- Speaker #0
Bienvenue dans Pause Café au Château, le podcast qui lève le voile sur les coulisses de la gestion de domaine. Ici, on parle de vieilles pierres, de forêts, d'agriculture, de tourisme et de stratégie. Entre le mortier et les belles ruries, nous avons décidé de transformer nos défis quotidiens en un journal de bord sonore.
- Speaker #1
On apprend sur le tard, on édroge des experts, on se trompe parfois, mais on avance toujours. Installez-vous confortablement, on vous sert le café. L'épisode du jour commence maintenant.
- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue dans Poste Café au Château. Aujourd'hui, nous plongeons au cœur de l'architecture et du design. en compagnie d'un invité passionné. Avant de commencer, un petit mot pour vous transmettre le bonjour de Macha, qui n'a malheureusement pas pu se libérer pour être avec nous aujourd'hui. Attention, grand moment de haute technologie, nous sommes en duplex téléphonique avec Roland Garcia, fondateur de Maison Marga. Bonjour Roland !
- Speaker #2
Bonjour Bérengère !
- Speaker #0
Donc au programme de cet épisode, une icône du modernisme, la Farnsworth House, et la façon dont cette utopie de verre et d'acier inspire aujourd'hui de nouveaux projets hôteliers d'exception. Ton moto, Roland ? Média, mode, luxe, décoration, plusieurs univers, un même métier, observer, décrypter, raconter et transmettre. Tu aimes rendre accessibles des univers, raconter des histoires qui se cachent derrière les marques et les tendances, et créer des contenus à la fois experts et grand public. Donc ça, je le tire de tes écrits. Donc avant de rentrer dans le vif du sujet de ce matin, j'aimerais qu'on s'arrête sur le nom de ton studio de décoration, alors tu pourras me corriger si ça a un petit peu changé, et d'aménagement d'intérieur, la Maison Marga. Un nom de marque n'est jamais choisi par hasard, d'ailleurs tu avais fait une masterclass sur le sujet, et un nom c'est le premier vecteur d'identité d'une marque. Le tien, il ne se contente pas de nommer, il pose un acte fort en remplissant trois fonctions clés, l'ancrage émotionnel, Le manifeste de Marc et la pérennité culturelle. Donc c'est ton tout premier storytelling. Et peux-tu nous raconter d'histoires qui se cachent derrière Maison Marga ?
- Speaker #2
Alors il y a toute une histoire effectivement qui est assez intéressante autour du nom de mon bureau de style. Mais je trouve que tu as très bien défini tout à l'heure en expliquant un petit peu tout ce que je fais. En fait c'est tout simple. Moi je prends mes racines dans ma famille parce que j'ai une famille espagnole et j'ai une maman en fait qui m'a beaucoup inspirée, qui m'inspire encore et toujours. Avec ses 83 ans, elle est toujours présente dans ma vie, très très présente. En fait, la maison Marga, c'est assez simple. Il y a la partie maison qui pour moi est importante parce que la maison, c'est un lieu où on se retrouve, c'est un lieu de cocooning, c'est un lieu émotionnel, c'est un lieu d'intimité. Donc je voulais absolument que ma société, ma marque, commence par maison parce que ça me paraissait important d'avoir cette vision-là. Et puis Marga, il y a... Il y a plein de choses dedans. Alors Marga, parce que ma maman s'appelle Marie-Carmen Garcia, donc c'était une espèce de raccourci, un petit peu de maison comme ça. Et comme je te disais, ma maman est styliste. Depuis toujours, ils sont arrivés d'Espagne, mes parents, il y a à peu près une soixantaine d'années maintenant. Et ma maman était styliste en Espagne, elle est arrivée en France et il fallait justement travailler. Puisque du coup, elle fait partie de cette génération qui ont quitté l'Espagne franquiste pour venir en France vers la liberté. Parce qu'il faut imaginer qu'à l'époque, l'Espagne était compliquée, on était sur une droite, une extrême droite, qui était très difficile. Donc elle arrive en France, il faut travailler. Et puis, il est difficile de travailler en France parce qu'on était des étrangers. On sait très bien qu'elles ont des problématiques d'étrangers qui arrivent en France. de cette génération-là. Et au tout début, elle a beaucoup de mal à trouver du travail parce qu'ils arrivent dans un petit village du sud de la France. Donc forcément, on n'avait pas besoin de grands couturiers ou de grands stylistes à l'époque. Donc elle commence à faire de la couture puisque son métier, surtout d'Espagne, on apprend... Le métier de justice, c'est un passant par la couture. Donc elle commence la couture, et puis elle commence à se faire son réseau de clientes, etc. Et puis moi je nais à ce moment-là, et je suis baigné dans une famille qui est assez matriarcale. Mon papa travaillait beaucoup, on le voyait peu, mais ma maman, ma grand-maman, mes tantes, tout le monde était un peu autour de nous, et puis on m'apprend les tissus, on m'apprend cette façon de travailler l'architecture aussi de nos corps. puisque maman faisait des patrons, des choses comme ça. Donc j'apprends en fait l'esthétique de la mode au départ, et puis l'esthétique dans sa grande majorité avec les associations de couleurs, avec ces tissus qui permettaient soit de créer une silhouette plus fluide, soit de créer une silhouette plus stricte, etc. Puis pour l'anecdote, maman avait travaillé pour Madame Saga, donc elle était dans cet univers de l'architecture, puisque Madame Saga était l'architecte de la couture. Donc ça reste quand même ces deux milieux, du coup, étaient assez proches. Et j'ai appris tout ça à cette époque-là. Donc pour moi, il était essentiel en fait que maman fasse partie de cette histoire, puisque mon métier aujourd'hui de bureau de style, c'est de transmettre, etc. Mais aussi bien des histoires de mode, des histoires de décoration et d'architecture. Donc forcément, c'était essentiel pour moi que maman fasse partie, donc encore une fois, de cette histoire de Maison Marga. Et puis Marga, pour l'anecdote aussi... Le village de Saussure-sur-Laye s'appelle Marossan, donc on retrouvait les lettres de MA. Donc voilà, c'était un petit peu tout ça, une espèce de petit mélange comme ça. Et ce que je conseille souvent quand on crée son histoire de marque, il faut qu'elle nous touche. Il faut qu'elle ait... parce que quand on va la raconter, forcément à un moment ou un autre, on nous demandera de raconter pourquoi est-ce que ce nom est là. Eh bien je pense que quand c'est quelque chose qui fait partie de l'intime, qui est dans cet univers de l'intime... On va toucher aussi bien les autres, qu'ils soient leurs clients, qu'ils soient leurs amis, ou plein de choses. En fait, c'est l'idée de transmettre quelque chose. C'est ce qu'on appelle le préconçu culturel. On a tous une histoire et je trouve que c'est important de communiquer dessus. Donc, d'où le nom de Maison Marga.
- Speaker #0
Du coup, tu personnifies la marque, quelque chose qui pourrait être abstrait. Et je trouve aussi que tu poses un cadre. Donc, même sur ton travail, on le retrouve en fait.
- Speaker #2
Oui, c'est ça. En fait, le cadre, il est là. Parce que ce cadre-là, comme tu le dis, ça fait partie de mon intime, vraiment. Et mes deux passions qui sont la mode et la décoration ne pouvaient pas sortir du cadre de ma maman, puisque c'est elle qui m'a tout appris.
- Speaker #0
Roland, j'ai oublié de le dire tout à l'heure, mais tu es un expert multi-casquette, et ça, il faut le rappeler. Tu as gagné une expérience dans les grands magasins et l'univers du luxe, notamment en marketing, merchandising, retail et expérience client. Et ça se retrouve énormément dans tes masterclass, et ça, enfin, je m'y retrouve complètement. Et aujourd'hui, parce que c'est ce qui m'anime aussi l'expérience client. Oui, toi aussi,
- Speaker #2
on avait pu échanger tous les deux là-dessus,
- Speaker #0
absolument. Et donc aujourd'hui, tu es chroniqueur télé, radio, presse, présentateur, rédacteur. J'ai vu aussi des articles de mode en anglais, récemment. Oui, ça y est.
- Speaker #2
Exactement. À l'anglais et à l'espagnol, c'est une nouveauté. Pour l'anecdote, c'est assez drôle en fait. C'est un magazine espagnol qui m'a contacté l'année dernière pour faire toute une série d'articles autour de grandes maisons de luxe françaises et surtout raconter des petites histoires parce que ça me plaît énormément. C'est ce que j'aime beaucoup. C'est ce côté un peu gossip, tu vois, ce côté un peu comérage et qui est assez drôle. C'est des petits faits en fait, tu vois.
- Speaker #0
Les petits faits, les petites...
- Speaker #2
Mais c'est ce qu'ont fait les grandes histoires. Tu vois, j'ai enregistré des vidéos la semaine dernière qui vont bientôt sortir sur les réseaux. sur la maison Chanel, Dior, etc. Et finalement, toutes ces petites histoires-là ont façonné les grandes histoires de ces maisons. Donc pour moi, c'est essentiel de parler de ça et c'est ce que j'adore faire. Et donc les magazines espagnols, ce magazine espagnol m'a demandé... de travailler pour eux. Et alors, très naïvement, sur le coup, je me dis, je vais faire mes articles en français. Donc, quand j'envoie mes articles en français, on me dit, on aimerait bien avoir la version espagnole et anglaise. Ah oui, effectivement, je n'avais pas pensé à ça, effectivement. Donc, c'est tout un travail de traduction. Alors, je parle au courant mal espagnol, donc c'est vrai que c'est moins difficile en espagnol. Mais en anglais, je peux te dire que c'est un travail beaucoup plus périllé parce qu'en fait, licence des langues. La linguistique en fonction de pays, certains mots ne peuvent pas dire les mêmes choses et les constructions de phrases ne sont pas les mêmes. Donc, ça a été tout un travail qui est assez drôle à faire. Et voilà, donc, sont sortis toute cette série d'articles sur les maisons de luxe françaises.
- Speaker #0
Très chouette. Et donc, tu es conférencier, consultant en mode, luxe et déco.
- Speaker #2
Absolument, oui. C'est ça qui est mon métier. Absolument, oui.
- Speaker #0
Et on le voit, tu évolues quand même. Alors, j'aime beaucoup voir tes... tes petites vidéos, que ce soit mode, déco, je trouve que tu es très au niveau des tendances, c'est vraiment les masterclass, je les apprécie beaucoup, parce qu'on y apprend, et puis tu es quelqu'un de solaire, c'est vrai d'optimiste, et vraiment ça fait un zeste d'énergie.
- Speaker #2
Surtout dans notre ensoin, c'est quand même la borosité ambiante, elle est partout, bientôt il faudra avoir le grand rêve. pour se payer de l'essence. À un moment, j'ai ce parti depuis toujours. Encore une fois, c'est Dieu mon enfant, c'est ma famille, etc. J'ai une résilience naturelle depuis toujours. J'estime qu'il faut. Ça me concerne, c'est vraiment moi. Je peux comprendre que j'en sois plus triste, etc. Mais j'ai toujours été comme ça. J'ai déborde d'énergie et d'optimisme. Je suis rarement down. Je suis plutôt tout le temps up. On est vraiment, il faut y aller, on y croit. croient et c'est ce qui m'anime. Et je suis content que tu me dises ça parce que ça veut dire que ça ressort. Oui,
- Speaker #0
oui, oui. Et tu as beaucoup d'humour.
- Speaker #2
J'essaye.
- Speaker #0
Donc, en style déco, je me retrouve mais alors totalement dans ton côté maximaliste. Et pourtant, je suis tombée amoureuse d'une maison que l'on ne peut plus minimaliste. La Farce One House. Roland, donc pour débuter cet épisode, faisons un saut dans le temps. En 1951, Ludwig Mies van der Rohe achève la Farnsworth House dans l'île Inua. Pourquoi ce bâtiment est-il un chef-d'œuvre absolu de l'architecture moderne ?
- Speaker #2
Alors tu sais que la ville de Farnsworth a mis 6 ans pour se construire. C'est un projet qui a été hyper long, coûteux, c'est aux Etats-Unis, et ça a été commandé par Edith Farnsworth, ou son nom évidemment, qui était médecin. Et qui était, au-delà du simple fait qu'elle soit médecin, une vraie intellectuelle américaine. Oui, ça existe. Et du coup, elle avait vraiment envie de créer un concept de maison. Et en fait, il faut imaginer qui est Ludwig Mise-Mondero. Alors, on connaît tous le pavillon Barcelona. À Barcelone, c'est parti de ces lieux mythiques de la capitale espagnole, mais aussi de plein de choses. puisque Ludwig Mies van der Rohe était un peu ce pape de ce minimalisme absolu. Mais ce minimalisme poussait à l'extrême. Alors, pour la petite histoire, Mies van der Rohe a été le directeur de la fabuleuse école, la fameuse école Bauhaus. Forcément, on connaît ce style très minimaliste, très sombre, etc. Et pour les gens qui ne connaissent pas, du coup, le pavillon Barcelona, de la capitale catalane et pas espagnole, c'est des espagnols mentants de jour. compliquée, la capitale catalane, où on a cette espèce de minimalisme absolu qui est fait de pierre, de marbre, où il n'y a pas de mur, où tout est libre, etc. Et c'est ce qu'on retrouve finalement sur cette fille-là, Farnsworth, où l'idée était de jusqu'où on peut pousser en fait le minimalisme, où on peut pousser l'expérience intellectuelle et sensorielle, où est-ce qu'on peut la mener pour que ça devienne, pour que cet habitat... deviennent un simple refuge. Mais c'est là où c'est toute la problématique de l'architecture et de l'architecture intérieure, c'est de combiner un concept qui va être un concept très intellectuel, comme l'était à la base la vie d'Aphrodite, et le transformer en lieu de vie.
- Speaker #0
Même philosophique, je dirais.
- Speaker #2
Voilà, c'est ça. On est au-delà de tout, vraiment. On est sur une philosophie très particulière. Et du coup, malheureusement... Ça n'a pas été de réussite quand on sait comment s'est élevé l'histoire de cette maison. Donc forcément, c'est là où tu vois deux milieux pour se confronter, ce milieu intellectuel et architectural intellectuel, et ce milieu qui touche plus l'architecture intérieure, où il faut qu'on vive dedans. Il faut quand même qu'à un moment, on puisse se dire, je veux vivre à l'intérieur. Et c'est là toute la complexité de cette maison. Alors cette maison, elle a été construite après-guerre, donc il faut aussi imaginer qu'on sort d'une période très compliquée. Alors même si les États-Unis n'ont pas été touchés par la guerre de 39-45, néanmoins on est dans une période de reconstruction. Et il faut construire vite, pas forcément bien malheureusement, mais surtout peu coûteux, puisqu'il n'y avait plus d'argent évidemment. Et les seuls qui avaient de l'argent, c'était les États-Unis, puisqu'ils ont lancé le plan Marshall, etc., pour reconstruire l'Europe. Donc on était dans cette idée de reconstruction. Et du coup, cette reconstruction européenne a donné un élan à la construction américaine en disant qu'on va sortir du cadre classique de cette construction et on va avoir une vraie volonté de rupture avec l'ornement. Donc on arrête tout ce qui est ornemental, on sort de ce cadre-là pour créer quelque chose d'hyper moderne, hyper conceptuel. Laissez-mort. Voilà, laissez-mort qui est vraiment ce concept. le bis-vendero, où on va mettre moins, mais finalement ce moins c'est mieux. Alors c'est une phrase que j'ai éprouvée beaucoup quand j'étais dans les grands magasins et que je me suis fait du merchandising, puisque j'avais un directeur artistique qui disait tout le temps « less is more » et je lui répondais « but more is better » . Et du coup il y avait tout un concept autour de ça. Alors évidemment ces deux, et tous les deux, on se connaît un petit peu dérangère et c'est vrai qu'on s'est retrouvé dans cette idée du maximaliste. Mais finalement, le minimalisme n'a pas apporté autre chose.
- Speaker #0
Ce que je trouve intéressant, c'est par exemple, on peut aimer des choses personnellement, avoir des... Comment dire ? Pas des spécificités, mais... Tu le vois même. Des valeurs, des codes. Des valeurs, des codes, des préférences. Et en fait, avoir quand même... Reprendre les autres codes, parce qu'ils peuvent plus être adaptés à un projet.
- Speaker #2
Absolument, absolument. Et ton projet, on en parlera j'imagine plus tard. Mais c'est vrai que c'était ça, l'idée c'est de se servir aussi de ces choses-là. Alors on apprend de la vie d'un transverse parce que finalement, toutes les problématiques qu'il y a pu y avoir après, on apprend aussi de ces erreurs pour créer des concepts nouveaux. Mais c'est vrai qu'à la base, il y avait toute une espèce de foi vraiment dans la modernité, la technicité, le progrès. Donc on voulait aller vers du progrès, on voulait aller vers de la modification, on sortait d'un cadre classique pour créer ces maisons très minimalistes, etc. Et en fait, l'idée de base de Mise Vendée Rouée, c'était de créer un nouveau mode d'habiter. Alors c'est marrant parce qu'on retrouve en fait, dans son idée, mais qui a fourni aussi la base du travail de Le Corbusier, avec ses unités d'habitation de la cité radieuse, etc., on retrouve quelque chose qui se lie. Sauf que... je pense que le Corbusier était moins radical que Mise Vendée Rôde, parce que vraiment, cette maison-là est dans une radicalité absolue par rapport à cette construction, évidemment. Très, très moderne. Très moderne, très minimaliste, avec des codes forts, puisqu'il n'y a que des miroirs, il n'y a que des vitres, il n'y a pas de pièces, tout est ouvert comme ça, mais ça pose des problèmes de… Ok, très bien. On est dans sa radicalité absolue, on est dans cette brutalité de la construction, mais est-ce qu'on peut vivre à l'intérieur ? Et manifestement, non, puisqu'ils ont eu beaucoup de problèmes par la suite.
- Speaker #0
En fait, la totale transparence où les frontières entre l'intérieur et l'extérieur s'effacent complètement a été justement un problème pour Edith. Oui,
- Speaker #2
alors, sachant que pourtant, c'est assez drôle parce que quand elle a commandé cette maison, elle était vraiment dans cet état d'esprit-là. du vestissement, de ses structures d'espace et de lumière. C'est ce qu'elle demandait et c'était son cahier des charges. Elle voulait la lumière, de l'espace et pas de structure. Sauf qu'elle imaginait quelque chose de très conceptuel, etc. Et elle avait acheté un terrain qui était à côté de la Fox River et le terrain est plutôt très protégé de tout le reste. Donc, il n'y a pas de vis-à-vis. C'est ça qui est assez bizarre dans cette maison en fait, parce que finalement, puisqu'il n'y avait pas de vis-à-vis, ça n'aurait pas dû poser de problème de ne pas avoir de frontières entre l'intérieur et l'extérieur, puisque finalement, elle était seule dans cet espace-là, et seule avec la nature qui allait autour d'elle, parce que pas de voisins, les voisins très loin, et tout était protégé. Sauf que finalement, on se rend compte que dans ce concept de maison de vitres et de béton, qui est un rectangle parfait, rien à dire, c'est un rectangle, Il y a des vitrins, il y a un niveau central qui reprend la cuisine et la salle de bain, puisqu'il fallait bien que les arrivées d'eau arrivent à un moment et qu'on puisse vivre aussi et avoir un minimum de confort dans cette maison. Donc à part ça, il n'y avait rien d'autre.
- Speaker #0
Ce que je trouve bizarre aussi, c'est que, d'après mes lectures, la construction a duré six ans, mais elle allait très très... parce qu'ils ont lié quand même une relation, c'est plus qu'amicale, et elle avait l'habitude d'aller dans son cabinet d'architecture très régulièrement, travailler sur les plans, ils avaient une relation... aussi, tu vois, d'intellectuels. Donc, ils ont dû en parler.
- Speaker #2
Alors, tu sais, pour avoir travaillé avec beaucoup d'architectes et beaucoup de gens comme ça et d'intellectuels, en fait, je pense qu'ils ont beaucoup échangé sur l'idée du concept d'habit.
- Speaker #0
Tu vois,
- Speaker #2
sur l'idée de ce concept-là, sans rentrer en détail. Ces gens-là, c'est vos codes d'énigrement. Non, non, pas du tout. Ces gens-là sont vraiment dans cette idée de conceptualisation des choses. dans cette intellectualisation maximum du concept même de l'habitat. Donc forcément, les détails qui font une vie quotidienne ne faisaient pas partie de leurs préoccupations. Donc c'est ça le problématique, tu vois. Je sais qu'ils ont beaucoup échangé pendant six ans, pendant six ans de construction, pour faire un rectangle de béton et de verre. Non plus, ça paraît beaucoup pour faire ça, même si Mise Vendero était reconnu pour vraiment son temps dans les constructions. Ces six ans-là ont été six ans d'échange, alors où ils se sont vus, où ils ont beaucoup écrit, où ils ont partagé ensemble, mais qui était plus un concept intellectuel. Mais je pense que si le docteur Franz Fuerst n'avait pas été obligé de vivre dedans, il serait encore ami. Enfin, il aurait été ami pendant très longtemps, il n'aurait pas eu de procès, etc. Parce que c'était un concept de maison. Mais comme ce pavillon Barcelona à Barcelone, personne ne peut y vivre. Mais c'est un vrai concept qu'on visite encore. Il y a des millions de personnes qui ont déjà visité ça. mais ça reste un concept si c'était resté un concept en se disant voilà plus tard peut-être un jour on pourra vivre dans un salon de maison ce serait très bien terminé sauf que non elle y habitait et là elle s'est confrontée à une réalité donc on est passé du concept et de l'intellectualisation pardon à la réalité et là ça n'a pas pu fonctionner forcément c'est de là où vient le problème parce que oui effectivement comme tu dis ils ont beaucoup échangé ils se sont beaucoup vus mais sur ce concept global mais ensuite pour y vivre ça a été autre chose
- Speaker #0
Et puis, il faut rajouter aussi qu'avant d'être une professeure en médecine, elle était violoniste.
- Speaker #2
Absolument, elle était virtuose du violon et de mémoire. En tout cas, elle faisait de la musique.
- Speaker #0
Donc, c'est là où on comprend les discussions qu'ils pouvaient avoir, l'attrait qu'ils avaient au niveau concept. Parce qu'elle avait quand même une... Une passion commune, une appétence. Oui, une passion commune et puis artistique.
- Speaker #2
Oui, absolument. Ils avaient des... Oui, parce que Mies Vendéro avait beaucoup la musique classique aussi. Alors, il était Allemand, donc il est parti évidemment d'Allemagne en 1930 avec la montée du nazisme. Il sentait bien que ça allait se terminer, donc il est parti. Mais il avait une très passion, mais comme les intellectuels allemands qui aimaient la musique classique, etc. Enfin, les plus grands auteurs, beaucoup d'auteurs sont Allemands, évidemment, de musique. Donc oui. Il y avait une vraie passion. Alors, je pense qu'il y a eu peut-être… Alors, les tabloïds de l'époque, ou en tout cas les livres de l'époque ne le disent pas, mais je pense qu'il y a eu une espèce d'amour comme ça, une amourette entre les deux, mais qui était une amourette très tonique, vraiment. Tu sais, ces amours comme ça, où c'est le cerveau vraiment qui tombe amoureux de l'autre cerveau, on est plutôt là-dessus, vraiment. Donc, c'est pour ça. Mais encore une fois, ils étaient très proches, ils ont partagé plein de choses. Mais encore une fois, la réalité a repris le dessus au monde, elle n'a pas pu vivre à l'intérieur. C'était impossible. Mais je pense que n'importe qui aurait eu du mal, à un moment, à vivre à l'intérieur, dans sa conception de base, puisqu'après, avec les rajouts qu'on a pu se faire, je pense qu'on n'aurait pu vivre à l'intérieur.
- Speaker #0
Je me demande même si au début, il y avait même des rideaux. Je ne suis pas sûre.
- Speaker #2
Non, non, pas du tout. Non, non, vraiment. La conception de base était vraiment cette plateforme surélevée, parce qu'évidemment, on était proche d'une rivière, avec huit piliers en acier blanc, un toit, un plancher, et du verre et basta. C'est tout ce qu'il y avait. Donc, les rideaux, c'est un rajout qui a été appris. Plein de choses qui ont été rajoutées après, des petits détails pour justement, en fait, très paradoxalement, pour créer une frontière avec l'extérieur. C'est ça qui est drôle. C'est que finalement, on a créé cette maison pour ne pas avoir de frontière avec l'extérieur. Et que cette frontière, ce marque de frontière a été insupportable parce qu'elle avait l'impression d'être épiée. Je sais que j'avais lu un article, alors j'ai eu du mal à le retrouver, mais j'avais lu un article à l'époque là-dessus où elle disait qu'elle était prise de... de panique, où elle était vraiment limite schizophrène parce qu'elle avait peur, elle avait l'impression qu'il y avait des gens à l'extérieur, alors que pas du tout, vraiment. Donc c'est paradoxal pour un médecin en plus, mais vraiment ça a suscité chez elle une espèce de peur et d'angoisse alors qu'on avait créé cette maison pour être bien. Donc tu vois un peu le concept qui est très particulier de cette maison-là. Vraiment, mais c'est vrai que les rideaux, alors moi j'aime cette stricte sobriété finalement. Elle est assez incroyable. Alors moi, j'aurais un peu plus décoré l'intérieur. Effectivement, mais j'aime cette stricte sobriété. C'est ce rectangle parfait, légèrement surélevé, avec deux plateformes, etc. Je trouve ça hyper... Encore une fois, c'est très conceptuel, mais je trouve ça vraiment intéressant à travailler.
- Speaker #0
Et c'est un peu réconfortant aussi.
- Speaker #2
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Tu vois, géométriquement,
- Speaker #2
c'est carré. Mais le carré, ça nous rassure. Autant, tu vois, j'aurais du mal peut-être aussi à vivre dans le palais bulle de Pierre-Cardin, Alcane. Tout est rond et c'est un peu compliqué.
- Speaker #0
Déjà pour meubler, d'abord.
- Speaker #2
Il ne faut pas trouver que des meubles ronds. Ça va être compliqué, effectivement. Mais c'est vrai. Mais d'ailleurs, c'est à meubler. Je digresse un petit peu, mais ce palais bulle que j'ai visité récemment, tout le mobilier, c'est sur mesure. Il y a impossible d'y peuvent aller. alors que la vie d'Avansworth, finalement... L'été, très facilement décorable, tu vois, c'était hyper faible parce que tout était carrément... Oui, en fait,
- Speaker #0
très facilement...
- Speaker #2
Alors, tu vois le dos des meubles, par contre.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #2
Ça fait de la problématique. Mais ça manque cruellement de murs, de séparations, de choses comme ça. Encore une fois, tu vois... Mais à la base,
- Speaker #0
c'était un pavillon de week-end.
- Speaker #2
Oui, oui, c'est ça. Pour les vacances. Oui, c'est ça. Aujourd'hui,
- Speaker #0
un beau pavillon.
- Speaker #2
Oui, on a quand même affaire à un beau pavillon, je suis assez d'accord avec toi. Mais qui manquait parce que dans l'esprit du loft, tu vois, le loft, tu as quand même quatre murs. Donc c'est facile, tu as cet espace intérieur, mais tu as quand même quatre murs. Là, il n'y a pas de mur du tout. Donc tu as de la verre. Tu as du verre partout, donc c'est un peu plus compliqué, tu vois. Donc c'est pour ça. Mais le concept était vraiment intéressant. Ce plan libre, cet espace décloisonné totalement, ce seul noyau central avec la salle de bain et le côté technique.
- Speaker #0
ça met encore une fois intéressant intellectuellement oui exactement et d'ailleurs ça fait une belle transition parce que tu disais que Mise Vendereau il était amoureux de la conceptualisation et ma question qui venait juste après c'est peut-on tomber amoureux d'une construction ? Vraie question et j'ai fini d'ailleurs mon dossier d'examen de deuxième année d'histoire de l'art pour le bachelor design d'espace Merci. à l'école de Montnusson, l'école Fontaine. J'ai terminé mon dossier avec l'étude de la Farnsworth House. Sur toute la période étudiée, c'est l'oeuvre qui m'aura sans aucun doute marqué le plus. Mais ça a été un éveil. L'étude du Baos aura été une révélation. L'utilisation de ce mot est vraiment pesée. Avant de l'étudier, je n'appréciais réellement ni le mouvement, ni son esthétisme. et en apprenant En découvrant le concept, donc c'est là où je te retrouve sur ce que tu disais, la philosophie, les solutions techniques utilisées pour répondre à un besoin philosophique ou un idéal de vie, cela a changé complètement ma vision des choses, notamment du modernisme et de cette maison. Et maintenant, je ne vois pas cette maison de la même manière. Je la trouve belle, mais vraiment, je la trouve très belle. mais n'était-ce pas le concept que je trouve remarquable en fait c'est le concept et donc par conséquence me fait aimer esthétiquement la construction ça c'est une vraie question parce que avant et après mes recherches et l'étude de la maison, la maison elle reste exactement la même mais le concept, le noyau j'ai trouvé ça vraiment c'était une révélation je trouve et encore une fois tu vois
- Speaker #2
Tu parles de concept, tu tombes amoureuse du concept.
- Speaker #0
Oui, mais ça me fait aimer la maison.
- Speaker #2
Tu tombes vraiment amoureuse de la maison, oui c'est ça. Mais c'était le concept qui à la base était cette espèce de moteur vers cette admiration et cette révélation que tu as eue pour la maison.
- Speaker #0
Oui, parce qu'en comprenant en fait le côté, alors c'est pas pompeux ce que je vais dire, mais en comprenant le côté intellectuel, ce qu'il a voulu faire passer comme message, on ne peut qu'aimer quoi. Et puis c'est tellement, donc elle a été finie en 1951, Et en fait aujourd'hui on a les mêmes besoins, retour à la nature, et puis au niveau du concept architectural, j'ai trouvé l'idée absolument géniale de faire ce noyau. Au niveau économique, architectique, vraiment ? Oui.
- Speaker #2
Là, dans une idée d'être écologique, vraiment de faire attention aux dépenses énergétiques, etc. Je ne suis pas sûr que le verre soit prêt. Mais encore une fois, dans sa construction même, ne parlons pas de chauffage, etc. Mais dans sa construction elle-même, l'empreinte écologique est très faible. Parce que même l'empreinte au sol, elle est faite sur des piliers. pour faire attention à la...
- Speaker #0
aux inondations. Mais finalement, le fait de l'avoir mis sur pied, soit qu'on emprunte au sol par rapport à la nature, etc., elle est très faible. Parce qu'encore une fois, la nature pouvait circuler. Cette maison se posait comme une espèce de vaisseau spatial qui allait se poser, au moins, sur une part de nature, sans que ça forcément, ça gêne la diversité tout autour de la nature et aussi bien de la faune que de la flore. Et ça, c'est intéressant d'avoir ça. Je pense qu'on peut tomber amoureux, effectivement. du concept parce que le concept était plein de bienveillance, encore une fois. On n'était pas là pour... Tu vois, si on devait faire un comparatif par rapport à Le Corbusier, qui était vraiment dans cette idée de machine à habiter, on était dans ces unités d'habitation, on était dans une très mathématique. Tu vois, même si finalement, les cités radieuses étaient plutôt agréables à vivre, mais on était quand même dans des machines à habiter. Là, on est dans l'abstraction, on est dans le fait de défendre la nature, d'avoir une pureté. incroyables, etc. Mais tu vois, quand tu reprends le concept du Bauhaus, le Bauhaus était une école à la base qui mettait en parallèle des artistes avec des techniciens. Donc, tout concept qui sortait du Bauhaus, de l'école du Bauhaus, était adoubé, j'ai envie de te dire, par des techniciens. Donc, on pouvait imaginer des grands concepts philosophiques, etc. Sauf que le technicien, au moment où il travaillait, les artistes qui travaillaient au Bauhaus, disaient « Halte là ! »
- Speaker #1
Parce que c'est hyper intelligent en fait. Des fois, on oublie dans les grands groupes.
- Speaker #0
Et c'est ce qui est intéressant dans le Bauhaus, c'est que finalement, on donnait aux artistes qui venaient étudier au Bauhaus la possibilité de donner vie à leurs projets. Parce qu'il y a plein de projets conceptuels qui sont restés. Moi, je fais souvent un parallèle avec l'automobile par exemple. Quand tu vois le concept car qui sort, on voit les premières images du concept car. Et quand tu vois à la fin la voiture qui sort, c'est ce qui s'est passé entre les deux. Mais pas tout forcément. Tu vois, entre la promesse et ce qui va être remis à la fin au client final, il y a forcément plein de changements. Et il y a tout un travail qui se faisait. Et là, l'intelligence du barhouse, c'était de faire directement, à la racine, un concepteur, un artiste concevait quelque chose et tout de suite, il était face à la réalité technique où il dit ça c'est possible, ça c'est pas possible. Tu vois ? Et ce qui est vraiment intéressant, dans l'idée du Bauhaus. Et c'est ce que Miss Bandeiro a fait toute sa vie après.
- Speaker #1
Et dans cette école, ce que j'apprécie aussi également, c'est la valorisation du travail féminin. C'est-à-dire, dans la mode comme l'architecture, c'est beaucoup les hommes qui reprennent même le travail des dames. Et ce que j'aimais beaucoup au Bauhaus, c'était vraiment un respect du travail, comme tu dis, des techniciens, des architectes. qui créait des concepts, mais ils travaillaient ensemble pour faire un projet qui avait du sens et qui était viable.
- Speaker #0
Exactement. Et comme tu dis, il y avait beaucoup de femmes qui travaillaient au Bauhaus. Mais parce que justement, Miss Banderot et dans son idée de concept intellectuel, etc., il n'y avait pas forcément de différence entre l'homme et la femme.
- Speaker #1
Oui, et puis il a été le dernier directeur aussi. Exactement,
- Speaker #0
il a été le dernier directeur. Mais tu vois, il était dans une espèce d'utopie. Une utopie.
- Speaker #1
Alors que lui, au niveau privé, pas trop quand même.
- Speaker #0
Oui, ça c'est toujours pareil. Les coordonnées, ça se parle de la même chose que tu sais. Mais oui, mais en tout cas, mais encore une fois, dans une idée de conceptualisation des choses, il y avait déjà l'idée d'égalité entre l'homme et la femme. Après, dans les faits, peut-être moins, mais on est à 1930, donc c'est plus compliqué. Vu qu'aujourd'hui, 100 ans après, c'est toujours aussi compliqué. Donc voilà. Mais en tout cas, oui, il y avait cette idée de conceptualisation. Finalement, mais comme tu dis, je crois que cette maison, dans son concept, est toujours aussi moderne. C'est-à-dire, on est en 2026, et les questions qui s'étaient posées à cette époque-ci, donc il y a 100 ans en arrière, sont les mêmes qu'on se pose aujourd'hui quand on construit une maison.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc, tu vois, c'est ça, cette modernité est incroyable. Mais parce que, pour moi, ce sont ces grands artistes, ces grands architectes, architecte. intellectuels, finalement, leurs problématiques qui se posaient à l'époque sont les mêmes qu'aujourd'hui parce qu'on n'a pas beaucoup évolué finalement. Et ces gens-là se posent des questions à long terme. Tu vois, prenons le plus grand des inventeurs du monde qui était Léonard de Vinci. Je veux dire, les questions qui se posaient en 1400 sur comment voler, on n'a répondu que 400 ou 500 ans après. Donc tu vois, il avait déjà... anticiper tout ça. Et c'est la même chose pour les vendeurs. Vraiment.
- Speaker #1
Si tu aimes, d'ailleurs, si tu viens en Touraine, je t'inviterai à visiter le Clos-Lucé, à Amboise. La dernière maison résidente. C'est la dernière demeure. Mais c'est génial. Je conseille à tout le monde d'aller visiter.
- Speaker #0
On le note.
- Speaker #1
Alors quand même, cette maison, elle avait quelques gros inconvénients. Donc on a vu le côté pour l'intimité. Ça avait également un petit peu, on appelle ça le radiateur inversé. C'est-à-dire qu'il faisait froid en hiver et chaud en été. Il y avait cet effet de serre. Donc il y avait ça. Il y avait aussi également un problème, un gros problème avec justement l'acier, les problèmes d'humidité. Aussi, j'ai entendu qu'il y avait un problème au niveau de la sonorisation. Le fait que ce soit béton et travertin, il y avait beaucoup d'écho dans cette maison.
- Speaker #0
Évidemment. Le son se répercutait sur ces surfaces qui sont planes et froides. Le son se répercute. Donc tu disais A et ça faisait le tour de la maison. C'était un écho qui était à chaque côté.
- Speaker #1
Vraiment.
- Speaker #0
Et puis je pense que vraiment ce qui a été son gros problème, alors tu le disais, le manque d'intimité, c'est cette difficulté à vivre au quotidien dans cette maison. Parce que rien n'était pratique. Rien du tout.
- Speaker #1
Du coup, c'est parfait pour une maison de vacances. Mais c'est vrai qu'au quotidien, on a besoin d'un minimum d'objets, de papiers.
- Speaker #0
Mais il n'y a pas besoin d'y vivre, encore une fois. C'est ça. Le côté trop conceptuel, ça reste une maison à visiter comme ça. L'habitat du futur, ça peut être ça. Parce que finalement, peut-être dans le futur, on n'a plus besoin de papiers. On n'aura plus besoin de vêtements. En tout cas, il y aura un seul vêtement. qui s'auto-déploie, etc. Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
On n'y est pas encore.
- Speaker #0
Dans le futur, on n'y est pas encore. Donc voilà, la maison était beaucoup trop conceptuelle avec les besoins des années 50 comme les besoins d'aujourd'hui, de toute façon.
- Speaker #1
Au Château du Mortier, nous travaillons sur un projet de création de lodge. On en a déjà parlé. Et pour nous, le rapprochement avec la Farnsworth House, en fait, elle s'est imposée comme une évidence. Cette volonté d'immerger le voyageur. le futur client dans le paysage du domaine tout en offrant un geste architectural fort. Et ça c'était vraiment la volonté, c'est-à-dire que autant je ne vivrai pas dans cette maison tous les jours, autant je trouve que pour un lieu de vacances, c'est absolument génial être au milieu de la forêt, voir les chevreuils passer, les sangliers, toute la faune et la flore. Et je trouve que ça c'est une expérience... On parlait de l'expérience client et pour moi c'est l'expérience client au max.
- Speaker #0
C'est ça, tu viens de dire le mot. C'est pour ça que ça peut fonctionner, comme tu dis, avec des gîtes ou des mois de vacances. C'est une expérience, uniquement.
- Speaker #1
Et puis en hôtellerie, on veut vendre des... Le mot n'est pas joli, mais on veut créer, on veut offrir une expérience au client. Absolument. Voilà, donc tout le... On va dire que le challenge sera de rendre cette expérience au mieux possible et justement éviter tout ce qui est ce problème d'intimité, parce qu'on veut qu'il soit comme dans un cocon. Donc on ne voudrait pas avoir l'impression... Parce que la Farnsworth House, Edith, elle disait que d'ailleurs le complexe de l'aquarium vient de là. C'est qu'elle se sentait tout le temps à pied, tout le temps... Et ça, on ne peut pas... Il faudra qu'on travaille ça. Donc juste un petit mot sur le tourisme en forêt, donc c'est une tendance croissante portée par un désir de retour à la nature, donc tu vois on y est encore dans le concept de recherche de bien-être, de conscience environnementale et donc le développement du tourisme en forêt c'est une opportunité formidable pour nous pour valoriser aussi le patrimoine naturel et la forêt du coup et apporter des bénéfices économiques et sociaux au territoire, sensibiliser le public à la fragilité et à l'importance des écosystèmes forestiers. Cet aspect aussi que je trouve intéressant pour nous, si on vit une expérience, mais il faut la vivre entièrement et connaître tous les aspects. Et l'objectif principal de la gestion forestière moderne, c'est la gestion durable. Alors on a une exploitation forestière sur site, mais mon but ce n'est pas de faire une activité commerciale. Moi mon but c'est que dans 500 ans, la forêt soit toujours là et que les gens puissent encore se promener. Vraiment, je me sens privilégiée en vivant ici. Je me sens privilégiée d'être au contact de la nature tous les jours. Et je pense que c'est cette expérience que j'aimerais que les gens puissent retrouver et expérimenter. Il y a trois choses vraiment importantes par rapport à la Farm of House, parce que vraiment je veux créer un projet qui a pour point d'entrée la Farm of House. Et les trois choses importantes pour moi, les trois piliers fondamentaux, À mes yeux, et que nous devons garder dans le projet, alors il y a l'ouverture sur l'extérieur. Alors cette idée de frontière qui est effacée entre l'intérieur et la forêt. La terrasse couverte aussi, je trouve que c'est important parce qu'on peut l'utiliser tout au long de l'année. Et reconnecter, donc l'idée c'est de reconnecter l'individu à la nature, et c'est l'un des grands enjeux, on va dire, d'une société urbanisée. Donc il y a quand même ce besoin. Le deuxième point, la deuxième chose, ce serait la construction surpilotie, et ce pour deux raisons. A la fois pour préserver cette illusion de légèreté, tu vois l'idée de flottement aussi. Cette idée de flottement que je trouve absolument belle, avec ce blanc, enfin, je toujours trouvais ça beau, le contraste blanc dans les bois. Et aussi préserver et protéger la biodiversité. Les niveaux de plateforme rappellent les multiples niveaux du site. C'est pareil, dans une sorte de rime architecturale poétique. Et le troisième point, c'est le concept architectural avec le bloc central en bois, le noyau, que je trouve génial intellectuellement comme concept, mais également pour son économie. Mais aussi le « less is more » qui s'approprie bien. qui s'adapte bien à un projet hôtelier. Donc voilà, c'est deux dalles sandwich béton pour le toit et le sol, de l'acier, du verre, du travertin, les plaquages bois. Alors bon, on utiliserait peut-être plus du local, du bois local. Mon rêve, ce serait d'utiliser le bois qui est sur site. Lui, il avait utilisé du bois exotique. Mais voilà, pour faire un parallèle avec le projet professionnel sur lequel je travaille, il y a huit raisons pour lesquelles cette maison, pour moi, elle est juste parfaite. Alors il y a la construction qui s'intègre parfaitement dans l'environnement naturel du domaine. Donc c'est un domaine forestier et agricole de 270 hectares. Donc 12, on voudrait en mettre 12 qui soient créés en grappes en fait. Et on a fait en sorte que chaque lodge, il y ait un minimum de 100 mètres entre chaque construction. Donc au niveau de l'intimité, on en garde quand même. On est bien. Voilà, on est bien. Et puis l'idée aussi, ce n'est pas de les positionner. Au contraire, c'est donc, tu as les chemins. Et l'idée, c'est de positionner le lodge de manière à ce qu'il n'y ait pas de vis-à-vis. Mais également, chaque lodge a sa spécificité en termes de vision, on va dire. C'est-à-dire qu'il n'y a aucun lodge qui aura la même vue sur le paysage. Il y en a, ce sera sur la prairie. D'autres, ce sera plus dans le sous-bois. D'autres, ce sera au niveau d'un étang. Donc vraiment, je veux... En fait, les lodges pourraient être créés plus ou moins pareil, mais au final, tu aurais une expérience complètement différente de par le positionnement. Absolument. Voilà. Donc ça aussi, je reviens dessus, mais c'est important, ça offre une expérience intérieure, extérieure à son extrême. La simplicité dans la conception, parfait pour un hébergement touristique de qualité. Je regarde aussi... pas que le côté conceptuel, je regarde le côté opérationnel. Et ça permet un entretien et un nettoyage efficace et rapide. La conception, elle peut être facilement adaptée à une construction de deux chambres, de pieds à un pied ou sur deux niveaux. Économiquement, c'est un choix très intéressant avec cette construction millefeuille avec un bloc central pour les canalisations et les gaines techniques. Et puis la construction sur pilotis aussi. qui peut être placé près d'un plan d'eau ou sur un terrain qui est un petit peu accidenté. Donc l'avantage aussi du domaine, c'est qu'on pourrait croire qu'il est plan, mais pas du tout. Il y a des différences de niveau. Donc du coup, je trouve qu'une maison dans ce style, et d'ailleurs j'avais mis une photo dans le dossier que je t'avais présenté. Je pense que je le mettrai d'ailleurs, le dossier, même avec les erreurs que j'ai faites. Je mettrai une petite mention sur ce que tu m'avais recommandé. Mais je le mettrai pour... Voilà, ça donne une vision un petit peu de ce qui pourrait se faire ici. Voilà, et sinon, pareil, les planches de béton préfabriquées charpentent en acier pour une construction hyper rapide. Et puis également, et finalement, donc là, on va se retrouver, c'est le storytelling qui peut être utilisé comme sujet de discussion pour la communication et les relations publiques.
- Speaker #0
Moi, je trouve que c'est un super concept. Moi, ce que j'aime, c'est cette espèce de contraste que tu vas créer entre un château. Je ne sais pas de quel siècle est le château. Il y a plusieurs époques.
- Speaker #1
En fait, c'est le troisième sur les mêmes fondations. Et celui-là, il a été créé entre 1905 et 1907.
- Speaker #0
Voilà. Donc, on est quand même dans un château début 20e, qui n'a rien à voir. Donc ça le vend, finalement. les époques ne sont pas très lointaines entre 1905 et 1950 sauf qu'il s'est passé tellement de choses entre ces deux dates architecturellement parlant mais toi tu es dans une construction classique d'un château classique ah pas
- Speaker #1
tout à fait et c'est pour ça que ça a son sens c'est à dire que le château le mortier alors pour ceux qui sont intéressés on a un podcast de... Un épisode qui a été fait justement sur le côté architectural, mais en fait la construction elle est en béton. Et même la charpente est ton béton.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Il y en a très peu qui ont été construits comme ça. Donc du coup, même l'étude et le choix de la maison du Farnsworth House, elle a son sens aussi.
- Speaker #0
Totalement. Tu vois,
- Speaker #1
avec le côté minéral, le bois, vert. Et il y a quand même un petit lien avec le château.
- Speaker #0
Oui, mais ce que je trouve vraiment intéressant, c'est le... le contraste esthétique. Ah oui, oui, alors là oui. Alors là, j'ai des photos. Alors autant pour la construction, j'entends, évidemment, mais quand je suis en train de regarder, je profite pour regarder aussi des photos, ça n'a rien à voir. Ah oui, oui, oui. On est dans un château. On est, c'est ce côté château, vraiment. Je ne sais pas comment dire mieux, mais c'est vraiment ça. Il y a un côté, je trouve alors, c'est moi qui vois ce côté-là, mais il y a un côté très anglo-saxon dans la construction, je trouve, avec ce rouge, etc. c'est un beau château classique et à côté de ça tu vas mettre en place des maisons des lodges dans leur plus stricte sobriété donc ça ce contraste là je le trouve hyper intéressant et j'ai toujours adoré les contrastes et je trouve que ton client pour une expérience encore une fois vous avez des chambres dans le château j'imagine oui on va le transformer en boutique hôtel c'est génial de se dire à un moment tu vas aussi bien vivre la vie de château française que cette communion avec la nature qui va apparaître. Moi, je trouve le choix, personnellement, si je peux donner mon avis par rapport à ça, moi, je trouve le choix hyper audacieux, mais audacieux, encore une fois, dans la conceptualité. Parce que finalement, par rapport à tout ce que tu as dit, par rapport à l'économie de construction, par rapport à la possibilité, à la technicité, c'était le meilleur choix à faire. de toute façon après j'ai fait quand même quelques études au niveau du budget tout dépend de ce que tu choisis comme solution pour pallier au problème oui je vois ce que tu veux dire mais finalement par rapport à la construction par rapport à une construction traditionnelle tu arrives quand même à te à faire une économie d'échelle oui et même les matériaux béton travers Merci. On reste sur des matériaux qui ne sont pas hyper chers. Et puis encore une fois, par rapport à la technicité, mais c'est ce qu'avait voulu faire Mies van der Rohe à l'époque, le fait d'avoir créé ce bloc central où tu as les arrivées d'eau, etc., on n'a pas besoin de faire des arrivées, des tranchées, des saignées dans les murs, etc. Des saignées dans le sol, etc. Tu vois, là, on est quand même dans une économie... De travail même. Exactement. Que ce soit écologique. Et puis moi, j'aime l'idée du pilotis parce que justement, ton emprise au sol, elle est quasiment nulle.
- Speaker #1
Zéro artificialisation.
- Speaker #0
Tu vois, on n'est vraiment pas du béton, on met des piliers, mais tu ne détruis pas la nature. Surtout quand vous êtes dans une forêt, c'est tellement dommage, ça aurait été tellement dommage de créer des loges. Alors, les loges sont combien de mètres carrés ? 80. 80 mètres carrés. 80 mètres carrés. Donc, c'est quand même des gros loges. Imagine 12 loges de 80 mètres carrés positionnés sur le sol, ton emprise au sol, elle est énorme. Alors que là, on est sur des piliers, donc tu laisses la nature... Alors tu vas les déranger un peu pendant les travaux, mais une fois que les travaux seront terminés, la nature pourra reprendre ses droits. Et elle le fait très bien d'ailleurs. Parce que c'est ce qui est intéressant dans la vie d'enfant de soir, c'est que, comme tu le disais tout à l'heure, c'est qu'en fonction des saisons et des emplacements sur le terrain, on aura des vues et des paysages, et finalement une décoration qui sera différente. Alors ça aussi, c'était un des concepts de Miss Bondéro, et c'était de... En fait, il n'y avait pas de décoration, C'était son concept de ne pas avoir de décoration, mais parce que la décoration, elle était à l'extérieur.
- Speaker #1
Alors ça, tu vois, c'est exactement ça. Parce que je me retrouve complètement dans ce que tu dis. Parce qu'autant dans la maison, je vis sur le domaine, et autant qu'au niveau du château. Après avoir étudié également l'architecte paysager, son travail au mortier. Et je me dis, mais alors il y a un endroit où on va faire un parterre de fleurs. Et ça, c'est évident. Mais je me dis en fait, quoi rajouter ? Il y a tout dans la nature en fait. La beauté, elle est là.
- Speaker #0
Exactement. Et puis ta toile extérieure, elle va évoluer tous les jours. C'est ça qui est génial. Tu vois, en fonction des saisons, mais même d'une semaine à l'autre, là on le voit avec les changements de température, etc. Tu as des arbres verts qui deviennent d'un coup orange et donc tu changes le sujet, etc. Tes feuilles sur le sol, ton parterre de feuilles dans notre tapis finalement. C'est ça qui est extraordinaire dans le site de maison, c'est que finalement, on a le décor qui prend une place majeure alors qu'il n'y a pas de décoration. C'est ça qui est très drôle, en fait. Vraiment. Et c'est ça qui est intéressant dans ce concept de maison. Vraiment. Mais ça va être… Moi, j'ai hâte de voir ce que ça peut donner parce que finalement, ce type de lodge, aujourd'hui, sont peu construits. paradoxalement, mais parce qu'il n'y a pas de projet forcément qui sont faits, etc. Je mens parce que je crois que plutôt c'est des projets qui sont assez insulaires. On va le retrouver sur des îles comme Mallorque, comme toutes les îles espagnoles ou italiennes. On vient créer ce type de projet, mais moins en France pour l'instant. Tu seras du coup dans les précurseurs de ce type de projet aujourd'hui.
- Speaker #1
D'ailleurs, on a travaillé, alors moi je suis beaucoup comme toi storytelling, et on a beaucoup travaillé sur justement notre USP, notre Unique Selling Point. Et quand je suis arrivée il y a 14 ans, on était sur nature, bien-être, terroir. Et puis je me suis rendue compte assez rapidement que ce concept était quand même très bateau aujourd'hui. Oui, elle est galgodée totalement. Même si, et je le rappelle, on reste sur cette envie, parce qu'on ne surfe pas sur le côté marketing ou les tendances. Par contre, c'est vraiment ce qu'on souhaite faire. On vit le projet et c'est vraiment ce qu'on veut retranscrire. Mais voilà, il y a beaucoup de châteaux en Touraine, beaucoup d'hôtelleries haut de gamme. Et beaucoup de ces hôtels, de ces lieux surfent sur la même vague de la nature, du bien-être. Et donc j'ai réfléchi un petit peu, je me dis mais quand même, il faut quand même trouver. Tu vois, en Touraine, enfin comme partout, ils ont tous une spécificité. Tu vois, par exemple, chez Nonceau, c'est le château des dames. Il y en a, ça va être plus la gastronomie. Tu vois, ils ont tous quand même un petit truc en plus, on va dire. par rapport à leur histoire. Et je me dis, il faut qu'on trouve pour le mortier quelque chose pareil, qui va nous aider, pour nous, ça va être notre fil conducteur, dans tout ce que l'on va faire, au niveau architectural, mais au niveau aussi expérience client, au niveau ce que tu as dans l'assiette, au niveau managériel aussi. Et je me disais, il faut qu'on trouve quelque chose qui vraiment soit fort et qui nous représente, qui est vraiment, tu vois, notre identité, quelque chose qu'on peut faire véhiculer facilement. Et en fait, en étudiant l'histoire, le château, les personnes qui nous ont précédées, parce qu'il y a quand même des personnes très fortes, le jardin et tout ça, et comment fonctionnait avant le domaine, et je me dis, en fait, la construction du château, c'est l'avant-gardisme. Donc du coup, on va positionner notre branding sur l'avant-gardisme. Alors c'est vrai que, je ne sais pas si c'est une faute ou quoi, je me... Je n'aime pas ce que font les autres pour faire le projet. Je suis peut-être une rêveuse, je ne sais pas. Je ne regarde pas ce que fait la concurrence. J'ai une idée pour le domaine, je vis le domaine, je mange, je dors, je suis sur le domaine constamment. C'est vrai que j'ai une vision du domaine et l'avant-gardisme rentre pleinement dans cette vision.
- Speaker #0
Je crois que tu sais, Bérangère, on n'est pas obligé de faire de la veille concurrentielle tout le temps. Quand on est persuadé, quand on croit en son idée, et plein de marques aujourd'hui françaises et internationales comme Apple ou autres, ou les Trigano, etc., ne regardez pas forcément si c'est ailleurs. Ils avaient un concept en tête, et c'est d'autant plus fort quand on a ce concept en tête et qu'on y croit et qu'on se bat pour ce concept, parce que... quand on commence à regarder la concurrence on se dit ah mais là ils font ça, là ils font ça tout le monde arrive avec plein d'idées, plein de machins et finalement tu n'avances jamais tu vois ta méthode est bonne dans le sens où toi tu crois en ce que tu veux et je trouve que votre idée est intéressante parce que c'est pas non plus totalement déconnant par rapport à la région où vous êtes donc fonce, tu vois j'ai envie de te dire fonce et ne rentre ailleurs vas-y quoi, vas-y vraiment ton accroche ton accroche, elle est vraiment intéressante.
- Speaker #1
Disons que c'est vraiment, quand je dis que c'est un fil rouge, je trouve que ça aide tellement dans la stratégie, en fait. C'est-à-dire que tu vois comme ce que tu disais, ça pose un cadre. Tu vois le nom de ta marque. Je trouve qu'avoir un projet avec ce côté unique, ça te permet en fait de rester dans le cadre, mais d'être à la fois, tu vois, l'avant-gardisme, ça te donne quand même la... possibilité d'être aventurière, de tester. Moi j'aime l'idée du laboratoire. Absolument. Et c'est pour ça, des fois il y a aussi l'erreur, mais je trouve que vraiment cette idée de laboratoire, de créer quelque chose qui a du sens. Même je regarde au niveau managériel, c'est comment on va faire avec les équipes pour que même cet esprit d'avant-gardisme soit présent. C'est garder cette idée en fait.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Donc, les conducteurs, c'est être avant-garde. Alors, c'est suffisamment vaste pour pouvoir s'exprimer totalement dans ce cadre-là. Mais ça donne une liberté. Mais totalement. Et puis, de travailler à trois. Moi, je trouve que vraiment ce qui est intéressant, c'est d'être à 360. C'est-à-dire, ce n'est pas juste l'expérience client, c'est le management, c'est les produits que vous allez vendre, c'est la communication que vous allez faire. Tu vois, même là-dedans, tu peux être hyper avant-gardiste en termes de communication, en termes de marketing par rapport à ce qui se fait d'habitude. Je trouve ça hyper bien, tu vois. Oui, je pense que ce code-là, cette valeur que vous avez, parce que c'est vraiment une valeur, pour le coup, que vous avez mise en place d'avant-gardisme, elle pourra totalement s'épanouir, en tout cas, avec ces lodges et avec cette construction, avec ce château, avec tout ça, et encore une fois, avec cette vision à 360 de l'avant-gardisme. Et ça, c'est vraiment intéressant. Et on retrouve finalement, ce qui est très drôle, c'est qu'on retrouve en fait la valeur du barhouse.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
qui était l'avocatardisme, puisque du coup, ils étaient en avance sur leur temps, sur plein de choses. Et c'était un laboratoire, et c'est ce que disait tout à l'heure, c'était un laboratoire sur toutes les expériences, puisqu'encore une fois, c'était pas juste l'architecture. Il y avait du verre, il y avait du tissu, il y avait tout. On reprenait tous les matériaux de construction et autres, on travaillait dans le barhouse. Donc finalement, tu vois, ton lien et ton fil rouge, il est là aussi.
- Speaker #1
Et comme quoi, les études, ça sert !
- Speaker #0
Exactement ! Il faut étudier. Mais surtout, il faut avoir de la culture. je pense que pour raconter cette histoire là si tu as zéro culture tu peux rien inventer et c'est paradoxal de dire qu'en connaissant tout ce qui a été inventé ça permet d'inventer d'autres histoires et d'écrire d'autres histoires et c'est ce que je trouvais passionnant dans le fait de se renseigner d'apprendre des choses c'est que du coup on peut se servir de ces choses là qu'on a apprises pour créer d'autres histoires et pour raconter d'autres histoires c'est génial n'oublions pas le passé
- Speaker #1
Oui, surtout que c'est un éternel recommencement Exactement, depuis toujours On va partir maintenant sur la dernière partie donc c'est, on a parlé du concept on a parlé de notre projet au mortier et alors Roland, le piège dans ce genre d'inspiration est de tomber dans le copier-coller et ce qu'on ne veut pas du tout forcément, donc comment traduire l'esprit Farnsworth aujourd'hui dans un contexte d'hôtellerie haut de gamme sans faire un pastiche Quelles solutions on peut apporter ? Et surtout, comment ? C'est ça en fait ce qui est dur, c'est de ne pas copier-coller.
- Speaker #0
Alors, de toute façon, copier-coller, c'est compliqué à faire dans un site de maison parce qu'on sait quelles sont les problématiques de cette maison. Donc toutes les problématiques qu'on fait, qu'il y a eu ces conflits juridiques avec entre Farnsworth et Miss Vanderohe, déjà, on peut les éliminer. Donc de toute façon, dans l'absolu, tous les défauts de cette maison... le manque d'intimité, la difficulté à vivre au quotidien, cette maison qui est trop conceptuelle, etc. Tout ça, il faut les éliminer. Donc ça veut dire que finalement, tu vas, et moi j'aime ce mot-là, tu vas t'inspirer, en tout cas l'idée c'est de s'inspirer de ce concept, de cette maison proche de la nature, où il n'y a pas de frontières, etc. Donc s'inspirer des bonnes choses qui ont créé cette maison, vraiment, et cette bienveillance vis-à-vis de la nature, etc. Donc ça, le garder. Et virer clairement toute cette problématique, confier que cette maison a été un fiasco, entre guillemets, en tout cas ce conflit juridique qui a animé la fin de la vie des fansworths. Donc c'est vraiment ça. On ne peut pas faire de copier-coller parce que c'est une erreur de faire un copier-coller, sinon on aurait des problématiques. Donc on va... Prendre l'inspiration, prendre le concept de cette maison rectangulaire avec cette non-frontière entre la nature, ce paysage quotidien qui va faire évoluer, etc. Donc, on prend tout ça. Et puis, on va apporter la modernité, le confort pour bien vivre. Alors, c'est forcément peut-être créer des espaces séparés pour la chambre. Oui, peut-être un peu plus cocon quand même. Tu vois, ça passe plus cocon, des rideaux. Oui, des doubles rideaux. Exactement, tu vois une insodorisation, une chaleur, des choses qui reviennent dans cette maison et qu'on vivra une belle expérience.
- Speaker #1
Alors ce qui a palié par exemple, pour l'intimité, je vois bien évidemment les rideaux et les doubles rideaux, surtout dans la partie chambre et même dans la partie lounge. Il y a, comme tu dis, la quatrième paroi, celle qui est végétale, donc on peut travailler avec l'extérieur. Aussi, la manière dont on positionne Les lodges, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de visibilité vis-à-vis d'un lodge à un autre ou d'une autre construction. Il y a aussi des verres intelligents. Je l'ai testé en Chine, j'ai trouvé ça génial. On aurait dit une mine. C'est les vitrages qui se pacifient à la demande. Ah, j'adore ! Révélation !
- Speaker #0
J'adore ce concept. J'ai vu la maison et l'objet, je trouvais ça génial.
- Speaker #1
Ah non, mais... Évidemment, quand je dis comme une enfant, c'est-à-dire que je touchais l'interrupteur, je ne sais pas combien de fois, pour me dire, mais comment ? Le concept, c'est quoi ? Donc là, je pense que ça,
- Speaker #0
c'est génial pour les salles de bain. Ils t'ont expliqué ce que c'était. En fait, il y a un système électrique à l'intérieur qui fait que l'électricité booste les atomes. qui se multiplient très très vite et qui font cette opacification.
- Speaker #1
Ah ouais, mais c'est instantané.
- Speaker #0
En fait, c'est un système électrique qui fait ça. Je ne savais pas, je l'ai appris là-bas. Et en fait, comme les atomes se touchent entre eux et se cognent entre eux, hop, ça donne cette opacification. Je trouve ça génial. Ah oui. C'est top, vraiment.
- Speaker #1
Parce que j'imagine quand même dans les lodges, tu vois, au niveau de la salle de bain, alors c'est peut-être très Instagram, mais tu vois, la grande, enfin pas la grande, mais au moins le vitrage où tu as la... La baignoire, tu vois, et tu as une vue sur l'extérieur. Mais cette possibilité, au moment où on choisit de justement rendre cette fenêtre opaque, c'est quand même... Non, non, il y a quand même des technologies qui sont ça. Et alors, j'ai découvert également un autre système. Alors bon, il y a d'autres systèmes, verstrier, flûter. Je trouve ça un peu dommage, en fait. Tu sais, c'est les verts où tu vois un petit peu la couleur extérieure, mais les gens ne te voient pas. Je trouve un peu dommage, ça perd le côté...
- Speaker #0
Totalement, c'est quand même con. Pardon, excusez-moi, je m'exclus comme ça. Pardon, c'est le podcast. Parfois, je suis un peu grossier comme ça. Mais c'est totalement idiot. Parce que finalement, et c'est là où c'est l'intérêt de ces vers qui se pacifient et qui s'éclaircissent, c'est qu'on garde le concept même de la vie d'un fansoir, mais en se disant, voilà, moi, je suis arrivé, grâce à la technologie, à pallier à ce qu'on appelle l'intimité, en disant, voilà, quand t'as envie d'être en intimité, Clac, t'appuies sur le bouton, et t'es dans l'intimité et personne te voit. C'est ça qui est intéressant. Et encore une fois, cette idée de verre flouté, c'est con. C'est con parce que tu ne verras pas la nature. Donc c'est idiot. Donc vraiment, si vous arrivez à mettre ce concept de ces verres qui s'opacifient tout seuls, c'est génial. Oui, alors ça pour les salles de bain, définitivement. Et encore une fois, c'est dans le concept.
- Speaker #1
Et alors j'ai découvert aussi une autre technologie que je ne connaissais pas. Alors là, c'est plutôt par rapport à la biodiversité et justement la protection de la vie faune. C'est les verres anti-collision. En fait, c'est un vitrage avec une trame UV qui est intégrée, donc qui est invisible à l'œil humain, mais parfaitement visible pour les oiseaux. Donc du coup, ça supprime complètement le risque, parce que c'est quand même un risque. Il y a un nombre d'oiseaux, les pauvres... Ah ben ça, qui risquent de se cogner sur le...
- Speaker #0
Et alors ça,
- Speaker #1
je ne connaissais pas du tout et je trouve ça génial. Et ils appellent ça vitrage Birdsafe. Voilà, c'est une technologie hors nilux.
- Speaker #0
D'accord, encore une fois, dans l'idée de cet améliorement aussi, on protège les animaux, etc. Ça, ça va vraiment très bien. Oui,
- Speaker #1
parce que c'est un peu trauma, quoi. S'il y a des enfants...
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Non, non, je ne sais pas si ça t'est déjà arrivé, mais quand tu as un oiseau qui se cogne contre une belliterie, tu as un côté un peu surprenant comme ça. Et puis voilà, on protège la nature.
- Speaker #1
Ça m'arrive assez régulièrement quand j'étais petite. Je me revois, parce qu'on a une ferme familiale, et petite, j'étais celle qui voulait sauver les poussins. J'étais celle qui voulait sauver les poussins et les ressusciter. Alors je me revois avec un dans mon pull, voilà, en espérant. Et je me revois aujourd'hui, maintenant, entre les rouges-gorges, les mésanges, qui, je ne comprends pas, pourtant c'est une forme, voilà, mais qui... tombent et qui font une collision contre la porte de bureau et pareil, tu vois, je me revois encore les maîtres en espérant non, non, s'il te plaît. Voilà. Donc non, c'est pour ça que pour moi c'est important. Cette solution, elle est importante pour pas...
- Speaker #0
Oui, et puis je trouve qu'il faut le faire. Tu vois, tu peux pas... On peut pas se dire je fais quelque chose avant-gardiste sans justement protéger tout ça, en fait. C'est vraiment ça.
- Speaker #1
Alors, je garde aussi le pilotis parce que je trouve que ça préserve forcément le sol et notamment le système racinaire des arbres. Donc ça, c'est important. J'ai regardé aussi au niveau du chauffage parce qu'il y a ce problème d'humidité. Et je regardais au niveau de la climatisation. Parce que la climatisation, c'est moche quand même. Il faut dire ce qu'il y a. Alors, si on veut du minimalisme, entre le bruit et la vision, ce n'est pas génial. Alors l'avantage, c'est qu'en étant sous le sous-bois, les arbres vont protéger les lodges de la chaleur. Parce que l'idée quand même, c'est... comment dire ? Alors là, je vis dans l'utopie de vivre dans un lodge sans besoin de climatisation. Mais bon, il faut quand même, dans un 4-5 étoiles, il faut quand même le procurer.
- Speaker #0
C'est obligatoire. Oui, bien sûr.
- Speaker #1
Mais du coup, il y a des solutions. Alors, je regardais avec le chauffage et le refroidissement au sol. Oui,
- Speaker #0
c'est ce que j'allais te dire,
- Speaker #1
oui. Et en fait, il semblerait qu'il faudrait faire du chauffage au sol avec le travers teint, mais par contre, faire le refroidissement au plafond. Parce que quand c'est au sol, ça crée de l'humidité. Donc, c'est pour éviter. Alors,
- Speaker #0
tu as ce qu'on appelle le point de rosée, en fait, qui est compliqué sur le plancher chauffant en fraîche temps. où en fait, tu ne dois pas descendre en dessous d'une certaine température sur le sol pour ne pas avoir trop de points de rosée. J'ai un planche, je suis un peu en précipitation à la maison, donc je me permets de le dire. Quand tu descends trop bas, effectivement, tu as une espèce de fine pellicule d'eau qui est sur le sol. Donc, ça peut être dangereux. Et alors, en hôtellerie, ce n'est même pas la peine. Si quelqu'un tombe ou glisse, je ne te dis pas. Donc, évidemment, il faut éviter. Totalement.
- Speaker #1
Voilà,
- Speaker #0
et puis il y a aussi...
- Speaker #1
Oui, en fait, l'idée, ce serait quand même d'éviter... Parce que, tu sais, dans le concept avant-gardisme, il y a aussi... On vit au milieu de la nature et donc on veut la respecter. Et il faut qu'on ait quand même un projet qui a du sens. Je ne me vois pas créer un projet qui n'a pas de sens. Et du coup...
- Speaker #0
Forcément, la climatisation reste ce concept. Alors, on en parle beaucoup aujourd'hui. Alors, forcément, il fait très chaud. On sait très bien que... En Europe, il va faire de plus en plus chaud, surtout en France. La climatisation est essentielle, mais est-ce qu'on a besoin de… Parce qu'en fait, c'est un cercle vicieux. On a chaud en faire des climatisations et la climatisation rejette de l'air chaud. Donc, à un moment, c'est un cercle vicieux comme ça. Mais c'est vrai que cette idée de rafraîchir, alors encore une fois, ce n'est pas une climatisation. Donc, tu ne vas pas mettre des pièces à 19 degrés. C'est impossible. Si c'est 40 degrés dehors…
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a besoin réellement d'être à 19 degrés ?
- Speaker #0
Non, mais c'est ça. C'est ça, en fait. C'est vraiment ça. On doit se poser les bonnes questions par rapport à ça. Est-ce qu'il est nécessaire d'avoir 19 degrés dans une maison parce qu'il fait chaud à l'extérieur ? Moi, je ne pense pas. Je ne pense pas. Et d'un point de vue avant-gardiste, etc., mais c'est ce que vous communiquerez de toute façon aussi, c'est que, oui, vous allez pouvoir rafraîchir l'atmosphère des lodges, mais pas non plus tomber dans une dilatation classique, etc. Non, non. En tout cas, moi, je ne réagis plus comme ça. sur le fait qu'il fasse chaud. Et puis vous êtes dans une forêt, alors j'imagine qu'il fait... quand même moins chaud que si tu étais en pleine urbanisation sans îlot de fraîcheur.
- Speaker #1
Alors non, c'est clair, il y a une différence au niveau des degrés, mais il est vrai aussi que d'année en année, je vois quand même les dégâts. Des vagues de chaleur qui sont à la fois plus nombreuses et plus longues. Et là, cette année, je trouve qu'ils ont beaucoup souffert. Ce sont les châtaigniers. Les châtaigniers ont beaucoup souffert, mais même sous la canopée, c'est-à-dire vraiment sous la forêt. Même les jeunes repousses, on va perdre beaucoup, je pense, d'éléments.
- Speaker #0
Voilà, donc si en plus, je rajoute la climatisation qui va rajouter encore de la chaleur, je pense que ce serait une bonne idée, vraiment.
- Speaker #1
Alors, il y a un autre point qui est un peu moins glamour, si on a regardé au niveau de l'assainissement. Alors, on ne sera pas du tout raccordé au tout à l'égout. Toujours parce que c'est dans notre esprit d'être autosuffisant, on va dire. Et puis ça n'aurait aucun sens d'être raccordé à tout à l'égout, on est à 3 km du centre. Et on avait d'abord travaillé sur des micro-stations. Vu qu'on a les lodges en grappes, on va dire, donc il y en a 5, 4, 3, on pouvait faire des micro-stations. Et en fait, je regardais, on pourrait mettre en place plutôt une phytoépitation centralisée. Donc c'est des bassins de roseaux et de plantes semi-aquatiques. Donc c'est performant, il y a zéro odeur et cela devient un élément paysager. En fait, c'est comme créer une petite mare, un petit point d'eau. Oui, c'est ça,
- Speaker #0
tu crées un espèce de concept. Oui, oui, je trouve ça intéressant.
- Speaker #1
Et donc c'est aussi un élément paysager qui serait valorisant pour la communication. de l'écologe de luxe. En fait, c'est ça l'idée, c'est de travailler sur des matériaux nobles, mais aussi des matériaux bruts.
- Speaker #0
Puis encore une fois, c'est cette idée d'avant-gardisme où finalement le futur ne sera pas là aussi pour l'assainissement.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Tu vois, c'est ça. Peut-être de créer cette espèce de micro-monde où tout va s'autosuffire. C'est vraiment ça. Ça, c'est intéressant, vraiment.
- Speaker #1
Alors, il y a aussi l'idée de récupération de l'eau. Des eaux de pluie qui pourraient être faites via les poteaux creux de la structure.
- Speaker #0
Après, je pense que dans la conceptualisation intérieure, en fait, parce que c'est ça, mais tu as déjà bien répondu avec ce bois, essayer de trouver peut-être un bois local pour construire cette île centrale qui représentera, qui fera la cuisine et la salle de bain, les doubles rideaux, etc. Après, il faut rester puriste aussi. Oui. Comme je te disais tout à l'heure, en élevant tous les… toutes les choses négatives de cette maison, en gardant tout le positif, il ne faut pas en faire des caisses non plus, j'ai envie de te dire, dans le sens où la décoration doit être minimale, parce que forcément c'est ce qu'on veut voir, le décor prendra toute sa place, etc. C'est juste apporter finalement ce confort moderne qui va faire que cette maison sera favorable, même pour une expérience de trois jours, comme une expérience plutôt beaucoup plus longue. Tu vois, parce que là du coup, même si ce n'est que des maisons de vacances, Il faut aussi les imaginer en se disant, on ne sait jamais, voir le futur. Peut-être que ce château et ses lodges d'ici 50, 60 ans peut-être, ne seront plus un hôtel, ce sera des habitations. Ces lodges peuvent être imaginées comme des habitations plus tard. Oui, c'est vrai. Là-dessus, tu vois, en se disant, voilà, pour l'instant, ce sera des lodges de vacances, mais plus tard, on peut les imaginer comme de vraies habitations. Et tout ce que tu mets en place, tu vois, cette autosuffisance, etc., permettra d'en faire des logements à plus long terme. Donc ça, je trouve ça intéressant. Donc pour moi, il ne faut rien rajouter de plus. Il faut rester dans cette conceptualisation-là, mais tout en rajoutant le confort qui permettra d'y vivre même à terme. Tu vois, c'est plutôt ça. Vraiment.
- Speaker #1
Je crois qu'on a fait le tour. Je crois qu'on pourrait en parler pendant des heures.
- Speaker #0
Oui, mais après, tu vois, après les images, les machins, il y a plein de trucs. Moi, je regardais en même temps quelques images. Mais c'est vrai que le concept est génial. Tu vois, j'ai des images d'extérieur de la maison, je trouve ça parfait. Mais encore une fois, elle est perfective dans le confort, mais dans la conception, elle est parfaite. Vraiment, cette maison est parfaite. Et tes lodges, j'ai hâte de... Vous avez déjà une date, vous avez quelque chose ? Alors là,
- Speaker #1
on est en train de travailler avec l'architecte. Donc là, au niveau du planning, on finit les deux premières maisons dépendance qui seront seront disponibles dès début janvier, enfin, dès début d'année, on va dire. Là, on travaille avec l'architecte, justement, pour la création de ces lodges. On va pouvoir en mettre très vite 5. Voilà, et ensuite, on travaille sur le château. On réaménage le château. D'accord. Donc on est sur la phase, tu vois, réflexion avec l'architecte et surtout, alors moi ce qui m'importe beaucoup, c'est aussi l'espace. Parce qu'on ne crée pas juste un concept, on crée un hébergement hôtelier. Et donc il y a quand même certaines choses à regarder au niveau de l'espace. Est-ce qu'on fait une chambre, deux chambres ?
- Speaker #0
Et tu ne veux pas faire des cages à poules non plus, il faut quand même qu'il y ait de l'espace et on est dans un château. concept 4, 5 étoiles. Et l'espace, c'est aussi le luxe de demain. Mais ce qui est intéressant, c'est que tu vois, je fais des conférences autour du luxe. Et donc, tu as le luxe des biens sacs, tailleurs ou je ne sais pas quoi. Et puis, tu as ce nouveau luxe expérientiel qui est en train de prendre beaucoup plus de place que le luxe de biens, en fait. Ce qu'on appelle le luxe de biens. Ce luxe expérientiel, il est autour justement de l'hôtellerie. Et où les gens aujourd'hui sont vraiment dans cette vision différente du luxe. Parce que le luxe, c'est aussi une sensation que tu vas laisser finalement. Parce que le luxe est différentiel, c'est ça. Tu vas passer trois jours dans un hôtel, qu'est-ce que tu gardes de tout ça ? À part ta sensation et ce que tu as dans ta tête. Et c'est là où c'est d'autant plus compliqué. L'expérience, on revient sur l'expérience. Tu vois, c'est ça. Et l'expérience, elle est vraiment intéressante. Quand tu achètes un bien, Soit un sac, tu les auras avec toi. Tu vas partir avec. Là, tu vas juste laisser une sensation. Et donc, c'est là où il faut être hyper fort. Mais ce n'est pas non plus d'être obsécue avec le client et pardonnez-moi de vous demander pardon. C'est vraiment que les gens vivent l'expérience. On n'est plus… La base, évidemment, c'est d'être bien accueilli. Ça, forcément. Mais au-delà de ça, c'est cette expérience-là.
- Speaker #1
Et d'ailleurs, tu as tout à fait raison quand tu disais que le luxe, c'est l'espace. Alors j'ai une anecdote, c'est quand on est arrivé en famille il y a 14 ans, et la première fois qu'on s'est promené avec, alors ma fille elle avait 3 ans et demi à l'époque, et on marchait dans les bois et je disais mais est-ce que t'imagines qu'on est censé, alors on est censé parce qu'on sait jamais, mais être les seuls au milieu de 270 hectares. Alors à savoir qu'on venait d'une maison mitoyenne en Angleterre, tu vois. Ah oui. Voilà. Du coup, on est parti du mini au maxi. Et pareil dans notre projet hôtelier. L'idée, c'est qu'on ne veut pas faire de l'hôtellerie de masse. On ne veut pas faire quelque chose de quantitatif. On veut au contraire faire quelque chose de qualitatif. Parce que je veux vraiment garder pour la clientèle cet esprit de liberté. mais de... Et comme tu dis, d'espace. Pour moi, le luxe, c'est l'espace.
- Speaker #0
Aujourd'hui, ça fait partie du luxe. Le luxe, ça peut être le temps. Le luxe, c'est l'espace. La conception de luxe a beaucoup évolué aujourd'hui. Ce mot est très galvaudé aujourd'hui. Je disais un article, c'était Bernard Renaud qui détestait utiliser le mot luxe. Je ne connais plus sur autre chose aujourd'hui. Mais effectivement, le luxe, c'est ça aussi, c'est de se dire j'ai de l'espace, j'ai de la place. Parce qu'aujourd'hui, ça n'existe pas. On en a de moins en moins. Et on le voit quand même dans les constructions modernes. Ils réduisent les appartements de plus en plus. Même les terrains.
- Speaker #1
Les terrains de construction, c'est pareil.
- Speaker #0
On te construit des maisons sur 250 mètres carrés. Ça paraît hallucinant, quoi. De 250 mètres de terrain. Là, on se parle de 270 hectares. Voilà, on a la place. On peut aller gambader dans la forêt. Je trouve ça génial. Moi, vraiment, c'est top. Et c'est ce que tu mettrais en avant. C'est génial, vraiment. En tout cas, j'ai hâte de voir tout ça.
- Speaker #1
Oui, avec plaisir, tu viendras.
- Speaker #0
J'espère, j'espère, avec plaisir, vraiment. Est-ce que tu penses qu'on a fait le tour ?
- Speaker #1
Oui, je pense qu'on a fait le tour, donc je vais juste faire la conclusion. Un grand merci Roland pour cette pause. Je ne sais pas si tu avais ton café, moi j'avais le mien. On voit que s'inspirer des grands maîtres, c'est avant tout comprendre leur intention pour mieux la réinventer. Roland, où nos auditeurs peuvent-ils retrouver tes projets et l'univers, ton univers ?
- Speaker #0
Alors, tout simplement sur Instagram, parce que je suis très présent sur Instagram. Alors, sur deux réseaux qui sont Roland Garcia, donc G-A-R-C-I-A, et Roland avec un seul L, et Maison Marga, qui est plus mon laboratoire d'inspiration, en tout cas, que vous pouvez retrouver sur Instagram, sur LinkedIn et sur Facebook. Voilà.
- Speaker #1
Bon, je mettrai de toute façon dans la description toutes les informations. Super,
- Speaker #0
super. Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci à toi. Merci à tous de nous avoir suivis dans cette parenthèse architecturale. N'oubliez pas de vous abonner à Pause Café au Château, de nous laisser 5 étoiles et de nous dire en commentaire si vous aimeriez passer une nuit dans un lodge entièrement vitré au milieu des arbres. A très bientôt. Au revoir Bérengel. Au revoir.
- Speaker #2
Merci d'avoir partagé cette Pause Café avec nous. Si vous avez aimé cet épisode, la meilleure façon de nous soutenir est de nous laisser 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée.
- Speaker #1
Pour prolonger la discussion, découvrir les photos de nos domaines ou nous poser vos questions, retrouvez-nous sur Instagram, Facebook et sur nos sites internet lemortier.com et lesbellesrueries.fr
- Speaker #2
On se donne rendez-vous dans deux semaines pour un nouveau chapitre de nos aventures.
- Speaker #1
D'ici là, prenez soin de votre patrimoine, qu'il soit de pierre, ou de nature. A très vite !