petit vétérinaire de Casablanca, doit pouvoir donner la réponse. La réponse est claire, dans la rue, il y a plein de chiens, on est obligé encore de les gérer de manière barbare. Vous savez, moi je ne suis pas contre le fait d'attraper certains chiens et de les éliminer. Je ne suis pas contre ça. Pourquoi ? Ça doit se faire juste dans le respect de la dignité d'un animal ou d'un être vivant. L'euthanasie est une solution pour certains.
Un chien enrasé, on n'a pas le choix.
Avant même de le chien enrasé, il y a des chiens réellement agressifs, qui sont très peu nombreux. Mais ces chiens réellement agressifs à l'humain et qui peuvent représenter un danger, moi je n'ai aucun problème à les euthanasier, mais dans la douceur. parce qu'il devient une menace pour tout le monde, y compris pour les autres chiens. Mais dans la rue, vous savez quand je reçois un animal, et que cet animal, ce chien, il n'y a pas trois jours, j'ai reçu trois chiens chez moi pour m'en occuper parce qu'ils allaient être tués. Ils n'ont pas mangé le premier jour, ils n'ont pas mangé le deuxième jour. Ils ont commencé à toucher, comme disent ces chiens, ils m'aboyaient dessus. Au troisième jour, ils viennent lécher ma main, ils viennent chercher des caresses. Le chien est fait par Dieu pour vivre près des autres. C'est comme mettre un chien dans un grand parc d'un hectare. Il viendra vivre à côté du portail. Pourquoi ? Parce qu'il a envie d'avoir du contact humain. La seule grande qualité du chien, c'est qu'il a envie, vraiment, de croire en l'homme encore et encore. Et nous, on considère que ce chien qui se déplace en meute et qui est errant est une menace parce qu'on ne le gère pas. C'est notre défaillance qu'il faut juger, pas le chien. Aujourd'hui, pourquoi la technique, le benchmark de capturer, stériliser, vacciner, relâcher ? Parce qu'on ne peut venir à bout des animaux errants et des animaux en général. que à travers cette technique-là. Un, parce que cette technique suppose du respect et suppose que cet animal a un rôle. C'est comment transformer les chiens. Vous savez, ici à Riviera, il y a 4-5 chiens qui sont tagués, vaccinés et tout. Ils sont là depuis 5 ans, 6 ans, 7 ans. Il n'y a plus aucun chien qui vient à Riviera. Pourquoi ? Ces chiens sont devenus des auxiliaires de santé publique. Ces chiens, une fois vaccinés, vont empêcher des chiens errants, d'autres, de venir. C'est leur territoire. Donc, on va figer les animaux. Ils vont être dans leur territoire. La nuit, si vous passez avec votre chien, ils vont vous aboyer dessus. sans jamais aller au-delà. Pourquoi ? Parce qu'ils ne veulent pas d'un intrus dans le territoire. Ça, même si on devait payer les chiens, on ne les paiera pas assez pour assurer cette veille sanitaire. Et vu qu'ils sont vaccinés, vu qu'ils sont suivis, tagués, normalement, on devrait aussi avoir un fichier informatique national de tous les chiens, qu'on ne fait pas pour je ne sais pas. Vous savez, 20 millions d'Irams par an, je vous le dis très clairement, c'est pas rien. Je pense qu'avec 20 millions d'Irams sur 5 ans, j'aurais réduit sensiblement les animaux errants de Casablanca.
Alors, juste pour qu'on soit factuel. vaccination, stérilisation. La stérilisation, c'est devenu une opération chez le vétérinaire qui va très vite. Sauf s'il y a des complications qui peuvent arriver.
Et même qu'il y a d'autres techniques de dégâts qu'on n'utilise pas encore, mais qui sont encore plus rapides.
Combien ça coûte par chien ?
Chez un vétérinaire privé ? Oui. Pour la protection du mâle, il est autour de 310 rangs pour un mâle et plutôt de 510 rangs pour une femelle.
300, 500. Oui. Ça c'est pour une opération unitaire. Si on a une convention pour faire un truc, on peut descendre à...
Pourquoi est-ce qu'on fera une convention ? Il y a les vétérinaires diplômés qui cherchent du travail au Maroc. On pourrait avoir une très belle équipe d'une centaine de vétérinaires.
Qui ne fassent que ça.
Qui ne fassent que ça. et ce sera une très belle expérience de l'OMV, supervisée par des vétérinaires. plus expérimenté et on pourra faire peut-être 200, 300, 1000 chiens par jour. Vous savez, on peut le faire avec le même budget de 20 millions d'irambes. Mais quand on utilise 20 millions d'irambes pour payer des fonctionnaires qui vont travailler 3 heures par jour, ça ne marchera pas. Il faut qu'il y ait un vrai travail. Ça, c'est une cause nationale. Les chiens erront, les animaux erront. C'est une cause nationale. Au même titre que toutes les autres causes nationales du Maroc. Pourquoi ? Parce qu'il y va de l'image du Maroc, de la crédibilité du Maroc. Nous sommes... Vous savez la Turquie ? Pourquoi la Turquie a géré ses chiens ? Ce n'est pas parce qu'ils sont plus amoureux des chiens que nous, c'est parce qu'ils ont l'industrie du tourisme qui compte. Vous ne pouvez pas aujourd'hui prêter le flot pour qu'on vous attaque, qu'on vous tape dessus en Allemagne, en France, aux Etats-Unis, au Canada, pour en disant ce chien est barbare avec les animaux, alors que vous avez les moyens techniques, humains, de faire autrement.
On va finir l'émission en reprenant la question que j'ai posée au départ. Ceci étant dit, pourquoi est-ce que c'est un sujet aussi sensible ? Tu m'as répondu au démarrage en me faisant une belle... Une belle digression philosophique. Là, j'aimerais, d'un point de vue concret, qu'est-ce qui se passe ? Il y a du détournement d'argent, il y a des gens qui ont un intérêt à ce que les associations, ou pseudo-associations, parce qu'il y a des associations qui ne sont pas totalement formées d'un point de vue légal. Donc bon, après, elles font ce qu'elles peuvent, ça ne veut pas dire qu'elles font n'importe quoi. Ça veut dire que d'un point de vue administratif, elles n'existent pas sur le papier, des choses qu'on a vérifiées, peu importe. Quel est le problème ? Je n'ai jamais eu autant de... Encore une fois, je le rappelle, je l'ai dit au début de l'émission, on traite de sujets extrêmement sensibles, on n'a jamais eu autant de problèmes à avoir quelqu'un sur le plateau.
Parce que c'est un sujet qui dérange.
Non mais ça j'ai compris.
Il dérange à quel niveau ? Les associations ont du pain sur la planche, elles doivent se remettre à un niveau, elles doivent refaire leur...
Administrativement.
Administrativement, pardon.
Ça c'est la première chose.
Et quand elles sont comme ça, elles n'arrivent pas à justifier la gestion de leurs fonds. D'accord. Deuxièmement, les pouvoirs publics, Le ministère de l'Intérieur Je pense que la décision est prise de gérer différemment.
Je pense,
je viens de l'apprendre il y a deux jours, que le ministère de l'Intérieur demande aux grandes villes, notamment, d'avoir des unités mobiles et de faire ce travail de capture, etc. Mais, encore une fois, vous savez, la différence entre ce qui se décide au lieu et ce qui se pratique sur le terrain est très grande, dans tous les CGU en Maroc, pas seulement pour ça. Parce que, justement, quand j'ai vu ce qui s'est passé à Dalboisa, quand j'ai vu des voitures flambant neuves, trois véhicules, trois, etc., je me suis dit, mais qui sont ces gens ? Des fonctionnaires ? Des grands bras ? des auxiliaires, des gens qui travaillent à la journée. D'abord, il faut clarifier que ceux qui gèrent la chose publique en matière d'animaux errants doivent être clairement mentionnés, doivent porter des uniformes, que ces gens-là soient régis par un code de déontologie. Pourquoi ?
Question. Est-ce que la solution, ce n'est pas de faire passer ça, si on prend ça à bras le corps, de faire des appels d'offres et de passer par des entités privées ?
La solution, c'est un union. Pour voir public. ONG et organisme privé. C'est pourquoi le privé va vers l'efficacité. Les ONG vont aller vers le respect, la dignité et l'éthique. C'est ça leur boulot, c'est ça leur rôle. Et le pouvoir public, c'est financer et encadrer, émettre des textes de loi. Vous savez, demain, je veux qu'il y ait un texte de loi qui oblige tout propriétaire de chiens à identifier son animal et à tenir un carnet de vaccination. Tant qu'on a des animaux non identifiés, on produira des chiens errants.
Et tenez vos gros chiens en laisse. Tenez vos chiens en laisse. Ça aussi, c'est extrêmement important parce que des fois, lorsque vous avez des chiens qui arrivent, vous ne savez pas vous comporter et beaucoup de morsures arrivent quand on veut intervenir entre des chiens alors que les chiens, pour les laisser se débrouiller entre eux, qu'ils soient grands ou petits, ils savent exactement quelle est la place de l'autre. Merci beaucoup Hamid d'avoir été avec nous. Ça nous a permis vraiment de décrypter les choses et j'espère qu'on referait une émission avec d'autres intervenants aussi, avec toi aussi, pour qu'on voit et qu'on fasse un point, c'est un point extrêmement important. Et n'hésitez pas à réagir. Si vous préférez la parole aux images, vous savez que vous pouvez retrouver ce podcast en audio sur toutes les bonnes plateformes. Et nous, on se retrouve très vite sur H24 pour un autre Parole d'Expert. Bye bye.
Description
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Bonjour à toutes et à tous et ravi de vous retrouver dans Parole d'expert sur H24. Comme d'habitude, vous savez, c'est une émission qui nous permet d'analyser ensemble et de vous permettre de décrypter ce qui fait l'actualité, qu'elle soit internationale, qu'elle soit nationale, qu'elle soit économique, qu'elle soit sociale, qu'elle soit politique. Et l'actualité d'aujourd'hui, eh bien, elle est sociale, elle peut être économique, elle est sanitaire aussi et elle est humaine. On va parler de la problématique des chiens errants. au Maroc avec un petit focus aussi sur une région du Maroc qui s'appelle Darboaza parce qu'on a eu pas mal de de une actualité assez chargée en la matière et avec des faits divers qui sont arrivés malheureux dans tout le Maroc que ça soit à d'Arla que ça soit avec des attaques de chiens errants qui ont eu des dénouements parfois dramatiques et on va essayer de comprendre comment pourquoi cela arrive comment et pourquoi cette situation n'est pas réglée Et avant qu'on commence cette émission, j'aimerais juste préciser qu'il y a des sujets qui sont délicats, qui peuvent être difficiles à traiter d'un point de vue politique, d'un point de vue géopolitique international, qui sont sensibles. On n'a jamais eu autant de mal à avoir du monde sur le plateau pour en parler. Et je sais qu'il y a des intervenants, il y a des associations, il y a des vétérinaires, il y a des autorités qui sont censées gérer le sujet. Eh bien, je peux vous dire que des gens se sont désistés, des gens ont peur de venir sur le plateau pour parler de la problématique des chiens errants. Ça faisait très, très, très, très longtemps, depuis que j'anime des émissions, que ce soit même en direct à la radio ou à la télévision, que j'avais eu autant de craintes. Donc, on va essayer de comprendre ce qui se passe. Pourquoi est-ce que c'est un sujet aussi sensible, aussi délicat, et qui empêche des gens et qui fait peur à des gens ?
de venir en parler par les experts spéciales chéran c'est tout et
s'il y en a un qui n'a pas peur de se faire mordre et bien c'est hamid faridi qui est avec moi que j'ai beaucoup de plaisir à recevoir. Ça va Hamid ? Oui,
très bien.
Alors Hamid, le problème c'est qu'à chaque fois que je t'amène pour parler de quelque chose ou qu'on en discute, il faut que je trouve la casquette. Donc on va te présenter ce que tu es, ton ADN. C'est auteur-réalisateur, ça c'est ta base. Sur les médias, on t'a né comme observateur aiguisé de les situations politiques. Tu as été ex-conseiller d'un ex-ministre. Et tu es surtout un défenseur de la cause animale. Je peux dire que tu es un éleveur de chevaux. Tu es un éleveur ou pas ? Oui, voilà. Tu es un éleveur de chevaux. Tu es aussi à l'initiative du festival ACED de Tzboreda, qui est ta passion, passion, passion, passion, passion. Et ça, je tenais à le préciser, parce que pour connaître la cause animale et la défendre jusqu'au bout des ongles, je pense que tu es vraiment la personne idoine et je suis ravi que tu aies accepté de venir en parler. Avant qu'on parle... de la situation des chiens errants, parce que tu as aussi, les chiens, c'est aussi une partie de ta vie, que ce soit en refuge, que ce soit en soins, et tu vas nous expliquer pourquoi il y a une telle crainte, une telle omerta sur, finalement, un problème qui est commun à beaucoup de pays, je suis allé swinner, que ce soit la Turquie, que ce soit la Bosnie-Herzégovine, que ce soit d'autres, en Europe aussi encore, en Europe orientale, on a... on a des pays qui sont... l'Algérie, à côté, la Tunisie, bref. Mais pourquoi c'est aussi problématique et aussi sensible ?
Parce qu'on a toujours du mal à comprendre ce qu'on ne respecte pas. À partir du moment où vous méprisez les chiens, et que culturellement, quelqu'un a dit un jour que les chiens étaient sales, c'était sale, ce n'est pas haram. Alors que le Coran dit totalement le contraire, ce que vous ne respectez pas, vous ne pouvez pas le comprendre. On ne pouvait même pas le gérer. Et c'est exactement ce qui se passe avec les chiens errants et les Ausha, les animaux errants en général. C'est qu'on les laisse de côté et puis on considère que c'est un sujet mineur jusqu'au jour où ça devient un sujet majeur et que ça menace même l'image de ton pays et que ça menace la sécurité des citoyens dans les quartiers et dans les villages et que ça devient un sujet majeur. Pourquoi ? Parce qu'on n'a jamais pris réellement la mesure de ce qu'est la gestion des animaux errants. Les villes grandissent. les villes débordent, vont sur les campagnes. Donc généralement, ce sont les villes qui vont chez les chiens et pas l'inverse. Et en allant dans l'univers ou l'environnement naturel d'un animal errant, l'animal qui était dans son village devient un animal errant. Beaucoup d'animaux qui étaient juste dans leur petit village, à côté de Darboisa ou à côté de Casablanca ou de Rabat, quand la ville s'est étendue, l'animal, personne ne s'en est occupé, et il est devenu errant.
Mais surtout, il faut... Alors, pourquoi Darboisa ? Parce que c'est vrai que ça a été une... C'est un excellent exemple. Une urbanisation sauvage, avec on construit, on construit, construit, n'importe comment, ça sera l'objet d'une autre émission, ça on y reviendra. Pour qu'on prouve. Non mais, il y a des chantiers, et dans les chantiers, vous avez les ouvriers qui restent souvent sur les chantiers, et ils prennent les chiens. Ça c'est un des phénomènes, il faut essayer de comprendre. Et une fois que le chantier est fini, et bien le chien, et bien on le bazarde. Ça, c'est une des explications, mais c'est ce qui fait qu'il y a beaucoup de chiens et des grands chiens. Ça aussi, il faut comprendre parce que ce sont des chiens de garde à la base. On a un chiffre qui est estimé à 1, 2, 1, 5 millions de chiens. Ce n'est pas commun. Après, c'est une estimation. Je ne sais pas d'où ça vient, mais en tout cas, c'est ce qu'on retrouve dans la littérature. Avant, encore une fois, qu'on s'attaque au problème et à la manière avec laquelle le gérer, avoir autant de chiens dans la rue... Est-ce que c'est dangereux ? On a eu des cas avec la mort de gens qui se sont fait attaquer par des meutes. Le chien social est un animal de meute. Et souvent, ça arrive quand il y a une meute et pas quand il y a un chien isolé, sauf s'il a la rage.
Tout être vivant qu'on laisse de côté, qu'on ne gère pas, dont on ne s'occupe pas, devient dangereux. Prenez un quartier périphérique, prenez une population de jeunes, de 15 à 25 ans, d'humains, d'êtres humains. Ne leur consacrez aucune attention, ne mettez pas l'éclairage public, ne les aidez pas à se faire soigner, ne vous occupez pas d'eux, ils deviendront dangereux. Ce n'est pas l'animal qui est par essence dangereux, c'est le fait de ne pas s'en occuper. C'est le fait de consacrer de l'argent par des budgets de l'État à travers les communes pour lutter contre ce qu'on appelle les nuisibles, qui ne comprennent pas qu'on ne peut pas tuer indéfiniment tous les chiens, on ne peut pas tuer tous les Ausha et ce n'est pas une solution. Et continuer dans l'erreur, même si beaucoup d'associations, moi j'ai appris en lisant aussi le commentaire des associations, et continuer dans la même voie en pensant qu'on peut venir à bout des animaux errants en les tuant. Or, aujourd'hui, la science, l'expérience nous apprend que...
On va arriver à ça pour qu'on comprenne justement comment on les traite. Est-ce qu'il y a finalement fait que... On a déjà fait, je pense, deux émissions sur le sujet, je pense, dans Parole d'experts, sur ces cinq dernières années. Pas beaucoup, mais ça nous a permis d'en parler. Et finalement, le problème n'est pas réglé. Si on prend Dalboisa ou d'autres régions, mais Dalboisa, encore une fois, on se concentre dessus, parce que c'est là où il y en a énormément, je pense, en concentration.
Tous les éléments du phénomène.
Voilà, et tous les éléments du phénomène. Il y a eu une agression d'une présidente d'association qui s'est fait agresser d'une manière assez incroyable. D'ailleurs, on l'a sollicité, puis elle est assez traumatisée par l'expérience. lorsque... Lorsqu'on décide et qu'on dit aux autorités qu'il faut aller nettoyer la zone, entre guillemets, nous qui aimons les animaux, qui aimons les chiens, moi j'en ai quatre, toi tu dois en avoir une bonne centaine dont tu t'occupes tous les jours, tout le monde s'inquiète. Tu es bien placé pour savoir qu'aujourd'hui les animaux domestiques, et c'est quelque chose qui est quand même assez intéressant, le marché des animaux domestiques... a explosé au Maroc, alors qu'avant, jamais on se serait dit que les Marocains auraient des chiens. Alors là, par contre, ça a explosé. Les franchises de l'alimentation animale, etc., les vétérinaires, bref, tant mieux. Mais lorsque les autorités décident de s'attaquer au problème, on tue les chiens avec une manière qui est tout simplement horrible et inhumaine.
Parce qu'on n'a pas compris comment le monde a changé.
Comment on les tue ? Je suis désolé, on va être cru parce que c'est... Il y a un moment donné, il faut juste qu'on sache comment on les tue, ça peut être aussi dangereux pour les riverains.
Il y a eu plusieurs phases. Il y a eu la phase horrible où on a fait appel à des prétendus chasseurs pour tirer à balle réelle sur des chiens dans la rue.
Donc on a fait comme des battues administratives pour les battre du côté de l'île.
Sauf qu'on l'a fait dans l'irrespect total de la loi parce qu'on tire à côté de rassemblements humains, d'habitations, de résidences. tuer des chiens, mais on en a blessé plusieurs qui sont offris avec des blessures, avec des pattes en lambeaux. Moi, j'ai eu parmi les chiens que j'ai eu à gérer, j'ai eu un chien qui n'avait plus de gueule, il y avait tous les dents, etc. Et cette phase-là, je pense qu'elle est arrêtée, parce que je pense que le ministère de l'Intérieur a donné le holà, a dit stop, on arrête, parce que c'est inhumain, parce que c'est abject pour l'image du Maroc. Encore une fois, encore une fois, c'est de l'image du Maroc que je n'entends pas. Oui,
je sais, mais je veux juste arrêter. Quand Et là, on pense à la famille des gens qui ont perdu quelqu'un parce qu'ils ont été attaqués par les chiens. Il y a de l'émotion. C'est horrible ce qui s'est passé. On ne peut même pas imaginer. Après, directement derrière, les gens disaient « What's up ? »
Oui, mais bon, ce cheminement ne peut pas être le cheminement d'un responsable politique ou d'un gestionnaire.
À l'échelle du d'un responsable.
Ça ne peut pas être le raisonnement du ministre de l'Intérieur. Ça ne peut pas être le raisonnement des parlementaires. Ça ne peut pas être le raisonnement. des présidents de communes. Sauf que c'est le comportement typique des gens, des responsables, qui se font déborder par un problème. Et quand une fois, quand je dis qu'on n'a pas géré un problème pendant des années et que maintenant on le prend dans la figure, je m'excuse du terme, on essaie de trouver des solutions. Parmi les solutions qui viennent, surtout pour un président d'une commune rurale ou d'une petite commune quelque part, agit, c'est chien qui nous font problème, on va les éliminer. Allez, le 2-3 chasseurs du coin, je vous achète des cartouches, on fait une razzia le petit matin et c'est fini. Sauf que ça... ça génère des effets.
On a bien vu que ça ne fonctionne pas.
Ça ne marche pas.
Déjà, enlevant le côté émotionnel, horrible et sauvage. Il n'y a pas d'émotionnel,
c'est ce que tu es en train de dire.
Ça ne marche pas ?
Non. Pourquoi ? Parce que techniquement, il y aura un ou deux chiens qui auront vécu à cela, ou trois chiens. Ils vont commencer à avoir peur des chasseurs, ils vont commencer à sentir l'odeur des cartouches, et ils s'en vont avant que la tuerie ne commence. Mais vous savez qu'une chienne peut produire, une chienne qui a une vie de rue. elle va vivre jusqu'à 8 ans, elle va produire entre 50 et 100 chiots.
Avec un taux de mortalité élevé, mais ça reste combien de chiots ?
Non mais je dis que là-dedans, s'il ne reste que 50 chiots, c'est déjà 50 chiens qui vont se reproduire dès l'âge de 6 mois. Donc une chienne peut repeupler une région de milliers de chiens. Une chienne. Ça veut dire que ça ne sert à rien de les tuer. Ce qu'il faut, c'est arrêter la production de chiots. C'est arrêter d'avoir des naissances de chiots. C'est responsabiliser les gens qui ont des chiens pour que leurs chiens ne deviennent pas, encore une fois, les gens l'oublient. Vous savez que parmi les chiens errants, il y a plein de chiens de race.
Il y a des chiens abandonnés. Oui,
il y a des chiens abandonnés et des chiens de race qui ont été achetés en animalerie ou qui ont été achetés ailleurs et qu'au bout d'un moment, on lâche l'animal et l'animal devient un chien errant. Chien errant, ce n'est pas une race. Chien errant, ce n'est pas le chien beldi de la rue. Ce n'est pas une race. Et le pire danger de tout ça, c'est le jour où on réalise qu'en continuant à faire à l'aveuglette, On a arrêté l'abattage par tir de carabine, mais on est arrivé à l'abattage d'une autre manière. Puis quelqu'un a trouvé l'idée d'envoyer tous les chiens de Casablanca à la décharge de Mediona. Comme si la décharge était une solution. Et quand je posais la question, mais la décharge, il y a quoi ? Il y a un refuge ? Oui, il y a un refuge.
Sur ce qui est censé ne plus exister. Oui,
elle n'existe plus généralement. J'ai bien lu qu'elle n'existait plus. Mais on envoie les chiens là-bas, je ne sais pas pourquoi. Et puis je me dis que ces chiens-là qu'on envoie, qui ne sont pas stérilisés ni rien, Ils vont produire des milliers de choux qui vont revenir en ville, premièrement, avec plus de réflexes de survie. Ça veut dire qu'ils vont essayer de survivre en échappant.
Et avec plus de pathologies, j'imagine.
Plus de pathologies, plus d'instincts de survie, plus de prudence vis-à-vis de l'homme et plus de dangerosité. Parce que quand ils sont nombreux et qu'il y a un cadrage, c'est tout le monde qui est en malade, que tout le monde qui contracte le virus, donc la transmission à l'homme est possible. Et en même temps, ces animaux-là deviennent dangereux parce qu'ils vont vivre en meute, ils vont chercher à se nourrir. Et tout ce qui peut représenter de la bouffe, un troupeau de moutons, de chèvres, ils vont manger. Ceci étant dit, moi j'ai observé depuis les derniers mois, tous les cas, j'ai essayé d'avoir une information sur les cas d'attaque des humains.
Alors c'était quoi ?
Très souvent, d'abord c'est des fake news parce qu'on dit, ah un enfant a été attaqué dans tel village. Quand je réalise, on ne sait jamais, personne n'a été fouillé si cet enfant a été mordu parce qu'il était par terre blessé par une autre cause ou parce que les chiens l'ont attaqué. Généralement les chiens attaquent parce qu'ils sont dans un effet de meute. Mais en même temps, j'aimerais bien qu'un jour, on arrête de croire que c'est très facile de justifier une blessure ou une attaque de chien par le fait que les chiens existent. C'est par le fait que les chiens ne sont pas gérés. Et dès qu'on commence à gérer, comme certains pays l'ont fait, la Turquie, etc., l'animal devient un auxiliaire de santé. Et cette idée-là, elle est essentielle pour moi. J'aimerais bien en parler avec vous.
On va en parler. Il y a aussi le comportement des... nos comportements, le comportement des enfants vis-à-vis des chiens. On a l'impression que quand on voit, et moi je l'observe... de qui connaissons bien les chiens et qui, voilà, avec une certaine expérience, on sait garder notre sang-froid et on sait reconnaître le comportement d'un chien qui est vraiment agressif ou un chien qui a seulement peur ou un chien qui essaie juste d'avoir un précarité. Souvent, on voit que le comportement humain peut provoquer un état. Mais ça, c'est autre chose. Les solutions qui ont été... Je vois des benchmarks qui sont à travers le monde. Alors, ce fameux... TNVR, c'est en anglais, c'est Trap, c'est Capture, Noter, Stérilisation, Vaccinate, Vaccination et Return, Remise en liberté. Donc on est dans une démarche. Mais pourquoi ? Non mais voilà, on les prend. on les vaccine, on les stérilise, on les vaccine et on les remet en liberté. Ça, c'est quelque chose qui a été fait, je regarde, en Thaïlande. En Thaïlande, il y a une fondation qui a mis en place le programme de stérilisation. C'était dans la région de Phuket, donc très touristique. On revient au même, donc vous imaginez bien ce que ça pouvait donner comme problème. Ça a réduit la population de chiens errants de 80 000 à 6 000. C'est énorme. Alors vous imaginez, rien que 80 000 chiens dans la région de Phuket, c'est énorme. C'est déjà beaucoup plus que ce qu'on peut trouver dans la région de Darwaza. Ça a été fait en Bosnie-Herzégovine. Ça a diminué le cas de rage et les attaques. Et la Turquie. Alors il y a une loi qui oblige les municipalités à capturer, vacciner, stériliser et relâcher. Donc c'est ce qu'on vient de vous dire. Et puis il y a eu un scandale. Parce que pareil, il y a eu des manières de faire qui ont été jugées extrêmement agressives. Et si vous êtes, moi je suis allé à Istanbul en janvier, on voit encore des chiens. Alors il n'y en a pas beaucoup.
Bon santé.
Mais baguets, en plus c'est des très gros chiens, parce que les races de cette partie de l'Europe et de l'Asie, Berger d'Anatolisme fait partie des chiens les plus gros, ils sont là, des gros nounours qui sont dans la rue sans aucun problème. Cette technique-là, ça demande du pognon. On va dire ça comme ça, ça demande des moyens. Donc, combien ça coûte ? de stériliser un chien, une chienne, et de les remettre dans la rue.
Je vais essayer de ne pas faire dans la fausse modestie celle qui caractérise généralement les gens qui prennent la parole et qui finissent par ne rien dire. Vous savez, j'ai lu, j'ai trouvé...
Je vais garder cette phrase. Oui, bien sûr.
Malheureusement, malheureusement, au Maroc, nous avons beaucoup de situations comme ça où les gens essaient de faire de la fausse... Vous savez que la ville de Casablanca, par exemple, a signé un accord avec Casabea pour, je crois, 20 millions d'Iraans par an, et j'ai vu que c'était en 2019. Donc un petit calcul, combien de millions de dirhams ont été transmis et pour quels résultats ? C'est là où on doit commencer à poser la question aux responsables de la chose publique. Quels résultats avons-nous obtenus ? Les responsables de la chose publique, ça va du président de la commune à l'élu parlementaire, à la présidente de la ville de Casablanca, au vétérinaire, le plus petit vétérinaire de Casablanca, doit pouvoir donner la réponse. La réponse est claire, dans la rue, il y a plein de chiens, on est obligé encore de les gérer de manière barbare. Vous savez, moi je ne suis pas contre le fait d'attraper certains chiens et de les éliminer. Je ne suis pas contre ça. Pourquoi ? Ça doit se faire juste dans le respect de la dignité d'un animal ou d'un être vivant. L'euthanasie est une solution pour certains.
Un chien enrasé, on n'a pas le choix.
Avant même de le chien enrasé, il y a des chiens réellement agressifs, qui sont très peu nombreux. Mais ces chiens réellement agressifs à l'humain et qui peuvent représenter un danger, moi je n'ai aucun problème à les euthanasier, mais dans la douceur. parce qu'il devient une menace pour tout le monde, y compris pour les autres chiens. Mais dans la rue, vous savez quand je reçois un animal, et que cet animal, ce chien, il n'y a pas trois jours, j'ai reçu trois chiens chez moi pour m'en occuper parce qu'ils allaient être tués. Ils n'ont pas mangé le premier jour, ils n'ont pas mangé le deuxième jour. Ils ont commencé à toucher, comme disent ces chiens, ils m'aboyaient dessus. Au troisième jour, ils viennent lécher ma main, ils viennent chercher des caresses. Le chien est fait par Dieu pour vivre près des autres. C'est comme mettre un chien dans un grand parc d'un hectare. Il viendra vivre à côté du portail. Pourquoi ? Parce qu'il a envie d'avoir du contact humain. La seule grande qualité du chien, c'est qu'il a envie, vraiment, de croire en l'homme encore et encore. Et nous, on considère que ce chien qui se déplace en meute et qui est errant est une menace parce qu'on ne le gère pas. C'est notre défaillance qu'il faut juger, pas le chien. Aujourd'hui, pourquoi la technique, le benchmark de capturer, stériliser, vacciner, relâcher ? Parce qu'on ne peut venir à bout des animaux errants et des animaux en général. que à travers cette technique-là. Un, parce que cette technique suppose du respect et suppose que cet animal a un rôle. C'est comment transformer les chiens. Vous savez, ici à Riviera, il y a 4-5 chiens qui sont tagués, vaccinés et tout. Ils sont là depuis 5 ans, 6 ans, 7 ans. Il n'y a plus aucun chien qui vient à Riviera. Pourquoi ? Ces chiens sont devenus des auxiliaires de santé publique. Ces chiens, une fois vaccinés, vont empêcher des chiens errants, d'autres, de venir. C'est leur territoire. Donc, on va figer les animaux. Ils vont être dans leur territoire. La nuit, si vous passez avec votre chien, ils vont vous aboyer dessus. sans jamais aller au-delà. Pourquoi ? Parce qu'ils ne veulent pas d'un intrus dans le territoire. Ça, même si on devait payer les chiens, on ne les paiera pas assez pour assurer cette veille sanitaire. Et vu qu'ils sont vaccinés, vu qu'ils sont suivis, tagués, normalement, on devrait aussi avoir un fichier informatique national de tous les chiens, qu'on ne fait pas pour je ne sais pas. Vous savez, 20 millions d'Irams par an, je vous le dis très clairement, c'est pas rien. Je pense qu'avec 20 millions d'Irams sur 5 ans, j'aurais réduit sensiblement les animaux errants de Casablanca.
Alors, juste pour qu'on soit factuel. vaccination, stérilisation. La stérilisation, c'est devenu une opération chez le vétérinaire qui va très vite. Sauf s'il y a des complications qui peuvent arriver.
Et même qu'il y a d'autres techniques de dégâts qu'on n'utilise pas encore, mais qui sont encore plus rapides.
Combien ça coûte par chien ?
Chez un vétérinaire privé ? Oui. Pour la protection du mâle, il est autour de 310 rangs pour un mâle et plutôt de 510 rangs pour une femelle.
300, 500. Oui. Ça c'est pour une opération unitaire. Si on a une convention pour faire un truc, on peut descendre à...
Pourquoi est-ce qu'on fera une convention ? Il y a les vétérinaires diplômés qui cherchent du travail au Maroc. On pourrait avoir une très belle équipe d'une centaine de vétérinaires.
Qui ne fassent que ça.
Qui ne fassent que ça. et ce sera une très belle expérience de l'OMV, supervisée par des vétérinaires. plus expérimenté et on pourra faire peut-être 200, 300, 1000 chiens par jour. Vous savez, on peut le faire avec le même budget de 20 millions d'irambes. Mais quand on utilise 20 millions d'irambes pour payer des fonctionnaires qui vont travailler 3 heures par jour, ça ne marchera pas. Il faut qu'il y ait un vrai travail. Ça, c'est une cause nationale. Les chiens erront, les animaux erront. C'est une cause nationale. Au même titre que toutes les autres causes nationales du Maroc. Pourquoi ? Parce qu'il y va de l'image du Maroc, de la crédibilité du Maroc. Nous sommes... Vous savez la Turquie ? Pourquoi la Turquie a géré ses chiens ? Ce n'est pas parce qu'ils sont plus amoureux des chiens que nous, c'est parce qu'ils ont l'industrie du tourisme qui compte. Vous ne pouvez pas aujourd'hui prêter le flot pour qu'on vous attaque, qu'on vous tape dessus en Allemagne, en France, aux Etats-Unis, au Canada, pour en disant ce chien est barbare avec les animaux, alors que vous avez les moyens techniques, humains, de faire autrement.
On va finir l'émission en reprenant la question que j'ai posée au départ. Ceci étant dit, pourquoi est-ce que c'est un sujet aussi sensible ? Tu m'as répondu au démarrage en me faisant une belle... Une belle digression philosophique. Là, j'aimerais, d'un point de vue concret, qu'est-ce qui se passe ? Il y a du détournement d'argent, il y a des gens qui ont un intérêt à ce que les associations, ou pseudo-associations, parce qu'il y a des associations qui ne sont pas totalement formées d'un point de vue légal. Donc bon, après, elles font ce qu'elles peuvent, ça ne veut pas dire qu'elles font n'importe quoi. Ça veut dire que d'un point de vue administratif, elles n'existent pas sur le papier, des choses qu'on a vérifiées, peu importe. Quel est le problème ? Je n'ai jamais eu autant de... Encore une fois, je le rappelle, je l'ai dit au début de l'émission, on traite de sujets extrêmement sensibles, on n'a jamais eu autant de problèmes à avoir quelqu'un sur le plateau.
Parce que c'est un sujet qui dérange.
Non mais ça j'ai compris.
Il dérange à quel niveau ? Les associations ont du pain sur la planche, elles doivent se remettre à un niveau, elles doivent refaire leur...
Administrativement.
Administrativement, pardon.
Ça c'est la première chose.
Et quand elles sont comme ça, elles n'arrivent pas à justifier la gestion de leurs fonds. D'accord. Deuxièmement, les pouvoirs publics, Le ministère de l'Intérieur Je pense que la décision est prise de gérer différemment.
Je pense,
je viens de l'apprendre il y a deux jours, que le ministère de l'Intérieur demande aux grandes villes, notamment, d'avoir des unités mobiles et de faire ce travail de capture, etc. Mais, encore une fois, vous savez, la différence entre ce qui se décide au lieu et ce qui se pratique sur le terrain est très grande, dans tous les CGU en Maroc, pas seulement pour ça. Parce que, justement, quand j'ai vu ce qui s'est passé à Dalboisa, quand j'ai vu des voitures flambant neuves, trois véhicules, trois, etc., je me suis dit, mais qui sont ces gens ? Des fonctionnaires ? Des grands bras ? des auxiliaires, des gens qui travaillent à la journée. D'abord, il faut clarifier que ceux qui gèrent la chose publique en matière d'animaux errants doivent être clairement mentionnés, doivent porter des uniformes, que ces gens-là soient régis par un code de déontologie. Pourquoi ?
Question. Est-ce que la solution, ce n'est pas de faire passer ça, si on prend ça à bras le corps, de faire des appels d'offres et de passer par des entités privées ?
La solution, c'est un union. Pour voir public. ONG et organisme privé. C'est pourquoi le privé va vers l'efficacité. Les ONG vont aller vers le respect, la dignité et l'éthique. C'est ça leur boulot, c'est ça leur rôle. Et le pouvoir public, c'est financer et encadrer, émettre des textes de loi. Vous savez, demain, je veux qu'il y ait un texte de loi qui oblige tout propriétaire de chiens à identifier son animal et à tenir un carnet de vaccination. Tant qu'on a des animaux non identifiés, on produira des chiens errants.
Et tenez vos gros chiens en laisse. Tenez vos chiens en laisse. Ça aussi, c'est extrêmement important parce que des fois, lorsque vous avez des chiens qui arrivent, vous ne savez pas vous comporter et beaucoup de morsures arrivent quand on veut intervenir entre des chiens alors que les chiens, pour les laisser se débrouiller entre eux, qu'ils soient grands ou petits, ils savent exactement quelle est la place de l'autre. Merci beaucoup Hamid d'avoir été avec nous. Ça nous a permis vraiment de décrypter les choses et j'espère qu'on referait une émission avec d'autres intervenants aussi, avec toi aussi, pour qu'on voit et qu'on fasse un point, c'est un point extrêmement important. Et n'hésitez pas à réagir. Si vous préférez la parole aux images, vous savez que vous pouvez retrouver ce podcast en audio sur toutes les bonnes plateformes. Et nous, on se retrouve très vite sur H24 pour un autre Parole d'Expert. Bye bye.
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