- Speaker #0
Bienvenue dans Poste Pause Café Au Château. Le podcast est un projet de l'Université d'Ottawa. qui lève le voile sur les coulisses de la gestion de domaine. On parle de vieilles pierres. de forêt d'agriculture, de tourisme, et de stratégie. Entre Château Le Mortier et Les Belles Ruries, nous avons décidé de transformer nos défis quotidien. en un journal de bord sonore.
- Speaker #1
On apprend sur le tard, on est drôle des experts, on se trompe parfois. Mais on avance toujours. Installez-vous. confortablement, On vous sert le café. L'épisode du jour Commence. Maintenant. Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de... Pause Café Au Château. Aujourd'hui... à l'art de recevoir. au raffinement. codes qui font la renommée. de l'art de vivre. à la française.
- Speaker #0
Pour en parler, nous avons le plaisir d'accueillir Evelyne de Mascarel, fondatrice de Savoir vivre. Evelyne, vous accompagnez particuliers. et professionnels dans la maîtrise de la French Etiquette. Bonjour Evelyne.
- Speaker #2
Bonjour mesdames. Merci de m'avoir invitée.
- Speaker #1
Avec plaisir. Depuis des siècles. Le château et le théâtre par excellence. de l'art de vivre. où la grandeur de l'architecture et la richesse du... crée le cadre naturel d'un accueil d'exception.
- Speaker #0
recevoir dans un château c'est perpétuer cette mémoire vivante. en offrant à ses hôtes une expérience. ou l'élégance du lieu. sublime chaque attention. du quotidien.
- Speaker #1
Evelyne Avant de plonger au cœur des règles et des traditions, Nous aimerons revenir un instant sur votre... Qu'est-ce qui vous a mené ? vers cet univers. et vers la création de sa va-vivre.
- Speaker #2
Alors, je vais remonter un peu loin. où au départ j'ai été étudiante en histoire. J'ai passé une maîtrise, finalement j'ai étudié à Nanterre Université. Et j'ai passé une maîtrise... en arrivant à Tours. Et mon mémoire de maîtrise était sur l'archevêque de Tours. qui était un... comment dire... avec Henri Louis XIV. Il était un compagnon d'Henri Louis XIV, bizarrement, parce qu'il était catholique. Et c'est lui qui est à l'origine. de la construction de... du Musée des Beaux-Arts. parce qu'en fait, c'était le palais de l'archevêque. Alors voilà, je me suis toujours intéressée au patrimoine, à la culture. à la langue. Et je trouve que... La Touraine. dont on parle comme étant le jardin de la France. C'est vraiment ça parce que... Nous y avons la Loire, d'abord, le dernier... fleuve sauvage, c'est extraordinaire, la Loire, les châteaux. Et puis... pléthore d'écrivains et d'artistes. C'est absolument fabuleux. Donc c'est d'une richesse infinie. Et on peut butiner d'un sujet à l'autre avec bonheur.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #2
A l'origine, j'ai fait ça. Après, je me suis occupée, j'ai été agent artistique, j'ai été bibliothécaire, voyais les arts, etc. ne sont jamais très loin. Et pendant une quinzaine d'années, j'ai... exercer le métier modestement de vigneronne en Bourgueuil. dans une propriété. Et je disais volontiers à l'époque que je m'occupais d'art en bouteille. Voilà. Et à la fin de cette aventure... Maintenant, ça fait une quinzaine d'années, tout a changé dans ma vie. Et j'ai réfléchi. Que vais-je faire ? Parce que j'avais... des idées, de l'énergie, envie de... de créer. de réfléchir. Tout d'un coup, un peu de liberté rend des... des projets accessibles. Et une amie m'avait dit, tu devrais faire comme Nadine de Rothschild, etc. Je vous dis mes salams. pas, tu n'y penses pas, etc. Et puis... un jour à la télévision. j'ai aperçu une femme qui s'appelle Geneviève Dangenstein. et qui est... coach, conseillère auprès de la mairie de Paris, etc., qui a écrit un petit livre. très intéressant. D'ailleurs, je vous l'ai montré.
- Speaker #0
Oui. On l'a lu avec beaucoup d'intérêt.
- Speaker #2
Et en la regardant, en écoutant son propos... Je me suis dit, mais après tout, pourquoi ? ou pas. J'avais l'habitude de recevoir, j'aimais beaucoup ça. toujours développer un intérêt pour les autres. Et puis, je me suis rendue compte aussi... Il fallait apprendre aussi, parce que si j'avais... je dirais une base correcte avec une éducation convenable dans un milieu plutôt... protégé. il me manquait quand même beaucoup de choses. Et donc je me suis mise... un lien beaucoup à travailler. Et parallèlement à ça, j'ai monté Savoir vivre Today. Et exactement en même temps, après l'avoir monté, j'ai été contactée par RCF. qui a voulu m'interviewer un peu comme vous, mais de façon... plus historique dans la mesure où il fallait que... que je développe, je dirais, entre guillemets. mon fonds de commerce. Voilà. Et à la suite de ça... j'ai été sollicité pour faire des chroniques sur RCF. Et ça fait... Ça fait 8 ans maintenant que je... que une fois par mois, j'interviewe un homme et une femme. Et là, par exemple, j'ai interviewé la semaine dernière Sophie Occoni. qui est une ex-députée. européenne d'André Loire et qui a monté toute une... une manifestation qui se répète tous les ans. dans la mesure où elle a une association qui milite. pour la prévention du cancer du sein, et c'est une femme absolument remarquable. Elle organise des marches roses. Et ça commence, je crois, le 25 septembre et tout le mois d'octobre. Alors voilà, des personnalités différentes. Et ça me rend heureuse.
- Speaker #0
Également sur votre site internet, savoirvivetoday. On mettra de toute façon toutes les informations. Il y a également une partie où vous avez des petits enregistrements. Vous parlez de points précis sur l'étiquette ?
- Speaker #2
Alors ça, c'était le premier travail que j'ai effectué pour RCF bénévolement, bien sûr, mais qui m'a appris beaucoup de choses et qui était... comment dire, beaucoup de travail, mais très instructif et très gratifiant à l'issue de la présentation. Alors, par exemple, la fourchette, une histoire piquante, ça dure trois minutes. Une minute et c'est plié, c'est l'histoire de la serviette. Passe-moi le sel. Il y a des superstitions. Il y a beaucoup de choses comme ça.
- Speaker #1
Beaucoup de superstitions. Et il y en a 38.
- Speaker #2
Voilà, et plus pas mal d'interviews. Mais maintenant, je ne les mets plus parce qu'on les a sur RCF. en podcast. Que pourrais-je vous dire d'autre ? Oui, là je ne vous ai pas répondu à une chose qui je pense vous intéresse, c'est que les gens qui font appel à moi ce sont parfois des particuliers pour finaliser une éducation d'enfants pour transmettre quelques bons codes parce que les parents ne sont pas toujours les mieux placés pour faire passer des messages, même si c'est leur rôle. Et une personne tierce peut faire passer de bons messages. Donc les particuliers pour un peu des enfants, des adolescents, un petit peu de tous âges. Également des assistantes de direction dont le patron trouve que peut-être sur le plan des bonnes manières, je les dirais entre guillemets, il manque quelque chose parce que les assistantes parfois sont... sont invités à partager un repas avec le client pour mettre du lien, pour finaliser, etc. Alors là, c'est aussi très intéressant parce que finalement, je me suis rendu compte que là encore, mon rôle était très large parce que j'ai dû avoir une boîte de mouchoirs et dire à cette jeune femme qu'elle était très bien, qu'il y avait ceci et cela peut-être à modifier dans ses postures, etc. Mais elle a pleuré.
- Speaker #0
disons parlons d'élégance C'est quand même un peu, on dirait touchy en anglais, mais de dire... Non, non,
- Speaker #2
mais en fait, c'est parce que quand même, elle se tenait très mal à table.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #2
Elle se tenait très mal à table et c'était une relation amicale qui m'a dit, fais quelque chose. Fais quelque chose parce qu'elle est intelligente, elle a tout, mais elle se tenait affreusement mal à table. Voilà, c'était pour ça.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai que c'est délicat d'en parler.
- Speaker #2
Oui, et puis quand on se lance comme ça, finalement... on se rend compte que sa vie défile. C'était... Enfin, voilà. Alors, il y a ça, qui aussi... En fait, tout ça pour vous amener à une chose, c'est que les bonnes manières, finalement, on s'en rend compte quand on reçoit les gens. Et quand on reçoit les gens, très souvent, on les invite à un repas. Et quand les gens passent à table, eh bien, c'est là où beaucoup de choses se passent. la tablette. tel un théâtre et c'est là que beaucoup de messages peuvent passer donc me rendre compte de cela, ce qui n'est pas une nouveauté, et bien j'ai organisé des repas French Etiquette pour des team building, pour des familles également, des familles pour un repas un peu de fête un peu un repas différent parce que si on apprend à véritablement mettre le couvert, c'est de Merci. de façon très ludique. Je ne suis pas une donneuse de leçons. Moi, ce qui m'intéresse, c'est la transmission. Et donc, c'est extrêmement tranquille. Je montre, voilà, les couverts comme ci, comme ça. Les gens remplissent des quiz. Et puis, on se tient le dos droit. On ne met pas les coudes sur la table. J'explique aussi tout ça parce que les coudes sur la table, ça prend de la place. Il y a des tas de façons de trouver des applications. pour mettre en valeur cet art de vivre à la française et ces arts de la table, parce que c'est très très large.
- Speaker #0
Existe-t-il une anecdote, alors vous nous en avez déjà donné quelques-unes, ou un déclic particulier qui vous a fait réaliser l'importance de la French étiquette, l'étiquette à la française, dans le monde contemporain ?
- Speaker #2
Oui, parce que c'est un sujet que je voulais aborder avec vous. La French étiquette, c'est la dénomination de l'art de vivre à la française pour les étrangers, parce que les Français ne parlent pas de French étiquette. Et si... vrai que je suis attachée aux français mais il y a des moments où c'est important d'utiliser l'anglais parce que ça a un côté punchy et je continue.
- Speaker #1
Moderne.
- Speaker #2
Moderne, voilà. Et donc le déclic, je l'ai ressenti assez vite en travaillant sur le sujet, en ayant des rendez-vous, en ayant des missions, en donnant des petites conférences. Mais je dirais que le déclic a eu lieu il n'y a pas longtemps, parce que j'ai été invitée à Pause Café Au Château France, à Sao Paulo, pour donner une conférence sur l'art de recevoir à la française et le luxe du XXIe siècle. Et à cette occasion, j'ai passé quelques jours là-bas, ça a été absolument merveilleux. Je me suis rendue compte que les Brésiliens adoraient la France. avait une idée extrêmement positive de l'élégance à la française, enfin de tout ce que nous avons, parce que le luxe à la française, ça n'est pas usurpé sur le nombre de maisons de luxe dans le monde. Alors là, je n'ai plus les chiffres exacts, mais c'est plus de 250 peut-être, et il y en a au moins 130 qui sont des maisons françaises. Donc l'étranger se nourrit beaucoup de ça, et Ça a été vraiment le déclic et je dirais aussi un petit peu mon graal par rapport à mon implication pour continuer à transmettre et à illustrer du mieux possible cet héritage.
- Speaker #0
Et quand on parle de luxe, est-ce que c'est luxe ou élégance à la française ?
- Speaker #2
C'est plutôt élégance à la française. Le luxe, c'est plus général.
- Speaker #1
Et quel est le profil de ceux qui font appel à vous aujourd'hui ? Cherchent-ils une rassurance, un statut social, un outil professionnel ? Personnelles ?
- Speaker #2
Eh bien, je pense que dans les familles, c'est toujours pour améliorer les plus jeunes pour qu'ils aient un avenir meilleur. Ça sert toujours, mais ça n'intéresse pas tout le monde.
- Speaker #1
Non, c'est sûr.
- Speaker #2
Et puis dans les entreprises, c'est quand même très utile. Mais là, je dirais que nous sommes sur une niche, malgré tout.
- Speaker #1
Oui, j'ai presque l'impression que ça se... aujourd'hui de notre temps ?
- Speaker #2
Pas complètement, mais à notre époque, on voit que vous avez vu à quel point l'éducation à la française, l'actualité est redoutablement inquiétante et négative. Ce qui veut dire, je résume, que certaines générations, certains jeunes, n'ont plus les mots pour le dire. parce que ils ne savent pas lire suffisamment, ils ne lisent pas. Et n'ayant pas les mots pour le dire, ils ont une conversation très réduite. Et je crois que ça n'est pas vraiment m'avancer ni m'impliquer trop que de dire quand on n'a pas les mots, la violence remplace les mots. C'est tout ce que je dirais sur le sujet. Parce que ce n'est pas mon débat, mais c'est quand même très marquant.
- Speaker #0
Oui. Au niveau de la politesse, d'ailleurs, par rapport à ce que vous dites dans le livre, il y avait marqué, et je trouvais ça assez intéressant, enfin qui porte un petit peu à réflexion, c'était qu'est-ce que la politesse ? Elle requiert à la fois le sens de l'égalité et celui de la hiérarchie.
- Speaker #2
C'est extrêmement bien défini parce que si on veut qu'une famille ou une petite société fonctionne, convenablement et bien il faut savoir dire bonjour, regarder les gens dans les yeux et puis après il y a le savoir vivre, il y a des consignes à respecter dans toute petite société c'est important, le respect est là et donc la hiérarchie il y a toujours eu les parents pour une famille, les grands-parents, les parents, etc. Et puis dans les sociétés médiévales, les seigneurs, les autres. Et dans l'industrie, il y a le patron, il y a les collaborateurs, il y a une hiérarchie. Chacun doit être à sa place tranquillement. Vous partagez mon avis ?
- Speaker #0
Oui, oui, complètement. C'est juste que j'étais perdue entre le papier, il y avait tout là, le bruit.
- Speaker #2
Et alors, entre la politesse et le savoir-vivre, ça vous intéresse aussi ? Il y a une petite nuance.
- Speaker #0
Alors, je pense qu'il y a une autre question un petit peu plus tard, justement, sur les différences. Là, je voulais continuer par rapport à vous, ce que vous faites, notamment via Savoir-vivre Today. Sur votre site, on voit que vous organisez des repas, des coachs aussi individuels ou entreprises. mais vous proposez également des packages. Et d'ailleurs, il y en avait un, c'est pour celui-là qu'on vous avait contacté, qui alliait, je trouvais ça très intéressant, alliait le patrimoine culturel et l'étiquette à la française.
- Speaker #2
Alors écoutez, celui-là, je n'ai à ce jour pas vraiment vendu de package, parce que c'est ainsi, mais lors de mes repas, selon les gens qui sont... mes hôtes et bien je parle de tous ces sujets volontiers ça dépend à qui j'ai affaire
- Speaker #0
Mais ce qui a complètement de sens, parce que dans l'art de la conversation, la culture est... Et pièce majeure, en fait. Ça englobe tout un ensemble.
- Speaker #2
Il faut savoir que dans le repas gastronomique des Français, puisque nous parlons maintenant des arts de la table, et comme je l'ai dit déjà une première fois, la table est un théâtre, et ça en dit quand même très très long, eh bien, l'art de la conversation est inclus dans cet art de vivre à la française. C'est extrêmement important. Il faut savoir entretenir une conversation. Quand on reçoit chez soi et que quelqu'un prend la parole trop longtemps, il faut pouvoir trouver un moyen pour l'interrompre, trouver des petites choses pour l'interrompre ou interroger quelqu'un d'autre. Parce qu'il ne faut pas que les gens parlent trop longtemps et surtout de sujets qui intéressent surtout eux.
- Speaker #0
Donc, bien évidemment, on parle pas de religion, de politique. qu'on évite ?
- Speaker #2
Je dirais qu'un repas où on mélange des gens très différents, on évite la politique, la religion, quoi d'autre ? La santé ? La santé, c'est d'un ennui fou les gens qui racontent leur misère et puis c'est même je dirais que c'est un manque de respect pour ceux qui entendent, même s'il y a vraiment des drames, mais ça n'est pas le lieu.
- Speaker #0
D'ailleurs, en parlant de ça, on fait une petite aparté, vu qu'on est au niveau de la santé, il ne faut pas dire bon appétit.
- Speaker #2
Il ne faut pas. pas dire bon appétit et vous remarquerez que maintenant dans les restaurants on vous dit bonne dégustation parce que finalement tout le monde s'est rendu compte que bon appétit rendait les choses par rapport à l'alimentation et puis aux effets de l'alimentation sur le corps donc ça n'est pas idéal quand on est à table de dire bon appétit.
- Speaker #0
Tu ne veux pas penser à ta digestion.
- Speaker #2
Voilà.
- Speaker #0
Non, pas vraiment.
- Speaker #2
Et à ses effets.
- Speaker #0
D'ailleurs,
- Speaker #1
ça me fait beaucoup rire, je pense, notamment à les repas de famille avec l'oncle qui parle pendant des heures de sa santé, de la politique, tout ce qu'il ne faut pas.
- Speaker #2
En famille, on peut faire. Non, des fois, il ne faudrait pas. Non, mais il faut un petit peu le calmer. Et puis non, en fait, on peut parler d'exposition, de film, de voyage et puis prendre des nouvelles des gens qu'on aime bien. des enfants etc d'où l'importance de la culture oui d'avoir des sujets de suivre l'actualité il faut être curieux et ce que je trouve très bien deux
- Speaker #0
de nos enfants avec Mascha sont au lycée et à partir du lycée ils font beaucoup justement au niveau de la conversation ils leur apprennent à prendre la parole faire beaucoup d'exposés ils font le concours d'éloquence C'est bien. Ils apprennent la rhétorique. Et ça, je trouve ça absolument génial. Ils travaillent sur des sujets, mais vraiment, ils étudient le sujet pour pouvoir argumenter, débattre. Et ça, je trouve ça très, très bien.
- Speaker #2
C'est un bel entraînement. Et puis, ça donne de la sûreté. Les jeunes, comme ça, prennent de la confiance.
- Speaker #1
C'est vrai que c'est intéressant. C'est captivant de voir à quel point ce besoin de repères est vivant aujourd'hui. Et quand on parle d'étiquette à la française, impossible de ne pas lever les yeux vers nos châteaux. qui ont littéralement vu naître ces usages.
- Speaker #0
Absolument, Mascha. Rentrons dans le vif du sujet. Comment ces codes naissent ? Sous l'eau 14. Bonne heure de l'Avon. Résonnent-ils encore ? aujourd'hui entre les murs de nos demeures historiques.
- Speaker #2
Vaste sujet. Alors, ces codes nés sous Louis XIV et Louis XIV, l'étiquette était indispensable parce que le roi était entouré de courtisans et la vie était totalement hiérarchisée, organisée. Et ceux qui pouvaient se rapprocher du roi étaient conviés grâce à une étiquette. Donc, en fait, l'étiquette est née comme ça pour un aspect pratique. Ils étaient conviés. premier cercle, second cercle, troisième cercle, etc. Tout le monde n'était pas convié. C'était important pour organiser la vie à la cour. Et puis c'est resté. Alors aujourd'hui, on va dire que l'étiquette à la française, c'est l'image, c'est une image, comme j'en parlais tout à l'heure, c'est plus l'image à l'étranger, je dirais. Moi je le ressens comme ça, puisque nous, nous sommes français, nous vivons dans... dans des endroits très différents. Vous vivez dans des châteaux. Et c'est là où il faut, quand on est dans une demeure historique, il faut avoir un certain maintien. C'est comme un peu quand on va dans un bel endroit, un grand restaurant pour dîner. On n'y va pas en Bermuda, par exemple.
- Speaker #1
On est fiers, ça m'amène à... La prochaine question, c'est recevoir dans un château familial ou en demeure privée. obéit-il aux mêmes règles que dans un château transformé en hôtel de luxe, par exemple ?
- Speaker #2
Eh bien, pas du tout. Parce que les gens qui viennent dans vos maisons, cherchent quelque chose de beaucoup plus intime, de beaucoup plus authentique. Et vous vous êtes lancés dans une activité qui, de mon point de vue, demande beaucoup, parce qu'il faut aimer les autres encore plus, il faut donner beaucoup. Il faut avoir de l'empathie. Vous avez des clients, on les appelle comme ça, vos hôtes. À cet égard, vous êtes comme les chaînes d'hôtels qui ont aussi des clients, mais vous ne les recevez pas de la même façon parce que vous devez les recevoir comme s'ils étaient vos invités, vos relations amicales ou des gens à connaître. Il y a une approche chaleureuse qui n'existe pas normalement. enfin normalement, qui est différente dans les grands hôtels. Et puis, les grands hôtels, tout est très lumineux. Il y a des éclairages partout. On imagine que dans vos maisons, c'est plus tamisé, c'est plus intime, même si c'est grand, même si c'est luxueux. C'est comme ça que je vois les choses.
- Speaker #0
Il faut qu'ils se sentent à l'aise, vivre une expérience.
- Speaker #2
Oui, ça c'est le grand... du tourisme d'aujourd'hui les gens veulent vivre des expériences et ils n'ont pas tort et puis la grande différence aussi dans votre activité c'est que les gens sont tout seuls là où ils sont chez vous ils ne côtoient pas normalement d'autres clients ou bien ils sont très éloignés ils ont vraiment quelque chose de privé d'exclusivité mais exclusive. Exclusif, donc à cet égard, c'est différent.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Mais je ne suis pas une spécialiste de l'hôtellerie de luxe, même si j'ai appris différentes choses, et j'en ai vu en particulier, que dans les grands hôtels, maintenant vous n'avez plus la banque d'accueil, mais on accueille les clients de façon très personnalisée, sur un petit guéridon, dans un petit salon, etc.
- Speaker #0
C'est ce que vous nous expliquez quand on s'est rencontrés.
- Speaker #2
avant l'enregistrement lorsque vous disiez que maintenant dans les hôtels notamment vous avez donné l'exemple de l'hôtel de Crayon dans lequel il n'y a plus de réception du tout voilà et on va dans un petit salon et c'est là où nous sommes on est en face d'une personne qui a son ordinateur qui est dans un petit salon et effectivement à l'hôtel de Crayon il y a un cadre avec l'acte de vente de cet hôtel par... par Louis XVI qui a vendu cet hôtel au fameux... crayon. Donc, c'est en plus là encore une expérience.
- Speaker #0
J'aimerais faire une transgression par rapport au script. On a parlé de l'art de la table. J'avais une question au niveau de l'art de la table. Les coudes. Alors, pour préparer l'enregistrement, j'ai donc regardé pas mal de vidéos parce qu'il y a quelques personnes sur... Voilà. Et il y en avait un. Je ne me rappelle plus le nom. Mais il y en avait un qui disait, pour les coudes, les coudes, on ne les met pas sur la table.
- Speaker #2
d'accord sauf après le plat principal là après le plat principal on pouvait se permettre écoutez je pense que je pense que l'écoute sur la table ça dépend ça dépend avec qui l'on partage un repas en fait une fois qu'on sait qu'on ne met pas l'écoute sur la table s'il y a de la place si vous êtes entre amis vous pouvez vous relâcher un peu mais pas au début. On ne budure pas, certainement pas, peut-être après le fromage, mais a priori non, on ne met pas les coudes sur la table, franchement. On ne met pas les coudes sur la table. Et autrefois, au Moyen-Âge, il y avait des banquets et on ne mettait pas les coudes sur la table parce que ça prenait de la place et qu'on pouvait cacher un couteau, etc. Les gens étaient quand même un peu violents. Il y avait des choses à régler.
- Speaker #0
Beaucoup de choses viennent du Moyen-Âge, comme le chin-chin.
- Speaker #1
Ah oui, ça vient bien.
- Speaker #0
Tu sais pourquoi ? Non. Tu sais, quand tu fais chin-chin avec ton verre, c'est justement avant. En fait, si tu faisais ça, c'était une marque de con. c'est-à-dire que si je tapais bien fort et que mon contenu allait dans ton contenant et s'il y avait du poison voilà c'était pour éviter il faut faire très fort on choquait les chocs et en fait dire
- Speaker #2
santé aussi n'est pas tout à fait illégal il faut mieux porter un toast de façon élégante et les verres ne doivent pas se toucher les temps sont réveillés en plus avec des jolis verres, ils risquent de se casser.
- Speaker #0
Moi, j'aime bien taper. Justement pour le côté...
- Speaker #2
On a la liberté totale de s'amuser et de se rapprocher d'un verre et de le toucher. Chacun est libre.
- Speaker #0
Disons que le fait de savoir l'histoire... de taper les verres. Moi, je le fais volontiers parce que c'est une marque d'amitié. Oui, je comprends. Je ne suis pas élégante. L'important,
- Speaker #1
c'est de connaître les usages et puis après...
- Speaker #2
Le plastique, on peut.
- Speaker #1
Après, on peut un peu faire... Alors, par rapport aux Anglais et aux Français, nous sommes différents parce que les Anglais ont les mains et les bras sur leurs genoux et nous, nous avons les mains sur la table. C'est vraiment la différence majeure. Il y en a deux. visible, les mains avec le poignet sur la table pour les français les anglais ont les mains sur leurs genoux et puis la façon dont le couvert est mis parce que les anglais ont les pointes de la fourchette qui sont en hauteur, qui sont à l'extérieur alors que nous dans les familles françaises les pointes de la fourchette sont sur la nappe alors il est certain que dans la restauration aujourd'hui on voit toujours les fourchettes qui sont à l'envers Mais quand vous avez des ménagères qui sont gravées ou armoriées, en France, vous verrez toujours qu'elles sont armoriées du côté de la fourchette qui est à l'endroit, en fait, pas à l'endroit. Donc ça, c'est un signe.
- Speaker #0
Une autre question. Moi, j'ai plein de questions. Le fameux ou l'infameux ? 13. à table.
- Speaker #1
Alors l'infameux, est-ce que c'est vraiment français ? Non,
- Speaker #0
mais du coup je mets bien, fameux, infameux.
- Speaker #1
Eh bien c'est une superstition qui a son origine avec la scène, Christ et Judas, donc 13, ça finalement c'est un signe de mort.
- Speaker #2
C'est pour ça qu'il n'y a jamais numéro 13 dans les hôtels.
- Speaker #1
Et c'est pour ça qu'en effet Dans les hôtels, normalement, avant, je ne sais pas si c'est encore vrai, mais il n'y a pas de chambre numéro 13. Dans certains ascenseurs, je crois que maintenant, les choses ont évolué, mais il n'y avait pas de numéro 13. Dans les avions, je crois qu'il n'y a pas de place 13. On évite de faire usage de ce chiffre. Le chiffre 13 est à bannir à tort ou à raison. Si, par hasard, ils mettent un siège et un couvert vide pour faire le casque,
- Speaker #0
Dans le livre, il y a également noté qu'il valait mieux éviter les 13 et 14. C'est-à-dire que si tu en as invité 14 et qu'il y avait une personne qui se désistait, tu te retrouvais à 13.
- Speaker #1
Donc 14, ce n'est pas forcément un bon chiffre s'il y a quelqu'un qui se désiste.
- Speaker #0
Et puis le infameux, je pense que c'est une déformation de infamous.
- Speaker #1
Oui, je pense que c'est ça. Absolument, vous êtes polyglotte, alors c'est ça, le bilinguisme.
- Speaker #0
On fait un petit peu de Jean-Claude Vandamisme.
- Speaker #2
Vandamisme, oui.
- Speaker #0
Revenons à l'histoire de l'hôtellerie et de nos châteaux. Comment réussir à créer une atmosphère chaleureuse, dans des volumes historiques parfois dits intimidants ? sans tomber dans l'effet musée.
- Speaker #1
Eh bien, il me semble que je vous ai déjà dit qu'il fallait une lumière un peu tamisée, une propreté évidemment basique, et puis mettre des bougies aussi. Les bougies, ça donne une très jolie ambiance, une jolie lumière, et c'est flatteur. aussi pour les visages des uns et des autres. Et puis avoir des bouquets pas trop sophistiqués, très naturels.
- Speaker #0
Et les parfums ? Alors les parfums, c'est toujours une question.
- Speaker #2
Alors les parfums, attention, parce que c'est... Je ne suis pas sûre que ça rentre dans l'étiquette à la française. Non, non,
- Speaker #0
les parfums au niveau d'odeurs, bougies.
- Speaker #1
Alors, les odeurs de pain grillé. Là, je vais vous raconter une anecdote amusante. Les gens qui veulent vendre des maisons, je crois qu'il y a des odeurs particulières qui sont favorables. Une odeur de pain grillé, par exemple, ou de café, des choses comme ça. Mais ça n'est pas la réponse à votre question. Il peut y avoir des pots pourris. discrets qui sont très agréables parce que ça c'est personnel on n'a pas ça dans les grands hôtels je pense qu'avec les odeurs il faut être très prudent tout le monde n'a pas les mêmes goûts les mêmes sensibilités finalement
- Speaker #2
ça sonne bizarre quand je dis ça comme ça mais c'est aussi pour marquer le territoire l'anecdote fait que Macron il a en partant Très envoûtant. Donc, on sent que le président arrive de loin.
- Speaker #1
Quel est-il ? Vous savez ce que c'est ? Non,
- Speaker #2
je ne sais pas lequel.
- Speaker #1
Et vous savez ça comment ? C'est la presse ?
- Speaker #2
C'est la presse.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
Vous savez, c'est la presse.
- Speaker #1
Ah oui. Donc, il occupe le terrain.
- Speaker #2
Oui, il occupe le terrain. Eh bien, écoutez, alors là, je vais... Il domine le terrain. Là,
- Speaker #1
je vais, comment dire, faire une analogie qui est peu flatteuse pour lui. Je dirais qu'il marque son territoire.
- Speaker #2
Oui, il marque son territoire.
- Speaker #0
Au mortier, j'aimerais beaucoup créer une fragrance. Une odeur spécifique aux mortiers.
- Speaker #2
J'adore le parfum. Vraiment. Et c'est vrai que un mémoire, un mémoire de quelque chose est enregistré avec les sens. Notamment le sens qu'on oublie, c'est l'odorat. Les souvenirs de mon enfance sont liés à un odeur bien spécifique.
- Speaker #0
Ou un parfum que tu avais quand tu étais adolescente ou enfant.
- Speaker #2
C'est très important. Et ce sillage de parfum qui... qui t'amène vers une personne, je trouve que c'est très agréable.
- Speaker #0
Je trouve que ça personnifie en fait l'immeuble. Le bâtiment, je trouve que ça personnifie un domaine...
- Speaker #1
Je partage votre avis, mais comme c'est ouvert... en quelque sorte, vos maisons au public. Je trouve ça extrêmement délicat. Ça, oui.
- Speaker #2
Comme offrir un parfum à quelqu'un, c'est très délicat.
- Speaker #0
Oui, mais tu vois, par exemple, nous, dans les lodges, j'aimerais vraiment créer quelque chose. Alors, il faut que ce soit très doux, bien évidemment, mais c'est un petit peu comme quand tu vas à l'hôtel et que moi, je teste toujours les odeurs des cèdres. parce que
- Speaker #2
La communication passe à 90% à travers le corps. Et donc tous les sens. Et c'est vrai que je pense que c'est important. Chaque maison a une odeur.
- Speaker #0
Mais on veut une bonne odeur.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Pas d'humidité. Mais je dirais que chaque maison, plus que l'odeur, chaque maison a une ambiance. Oui, une ambiance. Oui, c'est vrai, je devrais utiliser l'ambiance. Il y a quelque chose qui émane du lieu. Et puis, c'est aussi grâce... aux gens qui y habitent.
- Speaker #2
Quelle est la différence fondamentale entre le savoir-vivre, la politesse et la franche étiquette ?
- Speaker #1
Alors, je crois avoir en partie répondu, cependant, je me fais un plaisir de répéter pour la politesse, c'est le maintien, savoir dire bonjour, être correct. Et en revanche, le savoir-vivre, c'est beaucoup plus large. ça englobe la politesse mais ça englobe également les façons de se tenir de rencontrer les uns et les autres c'est à dire que quand on a du savoir vivre on s'adapte à toutes les situations et on ne fait pas d'impair, on ne fait pas d'erreur et on est toujours juste et ça demande un petit peu d'entraînement mais ça vient très facilement Voilà. Et pour... la French Etiquette. J'ai dit tout à l'heure que c'était à l'étranger qu'on l'appelait comme ça parce que elle était connue sous ce nom-là et quand on l'emploie en France, les gens projettent dessus une dimension patrimoniale et esthétique. Voilà. Et alors, à propos de cette art de vivre à la française qui s'est répandue en En Europe, au XVIIe et au XVIIIe siècles, c'est largement lié à la révocation de l'édit de Nantes qui a eu lieu en 1685. Les protestants n'avaient pas le droit de quitter la France, mais il y en a entre 3 et 400 000 qui ont quitté la France pour l'Europe. Et ceux qui pouvaient quitter la France, ce n'étaient pas tous, mais ce sont des gens encore assez jeunes. ces nantis pour pouvoir bouger, ou au contraire d'autres qui avaient des métiers très simples et qui sont partis. Mais je dirais que pour les classes supérieures des protestants qui sont partis, ils sont partis avec les usages à la française. Et c'est la raison pour laquelle ça s'est largement répandu en Europe à l'époque. Et ça a perduré après, c'est parti plus loin.
- Speaker #0
Alors, l'adège grec dit « à Rome, comporte-toi comme les Romains » . Cependant. En France, et selon votre expérience, y a-t-il une règle d'étiquette que vous trouvez vous-même absurde ou obsolète aujourd'hui et que vous avez choisi de ne plus enseigner ?
- Speaker #1
Alors là, c'est une question, je ne connais pas toutes les règles, même si je les ai un peu au fond de moi, quelque chose d'obsolète. Je dirais qu'autrefois, alors quelque chose d'obsolète peut-être dans les repas présidentiels, il y a le plan de table et on met toujours les personnes les plus importantes, les plus importantes placées près du chef de l'État. etc. Et dans les familles, parallèlement à ça, il y a des contraintes, on doit absolument les respecter, encore aujourd'hui. Et dans les familles, eh bien, on recevait monsieur le curé, monsieur le préfet, madame la préfète, etc. Et donc, il y a aussi une hiérarchie, on les rapproche un peu des gens qui les accueillent. cependant sont pour des repas un peu officiels donc en fait dans les repas officiels il y a des choses à respecter et chez soi je pense qu'on rapprochera les gens les plus âgés ou des autres mais je ne vois pas tellement de choses obsolètes autrefois on mettait les ecclésiastiques les ministres etc. le plus près du seigneur ou du roi quelque chose de vraiment obsolète non j'ai pas ça me fait penser
- Speaker #0
au placement des gens, qui je trouve quand même, c'est un exercice qui est quand même assez compliqué, savoir qui placer où, que ce soit dans les mariages ou même dans les rendez-vous entre amis. Les repas, c'est compliqué.
- Speaker #1
Oui, mais alors c'est vraiment important de les préparer avec soin parce que des gens peuvent faire de nouvelles rencontres et puis des gens qui se connaissent très bien peuvent faire beaucoup d'entre-soi, ce qui n'est pas agréable pour les autres.
- Speaker #0
Mais ce qui est très bien, parce qu'une soirée entre amis, par exemple, ce qu'on se souvient, ce n'est pas tellement le repas, même s'il a été très bon, mais c'est plus l'art de la conversation. La conversation, les échanges, les retrouvailles.
- Speaker #2
Une idée reçue où on ne faut pas très courant. cong Commer. tous Sans nos savants.
- Speaker #0
Tout le monde ne connaît pas, ne commet pas. Mais il y a quelque chose que je remarque quand même,
- Speaker #1
c'est que certains ne font pas attention quand ils sont invités. Ils commencent avant que tout le monde soit servi.
- Speaker #0
Et ça,
- Speaker #1
on va dire que c'est mal élevé. Et il faut attendre que tout le monde soit servi. et surtout que la maîtresse de maison ait commencé quand vous êtes à un repas chez les... personnes privées et quand on est au restaurant, si on est invité, évidemment tout le monde n'est pas servi vraiment en même temps, mais la personne peut-être qui invite ou qui a la parole, je dirais, peut proposer que ceux qui sont servis les premiers commencent parce que ça n'a pas d'importance dans ces cas-là.
- Speaker #2
Non. Toutes ces clés sont fascinantes pour nos demeures, mais la vie de château aujourd'hui, c'est aussi beaucoup d'hôtelleries, de chambres d'hôtes et d'événements qui accueillent le public. Comment transportons cet art de recevoir à l'échelle des professionnels de l'hôtellerie et de la restauration qui font vivre le patrimoine au quotidien ?
- Speaker #1
Le client, dès les premières secondes quand il arrive dans vos châteaux, il ne faut pas qu'il soit perçu comme un numéro de réservation, mais plutôt comme une personne privilégiée que vous êtes. attendez, etc. Donc, un mot d'accueil personnalisé, un sourire et quelque chose de dédié. Et ça n'est pas si simple.
- Speaker #0
Comme par exemple ici, le domaine, il est géré de manière familiale. Est-ce que ça ne peut pas être intimidant pour les clients qui viennent à se dire justement les bonnes manières, est-ce que je dois en faire trop, passer ?
- Speaker #1
Vous mettre du côté des clients, je pense que s'ils ont fait le choix de venir dans aux demeures privées, dans les châteaux, c'est qu'ils sont curieux et qu'ils n'ont pas vraiment d'a priori. Autrement, ils iraient dans des hôtels où on les accueillerait.
- Speaker #2
Et ça dépend aussi beaucoup comment on accueille les clients. Ça revient à l'authenticité, en fait. Il faut être authentique.
- Speaker #1
Il faut être authentique. Mais il faut avoir la santé et le punch pour ça parce que c'est beaucoup d'implications. Merci.
- Speaker #0
c'est joli. Oui, parce que nous, on est voués quand même à être de l'hôtellerie, mais plutôt commerciale, alors que toi, c'est plutôt de l'hôtellerie familiale. Donc, est-ce que les gens, par exemple, ils attendent beaucoup plus de toi et de Robin ? Non, mais c'est vrai.
- Speaker #1
La différence entre l'hôtellerie commerciale et familiale, il n'y en a pas. Même si ce sont des familles qui viennent plus aux Les Belles Ruries que aux mortiers, parce que le concept est différent,
- Speaker #0
les lieux sont différents, c'est commercial des deux côtés. Oui, mais de ton expérience, est-ce que les gens, ils veulent...
- Speaker #2
Oui, il est très personnel, mon expérience. c'est sûr que quand je les accueille en short passent la journée à faire le tondeuse et ils arrivent un peu tôt, oui, ça peut surprendre. Après, bon, on est tous humains. Avec un grand, une petite maison, on essaie d'accueillir tout le monde pareil.
- Speaker #1
Et je crois que justement, pouvoir accueillir en short, peut-être une seconde de surprise passée, on est au naturel, on est dans une maison vivante, avec des activités qui vous obligent, avec un parc à entretenir, etc. Donc ça n'est pas grave, ça n'est pas grave du tout.
- Speaker #2
Il y a un attache très fort avec... Château, je me sens toujours extrêmement privilégiée et très heureuse que les gens ont choisi notre maison pour venir passer leurs vacances. Je me sens honorée.
- Speaker #1
Les gens ont le choix dans leurs réservations. Donc, s'ils viennent dans une propriété privée, je pense qu'ils cherchent une expérience différente à vivre. Et que c'est ça la grande différence. Ils veulent vivre quelque chose. quelque chose de différent. Ils ne cherchent pas juste un hébergement. Ils cherchent un séjour dont ils se souviendront davantage parce que ça raconte une histoire, peut-être. Il y a les vieilles pierres, il y a le parc, il y a des salons d'apparat, peut-être aussi encore dans le château. Et on peut leur raconter qui était reçu là, des personnalités, raconter de belles histoires. Et donc, le château privé, ça fait vivre une histoire de l'intérieur, alors que les hôtels, c'est une mise en scène, je dirais,
- Speaker #2
peut-être plus commerciale.
- Speaker #0
Alors maintenant, j'ai une autre question en matière d'accueil. L'accueil de quelqu'un, justement, on est toujours dans l'expérience que la personne se sente bien. En hôtellerie, on... On a l'habitude d'offrir quelque chose. Et qu'est-ce qui est bon d'offrir dans un château ? Des chocolats, des bons chocolats de qualité, une bouteille de vin, des fruits.
- Speaker #1
Les corbeilles de fruits, c'est un peu classique. Un petit chocolat sur l'oreiller, c'est un peu classique. Des produits pour la salle de bain, ça peut être très agréable aussi. Parce que c'est un fer, c'est compris dedans.
- Speaker #0
Un livre. Non. No.
- Speaker #1
Un livre, c'est plus compliqué.
- Speaker #0
Moi, j'adore.
- Speaker #1
Oui, mais tout le monde ne le sait pas. Là, je dois dire que...
- Speaker #2
J'ai reçu, il n'y a pas longtemps, un petit carré de soie. Ça, je trouvais ça super. Dans un hôtel ? Oui, dans un hôtel. Je trouvais ça super.
- Speaker #1
tout cadeau très agréable à recevoir. Parce que c'est une attention et ça c'est précieux.
- Speaker #0
Et quand on est invité de manière privée, il y a également cette question de quoi offrir. On avait parlé des fleurs coupées que tu appréciais, Mascha, recevoir. L'idée aussi, Evelyne...
- Speaker #1
Ça dépend si on est nombreux ou pas. C'est-à-dire que les fleurs coupées à bouquet, si vous êtes un grand dîner où il y a 18 personnes, etc., la maîtresse de maison a fait que ce bouquet, il faut qu'elle aille chercher un vase. C'est un peu compliqué. Merci. Sauf s'il y a tout le service qu'il faut. Donc ça peut embarrasser. Dans ce cas-là, on prend quelque chose en pot, on fait autre chose, des chocolats, autre chose. Et si on apporte du vin, les personnes vous diront qu'ils boiront du vin à votre santé parce qu'il y a forcément du vin prévu. Et le vin, je dirais que c'est plutôt entre amis. Et puis autrement, des chocolats, tout ça, c'est toujours très agréable.
- Speaker #0
J'ai lu qu'on pouvait également, au niveau des fleurs, les... Les faire livrer le matin ?
- Speaker #1
Ça, c'est le grand genre.
- Speaker #0
C'est vrai ?
- Speaker #1
Ah ben oui. Envoyer des fleurs avant le repas, c'est une très, très élégante manière.
- Speaker #0
Et remercier les personnes de nous avoir invitées, on le fait de quelle manière ?
- Speaker #1
Eh bien, tout dépend de la réception à laquelle vous avez été invité. Ça peut être une lettre manuscrite, un mail ou un SMS, ça dépend. de la familiarité que vous avez avec les gens qui vous ont invités.
- Speaker #0
La lettre manuscrite, je fais un petit aparté. Je connais quelqu'un qui a écrit sa lettre de licenciement en calligraphie. Je crois que l'entreprise, ça va être la première fois. Ah, super. Ah ben, tu l'encadres. Evelyne, on va parler maintenant d'heures d'arrivée. et de rendez-vous. Lorsque l'on s'est rencontré la première fois avec Mascha pour préparer l'enregistrement, dans l'email, vous m'aviez dit on se donne rendez-vous vers 14h30. Et alors personnellement, pour moi qui ai un... je pense, un problème avec les OAR. J'ai trouvé ça génial. C'est-à-dire qu'il n'y avait plus cette injonction. à 14h30. Bien évidemment, on était à l'heure. Mais j'ai trouvé que c'était tellement libérateur. Et j'ai cru comprendre, on en a parlé. Vous m'aviez dit que c'était... En fait, c'était une erreur. Donc c'est quelque chose que vous ne mettiez jamais.
- Speaker #1
Non, non, ça n'est pas une erreur. Ce n'est pas du tout une erreur et maintenant je sais pourquoi. j'ai rédigé le mail ainsi. c'est que vous venez en voiture, vous n'étiez pas à Tours et vous veniez en voiture. et on peut... donner enfin voilà j'ai été inspiré en mettant vert parce que parce que c'est ouvert C'était vert, c'était ouvert, et ce n'était pas rouge. Et vous êtes arrivée à l'heure.
- Speaker #2
Et moi aussi. J'apprécie cette conversation, car... Hop, et ben... On n'arrive jamais. En retard. C'est très impoli. Donc, on arrive en avance ou puis à l'heure.
- Speaker #1
Alors qu'en France, pour un dîner, prier, etc., on vous dit 8h30, vous êtes parfaitement à l'heure si vous êtes là à 9h moins 20, 9h moins le quart. En revanche, comme aux Pays-Bas, chez les Anglo-Saxons, l'heure, c'est l'heure. Mais en tout cas, en France, ne jamais arriver en avance.
- Speaker #0
Oui, jamais. pas mettre l'hôtesse. dans l'embarras. Si elle n'a pas fini les dernières préparations.
- Speaker #1
Oui, nous, on a fini une heure avant. Donc, ça va.
- Speaker #2
On attend, on attend. Le temps passe très vite. autour de ce café. On retient. que la franchise de quête est loin d'être figée. C'est une forme de générosité. envers l'autre. Nos auditeurs peuvent-ils vous retrouver et savoir... plus sur vos formations.
- Speaker #1
Alors j'habite à Tours et j'ai un site. j'ai un site web www.savoirvive2day et je suis facile à trouver et puis je me déplace aussi en fonction des missions que l'on peut me proposer
- Speaker #0
Un grand merci Evelyne pour ce voyage très riche à travers l'art de vivre à la française Quant à vous chers auditeurs, merci de nous avoir suivis N'hésitez pas à vous abonner à Post Pause Café Au Château et laisser 5 étoiles sur votre plateforme préférée et nous dire bien évidemment évidemment en commentaire, qu'elle faut. vous allez plus surprendre. A très vite pour un nouvel épisode.
- Speaker #2
Merci.
- Speaker #0
Merci beaucoup. Quelle aventure.
- Speaker #2
Oui, quelle aventure. Quelle aventure. Merci d'avoir partagé cette pause café avec nous. Si vous avez aimé cet épisode, la meilleure façon de nous soutenir est de nous laisser 5 étoiles sur votre... plateforme de préférées.
- Speaker #0
Pour prolonger la discussion... Découvrir les photos de nos domaines ou nous poser vos questions. Retrouvez-nous sur Instagram, Facebook et sur nos sites internet.
- Speaker #2
On se donne rendez-vous dans deux semaines pour un nouveau chapitre de nos aventures.
- Speaker #0
D'ici là, Prenez soin de votre patrimoine. qu'il soit de pierre, ou de nature. A très vite !